Expos : "Enfin le cinéma !" au Musée d'Orsay et "Écrire, c’est dessiner" à Pompidou - Metz
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
autour de la grande table critiquant pris place corinne rondeau et sally bonne tous deux critiques et maître de conférences en esthétique pour une deuxième partie consacrée à l'actualité des expositions dans quelques instants se rendra à metz pour l'exposition inspiré par l'artiste récemment disparu et elle adnane écrire c'est dessiner mais pour l'heure on se rend au musée d'orsay à paris qui montre en ce moment enfin le cinéma point d'exclamation 1 dans l'espace dédié aux expositions du musée d'orsay une dizaine de salles exploite tous rapports l'actualité des arts et des techniques qui au moment où le cinéma pointe son nez en 1895 on y croise des toiles des photographies du matériel des archives des affiches et aussi bien sûr des films illustrent ont tous une espèce d'aspiration au mouvement et à la modernité le tout sous le commissariat de dominique païni je cite quelques unes des oeuvres qu'on petit voir la photographie prise en 1895 d'un spectaculaire accident de train dans une gare parisienne la fameuse arrivée d'un autre train à la ciotat le fini des frères lumière un dégré au type de 1844 montrant l'éclosion d'un pouf au microscope ou encore la série des cathédrales de monet corinne rondeau je l'aimé bien mon inventaire à jaloux et vient vraiment j'adore votre avantage parce que cette cette exposition a une particularité c'est qu'elle est un petit peu surprenante au départ parce qu'on trop de la sculpture avec le mythe de pygmalion et galatée manière de faire un prologue qui relève de comment le 19e siècle et aussi le siècle de l'animation puisque c'est un artiste qui va tomber amoureux de sa sculpture qui fait le voeu à une déesse et donc elle va cette sculpture va s'animer donc c'est le c'est vraiment le mythe de l'animation 19e siècle alors j'étais un petit peu froissé à l'entrée en me disant c'est un peu creux c'est un peu puis vous avez tout de suite les yeux alors quelque chose pour qu'il peut être manipulés qu'ils déplacent en fait un regard on se dit bon là il ya quelque chose d'un jeu qui se produit et c'est vrai que l'exposition et à a quelque chose d'une fête foraine et quand on le prend dans cette balade d'une fête foraine c'est plutôt intéressant parce que si on le lit de manière didactique on s'ennuie fortement et effectivement cette explosion de dispositifs optiques cette explosion de technologie mais aussi tout ce qui est mis en perspective c'est à dire l'explosion de la grande ville les vitrines des grands magasins c'est à dire tout ce qui se montre finalement et qui étaient cachées cette transparence qui apparaît ses grands tableaux qui a là il ya une grande photographie où on voit un peintre qui est sûr un escalier sur une grande derrière une grande toile blanche qui est prêt qui préfigure en 1800 je crois 90 le cinéma donc tous ces éléments-là se met en oeuvre à l'intérieur d'une époque il ya quelque chose d'une une forme d'anthropologie une histoire le cinéma n'est pas qu'un aboutissement deux techniques qui se succèdent mais au contraire il est un point d'orgue du mouvement de l'animation qui est passé déjà dans des mécaniques des dispositifs et on y prend beaucoup de plaisir parce qu'il ya des jeux de lumière il ya un cinéma coloré il ya des fragments de dioramas alors moi je regrette qu évidemment on puisse pas tourner à ces appareils qu'on pouvait tourner à l'époque avec des avec un miroir qui était le fanny ce fan akisti scop que j'avais jamais à prononcer mais aussi fragments de la guerre de 14-18 ce qui était un dieu aura peu de 1870 avec un diorama on se dit pourquoi on n'a pas un diorama quoi donc et je trouve que le début et la fin sont un peu sèche parce que l'exposition fini sur l'allée mention de la salle de cinéma 18 1907 1908 c'est à dire le moment où les avant gardes vont se mettre en oeuvre donc il ya vraiment un balayage je dirais du cinéma comme un aboutissement d'un fait social et culturel et on peut commencer à se dire que c'est la culture visuelle qui se met en oeuvre donc je trouve que c'est très stimulant mais il faut le prendre comme un badaud comme l'été les gens au 19e siècle puisque c'est quand même le siècle des inventions le dix neuvième siècle a inventé plus de technique que nous n'en avons inventé au 20e et on est au début du 20e siècle on verra mais je trouve que cette cette