Trump fauteur de troubles au Groenland : vers une autonomie stratégique de l'UE ? | Ici l'Europe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
France 24 LCP public Sénap présente. Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe, votre émission sur France 24 et les chaînes parlementaires. Dans notre partie débat, nous reviendrons en détail sur les prétentions de Donald Trump concernant le Groenland qui crpe les Européens.
Mais pour commencer, je vous propose de nous pencher sur l'état de notre économie, singulièrement de la zone euro qui vient d'accueillir un nouveau membre, la Bulgarie. Nous faisons le point sur les perspectives 2026 avec Valdis Dombrovskis. Bonjour, vous êtes le commissaire européen en charge de l'économie et de la productivité, ancien premier ministre de Letonie du parti de droite he qui correspond au PPE pour l'Union européenne.
Alors, les plans de Trump sur le Grosland restent très flous. Faut-il remettre vite au vote du Parlement européen cet accord très déséquilibré de commerce qui implique 15 % de droits de douane pour nous et 0 % pour eux ? Tout d'abord, il est positif que nous ayons réussi à replacer le dossier Groenland sur une base plus constructive.
Le président Trump a donc supprimé en quelque sorte ses revendications à l'égard du Groenland ainsi que ses menaces tarifaires à l'encontre de l'Union européenne. L'accent est désormais mis sur le renforcement de la sécurité dans la région Arctique et les autorités danoises et groslandaises soutenues par l'Union européenne ont indiqué qu'elles étaient disposées à en discuter. Le Parlement européen, lui, a suspendu les procédures concernant l'accord commercial entre l'UE et les États-Unis.
Le choix aujourd'hui est de l'accepter ou de poursuivre l'escalade commercial. Nous avons évalué ces deux possibilités. Nous avons également observé l'expérience de la Chine qui a opté pour cette escalade dans la guerre commerciale.
Très vite, les droits de Douan ont dépassé les 200 % côté américain et côté chinois, ce qui était prohibitif. La Chine a fini par renoncer à l'escalade et a conclu un accord qui était comme le nôtre asymétrique en acceptant des droits de douane de 36 %. En analysant tout cela, en anticipant sur de possibles retombées économiques fortes, car les relations d'échange et d'investissement entre l'UE et les États-Unis sont les plus importantes au monde, nous avons accepté un accord même asymétrique qui permet d'assurer plus de clarté et de prévisibilité.
Les États-Unis ont néanmoins 40 % de richesse donc de PIB de plus que nous. Leur prévision de croissance est à 3 %. La zone euro, elle devrait progresser de 1,2 % en 2026.
C'est très timide comme croissance. Pourquoi toujours cet écart de croissance et de compétitivité ? C'est vrai, l'Epassé par plusieurs autres grandes économies.
Certains chocs économiques expliquent cette situation à court terme comme les conséquences de l'agression de la Russie contre l'Ukraine ou la nécessité de réduire notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles russes. Mais en même temps, il y a aussi des facteurs structurels qui existent déjà depuis au moins 20 ans. La croissance de la productivité dans l'eieu est plus lente que celle des autres grandes économies.
C'est pourquoi l'une des premières initiatives de la Commission européenne a été la boussole de la compétitivité qui présente tous les principaux facteurs affectant la compétitivité de l'UE croissance économique dans l'Union. Mais Valdis D'Ambrovskis, vous êtes en charge dans la commission de la simplification précisément et certains disent qu'elle rime trop souvent dans l'esprit de la Commission qui est donc plutôt tendance parti populaire européen avec justement suppression des normes environnementales voire des régulations. En fait, la majorité des entreprises indique que le fardeau administratif excessif est l'un des obstacles à leur activité commerciale et à l'investissement en Europe.
Et les PME indiquent qu'il s'agit même du problème numéro 1. Il est donc important que nous nous attaquions à cette charge administrative excessive. Par contre, nous avons été très clairs sur le fait que la simplification n'est pas synonyme de déréglementation.
