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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 9 avril 2019 24 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asile

FX Bellamy est l'invité de Punchline sur CNEWS (09.04.19)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous êtes tête de liste LR aux européennes, enseignant en philosophie, comment analysez-vous le report des élections européennes au Royaume-Uni ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe a annoncé une baisse des impôts après le grand débat, vous saluez cette lucidité ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous avez dit être de tout cœur avec les gilets jaunes en novembre, le regrettez-vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les pays européens se font concurrence, est-ce sain ou destructeur pour l'Europe ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Sur la question migratoire, où vous situez-vous entre Macron et le RN ?

  • 18:20OuverteRéponse directe

    Votre liste est à 13%, visez-vous l'électorat du RN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30FX BellamyFait
    « les Britanniques étaient obligé par les règles européennes d'organiser cette élection »
  • 1:00FX BellamyChiffre
    « une sortie sans accord c'est 50 % de la pêche française qui risque de rester à quai »
  • 9:00FX BellamyFait
    « l'impôt sur la fortune nous le savons a été pour notre pays l'occasion de se tirer une balle dans le pied »
  • 14:00FX BellamyChiffre
    « sur ces 70 % seulement 4 % sont effectivement reconduites à l'extérieur du territoire français »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

on se retrouve dans punchline et ce soir notre invité c'est François Xavier bami bonsoir vous êtes tête de l'isler républicain aux européennes vous êtes enseignant en philosophie ma adjint de Versailles également on va évidemment parler de la restitution du grand débat qu'a fait Édouard Philippe ce matin mais avant cela une question d'actualité qui vient de nous parvenir le Royaume-Uni fixe donc au 20 3 mai la date des élections européennes que ça veut dire qu'officiellement le brexit est reporté monsieur bami non ça veut dire que les Britanniques étaient obligé par les règles européennes d'organiser cette élection parce que si jamais un accord ne pouvait être trouvé avant la date de l'élection européenne et si jamais une sortie sans accord ne se réalisait pas alors le fait que les Britanniques en étant toujours membres de l'Union européenne ne puisse pas participer au Parlement européen menaçit tout le fonctionnement de l'Union européenne ça ne veut pas dire que le brexit est repoussé ça veut dire qu'il faut que les Britanniques prennent leur disposition au cas où le brexit ne serait pas encore acté au moment de cette élection c'est ce qu'ils disent ils disent on organise l'élection les élections prennent mais on espère qu'on y participera pas c'est à ne plus rien y comprendre c'est à ne plus rien y comprendre en effet et maintenant soyons clair il faut absolument parvenir à un accord c'est la vision que nous défendons c'est la vision de Michel Barnier aussi qui a mené cette négociation qui est membre de notre famille politique et qui depuis le début d'ailleurs avec l'accord unanime des 27 États membres de l'Union europ européne quelle que soit leur couleur politique mène cette discussion avec la volonté de parvenir à un accord nous disons qu'il faut donc quit a reporter le brexit pour trouver cet accord introuvable pour l'instant notre sentiment c'est que tout vaudra mieux qu'une sortie sans accord parce qu'une sortie sans accord nous avons le devoir de nous préoccuper des intérêts des Français une sortie sans accord c'est 50 % de la pêche française qui risque de rester à quai et derrière des dizaines de milliers de familles qui seront impactées parce que c'est toute une filière qui est concerné c'est des agriculteurs qui risquent de voir arriver sur le marché unique des produits qui jusque là allaient sur le marché britannique et qui ferait probablement subir un choc des prix à des filières déjà menacées