foison relève vraiment de la dimension du mouvement mais aussi d'un changement de la perception qui est qui et qui est vraiment cette exposition je dirais que soit je veux savoir et je me retrouve un petit peu peiné soit je veux jouer avec elle et pour le coup c'est un celi masse et à l'image d'un kaléidoscope et là d'un coup quand je dis bah il ya des objets qui sont tout à fait séduisant 2 et des photographies la peinture que ça passe d'un coup de vent puisque c'est aussi représentés du mouvement dans une image arrêtée comme le le caillebotte avec son linge dans un prix dans un coup de vent et mais aussi une photographie du centre grenouille donc je trouve que ces espèces des cartes qui se produisent sont ici effectivement une sorte d' horizons incroyable qui sourd et c'est assez merveilleux de se dire que le spectacle était là voilà est que nous sommes les héritiers quand même de ce spectacle qui a mon avis tu es plus grandioses comme l'imaginent salies oui alors c'est effectivement une exposition qui qui montre la construction d'un regard et qui fait d'un regard qui fait de la réalité en fait un spectacle et c c'est la grande fontas magori en fait qu'est le tournant du 19e au 20e siècle on est on rentre dans l'exposition alors je la trouve pas tellement didactique quoi qu'elle pourrait en fait apparaître comme tel et au contraire j'ai trouvé effectivement comme vous corinne que qu'il y avait ce que si on s'y promène comme le flâneur ou le badaud du début du 19e siècle de baudelaire ou de benyamine et bien on traverse ont traversé ces frémissements en fait tout ce qui grouille pour que pour que cela advienne c'est à dire cette cette construction particulière d'un regard alors l'exposition elle a un titre qui est un peu étonnant parce qu'elle ferme quelque chose alors qu'au contraire c'est vraiment l'ouverture absolue parce que c'est une exposition qui est construit sur le modèle du montage et sur le modèle du montage elle fabrique des rapprochements entre des tableaux effectivement vous l'avez vous l'avez signalé il faut pas imaginer quelque chose de chronologique à la dimension technique successifs comme on a pu en voir doit être d'autres musées de réflexion démarre sur sur la sculpture de roda le mythe de pygmalion et galatée sur une sur un noir et blanc d'ailleurs très frappant puisque le marbre blanc explose littéralement sur le fond noir de de l'entrée mais après c'est une explosion de couleurs et c'est vrai que on est là dans tout ce qui fait la queue mais du 19e siècle la vitesse la foule l'urbanité la danse le mouvement le spectacle la magie la lumière des villes le décor l'amci l'érotisme voilà tout tout y est et on retrouve là baudelaire on retrouve benyamine on retrouve ce qu'est la modernité c'est à dire comme le dit benyamin quelque chose d'héroïque aussi et on pourrait cela sous titré d'ailleurs paris capitale du 19e siècle aussi parce que la ville est très présente dans ses représentations aussi bien dans ses représentations picturales d un très beau avoue d'ailleurs berthe morisot qui montre qui montre une scène urbaine un peu un peu d'en haut mais il y en a plein d'autres notamment un caillebotte qui est en très gros plan sur un sur un sur un pont métallique avec deux personnages en redingote et haut-de-forme dont un qui s'en va et c'est aussi la grande particularité de cette exposition et des choix qui ont été faits des oeuvres c'est de montrer que ce qui se passe aussi bien dans la peinture la gravure le dessin la photographie et les premiers toutes les machineries qui travaille sur la mise en mouvement c'est de prendre en fait décédé point de vue où les personnages sont en action en fait sont sont en train de sortir du plan ou de ou d'y entrer et c'est assez fascinant en fait de voir comment justement on sort d'une dune fixité pour c'était c'était ce philosophe et sociologue à retordre aux acquis de penser la question la logique de l'accélération et on est vraiment là dans cette logique de l'accélération et dans ses représentations mais est-ce qu'au delà de la question anthropologique dont vous saoule viella la pertinence vraiment d'un point de vue esthétique c'est sait si pertinent que ça parce que moi je me suis posé beaucoup de questions sur la potentielle artificialité de quelque chose de très plaqué c'est à dire par exemple caillebotte avec le personnage qui sort du champ alors oui on utilise l'expression sortir du champ c'est cinématographique est-ce