Nous n'abolissons pas nos normes sociales ou environnementales élevées. Nous ne supprimons pas nos objectifs européens en matière de pacte vert. Nous maintenons tout cela, mais nous nous concentrons sur la manière d'atteindre nos objectifs d'une manière plus simple et plus efficace.
Et nous nous sommes fixés pour objectif pendant ce mandat de réduire la charge administrative globale pour les entreprises de 25 % et de 35 % pour les PME. Monsieur Dombrovskis, votre commission européenne a signé un accord commercial avec l'Inde qui abaisse les droits de douane sur de nombreux articles bien sûr de part et d'autres qui d'ailleurs suscitent beaucoup moins la colère que celui avec les pays du Mercosour que vous allez peut-être décider d'appliquer de mettre en œuvre par avance. Comment vous expliquez tout cela ?
Nous constatons la prolifération des barrières douanières. Donc, il est important pour l'Union européenne de diversifier ses relations commerciales avec des partenaires fiables à travers le monde entier. Nous constatons que nous avons moins de prévisibilité de la part de l'administration Trump sur la politique commerciale et ses droit de douane.
La Chine a toujours été un partenaire difficile. Le marché chinois est bien plus fermé pour les biens et les entreprises venues d'Europe que notre marché l'est vis-à-vis de la Chine. C'est pourquoi nous mettons à nouveau l'accent sur les accords commerciaux.
L'Union européenne est une superpuissance commerciale. Nous avons réalisé une étude d'impact cumulé des différents accords commerciaux conclus par l'UE, y compris le Mercosour sur le secteur agroalimentaire. La conclusion est que cet impact cumulé est en fait positif, non seulement en terme de volumes commerciaux, mais aussi en terme de balance commerciale.
Notre secteur agroalimentaire affiche un excédent commercial. Pour le Mercosour, le contingent de bœuf sud-américain autorisé par exemple est nettement inférieur à nos niveaux actuels d'importation en provenance du mercour. En plus de cela, nous avons créé un mécanisme de sauvegarde renforcé qui nous permet de réagir rapidement en cas de turbulence sur le marché.
Alors, pour en savoir plus justement sur l'état de l'économie européenne, nous vous proposons maintenant de nous tourner vers la Bulgarie qui a adopté l'euro au 1er janvier dernier. Comment ce pays balcanique a-t-il vécu ce premier mois dans l'Eurozone ? Nos reporters Elitsa Gadeva et Charlotte Prudom ont sillonné le pays pour y rencontrer les Bulgares avec de nouveaux billets et des pièces en poche.
Janvier 2026, un mois historique pour les 6,4 millions de bulgares. De monnaies, l'ancienne et la nouvelle, coexistent pendant 30 jours. En février, l'euro devient monnaie officielle.
Devant la Banque [musique] nationale de Bulgarie, des fils d'attente se forment. Les gens échangent leurs lèfes contre des euros. Certains sont là depuis l'aube.
Je sais qu'il faut être patient. Alors l'attente ne me dérange pas. Tout ira bien.
Il y a beaucoup de monde devant moi et la file n'avance pas du tout. Nous voyageons beaucoup, mon mari surtout. Alors avoir une seule monnaie sera très pratique.
La Bulgarie est le 21e pays à adopter la monnaie unique européenne sur les 27 états de l'Union. se a utilisar et commissaire européenne la nouvelle pièce en euro est la preuve que la fierté nationale et les valeurs européennes peuvent prospérer ensemble aujourd'hui les symboles de l'histoire bulgare sont sur la la monnaie de des nouveaux euros vont trava voyager à travers toute toute l'Europe. C'est un moyen pour la Bulgarie de faire connaître sa culture et son histoire.
