Allocution des vœux 2026 à Villeurbanne avec Gabriel Amard
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames, Messieurs, citoyennes, citoyens, chers amis, camarades, chaque année, désormais c'est une tradition, nous nous retrouvons pour un banquet républicain. Bon, moi je considère que c'est un moment un peu à part, un moment où on ne se contente pas d'énoncer des vœux convenus, mais plutôt pour moi, je ne le cache pas, l'occasion de revenir sur le chemin parcouru. Mais aussi sur les combats menés, un député n'est pas en dehors du réel, mais aussi vous partager des fidélités tenues.
L'an dernier, nous recevions un ambassadeur des Nations Unies pour nous parler de la Méditerranée, pour rappeler que notre bassin de vie est relié au monde. Et tout particulièrement pour la Méditerranée, nous sommes concernés. Le Rhône traverse notre bassin et finit en Méditerranée.
Et d'ailleurs, les interprétations de la carte de la Méditerranée, souvent, presque toujours, n'oublient pas de mentionner ville urbaine sur la carte de la Méditerranée. Et je dois dire que je vérifie à chaque fois, je veille au fait que nous ne soyons pas effacés de la carte quand on sait que nous sommes la 16e ville de France. Rappelez aussi que notre bassin de vie est relié au monde, disais-je, et que la paix, l'eau, la dignité humaine sont des combats universels.
C'est ce que, je crois, avec beaucoup d'émotion, nous avait fait partager l'ambassadeur Sergio Piazzi. Cette année, c'est une autre histoire que nous honorons, une histoire longue. Une histoire française, toujours un peu méditerranéenne, d'une certaine manière, mais c'est surtout une histoire de constance et de persévérance.
Car 2026 n'est pas une année comme les autres, pour moi. Il y a 40 ans, je rentrais pour la première fois dans la permanence parlementaire d'un sénateur. J'étais jeune, j'étais en colère, et je venais dire une chose simple.
La jeunesse refusait la sélection à l'université et la marchandisation des savoirs. Ce sénateur, c'était Jean-Luc Mélenchon. 40 ans ont passé, 40 années de combats partagés, de défaites parfois, mais de victoires aussi, ne vous inquiétez pas, vous allez regarder l'affiche.
Mais surtout d'une fidélité jamais rompue. La fidélité à l'égalité, la fidélité à l'éducation comme bien commun, la fidélité à l'idée que la République n'est pas un marché, non, non, mais une promesse. Une promesse émancipatrice.
Alors, le monde, aujourd'hui, que constatons-nous ? La sélection revient, la ségrégation est là, les savoirs sont de plus en plus marchandisés, l'université est sommée de se plier aux logiques de rentabilité, et pire encore, la planète brûle, honte à ma génération d'avoir fait trop peu, alors qu'il y a 40 ans déjà, les scientifiques alertaient. Pourtant, sachez que nous pensions faire beaucoup.
Retour de la nature en ville, infiltration de l'eau à la parcelle, l'ombrie-compostage, tri-sélectif, toilettes sèches, zéro phyto dans l'espace public, même jusqu'à l'éco-pâturage des chèvres dans les villes. Soutien aux coopératives citoyennes d'énergie renouvelable. Et nous étions au début des années 90.
Il est vrai que tout le monde ne le faisait pas, voire certains ne le font toujours pas. Du coup, nous devons maintenant nous organiser. Et vite, pour vivre en harmonie avec le vivant, au risque que l'humanité ne soit plus là pour parler du reste.
Et le reste, quant à lui, on ne peut pas le négliger. Tant les conditions d'existence sont dégradées, que dis-je ? Conditions d'existence, conditions de vie ?
Non, conditions de survie ! Quand on sait qu'ici, dans notre bassin de vie, ce sont, ce soir, 315 enfants à la rue. Un sixième de la population sous le seuil de pauvreté.
Cette réalité est là, et elle sera toujours là en 2026. Et ce n'est pas étonnant. L'année écoulée a été rude.
Rude socialement, rude budgétairement, rude démocratiquement. Les budgets votés ces derniers mois ont confirmé une orientation désormais assumée. Faire payer aux classes populaires, aux retraités, aux malades, aux collectivités locales, le coût de choix politique favorable aux milliardaires, aux multimilliardaires.
Des services publics affaiblis, une sécurité sociale rabotée, des communes asphyxiées financièrement, des associations qui ne tiennent plus, des retraités en difficulté, des commerçants et des entrepreneurs en danger. des salariés de plus en plus précarisés, des paysans en voie de disparition avec le libre-échange généralisé. 10 millions de pauvres dans la septième puissance économique du monde.
Bref, une France en urgence humanitaire. Face à cela, j'ai tenu une ligne simple. Ne jamais m'habituer à l'inacceptable.
Être député, pour moi, n'est pas un titre. C'est énormément de présence à l'Assemblée nationale, surtout dans ce contexte d'audition, de mission. Mais c'est aussi une méthode, une exigence.
Ces 15 derniers mois, en dehors des fins de semaine, quand on peut revenir de l'Assemblée nationale, nous avons sanctuarisé, construit 24 rencontres de quartiers dans tous les quartiers de Villeurbanne. 24. Je ne le dis pas...
Je ne le dis pas pour forcer la comparaison, mais tout de même, j'ai une conviction tranquille. Je ne crois pas qu'un autre élu de ce bassin de vie Villeurbanne en ait fait autant. Ah !
Non, pardon, j'exagère. Un autre représentant du peuple a forcément égalé à sa façon cette performance. Je le sais parce qu'il est reconnu pour cela.
Je veux citer mon ami et camarade, Mathieu Garabédien. Bon, quand d'autres, contrairement à lui, vous l'aurez compris, trop souvent se tairent dans une théorie d'ivoire ou exercent leur mandat aux heures de bureau pour être certain que vous ne les dérangiez pas trop. Mais bon, tout de même, vous en voyez beaucoup, vous, sans filtre, sur le pas de votre porte, à part des insoumis ?
Ces rencontres ne sont pas des opérations de communication, ce sont des moments d'écoute bruts crus pour nourrir le combat pour l'émancipation et le partage des richesses à partir de vos réalités de vie, à partir des lieux où s'expriment les difficultés, les colères, mais aussi les propositions. Car la République ne se décrète pas. Elle est une promesse de pouvoir faire mieux.
Moi, je n'oublie pas que vous m'avez demandé de vous représenter à l'Assemblée nationale pour m'opposer à la politique de M. Macron, pour augmenter les salaires et les pensions, améliorer le carnet de commande des artisans, des PMI, des PME, abroger la réforme des retraites, pour revenir à 62 ans, puis à 60 ans, bloquer les prix et les loyers à la baisse, faire en sorte qu'il n'y ait plus un minima social en dessous du seuil de pauvreté et une AAH au-dessus du SMIC. Enfin, une allocation autonomie pour la jeunesse, pour que nos enfants, devenant adultes, mangent, enfin à leur faim, et un toit sur la tête.
Alors, chaque fois que ce mandat ne peut être respecté, je censure le gouvernement, comme nous venons de le faire aujourd'hui, en déposant avec ma présidente de groupe, Mathilde Panot, une motion de censure. Je ne lâcherai rien de ce combat populaire. Je ne changerai rien de ses ambitions.
Je me battrai en ville urbannée qui ne renie rien à ce que, ici, nos ancêtres du mouvement ouvrier nous ont transmis. Parce que la République se construit avec les quartiers, avec les syndicats, avec les associations, avec des solidarités concrètes. Cette année a aussi rappelé combien la mémoire est un combat politique.
Quand la plaque des Justes de Villeurbanne a été profanée, ce n'était pas un simple fait divers. C'était une attaque contre ce que notre histoire a produit de plus courageux. Des femmes et des hommes discrets, ordinaires, qui, face à la barbarie, ont choisi l'humanité.
Restaurer cette plaque, la défendre. C'était dire une chose claire. Nous ne laisserons jamais la haine effacer la mémoire républicaine.
À l'Assemblée nationale, j'ai refusé le rôle de figurant auquel le gouvernement voudrait assigner les parlementaires. J'ai interpellé le gouvernement, bien sûr. J'ai porté des propositions et parfois, nous avons gagné.
Dernier exemple en date, la reconnaissance du droit à l'eau et à l'assainissement de qualité comme droit fondamental. Apporter au niveau européen est une avancée majeure. Une adoption a été acquise le 17 décembre dernier.