que c'est pas plaquer sur la peinture une espèce d'aspiration au mouvement qui en fait esthétiquement a toujours existé on n'a toujours pas le mouvement j'imagine en peinture on a toujours peint sculpté le mouvement en sculpture je me suis vraiment posé cette question c'est une question tout à fait innocente un corinne rondeau je pense que alors y'a pas toujours du moment dans la peinture mais ce qui est sûr c'est la vitesse c'est tout à fait différent et c'est ça qu'on voit quand vous avez les cathédrales de monet de monnaie vous voyez bien que c'est l'idée du train qui circule qui filent et donc c'est des fenêtres qui ne sont pas ouvertes ce sont des ce sont des paysages qui s'ouvre et qui déroule une temporalité donc vraiment ce qui ce qui se passe dans l'exposition et je pense que moi ça m'intéresse effectivement que cette peinture par exemple vous avez deux peintures absolument exceptionnel qui sont celles de pizarro qui est la place du théâtre français et celle de vallotton qui est je crois c'est une rue aussi avec une sorte de point de vue assez particulier notamment le pizarro il est d'un balcon puisqu'il ya des photographies de balcons qui sont une manière de dire on voit d'ailleurs quand on nous parle de la photographie au xxème siècle avec les constructivistes d'en haut en changent les repères spatiaux c'est déjà là et c'est une manière aussi de dire on change le point de vue parce que quelque chose mais le corps lui-même en circulation et dans des vitesses qui sont le train la locomotive enfin vous parliez tout à l'heure de ce train cas qui a craqué qu'un accident de locomotive c'est parce que de la vitesse arrivent d'autres événements arrivent et effectivement quand il ya une photographie d'henri rivière que j'adore avec cette femme qui marche dans la rue qui sort elle est au bord du cadre c'est vraiment on voit pas le mouvement on voit la vitesse et ça c'est je crois qu'il ya une différence et pour revenir sur une monroe zac vous citez tout à l'heure c'est effectivement le point d'orgue de la modernité c'est la vitesse qu'elle inclut parce qu'elles modifient littéralement la question du mouvement d'où aussi la décomposition du mouvement avec le phénakistiscope de plateau qui est vraiment celui qui est le précurseur du principe du sénat nos graves sans le faire donc on voit bien que cette décomposition est aussi une manière d'arrêter un mouvement que l'oeil ne voit pas parce qu'il est trop rapide donc c'est la vitesse qui est au coeur si vous voulez du déplacement et moi je trouve qu'il ya vraiment alors je prendrai pas tous dans l'exposition parce que il y en a tellement vrai qu'il ya beaucoup beaucoup de choses en passant on peut en parler aussi c'est pour cette espèce de tourbillon sa vie c'est aussi une accumulation moi j'ai par exemple très peu vu les films je sais pas ce que vous en avez pensé ils sont accrochés souvent au centre des pièces sur des portants c'est pas bête sur des espèces de cintres donc sur des toiles qui bouge vaguement est en fait comme on est très très attiré le regard est très attiré par les par l'étoile et par ce qui se passe sur le côté on voit finalement assez peu de cinéma dany boon mais je pense que c'est une volonté passons il s'est tout simplement tout ce qui est montré c'est ce qui se passe avant le cinéma en fait oui on joue juste en me disant mais tout ce qui permet ce d'advenir c'est à dire c'est aussi le projet scientifique de l'exposition que de montrer que cinéma ça n'apparaît pas tout d'un coup à la faveur d'une révolution technique qu'en fait c'est une c'est une une pratique qui ce qui se fait aussi à la fois dans les regards mais aussi dans des pratiques sociales il ya toute une série de deux à la fois de publicité de représentations picturales ou pas notamment de vallotton qui montre le le fait de flâner dans l'est dans les grands magasins et les bons marchés le grand magasin le bon marché c'est ce et c'est aussi en fait cette mise en oeuvre comme ça d'une une de ce que c'est que la modernité en fait donc le cinéma il est il est il et il est là en train d'advenir et il advient dans ses différentes formes l'effet nas tim white male albert y avait des crises qui sont qui sont absolument merveilleux et là on retrouve aussi un plaisir très très enfantin et très immédiat de voir ses formes qui très coloré aussi qu'ils sont en mouvement qui bouge comme des toupies comme des toupies et il ya alors il ya plein de petits de