c'est pour les filières industrielles des problèmes considérables bref tout plutôt qu'une sortie sans accord mais il faut un accord qui intervienne rapidement et la balle est dans le camp des Britanniques 12 avril la dernière limite c'est le 12 Avril c'est la semaine prochaine exactementut c'est là l'Europe peut pas faire un geste pour essayer de trouver une solution il y a deux éléments vous savez le brexit c'est assez complexe parce qu'au fond on parle de plusieurs choses à la fois il y a d'un côté l'accord qui parle du divorce et la manière de rompre les liens cet accord là il est d'une telle complexité qu'il n'est pas possible d'y revenir en revanche ce qui est potentiellement en discussion et c'est la vision de Michel Barnier c'est tout ce qui concerne notre partenariat futur parce que les Britanniques vont sortir de l'Union européenne il faut que ce choix soit acté mais ils vont évidemment garder des liens avec l'Union européenne et c'est peut-être là-dessus qu'il faut pouvoir discuter cela étant dit encore une fois aujourd'hui le geste il faut qu'il vienne des Britanniques et les Britanniques ont parfaitement conscience eux même que le problème c'est qu'ils n'arrivent pas à s'entendre entre eux pour parvenir à une décision cette situation que trop duré il faut évidemment arriver à une issue on revient en France on va écouter le Premier ministre Édouard Philippe qui a ce matin fait la restitution du grand débat de ses heures de débat et de ses contributions écoutez-le dire nous devons baisser les impôts la première exigence c'est en fait une immense exaspération fiscale cette exaspération elle ne date pas d'hier mon gouvernement assume sa part de responsabilité il en a d'ailleurs tirer un certain nombre de conséquences en annulant la hausse de la taxe carbone mais bien avant la hausse de cette taxe cette exaspération avait atteint des sommets dans toutes les catégories de la population notre pays a atteint aujourd'hui une sorte de tolérance fiscale zéro je ne sais pas si on peut l'appeler comme ça mais c'est souvent comme ça qu'elle est exprimée les débats je le crois nous indique clairement la direction à prendre nous devons baisser et baisser plus vite les impôts François Xavier bami vous saluez la clairevyance la lucidité du Premier ministre après tout ce temps c'est une lucidité qui n'a que trop tardé et qui nous a coûté assez cher quel quel sujet d'étonnement quand même je le partage vraiment avec vous que le gouvernement a eu besoin de ce grand débat qui a coûté 12 millions d'euros qui a duré plusieurs mois de ce grand débat pour savoir que les Français payaient trop d'impôts quel chose incroyable que les gilets jaunes se sont mobilisés dès le départ pour dire le refus d'une mesure qui allait encore aggraver la fiscalité qui pesait sur eux et que ce n'est qu'après des mois des mois de chaos de désordre et des mois de ce débat mise en scène à grand renfort de communication qu'on arrive au résultat final moi je peux vous dire je suis en campagne depuis 2 mois j'aurais envie de dire au Premier ministre ou à des membres de son gouvernement de venir en campagne avec moi il suffit de passer 24 heures sur le terrain pour savoir quels sont les problèmes de la France et en 2017 donc c'était du temps perdu ce grand débat pour vous le fait d'avoir écouté les Français enfin une partie des Français je crois que les Français avaient besoin d'être écoutés et de ce point de V là il était nécessaire de donner ce temps à l'écoute c'est une certitude absolue ils ont besoin d'être entendus mais quel malheur qu'on ne les ait pas écouté plusut tôt quel malheur qu'on ne les ait pas entendu plutôt et quel gâie qu'on en arrive là seulement après ces mois perdus en fait le premier ministre découvre la lune nous sommes le pays champion du monde des prélèvements obligatoires et de la pression fiscale et c'est maintenant seulement qu'Édouard Philipp découvre qu'il y a un problème fiscal en France mais pardonnez-moi en 2017 ce qui avait fait le cœur de l'engagement de la droite dans l'élection présidentielle c'était de dire que nous avions un