DOCUMENT LCI - Bataille de l'Arctique : le choc des puissances|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et ce soir LCI vous emmène en Arctique. Donald Trump revendique le Groenland. La pression monte et les grandes puissances s'affrontent pour le contrôle du grand nord.
La course est lancée. La bataille de l'article, un documentaire inédit signé LCI de Hélène Bonet et Pierre Lipense. [musique] L'Arctique est un espace qui est potentiellement celui d'une bataille.
La région est devenue zone d'affrontement entre puissance et de compétition. On est dans un engrenage aujourd'hui qui a longtemps été redouté. L'Arctique est la zone la plus nucléarisée du monde.
C'est une crainte en Arctique, celle du débordement militaire. En Artique, les grandes puissances avancent leurs pion comme dans un jeu de stratégie. Dans la course au pôle Nord, la Russie a une longueur d'avance, mais la Chine compte bien se tailler une part du gâteau.
Avec près de 5000 conteneurs à son bord, ce navire chinois n'a mis que 20 jours pour faire le voyage jusqu'en Angleterre. En passant par le grand nord, c'est deux fois plus rapide que [musique] la route du sud qui traverse l'océan Indien. C'est la promesse d'une route directe moins chère vers l'Europe.
Tu as traduit aussi des ambitions croissantes de la Chine en Arctique. C'est un jalon dans une stratégie qui petit à petit devient de plus en plus pas juste concrète mais gagnante. Pour étendre son influence en Arctique, la Chine renforce ses liens stratégiques avec la Russie [musique] de Vladimir Poutine.
Chine est prête à collaborer avec la Russie et les autres États arctiques. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump se lance aussi dans la Bataille du Nord avec une obsession, racheter le Groenland. Et il [musique] n'exclut pas de s'en emparer par la force.
Si vous regardez les voies navigables au Groenlande, vous voyez des navires chinois et russes partout. Vous savez ce que le Danemark a fait récemment pour renforcer la sécurité au Groenland ? Ils ont rajouté un chien de traîneau.
Nous avons besoin du Grenland pour assurer notre sécurité nationale et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper. La question n'est pas de savoir si on peut s'en passer. On ne peut pas.
Je pense qu'il faut prendre le président américain au sérieux lorsqu'il dit qu'il veut le Groenland. L'Aricle est au cœur des enjeux stratégiques du 21e siècle. [musique] [applaudissements][musique] Les pays de l'OTAN désignent de plus en plus le grand nord comme un tremplin pour d'éventuels conflits.
Des faits boules de neige de réaction contre réaction contre contre rééaction et cetera qui fait que cette militarisation aujourd'hui n'implique pas que les pays de l'article. Qui parviendra à mettre la main sur les richesses du sous-sol ? Le Grand Nord peut-il devenir le théâtre d'un affrontement militaire qui remportera la bataille de l'Artique ?
Il y a une guerre froide générale qui est en train de se faire [musique] vraiment une guerre froide 2 qui est mondiale. Nous sommes au nord du globe, au-delà du cercle polaire. Arctique en partie recouvert de glace est entouré par trois continents.
Seulement 4 millions d'habitants vivent dans ces régions reculées. Un paysage d'eau et de glace qui depuis des siècles attire les explorateurs. Jean-Louis Étienne fait partie de ses aventuriers.
Depuis 50 ans, il sillonne le pôle nord et son mythique passage du nord-ouest. Une voie de navigation qui longe les côtes du Groenland, du Canada et des États-Unis. L'article, c'est la première expédition que j'ai faite en 79 et n'y a été premier iceberg.
Un iceberg, c'est une cathédrale de glace, voyez. Il y a pas de repère civilisationnel à part les quelques villages. Ce sont des zones qui sont sobres, vous voyez, mais les paysage est puissant quoi.
L'Arctique est pourtant fragile. Au files, Jean-Louis Étienne a vu ce paysage évoluer. [musique] une image que j'ai en tête quand j'ai traversé le pôleur en ballon 5 avril c'était 5 avril c'est la fin de l'hiver à l'Antarctique.
Donc encore tout est jeé et là sur l'océan Arctique je suis à 2000 m d'altitude je vois une énorme quantité de de d'eau qui n'est pas gelée quoi. Ça veut dire des rentrées d'eau chaude il y a quelque chose qui se passe quoi. Sous l'effet du réchauffement climatique la banquise fond rapidement.
C'est aussi le cas de la glace qui recouvre les continents tout autour de l'océan Arctique. Aujourd'hui, la neige arrive plus tard, elles font plus vite. Vous avez une libération de zones comme ça de terre qui capte la chaleur et puis qui après ne se reforme pas.
En fait, il y a on voit une accélération très rapide. 4°gr d'élévation de température moyenne dans un un certain secteur en 70 ans. C'est énorme.
