L'invité de Bourdin Direct : François Bayrou - 03/09
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.
François Bayrou, bonjour. Bonjour. Maire de Pau, président du MoDem, et bientôt, officiellement, parce que ce n'est pas encore officiel, vous serez nommé en Conseil des ministres, haut commissaire, au plan et à la prospective. Rattaché au Premier ministre, ce commissariat.
Je ne sais pas ce que ce mot rattaché veut dire. C'est une autorité... Indépendante. Créée à la demande du Président de la République, avec une lettre de mission du Président de la République, et dont, évidemment, les moyens dépendent de la fonction publique, c'est-à-dire du Premier ministre.
15 millions d'euros de budget par an, une centaine de collaborateurs, et vous bénévoles. Oui. Bénévoles. Oui. Des frais, des... Non, non.
Sans rémunération. Sans rémunération. Alors, ce n'était pas très pratique, parce qu'il a fallu travailler les décrets, parce que ça ne s'était, à la connaissance des spécialistes, jamais fait. Mais c'est pour une raison très précise, et que vous connaissez très bien. Nous sommes dans un temps qui est totalement obsédé par la question des privilèges. Qui gagne quoi ? Combien gagne-t-il celui-là ou celle-là ? Et si, en réalité, il va servir l'intérêt général, ce n'est pas pour l'intérêt général, c'est pour lui, pensent les critiques, qui sont nombreuses dans ces cas-là. Il n'y avait... Parfois juste.
Et il n'y avait pour moi qu'un seul moyen de couper court à cette question, c'est de dire, écoutez, je le ferai sans rémunération. Et donc, c'est la décision que j'ai prise. Nous allons préciser votre rôle. Oui.
Vous allez préciser votre rôle, évidemment, parce que vous l'avez pensé, vous l'avez réfléchi. Le journal L'Opinion, que vous lisez tous les matins, vous représente ce matin allongé sur un tas d'or, ravi. Et vous dites, c'est mieux qu'être président, en fait. Et puis, vous rajoutez, être l'homme providentiel qui va sauver la France. Seriez-vous devenu l'homme providentiel qui va sauver la France ?
Je pense que c'est bien de sourire. Oui. Et j'apprécie beaucoup le dessinateur de L'Opinion, qui est de surcroît le fils d'un de mes meilleurs amis. Je ne savais pas. Et donc, j'apprécie beaucoup. Mais pour moi, ça ne prête pas à sourire. Qu'est-ce qu'on a découvert pendant cette crise ? Vous et tous les Français. Et moi. Bien que j'ai depuis très longtemps plaidé pour la création de cette autorité qui a la charge de mettre l'avenir au cœur du présent. Oui, Jean Monnet. Voilà. Déjà, inspiré par Jean Monnet. Oui. Inspiré par le général de Gaulle.
Les pages les plus éloquentes, les plus fermes sur ce sujet, de la nécessité de mettre l'avenir au cœur des décisions publiques et du débat public, c'est le général de Gaulle qui les a écrites. Dans ses mémoires. Il dit, pour moi, ça c'était, vous savez, le mot qu'il a utilisé. Il a dit, le plan, on va dire dans une minute ce que c'est aujourd'hui, mais le plan, disait-il, c'est une ardente obligation. Une obligation ? Et elle ne doit pas être vécue seulement comme on est bien obligé de le faire, mais avec l'ardeur, vous savez que c'était un mot que de Gaulle aimait beaucoup, avec l'ardeur qui caractérise les tâches auxquelles on se donne parce qu'on y croit.
Alors, qu'allez-vous faire ? Éclairer les choix du président de la République ? Éclairer les choix du Premier ministre ?
Et participer au débat public ? Et participer au débat public ? Parce que, contrairement à ce qu'on croit, ce n'est pas les décideurs qui sont les chefs des... C'est l'opinion et la maturation de l'opinion.
Oui, à l'époque de Gaulle, l'État commandait aux entreprises.