Affirmer que l'eau est un commun du vivant, dans un monde de pénurie et de pollution et nous en savons quelque chose ici dans le Rhône avec les polluants éternels qui s'incrusent jusque dans nos œufs ou nos mâches et autres légumes de nos potagers. C'est faire œuvre de civilisation. Lors de notre niche parlementaire insoumise, vous l'aurez compris, nous avons aussi montré qu'il est possible de fissurer l'ordre établi.
Nous avons été les premiers à faire adopter une résolution pour dire non aux mercosourts, non à la destruction de l'agriculture paysanne. Il y a mieux à faire pour protéger notre souveraineté alimentaire et développer une agriculture qui nourrisse bien et sans empoisonner. Pourtant, aujourd'hui même, le Conseil de l'Union européenne a voté cet accord avec la complicité, pardonnez-moi, hypocrite du gouvernement français.
Un énième coup de force alors que les agriculteurs, les Françaises et les Français et le Parlement s'y opposent. toujours lors de cette niche parlementaire, une unique journée où le groupe est maître de son ordre du jour, nous avons porté haut la défense des services publics avec le vote d'une proposition de loi en faveur de l'égalité dans l'accès aux services postaux pour tous nos concitoyennes et concitoyens, nos sœurs et frères en humanité des bassins de vie outre-marins. Nous avons aussi remporté une importante victoire pour la protection des emplois industriels stratégiques avec la nationalisation d'aciel hormital.
Comment organiser la planification indispensable pour vivre avec le dérèglement climatique si nous ne sommes pas souverains en matière de production de l'acier ? Oui, même minoritaire, on peut faire tout ça quand on est déterminé on peut imposer des débats et parfois obtenir des victoires et ceci en une journée. Imaginez alors si nous étions majoritaires le nombre de problèmes de tous les jours qui seraient réglés pour le pouvoir d'achat pour permettre à chacune et à chacun d'avoir un toit de manger à sa faim de pouvoir partir à la retraite s'il le souhaite à 60 ans mais avec une retraite digne de ce nom.
Bref, j'ai dit qu'on se partageait des choses pas totalement convenues. Alors moi, je vais vous faire cette confidence. J'ai hâte de pouvoir faire tout ça.
Patience, ça vient...
Je parle de 2027. Je sais, en 2026, il y a des élections municipales et métropolitaines. Je n'ai pas le droit d'en parler.
Dans cette cérémonie, en tout cas. Rassurez-vous, on en parlera en d'autres lieux. Mais, si, si, j'ai le droit de vous dire un truc.
Vérifiez votre bonne inscription sur les listes électorales. Oui, et vous allez peut-être devoir redoubler d'applaudissements quand je vais vous dire que je viens d'apprendre que 8000 personnes ont été radiées des listes à Villeurbanne. Bon, il y a sûrement des bonnes raisons à ça.
Mais, je vous invite à toutes et tous vérifier. Surtout, si vous avez déménagé dans Villeurbanne, sans refaire votre inscription. Méfiez-vous.
Pensez à aller vérifier avant le 4 février sur Internet ou en mairie avant le 6 février. Après, ce sera trop tard. Vous ne pourrez pas voter aux élections municipales et aux élections métropolitaines. 2026, tout de même, je m'y arrête quand même.
C'est le rendez-vous des communes. Ah, on ne parle pas des élections, mais on peut parler des communes. Je vous ai dit, et ne pensez pas que j'exagère, nos communes sont en danger. on leur confie toujours plus de responsabilités et on leur retire toujours plus de moyens.
Or, il n'y a pas de démocratie locale sans moyens financiers réels. Derrière chaque dotation supprimée, ce sont des services publics de proximité qui disparaissent et une république qui recule. 2026 est l'occasion d'organiser la résistance et pour ça, il faut du caractère, des têtes dures qui ne baissent pas les yeux, qui ont clairement ancré en eux que l'on gouverne pour répondre aux besoins des citoyennes et des citoyens.
Il ne sert à rien de gérer des villes avec comme unique boussole des indicateurs financiers si à côté la misère, la précarité, la peur du lendemain, envahit nos cités. Le SAMU social a rencontré un homme qui tantôt est hébergé chez sa sœur, tantôt dort dans des cages d'escalier. Lorsqu'en discutant avec le SAMU, il croise son fils qui ne sait rien de sa situation.
Il a honte, comme si c'était à lui d'avoir honte. Ses conditions d'existence mènent parfois au pire. Deux jours avant la nouvelle année, un homme connu du SAMU social est mort dans la rue.
Tout comme un autre de 50 ans aussi et une jeune femme de 20 ans qui était accompagnée par le SAMU social depuis ses 15 ans. Je sais que vous saurez faire le tri librement entre les candidats. Juste une consigne.
Lisez tous les programmes. Je dis bien tous les programmes. Bon, enfin, de celles et ceux qui en ont un, bien entendu.
Enfin, je veux redire ici notre position sur la Palestine. Une position constante à laquelle nous sommes restés fidèles et à laquelle nous resterons fidèles. Une position fidèle au droit international.
Condamner tous les crimes contre les civils, exiger un cessez-le-feu, refuser le double standard, le deux poids, deux mesures, que ça soit pour l'Ukraine, pour la Palestine et pour le Venezuela. Ce combat n'est pas périphérique. Il dit ce que nous sommes et ce que nous refusons de devenir.
Alors oui, l'année qui vient sera décisive, décisive pour nos communes, décisive pour nos services publics, décisive pour la démocratie, mais décisive pour la paix. Mais si une chose nous rassemble ce soir ici, j'espère pouvoir partager cette certitude forgée par le temps long. Les combats justes ne vieillissent pas.
Celui de l'éducation comme émancipation et non comme un marché, celui des services publics comme pilier de l'égalité réelle, celui des communes de l'eau à la connaissance, celui de la paix et du droit international, ces combats ne passent pas. Ils se transmettent, ils s'approfondissent et ils s'assument. Il y a 40 ans, en entrant dans la permanence de Jean-Luc Mélenchon pour dire que la jeunesse refusait la sélection et la marchandisation des savoirs, je n'imaginais pas la longueur du chemin. mais je savais déjà une chose.
Le peuple n'est jamais un figurant de l'histoire quand il décide d'y entrer. Et c'est pourquoi je veux conclure par ces mots, par tes mots, Jean-Luc, écrit il y a plus de 10 ans maintenant, mais je crois d'une actualité certaine. Le peuple n'est pas un décor de la politique, il en est le sujet.
C'est cette conviction qui nous a guidés hier, c'est elle qui nous rassemble ce soir et c'est avec elle que nous continuerons en 2026 ensemble à faire vivre la République. Je vous souhaite à toutes et tous une année de fidélité, de courage et de combat utile. Vive la France et que vive la République !
Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas de la vodka. C'est de l'eau du robinet. C'est toujours mieux contrôlé que l'eau en plastique.
Merci Gabriel. Mesdames, Messieurs, je renoue avec un rythme que j'avais fini par oublier, celui des voeux. Et évidemment, je le fais dans des conditions terribles puisque c'est à moi que revient la compétition avec vos estomacs puisque vous êtes là pour un banquier républicain et que sur vos tables, il n'y a rien aussi longtemps que je vais parler.
En général, il n'y en a que pour deux ou trois heures donc c'est affaire de patience. Je suis heureux de venir à l'invitation de Gabriel Amard qui, je ne sais pas pour quelle raison, nous renvoie 40 ans en arrière, mais il y a ici des gens qui sont de mon âge. Ils peuvent vous apprendre pour vous les plus jeunes que passer un certain délai, le passé cesse d'être un calendrier, il devient une vaste réserve où l'on va piocher de l'expérience, des souvenirs et des choses utiles pour la vie du présent.
Oui, Gabriel, votre député est l'un de mes plus anciens compagnons de combat, il avait 19 ans et moi, j'étais déjà vieux et on a commencé cette bataille ensemble. Le voir député de Villeurbanne m'a beaucoup ému parce que je connaissais un détail de son histoire dont il ne parle pas souvent, mais il a cette sorte de filiation dans le temps qui nous caractérise. Nous croyons, lui et moi, à l'histoire longue.
Nous croyons que l'histoire ne s'efface pas. Elle a ses traces et elle va perturbant le réel, l'agitant tout le temps. Notre histoire, à cet instant, est parcourue par tout le passé de l'histoire de France et nous en sommes dépositaires, chacun à notre manière, suivant ce que la vie va présenter devant nous et nous demander d'appeler du passé.
Gabriel est le petit-fils de la famille Ferrand et la famille Ferrand est juste parmi les nations parce que, au pire moment, elle a accueilli une famille juive qui se cachait. C'est pour nous une référence que de savoir que de tels êtres ont existé. Naturellement, nous n'allons pas nous les approprier, ils sont eux-mêmes, mais leur exemple nous apprend, nous enseigne, nous éduque, nous oblige, nous fait devoir, au sens le plus noble de cette expression.