Un bouleversement qui inquiète la communauté scientifique et aiguise les appétits. Ce que le changement climatique change, c'est un regard sur l'article qui fait que ces territoires paraissent plus proches aussi, peut-être paraissent plus accessibles. On parle souvent d'une nouvelle frontière, d'une dernière frontière pour les territoires polaires.
La fonte des glaces, moins de de neige, moins de glace va permettre d'accéder à des à des terrains qui étaient absolument impensables. Autrefois, les grandes puissances perçoivent l'Arctique comme une nouvelle source de richesse, encouragé dans cette vision par les avancées technologiques et certaines études scientifiques. [musique] En 2008, le rapport d'une agence américaine estimait que l'Arctique détenait 30 % du gaz et 13 % du pétrole qu'il restait à découvrir sur la planète.
On parle plutôt de 900 milliards de baril équivalent en pétrole. Et là 900 milliards de baril équivalent en pétrole, c'est plus trois fois les réserves de l'Arabie Saoudite. C'est ça qui se joue sur les hydrocarbures en Arctique.
Une fois qu'on a dit ça, on n pas parlé des ressources aliotiques. Et évidemment, plus les poissons remontent vers le nord avec le réchauffement climatique, plus évidemment les pêcheries s'intéressent à l'Arctique. On n pas parlé des ressources en énergie renouvelable.
Donc on n pas non plus parlé de tout ce qui va être ressources immatériell notamment autour du tourisme qui aiguise beaucoup d'intérêt et il y a aussi la question d'un nouvel espace maritime qui s'ouvre et de fait ça fait plusieurs milliers d'années qu'on avait pas eu un nouvel espace maritime qui s'ouvrait le passage du nord-ouest reste encore difficilement navigable mais une autre voie plus accessible attise les convoitises à l'est relie l'océan Pacifique à l'Atlantique en longeant les côtes de la Russie. En mai 2025, une équipe de TF1 s'est rendue au confin de la Sibérie pour atteindre cette route maritime du nord. Ici, les températures atteignent - 50°.
L'hiver, les bateaux de commerce sont pris dans les glaces. Mais la région se réchauffe quatre fois plus vite que le reste du globe. Ce port Arctique reprend vie un peu plus tôt chaque année.
Depuis ce port, on échange 15 millions de tonnes de marchandises de plus qu'il y a 10 ans. On a presque doublé le volume. Aujourd'hui, nos marchandises vont un peu en Europe, en Asie, mais la plupart sont expédié vers la Chine.
On a déjà toute la logistique mais il faut la développer. On doit aussi agrandir ce port. Développer la route maritime du nord.
Le Kremlain en a fait sa priorité. Pour en faire une voie commerciable navigable toute l'année, la Russie a massivement investi dans le renouveau de sa flotte de briseglace. [musique] Symbole de cette réussite, l'Artica.
Un monstre d'acier construit sur les chantiers navals de la mer Baltique à Saint-Pétersbourg [musique] et mis à l'eau en grande pompe en 2016. C'est l'un des plus grands et des plus puissants briseglaces du monde. Il se déplace grâce à l'énergie nucléaire et peut passer à travers une couche de plus de 2 m de glace.
Il est le premier d'une série de sept navires dont Vladimir Poutine suit de très près les chantier. La Russie dispose aujourd'hui d'une flotte unique, je tiens à le souligner, la plus grande flotte de briseglace au monde. Il s'agit là d'un avantage concurrentiel considérable.
Il existe des opportunités colossales pour le développement de la logistique, de l'industrie, pour la création de nouveaux emplois, pour le développement global des villes de l'Arctique. Vladimir Poutine est complètement conscient du changement climatique et lui le revendique de manière qui peut paraître cynique à nos yeux, mais lui revendique entièrement le changement climatique comme une noben pour la Russie. La vision de Poutine en Arctique, elle est extrêmement utilitariste.
Tout ce que Poutine a fait depuis qu'il est arrivé au pouvoir par rapport à cette zone arctique a toujours été au service d'un discours clair qui était l'Arctique ou en tout cas la zone qui va de leur Assasie jusqu'au pôle Nord appartient à la Russie. Sur les H pays du cercle polaire, cinq ont un accès direct à l'océan Arctique avec chacun leur zone économique exclusive. Elle s'étend à plus de 370 km des côtes.
Officiellement, le pôle nord n'appartient à personne. Mais depuis des décennies, la Russie, le Groenlande et le Canada [musique] l'orgne sur ce territoire. Chacun allant de son argument pour prouver que la dorselle de l'homonosophe qui traverse le fond de l'océan sous le pôle nord lui appartient.