problème ce problème ne date pas de Monsieur Macron et il ne saurait être question de lui en imputer l'entière responsabilité bien sûr ce problème est le résultat de trop d'années de dénis et de fuite en avant dans cette espèce de dans lequel vous incluez le propre bant de la droite hein puisque qui était au pouvoir si vous voulez cela étant dit la droite elle elle a tenté de faire baisser les dépenses de l'État elle a eu à faire face à une crise majeur sous le quinal Nicolas Sarkozy après 2 ans qui étit économiquement infiniment plus favorable rien n'a été fait pour résoudre ce problème et malheureusement la question est toujours devant nous heureusement le Premier ministre se rend compte mais on se dit quand même à quand à quand les mesures concrètes annoncé par le président vous vous proposez au Républicain une baisse de l'impôt sur tous les salaires c'est ça une baisse de l'impôt sur le revenu pour toutes les tranes bien sûr encore une fois quand on est le pays champion du monde de la pression fiscale on ne peut pas continuer de vivre dans cette situation où effectivement on aspis sur le terrain la capacité d'entreprendre d'innover d'investir au fond on est devant une situation de crise que nous provoquons nous-mêmes par nos propres blocages la France elle est faite d'incroyable potentiel de talent de compétences qui rayonnent partout dans le monde mais si nous ne parvenons pas à nous déployer assez c'est d'abord parce que nous nous pénalisons nous-mêmes notamment du fait de ce poids de la fiscalité la réponse à la demande de justice fiscal des Français vous c'est on baisse les impôts même pour les plus riches et les privilégiés c'est ça on baisse les impôts pour tout le monde et d'abord pour les classes moyennes les classes moyennes qui sont au cœur de cette situation parce qu'ell payent pour entretenir le vie d'un État qui n'a pas su se réformer mais évidemment il faut baisser globalement le poids de la fiscalité c'est une nécessité absolue c'est un impératif sans économie ça sera pas facile bien sûr il faut faire des économies plus beaucoup d'argent dans les dans les caisses semble-il tout à fait évident qu'il faut faire des économies ça nous aura pas échappé qu'en 2017 effectivement le projet de la droite était un projet très complet très précis très détaillé pour faire en sorte qu'enfin notre pays fasse les choix courageux qu'attend 500000 suppressions de fonctionnaires proposé par François Fillon on peut rediscuter du programme on peut voir à quel endroit et comment et quelle modalité de doivent être celles des choix que nous avons à faire mais ce qui est certain c'est que nous ne sortirons pas de la situation de crise dans laquelle nous sommes en restant le pays champion du monde là aussi champion du monde de la dépense publique et de la dépense publique pour quel résultat ce que les Français voient sur le terrain et notamment dans ces dans ces territoires de la France périphérique c'est que le poids de la fiscalité a continué d'augmenter et que simultanément la qualité des services publics n'a cessé de se dégrader on peut faire mieux avec moins et nous sommes capable de le faire encore faut-il effectivement faire ces choix courageux qui nous attendent bien sûr tvite une question monsieur bami le le 23 novembre dernier sur Sud Radio vous disiez être de tout cœur avec les gilets jaunes vous regrettez d'avoir prononcé cette phrase ou pas bien sûr que non le 23 novembre on était au tout début de ce mouvement qui était encore un mouvement pacifique un mouvement paisible je crois que si on en est arrivé à ce degré de violence c'est aussi parce que ces gens qui commençaient à occuper les rond-points en disant que cette pression fiscale les étouffait ces gens-là n'ont pas été entendus on leur a répondu qu'ils étaient la France qui fume des clopes et qui roule au diesel et bien il y a un moment dans notre pays où malheureusement je suis le premier à le regretter mais et là aussi c'est un problème fondamentale qui nous concerne tous il y a un moment dans notre pays où les citoyens ont entendu que si on ne cassait rien on avait aucune