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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 18 avril 2024 87 minFond programmatiqueSantéEnvironnement & énergieEurope & internationalOutre-mer

Épidémie et changement climatique : audition de scientifiques

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 10 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous dresser un bilan de la lutte antivectorielle et indiquer les points de vigilance ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Les autorités sanitaires et les médecins sont-ils suffisamment sensibilisés ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Quelle épidémie faut-il craindre et comment l'anticiper dans une France à +4°C ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Comment mettre en œuvre concrètement le concept One Health ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Les espèces invasives s'adaptent-elles mieux à leur nouveau milieu ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Quelle place pour les collectivités locales dans la mise en œuvre opérationnelle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Président de séanceFait
    « les évolutions climatiques ont un impact à la fois direct et indirect sur la santé »
  • 9:30Stéphane DemillyChiffre
    « un enfant meurt du paludisme chaque minute en 2022 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

alors bien mesdames messieurs on va peut-être ouvrir cette séance madame la Présidente madames et Messieurs les chercheurs mes chers collègues notre ordre du jour porte sur un sujet majeur auquel notre commission a déjà consacré plusieurs de ses travaux l'adaptation au changement climatique et l'anticipation de ses effets par l'élaboration de politique publique qui intgre le plus en amont possible la nouvelle donne climatique et les modifications environnementales qui en découlent je pense notamment à la mission conduite par Jean ivrou sur les inondations aux réflexions de Rémy pointerot et Hervé gilet sur la gestion durable de l'UT dans un contexte où la disponibilité de la ressource sera plus sensible aux saisons ou encore aux travaux de jeanbassie et Pascal Martin sur l'intensification du risque incendie pour ne citer que les thèmes les plus récents ce matin notre regard se tournera vers l'intensification des risques épidémiologiques sous l'effet du changement climatique il s'agit d'une thématique chère à notre collègue Stéphane Demilly dont le fort intérêt pour l'accroissement du risque des maladies vectorielle l'a conduit à proposer l'organisation de cette table ronde la littérature scientifique et les travaux de l'Organisation Mondiale de la Santé l'OMS sont mis en évidence les multiples répercussions du changement climatique sur la santé décès et maladies du à des phénomènes météorologiques extrêmes perturbation des systèmes alimentaires augmentation des risques de zonose des maladies d'origine alimentaire et à transmission hydrique ou vectorielle ainsi que de problèmes de santé mentale les évolutions climatiques ont un impact à la fois direct et indirect sur la santé les conséquences sont variables selon les pays car ils sont fortement influencés par des déterminants environnementaux des déterminants sociaux et de santé publique en outre les variations de température et de précipitation sont autant de facteurs favorables à la programmation des maladies à transmission vectorielle selon l'ms en l'absence de mesures préventives le nombre de décès d à ces maladies qui s'élèv actuellement à plus de 700000 par an risque d'augmenter et de toucher de nouveaux territoires nous parlions tout à l'heure du frelon asiatique l'implantation du moustique tigre en France dans plus de 70 départements répond au même logique d'intensif d'infestation territorial du fait de conditions climatiques favorables et de l'intensification des échages intercontinentaux c'est insexe fait peser de sévères menaces pour la santé humaine puisqu'il peut transmettre le virus zica la dingue ou le chikunkunia mais si le moustique tigre est bien identifié par le grand public il existe d'autres menaces un bruit imputable au changement climatique avec l'intensification du risque épidémiologique l'histoire ire de l'humanité est jalonné d'épidémie qui ont fortement marqué les populations et entraîné des baisses drastiques de la démographie le 21e siècle ne fait pas exception à ces tendances de long terme avec notamment le syndrome respiratoire aigu sévère le virus H1N1 connu sous le nom de grippe porsine la fièvre hémorragique mais également je ne l'apprends à personne le covid qui a maintenu confiné plus de la moitié des habitants de la planète force de constater que les progrès de la médecine ont toujours un temps de retard par rapport au nouveau virus émergents dont les capacités de propagation peuvent être fulgurante pour évaluer la recrudescence des risques épidémiologiques et la manière dont préparer notre système de santé à ces nouvelles pressions nous avons le plaisir d'accueillir Madame Brigitte Autran présidente du comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires professeur et mérite à la Faculté de Médecine Sorbonne université Monsieur Didier Ménard professeur des universités praticien hospitalier chercheur à l'Institut de parasitologie et de pathologie tropicale de Strasbourg spécialiste du paludisme madame Anna faillou professeur en entémologie médicale à l'Institut Pasteur chef de l'unité abovirus et insectes vecteur monsieur thierif lefançois directeur du département système biologique du centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement membre du Cova nous avons la chance de voir devant nous ce matin d'éminences scientifiques dont les recherches en matière d'immunologie d'épidémiologie et d'infectiologie inspiré par l'approche une seule santé permettront de répondre à toutes nos questions afin d'amorcer les échanges avec la commission j'aimerais que vous nous présentiez la nature des risques épidémiologiques auquel nous faisons face aujourd'hui en France et à leur probabilités de survenance mais également que vousvoquiez notre capacité à les anticiper et les outils dont nous disposons pour les éliminé je pense notamment à l'action du covars de l'Institut Pasteur et de l'ensemble de notre écosystème de recherche pourriez-vous dresser un bilan de lutte antivectorielle et nous indiquer les points de vigilance que vous surveillez particulièrement les autorités sanitaires et les médecins sont-ils suffisamment sensibilisés à ces problématiques que nous a appris le covid des forces et faiblesses de la capacité de notre système de santé à répondre à ces menaces quelle épidémie faut-il craindre et comment les anticiper dans une France à plus 4 degrés centigrade en 200 je ne serai pas plus long afin de laisser le temps aux échanges à travers les habituelles séries de questions je donne en premier lieu la parole à Stéphane deilly et propose ensuite qu'à titre liminaire chaque intervenant nous présente en 5 minutes le fruit de ses recherches ou de son expérience en lien avec la question que je viens de vous poser Stéphane tu as la parole merci mer monsieur le Président mes chers collègues chers invités attends parce que je t'ai coupé la parole je suis ravi que que notre président a accepté l'idée de de cette table ronde qui qui me trot dans la tête depuis longtemps je ne vourrais pas d'emblé plomber l'ambiance mais le sujet que nous allons aborder est un sujet grave et c'est un sujet qui à mon avis est très sous-estimé sujet auquel je m'intéresse sérieusement depuis un litige personnel avec un moustique africain combat que j'ai failli perdre contre ce per poisplume de 5 mg expérience qui alimente votre modestie et votre discernement ce sujet grave est celui des conséquences sanitaires potentielles du réchauffement climatique sujet que j'ai d'ailleurs abordé à Bucharest il y a 3 jours lors de l'assemblée parlementeur de la Francophonie je ne sais pas si la pandémie du covid-19 n'est que le début d'une série comme le redira peut-être annabé favou entomologiste à l'Institut Pasteur mais ce que je sais c'est que ce sujet n'était effectivement pas suffisamment abordé et donc pas suffisamment anticipé même si ça bouge un peu en témoigne les travaux de la COP 28 de Dubaï en décembre dernier qui pour la première fois ont abordé les effets sanitaires du dérèglement climatique s'il est naturellement difficile de prédire les épidémies d'une ampleur équivalente à celle du covid de très nombreux spécialistes craignent une multiplication des pandémie lié au réchauffement climatique c'est d'ailleurs ce qu'a rappelé Valérie maçon d'motte climatologue au CEA et experte du GC lorsqu'elle a remis les diplômes au nouveau doctorant formés à l'Institut Pasteur il suffit d'ailleurs d'observer le Pakistan où les infections liées au paludisme ont été multipliées par 4 après les inondations dévastatrice de l'année dernière atteignant 1,6 millions de cas selon l'OMS ou encore de suivre l'actualité du Malaoui où le cyclone Freddy ayant provoqué en quelques jours l'équivalent de 6 mois de précipitation dans ce petit de l'Afrique de l'Est a généré une augmentation spectaculaire des cas de paludisme dans ces deux pays les eaux stagnantes ayant naturellement créer un terrain de reproduction idéal pour les moustiques porteurs de la maladie ce matin nous pourrions parler des travaux menés par des scientifiques danois belges et britanniques qui ont calculé à partir d'une analyse de l'eau de fonde des glaces que le changement climatique entraînera la libération de 100000 tonnes de microbes dans l'environnement nous pourrions également évoquer l'étude publiée dans la revue Nature nature pour les anglophiles de janvier 2022 indiquant que la fonte du permafrost pourrait libérer dans l'atmosphère de fortes doses de bactéries virus et microbes ou de cette autre article de la même revue scientifique américaine affirmant que au cours des 50 prochaines années des milliers de virus passeront d'une espèce animal à l'autre et feront émerger de nouvelles maladies transmissibles à l'homme avec une conclusion aussi laconique que glaçante du biologiste Colin Carlson enseignant chercheur à l'Université de Georgetown qui nous disait les résultats de cette étude sont effroyables et urgents alerte confirmé par son collègue Grégory alberry qui affirme tous de gauch je cite nous apportons la preuve que dans les décennies qui viennent le monde sera non seulement plus chaud mais aussi plus malade s'appuyant sur la conviction que au moins 15000 transmissions virales entre espèces pourrait avoir lieu d'ici 2070 nonous ce matin nous allons juste parler si j'ose dire