petites machines aussi qui skie qu'on regrette de pas pouvoir mani mani et bien sûr mais il ya quelque chose quand même assez joyeux dans l'ensemble de ces de ses oeuvres dernier mot corinne ont dit non non mais sur le cinéma je suis assez d'accord et où je suis je pas très pro note de ces de ces écrans suspendus dans l'espace moi ils m'ont gêné même je dirais mais en même temps si vous les mettez pas vous faites tomber l'exposition de la dent du pictural et d'un coup vous enlevez la dynamique qui est au coeur à mon avis le sujet de ces expositions pagny mais aussi marie robert et et paul perrin qui sont quand même des conservateurs de cinéma et photos et peintures du musée qui sont là aussi pour faire vivre au musée d'orsay une dimension archéologique de l'image et donc si on enlève ses écrans d'un coup la dynamique de la fête foraine sert toute cette animation ne fonctionne plus et en fait c'est comme la fête foraine ya toujours quelqu'un qui vous gêne pour voir la fraction est donc finalement ce qui m'a gêné devenu un élément positif enfin le cinéma c'est au musée d'orsay et c'est jusqu'au 16 janvier prochain france culture 12h 13h30 la grande taille des critiques lui c'est le comment [Musique] dans un instant nous irons au centre pompidou metz mais tout de suite c'est l'heure du coup de coeur de salies bonne pour photographier images des traces de l'invisible c'est à la maison auguste comte à paris alors on y voit ça si on y voit quelque chose si vous aimez vous si vous êtes si vous êtes toujours demandé pourquoi les fantômes n'apparaissait pas nue ou si vous aimez les phénomènes étranges surnaturel les esprits l'étape qui tournent les maisons hantées le spiritisme l'occultisme les fantômes en drap blanc est évidemment la photographie cette exposition est pour vous alors les deux commissaires emmanuel fructus et philippe baudoin en puiser dans un fonds documentaire qui fait d'emprunts à des collections privées mais aussi à l'institut métaphysique internationale ça existe absolument c'est réjouissant de voir que s'allumant errer à travers des images rares voire inédites cette exposition photographique est sous-titré imagé traces de l'invisible 1850-1950 se glissent entrer dans les meubles mais aussi sur les murs de la maison d'auguste comptes qui est rappelons le le père du positivisme c'est un appartement au parquet grinçant qui est situé rue de l'odéon à paris et qui accueille parfaitement ces images de fantômes donc on y voit des fantômes des céans spirit qui notamment une organisé avec à camille flammarion des médiums en pleine transe qui expulse eu des ectoplasmes assez étrange des foules surmonté de nuages d'esprit et à travers des images de registres très différents et des photos de famille des expérimentations photographique des épreuves scientifiques des jeux des trucages il est question au fond de la manière dont se matérialiser esprit mais aussi la manière dont la photographie par exemple parvient à capter ou à capturer les morts une partie de l'exposition s'intéresse aux vêtements celui du fantôme du drap qui recouvre l'apparition jusqu'aux vêtements de la fameuse médium marc bureau dit eva carrière les vitrines et et les rayonnages des bibliothèques sont parsemés douvres âge au titre évocateur nos communications avec les morts comment on parle avec les morts maisons et lieux hantés des esprits modèle les nuages etc parmi les photographies aussi tout d'un coup de les photographier des disciples d'auguste compte tout d'un coup on voit justement des fantômes et des esprits et notamment et je finirai là dessus un très beau portrait spirit datant de 1941 une femme assise les yeux fermés les bras croisés avec au dessus d'elle elle porte une robe et des sandales sur un fond noir et au dessus d'elle un nuage gris et mousseux dans lequel on distingue des visages et en regardant cette image la question n'est plus tant celle du truc technique ou de la superposition que permet la photographie mais ce que benyamin nommé justement laura c'est à dire cette manière dont nous sommes tous habités par des morts que la photographie les captent ou non passer c'est un peu lié en fait à l'explosion ont parlé avant qu'on fasse sauter avec ça tout à fait tout ça est extrêmement cohérent quand je ne sais toujours rien pourquoi les fantômes on donnera dessus mais ouais et pourquoi ils sont pas tous nus aussi bon on va aller parler aux photographies images des traces de l'invisible c'est à