Si vous pouvez prouver que vous avez une continuité géologique entre votre territoire, votre plateau et ce qui se passe et ce qui se prolonge en mer, de fait par exemple avec une dorsale comme la dorsale de l'homonosophe, et bien vous êtes capable de dire voilà moi je vais aussi revendiquer des capacités d'exploitation souveraine des ressources sur le fond de la mer ou dans le fond de la mer. Ce qui fait que la Russie revendique le pôle nord, le Groenlande, donc le Danemark aujourd'hui encore, revendique également le pôle Nord pour la même raison. On va retrouver des Canadiens qui vont revendiquer le pôle Nord là aussi à cause de prolongement géologique de la même manière.
Une image va marquer la politique arctique et révéler les ambitions de la Russie. En 2007, le navire académique Fedorov s'élance dans l'océan Arctique. En apparence, il s'agit d'une simple expédition scientifique.
Un sous-marin plonge plusieurs heures jusqu'à atteindre le fond à 4200 m sous la banquise. À bord, les scientifiques russes ne se contentent pas de faire des prélèvements sur les fonds marins. Il plante un drapeau russe en titane sous l'eau au point précis du pôle nord.
Les Russes ont marqué un point. Symboliquement, ils ont marqué un point parce que personne n'a été mettre un autre drapeau que le drapeau russe. Ce drapeau russe en titane, il est encore sur place.
Le symbole est accompagné d'un message très politique porté par Arthur Chilingarov. L'homme n'est pas qu'un scientifique, il est aussi un député de la Doua, l'assemblée du Parlement russe. Les gens devraient s'habituer au fait que nous avons été les premiers.
Lorsque les Américains sont allés sur la Lune, nous n'avons rien dit. L'article a toujours été à nous et le fait que nous y soyons arrivés les premiers est formidable. étant donné que la recherche sur l'épaule est devenue importante politiquement, et bien il a été récupéré par Vladimir Poutin.
Le président reçoit le nouveau héros national à son retour à Moscou et il insiste : "Les fonds marins du pôle Nord appartiennent à la Russie. Il faudra en convaincre les organisations internationales. Oui, les organisations internationales sur le droit maritime.
Bien sûr. Il faut que les résultats de votre expédition servent également de base à la Russie pour résoudre ce problème. [musique] Vladimir Poutine se met en scène dans son costume favori d'homme fort.
Visite en terre d'Alexandra, l'un des territoires les plus reculés de la Russie en 2010. À genoux dans la neige, il effectue lui-même des relevés sur un ours polaire. [musique] La séquence fait le tour des médias et le cremelin ne lésine pas sur la communication.
L'entreprise [musique] publique Roseatome en charge de l'énergie atomique sélectionne chaque année les meilleurs jeunes chercheurs [musique] internationaux pour une virée dans l'Arctique avec une fois encore le drapeau russe déployé au Pôle Nord. Vladimir Poutine veut aussi repeupler les villes industrielles du nord laissé à l'abandon. Certaines sont en plein essort grâce à l'argent déversé par Moscou pour rénover d'anciens quartiers.
Nos caméras ont pu péntr l'un de ces chantiers. Notre président et le gouverneur se sont donnés pour mission de faire quitter tous les anciens logements vous en avez beaucoup, des logements en bois. Certaines maisons avaient même encore un chauffage au poil.
Pour maîtriser l'Arctique, nous avons besoin d'habitants. Tous ces gens auront des appartements modernes, des logements et de quoi les alimenter en énergie. La Russie est le premier pays au monde à avoir créé une centrale nucléaire qui se déplace sur l'eau.
Surnommé Titanic nucléaire ou Tchernobyl flottant, elle est capable de fournir l'électricité à une ville de 100000 habitants. Des moyens indispensables pour exploiter des terres lointaines, riches en hydrocarbure et les champs gaziers du grand nord. [musique] L'article russe, c'est à peu près 15 à 20 % du PIB russe, à peu près 15 à 20 % des exportations.
C'est le plus gros potentiel du de l'immense territoire russe. Un projet incarne à lui seul la volonté politique de Vladimir Poutine dans cette région. Yamalenger.
Yamal LNG. Cette gigantesque plateforme inaugurée par le président russe en 2017 produit du gaz liquéfié. Le site est aussi grand que 250 terrains de football.
En hiver, il fait nuit 22h sur 24. Les conditions de travail sont extrêmes. Honnêtement, les salaires sont très bien.
C'est vrai. Ici, le climat est dur, mais moi, je viens de l'autre côté de la Sibérie. La Russie grandit, elle s'enrichit.
Cette prouesse, la Russie n'a pas pu la réaliser seule. À l'origine, le projet Yamal LNG est financé pour moitié par le géant français Total et deux entreprises chinoises. Mais l'invasion de l'Ukraine en 2022 est venue bouleverser l'équilibre de cette collaboration.
Devenu un état paria, la Russie est frappée par les sanctions et le départ des entreprises occidentales. Ce qui s'est passé après 2022, c'est que Total a dû gérer sa sortie à la fois de l'ensemble des projets énergétiques, hydrocarbur, y compris les projets GNL en Russie, ce qui a occasionné beaucoup de difficultés financières. De l'autre côté, ce que le gouvernement russe a dû faire, c'est essayer de trouver les moyens et ils sont allés parfois vers une créativité débordante pour essayer de maintenir cette rente.