L'entrée dans l'urzone pour la Bulgarie, cela signifie d'abord une reconnaissance, une reconnaissance pour les efforts du du pays, une reconnaissance pour la Bulgarie qui est au cœur de l'Europe par les décisions qui vont être prises pour des politiques auxquelles elle n'a pas participé jusqu'ici au sens aussi actif. Une bonne nouvelle aussi pour le secteur du tourisme qui représente 8 % du PIB bulgare en 2025. La plupart de nos clients sont étrangers.
L'entrée dans la zone euro va sûrement beaucoup nous aider. Ça va simplifier les choses. Nos clients veulent souvent payer en euros et maintenant ils peuvent le faire.
L'adhésion à la zone euro a été un long parcours mais la Bulgarie est parvenue à remplir les quatre critères de convergence exigé. La stabilité du taux de change était déjà actée, le [musique] LEF étant arrimé à l'euro depuis 1999. Le pays est dans les clous pour son déficit budgétaire, 3 % [musique] du PIB en 2024 et sa dette très basse, 24 % du PIB.
Les taux d'intérêt à long terme ont été contenus, 4 % [musique] sous le seuil de référence. En revanche, contrôler l'inflation a été la tâche la plus ardue selon cet économiste. Elle est considérée comme maîtrisée à 2,7 % en moyenne en 2025.
À la suite des événements de 2022-2023, la guerre, les prix du pétrole, la hausse des prix de la main d'œuvre et d'autres problèmes liés, la Bulgarie a connu une inflation très élevée, jusqu'à 17-1 % sur certains mois en glissement annuel. Nous n'étions sur la bonne voie pour respecter ce critère qu'au début de l'année 2024. [musique] La Bulgarie reste cependant le pays le plus pauvre de l'Union européenne.
En 2024, 22 % [musique] des Bulgaires vivaient sous le seuil de pauvreté. avec environ 390 € par mois. Beaucoup dans les petites villes et les régions défavorisées sont très attentifs au prix des produits de base. [musique] Trend d'Afilka est retraitée, elle touche une pension mensuelle de 327 €.
Les poireaux ont l'air bien. On va rentrer pour voir les prix. de ou 3 mois avant l'entrée dans la zone euro, certains prix ont augmenté.
Avec ma pension, c'est très dur, mais je m'en sors grâce à la retraite de mon mari et avec l'aide de mes enfants. Certains commerçants ont profité de la transition économique pour augmenter les prix. Ce n'est pas le cas de Deniza, gérante de cette épicerie, mais elle doit faire face à de nombreux problèmes pratiques.
En ce moment, tous les magasins, pas seulement le mien, sont devenus des bureaux de change gratuits. Ce ne sera plus le cas à partir de février, quand on ne pourra plus échanger des Levas qu'à la Banque nationale, dans les banques et certains bureaux de poste. Mais des mythes sur la zone euro persistent, amplifié par des médias sociaux biaisés.
Je l'ai vu de mes propres yeux. Les prix ont augmenté de 30 % en France, en Allemagne et en Espagne quand ils sont entrés dans la zone euro. C'est ce qui va arriver en Bulgarie aussi.
Mais beaucoup de gens sont manipulés parce qu'ils écoutent la télé. Pour moi, ça annonce rien de bon. Une perception pourtant bien éloignée de la réalité. [musique] Après l'entrée de ces pays dans la zone euro, l'inflation on y été comprise entre 1 et 3 % selon les données officielles.
La Commission européenne s'engage à stabiliser l'inflation autour de 2 % en Bulgarie, la moyenne européenne. La Bulgarie est au cœur de l'Union européenne. L'an dernier, nous avons rejoint l'espace Schengen et maintenant c'est la zone euro.
C'est un signal très fort que la Bulgarie envoie à l'Union européenne car l'euro est une monnaie avec une forte attractivité, stable. est puissante. À chaque nouvelle adhésion à l'Eurozone, la force de l'euro augmente.