Gabriel est donc tout ça à mes yeux et cette histoire qui se noue ici. Vous imaginez que, vous le disant, j'ai un peu la gorge qui se sert en pensant à ceux qui nous ont fait des leçons sur le sujet et qui lui en ont fait à lui aussi, qui n'a pas l'honneur de descendre d'un commerçant du marché noir, mais d'un résistant. Passons.
Il faut savoir surmonter, passer à autre chose et ne pas s'arrêter au poids des injures. Mais il faut que vous sachiez tous que c'est une souffrance pour nous de nous voir traités d'antisémites par tel ou tel donneur de leçons qui n'aurait pas eu le dixième du courage et des leçons qui nous ont été enseignées dans nos familles. Bon, Gabriel, la bise.
J'étais tout content de venir avec les trois V autour de Mathieu Garabédian, notre porte-parole locale, parce que vous savez qu'on n'a pas le droit de parler des élections municipales si on ne veut pas que tout ce que vous mangez soit imputé sur le budget des élections municipales. Alors, vous lirez entre les lignes à votre avis pour qui peut-être nous sommes en train de prendre position, mais je n'en dirai pas plus. Cher Mathieu, c'est un plaisir de te voir là, tout souriant, en début de séjour.
Mais, les... ouais, ça va lui donner du courage.
Évidemment, il y a Anaïs, Bélaoussa, chérifi, on m'a déjà dit dix fois qu'il fallait dire ABC. Moi, je l'ai toujours appelée Anaïs, elle s'est moquée de moi parce qu'elle s'appelle Anaïs, donc tout ça est parti en sucette il y a déjà longtemps. Mais c'est surtout, pardon Anaïs, les trois V, Vénitieux, Vouanvelin, Villarban, Yala, Abdelkader Lamar, député du Rhône, Idir, vous merci, va arriver, mais, il a droit à une petite mention particulière, c'est que, comme je dois vous présenter des vœux à tous, c'est que c'est fait, je considère, Idir en ce moment, et ce soir, il a comme dans tout le pays, le nouvel an berbère qui se célèbre.
Donc, un clin d'œil à tous les berbères de tout le Maghreb et les berbères de France pour leur souhaiter bonne année. S'il faut faire un vœu pour notre patrie, qui puisse nous unir tous, non seulement dans cette salle où la cause est acquise, mais au-delà. Comme nous devons le faire à partir de maintenant, puisque nous sommes au travail sur le nouvel horizon, qui est celui de 2027, ne tournons pas autour du pot, toutes les questions vont rester en suspens et nous aurons pour principale activité de parer les mauvais coups pour éviter qu'avant qu'il s'en aille, parce qu'il finira par s'en aller.
La situation des Françaises et des Français s'aggrave. Mais que pouvons-nous vouloir pour la France ? En général, par-dessus de tout, c'est que nous puissions continuer d'être Français comme nous l'entendons, comme nous voyons notre patrie.
C'est-à-dire qu'elles se guérissent une bonne fois de cette abomination qui est le racisme et l'islamophobie qui empêchent le peuple français d'être un et indivisible. Parce que la formule la République une et indivisible, ce n'est pas seulement une affaire de frontières. Bien sûr, dans le passé, nous avons été continuellement envahis par notre voisin.
Donc la République une et indivisible, ça voulait dire qu'il n'était pas question qu'on nous en prenne un bout. Mais depuis toujours, cela signifie d'abord l'unité du peuple français. Et ce qui fait l'unité du peuple français, ce n'est pas je ne sais quelle magie, mystique, idéologie nationaliste qui nous subjuguerait.
C'est l'unité de la loi. La loi est la même pour tout le monde. Et la loi condamne le racisme qui n'est pas une opinion, mais un délit.
C'est la raison pour laquelle, pour le respect de la loi, le respect de la souveraineté du peuple, le racisme est l'ennemi fondamental de la nation et du peuple français. Et comme il y aura un gouvernement insoumis, n'en doutez pas. Alors ce gouvernement interdira par tous les moyens que la loi met à sa disposition, que d'une quelconque manière se perpétuent les agressions, se perpétuent les insultes, se perpétuent ces manières de faire qui restent impunis.
Il n'y aura plus un seul crime raciste. Et le racisme étant lui-même un crime qui ne soit pas impuni. Voyez-vous, quand je pense que l'année commence, qu'il nous vient un petit Saïd et que ce qu'il accueille, c'est une campagne raciste, eh bien je suis comme vous tous, révulsé d'horreur.
Bienvenue petit Saïd, bienvenue à toute ta famille, bienvenue à tous ceux qui constituent la communauté que nous voulons être en France. Tous unis, français, parce que c'est notre pays, à nous tous. Qu'est-ce que j'apprends aujourd'hui ?
Que les guignols qu'on a vus à Troyes faire une soirée où ils s'amusaient, les uns à être déguisés, en affidés du cluc-clux-clan, vous savez ce que c'est ? Ce sont ces bandes racistes déguisées des États-Unis d'Amérique qui pourchassaient les Noirs et les pendaient ou les lynchaient. Et d'autres s'étaient déguisés en Noirs parce qu'ils trouvaient ça drôle.
Il y a eu un procès et les voilà relaxés. Pourquoi ? Parce que l'accusation s'est trompée.
L'accusation disait cette incitation à la haine raciale. Alors, les juges ont dit « Ah ben non, c'était une soirée entre eux ». Pardon ?
Une soirée entre eux ? En France, on fait des soirées où on se déguise en assassin de Noirs ? Nous ne comprenons pas cette décision de justice et qu'on ne vienne pas nous dire que l'accusation s'est trompée car l'accusation, c'est un professionnel qui l'a fait, un procureur.
Les procureurs doivent mesurer comme les juges les conséquences de leurs décisions sur l'esprit public. Il ne doit pas être cru une seule seconde dans ce pays qu'on peut s'amuser à faire les guignols racistes pendant une soirée. Ils doivent être au contraire punis et punis autant qu'il le faut pour qu'ils n'aient plus jamais envie de recommencer et que d'autres n'aillent pas les imiter.
Comme nous l'avions dit lorsque après qu'on nous ait traité de passionnément antisémite, de con, de main au cul, le juge dit « Oui, ce sont des injures, mais que vous les veux ? » C'est M. Tartemuche qui lui a plein de followers et est bien vu dans la société.
Alors oui, c'est une injure, mais relax, il ne sera pas puni. Écoutez-moi bien, ce n'est pas nous que ça atteint. Bien sûr, cette décision a provoqué des centaines de messages hostiles reprenant l'injure.
Ce n'est pas nous que ça atteint le plus. Car nous sommes des militants politiques. Nous sommes capables de réfléchir, de comprendre, de mettre les choses à leur place.
Mais ces manières de faire corrompent l'esprit public et tous ceux qui parlent ou qui rendent la justice, car c'est la règle dans notre pays, la justice est rendue, et ça se dit comme ça, au moment où on rend la décision au nom du peuple français. Eh bien, c'est l'esprit du peuple français. C'est sa représentation qui est pourrie par des méthodes pareilles.
Chacun doit faire appel dans sa responsabilité à ce qui leur attache au devoir sacré de respecter les fondamentaux de la vie commune qui est la règle républicaine. Je vous le dis avec toute la passion que je crois exprimer en votre nom à tous puisqu'à cet instant, je suis filmé et que mon message se diffuse dans tout le pays. Alors, il faut bien sûr faire face Il y a une bonne nouvelle aujourd'hui dans l'esprit du service qui est dû au pays.
L'entreprise d'intelligence artificielle qui a été créée par des Français après que le CNRS lui-même ait mis au point une intelligence artificielle montrant que nous, les Français, nous sommes capables de nous hisser au top niveau des capacités de notre temps. Eh bien, cette entreprise vient de conclure un accord avec l'armée française et dorénavant, d'un bout à l'autre, nous serons maîtres de nous-mêmes. Ça veut dire que la France court dans le peloton de tête car si non seulement elle a une intelligence artificielle mais qu'elle lui confie le soin de travailler pour ses armées, c'est qu'elle fait elle-même la démonstration de la valeur.
Voilà ce qui nous paraît important. La France n'est pas cette petite chose. Petit pays avec un petit président qui s'excuse d'être là quand il est devant les puissants et qui nous nargue quand il est devant nous.