Nous sommes prêts à soutenir les entreprises chinoises dans le processus de remplacement des industries occidentales qui ont quitté la Russie. Pékin s'engouffre dans la brèche pour et il voit essentiellement une opportunité et également une opportunité stratégique de prendre le devant sur ce territoire. La Russie a à peu près la moitié de la côte sibérienne.
Donc avoir accès à l'article russe, c'est avoir accès à la moitié de l'article. En fait, [rires] [musique] Jing Ping a su devenir l'ami indispensable de Moscou. Le président Poutine et moi-même sommes parvenus à un consensus selon lequel les deux parties doivent renforcer la conception globale et la planification au plus haut niveau.
Développer le commerce des ressources énergétiques. Le 3 septembre 2025, il conviv Vladimir Poutine à Pékin pour assister à son grand défilé militaire. [musique] La veille, le dirigeant chinois a fini par donner son feu vert à la signature d'un grand projet en Arctique, la construction d'un nouveau gazoduc, le Power of Siberia 2.
Plus de 7000 km de pipeline [musique] capable de transporter d'immenses quantités de gaz depuis la péninsule de Yamal jusqu'au nord-est de la Chine. [musique] L'accord a fini par être conclu. Après, on le sait en coulisse, un marchandage commercial effrainé entre Russes et Chinois car on ne se fait pas de cadeau sur le plan commercial.
Je me souviens du temps où pour les Russes les Chinois étaient le petit frère. Aujourd'hui, c'est l'inverse. C'est-à-dire que euh la Chine qui était le petit frère est devenu le grand frère.
La Chine ne mise pas que sur la Russie pour avancer ses pions en Arctique. Elle est en son amitié à tous ceux qui acceptent une main tendue comme l'Islande, un petit pays au nord de l'Europe situé juste en dessous du cercle polaire. En octobre 2025, en marge d'un sommet sur le droit des femmes organisées à Pékin, la présidente islandaise est reçue par Chijjingping.
Poignée de main protocolaire, discours convenus, l'occasion de célébrer devant les caméras. plus de 50 ans de relation diplomatique. La Chine considère que tous les pays, grands ou petits, sont égaux.
Nous voulons renforcer la coopération avec l'Islande pour le bénéfice des deux pays. Merci monsieur le président. C'est derrière cette image qui peut paraître insolite de la présidence islandaise effectivement.
Donc un petit état de 300000 habitants à peu près qui sert la main au président de de la première puissance économique et peut-être politique mondiale. Je pense qu'il y a un symbole très fort qui est l'arrivée aussi de la Chine dans l'Arctique européen et dans l'Atlantique Nord par le biais de l'Islande. C'est un pays de l'OTAN, [musique] il n'aime pas Trump.
Donc les Chinois peuvent jouer là-dessus, peuvent peuvent finalement jouer sur une peur de l'Amérique pour s'infiltrer en Islande. Une influence qui s'est accélérée dans les années 2010. [musique] À l'époque, la crise financière frappe durement l'Islande.
La Chine vole à son secours. Les dirigeants du petit état polaire déroule le tapis rouge au bienfaiteur asiatique. La prolongation de ça, c'est travaillons sur le secteur du tourisme.
Et à cette occasion là, peut-être que vous pourriez nous donner aussi la possibilité d'acheter un terrain pour faire officiellement en tout cas un hôtel, un resort, un golf de luxe, pourquoi pas au nord-est du pays. En Finlande. Pijing Ping joue aussi la carte de la diplomatie du panda.
Deux animaux sont transférés dans un zoau d'Helsinki. En échange de ces bons procédés, la Chine espère bien renforcer ses accès au port et aux voies de navigation du Grand Nord. [musique] Les deux parties sont prêtes à explorer les possibilités de coopération dans le cadre de l'initiative chinoise Belten Rod et à promouvoir conjointement la connectivité du continent eurasien.
Ce soft power là est puissant et ça révèle aussi une implantation qui n'est pas seulement soft mais qui se traduit aussi par des partenariats économiques, commerciaux voire peut-être politique et une implantation également géostratégique. Une véritable politique, des investissements de l'ordre de plusieurs dizaines de milliards de dollars dans l'ensemble de la zone. Tous azimutes en Russie comme en Norvège comme en Suède.
Aujourd'hui, ce que la Chine a réussi à tisser en Arctique, c'est une toile. Cette influence croissante alerte une autre superpuissance, les États-Unis. En 2019, le secrétaire d'État de Donald Trump arrive en Finlande pour assister au Conseil de l'article. [musique] Ce forum rassemble h états polaires, les peuples autochtones de la région et des pays observateurs comme la Chine qui a réussi à se faire accepter au sein de l'institution.