chance d'être écouté je le regrette évidemment je le regrette profondément et bien sûr je condamne sans aucune ambiguïté toutes les violences qui ont eu lieu et qui abîment évidemment l'image de notre pays et de notre démocratie mais ce qui est certain c'est que je regrette d'abord que le gouvernement n'ait pas été plus à l'écoute de ceux qui disaient leur désespoir devant cette pression fiscale qu'on voulait leur imposer des agriculteurs qui ont besoin de mettre du gasoile dans leur tracteur des ouvriers qui ont besoin de mettre de l'essence dans leur voiture pour aller travailler tous ces gens-là qu'on aurait pu écouter quand ils venaient paisiblement dire leur désaccord devant cette taxe et qui malheureusement ont été méprisés jusqu'à ces déferlements de viol sur le calendrier de ce grand débat on sait que le premier ministre va faire la restitution les trois prochains jours puis le président s'exprimera la semaine encore d'après est-ce que vous pensez qu'il fait durer le plaisir et est-ce que vous pensez qu'il va enjamber les élections européennes en nigrenant ses propositions jusqu'à l'été moi je constate une chose c'est que le Président de la République a lui-même des passer le calendrier qu'il avait fixé c'est lui qui avait donné des dates et c'est lui qui est en train de les dépasser et ce que je regrette profondément c'est que au fond nous payons avec ce grand débat un débat présidentiel qui a été manqué pour toute une série de raisons cette élection présidentielle ne s'est pas fait elle ne s'est pas faite d'abord sur les grands choix qui attendaient notre pays elle s'est faite sur des éléments de circonstances et aujourd'hui le grand danger c'est que nous manquions cette élection européenne et le débat européen qui pourtant est si nécessaire et je crois que ce serait vraiment dommage il faut que le président prenne la mesure de la nécessité d'engager ce débat sur l'élection européenne et qu'enfin il nous donne ces décisions que nous attendons bien sûr pour pouvoir avancer sereinement monsieur bami vous disiez à l'instant être de tout cœur avec les gilets jaunes de novembre pourrait-on dire la parole de ces de ces premiers gilets jaunes elle s'est incarné dans dans un élément qui est aujourd'hui analysé ce sont les cahiers citoyens les fameux cahiers de doléance qui ont été spontanément remplis dans de nombreuses mairies le consortium chargé de les analyser a rendu ses conclusions aujourd'hui il montre Queen matière fiscale il y a deux priorités qui se dégagent de cette de parole que vous disiez vouloir écouter la première priorité c'est effectivement diminuer la fiscalité sur les particuliers notamment sur leurs dépenses contraintes et la deuxième priorité c'est la justice fiscale et notamment des mesures de taxation sur les hauts revenus et les grandes entreprises est-ce que ça veut dire que comme vous le disiez à l'instant il faut écouter cette deuxème priorité bien sûr il faut écouter les Français cela étant dit écouter les Français ça veut dire pouvoir leur répondre avec la manière dont nous voyons les choses écouter les Français ça veut pas dire être démagogue pour autant et c'est très important de bien associer ces deux éléments d'abord la première chose que je voudrais dire c'est que à ce grand débat ont participa d'après les statistiques du gouvernement lui-même un peu moins de 1 % du corps électoral on ne peut donc pas considérer que ce grand débat vaille pour la décision des Français c'est l'expression d'une partie du peuple français qui s'est effectivement mobilisé mais d'une petite partie seulement qui n'a pas vocation à remplacer la démocratie représentative qui s'exprime à travers nos institutions la deuxième chose c'est qu'à partir de ces expressions les partis politiques ont le devoir de présenter leur vision des choses ce qu'on attend des politiques c'est pas de se mettre immédiat dans une forme d'immédiateté précisément à exécuter ce qui a été demandé de façon ponctuelle ou parcellèire par les Français ce qui compte c'est que chaque parti que chaque camp que chaque élu puisse développer sa vision