La plupart des entrepreneurs accueille favorablement ce changement. Selon la Banque centrale européenne, les petites et moyennes entreprises pourraient économiser environ 500 millions d'euros en frais de change. C'est le cas de Valentin Strikalovski à la tête d'une usine de production de bar protéiné de 150 personnes.
Il exporte 95 % de sa production. La zone euro va nous offrir une formidable opportunité de nous développer encore et nous permettra d'économiser sur les frais bancaires et les taux de change puisque nous aurons la même monnaie. Cette transition ne fait pas l'unanimité.
Début 2025 % des Bulgares étaient opposés à l'euro selon un sondage Eurobaromètre. L'ancien président Romen Radef perçu comme prusse démissionnaire en 2026 estimait qu'un référendum sur l'euro aurait dû être organisé. C'est aussi un cheval de bataille pour le parti d'extrême droite bulgare Renaissance en hausse dans les sondages.
La Bulgarie avait assez de signature pour organiser un référendum et décider ou non de l'entrer dans la zone euro. Mais ça a été bloqué par nos dirigeants qui sont les marionnettes des bureaucrates de Bruxelles. Quand nous accéderons au pouvoir, nous ferons tout pour que la Bulgarie quitte la zone euro.
En [musique] 2025, les réseaux sociaux prorusses ont diffusé des campagnes de désinformation anti-on. Les partis populistes et anti-autant espèrent tirer profit de ces campagnes pour des gains politiques alors que des élections les 8e en 5 ans approchent. La coalition au pouvoir a démissionné mi-décembre sous la pression de manifestations massives contre le budget et la corruption dans le pays.
Jusqu'à 150000 personnes sont descendues dans les rues. Laura George Ivaard est avocate pour une fondation qui enquête et dénonce la corruption. La corruption est endémique chez nous.
L'éducation est dans un état déplorable tout comme le système de santé. Bien sûr, ils en sont victimes. Dans le gouvernement intérimaire actuel, le vice-ministre de l'économie estime que la zone euro pourrait aider à résoudre certains de ces problèmes.
Ces derniers mois avant l'entrée dans la zone euro, beaucoup de gens ont apporté de grandes quantités de liquidité et ils ont dû prouver l'origine de cet argent pour le convertir en euros. La Bulgarie a envoyé son représentant siégé au Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne. Elle devient codécisionnaire pour l'avenir de la zone euro.
La politique monétaire bulgare sera soumise à un contrôle plus strict de la BCE, renforçant ainsi la régulation financière. Les Bulgares sont donc en droit d'espérer [musique] une plus grande transparence économique dans le futur. Valdis D'Ambrovskis, le passage de la Bulgarie à l'UR en 2026.
Sera-t-il synonyme de succès pour ce pays la Bulgarie le plus pauvre d'Europe pour la zone euro ? Avec cette adhésion, la zone euro recouvre 84 % de l'économie de lieu. Cela permet de renforcer l'Eurozone et le rôle international de l'euro car il projette également la confiance.
Cela positionne l'euro comme monnaie ouverte avec un pouvoir d'attraction sur de nouveaux membre. Si l'on considère le passage à l'euro en Bulgarie, il est arrivé au bout d'un processus préparatoire long et maîtrisé. Les enquêtes montrent que la population a bien été sensibilisée aux questions clé telles que la double circulation et le double affichage des prix.
Et dans l'ensemble, l'impact de l'adhésion à la zone euro sur les prix reste très limité. En général, il se situe entre 0,1 à 0,3 points d'inflation supplémentaire à moyen terme. Il est plus que compensé par les économies de coût que la Bulgarie réalisera grâce à la baisse des taux d'intérêt et des coûts de change ainsi que par une meilleure transparence des prix.
Merci à vous Valdis D'Ambrovskis d'avoir été notre invité. Merci à vous de nous avoir suivi. Restez en notre compagnie tout de suite, c'est notre débat. au Parlement européen qui porte sur les conséquences de l'affaire du Groenland.