nous contenter de parler de pandémie qu'on connaît bien des pandémies qu'on connaît surtout chez les autres mais que nous avons commencé ou allons commencer à importer chez nous à savoir le paludisme la dingue et la borielose de liim transmise par l'éthique vous avez compris dans mon introduction que la hausse des températures élargissant l'habitat des des animaux vecteurs de maladie de même que leur période d'activité des régions jusque là verniers deviennent effectivement vulnérables à ces trois pandémies pour le dire autrement la menace des maladies tropicales s'insinue dans de nouveaux territoires au climat habituellement tempéré et vont mettre à l'épreuve les systèmes de santé de nombreux pays l'épidémiologiste de l'Institut Pasteur Arnaud fontané qui devait être à nos côtés aujourd'hui remplacé par le professeur lefançois rappelit pour sa part il y a quelques semaines que je cite la durée saisonnière des maladies transmises par les moustiques augmentant des maladies comme la dingue ou le chikungunia vont devenir des préoccupations majeures dans les pays du Nord c'est la raison pour laquelle il me paraît important de saluer le projet de création d'un centre de maladie à transmission vectorielle à l'Institut Pasteur dont l'inauguration est prévue en 2026 et où se regrouperont de très nombreux experts un dernier petit mot pour introduire nos trois nouveaux colocataires que sont les moustiques palu les moustiques tigres et les ques à tous seigneurs tout honneur commençons par le pire assassin de la planète un ciol killer qui a tué 608000 personnes l'année dernière dont 80 % d'enfants de moins de 5 ans le moustique porteur du paludisme un enfant meurt du paludisme chaque minute mes chers collègues je le répète un enfant meurt du paludisme chaque minute en 2022 l'OMS a estimé à 249 millions le nombre de cas de paludisme ce qui est beaucoup mais ce qui est peu à la fois au regard des 3,2 milliards de personnes potentiellement exposé à l'échelle mondiale au risque de contracter la malaria et notamment à la malaria cérébrale à laquelle j'ai miraculeusement survécu et qui est responsable de 90 % des décès deux premiers vaccins antipaludiques suscitent beaucoup d'espoir le RTSS moskirix développé par le géant pharmaceutique britannique GSK d'abord testé au Kenya au Malaoui et au Ghana et actuellement administré aux enfants du Cameroun et le R21 matrix M développé par des scientifiques de l'Université d'Oxford avec une formule légèrement différente contenant davantage de substances actives ces deux vaccins ont suscité vous l'imaginez beaucoup d'espoir car il bloque le passage du parasite dans le foie là où il se reproduit avant de passer dans le sang mais leur taux de réussite pour éviter les formes les plus graves ni qu'entre 66 et 75 %. deème invité à la table de nos débats la dingue aujourd'hui considéré comme une maladie réémergente entre 2000 2019 le nombre de cas signalés à l'échelle mondiale est passé de 500000 à 5,2 million initialement présent dans les zones tropical et subtropical il touche de ravant de nouvelles zones géographiques et notamment l'Europe depuis 2010 selon l'OMS ce sont entre 100 et 400 millions d'infections entre 100 et 400 millions d'infections qui surviennent chaque année sachant que c'est maintenant la moitié de la population mondiale qui est exposée au risque de la dingue au Brésil vous le savez vous l'avez lu les les autorités sanitaires ont du mal à faire face à l'explosion de cas dont une des explications est la combinaison climatique d'une grande sécheresse suivie de fortes pluies équon équation idéale pour la prolifération des moustiques en France 800 nouveaux de cas apparaissent chaque semaine en début d'année en Guyane et pour la métropole on estime que ce moustique vecteur est dorénavant implanté dans 71 département français comme l'a rappelé tout à l'heure le président longjau enfin 3ème et dernier invité d'honneur de notre table table ronde la que la que qui fait partie de la famille des zariens d'une taille comprise entre 3 mm et 1 cm on en compte près de 900 variétés dont une quarantaine présente en France au moment de la piqûure la TIC peut transmettre une bactérie responsable d'une maladie dont on parle de plus en plus la boriellose de lime en l'absence de traitement des signes neurologiques peuvent apparaître quelques semaines ou tenez-vous bien quelques années après la piqûre fatigues intenses paralysie du visage atteintte des nerfs du cerveau et des articulations la piqûre d'une que est indolor et peut passer inaperçu c'est d'ailleurs la raison pour laquelle on invite souvent les randonneurs à s'inspecter le corps après une expédition et à la retirer avec beaucoup beaucoup de précaution et de précision voilà donc monsieur le Président les trois invités de notre menu du jour pour nous en parler quatre autres invités mais ceuxl on leur souhaite la bienvenue des invités de de grande qualité que je souhaite moi aussi saluer et remercier chaleureusement la professeur Anna bellafayou entomologiste Institut Pasteur spécialiste de la virologie et des insectes le professeur Didier Ménard immunologue à l'Institut Pasteur grand spécialiste du paludis et on a eu l'occasion de se rencontrer pour en parler et qui a beaucoup baroué en Afrique il nous en parlera la professeur Brigitte Autran immunologue à la Sorbonne membre du comité d'anticipation des risques sanitaires qui a d'ailleurs succédé au Conseil Scientifique du covid-19 et enfin le professeur Thierry Lefrançois médecin chercheur en épidémiologie également vétérinaire ancien membre du comité scienttif tifique covid-19 merci merci à vous Mesdames et Messieurs d'avoir accepté cette invitation et je vous souhaite donc à nouveau la bienvenue et vous cède la parole monsieur le président mesdames messieurs les sénateurs monsieur de merci beaucoup de votre invitation donc j'ai comme vous le savez l'honneur de présider le le Comité de Veille d'anticipation des risques SAN qui a été créé par le gouvernement à la fin de la loi d'urgence sanitaire et à la fin du conseil scientifique covid et des autres comités ad hoc ce comité le covars est chargé de conseiller les ministres de la santé et de la recherche sur les risques infectieux et environnementaux notamment également les risques alimentaires qui sont susceptibles de survenir et nous sommes chargés donc de faire une veille scientifique d'anticiper les crises qui peuvent survenir et sur tous les moyens de prévenir et de guérir si l'on peut ces ces problèmes infectieux et donc pour ne pas être plus longue je voulais vous dire que les ministres de la santé et de la recherche nous ont saisi en décembre dernier sur le la question de d'estimer les risques sanitaires de situation sanitaire exceptionnelle majeur qui pouvaent survenir dans notre pays en métropole et dans les territoires d'outremer dans les deux à 5 prochaines années couvrant les risques infectieux et environnementau il se trouve que nous rendons public cet avis aujourd'hui et nous le mettons bien sûr à votre disposition et nous l'avons présenter Monsieur Le François et moi-même hier au ministre de la santé et de la recherche et donc pour ne pas être trop longue nous avons dressé effectivement le le contexte l'état des lieux de la France pour lui permettre de faire face à ces situations pandémiques qui malheureusement ne se limit pas aux trois invité que que Monsieur de a cité et il y en a beaucoup d'autres nous avons analysé de façon extrêmement rigoureuse et méthodologique plus de 50 documents issus des institutions françaises et internationales qui avaient réaliser un exercice à peu près équivalent bien que beaucoup plus sectorisé et pour faire une une très longue histoire courte grâce à cette expertise collective des membres du covars qui regroupe à la fois des vétérinaires des médecins des infectiologues des médecins de premier recours des scientifiques des entopologistes des spécialistes de sciences humaines et sociales et des représentants de la démocratie sanitaire et des immunologistes nous avons émis un un certain nombre de nous avons estimer un certain nombre de maladies susceptibles de créer des pandémies donc bien sûr dans le top 5 je dirais des risques infectieux qui sont susceptibles de survenir dans notre pays et et d'affecter de façon majeure notre pays il y a bien sûr les arboviros et nous avons distingué de façon nous avons distingué les arboviroses qui peuvent survenir en métropole et dans les Territoires d'outrem je ne vais pas m'apesantir sur les arbiros puisque ma collègue Annabella Faou va vous en parler très bien mais évidemment les deux risques que nous avons dressés c'est pour la métropole le risque de dingue qui est effectivement important et auquel la métropole est insuffisamment préparée nous avons déjà fait un avis l'année dernière au gouvernement sur le fait qu'il fallait mieux préparer les médecins et l'organisation territoriale française à la survenue d'épidémie de dingue d'ampleur effectivement cette année encore plus peut-être à cause des Joos mais également en métropole un autre are virus transmis par les moustiques un autre moustique qui est l'infection à virus West Nile ou virus du Nil occidental qui est beaucoup moins bien connu en France qui SVIT depuis de longues années en Italie dans les régions très aquatiques qui est une zonose et mon collègue tiré le François vous en parlera mieux que moi c'est une maladie qui est encore plus grave que que la dingue ça survient dans le sud de la France et en Gironde et il est susceptible de s'étendre en dehors de ces ARB nous avons également pointé les infections pandémiques à virus respiratoire bien sûr un éventuel nouveau coronavirus qu'on ne peut absolument pas prédire on ne sait pas quand comment où c'est c'est une nouvelle pandémie de de coronavirus peut surgir mais il est vraisemblable que elle puisse surgir peut-être pas dans les 5 prochaines années et puis l'épidémie potentielle également de grippe zoonautique transmise par les oiseaux mais également et peut-être de façon plus dramatique encore par par les ports et là aussi tiré le François vous en parlera ce sur quoi nous avons beaucoup insisté auprès du gouvernement ce sont les liens très étroits entre l'environnement les le changement climatique et les les infections et ce changement climatique avec les vagues de chaleur permet effectivement l'installation du plus large et plus longue des moustiques mais éalement les inondations vous l'avez dit sont font le lit de nombreuses pathologies infectieuses et pas seulement de prolifération de moustique on sait que les inondations sont probablement une des causes des invasions côtières par le les neurovirus