Ce n'est plus le cas. Heureusement, d'une certaine manière. Mais qu'est-ce qu'on a découvert ? Je vais commencer la question. Qu'est-ce qu'on a découvert ? On a découvert que, devant une épidémie, qui était prévue au moins près, dans des rapports très importants, officiels, le Livre blanc de la Défense, par exemple, en 2007, qui décrivait précisément ce qui pouvait se passer, l'État, le pays, tout au long de cette période, ne s'est pas armé. Ça veut dire qu'aucun responsable politique n'a lu ces textes-là
et aucun responsable politique n'a eu une vision d'avenir. C'est ce que vous laissez entendre.
Je pense qu'ils l'ont lu, mais ils avaient l'impression que c'était moins urgent que d'autres choses, que c'était des menaces lointaines. C'est donc une réponse à la dictature de l'instant. C'est exactement, au mot près, ça. C'est la juste définition. Nous vivons, vous vivez, vous en êtes un des acteurs majeurs, avec la seule préoccupation de l'immédiat, de l'instantané, du scandale, de l'accident, de la mise en cause, de la mise en accusation, de qu'est-ce qu'on va faire. Et j'ai écrit dans un de mes livres, les Chinois gouvernent à 30 ans, et nous, quelquefois, même pas à 30 jours. Nous, les pays occidentaux, et nous, la France. Or, pour la France, ceci est vital.
Ce que les Français ont vu pendant cette épidémie, c'est pas seulement qu'on n'était pas prêts, on n'avait pas les masques, on n'avait pas les respirateurs, les tests, on n'était pas prêts, toutes ces choses. Mais on a vu tout d'un coup, on a découvert, avec stupéfaction, que nous n'avions plus de produits anesthésiques, pour les opérations. Le fameux curare, il n'y en avait plus en France, il n'y en avait plus en Europe. On n'avait plus d'antibiotiques, on n'avait plus de corticoïdes, on n'avait même plus de doliprane, de paracétamol. On n'avait plus de produits pour les traitements contre le cancer.
Ces familles de produits-là, vitales, pour la France, qui est un grand pays médical, un grand pays de pharmacie, eh bien, tout d'un coup, les approvisionnements étaient rompus. Alors, est-ce qu'un pays comme le nôtre, et une union comme l'Union Européenne, parce que tout ça, on concerne évidemment tous les pays de l'Union.
Je reviendrai sur le rôle de l'Europe à travers le plan de relance.
Est-ce qu'un pays comme celui-ci, comme le nôtre, comme celui que nous avons construit au long des générations, peut être, à ce point, dépendant d'approvisionnement extérieur que nous ne contrôlons pas ? Que dans une crise, Donc ce plan, c'est aussi un plan de patriotisme économique ? Et c'est un plan d'indépendance. Au fond, on doit viser trois choses. On doit viser l'indépendance du pays, et pour moi, ça n'est pas différent de l'indépendance de l'Union Européenne.
Il y a des productions qui sont des productions vitales, et que nous n'assumons plus qu'on a laissé partir, parce que les arbitrages à l'intérieur des entreprises, ou les arbitrages de ceux qui possèdent les entreprises, ont jugé que pour l'entreprise, c'était intéressant de vendre. Ce que je comprends très bien. Mais la responsabilité de l'État, c'est de faire que ce soit l'intérêt général qui soit pris en compte, et pas seulement les intérêts particuliers des entreprises. Donc, premièrement, l'indépendance. Deuxièmement, la prospérité. On ne peut pas vivre avec des effondrements de production et d'emploi, comme ceux que nous avons rencontrés.
Et troisièmement, pour tout ça, il faut un projet de société, qui doit être, à mes yeux, un projet de justice. Parce que vous sentez bien que ça travaille la société française, comme d'autres pays. Est-ce que ce qu'on fait est juste ? Ou est-ce que c'est seulement pour le bénéfice de quelques-uns ? Et ce souci-là, il doit placer au cœur de notre réflexion une série de questions dont on ne parle jamais, dont on ne traite jamais, et dont ma mission sera de les défendre dans le débat public.
Est-ce que vous hésiterez à dire au président de la République ou au Premier ministre qu'ils font de mauvais choix ? Vous diriez jusque-là ?