d'ensemble et moi ce que je regrette au fond dans ce grand débat c'était déjà le cas dans la lettre qu'Emmanuel Macron avait écrite au tout début dans ce grand débat il avait commencé en posant une série de questions séparées mais ce qu'on attend des politiques c'est qu'il nous présente un projet d'ensemble de ce point de vue-là évidemment dans la fiscalité il y a une exigence de justice il y a aussi un impératif d'efficacité nous sommes déjà le pays au monde encore une fois où la pression fiscale est la plus élevée l'impôt sur la fortune nous le savons a été pour notre pays l'occasion de se tirer une balle dans le pied pendant trop longtemps en faisant fuire ce qui dans notre pays avaient les moyens d'investir je ne crois pas et c'est ma responsabilité d'élu de vous le dire je ne crois pas que ce soit une bonne idée de rétablir l'impôt sur la fortune après que les Français s'expriment au moment des élections pour dire ce qu'ils veulent exactement et nous défendrons la vision qu'à droite nous partageons de cette fiscalité pour demain on va parler un peu d'Europe avec vous un petit peu sur l'Europe les les pays européens monsieur ami se font concurrence à eux-mêmemes est-ce qu'à votre avis c'est plutôt sain parce que la concurrence globalement c'est pas mauvais pour un libéral et vous êtes libéral où est-ce que on est en train de se détruire et de détruire l'Europe à petit feu parce qu'on a aucune politique commune est-ce qu'il faut marquer un changement après ces élections européennes comme me semble-t-il le souhaite le président de la République qui allit vers davantage d'harmonisation et si oui jusquù il faut bien sûr un changement il faut un changement parce qu'aujourd'hui cette politique de la concurrence qui est devenue une doctrine quasiment exclusive en Europe elle contribue à nous fragiliser dans la mondialisation au lieu de nous renforcer on le voit dans notre rapport avec des acteurs étrangers on l'a vu très bien à l'occasion de ce dossier Alstom simmens quand la Commission en appliquant le droit européen a décidé d'empêcher cette fusion manifestement elle a contribué à entretenir cette aberration qui fait que nous sommes face à de grands champions internationaux largement soutenu par leurs États respectifs largement monopolistiqu sur leur territoire de départ et que face à eux nous nous alignons nos entreprises auxquelles nous interdisons la possibilité de grandir et de s'unir face à cette concurrence et donc nous organisons nous-mêmes notre impuissance et puis c'est vrai aussi sur le marché commun sur le marché unique au sein duquel effectivement une simple doctrine de la concurrence ne fait pas une stratégie industrielle concr concrement qu'est-ce qu'on fait pour progresser dans la bonne direction et question annexe si Laurence le permet ou rapide euh la Commission on en parlait à l'instant à cause de de ce refus d' Alston simens est-ce qu'on peut encore continuer dans votre vision avoir une commission de technocrate sympathique et sûrement compétent mais non élu et qui décide en lieu et place des politiques est-ce que c'est ça l'Europe que vous voulez vous ce que nous voulons c'est faire en sorte que la Commission européenne ne soit plus une instance spécifiquement dédiée à la production des normes parce qu'au fond l'Europe ne s'est pas construite d'abord par des normes les normes européennes elles peuvent évidemment contribuer à renforcer l'Europe dans un monde où la bataille des standard est un enjeu important mais il faut d'abord retrouver l'esprit pionnier l'esprit d'une Europe des projets d'une Europe qui puisse se doter d'une vision STR donc à moins que à 27 on réduit le nombre pas alors on peut tout à fait imaginer avoir des blocs de coopération quand sur certains sur certains sujets tous les pays ne veulent pas avancer et bien il faut qu'on puisse libérer la capacité de ceux qui veulent construire ensemble prenons par exemple la question des politiques de défense politique industrielle en matière de défense tous les États ne voudront pas y participer parce que le poids de l'OTAN est plus important par exemple chez