et des infestations des huîtres on sait que la perturbation des des réseaux sanitaires favorise l'émergence de bactéries qui vont être résistantes à des antibiotiques donc il y a un lien très étroit entre l'environnement et de nombreuses maladies infectieuses il y a également un lien important entre la lutte contre le réchauffement climatique avec la verdisation des des des villes et le risque de prolifération des moustique et nous avons averti le gouvernement l'année dernière qu'il fallait vraiment avoir une réflexion sur l'urbanisme pour mieux penser l'urbanisme et éviter les réservoirs d'eau mais là encore je vais laisser mes collègues en parler et enfin nous insistons sur le fait que la pollution atmosphérique qui a fait des progrès dans notre pays avec une diminution du du taux de de particules fines néanmoins persiste dans les grandes métropoles françaises qui sont au-dessus des seuils réglementaires et on sait le la covid l'a bien démontré on sait que cette pollution atmosphérique exacerbe les maladies infectieuses en particulier les maladies respiratoires aggrave la susceptibilité des patients qui souffre de maladies cardioorespiratoire à ces maladies aggrave la manifestation de ces maladies donc en dehors de ces arboviroses et de ces infections respiratoires pour finir évidemment il y a une autre maladie qu'on appelle la maladie X dont on ne sait pas quand elle peut survenir mais ce que l'on sait c'est qu'effectivement comme vous l'avez dit monsieur le Président les changements climatiques les bouleversements de l'environnement font le lit des épid ça n'est pas quelque chose de nouveau toute l'histoire des épidémies depuis l'au de l'humanité montre que les épidémies sont en lien avec l'environnement et avec l'migration de population mais on assiste aujourd'hui à une accélération de cette de ce mouvement et donc une maladie X peut survenir dû à un coronavirus ou à autre chose et pour finir nous recommandons et je suis ravie d'avoir l'occasion de le faire nous recommandons à notre pays de se préparer de façon sont importantes à ces événements infectieux en lien avec l'environnement cette préparation passe par la prévention le développement de la recherche il y a encore énormément de trous de connaissance et la recherche n'est pas une dépense publique la recherche est un investissement pour mieux se défendre contre ces maladies c'est comme un investissement militaire c'est exactement la même chose et nous plaidons pour que ces recherches soient faites de façon très intersectoriel entre la santé et l'environnement de manière à pouvoir combler les déficits de connaissance et à mieux affronter les risques à venir voilà je vaisarrêation pour mes mes collègues vous trouverez effectivement l'avis du du comité de veille sur 10 m hein vous avez l'ensemble des éléments évoqués voilà je ne sais pas qui prend la parole et allez-y merci je vais compléter en fait par quelques quelques points euh surtout pour mettre en évidence en fait cette interconnexion que vous avez appréhender rapidement entre santé humaine santé animale environnement et écosystème en général alors dans les risques infectieux que Brigitte Autran a cité que nous avons hiérarchisé dans le le top soit en terme de probabilité d'introduction ou de développement soit en terme d'impact euh on a cité influenza zonautique nouveau coronavirus pandémique West kn F il y a Fiè Crimé Congo vallée du Rift fièvre jaune rage qui sont tous des oonoses donc maladies qui sont transmissibles à l'animal et à l'homme et ou alors des maladies vectorielles qui ont été citées comme Dang Zika chikungunia paludisme qui sont pas obligatoirement des zonoses en elles-même mais qui sont vectorisé par des moustiques qui sont sous dépendance forte de l'environnement et des conditions de de l'écosystème indu par les changements entropiques par notre action que ça soit sur le climat ou que ça soit sur la biodiversité donc en fait on a vraiment une cette interdépendance qui est évidente sur ces risques sanitaires majeurs et les interpendances sont bien décrites he d'un point de vue recherche entre le l'effet par exemple du changement climatique sur l'introduction de nouvelles espèces dans des niches écologiques nouvelles euh le la présence de nouveaux réservoirs qui vont se retrouver plus en contact avec l'animal domestique ou l'animal sauvage les les changements dans la répartition du temps de présence bah des moustiques dans les différentes saisons aussi dans en lien avec le c'est c'est toujours non déconnecté des changements globaux et de la mondialisation évidemment puisque c'est ce qui permet aussi de faire ces mouvements de vecteur et de et de et de réservoir et bien sûr aussi des impacts directs sur la la physiologie en fait de ces vecteurs et de ses réservoirs mais aussi des pathogènes eux-mêmes avec éventuellement une activation ou une multiplication plus importante de de ces pathogènes donc il faut vraiment avoir enfin une des recommandations principales c'est de dire qu'il faut avoir une une vision intégrée que ça soit en recherche ou en surveillance pour essayer de comprendre ces interrelations et quels risques sont majeur et quels seront les déterminants de ces émergences et déterminants qui sont principalement environnementaux au sens large donc y compris en parlant du socio-écosystème donc de l'effet de de l'homme sur l'environnement si je prends un ou deux exemples et notamment la grippe zonautique pandémique je pense que vous avez tous entendu aux informations les les questionnements actuellement aux États-Unis avec le virus avière qui se retrouve en gros pour la première fois de ma façon relativement généralisée en tout cas dans 6 états 16 élevages chez des ruminants domestiques et dans des élevages où il y a un humain qui a été infecté en infection directe et puis un chat qui a été retrouvé aussi positif alors c'est pas nouveau hein ça fait sur la grippe aviaire c'est pour ça que c'est pointé du doigt dans notre rapport on a vraiment une situation avec en gros le même virus le même clat de virus qui circulent depuis 2 ans H5N1 sur l'ensemble des espèces avec une circulation intense dans la faune domestique dans les oiseaux domestiques dans les élevages en France avec un impact économique et sanitaire majeur mais aussi dans les chez les oiseaux sauvages et de plus en plus et c'est ça qui est un compliqué d'un point de vue épidémiologique de plus en plus dans nombreuses espèces de mammifères et bien sûr ce que l'on risque ce que l'on craint c'est une multiplication et une transmission intermammifère qui permettrait au virus de s'adapter et acquérir la capacité d'avoir un récepteur qui lui permettrait ensuite de pénétrer chez l'homme donc il y a des espèces cibles sur lequel ce serait très embêtant comme le porc qui peuvent héberger par exemple à la fois des virus avières et virus porsins donc tout ça pour dire que il faut pour pouvoir travailler sur ces problématique il faut vraiment avoir une approche intégrée essayer de comprendre même les voies de migration des oiseaux sauvages pour voir s'ils sont déplacés par le changement climatique quelles sont les zones de repos où est-ce qu'il va avoir des contacts entre ces oiseaux sauvages et des oiseaux domestiques ou des mammifères essayer de surveiller les moustiques quand c'est des maladies vectorielles mais pour l'influenza avière c'est surveiller les zones de réservoir les zones de contact et puis surveiller le compartiment animal et le compartiment humain de manière étroite et de manière combinée avec une approche oneel c'est donc faire travailler ministère de la Santé ministère de l'agriculture sur cette surveillance et sur le contrôle en cas de suspisson de gripe aviaère je prends un autre exemple très rapidement mais la fièvere Crimé Congo fièvre hémorragique je sais pas si Annabella tu tu en parleras aussi alors je peux en dire juste deux mots hein vectorisé par la euh laatique yaloma marginatom qui était observé en Corse depuis longtemps et qui est observé maintenant dans le pourtour méditerranéen depuis quelques années et euh pour la première fois en octobre on a trouvé du virus dans la que donc du virus CCHF c'est une fièvre hémorragique hein qui est importante qu'on a classé aussi dans les problématiques majeures parce qu'on a maintenant une preuve de circulation virale en France il y a eu 13 cas humains en Espagne dans les 10 dernières années avec deux décès donc c'est une F avec forte mortalité on dit pas que ça va avoir une ampleur comme une un ampleur pandémique je dirais mais c'est aussi quelque chose à surveiller et encore une fois à surveiller de manière combinée parce que ce qu'il y a d'extraordinaire c'est que c'est une que qui est vectrice qui et il y a un réservoir qui a un réservoir beauvin mais les animaux ne sont pas malades donc finalement le ministère de l'agriculture en théorie n'aurait pas de raison de s'y intéresser particulièrement donc il faut que ça soit une combinaison entre ministère de la Santé ministère de l'Agriculture et environnement qui puisse faire travailler les équipes de recherche ensemble pour pouvoir surveiller la présence de de ce virus et enfin euh au-delà de ça l'idée c'est de dire que en dehors du du changement des effets du changement climatique sur les vulnérabilités il faut voir que le changement climatique a aussi des effets indirects sur les crises sanitaires via euh la biodiversité parce que vous savez très bien que ce changement climatique que ça soit à la fois les événements extrêmes et puis les changements de température et et d'humidité vont avoir des conséquences sur la biodiversité animale et végétale en particulier vont avoir tendance à cause des événements extrêmes à faire venir des un certain nombre d'espèces invasives et à diminuer cette biodiversité compris végétal qui va faire qu'il va avoir des modifications de contact encore une fois entre animaux et animaux sauvages animaux domestiques et homme ce qui va pouvoir générer éventuellement des émergences donc en fait par rapport à ce que vous disiez sur la COP et la journée santé de la COP climat cette année donc c'est vraiment une bonne chose mais nous recommandons aussi de travailler à l'international sur les interconnexions entre les cops parce que c'est pas que seulement la COP climat c'est aussi la COP biodiversité et puis les questions de santé parce que santé biodiversité et climat sont vraiment véritablement liés et il faut travailler sur sur l'ensemble de ces approches de façon globale dans un concept le concept une seule santé oneelse voilà je vous remercie bonjour à tous Tout d'abord merci à Monsieur longjou à demi de nous inviter sur un sujet qui