Un an plus tôt, Pékin a même fait évoluer sa doctrine et se définit désormais comme un état proche de l'Arctique. C'en est trop pour l'administration américaine qui décide de monter au front. [musique][applaudissements] Les paroles et les actes de la Chine suscitent des doutes quant à ses intentions.
Pékin prétend être un état proche de l'Arctique alors que la distance la plus courte entre la Chine et l'Arctique est de 1500 km. Il n'existe que des États arctiques et des États non arctiques. Il n'y a pas de troisème catégorie et prétendre le contraire ne donne aucun droit à la Chine.
Mike Pompeo réagit de manière extrêmement agressive, fustigant d'une manière en fait assez parallèle la Russie et la Chine en Artique. revenant sur des logiques de guerre froide, sur des vraiment la rhtorique de guerre froide, il dit littéralement on entend des bruits de bot fouré en Arctique et il accuse notamment de manière assez plaire [musique] la Chine de d'avoir dépensé 80 milliards de dollars en 5 ans en Arctique en investissement. [musique] Il accuse également la Chine de faire passer des sous-marins nucléaires en Arctique.
Ces deux affirmations sont très difficiles à vérifier. Pour ma part, je n'ai pas pu les vérifier, mais [musique] pour moi surtout, ça traduit la prise de conscience d'un retard États-Unis en Arctique. Pour Donald Trump, le rattrapage passe par la construction d'une nouvelle force de frappe, une flotte de brise glace.
Les États-Unis n'en possèdent que trois. Le dernier mise à l'eau est un ancien navire rénové. Il est présenté dans cette vidéo de promotion des gardes-caes américains.
Ces ponts sont équipés d'éléments chauffants. Ils sont conçus pour chauffer, faire fondre la glace et ainsi laisser une surface libre, antidérapante, même dans les régions polaires. On est pourtant loin du nombre et des prouesses technologiques des briseglaces russes et chinois.
Conscient du problème, le président américain annonce en octobre 2025 un nouveau partenariat avec la Finlande. Nous avons une grosse commande qui arrive. Nous achetons des brises glace.
Je me souviens de notre première conversation juste après votre élection en novembre. La première chose que vous avez mentionné, ce furent les brises glace. Nous en avons besoin et depuis nous travaillons sur cette question.
Nous sommes heureux d'annoncer que nous construisons en gros 11 brises glace ensemble. À terme, ces briseglaces ont vocation à assurer une présence américaine plus importante en Arctic où les navires de recherche chinois dérangent. Il y a toujours un doute sur la nature des recherches et des chercheurs chinois dans ce domaine.
Quand on voit que un des principaux navires d'exploration arctique chinois a également fait plusieurs fois le transit voisinage immédiat des États-Unis, il est évident qu'en matière de cartographie, des repérages, ça a une signification. [musique] Les routes sont très directes vers l'Asie, vers la Russie et il y a des navires partout. Nous devons être protégés.
Exagérer la prétendue menace d'espionnage chinoise n'est pas nouveau. L'objectif est clair. Calomniier et discréditer la Chine.
Pékin se défend de toute intention malveillante mais Donald Trump à peine réélu à la Maison Blanche lance la riposte. Il annonce qu'il veut racheter le Groenland. Une terre qui appartient au Danemark et qui n'est pourtant pas à ventre.
Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. La question n'est pas de savoir si nous pouvons nous en passer. Nous ne le pouvons pas.
Les gens ne savent même pas si le Danemark le possède légalement. Mais si c'est le cas, il devrait y renoncer car nous en avons besoin pour notre sécurité nationale. C'est pour le bien du monde libre.
Et je pense qu'on va l'obtenir d'une manière ou d'une autre. On va l'avir. Il faut prendre très au sérieux sa proposition de rachat du Groenland.
Euh, il savait très bien qu'on lui dirait non, que que Copenhac dirait non. Vous ne pouvez pas annexer un autre pays, même en invoquant la sécurité internationale. Il l'a dit pour faire avancer un peu les choses et pour marquer un peu son territoire.
Donald Trump ne fait pas que brandir la menace. Il lance une véritable opération séduction. Son avion atterrit sur le tarmac de Nuk. la capitale du Groenland.
À bord, son fils aîné Donald Junior. Officiellement, il s'agit d'un voyage privé. Nous sommes ici en tant que touriste.
C'est un endroit incroyable. On en parlait depuis longtemps. J'étais censé venir au printemps dernier.
C'est ce que je fais pendant mon temps libre. Nous sommes tout simplement ravis d'être ici. Mais Donald Trump n'est pas loin.
Il s'adresse par téléphone à quelques habitants qui se sont vu offrir des casquettes MAGA. Nous avons besoin de sécurité. Notre pays en a besoin et le monde entier en a besoin.