les pays de l'Est et bien très bien faisons en sorte que ceux qui veulent travailler ensemble puisse déjà avancer ensemble quiit a donné envie aux autres d'ailleurs de les rejoindre ensuite mais ce qui est important sur sur le point qu'on évoqué à l'instant c'est que nous puissions sortir de cette naïveté dans laquelle nous sommes aujourd'hui et nous proposons d'imposer une règle de réciprocité absolu dans les échanges commerciaux avec les acteurs étrangers nous voulons installer par exemple une barrière écologique à l'entrée du marché commun où les pays qui importeront sur le marché unique devront comme c'est le cas pour les producteurs européens contribuer à une taxe carbone qui correspondra aux émissions de carbone qu'ils émettent pour produire le bien qu'ils ortent c'est bon pour le pouvoir d'achat des Français ça ce qui est bon pour le pouvoir d'achat des Français ce qui pèse sur le pouvoir d'achat des Français aujourd'hui c'est deux choses d'une part la faible compétitivité de nos entreprises qui perdent des parts de marché parce que précisément nous leur tirons des balles dans le pied et qui se faisant évidemment perdent aussi en capacité d'emploi et ce qui pèse sur le pouvoir d'achat des Français c'est encore une fois le poids de la fiscalité aujourd'hui il y a aucune espèce de difficulté à considérer que nous devonsord mais vot barrière écologique elle finira par se retrouver sur les prix à la consommation et vous le savez parfaitement mais avec ce raisonnement là effectivement on continue de détruire nos entreprises et nos emplois et je suis d'accord avec vous c'est un argument qui a été majeur dans la doctrine européenne de la concurrence on peut reconnaître que la concurrence a fait du bien à un pays comme la France qui avait une tradition de monopole d'État d'une certaine manière et que l'Union européenne nous a permis aujourd'hui sans l'Union européenne nous aurions peut-être un seul opérateur de téléphonie mobile l'Union européenne nous a permis de sortir de certains travers mais la doctrine de la concurrence elle a aussi ses excès et d'une manière presque philosophique je me permettrai de dire que le danger c'est que nous ayons si longtemps favoriser le consommateur au détriment du salarié la consommation au détriment du travail ce qui nous nous redonnera du pouvoir d'achat c'est de retrouver une capacité d'entreprendre une capacité d'initiative et de rayonner de conquérir des parts de marché à travers le l'autre l'autre question clé pour ces élections européennes on va voir d'ailleurs les intentions de vote c'est notre sondage quotidien pour l'Ifop on voit que votre liste est à 13 % la République en marche 23 % le rassemblement national 20,5 % l'autre question majeure c'est la question migratoire sur laquel deux blocs s'affrontent Emmanuel Macron qui a pris la tête du bloc progressiste selon lui et puis nationaliste où est-ce que les républicains vous vous vous situez est-ce que il faut des quotas de d'immigration voté au Parlement nous nous croyons à une politique qui construit qui qui construirait une double frontière pour mieux répondre au défi migratoire le défi migratoire il est devant nous et non pas derrière nous parce que la crise migratoire n'a pas encore commencé la démographie du continent africain peut nous faire penser que si nous ne faisons rien nous allons continuer de subir des flux migratoires incontrôlés qui provoquent exactement les tragédies que nous déplorons en Méditerranée mais aussi les tensions qui fracturent nos sociétés et donc pour remédier à ce défi migratoire et à l'ampleur de ce défi il faut une politique européenne forte et ceci nous distingue bien sûr du rassemblement national qui par idéologie veut déconstruire l'Europe et qui au cours des dernières années a voté contre tout ce qui pouvait renforcer une politique européenne en matière d'immigration ils ont voté contre l'établissement des contrôles systématiques aux frontières c'est vous c'est vos propositions qui m'intéresse REM très important parce que vousz il y a de BL il y a de blocs qui s'ffrontent mais c'est pas tout à fait