nous tient à cœur euh donc les émergences liées au changement climatique donc je suis Annabella faillou je suis entomologiste et plutôt mousticologue je m'intéresse qu' moustique en lien avec la transmission des virus donc peut-être que vous savez pas il y a à peu près 500 virus transmis par des arthropodes notamment des moustiques la moitié son sont transmis par des moustiques et une centaine sont pathogènes pour l'homme et vous voyez que avec les épisodes du chikungunia de Zika et évidemment faut pas oublier la dingue on a eu de façon récurrente des cas autochtones de chikungunia Zika et dingue en de l'Hexagone C virus étant pris au départ pour des virus qui atteignaient que des populations dans les pays tropicaux donc comme le disaient mes collègues il y a 700000 700000 morts chaque année qui sont liés à des moustiques le moustique n'a pas l'intention de tuer mais c'est en fait en prenant du sang puisque c'est y a que la femelle de moustique qui pique elle va pouvoir absorber du virus et ce virus parce qu'il y a une compatibilité avec le moustique ce virus est transmis et donc la femelle de moustique quand va piquer à nouveau elle va pouvoir transmettre le virus à quelqu'un qui n'est pas malade et qui va tomber malade donc c'est ce qu'on appelle la transmission vectorielle donc il y a euh à peu près 3500 espèces de moustiqu dans le monde en France on a à peu près 67 espèces dans une seule espèce qui est le moustique tingre qui est une espèce invasive c'est-à-dire en fait de par sa biologie il est capable d'envahir notre écosystème et l'écosystème urbain et humain parce que en fait à proximité de nous il y avait pas beaucoup de moustique c'est pour ça qu'il y a eu un choc c'est-à-dire qu'il faut qu'on s'adapte à ces moustiques qui ont pas eu de compétition pourouvoir s'installer à côté de nous donc pourquoi il a pu faire ça c'est parce qu'en fait ce moustique est capable de pondre des œufs qui peuvent supporter la sécheresse et les basses températures de l'hiver la sécheresse c'est-à-dire qu'un m un œuf de moustique du moustique tingre peut survivre à sec pendant des mois parfois des anné et c'est comme ça qu'en fait ce moustique passe d'un continent à l'autre c'est comme ça qu'il est arrivé en 2004 en France via l'Italie il y a un exemple tout à fait emblématique c'est que la première tentative de moustique TIG en Europe c'est en Albanie c'était en 1979 parce que l'Albanie était communiste à l'époque le moustique n'est pas sorti d'accord en 1990ir en 1900 en 1990 en 1990 le moustique est revenu à nouveau des États-Unis dans des pneus des pneus usagers à rechapper dans le port de gène et dans le port de gène ces pneus qui contenaient des œufs de moustique ont été mis en eau par les pluies et il y a eu une prolifération de moustique à la bonne saison en 1990 il a traversé la frontière en 2004 et vous voyez que 20 ans après il est quasiment partout dans toutes les régions en France donc ce moustique il va rester parce que sa biologie va lui permettre de rester il va coloniser tous les espaces qu'il pourra et surtout des espaces en fait urbains à côté de nous parce que son site privilégié c'est de pondre dans de l'eau de des petits contenants d'eau relativement propre à la différence d'un autre moustique qui vit aussi à côté de nous qui est le moustique Culex qui est celui qui vous pique dans le métro c'est pas le même d'accord donc ce moustique qui pique dans le métro il peut être vecteur du virus West Nile le moustique que que vous avez dans votre maison dans vos vases à fleurs dans vos gouttière bouché dans dans vos petits souscoupe sous les les pots de fleurs c'est le moustique Ting il est reconnaissable avec ses pâes rayées noir et blanc et ce ce moustique il a la particularité en fait de de pouvoir prendre du sang sur l'homme parce que c'est 3500 espèces de moustique il y a que 15 % qui piquent l'homme les autres espèces de moustique ne pique pas l'homme il piqueent les animaux sauvages donc on s'intéresse qu'à ceux qui vivent à côté de nous qui sont capables de de pouvoir provoquer des épidémies et par la suite des pandémies à l'exemple de ce qui s'est passé avec chikungunia et Zika donc ce moustique en fait il va être à côté de nous il a l'origine chaque année maintenant des cas autocttones de dingue vous avez des cas autotones de dingue chaque année dans le sud de la France nous n'avez pas de cycle qui est établi dans le sud de la France donc les cas les cas autochtones sont liés à des cas importés qui viennent de l'extérieur donc que la situation épidémiologique à l'extérieur de la France est extrêmement importante puisqueelle va conditionner en fait les cas autochtones à l'intérieur de la France donc ce que ce qui ce qui nous P qui pousse à dire en fait qu' une surveillance globale au niveau international qui est extrêmement important pour pouir être sûr qu'en fait qu'on fait les bonnes choses au bon moment parce que ces moustiques ne colonisent pas les mêmes gites donc la lutte antictorielle va pas être fait de la même façon si si on s'adresse à des moustiques qui vivent dans des haauales ou dans des stations d'épuration que dans des moustiques qui vivent à côé nous dans n vas à fleurs donc voilà si vous avez des questions par la suite je je suis disposé à à y répondre merci beaucoup oui bonjour donc euh ben je vais terminer avec le paludisme donc il y a déjà beaucoup de choses qui ont été dites d'abord je voulais remercier le prés monsieur le Président Monsieur le Sénateur de Mailli pour l'invitation et et je pense que cette table ronde est importante parce que c'est quand même un sujet d'actualité avec un prisme paludisme puisque je me suis amusé à regarder un petit peu le nombre de publications donc c'est simple suff d'aller sur un site qui s'appelle P Med et j'ai tapé malaria et climate change et en fait les publications on été multiplié par 10 en 20 ans donc on avait 7 publications en 2000 et là on a quasiment 80 publications en 2023 autre point aussi important c'est le dernier rapport de l'OMS donc c'est le le Word arrière reporte donc c'est un un rapport qui est publié tous les ans par l'OMS concernant le paludisme et là c'est la première fois où il consacre un chapitre entier sur le changement climatique et dans ce chapitre en fait il déclare qu'il s'agit d'une des menace pour la santé auquelle a faire face l'humanité qui semble très très importante alors on on va pas partir dans le le côté comment dire on va pas s'affoler hein c'est c'est c'est c'est sûr que le changement climatique enfin les facteurs environnementaux et climatiques vont avoir un impact sur la transmission du paludisme mais maintenant il faut il faut le le problème c'est qu' il nous manque quand même un certain nombre de données et en particulier si j'insiste sur un point c'est peut-être le manque de de de collaboration ou de d'échange entre les experts du paludisme et je je sais pas si c'est climatologue si c'est le nom enfin les gens spécialisent ou les géographes ou les choses comme ça et en fait il faut intégrer ça c'est que le changement climatique dans le cadre du paludisme est une menace mais alors je parle surtout d'une menace concernant l'objectif d'élimination hein c'est qu'on on se place dans ce concept où on cherche à éliminer le paludisme et moi en particulier je travaille justement à développer des outils et à à faire de la surveillance pour voir l'efficacité des outils mis en place pour éliminer le paludisme et le changement climatique ça risque de de d'entraver un peu ces l'élimination du paludisme euh alors si on fait le point un peu sur ce qui ce qui est dit c'est qu'il a il y a des avis qui sont complètement divergents il y en a qui disent certains experts disent que ça aura aucun impact sur sur notre action nos Lutes notre lutte contre le paludisme alors que d'autres disent que ça un impact majeur et en particulier un impact sur ce qu'on appelle les céterminants mais ça on pourra y revenir un peu plus tard en fait la difficulté du paludisme c'est que c'est je pourrais vous résumer ça c'est pas c'est pas une maladie c'est des maladies et en fait c'est des c'est des contextes épidémiologiques qui qui qui créent une situation qui est complètement différente que ça soit entre les continents que ce soit même à l'intérieur d'un pays même à l'intérieur d'une région l'exemple il y avait il y avait un des sites d'études au Sénégal suivi par l'Institut Pasteur en fait ils avaient deux villages à 5 km de distance avec des niveaux de transmission complètement différent et en fait il y avait que 5 km donc voilà faut prendre en compte tout t t tous ces aspects je vais pas revenir sur les chiffres du paludisme si ce n'est que je peux ajouter que c'est la le paludisme c'est l'Afrique c'est 95 % des cas et en particulier quatre pays qui sont les plus touchés qui représente la moitié des cas c'est le Nigeria la République démocratique du Congo l'ouanda et le Mozambique il faut savoir que la Région européenne de l'OMS et est exent de paludisme depuis 1975 bon c'est vrai qu'il y a quelques cas autochtones mais c'est de la c'est pareil c'est des cas d'importation avec une ion qui ne dure pas en fait qui qui qui s'éteint assez rapidement autre point c'est peut-être le des chiffres important c'est le financement donc je sais pas si vous avez une idée de de du budget qui est àouer globalement à la lutte contre le palisme c'est c'est 4 milliards de dollars et d'après les experts il faudrait doubler ce budget pour être efficace à côté du changement climatique je veux juste vous parler de de quatre menaces qui sont importantes et sur lesquell je je travaille beaucoup c'est d'abord une menace qui vient du parasite alors il y a des souches de parasites qui ont muté et qui ont éliminé des gènes sans être trop compliqué qui code pour des protéines qui sont détectées par les tests de diagnostic rapide donc vous imaginez qu'on a des faux négatifs une personne paludisme on fait un test il est négatif mais en fait elle a le paludisme et ça c'est un gros problème et ces parasites là sont surtout présents dans la Corne de l'Afrique et ils sont en train de s'étendre en Afrique la deuxième menace bon c'est la résistance aux antipaludique bon ça c'est c'est ma spécialité on va dire et donc on a on a trouvé donc des parasites résistants au traitement le plus efficace que l'on a en Afrique bon c'est apparu en Asie depuis depuis 10 ans à peu près une dizaine d'années un peu plus une quinzaine d'années et là on a trouvé des parasites résistants aux antipaludiques qui datent il y a 5 6 ans donc ça c'est une grosse menace pour l'instant les traitements restent efficaces mais ils sont sous la menace que de nouvelles