la maison juste content à paris et c'est jusqu'au 18 décembre prochain france culture la grande taille critique lycée le comment [Musique] dernier objet au progrès de 7 au progrès au programme de cette grande table critique écrire c'est dessiner une exposition au centre pompidou metz sur une idée telle adnane commissariat est signée jean marie gallet et à la douane est une artiste née au liban en 1925 décédé il ya quelques jours le 14 novembre dernier à paris poétesse écrivaine et artistes multilingue puisque ballotté entre les langues et les cultures elle a vécu dans son enfance au liban avec un père syrien une mère grecque en californie puis en france on la connaît surtout pour ses textes ses poèmes et ses essais et depuis le tournant des années 2010 on l'avait découverte plasticienne exposants dans les grands musées ou une oeuvre mais les deux mots et de figures dessinées peintes le catalogue de l'exposition ouvre avec une oeuvre de 1989 au milieu d'une feuille une plante dans un pot dessinés à l'encré noire et autour saturant tout l'espace une phrase répétée right thing is going green is right thing écrire c'est dessiner dessinée c'est écrire on les cool on écoute etel adnan elle était au micro de laure adler sur france inter c'était en mars 2009 qu'est qu'une espèce de repos profond la pâture par rapport à l'écriture c'est vraiment émotionnellement un autre monde c'est la même personne donc c'est la même sensibilité et on me trouve la sensibilité de michao dans ses dessins il ya la même angoisse le même monde mais le fait de dessiner et est vraiment créé contraire dessinée c'est un peu comme un sport le corps participe plus écrire est très tendue et si insupportable d'ailleurs tous les écrivains qui bossent inutiles les i ils ont 10 37 un métier physiquement très dure c'est la même personne mais ce n'est pas le même aspect de la personne l'exposition en mettant rapport des manuscrits anciens et l'oeuvre d'artistes contemporains exemple un recueil de textes ottoman du xviie siècle et un dessin de louise bourgeois représentant rouge et bleu délavé napoléon en egypte alors est ce que cette mise en regard et fructueuse corinne rondeau j'ai pas vu l'expo j'ai du mal à me figurer à quoi ça peut bien ressembler eh bien il coûtait elle est d'abord c'est une idée donc de don t tell adnane et le début de l'exposition ça commence avec les oeuvres d'étals adnane avec ce qui a été son support favori glélé port et l'eau ces livres qui s'ouvre et c'est une grande faille en fait plié en accordéon liane accordéon et c'est une manière de de commencer à voir l'exposition aussi parce qu'indépendamment de ce qu on peut y voir on va on va en parler c'est une architecture et souvent d'ailleurs s'est posé pas cap là c'est aussi apposé un accordéon et quand elle était enfant elle voulait être architecte et on voit que se livrent ces dispositifs de livres à quelque chose à la fois dans d'ambigu puisqu'il est minimal quand vous le plier il est monumentale quand vous l'ouvrez donc il ya une expansion déjà qui est proposé dans l'exposition mais aussi le leporello a une particularité c'est que vous pouvez faire jouer la page une avait la page 7 c'est à dire que l'idée du saut l'idée de d'un de pouvoir créer des combinaisons ou des redistributions et est véritablement incluses dans ce support principal qu'elle a eu même s'il a été une grande exposition où clooney splendide à new york en ce moment avec eux que de la peinture principalement de la peinture qui est qu'ils sont tueuse là on a vraiment écrire s'est dessinée et donc je trouve que cette exposition est réussi à de nombreuses au cours de la circulation puisque une fois que vous êtes passé par adnane vous avez d'autres artistes qui vont égrainé effectivement leur écriture leurs desseins leur écriture alechinsky il va dessiner sur de l'écriture mais vous avez aussi des manuscrits des lettres elle voulait absolument des lettres de van gogh de rimbaud vous avez le manuscrit avant le coma de guyot tu as donc vous avez de l'écriture vous avez des cabinets d'écriture vous avez les écritures complètement défaite de de roland barre que je trouve la salle un peu snob mais il était lui-même snob pour trouver les sens de l'écriture sans faire du sens bon hockey et je trouve que finalement il ya des manières de venir faire comme la page 1 la page 7 et ça marche du feu de dieu je dirai pas ce que par exemple entre une artiste et qui s'appelle irma s'habitue