Votre indépendance ? Je ne crois pas avoir la réputation d'hésiter trop souvent. Donc, vous n'hésiterez pas à dire ? Je n'hésiterai pas, mais tout le but de ma mission, ce n'est pas d'entrer en conflit avec les décideurs, c'est de... Les aiguillonner ! De les placer...
De leur indiquer la voie à suivre, le chemin à suivre.
Non, c'est eux qui choisiront. Oui. Mais de présenter des options cohérentes sur des sujets essentiels. Mais vous êtes un Premier ministre bis ! Je vais en citer un sujet. François Bayron, vous êtes un Premier ministre bis ! Non. Comment non ? Il se trouve que, c'est la chance, et ça ne m'est pas arrivé souvent... 100 collaborateurs, une centaine de collaborateurs, ça ne m'est pas arrivé souvent... Plus qu'à Matignon, peut-être ? Non. Non. C'est que vous connaissez mal. Non, non, parce que je ne connais pas, moi, les arcanes de la République. Oh, vous les connaissez beaucoup mieux que vous ne voulez le dire. Non, non, non, non, non. Bon, allons plus loin.
Il se trouve, ça ne m'est pas arrivé souvent dans ma vie, que je suis en accord profond, je crois, avec le Président de la République et avec le gouvernement. Je trouve que ce qu'ils font, ce que fait le Président de la République au Liban, ces jours-ci, ce qu'il fait en Irak, cette capacité inédite à prendre le taureau par les cornes, sur les pays, les régions les plus dangereuses de la planète, celles qui menacent l'équilibre même, et le nôtre aussi, l'équilibre de notre société, de notre pays aussi, je trouve que ça vaut la peine d'être soutenu et salué.
Bon, non, je m'arrête là.
Et ce que fait le Premier ministre...
Oui, je vais revenir. Aussi, oui. Je vais revenir, mais je m'arrête là une seconde. J'ai une question qui me vient à l'esprit, qui est sous-jacente. Vous dites que le Président de la République agit parfaitement au Liban ou ailleurs dans le monde. Mais tous les présidents de la République française ont l'air d'agir bien mieux à l'extérieur qu'à l'intérieur.
Ce n'est pas vrai ? Je suis en désaccord avec cette idée. Alors, vous connaissez la société.
Mais pourquoi ? Parce qu'il est plus difficile peut-être de gérer la France que de parcourir le monde pour aller essayer de résoudre tel ou tel conflit ou tel ou tel...
Ça, je ne dis pas le contraire. Il se trouve que la France est un pays, comme chacun sait, qui n'est pas évident à gouverner. Mais le choix que le Président de la République vient de faire, c'est un choix qui vise à retrouver, défendre aux yeux de l'opinion ce qu'il considère comme essentiel pour sa fonction, c'est-à-dire la fixation des capes majeurs, des capes cruciaux pour l'avenir de la France et dans l'Union Européenne. Et ceci est précisément la mission du Président de la République. Vous avez tout à l'heure employé le mot juste de « on vit dans la dictature de l'instant ». Les décisions qui sont prises, elles sont prises sous votre pression, je dis votre... Oui, oui, globalement.
...au sens large, sous la pression médiatique, sous la pression des réseaux sociaux, sous la pression de l'opinion publique, qui est le vrai patron. Et il est bien qu'il en soit ainsi. Mais si on peut équilibrer tout ça, en disant qu'il est légitime que l'immédiat soit pris en compte, le plan de relance qui vient d'être annoncé ce matin par le Premier ministre et le ministre de l'Économie, ce plan de relance, c'est évidemment une réponse à la crise si incroyable, sans précédent, que nous sommes en train de vivre. Et c'est très bien comme ça. Mais il faut aussi que ce soit situé dans une vision de la construction de l'avenir.
Et donc, je cite une question très simple, je trouve, dont on ne parle jamais. La démographie de la France, qui a été, pendant très longtemps, le pays en Europe dont la natalité, le renouvellement des générations se faisait mieux que chez les autres. La population allemande chute. C'est d'ailleurs probablement une des raisons pour lesquelles Angela Merkel a accepté un million de réfugiés du jour au lendemain pour qu'il y ait un meilleur équilibre de la population allemande. La population allemande chute, la population espagnole. Et nous, nous avions la chance d'avoir eu un renouvellement des générations qui faisait que notre population continuait, lentement, à croître.