résistances apparaissent qui font que le traitement soit absolument plus efficace trème menace c'est la résistance des vecteurs aux insecticides bon je va pas il y a des chiffres mais c'est c'est c'est c'est c'est très enfin le le nombre de de vecteurs résistants aux insecticides et à différentes classes d'insecticides est en augmentation en particulier en Afrique et puis la 4ème menace qui me paraît importante c'est c'est une espèce asiatique je je veux pas incriminer qui vient qui vient d'Inde une une espèce qui s'appelle Anopheles parce que le vecteur du paludisme c'est l'anophel qui s'appelle Anopheles stepenzy euh qui est en train d'envahir l'Afrique ça passe aussi par la Corne de l'Afrique on en a découvert au Ghana et le le problème de cette espèce c'est d'abord qu'elle est résistante au au aux insecticides enfin une bonne résistance aux insecticides et surtout qu'elle est capable de se reproduire et de se multiplier dans un environnement urbain donc en fait c'est une espèce qui est capable de créer des épidémie de paludisme dans les villes et c'est ce qui est arrivé en Éthiopie il y a pas très longtemps sachant que le vecteur classique du paludisme c'est plutôt un un un vecteur je parle sous ton contrôle he c'est un vecteur rural qui qui se passe au niveau rural voilà euh si on fait le point sur climat paludisme donc les les les variables importantes à prendre en compte c'est la température les précipitations et l'humidité et on sait que ces facteurs là en changeant peuvent modifier euh la transmission du paludisme mais on on a des données qui montrent que en fait cette relation n'est pas linéaire c'est pas parce qu'on a plus de température qu'on aura plus de transmission ou plus de pluie qu'on aura plus de transmission c'est c'est beaucoup plus compliqué que ça l'autre point du changement climatique on a évoqué ça ce sont les on va dire les catastrophes naturels les inondations la sécheresse ou les choses comme ça qui vont bon le cas de de du Pakistan euh avec des inondations et euh euh une augmentation moi j'ai vais le chiffre de multiplier par 5 mais euh donc on voit un pic d'apparition donc on on on doit s'attendre avec le changement climatique à des euh à des à ces phénomènes extrêmes euh qui peuvent entraîner euh une explosion euh des cas de paludisme juste pour être rapide et vous résumer en fait le le les les conceptuellement en fait euh le le changement climatique peut influencer le paludisme d'une façon directe et indirecte alors la façon directe ça peut être une extension de la limite géographique c'est que le paludisme Sév dans une zone cette zone peut s'étendre du fait du changement des conditions par exemple l'augmentation de la température de l'humidité et les moustiques sont capables de se développer dans dans des zones qui sont à la limite des zones de de de transmission du palidisme on peut à l'intérieur d'une zone où il y a de la transmission avoir une augmentation de cette transmission mais et puis le dernier point c'est on peut avoir bien sûr une réintroduction du paludisme dans les zone n'y était plus ça peut être le cas de la France mais bon je pense que on n'est pas au niveau des arpoviroses voilà c'est il y a pas de raison vraiment de s'inquiéter il faut savoir aussi qu'on peut avoir une diminution hein si on a une augmentation de température au-delà de de 28 degr par exemple le paluidisme aura plus de mal à transmettre ou alors on peut avoir une augmentation de 1 à 2 degr qui ne fera pas qui ne changera pas grand-chose dans dans la transmission et puis après tous les effets indirects bon bien sûr c'est c'est tout tout toutes les les pertes de moyens de subsistance l'augmentation de l'insécurité économique alimentaire le déplacement des populations déplacement d'une population d'une zone où il n'y a pas de palu vers une zone où il y a du paludisme ces gens-là sont très susceptible à l'infection on peut avoir aussi une interruption de service des services de santé euh une réduction de l'accès au système de santé et cetera et cetera et une augmentation du coup on peut avoir avec des augmentations de température dégradation plus rapide des des vaccins des médicaments des tests rapides qui font que il seront plus seront plus efficac voilà je pense que je vais m'arrêter là et puis on va pouvoir répondre à vos questions merci justement je vais donner la parole à mes collègues je don la parole à Guillaume chevrolier merci monsieur le Président merci aux intervenants de de cette table ronde sur où vous avez bien démontré l'intensification des des risque épidémiologique lié au changement climatique et également à la dégradation de de la biodiversité alors les les chiffres de la Banque mondiale évoque un nombre important de déplacés d'ici 2030 260 millions précisément et 1,2 milliards en 2050 donc on voit des mouvements de population qui vont aussi amener des les mouvements de de de maladie avec différents vecteurs vous avez parlé euh des des insectes on parle de des cas paludisme aux États-Unis la maladie du légionnaire au Royaume-Uni euh donc la transmission par par les insectes et puis on le le paludisme vous en avez beaucoup parlé et vous avez abordé je crois un intervenant le le concept de de wnels santé globale alors ça fait longtemps qu'on en parle on voit bien que c'est c'est le sujet qui permet d'aborder la santé animale végétale humaine alors c'est un concept mais comment le mettre de façon très concrète pour qu'il soit opérationnel et et juguler c'estes ces risques sanitaires donc c'est la question c'est celle-ci c'est le concept la mise en œuvre opérationnelle et puis comme vous êtes dans la chambre des territoires c'est quelle place pour les collectivités locales dans la mise en œuvre opérationnelle du concept santé globale merci merci je donne la parole à Michael Weber oui merci monsieur le Président merci d'abord pour cette table ronde euh en réalité on sait très bien qu'avec le changement climatique la question de des virus et des insectes qui circulent à l'échelle planétaire est auoujours du pososé en pass on parle souvent d'espèces envahissantes la question que je me posais c'était est-ce que au regard des données qui sont les vôtres certains de ces virus parfois ou insecte s'adapte mieux dans un milieu nouveau que par rapport à leur milieu autochtone en réalité des espèces halochtones que l'on peut trouver qui passerait pour donner un exemple très concret je sais pas de l'Amérique du Sud à l'Europe du Nord est-ce que il y a des il y a des possibilités à l'échelle planétaire que effectivement ces insectes s'adaptent mieux à leur nouveau milieu qu'à leur ancien milieu ce qui pose évidemment un problème puisque ça veut dire qu'à l'inverse les espèces présentes et bien elles ont plus de mal à à résister face à ces à ces à ces insectes la deuxième question c'est C de l'adaptation ou de la lutte euh avec derrière des différentes euh conséquen lutter ça veut dire que si l'on lutte il peut y avoir un des conséquences accroissant euh en tout cas la la la perte de biodiversité euh puisque ça veut dire que quand forcément ça veut dire que c'est on touche d'autres d'autres d'autres espèces et donc quelle est votre vision des choses à l'avenir sur ce sujet-là et si vous avez aussi des élés parce que je sais que c'est très difficile à le mettre sur la table c'est la la question de la du coût de l'action nécessaire puisqueil y a ce qu'on appelle le coût de l'inaction climatique par exemple et là quel serait d'après vous le coût de l'action en la matière pour effectivement permettre à ce que on se porte mieux tout en respectant un équilibre en terme de biodiversité y a-t-il d'autres questions oui louis- Jean oui oui merci moi j'ai une question un peu subsidiaire concernant le paludisme euh est-ce que il y a il y a simplement un traitement chimique on parle beaucoup d'artémisiaen pour traiter le le paludisme est-ce que le développement de de plantes et pour le paludisme pour d'autres permet aussi d'être plus utile dans la biodiversité que le côté chimique bien je donne la parole à Nicole Bonnefoi et puis à Hervé Gil à l'issue ou merci monsieur le Président merci pour cette table ronde merci pour vos interventions un peu effrayantes euh et ma première remarque ma première pensée c'était en vous écoutant que l'espèce la plus euh dangereuse la plus désastreuse c'était l'homme en fait l'homme pour pour l'homme euh et que tout ça est lié au réchauffement climatique et que qui est responsable du réchauffement climatique c'est l'homme donc et l'homme qui pour autant ne se remet pas tellement en question hein on a vu avec le covid il fallait dépenser le monde d'après qu'est-ce qu'on a fait depuis la crise du covid j'ai l'impression qu'on recommence sans arrêt la même chose et et euh et donc c'est c'est c'est c'est c'est affligeant euh et moi enfin je parle pour moi là moi qui suis une une une femme politique je me dis mais que font les politiques donc euh euh mis à part réduire les moyens on voit sur la les les le réchauffement climatique le la nécessité qu'on a eu au regard de l'urgence à à prendre des décisions courageuses et on s'aperçoit qu'en fait c'est l'inverse qui se passe il y a quelques décisions de prise mais elles sont largement insuffisantes euh et euh et il est responsable bah des modes d'élevage vous l'avez dit tout à l'heure hein la production intensive et cetera enfin bref donc je je vais pas refaire le détail euh donc c'est bien que vous soyez là mais c'est bien aussi que vous soyez là pour nous éclairer on est ici des politiques euh j'espère responsa euh moi je l'ai vu il y a pas longtemps dans le cadre de la préservation des sols et donc des écosystèmes où j'ai porté un texte en disant la nécessité qu'il y avait au regard du changement climatique à préserver l'environnement et les sols en particulier et comp tenu de la crise agricole il m'a été répondu que c'était pas le moment donc je considère moi que au contraire c'est largement le moment et il y a longtemps que c'est le moment et donc il y a nécessité à ce que les politiques soient plus courageux qu'il ne qu' qu'il ne sont jusqu'à aujourd'hui donc je sais pas si vous pourrez me répondre mais ma question et celle-ci que devrai faire les politiques si ils s'emparaient de cette question de façon courageuse en matière de prévention en matière de recherche et cetera quoi merci pour vos réponses merci j'ai don la parole à RV Gil merci président euh pour prolonger la question de de Nicole et en soulignant effectivement l'intérêt de de cette table ronde on voit que le covars aujourd'hui est est peut-être pas suffisamment connu d'ailleurs et on a du mal à à voir de quelle manière des