Qui organise des élections dont il ne respecte pas le résultat et qui ensuite va donner des leçons de démocratie au Venezuela. Non, la France a cette capacité de faire et elle peut le faire au service du monde entier car nous ne sommes pas des dominateurs. Nous ne sommes pas là pour affirmer je sais quel néocolonialisme que nous incarnerions.
C'est le contraire. La France gouvernée par les insoumis met en partage son intelligence. Elle met en partage pour recevoir à son tour les bienfaits de la recherche et de l'intelligence des autres.
Cela signifie par exemple que le gouvernement insoumis aura à cœur de créer cette université de l'espace puisque nous Français sommes capables aussi de maîtriser d'un bout à l'autre la chaîne de la production de ce qui est nécessaire pour aller dans l'exploration spatiale et notamment la construction des fusées avec des moteurs nouveaux qui permettent la récupération de ces objets. Cela mes amis, c'est le 21e siècle. Respirez en grand en pensant à votre pays.
Nous ne sommes pas les vaincus d'avance. Nous ne nous excusons pas d'être là. Nous avons beaucoup à faire, beaucoup à proposer.
Je viens de parler du numérique, je viens de vous dire un mot sur l'espace, je ne vais pas plus loin. Il y a la mer et il y a ce rond du 21e siècle qui est la santé humaine. Car voyez-vous, le changement climatique, ce ne sont pas seulement des tempêtes, ce ne sont pas seulement des ouragans, ce ne sont pas seulement la mer qui monte et des faits, tout ce qui se trouve sur les rivages où 50% de l'humanité habite.
Le changement climatique, c'est le changement de tous les biotopes, comme on dit, c'est-à-dire des endroits qui voient des animaux, des insectes, bref, la biodiversité est particulière et attachée à ces biotopes. Ce n'est pas que cela, c'est que tout ça change de place. si bien que nous sommes confrontés tout d'un coup à un problème qui n'avait jamais été envisagé auparavant dans l'histoire de l'humanité.
Les êtres humains sont malades de leur propre création, de la nourriture malsaine qu'ils produisent, de l'empoisonnement de toutes les rivières du pays, de l'empoisonnement de toutes les personnes qui sont dans cette salle qui, si on analyse leur corps, sont toutes polluées. par les polluants éternelles. Et bientôt, nous aurons à affronter ces insectes qui montent du Sud vers le Nord et que nous ne connaissons pas.
Le paludisme, bientôt, sera ici, qui est la grande affliction du Grand Sud. Et donc, la santé humaine devient une nouvelle frontière qu'il va falloir maîtriser. Ça veut dire de la recherche.
Ça veut dire des hommes et des femmes qui choisissent de faire des études scientifiques, des études de médecine. Ça veut dire la capacité pour la France d'être autonome pour produire ces médicaments et cesser de considérer tout ce qui vit, tout ce qui bouge, tout ce qui est produit comme une marchandise qui fait que maintenant, nous apportons l'essentiel des médicaments dont nous avons besoin dans ce pays. alors que nous étions largement en tête de ceux qui étaient capables d'en inventer et d'en produire et d'inventer les méthodes et les techniques qui permettent d'aller toujours plus loin dans ce domaine.
Et souvenez-vous que vous êtes citoyen d'un pays qui, jusqu'en 1959, interdisait que l'on fasse le commerce des vaccins parce qu'on considérait que le vaccin soignant une maladie, il concernait donc tous les êtres humains et qu'à partir de là, il n'avait pas à être une marchandise et qu'on devait le mettre au service de tous les êtres humains comme le savoir en général. Souvenez-vous de ceci vous autres qui m'écoutez. Le capitalisme de notre époque est en obscurantisme.
Nous autres Français qui avons contribué si fort au développement de l'humanisme philosophique puis aux Lumières qui ont éclairé en quelque sorte la pensée et favorisé le développement des sciences. Il faut avoir tout cela à l'esprit au moment où nous avons affaire à des gens qui ont décidé que qui n'a pas l'argent ne peut pas accéder à ce qui est possédé par un brevet. Et ils font entrer dans les brevets jusqu'aux vivants.
C'est-à-dire que certaines catégories de légumes, certaines catégories d'animaux, certaines catégories de codes génétiques sont devenues des propriétés privées comme si quelqu'un avait le droit et la possibilité de s'approprier et ils le font l'air, l'eau et le vivant. Voilà l'époque dans laquelle nous sommes. La jeune génération va devoir porter sur ses épaules de relever tous ses défis.
Aucune génération avant elle n'a eu à connaître une telle addition de défis. Tous, en quelque sorte, nous avons vécu dans un autre monde. Nos enfants, nos petits-enfants deviennent les gestionnaires de ce désastre et c'est d'eux qui doivent trouver le moyen d'en sortir.
Alors ça, je vous ai parlé de la bonne nouvelle, la mauvaise, c'est évidemment aujourd'hui Mercosur. Alors là, c'est le pompon, quoi. Mesdames, messieurs, la France qui s'est déjà fait expulser d'Afrique, qui va passer en Asie, reçue magnifiquement par les Chinois et se comportant grossièrement dès le retour en les menaçant comme si on pouvait menacer la Chine de quoi que ce soit qui est un sens à 69 millions en face d'un milliard 400 millions de personnes.
Tout ça est absurde. Alors, nous étions déjà mis au banc de tous ces pays et cela nous déchire le cœur. Vous voyez la nature de nos relations avec le Maghreb, comment on est-on arrivé là ?
Alors, on dit oui, les Algériens, le gouvernement algérien et l'Assemblée nationale algérienne a voté ceci et cela. Ben oui, mais en attendant, l'Assemblée nationale française a bien voté, elle, l'abolition de l'accord de 1968 avec l'Algérie. Vous vous étonnez que les Algériens vous répondent ?
Mais pour qui les prenez-vous ? C'est que vous ne les connaissez pas. Donc, vous ne connaissez pas le peuple français parce que le peuple français est aussi héritier de l'Algérie parce que nous sommes un grand nombre de binationaux.
Nous sommes un grand nombre de maghrébins français et je m'honore de l'être parce que je suis né au Maroc. Vous ne connaissez rien à ce qu'est notre peuple. Quand vous parlez de cette manière-là au Maghreb, il s'agit pour vous de rayer de votre tête que vous avez été les colons et qu'à ce titre, vous vous êtes très mal comportés, dirais-je, à ceux qui s'obstinent et non pas aux autres.
Je suis moi-même un pied noir et je retire à qui que ce soit le droit de parler en mon nom quand il s'agit du Maghreb car c'est un seul peuple ici, celui dont je vous parle. La condition pour pouvoir être un seul peuple français, c'est d'accepter ce que nous sommes comme nous le sommes avec maintenant des enfants, des petits-enfants, des tontons, des tatas, des grands-pères et des grands-mères qu'on va voir au bled une fois par an. Ce sont nos familles et dès lors, vous devez accepter la vie comme elle est.
Cela n'a pas de sens de pousser du bout du doigt les uns ou les autres au bord de l'assiette. Et ce que je suis en train de vous dire, nous l'avons théorisé en disant vous croyez que c'est la seule chose qui soit nouveau en France ? Oui, c'est la Nouvelle France.
Mais la Nouvelle France aussi, ce sont les femmes et leurs droits nouveaux qu'une génération en arrière. Personne n'avait. La Nouvelle France, ce sont de nouvelles familles recomposées, mais ce sont des familles et ainsi de suite.
La Nouvelle France, c'est ces gens qui ont tous changé d'endroit parce que le grand problème, s'ils considèrent que c'est un problème, mais la grande nouveauté du peuple français, ce n'est pas l'immigration venue de l'extérieur. La grande nouveauté, c'est l'immigration de l'intérieur. C'est-à-dire que tout le monde a changé de coin et qu'un Français sur deux n'habite plus à l'endroit où il est né ou dans le département où il est né, que plus d'un étudiant sur deux ne continuera pas son existence là où il est né et là où il vient.
La France est un grand peuple mêlé de toutes sortes et nous sommes heureux comme ça. Nous n'avons pas des nostalgies désuètes à l'égard d'un passé qui de toute façon s'est évaporé à jamais. Il n'y a pas de France de souche.
Il n'y a qu'une France actuelle, immédiate, celle qui est là et qui veut être la France et qui ne peut l'être qu'à la condition de pouvoir s'aimer librement, se déplacer librement, sans que sans arrêt on vous demande d'où vous venez comme une manière de vous demander qui vous seriez réellement. Nous ne sommes rien d'autre que ces individus que vous voyez devant vous, ceux qui mangent avec vous, ceux dont les enfants s'entendent entre eux, vont et viennent et ne regardent pas dans le code de la nationalité de leurs grands-parents ce qu'ils ont droit de faire quand ils s'aiment. Telle est la vérité supérieure du peuple français, sa volonté d'être le peuple français.