Il se trouve que ça baisse. Ça baisse beaucoup à certains égards. Et donc, c'est un sujet dont on peut parler ensemble. Et puis, les sujets... Vous allez vous emparer. Par exemple, les sujets d'indépendance industrielle que j'indiquais à l'instant, on vit tous avec des objets électroniques. Oui. Nous sommes incapables d'assurer la production des éléments électroniques indispensables à tous les objets que nous avons sous les yeux. Si un jour, il y a une rupture d'approvisionnement, on se trouve devant une crise incroyable. La décision, à mes yeux, la plus exemplaire qui a été prise par l'Union européenne, c'est Galiléo. Vous savez ? Vous avez tous des GPS, on a tous des GPS dans nos voitures.
Les GPS, ils situent votre position par rapport à des satellites. Jusqu'il y a quelques deux ans, ces GPS étaient tous américains. Il suffisait qu'une décision extérieure à nous coupe le signal, nous n'avions plus de possibilité de diriger nos voitures, nos chars d'assaut, nos avions, etc. On a construit l'équivalent des satellites américains dans un système européen qui nous rend indépendants qui s'appelle Galiléo.
Votre rôle, ce sera de réfléchir à tout cela. François Bayrou, c'est une revanche pour vous ? Non. Non ? Non, je n'aurai... Franchement. Non. Dites-moi franchement. Allons-y. Est-ce que vous auriez aimé être Premier ministre ?
Je n'ai jamais réfléchi comme ça. François Bayrou... Non, mais je sais bien, mais... François Bayrou, franchement... Ne faisons pas semblant de ne pas nous connaître, on se connaît assez bien. On se connaît bien, mais je vous pose franchement la question. Non. Vous auriez aimé être Premier ministre ? J'aurais sans doute fait vraiment le mieux que je pouvais pour cette fonction. Vous auriez aimé ? Mais il se trouve que je n'ai... Vous auriez dit d'issue ? Il se trouve que... Non. Il se trouve que je n'ai jamais vécu avec l'idée que, au fond, ça serait dans des fonctions pour moi que se trouverait mon bonheur, mon plaisir, ma réalisation. Peut-être.
Il n'empêche. Jamais. Vous entendez ? Il n'empêche que quand on est Premier ministre, on peut agir. Là, comme commissaire au plan, vous allez pouvoir agir. Nous verrons. Nous verrons. Comment vous allez accomplir cette fonction ? Sur le plan de relance, sur le plan de relance, 100 milliards, éviter un effondrement économique de la France, c'était indispensable, François Bayrou. Est-ce que les choix faits vous paraissent les bons ?
Oui, je pense qu'ils ont travaillé sérieusement pour trouver cet équilibre-là, qui est un équilibre qui était défendu depuis longtemps, c'est-à-dire éviter l'effondrement des entreprises, faire un pas pour la protection de l'environnement et choisir des capes pour l'avenir. J'en ai cité un parce qu'il est crucial. En matière de pharmacie, nous ne produisons même plus les médicaments essentiels pour le grand pays français, allemand, qui ont été les leaders de la pharmacie dans le monde. Et donc, oui, je pense que ces choix vont dans le bon sens. Mais une phrase, tout à l'heure, vous disiez, vous avez la nostalgie ou c'est un retour au premier plan, je ne sais pas quoi.
Je ne cherche pas et je ne chercherai pas le pouvoir. Je pense qu'il y a des moments vous l'influencent au moment. Vous l'avez depuis que vous êtes copain. Au moment. Vous allez l'avoir, ce pouvoir. Ce n'est pas du pouvoir, c'est une capacité d'influence. Avec votre dialogue direct
avec le président de la République, vous avez un dialogue direct avec le président de la République. Vous en avez parlé avec lui avant d'être nommé. Beaucoup, oui. Beaucoup, mais je le sais. C'est pour ça qu'il vous a choisi. Parce que vous lui avez exposé vos idées. Oui. Vous avez ce pouvoir-là. Ce dialogue direct.