propositions peuvent s'inscrire aussi même si c'est modestes et c'est des premières briques dans des politiques des politiques territoriales et je crois que là il y a une vraie réflexion à avoir parce que il y a quand même des procédures de de prévention et de sécurité qui sont réfléchies à différents niveaux même au niveau communal on a des plans communaux de sauvegarde hein des plans communau de sauvegarde qui sont là aussi avec d'autres documents pour étudier les risques et commencer à faire des première proposition et moi je crois beaucoup à à ces petites briques qui petit à petit essayent de constituer une action de prévention globale et donc il y aurait un intérêt je crois ce qu'il y ait des premières propositions qui permettrai d'inscrire dans des politiques de prévention à différents niveaux déjà alors on sait que sur le moustique tir il commence à y avoir des mesures de prévention qui sont globalement un peu entendu mais sans doute pas suffisamment mais rien qu'à ce niveau-là il faut effectiv ement avoir je pense une position plus forte aujourd'hui et peut-être des propositions vraiment très claires euh à négocier discuter avec les collectivités territoriales on a aussi au Sénat une délégation collectivité locale et territoriale et ça peut faire partie de propositions très concrètes qu'on peut essayer effectivement de mettre en œuvre parce que comme vous l'avez souligné au niveau de la dingue du du chikongunia ils sont là hein ça y est je crois qu'il y a quand même un risque majeur que la dingue aujourd'hui prolifère sur notre notre territoire et donc il faut qu'on commence à agir et puis ça c'est pour tout ce qui est partie des collectivités mais en terme de procédure c'est aussi de voir comment au niveau sanitaire aussi notre notre système de santé s'adapte aussi par rapport à ces nouveaux enjeux peut-être que vous pouvez nous apporter aussi quelques éclairages complémentaires sur ce sujet je vous remercie merci je vais donner la parole à Martha de Sidrac merci président merci beaucoup pour vos différentes interventions et j'avoue que comme ma collègue Nicole Bonnefoi j'ai trouvé vot discours quelque peu alarmant mais sans revenir sur les questions qui vous ont déjà été posé évidemment sur le volet purement territorial hein vous êtes ici devant des sénateurs donc ça nous intéresse effectivement d'avoir votre vision sur la capacité des territoires à faire face à tout ce que vous avez décrit à l'échelle aussi d'un pays la France à l'échelle aussi du du continent européen mais plus globalement puisque les chiffres que notre collègue demi que je remercie pour ces tableau rondde à évoqué concerne en fait la planète toute entière et dans vos propos les uns et les autres vous avez évoqué les autres continents donc ma ma question est simple bien sûr éradication bien sûr nous sommes confrontés à quelque chose peut-être d'un peu nouveau dans nos sous nos latitudes dans nos territoires mais fondamentalement quel est véritablement aujourd'hui la position de la France je pense par exemple à l'AFD est-ce que laafd par exemple a des missions a des tion dans les continents dans en Afrique évidemment je pense à l'Afrique tout particulièrement qu'est-ce qu'on y fait notre coopération se traduit comment en matière de santé puisque on voit bien que lorsqu'on est malade à un bout de la planète ben ça ne nous épargne pas nous à l'autre bout de la planète et je pense qu'il faut peut-être aller aussi à la source donc j'aurais voulu vous entendre sur cet aspect là je vous remercie merci il y a-t-il d'autres oui Rena oui merci Président je pense que effectivement c'est une excellente initiative de de Stéphan de de nous avoir proposé cette table ronde d'abord peut-être dire que sur euh cette approche oneelse euh une une seule santé euh on est quand même culturellement extrêmement en retard en France pour vous donner une idée le le grand Muséum d'histoire naturelle à à Washington à plusieurs salles d'exposition que sur oneels et euh c'est vraiment euh euh quelque chose d'assez frappant la la différence de euh d'approche et et de prise en compte de cette logique Wels entre la France euh et et d'autres pays dans le monde notamment les États-Unis après on est vraiment devant une difficulté majeure c'est-à-dire que il y a le moment d'alerte mais il y a quand même le fait qu'on n pas toutes les solutions devant nous euh que le moustique tigre on va devoir vivre avec on va pas l'éradiquer euh qu'on a des injonctions contradictoires c'est-à-dire que il est certain que végétaliser les villes potentiellement ça peut attirer des moustiques mais d'un autre côté si on les végétalise pas on va mourir de chaud donc ça ira pas mieux en terme de santé publique donc c'est c'est vraiment c'est c'est là que sont no nos difficultés majeures ce qui m'amène finalement et ça fait éch évidemment à d'autres questions notamment celle derv juste avant c'est c'est que finalement notre première elle est quand même sanitaire c'est-à-dire c'est la capacité de dimensionner nos services de santé sur ces maladies émergante parce que en terme d'environnement au-delà du fait de dire qu'on va essayer de garder un environnement en bon état je je vois pas bien où est-ce qu'on va pouvoir limiter finalement le risque de diffusion puisque ces moustiques GL sont là pour longtemps et qu'on va pas on peut toujours mettre de l'insecticide partout mais les le désastre et les autres conséquences seront encore plus désastreuse donc donc moi je voudrais peut-être qu'on qu'on recentre sur l'aspect sanitaire les moyens de l'action publique en terme sanitaire et c'est peut-être là-dessus qu'il faut effectivement se se préparer merci je vais donner la parole à Simon Jun merci monsieur le Président merci à notre collègue de midi merci au aux intervenants j'avais deux questions donc je suis sénateur du morbillan c'est le 2e département breton colon is par le moustique tigre après les vilenes alors on on voit bien les les rapports de de l'ARS hein qui est désormais chargé de de ce travail eu moi j'avais quelques questions sur ces points particuliers à savoir en écho au propos que vous avez tenu est-ce que les ARS vous sollicitent effectivement parce que vous avez insisté avec beaucoup de de de justesse sur ce travail entre la santé la dimension environnementale la dimension aussi agricole et de de quelle manière elle vous sollicite ces ARS deuxème question on le voit notamment en Bretagne mais je pense que c'est le cas ailleurs beaucoup de de sites un peu générateurs sont notamment ceux qui stockent des pneus par exemple alors est-ce qu'il y a là-dessus des démarches de de sensibilisation d'information parce parce que encore une fois il s'agit pas de créer la panique bien sûr mais quand on lit dans les rapports élimination probable est-ce que vous pensez que c'est réaliste je fais écho à à des propos tenus par par certains de de de nos collègues parce que quand on vous écoute on se dit que c'est sans doute un veu pieux et puis dernière question sur les outres mers euh est-ce que vous pouvez nous nous faire un un point de de situation euh on va être amené là dans un autre cadre une mission d'information entreprise et climat mais à nous rendre sur site là dans une dizaine de jours et on voit bien que les les préoccupations sont quand même très fortes sur ces territoires qui sont souvent les territoires français aux avant-postes donc merci par avance pour vos éclairages merci je don la parole à George naturel merci monsieur le Président et merci en tout cas pour l'organisation de cette table rond alors ça tombe bien parce que je vais faire écho à ce qui vient d'être dit par mon collègue euh bon on parle de de recherche et autres et on fait souvent référence à l'Afrique mais en tout cas on a la chance en France d'avoir des territoires d'autre m nous avec avec le moustique depuis tout le temps donc pas de souci là-dessus la TIC sont les Américains qui nous l'ont importé pendant pendant la guerre la guerre en Nouvelle-Calédonie en tout cas on a réussi à s'en séparé parce que ça a impacté énormément notre élevage beauvin la dingue on l'X la je veux dire le paludisme la proximité de chez nous du rest a été atteint mais avec un traitement à la nivakine je suis aujourd'hui immunisé mais qu' ce qui concerne plus particulièrement le moustique et la dingue ou le chikungunia de la recherche on en fait depuis tout le temps avec l'Institut Pasteur avec tous les organismes de recherche au niveau des territoires du Pacifique et puis bon j'ai cru comprendre que notre mousticologue doit bien connaître ça puisque à l'accent je sens qu'elle vient de PO française donc nos territoires effectivement depuis tout le temps en fond de la recherche euh je crois que ce qui est important et ça a été dit tout à l'heure je pense que les les maires en tout cas avec notre compéten hygiène et sécurité c'est notre rôle aussi de faire de la prévention et en tout cas j'entendais dire on peut pas mettre de l'herbe dans dans nos villes mais si faut le faire mais en tout cas il y a des de la prévention à faire auprès de nos nos concitoyens c'est pas toujours facile mais en tout cas on a un boulot important à le faire et nous on le fait depuis tout temps euh la question que jeaais posé parce que je pense que chercheur mousticologue d'alconnette on a expérimenté nous en partenariat avec l'Université de de Melbourne euh un un un procédé qui s'appelle la volbakia c'està-dire qu'on a importé euh on a produit des moustique qui ont contré le moustique de la de la dingue et ça a été très efficace je veux dire on a aujourd'hui dans l'agglomération une agglomération de 180000 habitants sur les 270000 la Nouvelle-Calédonie ça le traitement s'est fait d'abord dans la capitale à nomeéa et ensuite toutes les communes de l'agglomération l'ont fait et aujourd'hui effectivement on a on a plus de quat dinges pratiquement quoi on en a encore quelquesuns mais en tout cas ça a été très efficace alors je vais là ma question c'est de savoir si euh cette démarche euh qui a prouvé son efficacité euh a a a je veux dire peut effectivement être aussi euh un élément pour effectivement la l'arrivée de la de la dingue dans l'Hexagone merci est-ce qu'il y a d'autres prises de parole avant que je donne la parole à nos invités pour qu'il répondre aux nombreuses questions qui ont été posées je n'en vois pas moi je voudrais reprendre un peu la question de de notre ami louis- Jean de Nicolaï sur l'artémisia et je est-ce que vous avez un avis sur ce sujet pourquoi cette plante n'est pas reconnue ici et et qu'est-ce qui pourrait être fait parce que c'est vrai que c'est une question qui m'est souvent posée de dire mais c'est c'est