C'est tout de suite le débat. Bienvenue au Parlement européen de Bruxelles où l'on s'interroge plus que jamais sur l'attitude à tenir vis-à-vis de l'oncle Sam ou on devrait dire d'ailleurs Daddy Trump. Certes, la tension est redescendue après l'inquiétante escalade du président américain sur le Groenland.
Mais l'épisode n'est peut-être pas clos à Davos reste opaque. Il a laissé des traces. En tout cas, Emmanuel Macron a appelé à un réveil stratégique pour les 27 alors que la première ministre danoise pense qu'il faut une Europe capable de se défendre.
Seulement au dernier conseil extraordinaire des chefs d'état convoqués le 22 janvier dernier, on a constaté des nuances sur cette question d'une défense européenne. Le secrétaire général de l'OTAN lui a mise en garde les Européens contre toute tentation de divorce. Écoutez, si quelqu'un pense encore ici que l'Union européenne ou l'Europe dans son ensemble peut se défendre sans les États-Unis, continuez à rêver.
Vous ne pouvez pas. Nous ne pouvons pas. Nous avons besoin les uns des autres.
Alors, jusqu'où devons-nous et pouvons-nous nous émanciper des États-Unis ? Faut-il en particulier s'empresser de ressigner l'accord commercial déséquilibré avec l'administration de Donald Trump ? Pour en parler, nous recevons aujourd'hui trois eurodéputés.
Rasmous Norquist, bonjour. Vous êtes danois, vous siégé au sein du groupe des verts ici au Parlement européen très concerné forcément par la question. Avec nous aussi une croate, Zeliana Zovko du Parti populaire européen, le groupe majoritaire à droite de l'hémicycle.
Donc vous êtes d'ailleurs négociatrix pour le la fameuse question de cet accord commercial qui a été gelé au Parlement européen. Enfin avec nous Bernard Getta. Bonjour eurodéputé français du groupe Renew.
Bernard Gua après cette folle quinzaine de jours qui a vu l'Europe et son allié américain au bord de la rupture, quel bilan est-ce que vous tirez ? Est-ce que vous diriez que plus rien ne sera jamais comme avant ? Le bilan le plus certain, c'est que quand l'Europe montre ses muscles, qu'elle dit non à Donald Trump à propos de la question de sa volonté d'annexer le Groenland.
Ce président a reculé. Je vous rappelle que il avait commencé par euh je n'exclus pas d'envoyer mes forces armées, puis il est passé euh j'augmente mes droits de douane puis il est passé à la demande d'ouverture d'une négociation. On sait pas très bien sur quoi d'ailleurs, mais d' une demande d'ouverture de négociation.
Nous, entre-temps, nous avions envoyé des petits contingents évidemment tout à fait symboliques, de deux trois hommes, une dizaine d'hommes. Mais le message était parfaitement clair. Le message était cette terre groénlandaise, danoise, européenne, nous la défendrons comme une terre grenlandaise, danoise et européenne.
Et si vous nous imposiez dans un coup de folie dans un coup de folie si vous nous imposiez de la défendre par les armes, nous le ferions et ben Donald Trump a reçu le message. Madame Zco, vous êtes d'accord avec cette analyse ? C'est la fermeté en effet peut-être l'envoi des troupes, mais aussi après tout la menace d'utiliser le fameux bazooka commercial pour répondre au droit de qui a marché ou au contraire le maintien du dialogue.
Vous diriez quoi ? J'étais à Grenland, ça fait 4 ans avec la mission des affaires de comité des euh des affaires étrangères. Nous étions à Copenhagen et à Grenland et nous nous étions très conscience euh des problèmes de la sécurité que Grenland un jour peutéquement euh avec les les facilités de défendre sa territoire, la territoire de l'Union européenne aussi et des États-Unis euh avec les menaces que la Chine et la Russie posent là-bas comme les Européens.