Vous êtes tellement bien situé stratégiquement. Derrière cette mise en scène se cache un intérêt des États-Unis pour les ressources de ce territoire arctique. Ils ont besoin d'uranium, ça tombe bien, il y en a en quantité au Groenland.
Ils ont besoin de terre rare, ça tombe bien, il y en a en quantité au Groenland. L'offensive Trump sur le Groenland est un coup de tonner pour les Européens. Il est vraiment temps de se concentrer davantage sur l'article.
Je pense que ce qu'il faut, c'est que nous européens élaborions une stratégie pour l'Arctique. Le vieux continent, sidéré par la brutalité de l'administration Trump affiche sa solidarité avec le Danemark. Après le réveil américain, l'heure est à la prise de conscience en Europe.
Le territoire autonome du royaume de Danemark, en raison de son positionnement stratégique au sein de la zone arctique et de ses ressources naturelles est devenu un espace convoité et l'objet d'ambition prédatrice. Tout d'un coup, effectivement euh la parole européenne devient plus intéressante et on sait que la France par exemple a l'objectif d'ouvrir un consulat général euh à Nou et donc que les liens autrefois assez distendus entre l'Union européenne et le Groenland pourraient se renforcer encore une fois peut-être grâce à Donald Trump. L'objectif des États-Unis est de renforcer leur capacité militaire en Arctique.
En mars 2025, le vice-président JD Vens se rend sur la base de Pitoufic au Groenland, un maillon essentiel du bouclier antimissile américain pendant la guerre froide. Le message est clair. Les alliés doivent aussi renforcer leur sécurité et ce n'est pas l'Amérique qui va payer.
Trop souvent, nos alliés européens n'ont pas suivi le rythme. Ils n'ont pas suivi le rythme des dépenses militaires. Et le Danemark n'a pas suivi le rythme en consacrant les ressources nécessaires pour maintenir cette base pour protéger nos troupes et les habitants du Groenland contre les nombreuses incursions très agressives de la Chine, de la Russie et d'autres nations.
L'appétit pour les ressources du grand nord n'est pas la seule source de tension. La collaboration et la paix qui ont prévalu dans la région depuis la fin de la guerre froide se fissure comme si un nouveau conflit menaçait l'Arctique. Il y a une guerre froide générale qui est en train de se faire vraiment une guerre froide de qui est mondiale.
Ça se manifeste avec une logique de redéfinition des équilibres dans cette zone stratégique l'arctique. Depuis plusieurs années, le Kremelin multiplie les démonstrations de force dans le grand nord. Tir d'un missile Sarmat.
Il mesure 30 m de long et peut porter une charge atomique. Entraînement de l'armée russe au-delà du cercle polaire. Pour mettre la pression sur l'Occident, Vladimir Poutine annonce le succès d'un nouveau drone sous-marin à propulsion nucléaire, le Poséidon, quit à déclenché une escalade verbale avec les États-Unis. dépasse largement la puissance de sa armate.
En terme de vitesse et de profondeur d'opération, il n'y a rien de comparable à cet engin dans le monde. Il est peu probable que quelque chose de semblable apparaisse dans un avenir proche et il n'existe aucun moyen de l'intercepter. J'ai envoyé un sous-marin, un sous-marin nucléaire, l'arme la plus meurtrière jamais construite.
Un sous-marin ou deux, j'en diraiis pas plus, vers les côtes russes. Juste par précaution. C'est le retour de la rhtorique nucléaire entre les vieux ennemis.
L'annexion de la Crimée en 2014 et l'invasion massive de l'Ukraine 8 ans plus tard ont ravivé l'affrontement entre les deux blocs. [musique] D'un côté la Russie, de l'autre l'OTAN et ces nouveaux entrants, la Finlande et la Suède. La Russie a une frontière autant de chaque côté.
Elle a la frontière états-unienne côté des trit de Bering avec l'Alaska et puis à la frontière bien sûr avec la Norvège et puis maintenant bien sûr avec la Finlande aussi. Donc dans ce contexte-là, dans cette zone arctique, la Russie doit ou se doit en tout cas de regarder des deux côtés. De part et d'autre des frontières, les deux camps s'observent.
Ces radars situés tout au nord de la Norvège sont les yeux et les oreilles de l'OTAN. Ils épient 24 heures sur 24 les capacités militaires de la Russie qui se trouvent sur la péninsule juste en face. Un peu plus au nord, l'île du Sfalbard est un avant-poste pour surveiller ses voisins.
Ce territoire norvégien, démilitarisé en vertu d'un traité, accueille des communautés scientifiques européennes, américaines, russes et chinoises. Officiellement, le monde entier vient ici pour faire de la recherche mais Moscou accuse ses adversaires de l'espionner. Les Russes disent régulièrement que l'OTAN mène des actions au moins de surveillance ou de traitement de signaux qui viennent de satellite espion dans dans l'espace.