pas c'est c'est pas c'est pas une plante qui est qui est reconnue alors que c'est une plante très utile pour soigner voilà donc ça c'est une question et on travaille sur ce sujet j'essaie d'y travailler un petit peu et donc c'est j'aimrais bien qu'on me guide parce que c'est un peu compliqué des fois pour pour moi je sais reconnaître quand j'ai des difficultés que je ne sais pas résoudre un souci l'artémésia est une plante complètement reconnue puisque c'est la base du traitement actuel du paludisme le traitement euh recommandé par l'OMS et utilisé partout dans le monde c'est ce qu'on appelle des combinaison à base de dérivé d'artémisinine c'estàdire que c'est un dérivé d'artémisinine plus un médicament partenaire ce dérivé de l'artéisinine est extrait de la plante artemésia àua donc c'est c'est c'est la question c'est sa qu' des tisanes voilà il y a il y a l'histoire des des tisanes et je pense que Jean c'est la question qu'il voulait poser également tout à l'heure c'est qu'il y a tout un débat pour savoir si effectivement la tisane froide ou chaude donc avec cette plante donc de l'artémisia permet de lutter préventivement ou curativement contre le paludisme puisquil y a les fameuses maisons de l'artémisia qui sont venus nous rcont ouais mais là vous mettez dans une position difficile je je ne je ne recommande pas de prendre une tisane pour se traiter d'une crise de paludisme je recommande d'utiliser un Act maintenant euh je vais pas être enfin je dire on peut on peut mener des études avec avec avis du comité d'éthique euh permettant d'évaluer l'activité de tisan oui je suis pas contre mais j'attends j'attends les données j'attends les résultats et que ça soit publié dans les journaux sérieux merci je laisse répondre à mes collègues euh je vais peut-être prendre la parole sur les questions un peu un peu générales et notamment lié la rel avec les politiques et et et notamment le covars vous avez tout à fait raison madame la sénatrice l'homme est responsable du du changement climatique ça il n'y a absolument aucun doute là-dessus mais la question est peut-on limiter le nombre d'hommes sur la planète et l'activité humaine sur la planète je ne rentrerai pas dans ce débat ce que l'on peut faire c'est évidemment faire de la prévention et limiter au maximum les effets de l'homme sur la planète et les politiques ont un rôle majeur et c'est notre fonction au covarce de d'aider les politiques à prendre des décisions sur des bases rationnelles scientifiques solide validé scientifiquement et par exemple même si ce n'est pas directement le le réchauffement climatique mais ce que j'ai dit tout à l'heure sur la pollution atmosphérique il y a un progrès il y a un progrès indéniable qui est lié au fait que les scientifiques et les médecins ont poussé les politiques à à avoir une réglementation sévère européenne et que la France petit à petit arrive à surmonter le niveau enfin à passer en dessous pardon du niveau de de toxicité et on n pas complètement réussi mais on va dans le bon sens donc nous ne sommes pas là pour vous effrayer nous sommes là pour vous dire que nous scientifiques et médecins nous pouvons vous produire des données qui vous permettent de dire oui on peut aller dans ce sens-là utiliser tel traitement ou non on peut pas par exemple l'hydroxychloroine et ou quand ça n'est pas prouvé et vous poussez à établir des réglementations qui vont améliorer les choses hein c'est vraiment notre notre fonction alors pour ce qui est de la question qui nous a été posée sur les relations avec les les communautés et les territoires donc le covar s'est placé auprès du ministre de la Santé et de la recherche mais également c'est c'est la première ministre qui avait créé ce ce comité et donc nous participons à des réunions interministérielles et nous en avons une qui est prévue pour dans quelques semaines où nous le matinon réunit le ministère de l'Intérieur le ministère de la Santé le Ministère de la Recherche le ministère de l'Agriculture le ministère de la transition écologique et où nous présentons nos recommandations dans un esprit oneelse dans un esprit une seule santé de manière à ce qu'il y ait une convergence d'action publique sur euh nos recommandations qui sont pris au sérieux nous faisons le même travail au niveau de l'Élysée et merci de nous avoir invité mais nous serions très heureux de pouvoir venir vous en parler régulièrement ce qui est vraiment rassurant c'est que à la fois vous politique et nous la société mais surtout les jeunes il y a une prise de conscience extr importante de l'urgence de ces questions et donc nous sommes portés par ce mouvement et je crois que les politiques et les gouvernants ont de plus en plus l'attention à cela c'est vrai que notre capacité à atteindre les territoires n'est pas suffisante en tant que covarce et qu'il faut imaginer des des relais important la question de savoir si les ARS nous contactent c'est plutôt nous qui contactons les ARS c'est-à-dire que quand nous établissons là nous établissons un avis sur l'infection à westn virus nous contactons l' RS à kitain nous contactons les différentes ARS concernées nous contactons nous avons contacté pour la grippe aviaire sur laquelle nous avons émis un avis l'année dernière les Chambres d'agriculture donc nous essayons d'avoir un avis au plus proche des territoires c'est vrai que il faudrait qu'il y ait un aller-retour plus important nous recommandons également à la direction générale de la santé d'avoir une action vis-à-vis des ARS de manière à ce que par exemple pour la lutte contre la dingue et ma collègue vous en parlera mieux que moi mais la lutte contre la dingue les territoires français métropolitain ne sont pas suffisamment formés et et il n'y a pas que la dingue il y a le westn qui n'est pas le même moustique il y a deux façons de lutter contre ces moustiques et donc il y a des ARS qui sont mieux formés que d'autres dans le sud de la France en PACA ou en région agitè mais des ARS comme celle de la Bretagne ou d'autres qui vont être exposé ne le sont pas assez et donc ce que nous préconisons au niveau de de la DGS c'est que il y ait un un réseau d'interconnexion entre les ARS qui permettent un partage de connaissan un partage d'expérience de manière à ce que l'ensemble du territoir puisse bénéficier des des des avancé des uns et des autres voilà je vais peut-être pas être longue sur ces pointsl mais encore une fois merci de votre invitation qui est très précieuse oui je peux peut-être enchaîner sur les questions spécifiques oneels euh alors certes maintenant c'est un mot à la mode mais ça fait en fait quand même beaucoup plusieurs dizaines d'années qu'on travaille sur ces approches là euh moi quand je travaillais au Burkina sur la tripanneau et sur la transmission entre les mouches cc euh les porsins les animaux sauvages et en fonction du changement climatique de la végétation et cetera je faisais du oneel et je suis pas le seul enfin Anabella on faisait et cetera donc l'activité d'approche intégrée de la santé notamment sur les maladies infectieuses émergentes et vectorielles en recherche c'est vraiment quelque chose qui est assez ancien la la la la particularité c'est que le le je pense que c'est quand même une des leçons du covid euh ça a remis en lumière cette interconnexion entre biodiversité climat et et santé et c'est quand même en soi une une bonne chose après vous savez l'historique du oneels est une seule santé il y a eu plein d'autres concepts ecoels planetarels et cetera on va pas s'y attarder trop l'important c'est que maintenant il y a une définition internationale qui a été donné par la quadripartite c'estd les organisations internationales l'OMS l'OMSA c'est l'organisation mondiale de la santé animale la FAO et l'Unep le Programme des Nations Unies pour l'Environnement qui sont mis ensemble et qui ont créé un comité d'experts oneel don le premier rôle a été de définir ce que c'était que l'approche oneelse et en gros c'est une définition assez inclusive qui dit en gros que c'est l'interdépendance entre santé humaine santé animale et environnement et que ça doit être traité de manière intersectorielle entre les différents secteurs évidemment interdisciplinaire parce que c'est quelque chose de complexe donc il faut aller de la biologie moléculaire à aux sciences humaines et sociales en passant par l'épidémio et cetera mais aussi avec une approche multiacteur et là on rejoint d'autres questions qui sont que pour traiter ces questions au-delà de la recherche il faut impliquer les chercheurs mais il faut impliquer les décideurs les agriculteurs les éleveurs les les citoyens les gestionnaires de parc naturels et cetera et et et c'est absolument comme ça que ça peut se mettre en œuvre de manière concrète alors comme c'est un comp une approche complexe évidemment à un moment il faut la faire redescendre et c'est au niveau du territoire au niveau local qu'on arrive à faire la faire descendre le plus de façon le plus évidente quand on mais dans ce cas-là il faut travailler sur une problématique spécifique c'estàd faire du oneel c'est pas rester dans les nimbes faire du oneel c'est avoir une approche intégrée donc en gros quand on s'intéresse à la problématique par exemple TIC sur un territoire et bien il faut réunir l'ensemble des acteurs qui sont qui apportent de la compétence en terme de oneel c'est dire ce que je disait agriculteur éleveur médecin pharmacien vétérinaire chercheurs politique et cetera et traiter une question spécifique dans une approche intégrée en reconnaissant la compétence des autres à apporter quelque chose de complémentaire à sa propre compétence c'est comme ça qu'on fait N oneels et c'est comme ça que ça peut être vraiment décliné dans les territoires et donc il y a des initiatives hein qui ont été lancé sur des sujets spécifiques par exemple sur West Nil où on a vraiment des médecins des vétérinaires et au niveau institutionnel la RS et la la ddpe qui travaille par exemple ensemble en nouvelit pour essayer de comprendre les cas et d' détecter de mettre en place avec les parcs nationaux le FB en particulier de mettre en place des système de surveillance on va surveiller le moustique et les chevaux pour pouvoir détecter en fait les premiers cas ou la première circulation de West Nile avant que ça touche l'homme c'est quand même ça l'idée donc s'intéresser à l'environnement bien sûr dans un objectif entropique enfin dans un objectif de protection de l'homme et et c'est comme ça qu'on peut travailler sur les territoir et ça se fait il y a des réflexions en ce moment pour savoir si les comités territoriaux de santé ne pourraient pas avoir une approche un peu plus