Donc vous dites comme Donald Trump, c'est vrai qu'il y a une urgence Groenlande. Euh, il fallait utiliser plutôt les les voies diplomatique pour calmer, apaiser l'atmosphère. Le message était envoyé le message était envoyé à Donald Trump qu'on ne peut pas menacer.
Il fallait s'engager plutôt euh un peu à CL avec Donald Trump qui tweet tous les deux jours, c'est [rires] compliqué même le secrétaire général de de l'OTAN. En final, on a un accord avec le président américain dont on ne sait pas grand-chose, un accord verbal le 21 janvier à Davos, Rasmous, Northqist, votre gouvernement danois et puis les Groenlandais en sont-ils contents et savez-vous ce qu'il y a dedans ? Je sais aussi peu que tout le monde d'autre que route et bien peu d'autres.
Non, mais mais je veux juste être très clair sur la question de sécurité et Grenlande. Il y a un accord de 1951 entre le Danemarc et les États-Unis. Ouais, il y a un d'accord sur la sécurité.
Alors tous ces questions qu'il y a une difficulté de défendre le territoire, on a des accords. Hm hm. Alors l'histoire qu'il a commencé, Donald Trump a très peu à faire avec la sécurité et c'est pour cela que c'était très fort de l'Europe de montrer que oui, on est prêt les Français, les Allemands, Nélandais, danois de d'aller défendre.
Ça ce qu'on a fait avec très peu, c'était symboliquement. Et c'est ça ce qu'il a compris, c'est que nous on est uni contre ce qu'il fait lui. Vous êtes contents des Européens ?
C'est bien, c'est à noter sur notre plateau. Il y en a un qui est content cette semaine des Européens. Il y en a pas un, il y en [rires] a deux.
Il y en a deux. Emmanuel Macron dit que il faut davantage de défense et d'autonomie stratégique depuis des années maintenant. Mais quand le secrétaire général de l'OTAN Marc Rute qui a négocié justement avec Donald Trump affirme que l'Europe ne peut rien faire sans les Américains, en tout cas ne peut pas faire de défense sans sans les Américains.
C'est un peu vrai pour l'instant dans les faits. Oui, dans l'instant oui. Évidemment, nous n'avons pas de défense commune et nous n'en aurons pas avant au minimum 7 ans, 7 8 ans et plus probablement 10. et plus probablement 10 parce que il faut une décennie pour constituer une défense qu'elle soit commune ou pas commune d'ailleurs mais en l'occurrence elle est commune et il faudra une décennie mais vous savez Marguer Rut m'a beaucoup surpris pourquoi parce que il dit vous les Européens ou nous les Européens d'ailleurs parce qu'il oublie un peu qu'il est européen lui-même en il est néerlandais ancien premier ministre ex vous les Européens vous ne pouvez rien sans les États-Unis Ben oui, ce n'est pas faux, mais le problème, la situation réelle que monsieur Route devrait voir et dénoncer, c'est que les États-Unis ne veulent plus défendre l'Union européenne ou en tout cas qu'ils font peser un énorme doute sur leur volonté de nous défendre et spécifiquement d'appliquer si besoin était l'article 5, c'est-à-dire dire l'ouverture du parapluie nucléaire américain.
Et je ne comprends pas qu'on puisse dire vous les Européens, vous êtes fous de vouloir vous séparer des États-Unis. Aujourd'hui, ce sont les États-Unis qui veulent se séparer de nous et pas nous qui voulons nous séparer des États-Unis. justement Zlanazovco, vous avez une position traditionnellement plutôt plutôt atlantisme mais vous avez dû lire comme beaucoup de d'Européens c'est c'est quelques lignes de la nouvelle stratégie de défense nationale américaine.
Je cite "Tandis que les forces américaines se concentrent sur la défense de leur territoire et de la région indo-acifique, nos alliés et partenaires assumeront la responsabilité de leur propre défense avec un soutien essentiel mais plus limité de la part des forces américaines. C'est l'annonce claire d'un désengagement. Oui, mais cette annonce était venue depuis Obama.