Comme vous le voyez, je suis déjà dans 2027. Je ne sais pas quelle sera ma place dans la campagne et je vous le dis bien franchement. nous avons une chance qu'aucune autre équipe dans ce pays n'a.
Nous sommes une équipe. Nous sommes capables de faire non pas un mais plusieurs gouvernements avec des gens qui sont des spécialistes dans leur domaine parce qu'ils ont appris à l'Assemblée nationale tout ce qui concerne le fonctionnement de l'État parce qu'ils sont allés au bout de leur propre culture et quand ils ne savaient pas, ils apprennent. Ils apprennent, ils apprennent, ils apprennent sans arrêt.
Nous avons un programme. Nous sommes prêts. Mais surtout, ce que vous verrez, quand on vous parlera d'une femme, d'un homme à élire, souvenez-vous que lorsque vous parlez de la candidature insoumise, vous parlerez d'une équipe.
Vous parlerez de Gabriel Lamar, vous parlerez de Lamar, vous parlerez de Boumercitte, vous parlerez d'Anaïs, vous parlerez de Mathilde Panot, vous parlerez de Clémence Guettet, vous parlerez de Manuel Bompard, etc., etc., etc.
Réfléchissez-y, hommes, femmes, sans doute, nous sommes l'équipe la plus mixte qui existe dans ce pays. J'y insiste pour qu'on y pense. Nous sommes au 21e siècle, mesdames, messieurs.
Et il faudrait se souvenir qu'il n'y a pas d'autre règle supportable que celle de la parité. Autant de femmes que d'hommes, autant d'hommes que de femmes. Et voyez-vous, nous autres, nous sommes à l'avance.
Les deux vice-présidents de l'Assemblée nationale insoumise sont deux femmes. La présidente du groupe de toute la gauche radicale au Parlement européen est une femme, Manon Aubry. La présidente de notre délégation au Parlement européen est une femme, Marina Mesur.
La présidente de notre groupe à l'Assemblée nationale est une femme la plus jeune qui ait jamais été élue dans cette fonction, Mathilde Panot. Je vous dis tout cela pour que vous regardiez ce qui est en train de se présenter. Oui, nous sommes entrés en campagne municipale, mais nous faisons une campagne municipale où nous articulons ce que nous faisons dans la campagne municipale avec ce que nous allons faire dans la campagne présidentielle et dans le gouvernement.
Comment l'articulons-nous ? J'ai vu deux ou trois facas qui se risquent à me faire la leçon en oubliant que, comme je l'ai déjà dit cent fois, si vous tirez les moustaches du tigre, ne vous étonnez pas du résultat après. Non, articulé, ça ne veut pas dire qu'on va profiter de la municipale.
Nous construisons l'adhésion du peuple français, quel que soit le résultat des élections à un programme. Voilà ce que nous faisons. Quand nous faisons campagne pour que localement il y ait un référendum d'initiative citoyenne, nous ne savons pas quel résultat nous allons obtenir à l'élection municipale.
Mais nous savons que, chemin faisant, nous aurons encore convaincus et 10, et 20, et 30, et 50, qui se disent « Ah, ça c'est une bonne idée ! » Et puisqu'elle est bonne au niveau local, pourquoi ne le serait-elle pas au niveau national ? C'est exactement comme ça que nos anciens ont construit l'adhésion aux idéaux de la gauche.
C'est que les communes de gauche inventaient les habitations à bon marché, ça s'appelait, les piscines municipales, les bibliothèques municipales, ce n'est pas l'État qui a inventé ça. C'est à partir du terrain qu'on a construit tout ça. Eh bien, on construira à partir de ce que nous allons dire.
La cantine gratuite, bio, ne vous souciez pas, je ne vais pas vous casser la tête toute la soirée à vous parler sur toute chose qu'on mange. Mais regardez bien, comment une mesure en appelle d'autres ? Figurez-vous qu'il n'y a peut-être pas une carotte qui se plante à moins de 200 km d'ici.
Il faudra donc, si l'on veut des cantines bio, qu'il y ait des paysans qui fâchent du maraîchage. Parce qu'on ne va pas importer depuis, avec le Mercosur, depuis l'Argentine ou le Brésil, les carottes et les poireaux dont on a besoin pour faire une cantine municipale qui, naturellement, doit être une cantine bio. Si bien que l'idée de cantine municipale gratuite bio crée un marché pour les paysans qui pourront vivre de leur agriculture vivrière.
Et tout le monde y gagnera. Voilà pourquoi c'est à cela que nous voulons faire réfléchir. Que chaque personne se dise, mais, ah, c'est pas mal ce qu'ils disent, mais comment ils vont faire ?
Alors, on va vous expliquer à chaque fois le mot-clé est la planification. Et la planification, ça veut dire être capable de recueillir la demande telle qu'elle est sur le terrain. Nous, nous ne gouvernons pas à partir du marché, nous gouvernons à partir des besoins.
Ceux qui prétendaient que le marché, avec sa main invisible, allait être organisé. Enfin, on avait trouvé quelque chose de supérieur même à la religion pour régler les problèmes. Le marché.
Patatra, il n'y a rien qui marche. Et celui-là même qui se réclamait le plus bruyamment du marché, les États-Unis d'Amérique, que ce soit Joe Biden ou que ce soit Trump, soit dit par parenthèse, eh bien, vient maintenant de décider que ce n'était plus le marché qui fixait le prix des objets, c'est les droits de douane. Il a donc mis des droits de douane.
Eh bien, le jour où il a mis les droits de douane, il a tout simplement prononcé la fin de l'ère libérale. Nous sommes entrés dans autre chose et dans cette autre chose. Les Français doivent faire appel à ce qu'il y a de meilleurs dans leur tradition.
La France s'est construite autour de son État, autour de la loi que l'État mettait en œuvre, si bien que la planification écologique trouvera en France et doit trouver un appui l'État. Mais alors, il faut d'abord qu'il y ait le capteur. C'est là que les communes jouent le rôle essentiel.
Voilà pourquoi le collectivisme insoumis repose sur ce qu'on a appelé, excusez de tous ces mots en isme, repose sur le communalisme. La commune est la structure de base de la démocratie de quoi ? Du peuple.
Ce n'est pas pareil qu'une classe, le peuple. C'est des catégories sociales d'exploités, sans doute, de salariés. Mais c'est un concept plus large dans lequel il y a les retraités, il y a les étudiants, il y a les personnes qui ne peuvent travailler.
C'est le peuple. Et quelle est sa structure démocratique commune ? La commune, bien sûr.
C'est pourquoi le mouvement insoumis a fait ce tournant communaliste il y a quelques années. Mais comment le fait, nous ? Pas blablabla.
Sérieusement, le crayon à la main, en travaillant, en discutant, en lisant, en faisant le bilan du passé. Qu'est-ce qu'on a dit à telle époque ? Qu'est-ce qu'on a fait pour qu'on s'est raté ?
Pour qu'on peut faire mieux ? Voilà qui nous sommes. Alors, je comprends qu'on fasse peur, hein ?
Bah, tant mieux. On sait à qui on fait peur, hein ? C'est pas vous, hein ?
Par conséquent, que ceux qui ont peur de l'État sachent qu'avec les insoumis, en effet, il y a une volonté. Mais l'État, en France, a été détruit largement par le néolibéralisme. D'abord, sous la forme des services publics, parce qu'ils ont tout voulu vendre, l'éducation, la santé, tout, tout transformé en marchandises.
Et le résultat, il n'y a rien qui marche. Ou plus exactement, il n'y a qu'une chose qui marche, la machine à faire du cash, du fric, des milliardaires de plus en plus riches, des millionnaires de plus en plus millionnaires. Et une masse de gens qui ne savent comment il se fait que quand on va aux urgences, on attend pendant des heures, qui ne savent comment il se peut que l'hôpital repose entièrement sur le dévouement des personnes qui y travaillent, qui, dès qu'elles faiblissent sous la charge qui est faite, alors tout se bloque, tout s'arrête.
Comment c'est possible ? Comment nous, qui avons créé la sécurité sociale dans un pays qui était détruit, nous pouvons être dans une situation pareille aujourd'hui ? Qui a détruit ce pays ? 5 000 kilomètres de voies ferrées qui n'existent plus, une école fermée tous les jours, une maternité tous les mois, l'équivalent de 600 hôpitaux en moyenne fermés par les lits qu'on a supprimés et ainsi de suite, je pourrais faire une longue liste.