donc voila et blanc' et perrette bloc vous avez cherché irma blanc que vous avez une main qui fait comme un rouleau est là elle fait d'aider des lignes verticales sur des lignes horizontales ça fait des petits bandeau si vous voulez d'écriture comme des petits rouleaux et c'est donc une écriture qui est une suite ininterrompue de petits signes vous ne pouvez pas lire ce qui est écrit mais plus loin vous allez avoir père être bloc qui elle fait comme des signes de ponctuation crc une main suspension et là d'un coup vous avez de l'interruption est donc le rythme et le silence se joue la manière que quand vous avez un les ports lots de hainan où effectivement y'a peinture et écriture avec des motifs répétitifs aussi et ses motifs répétitifs sont complètement dans un rapport d'ambiguïté aussi parce qu'en fait entre le geste et le mot ou le signe il n'y a pas de rapport mais en fait si vous les dissocier sa marche plus donc cette ambiguïté les constitutive de ce2 de ce moment où elle arrive à faire ce converger à la fois l'écriture et le dessin et je trouve que l'exposition elle a une très très grande cohérence de ce point de vue là si on arrive à mais ça ne l'est pas d'accord il ça c'est très bien alan coréen ce même s'il ya des pièces que j'aime pas du tout alors ça dit alors c'est une exposition qui est très intéressante et dont la plus grande qualité il faut quand même rappeler effectivement c'est d'après une idée des tales adnane et c'est absolument pas anodin c'est à dire qu'en fait elle avait cette envie de montrer des manuscrits dans des musées comme si c'est des oeuvres cette idée là et le commissaire et la directrice du centre pompidou metz s'en sont servis en fait pour organiser cette exposition donc effectivement on ouvre sur les autres d'etel adnane et puis s'y ajoutent des oeuvres très ancienne puisqu'il ya des manuscrits du 7e siècle ou du viiie siècle des choses absolument splendide une table elle sut mérienne avec un essai littéraire sur l'éducation des scribes qui est absolument merveilleuse un journal dessiné par un soldat allemand en 1796 qui revenaient de la guerre d'indépendance aux états unis effectivement des manuscrits des dessins spirit de victor hugo d'un dessin de marguerite yourcenar il ya des choses que l'on dit donc il ya cette idée là c'est à dire comment organiser une exposition sur cette cette rencontre et ce et ce lien essentiel entre le geste d'écrire et le geste de dessiner que porte etel adnan dans tout son travail aussi bien politiques que effectivement plastique et qui croise des préoccupations historique en fait d'un certain nombre d'artistes dont classe et c'est très intéressant et 7 la qualité première de cette exposition démontrer à quel point à l'image du titre de l'exposition d'ailleurs qu' un emprunt à la poète et artiste c'est la simplicité la précision d'une pensée qui peuvent produire les oeuvres les plus intéressantes et on revient car quelque chose qui est un geste enfantin elle le dit en fait un canton quand on écrit finalement ont dessiné quand on dessine en écrit donc elle revient à cette question de l'enfance cependant je trouve que parfois les les oeuvres qui sont proposés en fait pour accompagner de toute cette pensée là elles sont choisies de manière arbitraire ça c'est le jeu de l'exposition mais que les fils tirés sont un petit peu parfois exagérés notamment on trouve une oeuvre de 26 perroquet évidemment très très belle et très intéressante sauf que le lien en fait avec l'oeuvre est plutôt sur une sur un motif c'est à dire par exemple la présence de deux des hiéroglyphes égyptiens qui sont aussi présents sous la forme d'un d'inde un papyrus idem pour pour d'autres qui sont notamment la salle louise bourgeois les dessins sont magnifiques dessins louise bourgeois mais à aucun moment en fait dans l'oeuvre de louise bourgeois cette question du rapport entre écrire est dessinée se pose l'écriture apparaît plutôt comme dans un geste d'illustration ou d'explications de l'oeuvre donc là je trouve que autant il ya des offres très belle vraiment j'ai pris en ligne un immense plaisir à regarder ses oeuvres mais je trouve parfois que les que le jeu en fait l'arbitraire du choix et où l'éclatement et la constellation qui est fabriqué et parfois un petit peu tiré par les cheveux parce qu'est ce que c'est pas justement l'arbitraire c'est pas la contrepartie de la simplicité du principe c'est à dire que le principe est tellement simple que