C'est pas Donald Trump. depuis Obama. était pris par les États-Unis et comme j'ai dit avant, ils avaient euh les soucis sur notre compréhension qu'il se dégage désengage de de d'Afrique du Nord, de tous les champs stratégiques que l'Union européenne a pensé qu'on qu'on aurait la sécurité des États-Unis et nous nous nous n'étions pas d'accord sur notre défense commune. il y avait un grand désaccord et même on ne peut pas nier problèmes que les États-Unis font face aussi et qu'ils ont et qu'il nous disent à notre aussi qu'il nous disent vraiment il faut euh il faut être mature dans notre propre décision.
Alors, regardons ce sondage publié justement par le Grand continent qui a interrogé les Européens sur qui doit assumer la défense de l'Europe. Alors, seulement euh les Européens par eux-mêmes 73 %, avec les États-Unis, 22 %. Euh vous euh je le rappelle euh au Danemark, vous étiez le pays le plus attentiste de et le plus otanien de l'Union européenne avec le plus grand nombre de morts euh d'ailleurs en Afghanistan, contrairement à ce qu'a affirmé le président Donald Trump.
Et désormais, euh vous détestez ce président et vous voulez une défense autonome, a dit votre premier ministre. Ben, c'est les conséquences du réalité aujourd'hui. Je veux dire, c'est pas c'est pas nous qui a pris une autre décision, c'est les États-Unis qui a pris les décisions.
Et là maintenant les conséquences, c'est vrai, c'est que l'Europe doit travailler vers une défense à nous-même parce qu'on peut pas compter sur les États-Unis qu'on en a un président qui a quand même s'il a rien fait, il a com il a dit qu'il voulait pas nier de prendre des forces contre une une alliée. C'est quand même ce qu'il a dit. Je veux dire, il y a une conséquence de ça et c'est que l'Europe doit bien sûr monter ses staples et et travailler sur une défense à nous-même.
Alors, quelle attitude adopté face à à ce à cet allié américain qui n'en est plus tout à fait un, Bernard Gettin. Regardons ce sondage sur aussi l'attitude souhaitée de l'Union européenne face au gouvernement américain. Opposition 46 %, compromis 44 % et 10 % des Européens seraient pour un alignement. la fermeté ou le dialogue dans cette confrontation aussi commerciale d'ailleurs sur les droits de douane, quelle est la bonne méthode Bernard Gua ?
Écoutez, la bonne méthode c'est de dialoguer mais de dialoguer très fermement, c'est tout. [rires] Je ne vois pas pourquoi un dialogue devrait être je ne sais pas humiliant, mou. Non, bien sûr que c'est un dialogue, bien sûr qu'il faut dialoguer.
Mais si vous me permettez, je voudrais revenir sur un point euh soulevé ou rappelé par ma collègue Zovis à l'instant. Il est tout à fait vrai, vous avez tout à fait raison de rappeler que les avertissements américain sur leur volonté de se retirer ou en tout cas de s'éloigner euh du continent européen date non seulement d'Obama mais en vérité de bouche du petit bouche pas le père de le du petit bouche c'est-à-dire de 25 ans. C'est-à-dire de 25 ans.
Or, la totalité des Européens, pardonnez-moi de le dire, à l'exception de la France, n'ont pas voulu entendre. N'ont pas voulu entendre cela. Et maintenant, on arrive à à Trump qui en vérité se fiche complètement, contrairement à ses prédécesseurs, du sort de l'Europe.
Et en vérité, il voudrait même, il aime tellement les Européens, l'Europe qu'il préférerait qu'il y ait 27 Europes que une seule Europe, l'Union européenne. Qu'est-ce qu'on doit faire ? Et bien, on doit évidemment constituer une défense européenne.
Il y aura des bagarres et il y en a déjà plein sur la l'avion de combat le machin. Mais bien sûr qu'il y aura des bagarres incessantes évidemment et c'est inévitable. On veut constituer une industrie panuropéenne de défense.