Et maintenant, voilà la catastrophe finale. Les Français, comme tous les autres peuples du vieux continent, les Français qui encore en 2000 avaient 2 enfants, 1,1, je n'ai jamais rencontré 1,1, et bien maintenant sont à 1,6. Je ne sais pas si vous rencontrez des 1,6, mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça ne fait pas 2.
Et si ça ne fait pas 2, ça veut dire que la population française a cessé de se renouveler et qu'il meurt plus de gens qu'il n'en est. Et cette année, il y a 1 000 Français de moins, comme si nous avions quelques batailles que nous mènerions ici ou là. Vous voyez la quantité que ça veut dire.
Et dites-vous bien que la société capitaliste, on vit dedans. Elle ne sait pas vivre avec une population en déclin. Elle ne sait pas vivre s'il n'y a pas des générations qui continuellement viennent demander, acheter ceci, cela, parce qu'ils ne l'ont pas.
Nous allons donc là aussi au devant d'une grande crise. Voilà la France. Ils ont saccagé l'État et il faudra le reconstruire.
Oui, le mouvement insoumis est un mouvement qui articule l'État et la Commune. mais l'État. Et je veux, à cet instant, mettre les points sur les i.
Défendre l'État, ce n'est pas défendre la machine étatique, c'est défendre l'idée de l'État. L'idée de l'État, c'est le bien commun. Et le bien commun, il est commun.
C'est-à-dire qu'il est à tout le monde, y compris à ceux qui ne sont pas d'accord avec nous, et vice-versa. C'est-à-dire que l'État doit être absolument un État impartial. un État qui n'est pas approprié par un parti politique ou par des groupes d'intérêts.
Il est certain que la première des tâches que nous aurons à accomplir, c'est de séparer l'État de l'argent, comme nous avons séparé l'État autrefois des églises. Séparer l'État de l'argent, ça veut dire que les grands serviteurs de l'État doivent cesser de circuler de la sphère privée à l'affaire publique, doivent cesser de se fabriquer des carnets d'adresses pour ensuite aller les revendre. que ce qui appartient à l'État est inaliénable, que ce qui est du bien commun, l'air, l'eau et combien de ces choses comme la santé publique, le savoir, tout ça est un bien collectif.
Et il faut un État, je l'ai dit, qui n'appartienne à personne. Il faut donc que chacun se tienne à sa place. J'en profite pour m'expliquer sur ce point.
Ce n'est pas parce que je suis moi-même un homme passionné, entouré de femmes et d'hommes passionnés, dont toute la vie est organisée autour de la défense d'un certain nombre d'idées et de principes, que je ne mesure pas l'avantage inouï pour notre pays d'avoir un État qui fonctionne et qui n'appartienne à personne. Nous en sommes les défenseurs de cette indépendance de l'État. Ainsi, quand le chef d'État-major des armées s'exprime et qu'il dit que nous devons nous préparer à la guerre avec les Russes, je ne lui reproche pas telle ou telle expression concernant la guerre elle-même.
Je le féliciterai d'avoir rappelé que la guerre, ça veut dire mourir. Je le rappelle à tout le monde, ce n'est pas un jeu. Et nous autres Français, vous connaissez comme moi la carte du territoire.
Eh bien, regardez où sont les centrales nucléaires et vous avez une idée d'où sont vos talons d'Achille. Dans le coin, vous êtes servi. Alors non, autant le redire tout de suite.
La guerre, jamais. Nous ne la voulons pas. Et nous ferons tout aussi longtemps qu'on le peut.
Fusse par des palabres interminables, mais tout vaut mieux que la guerre, car de la guerre, nous ne nous remettrons pas. Telle est la situation, non seulement de la France, mais aussi longtemps que la Terre va tourner dans le sens, eh bien, c'est le cas de toute l'Europe. L'État, ce n'est pas un militaire si prestigieux qu'il soit.
Je ne connais pas cet homme et je ne porte pas une appréciation personnelle sur lui. Le général Mandon et le général Mandon, je ne le connais pas. Mais il est le général, chef d'état-major des armées.
Et ce n'est pas lui qui doit dire qu'il nous agresse. De même que j'ai protesté quand j'ai entendu le président de la République dire que les Russes agressaient nos hôpitaux. Pourquoi est-ce que je proteste ?
Pas parce que je veux défendre les Russes, mais tout simplement parce que je pose la question de la responsabilité. Si vous dites que les Russes attaquent nos hôpitaux, alors vous, vous faites quoi ? Qu'est-ce que vous faites, monsieur le président, à part en parler à la télé ?
Si nous sommes agressés, il faut se défendre. On en est tous d'accord, je pense. La doctrine militaire des Français, c'est qu'il ne doit pas y avoir de bataille en Europe, d'aucune sorte.
C'est donc irresponsable de désigner un adversaire et de ne rien faire ensuite. Donc, il vaut mieux fermer sa grande bouche et attendre le moment où l'on sait exactement ce que l'on est prêt à faire pour protéger nos intérêts sans déclencher la catastrophe sur la planète entière. Alors, ça n'est pas à un militaire de le décider.
C'est à celui dont c'est la responsabilité politique, le président de la République ou éventuellement le ministre des Armées. Et dans le même ordre d'idées puisque je viens d'en faire le tweet pas plus tard qu'hier ou ce matin, je ne me souviens plus tellement on vit une vie intense. Il paraît que le procureur général de Paris, qui est déjà un parquet qui a beaucoup d'importance, a dit que la justice était sous la menace des États-Unis d'Amérique qui exerçaient une pression en vue du jugement à propos de Mme Le Pen.
Et j'ai dit que ce n'était pas à lui de faire ça. Ça n'est pas lui, je ne le connais pas, Rémi Hedde. Je parle de l'État.
Je parle de la manière dont sont organisés les pouvoirs publics. Ce n'est pas au procureur général de déclarer la guerre avec les États-Unis d'Amérique. Fusse le procureur général de Paris.
Et nous avons intérêt, surtout dans les conditions de la guerre moderne, à faire bien attention sur les rumeurs qui circulent, sur les imputations que l'on fait de telle ou telle chose. Parce que dire ça, c'est chercher à nuire à Mme Le Pen en la faisant passer pour une marionnette de Trump. Moi, je n'ai rien à voir avec Mme Le Pen.
Mais mes principes ne changent pas en fonction de la personne à qui il s'adresse. De la même manière que nous ne faisons pas deux poids, deux mesures à propos de l'international. Nous ne faisons pas deux poids, deux mesures suivant les Français.
La justice doit être la même pour tout le monde, que l'on soit d'extrême droite ou que l'on soit de gauche. La même pour tout le monde. Le même État pour tout le monde.
La même neutralité de l'État à l'égard de tous ceux qui professent une opinion comme c'est légitime en démocratie. Cherchez à nuire à quelqu'un en répandant des rumeurs. Aujourd'hui, vous rigolez parce que c'est votre adversaire.
Demain, c'est votre tour. N'a-t-on pas vu qu'on nous ait accablés pendant des mois ? Nous serions les amis de Poutine.
Et vous avez ce Jadot qui répète ça à chaque fois parce que comme il n'a rien à dire, il trouve que ça c'est commode pour se différencier de nous. Et d'autres qui m'indiquent l'insulte très facilement. En quoi sommes-nous ?
Nous, les suppos de tel ou tel ? Qui accueille dans ce pays des gens de gauche qui s'opposent à la guerre en Russie ? Nous, qui va en prison en Russie ?
Les nôtres ! Les nôtres, camarades et amis. Et nous ne faisons pas défendre notre point de vue des circonstances particulières de tel ou tel État.
Voyez-vous, en Ukraine, tous les partis d'opposition sont interdits. Tous les syndicats sont interdits. Est-ce que nous en concluons alors même que le président n'est même plus dans son mandat temporel ?
Vous savez qu'il n'est plus élu depuis mai dernier. Est-ce que nous disons « Ah ben si c'est comme ça on s'en fout, faites ce que vous voulez ou bien, comme c'est le cas aujourd'hui pour Venezuela ? » Où l'on dit « Oui, oui, bon, tout ce que vous...
C'est pas bien, c'est pas trop mal, enfin, non, c'est plutôt nul. Enfin, bref, vous voyez quoi. Ça vous arrache la bouche de dire que sur le Venezuela on se fiche du baratin dans lequel vous enrobez votre capitulation, M. le Président Macron.
Parce que c'est votre capitulation que vous avez enrobée. D'abord en disant que ma foi, personne n'allait pleurer sur Maduro. Mais on ne vous a pas demandé de pleurer, on vous a demandé d'agir une fois de plus.