dans le fond on peut l'appliquer un peu partout donc on a une masse jusqu'à d'information de pavot là ce ne soit pas d'appliquer un peu marre tout corinne rondeau ouais mais louise bourgeois c'est vrai que les dessins sont mario mais je pense qu'en fait ils l'ont mis parce que etel adnan parle de la poésie et il ya des usages de la métaphore de la poésie comme des petits orage ou des séries des clercs en fait c'est l'idée de la fulgurance et elle parle de la poésie comme de une fulgurance à saisir sur le papier comme des oiseaux attrape les courants d'air et louise bourgeois il ya une phrase dans le catalogue les dessins le dessin est indispensable parce que toutes ces idées qui viennent il faut les attraper comme des mouches qui quand elle passe donc je pense et c'est cette idée de la poésie il ya effectivement des grandes tensions qui sont opérés par ses choix c'est vrai que c'est les derniers dessins de louise bourgeois donc on se les regarde et on se verse et d'une drôlerie ses dunes d'une impertinence et deux essais aussi il ya aussi le trait est un peu infantile qui rejoint d'une main un peu tremblant d'une vieille dame donc je trouve que le bien sûr que moi quand il ya du street art à la fin ça m'intéresse pas du tout quoi je je trouve que ça peut plaire apparemment elle était contente d'y voir salle le connaissais pas bon moi ça m'agace si vous voulez parce que qu'ils étaient contentes etel adnan oui oui parce qu'il ya il ya des artistes qu'elle ne connaissait pas qu'ils ont été proposés qu'elle a vu elle était contente on ne nous disait rien donc voilà c'est aussi rendre compte d'une idée et qu'ils aient laissé je laissais à des commissaires de salies bonne oui oui on est bien comme il faut dire que cette cette question du choix des oeuvres elle a été fait en concertation mais quelle était la nature on lui a proposé des oeuvres parfois elle ne connaissait pas du tout ce qui est d'ailleurs assez étonnant sur certaines oeuvres on aurait pu supposer en fait une - un rapport et une connaissance alors les liens tissés moi j'ai trouvé étonnant parce que dans le dans le catalogue il ya cette phrase de qui est d'ailleurs mise en exergue d'été la cnam qui est emprunté un de ses poèmes il ya toujours dans l'espace un fil conducteur pour une position intenable musiciens c'est drôle de mettre cette phrase là parce qu'en fait elles elles disent que ce qu'elle exposait ce qu'elle explosif qui cherchent à à trouver un fil conducteur qui est évidemment ces relations entre l'écriture et le dessin mais qui est parfois difficilement tenable notamment tout d'un coup une oeuvre de james lee byars dont on ne sait pas pourquoi elle est là sinon parce que elle vient raconter quelque chose autour de la question de la correspondance qui est très importante chez etel adnan et au début on voit d'ailleurs dans les ports et l'eau qu'elle elle elle fait des leporello pour les donner à ses amis et ce geste là de dons de qu'on retrouve dans les lettres de van gogh dans l'est dans les manuscrits de rilke quelqu'un qui sont présents cette question du don de lait change de la plaquer sur la correspondance dans tous les sens du terme en fait elle apparaît ici mais ça aurait pu être n'importe quelle oeuvre où la question de la correspondance et à bordeaux on sait pas pourquoi c'est pas très bien pourquoi c'est la 3 derniers mots crus mais en même temps vous avez beaucoup aimé je crois ce soldat allemand justement et c'est la question du voyage vous voyez il ya des moments où quand on est face à des aléas des oeuvres bon je le veux elle veut non nadin vraiment micro je voulais juste signaler qu'il avait une très belle heure de dany cohen qui sont des rouleaux d'écriture qui sont absolument magnifiques bon allez voir rien que pour utah laden il faut y aller bon alors écrire c'est dessiner l'exposition c'est au centre pompidou metz jusqu'au 21 février prochain vous avez le temps c'est aussi un catalogue édité par le même centre pompidou [Musique] la grande critique c'est fini pour aujourd'hui merci beaucoup sally bowles merci corinne rondeau à la préparation de l'émission il y ait à tous en deuil et boris pinault à la réalisation péri le gras à la technique aujourd'hui c'était dimitri pas et ludovic oger à la vidéo vous pouvez réécouter l'émission en vous rendant sur le site de france culture et vous pouvez également vous abonner au podcast de la grande critiques sur l'application radio france
Alain Pompidou