Évidemment que les intérêts divergent naturellement, mais on y arrivera parce que il faut y arriver. Alors, parlons parlons justement de la ratification de de l'accord commercial qui a été conclu entre la commission et euh les États-Unis et qui avait été suspendu pendant tout cet épisode Groenlandais par le Parlement européen. Mais la majorité des chefs d'État européens plaident pour que cet accord soit ratifié par un vote des eurodéputés.
Écoutons tout de suite le président du Conseil européen, monsieur Costa. Nous devons désormais nous concentrer sur la mise en œuvre de l'accord commercial. L'objectif reste la stabilisation effective des relations commerciales entre l'Union européenne et les États-Unis.
C'est pas un peu prématuré justement de vouloir renouer comme ça les liens ? Trump peut encore changer d'avis. Rien n'est définitif dans l'accord du Groenland qu'on connaît pas.
Mais qu'est-ce qu'on veut ici à faire ? 45 % de notre pay vient de d'export et si on interrompre les relations avec les États-Unis, si on met ça en risque, je pense que c'est très irresponsable envers les employeurs envers les industries européennes. Si on veut que Bruxelles et l'Union européenne fonctionne, on doit faire un export.
On doit on doit aider nos employeurs, on doit aider à la je ne sais pas à la production des champagne, production des des des matériel pour une normalisation. On l'a compris. Je crois que ce qui est important là maintenant, c'est qu'on reste un peu calme.
Oui, la situation a été désamorcée. C'est euh c'est ce qui est arrivé. Mais mais c'est il y a que quelques jours que Trump il a voulu mettre des tarifs en plus sur sur certains pays qui a dit qu'il voulait acheter une une pays.
Je veux dire, c'est c'est un territoire, c'est une pays qui qui appartient à son peuple. C'est pas quelque chose qu'on peut acheter comme une maison de campagne. Alors là, il faut rester calme et pas aller tout de suite à à signer une rester calme, avoir un dialogue bien sûr ouverte, mais aussi rester très ferme et 27 côté l'un de l'autre parce que c'est le seul chose qu'ils comprennent.
Donc pas d'accord commercial la semaine prochaine au Parlement européen. Vote tout de suite et pour vous. Oui.
Non non non, on va on va discuter sur la négociation. Moi, je suis rapport, je suis pour ça mon groupe euh PPE et pour ça et je j'espère que je on va trouver euh la voie des raisons dans ce parlement pour séparer les négociations des accords commercials avec euh et séparer des sujets de sécurité qu'on qu'on voit maintenant qui qui se négocie en Danemarque avec mélangé. Non mais pas mais pas nous.
Non non c'est pas nous. C'est pas c'est pas le Parlement européen qu'il faut faire ça. Vous avez eu la position de conseil et je on suit c'est aussi la voix de raison pour notre pour nos emplois pour nos employurs pour vous dites on vote vite ce ce texte.
Je pense qu'il n'y a aucune raison de se précipiter de se ruer. Je suis absolument partisan. rassurez-vous de euh signer que le Parlement ratifie l'accord qui a été passé entre les États-Unis et l'Union européenne cet été.
Il faut le faire, mais il faut le faire à la condition que les États-Unis le veuillent. Vous rappeliez des chiffres tout à l'heure absolument exacts sur l'importance du commerce transatlantique. Mais ce commerce transatlantique, il est tout aussi important pour les États-Unis que pour nous.
Et ce ne sont pas les Européens jamais jamais qui ont ébranlé la force de ce commerce transatlantique. C'est le président Trump. Alors à lui de calmer un peu le jeu. [rires] Oui.
Merci à vous. Merci. On va continuer à parler beaucoup de ce sujet, je sens dans les semaines qui viennent.
Merci à tous et bonne suite de programme sur nos chaînes. [musique]
Emmanuel Macron