Bref, mettent en en exergue l'idée que voilà, l'OTAN a un point d'appui ou pourrait avoir un point d'appui plus ou moins avéré évidemment sur l'Osvalbar. Donc en face les Russes doivent répondre et aujourd'hui peuvent répondre. On s'espionne, on a réinvesti dans dans toutes ces infrastructures de surveillance et d'attaque et de défense éventuelle.
Direction l'extrême nord de la Russie dans une base militaire fantôme. Après l'effondrement de l'Union soviétique, une partie du patrimoine militaire est tombée en ruine. Là, on est à l'entrée de l'ancienne base.
Dans les années 80, les mitrailleuses étaient positionnées ici. La Russie sous Borisin qui est en fait le premier grand dirigeant russe post-soviétique. C'est une Russie en déliquence au sol.
Les vestiges de la guerre froide. Un habitant guide notre caméra vers ses bâtiments. Et là, vous avez le bâtiment de l'étatmajor.
Au-dessus de la porte, vous pouvez encore lire "Les décisions du parti communiste doivent s'appliquer dans la vie". Aujourd'hui, l'armée construit de nouvelles antennes partout autour. Les Russes se sentaient faibles et quand Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir en 2000, il a redonné une certaine gloire selon les Russes euh à leur pays.
Ça passe par une remilitarisation entre autres de l'Arctique puisque l'Arctique, c'est un des fondements de l'identité nationale russe. Des dizaines de bases militaires ont été construites le long des côtes russes de l'Arctique. L'accès y est quasiment impossible, sauf quand Moscou décide d'en ouvrir les portes.
En 2019, une équipe de TF a pu se rendre sur l'une d'entre elles. Un voyage interminable jusqu'à une île reculée. Bien au-delà du cercle polaire, le trèfle du nord est le premier village permanent des forces armées russes.
Dans cet environnement hostile, la base militaire entièrement rénovée, capable de tenir 1 an en autarsie, sert de vitrine à une démonstration de force de l'armée russe. Il s'agit du système de missile bastion qui est prévu pour détruire des navires de surface. Il a une portée de 300 km.
Opération communication pour la vingtaine de journalistes internationaux présents. Parmi eux, une reporter débordante d'enthousiasme. Elle travaille pour la chaîne de télévision du ministère russe de la défense.
C'est notre frontière. Donc notre armée puissante mais pacifique protège notre frontière. Vladimir Poutine ne fait pas que tester des missiles et rénover des bases militaires.
Il augmente les capacités de son armée. En mars 2025, il inaugure l'un des tout derniers sous-marins de sa flotte du nord basé à Mourmansk. Ces sous-marins et navires renforceront la puissance de toutes nos flottes et renforceront la sécurité des frontières maritimes de la Russie, y compris la zone arctique.
Ce que la Russie crée là, c'est une recapitation de ces armées, tous azimutes. Et aujourd'hui, ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est que l'Arctique est la zone la plus nucléarisée du monde. C'est dans cette zone arctique à cause des Américains d'un côté comme à cause des Russes de l'autre qu'il y a le plus de capacité de frappe nucléaire dans cette zone.
La vision russe de la remilitarisation de la zone, c'est avant tout une posture défensive. C'est-à-dire que Vladimir Poutine se défend de toute véléité militaire. Après effectivement, il y a un tournant depuis 2022 où il ne s'agit plus seulement de sécuriser des sites vitaux [musique] pour la nation russe, mais également de prévenir ou de peut-être aller voir ce qui se passe chez les voisins dans une perspective d'éventuel débortement. au risque que la Russie provoque elle-même l'escalade.
Ici Bristol, suivez les instructions. En 2020, ce bateau situé dans une zone de pêche américaine au large de l'Alaska est interpellé par un avion russe. Le pilote lui demande de quitter immédiatement la zone car l'armée de Moscou s'entraîne à tirer des missiles.
Allez à 135° vitesse maximale. La Russie multiplie aussi les exercices militaires avec la Chine. Quand la Russie et la Chine font des exercices en commun, ça veut dire quelque chose.
C'est un message. [musique] Ça veut dire nous sommes ensemble. Ça veut dire nous vous nous sommes potentiellement plus forts que vous et ça veut dire nous sommes prêts.
Et lorsque des bombardiers russes et Chinois patrouillent au-dessus du D3 de Bering, ils sont rapidement interceptés par des chasseurs américains et canadiens. [musique] Tant à savoir si nos adversaires nous testent en ce moment, ils nous testent toujours et ce n'est une surprise pour personne. Nous avons observer des activités dans le nord à plusieurs reprises et nous sommes toujours prêts à y faire face.
Les États-Unis renforcent eux aussi leur présence militaire en Arctique. Les sous-marins d'attaque nucléaires américains se montre désormais en Islande. Chaque année, l'OTAN organise des exercices au-delà du cercle polaire.