le cas en réalité il y a deux idéologies je dirais qui s'affrontent d'un côté une idéologie qui nous fait croire qu'on sera plus fort si on se sépare de l'autre côté une idéologie qui est celle du président de la République qui voudrait seulement gérer notre impuissance en répartissant des quotas de migrants au sein de l'Union européenne nous ne croyons pas à cette politique il s'agit pas de gérer l'impuissance il s'agit de faire en sorte que nous puissions effectivement maîtriser nos frontières pour accueillir vraiment mais non pas pour subir ces flux migratoires incontrôlés et nous défendons donc le principe de cette double frontière défense des frontières extérieures de l'Europe avec le renforcement d'une stratégie européenne dans la matière et simultanément ça veut dire quoi ça maîtrise des politiques nationales en matière d'immigration pour ch la double barrière concrètement ça veut dire premièrement c'est une chose très importante que nous devons faire en sorte qu'en Europe nous nous mettions tous d'accord sur un principe on ne peut entrer sur le sol européen que si on a préalablement demandé à entrer sur le sol européen quand vous demandez l'asile donc des centres de rétention à l'extérieur des fron de rétention des points où vous pouvez demander l'asile dans des pays tiers qui sont sûrs sur lesquels votre route vous mène quand vous quittez votre pays pour aller vers l'UR tous les pays du monde qui sont des pays sûrs quand votre pays est en guerre ou en grande difficulté vous n'arrivez pas directement à Paris votre chemin vous conduit lib par exemple c'est un pays en paix pour vous mais justement pourquoi est-ce que la Libye est aujourd'hui le pays par lequel passe tant de migrants abandonnés au au au aux filières de passeur précisément parce que nous n'avons pas su déployer une vraie politique qui permettrait d'instruire des demandes d'asile dans les pays par lesquels passe au préalable des personnes qui sont en en trajectoire en transit et qui en quittant leur pays pourrai demander la avant de se trouver en Europe aujourd'hui le principe de base c'est qu'il faut arriver en Europe et que quand vous y êtes arrivé vous avez toutes les chances d'y rester c'est ce principe qu'il faut inverser parce que si nous l'inversons pas nous allons continuer d'alimenter faut à 27 pour décider ça faut une unanimité ou pas regardez ce qui s'est passé AC l'Italie can on a fermé les frontières ça a été violent et CEA maintenant tout le monde ENF beaucoup passent par l'Espagne exactement c'est la raison pour laquelle nous ne croons pas c'est la raison pour laquelle nous ne croyons pas à la solution du rassemblement national il faut absolument déterminer à 27 cette politique migratoire efficace parce que sinon si chaque pays est abandonné à son sort qui croit un seul instant que le défi sera relevé qui pense que la Grèce pourra maîtriser ses propres frontière nationale qui pense que seul chaque pays pourra mettre en œuvre une politique qui soit de nature à relever l'ampleur de ce défi et de ce défi dépend l'équilibre du monde de demain c'est précisment ce qu'a dit l'Italie vous nous avez abandonné vous nous avez laissé en première ligne avec les bateaux de migrants qui arrivaient résultat nous on ferme et l'Italie a eu raison bien sûr l'Europe a fait défaut à la solidarité qu'elle devait au peuple italien et c'est parce que nous lui avons tourné le dos que l'Italie connaît aujourd'hui la la la la réaction que que nous lui voyons que nous lui voyons adopter il faut donc absolument que nous puissions mettre en œuvre une politique commune sur ce sujet sinon comme le dit Henry Coleta qui est un grand Européen sinon nous aurons 27 brexit un problème de leadership aussi en Europe et et la gouvernance européenne si quelqu'un y comprend quelque chose de leadership si vous me permettez en un seul mot je crois qu'il y a un problème de leadership parce qu'il y a un problème de vision et c'est la vision qui nous fait défaut on pense t toujours que les institutions sont le point de blocage mais si nous avions une vision de ce que nous devons faire de