Et tout se concentre sur une question. Si nous n'acceptons pas que les États-Unis d'Amérique puissent se rendre dans chaque pays et y enlever les gens qui leur déplaisent, alors il n'y a qu'une chose à faire. C'est exiger que celui qu'ils ont capturé, il le relâche et qu'il rentre libre.
Voilà. La question du Venezuela se concentre sur la liberté de Maduro. Alors ici et là, on voit des gens qui disent « Oui, il y a eu des crimes contre les droits de l'homme. » Allez-y, exposez !
Si vous pensez que c'est le bon moment, alors on va exposer chaque fois qu'il y a une victime tout ce qui est dans les accusations des uns et des autres. Il y a une situation politique effroyable au Venezuela. Pourquoi ?
Parce que l'extrême droite n'a jamais accepté aucun résultat électoral chaque fois que c'était les Chavis qui gagnaient. Et ils ne se contentaient pas de gueuler. Ils attaquaient des ambassades, ils attaquaient des gens.
Et de l'inverse, les Chavis, chaque fois qu'ils ont perdu les élections, ont accepté le résultat. Hugo Chavez a accepté d'avoir perdu le référendum qui lui interdisait du coup de ne pas pouvoir être candidat une troisième fois. Nicolas Maduro a accepté d'avoir perdu les élections législatives municipales et fédérales.
Et il a reconnu immédiatement tous les maires élus, tous les gouverneurs élus. Il ne suffit pas d'accuser. Il faut aussi regarder la situation.
Mais ce n'est pas le sujet. Nous ne demandons à personne d'être Chavis comme moi, je considère que je le suis. Ni même à l'un d'entre vous ou à l'une d'entre vous.
La vérité est la suivante. Si vous êtes une nation indépendante, alors vous avez une souveraineté populaire qui n'est pas indépendante, n'a pas de souveraineté populaire. Indépendance et souveraineté populaire, ça marche ensemble.
Et l'indépendance ce n'est pas qu'une affaire militaire. L'indépendance c'est de pouvoir produire les biens essentiels sans lesquels notre peuple ne peut pas vivre. Des carottes, des poireaux et aussi des moyens de se défendre à la première agression.
C'est en tout il faut avoir une vision d'ensemble et ça n'est pas par héroïsme idéologique que nous parlons si souvent fermement. Pourquoi nous nous sommes opposés dès la première heure à ce qu'on fasse autre chose que de dire à propos du 7 octobre que tous les crimes de guerre doivent être condamnés et qu'ensuite nous nous sommes opposés dès lors que la cour internationale de justice a commencé à dire qu'il y avait le risque du génocide et le génocide et des génocidaires et demander qu'on les arrête. Nous avons voulu l'application du droit international.
Nous ne sommes pas les suppôts de M. Trump qui vient de déclarer je n'ai rien à faire du droit international je me réfère à ma morale. Bravo !
Ce n'est pas très rassurant pour nous de penser que celui qui pense être le maître du monde pense n'avoir d'autres maîtres que lui-même en matière de morale. Et la morale cela dépend d'un tas de choses de la religion ou des principes philosophiques c'est très variable. Tel sujet est condamné moralement par tel et pas par l'autre et ainsi de suite.
L'essentiel est d'avoir des lois qui permettent la liberté bien sûr de réprimer ce qui n'est pas accepté par la loi mais de laisser chacun libre devant des choix fondamentaux d'agir suivant sa propre conviction philosophique ou religieuse. Et en matière de relations internationales maintenant que nous l'a rendu être 8 milliards sur cette planète les gens de ma génération on a vu deux fois doubler la population. Je ne me souhaite pas la même chose parce que comme on est à 8 ça ferait 32.
Alors une planète avec 32 milliards de personnes je ne crois pas que ça soit vivable ni tenable. Bref dans cette situation dans les relations internationales si imparfaits que ce soit nous n'avons rien d'autre que le droit international. C'est la raison pour laquelle nous les français nous avons une place singulière dans l'histoire de l'humanité. et je dis nous les français moi dont le grand-père ne l'était pas je ne dois pas être le seul dans cette salle mais j'ai adhéré d'enthousiasme par l'école à ce que je considère comme étant la France.
Qu'est-ce que c'est ? On m'a dit une fois qu'est-ce que c'est être français monsieur Mélenchon ? Comme si j'allais passer deux heures à expliquer les recettes de cuisine de tout le pays.
Ben non qu'est-ce que c'est être français avoir une carte d'identité française qu'est-ce que vous voulez que ce soit d'autre ? Ah non c'est pas suffisant certes mais ça suffit et deuxièmement qu'est-ce que ça va être d'autre ? Une constitution politique cette constitution politique elle tient en trois mots qu'on peut partager avec l'humanité entière liberté égalité fraternité point final et après à chacun la religion ou la philosophie qui lui convient et total respect pour chacun d'entre eux aujourd'hui ils ont décidé comme dans le passé il y a une génération ils en avaient après les juifs ils les ont pourchassés de toutes les manières possibles après les avoir pourchassés de toutes les manières possibles sous l'ancien régime les rois de France ont expulsé onze fois les juifs de France et le roi Louis XIV croyait qu'il allait imposer deux forces à tout le monde d'être catholique alors qu'il y avait des protestants quel est le résultat ?
N'y a-t-il plus de protestants ? Non ! Il n'y a qu'un seul résultat les misères et les souffrances accumulées par la persécution religieuse et si dans ce pays nous bénéficions de la liberté de conscience si c'est un point fondamental de notre vision de la France et bien nous le devons à ceux qui se sont battus pour la liberté du culte parce qu'à l'époque ça venait à l'esprit de personne qui puisse y avoir une liberté de conscience il a fallu qu'on soit placé devant l'impossibilité d'arriver à trancher politiquement puisque le pouvoir était censé venir de Dieu de quelle manière fallait-il honorer Dieu et quel roi fallait-il choisir à partir de là ?
Et bien le parti français de l'époque qui se tenait à distance de la main des Espagnols et des Allemands a dit ben nous on s'en fout on prend l'aîné de la branche aînée c'est la loi Salik rigolade la loi Salik c'était les francs si vous voyez le tableau mais ça voulait dire que pour la première fois une règle politique était plus forte que toutes les autres règles et celui-là ça tombait sur un protestant Henri IV lequel s'est converti aussitôt au catholicisme bon c'est son affaire mais voyez comme cette histoire a eu lieu nous avons eu deux siècles de persécutions religieuses dans ce pays on veut recommencer c'est ça le but de l'affaire de montrer matin midi et soir du doigt les musulmans parce qu'ils sont musulmans et leur imputer toutes sortes de choses par des ignorants qui ne savent même pas en quoi consiste l'islam dans ses grandes règles et l'islam présent en France il a fallu que je dise à la commission d'enquête que j'en explique ce que c'était que l'islam est l'équiste ils n'étaient pas au courant ils ne savent d'ailleurs toujours pas ils ne sont pas renseignés ils ne se renseignent pas ils ne croient pas ce qu'on leur dit alors on veut dire il y a des crimes contre les droits de l'homme à cause du type qu'on vient d'enlever bon comme dit l'eau je ne verserai pas une larme moi si je verse plein de larmes je ne suis pas d'accord il continue et je la nomme par son nom on m'a dit mais quoi monsieur Mélenchon vous avez mis du temps dans le passé à accepter le mot c'est vrai parce que je viens de cette famille qui n'avait pas la religion en odeur de sainteté comme on disait à gauche mais après je suis d'abord un républicain qu'est-ce que ça veut dire cette histoire qu'est-ce que vous avez après les musulmans on n'a toujours pas compris ce que vous avez après les juifs alors si vous croyez qu'on a compris ce que vous avez après les musulmans à part que vous êtes raciste ignorant que vous ne savez rien que vous ne connaissez même pas l'histoire et la part des lumières de la science du savoir et de l'esprit de liberté qui existe en France c'est un musulman avéroès qui pendant tout le Moyen-Âge va par sa pensée éclairer la solution au problème qu'est-ce qu'on fait quand il y a deux vérités l'une qui nous est révélée par le livre et l'autre qui nous est révélée par notre propre cerveau casse-tête si on veut être honnête si on veut être bien qu'est-ce qu'on fait de quel côté je vais c'est un verroès qui répond la vérité est une et on y accède par plusieurs chemins ça peut vous paraître à vous tout bête tellement évident mais à l'époque c'était révolutionnaire de penser ça c'est un musulman qui en propage l'idée nous sommes inextricablement liés les uns aux autres on ne peut pas penser notre histoire si l'on ne comprend pas