intégrée oneel c'est pas que santé humaine c'est pas s'intéresser qu'à l'homme mais bien s'intéresser à la santé animale à la santé des plantes et à la santé de l'écosystème et l'objectif c'est ça rejoint une autre question qui a été faite c'est sur sur la question de l'homme responsable de toutes les activités l'objectif c'est travailler sur ce que j'ai appelé à un moment des socio écosystèmes qui seraient en bonne santé des écosystèmes dans lequels l'homme est présent parce qu'on va pas se séparer complètement de la nature au contraire mais ESS de concevoir des socio écosystèmes en bonne santé et dans lequel on arbitre les choses avec des valeurs équivalentes entre santé humaine santé animale et santé de de l'environnement quoi globalement quant est-ce que la France est en retard sur le oneelse euh plus ou moins c'est-à-dire qu'il y a des choses sur le qui ont été développé dans d'autres pays d'un point de vue institutionnel par exemple le Sénégal a un conseiller oneelse du président bon est-ce que c'est la meilleure solution je ne sais pas dans plusieurs pays d'africain il y a des plateformes oneels qui ont été créé plateformes institutionnelles et qui ont un certain pouvoir auprès en général de la Primature en France on peut dire que le covars a été créé c'était une décision post post CS covid de décision de la présidence et de la première ministre qui a été dire on veut créer le crevars avec une approche intégrée oneel et on a écrit un papier là-dessus sur cette approche là donc il y a des initiatives qui en France qui existe le la France a poussé à cette création du comité d'experts oneels le LEP la France ministère des Affaires étrangères a été pousi pour cette création donc on a des choses qui se font en France et la FD en tant que agence de enfin banque pour le le développement finance pas mal de programmes dans le domaine oneelse alors on veut enfin moi travaillant au sirad on en a un certain nombre on aimerait toujours qu'il y en ait plus évidemment et je pense qu'à pasteur c'est pareil il n'empêche quand même qu'il y a pas mal de financement en cours on avait il y a quelques années un un projet qui continue qui s'appelle santé territoire qui a été développé au au au au Sénégal au Bénin et au au Cambodge au Laos qui visait justement à comprendre les les les socio écosystème en bonne santé et puis dernièrement on a eu à la suite de enfin la création de l'initiative présode hein pour prévention des des émergences zautiques qui a été décidé au one plan Summit par le Président de la République il y a 3 ans maintenant et qui est financé à hauteur de 30 millions par l'AFD et 30 millions par le ministère de la recherche et la composante de financement AFD et ça répond bien à cette question vous avez raison cette problématique des émergences pandémiques c'est une problématique mondiale on peut pas s'y intéresser uniquement en France et ce financement FD est fait justement pour qu'on développe des actions de terrain dans les pays que ça soit Afrique Amérique ou Asie dans lequel il y a des hotspots d'émergenence et dans lequel l'idée c'est de travailler beaucoup plus sur la prévention plutôt que sur la prép simplement aux émergences donc on a des financements c'est on peut toujours faire mieux mais et si on veut faire mieux en fait c'est bien ça l'objectif de pron mais aussi de ce qu'on recommande dans dans le covar c'est qu'il faut se mettre le plus possible en prévention même s'il faut aussi s'assurer que le système de santé fonctionne et capable d'accueillir une émergence mais plus on se mettra en prévention plus on va alléger le système de santé du bruit de fond en fait de toutes les les problématiques clinique et plus on accueillera facilement des émergences et plus on se mettra en prévention pour les les émergences plus on aura des outils que ça soit des outils de surveillance ou des outils de diagnostic ou ou de contrôle je veux répondre à la question sur la triade virus moustique et homme l'adaptation qui peut y avoir par rapport en fait au moustique et le moustique par rapport au à l'environnement euh sachant qu'en fait les virus on se focalise essentiellement sur la dingue la dingue en fait c'est un virus qui était qui affectait les animaux donc c'était principalement au sein d'un cycle sauvage dans les forêts d'Afrique et d'Asie du Sud-Est c'était que faisait intervenir donc des singes et des moustiquesqualom des moustiques zoophiles la question de savoir à quel moment en fait ce virus est sorti de la forêt pour PIR infecter euh des animaux domestiques et ensuite l'homme donc tout ce processus en fait qui est l' étude de voir comment est-ce que un virus s'adapte à de à de nouveaux moustiques et comment des nouveaux moustiques peuvent coloniser un espace qui est qui est nouveau donc d'une part ça va être l'impact des activités humaines sur la modification de l'environnement de ces sanctuaire de de circulation de virus et notamment tout ce qui est la déforestation les changements de pratiques agricole l'élevage et tout ça qui vont être des endroits où va avoir lieu ces émergences parce qu'on va simplifier le système vectoriel avec un Aô et un moustique qui s'adapte à ces environnements qu'on a changé alors qu'au départ le le réservoir dans les forêts était beaucoup plus dense une grande biodiversité c'est pour ça qu'en fait les initiatives comme présode qui vont investiguer au niveau des forêts et qu-ce que quels sont les virus potentiellement capables de d'émerger des forêts ça c'est extrêmement important parce que aujourd'hui ce qu'on fait on pense les PL on va regarder ce qui marche pas et on essaie de faire de faire en sorte que ça soit à peu près bien alors que l'origine de la question est vraiment dans ces dans ces forêts des sanctuaires et de comprendre quels sont les facteurs qui ont permis la sortie de ces virus de la forêt donc c'est pour ça qu'en fait la santé globale la santé mondiale on est tous de la même planète et donc forcément ce qui se passe en Chine en Amérique du Sud en Afrique ça nous concerne donc forcément en fait le développement des outils est important par exemple le le virus de la fièvre jaune a été isolé pour la première fois en 1927 et aujourd'hui on voit qu'il y a une résurgence même une réémergence de la fièvre jaune en Amérique du Sud et en Afrique mais à l'époque en 1927 on était capable de pouvoir détecter la fière jaune donc pour dire c'est une illustration comme quoi les outils qu'on développe va permettre la détection de certains pathogènes donc au fur et à mesure que ces outils vont se développer on voit détecter des pathogènes qu'on a jamais vu donc c'est pas parce que ils viennent d'arriver mais en fait ils étaient là mais qu'on les voyait pas donc forcément on est environné de de de de de de pathogène et à nousesser de comprendre qu'est-ce qui s'est passé pour que cet équilibre soit bouleversé et que finalement ils affectent l'homme et notamment les les virus de de de de moustique et et la dingue pour répondre en fait à la question de de cette bactérie je sais pas si vous êtes vous connaissez la bactérie volbia je vais répondre à notre collègue qui vient de Nouvelle-Calédonie je pense euh cette bactérie en fait elle existe naturellement dans 60 % des insectes cette bactérie en fait on l' isolé on l'a inoculé dans un moustique et c'est le moustique aides égypti qui est présent dans les Antilles et en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française donc en inoculant cette cette bactérie dans ce moustique cette bactérie a été capable d'interrompre la transmission de la dingue ok donc il y a des usine à moustique maintenant NouvelleCalédonie qui vont lâcher des moustiques avec cette bactérie et donc ça ça a commencé en 2019 et aujourd'hui il y a plus de cas de dingue en au moins à numea à Nea donc c'est un succès et pourquoi c'est un succès parce que la Nouvelle-Calédonie c'est une île et que ce genre de stratégie a été employé a été testé par exemple en Polynésie française sur l'Î de la Réunion il y a aussi le la la technique du malstéri qui est testé à la Réunion également en Guadeloupe pour être pour avoir une preuve le concept que ça marche bien parce qu'il y a pas de recolonisation possible donc on peut évaluer l'efficacité d'une stratégie ce qui est difficile dans sur un continent comme l'Europe d'une part en raison de la réglementation qui est extrêmement compliquée la réglementation européenne qui interdit l'utilisation de moustiqu avec volbakia sur le terrain donc ça c'est un gros souci euh deuxièmement c'est parce qu'en fait c'est un continent et il y a une centaine d'espèces de moustiques qui peuventevenenir peut-être coloniser les espaces laissés vacants par ce ce genre de moustique donc il y a des stratégies qui sont à les tunes il y a des chercheurs des équipes qui travaillent làdessus mais on est bloqué au niveau de tester cela sur le terrain et surtout en Europe merci non non pas de complément euh en ce qui concerne le paludisme en fait on la la lute antictorielle elle reste très classique hein c'est Mousti impr insecticide et c'est efficace et puis aspersion intradomiciliaire et en fait il a été montré que malgré le changement climatique dans dans en Afrique par exemple il faut intensifier et continuer à à lutter contre les vecteurs de cette façon puisque le président me propose de de conclure cette table ronde je voudrais le le remercier d'avoir accepté de traiter ce sujet qui vous l'avez compris me tient particulièrement à cœur je voudrais remercier nos invités pour leur disponibilité et pour pour leur exposé et puis permettez-moi de vous faire passer un dernier message nous sommes amenés les uns et les autres dans le cadre des groupes d'amitié ou de différentes fonctions à à voyager et c'est dans le cadre d'un voyage parlementaire quand j'étais député que j'ai contracté la malaria cérébrale et et donc je vous invite les uns et les autres à considérer que ça n'arrive pas qu'aux autres et lorsque vous faites un déplacement je regarde Guillaume en disant cela puisque je sais que la semaine dernière il était à braasaville n'oubliez pas de prendre votre traitement le jour du départ et 7 jours après votre retour voilà c'est vraiment très très important parce que ça narrive pas qu'aux autres et je ne le souhaite à personne en tout cas merci président d'avoir accepté cette table rondte merci et j'ai bien noté que il serait intéressant qu'on se rend compte de temps en temps et effectivement je pense que c'est une bonne proposition merci à vous pour votre écoute vos et pour vos réponses merci merci on va poursuivre après l'ordre du jour il y a encore une question à l'ordre du jour oui oui tout à fait