l'Europe je crois que elle ne bloquerait plus ce qui voudrait vraiment avancerctor mais le principe d'une entrée clandestine sur le territoire européen c'est que par définition elle est clandestine donc quand bien même vous arriveriez à passer des accord avec les pays frontaliers de l'Union européenne pour y installer ce qu'on appelle des hotspots ce qui est loin d'être gagné puisque pour l'instant les pays ont toujours refusé mais quand bien même vous y arriveriez les les les les individus qui désireraient migrer vers l'Europe et qui n'obtiendraient pas l'asile sur le sol de ces pays-là qu'est-ce qui les empêcherait malgré tout de prendre une route clandestine pour se rendre sur notre territoire en quoi ce serait différent par rapport aujourd'hui au fond rien les en empêcherait mais il y a un principe simple que nous devrions pouvoir établir c'est que celui qui est entré illégalement sur le sol européen sans en avoir fait la demande ne peut plus voir instruire une demande de titre de séjour ça veut dire que vous délocalisez l'intégralité de la politique d'asile européenne dans des pays frontaliers bien sûr que non ça veut dire que c'est pas du tout d'ailleurs des camp de migrant qu' s'agit de créer encore une fois utiliser utiliser le Réau ser la conséquence probablement mais c'est pas ce que je non pas du tout utiliser le réseau consulair et le réseau diplomatique pour faire en sorte que vous puissiez effectivement faire une demande d'asile et vous ne puissiez faire une demande d'asile que sur la route qui vous mène vers l'Europe et ceci devrait être vrai sauf à ce que votre pays soit immédiatement limitrophe de l'Europe on devrait pouvoir s'accorder sur ce principe sans quoi le droit d'asile va devenir ce qu'il est devenu aujourd'hui malheureusement l'occasion d'un gigantesque n'importe quoi aujourd'hui 70 % qui entrent en des personnes qui entrent en France et qui font une demande d'asile ne sont pas éligibles à l'asile et sur ces 70 % seulement 4 % sont effectivement reconduites à l'extérieur du territoire français ce qui veut bien dire en fait qu'on utilise le droit d'asile pour toute autre chose que le droit d'asile pour détourner ce processus de solidarité et en faire l'occasion d'une immigration illégale que nous ne pouvons plus subir on a vu les intentions de vote il y a quelques instants que 13% pour vous est-ce que vous avez un objectif chiffré est-ce que c'est l'électorat du rassemblement national que vous allez chercher par votre discours François bami non vous savez je n'ai jamais cru aux politiques marketing je suis simplement un jeune citoyen français qui s'engage dans ce débat pour essayer de susciter de nouveau l'adhésion autour d'un projet et d'un choix ce que je crois c'est qu'au fond le clivage populiste progressiste qu'on voudrait nous imposer ce clivage là ne ressemble pas à ce dont les Français ont besoin la question n'est pas pour ou contre l'Europe la question c'est quelle Europe voulons-nous construire et j'espère simplement dans cette campagne avec toute la liste qui m'accompagne être au service de ce choix des Français pour qu'ils puissent vraiment déterminer à l'occasion de ce scrutin l'Europe qu'ils attendent et dont ils ont besoin une partie de vos électeurs est parti aussi chez Macron ils sont pas seulement au rassemblement national qu'est-ce que vous pouvez leur dire pour leur dire en AM mot revenez donc un peu à la maison et bien justement je crois qu'aujourd'hui la vision d'Emmanuel Macron est très marginale en Europe qu'il est très isolé on l'a vu avec les réactions à sa lettre aux Européens si on veut que la voix de la France soit entendue demain il faut qu'elle le soit au sein d'un groupe politique d'un groupe parlementaire et aujourd'hui Nathalie Loiseau ne peut pas nous dire ne veut pas nous dire où siégeront ces eurodéputés c'est pourtant critique pour savoir comment la France oui du groupe dans lequel SIG nous nous sommes membres du PE et nous pouvons dire aux Français comment et et par quel moyen nous allons faire entendre leur voix dans le débat européen merci beaucoup d'être venue ce soir