la part qui ont pris les juifs la part qui ont pris les musulmans et tous ceux qui professent une foi on ne peut rien comprendre à la France si on ne comprend pas que cette diversité c'est sa chair elle-même et les combinaisons qu'elle en a tirées font d'elle une nation particulière qui fait que heureusement ils ne nous connaissent pas de trop près dans le monde entier nous passons pour un ramassis de têtes dures qui ne cèdent à rien et qui sont en grève à tout bout de champ et qui défendent leurs droits sociaux et que ça fait envie à tous les autres si bien qu'aujourd'hui vous n'avez plus un mouvement quelque part dans le monde où il n'y a pas des gens qui se trimballent avec des gilets jaunes pour montrer la référence qu'ils font à nous et bien il faut être à la hauteur de cette histoire parce que nous nous en sommes fiers nous sommes fiers d'être les héritiers de tout ça et nous ne laisserons pas cette affaire être assassiné ici par des gens obscurs qui croupissant dans le recoin dans lequel ils se trouvent pensent le monde à partir de la limite de leur propre fenêtre qu'est-ce que monsieur Rotaillot s'il vous plaît qu'est-ce qu'il connaît à la réalité de la France en dehors des trois ou quatre villages qu'il fréquente habituellement a-t-il été dans le grand sud-ouest voir où sont parties les grandes lumières les batailles qui ont fait qu'on a assassiné à tour de bras les penseurs les libres penseurs est-ce qu'il connaît tout ça est-ce qu'il connaît le grand test les batailles pour rester français les batailles pour rester dans la liberté de conscience toutes ces choses existent vous ne pouvez pas être la France si vous n'acceptez pas ça et ça veut dire qu'à chaque génération il faut accepter oui le grand remplacement d'une génération par l'autre et que un ramassis de gens qui réfléchissent pas disent ah c'est le grand remplacement bah oui bonhomme à chaque génération alors ils se renouvellent et ils demandent la permission à personne voilà la vérité et bien à chaque génération il faut être et choisir l'adepte de la nouvelle France ou les défenseurs nostalgiques d'un passé qui ne peut être réveillé qu'au prix du mépris pour le plus grand nombre des vivants du présent voilà pourquoi le républicanisme est une vision qui regarde haut au-dessus de l'horizon ce n'est pas juste seulement un engagement momentané et nous avons besoin pour faire vivre tout ça de l'état nous avons besoin pour faire vivre tout ça du plan et pour que le plan fonctionne et qu'il ne soit pas une tyrannie ou une absurdité qui ne tiendrait pas compte des réalités il faut que la racine plonge profond dans le peuple français pour savoir de quoi on a besoin maintenant des besoins maintenant car nous sommes tous assez cultivés nous avons assez d'ingénieurs assez de médecins assez de poètes assez de musiciens pour répondre à tous les problèmes et s'il y en manque on tâchera de susciter des vocations parce que vous n'aurez pas le choix vous serez obligés de le faire pour avoir les paysans dont vous avez besoin et ainsi de suite voilà oui nous sommes entrés en campagne présidentielle et nous sommes entrés en campagne comme une équipe il y a en ce moment même des dizaines de réunions chaque semaine nous commençons à la cadence de 15 par semaine dans tout le pays nous allons passer la semaine prochaine à plus de 20 et à mesure qu'on s'approchera des élections ce sera 40 à 50 par semaine toute l'organisation insoumise ces 5 000 structures de base ces 110 000 personnes qui se sont inscrites dans des groupes d'action tout le monde est sur le pont ce que nous sommes en train de défendre ce n'est pas des carrières moi je suis trop vieux pour en faire une et les autres ils sont assez jeunes pour ne pas avoir envie d'y consacrer leur vie mais de faire bien d'autres choses ce n'est pas ça qui est en jeu ce qui est en jeu c'est la forme que va prendre la France ce qu'elle va être et voilà pourquoi nous sommes continuellement candidats au pouvoir et pourquoi nous avons déposé des motions de censure je vois des bellâtres qui me disent vous ne craignez pas de banaliser la motion de censure et vous ça ne vous dérange pas de banaliser le 49-3 ça ne vous dérange pas de dire une chose et d'en faire une autre quel miracle monsieur Macron a voté contre le Mercosur bah tant mieux tant mieux nous vous félicitons pour une fois vous écoutez ce qu'on vous dit pas nous l'Assemblée Nationale car c'est grâce au mouvement insoumis aux parlementaires insoumis à la niche parlementaire insoumise que l'Assemblée Nationale unanime a voté contre le Mercosur et j'ai vu dans la presse d'aujourd'hui les plus excités de l'autre bord mais ils défendent leurs idées je ne leur en veux pas être exaspéré de voir que les français sont tous d'accord pour pas vouloir du Mercosur non nous n'en voulons pas mais quand même après cette fait jeté comme je l'ai dit mal voir en Asie jeté d'Afrique nous voici maintenant quasi jeté d'Europe et pas sur n'importe quel sujet parce que l'agriculture c'est le sujet sur lequel le général de Gaulle comme il n'obtenait pas le dernier mot qu'il voulait voir et bien a décidé de faire la politique de la chaise vide la première grande crise européenne qu'il y a eu en Europe elle est liée à l'agriculture et aux français qui n'acceptaient pas un plan il y avait aussi pardon que j'oubliais une autre proposition démente qui fut repoussée la communauté européenne de défense vous voyez l'histoire a tendance à se répéter alors tâchez de prendre dans vos bouquins des leçons sur pourquoi ceux qui nous ont précédés ont fait ces choix là parce que c'est toujours des choix d'actualité donc maintenant il n'y a pas eu de majorité qualifiée pour s'y opposer voilà la merveilleuse diplomatie de monsieur Macron qui nous a fait mons et merveilles des discours interminables sur la souveraineté européenne à la Sorbonne si vous vous en souvenez mais tout le monde ne s'en souvient pas mais moi c'est mon boulot de m'en rappeler et de savoir ce qu'il y a dans le discours il était question d'indépendance de l'Europe de souveraineté européenne la souveraineté pour décider qu'on ouvre les portes et les fenêtres à des millions de tonnes de marchandises que nous sommes capables de produire nous-mêmes mais qui en un seul jour ont aboli toutes les limites que nous avons mis en matière de santé et de protection de la biodiversité voilà ce qui vient de se passer comment se fait-il que la France porte un message qui se réduit à 4 pays qui votent comme elle sur les 28 qui a organisé ce désastre après avoir fait des phrases et encore des phrases et encore des phrases sur l'Europe et sont incapables de mener d'une manière ou d'une autre une politique cohérente jusqu'au bout il suffit pas d'avoir raison il faut faire partager son avis il faut travailler pendant des mois la vérité c'est qu'ils n'ont rien foutu pendant des mois persuadés que ça finirait par se faire avaler sans qu'on proteste comme ça a été le cas pour l'accord sur le Canada où ils nous avaient déjà dit nous mettrons dorénavant des conditions il n'y en a pas et voilà où on en est je n'irai pas beaucoup plus loin dans ce que j'avais à vous dire je vous demande à vous dans cette salle qui êtes engagés dans le mouvement insoumis dans la diversité de vos propres constructions personnelles je le sais de vous mettre en mouvement et de travailler tout le monde peut le faire il faut le faire à la méthode des chavistes vous prenez une feuille de papier et vous écrivez 10 noms dessus attention hein pas 10 noms à qui d'avance ça c'est la 10 autres les 10 autres donc 20 noms 10 là 10 là là c'est les 10 on va vérifier qu'ils sont bien inscrits on va dire bon ça va il n'y a pas de problème on vote ensemble et puis après il y a les 10 autres si 10 c'est trop n'en mettez que 5 si 5 c'est trop n'en mettez qu'un ou une parce que si chacun des 7 millions de personnes presque 8 qui ont voté pour nous la dernière fois on revote pour nous en amenant un autre on a gagné au premier tour alors vous voyez que ça vous laisse de la marge mais il faut faire ce travail je vais le ramener à proportion humaine ne marquez qu'un nom un ami une amie voilà tout le monde peut s'y mettre mais le résultat mes amis pensez-y non seulement dans votre commune pensez à l'échelle du monde la France le New York Times a écrit que pour monsieur Trump le symbole des problèmes qu'il y a avec les musulmans et le sionisme en Europe c'est en France que ça se trouve et c'est moi Mélenchon me voilà donc diabolisé à échelle du monde mais ce qu'ils ne savent pas c'est que si par hasard ils arrivaient à se débarrasser de ce diable là il y en a encore des équipages partout qui ne céderont jamais merci
Gabriel Amard