Les armées communiquent et ventent la capacité des soldats à faire face aux températures extrêmes et à tout type de menaces. La Suède qui rejoint l'OTAN rend l'alliance plus forte. [musique] Tous les 2 ans, les pays de l'Alliance participe à l'opération Bouclier redoutable.
En 2025, 10 pays s'entraînent à intercepter des missiles au nord de la Norvège. Et il ne fait aucun doute dans les esprits que la plus grande menace vient de la Russie. Je ne suis pas préoccupé par la guerre, mais bien sûr, nous sommes à la frontière d'un pays qui est en guerre en ce moment.
Il est donc important d'être préparé. Aujourd'hui, ce qu'on observe c'est très clairement d'un côté une capacité donc de préparation au conflit tous azimut. Français avec Danois, anglais avec canadien, les États-Unis aussi dans le cadre de l'OTAN également en dehors.
Bref, on le voit un petit peu dans tous les sens de manière fragmentaire. Les États-Unis jouent de plus en plus leur propre partition. Avant de hausser le ton, Donald Trump a d'abord tendu la main à Moscou.
Symbole fort de son début de mandat, il accueille Vladimir Poutine en Alaska, [musique] une ancienne terre russe devenue américaine. Tout un symbole pour relancer les relations entre deux pays, séparé de seulement quelques dizaines de kilomètres en Arctique. Il est tout à fait logique que nous nous soyons rencontrés ici car nos pays, bien que séparés par les océans, sont des voisins proches.
Quand nous nous sommes rencontrés, lorsque je suis descendu de l'avion, j'ai dit "Bonjour chers voisins, je suis très heureux de vous voir. Trump est le pr le premier président depuis la fin de la guerre froide à avoir vraiment compris les intérêts stratégiques. Une des raisons aussi pour lesquelles Trump voudrait que s'arrête cette guerre ukrainienne pour qu'on puisse normaliser les la situation entre l'Occident et la Russie. investissement et le commerce nous rapproche.
Vladimir Poutine ne cache pas non plus son envie de faire des affaires avec son voisin américain. Nous constatons que la coopération arctique est également tout à fait possible dans notre contexte international. Par exemple, entre l'extrême est de la Russie et la côte ouest des États-Unis.
Il est très important pour nos pays de tourner la page et de renouer avec la coopération. Les États-Unis et la Russie ont peut-être vocation dans les prochaines années, surtout si Donald Trump ne lâche pas le pouvoir, à peut-être essayer de créer une forme de barrière stratégique vis-à-vis de la Chine. En attendant, Donald Trump seurte à l'intransigence de Moscou.
Vladimir Poutine poursuit sa guerre en Ukraine. Entre les deux puissances, le bras de fer continue. Envisagez-vous de reprendre les essais nucléaires souterrain ?
Vous le saurez très bientôt, mais on va procéder à quelques essais. D'autres pays le font. S'ils le font, on le fera aussi.
Si les États-Unis ou d'autres signataires du traité devaient procéder à de tels essais, alors la Russie serait contrainte de prendre des mesures réciproques, appropriées. Les États-Unis ont raté le coch en ce qui concerne une coopération en général mais surtout en Arctique avec la Russie. Et là effectivement la Russie risque de basculer ou à moins qu'elle nit déjà basculée dans une priorité qui est beaucoup plus militaire que civil dans ces ces investissements en Arctique.
Et encore une fois, qui profite de tout cela ? Et bien c'est la Chine [musique] dans ce jeu à3. L'Arctique pourrait-il devenir le théâtre d'un débordement militaire ?
Il y a plusieurs hypothèses pour l'éclatement d'un conflit chaud en Arctique. La première hypothèse qui est souvent avancée, c'est les ressources. Et ça, je pense que c'est une raison qui est écartée aujourd'hui, tout simplement parce que 95 % des ressources en Arctic se trouvent déjà au sein des zones économiques exclusives, c'est-à-dire dans des espèces extrêmement bien délimité par le droit international. [musique] Et jusqu'à présent, tout le monde, la Russie y compris, joue le jeu de de ces règles du droit international. les Russes comme les Américains, on le on le voit bien, escalade et désescalade, [musique] cette absence de collaboration qui dure plus donc des tas de projets qui sont laissés en plan, plus la remilitarisation.
Évidemment que ça pourrait mener, mais je reste au conditionnel, ça pourrait mener à un conflit. Est-ce que un conflit exogène à l'Arctique pourrait venir en fait trouver une manifestation voire même un déclenchement en Arctique ? Aujourd'hui, j'ai pas de boule de cristal donc je vais vous dire, je ne sais pas.
Mais c'est un risque de plus en plus possible qui fait que les différentes parties prenantes de l'Arctique ou du proche Arctique, mais de fait doivent s'y préparer.
Arnaud Bonnet