Ce n'est pas un pouvoir. Non. C'est une confiance, peut-être. Une confiance et peut-être une influence. Oui. Et c'est de ça dont on a le plus besoin. Sûrement une influence. Et en tout cas, pour moi, ça justifie davantage un engagement que de vouloir à tout prix avoir des galons sur les épaules et voir se déployer des tapis rouges. Ce n'est pas mon idée.
En fait, tout le monde va se méfier de vous maintenant. Enfin, se méfier de vous. Tout le monde va se dire « Oh là là ! Il va aller voir le président ? » Vous allez peser sur la politique. Vous allez reposer sur la politique nationale fortement. François Bayrou, vous le savez. Oui.
Votre expression signifie que vous croiriez, vous faites semblant de croire, que j'aurais cessé de participer à la politique nationale depuis trois ans et demi
et que plus jamais je n'avais défendu des idées.
Vous étiez discret. Oui, j'aime bien ça.
Oui, je sais. J'aime bien. Alors, vous avez lu quand même dans le livre de Nicolas Sarkozy, vous êtes épinglé. Il paraît que votre tempérament profond vous porte à une détestation de tous ceux qui ont réussi. Là, vous avez échoué. C'est ce qu'écrit Nicolas Sarkozy qui ajoute « Parlant de vous, il a toujours trahi ceux qu'il a choisi. Emmanuel Macron fera la mère expérience. »
C'est un peu difficile parce que tous ces passages semblent prouver que Nicolas Sarkozy continue à faire une guerre éternelle depuis... Voyons, il a quitté le pouvoir depuis bientôt dix ans et qu'il a choisi comme ça pas seulement moi mais Jean-Louis Debré enfin quelques personnalités comme ça pour ne jamais se poser la question de ses responsabilités à lui. Parce que moi, je considère que si les hommes politiques perdent c'est souvent de leur faute. Et j'avais avec Nicolas Sarkozy un affrontement sur le fond et dont vous savez quelle était la nature. Nicolas Sarkozy avait choisi de faire sa fortune électorale en divisant les Français dont il avait la responsabilité de réunir.
En opposant les uns aux autres. Ce qui est pour moi le contraire de la mission d'un président de la République. Et donc, bon, lui poursuit cette guerre moi pas. Moi je... Pour tout vous dire je pense pas souvent à Nicolas Sarkozy dans la vie de tous les jours et je n'ai pas envie d'entrer dans ce conflit.
Alors je vais passer à Christian Estrosi c'est un mot de politique qui souhaite que la droite les républicains trouvent un accord avec Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2022. Bonne initiative que vous soutenez
que vous approuvez que... Je pense que l'idée que le président de la République deviendrait le candidat d'un camp contre l'autre est une idée non seulement absurde mais qui est le contraire de la mission d'un président et le contraire de son engagement. C'est un candidat
des progressistes c'est lui qui le dit contre les nationalistes.
Oui, moi je ne crois pas je ne sens pas les choses comme ça et je crois que lui ne les sent pas exactement comme ça. Il est le candidat de la réunion des français du rassemblement des français Il sera candidat en 2022. Et il dit à juste titre que le but de son engagement c'est précisément de dépasser ces affrontements stupides. Et alors il y a bon en tout cas je n'approuve pas l'idée qu'on referait les camps les uns contre les autres une droite qui se renouvellerait toute ma vie j'ai été au centre. Qu'est-ce que ça veut dire être au centre ?
Ça veut dire qu'on considère qu'il n'y a pas que la droite et que la gauche qu'il y a un courant original et qui est capable de rassembler les gens et de dépasser les frontières. Et moi je crois que le président de la République est plus proche de cette idée-là. Alors qu'il y est dans les deux camps des responsables qui réfléchissent et disent finalement dans l'état du pays cet homme eh bien il fait le travail qui est nécessaire pour l'avenir et il mérite le soutien. Alors ça je trouve que c'est louable mais je ne suis pas pour reconstituer les camps.
Merci François Bayrou venu nous voir ce matin sur RMC BFM TV il est 8h55 demain Bruno Le Maire sera mon invité.
François Bayrou