BOYCOTT CULTUREL : Israël et la controverse Nadav Lapid
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Invité comme jury au feed, le festival international du cinéma qui se tiendra du 7 au 12 juillet à Marseille. Le réalisateur israélien Nava la PIDE, qui devait aussi y assurer une masterclass a été poussée à annuler sa venue. Ce retrait a ravivé une tension qui traverse aujourd'hui le monde culturel.
Faut-il boycotter les artistes liés, même indirectement aux institutions israéliennes pour les partisans du boycott. Il s'agit d'un moyen de pression non violent réclamé par la société civile palestinienne [musique] contre un état accusé de génocide. Une lettre ouverte du collectif La Palestine sauvera le cinéma a été publié en ce sens pour les soutiens de Nadav Lapide.
Cette stratégie risque d'assigner les artistes à leur nationalité ou à leurs sources de financement au détriment du débat, de la circulation d'idées, du propos des œuvres elles-mêmes. Deux tribunes signées par de nombreux cinéastes ont été elles aussi publiées en ce sens. Entre engagement politique, liberté de création et responsabilité des institutions culturelles, l'affaire Nadave Labid met en lumière des désaccords profond sur les formes de lutte face à la politique menée par Israël.
Alors, le boycott culturel d'Israël est-il aujourd'hui un levier efficace de résistance ou une impasse contre-productive qui affaiblit la cause qu'il prétend défendre ? Avec nous pour en débattre ce soir deux invités. et Judit Loulévi.
Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes fondatrice de la société de production indépendante Les films du bal et vous êtes la productrice des deux derniers film de Nadav laide.
Oui. de qui est sorti en 2025 et dont on va je pense parler ce soir dans l'émission. Et le genou d'Ad qui était quant à lui sorti en 2021 avec nous en duplexe depuis Ici Provence dont nous remercions les équipes techniques pour la connexion.
Eyal Sivan, bonsoir. Bonsoir. [musique] Vous êtes cinéaste, séiste euh franco-israélien, seulement israélien, pardonner ma mon ignorance.
Non, d'après mes cartes d'identité, en effet franco-israélien. Franco-israélien et fondateur du Fragby, la coordination française du boycott universitaire, culturel et sportif d'Israël. Vous avez publié en 2016 un boycotte légitime pour le BDS universitaire et culturel de l'État d'Israël.
C'était aux éditions de la fabrique. Merci à vous deux d'être avec nous dans Question du soir. Nous sommes en direct jusqu'à 19h.
Je l'ai vécu mal puisque encore une fois c'est eux qui ont vu mon film qui était je pense un cri de cœur tourné au milieu de la de la guerre au milieu du génocide et qui a montré la la la dérive morale et la perversion de cette société israélienne qui est la mienne moi qui est attaquée le jours et le jours et les nuits par les ministres de ces gouvernements qui ont tout fait pour empêcher les projections de mes film en Israël. Je pense qu'il s'agit d'une sorte de purisme politique, des gens engagés, frustrés, en effénéant et pas toujours suffisamment courageux finalement qui ont franchi les limites du bon sens. C'est idiot, je comprends pas depuis quand ces gens représentent la cause palestinienne ?
Depuis quand en quoi il représente la cause palestinienne plus que Leila Shid ? Quoi ? Il représente la cause palestinienne plus que Elias Sambar poète ex-ambassadeur de la Palestine en UNESCO qui a signé la tribune à ma faveur.
En quoi il représente plus que des amis cinéastes palestiniens en Israël ? Depuis quand l'annulation de ma masterclass est devenue la grande triomphe de cette cause alors qu'il y a une véritable horreur qui se passe en ce moment en 6 jours d'anie à Gaza au Libanou et on sent l'émotion dans la voix du réalisateur israélien Nadave Lapide qui était hier invité sur dans la matinale de France Interre. Je louévi, je rappelle que vous êtes productrice des films du bal que vous êtes la productrice de Nadave Lapit.
Pouvez-vous nous rappeler rapidement pour les auditrices, auditeurs qui ne saurent pas qui est Nadave Lapide et quelle est sa trajectoire personnelle, politique et également filmique ? Euh alors euh Nadav Lapide, moi j'ai rencontré son cinéma à l'occasion de son premier longmétrage qui s'appelle Le policier qui avait été pour moi un immense euh coup d'éclat euh une forme de coup de tonner dans un ciel clair d'un cinéma qui me semblait ici parfois politiquement assez dévitalisé. Euh c'est quelqu'un qui s'est toujours attelé en fait à une forme de d'analyse euh et de dénonciation obsessionnelle de l'État israélien, de son régime, euh de ses modalités d'exercice de la violence et de la domination.
Euh assez loin finalement d'un cinéma qu'on qu'on qualifiait parfois du cinéma qui parlait du conflit israélo-palestinien et cetera. C'est quelqu'un qui s'est attelé en fait à démonter les ressorts de la domination à l'intérieur de la société israélienne et qui a fait ça en fait et et du rapport aussi que l'individu entretient à la violence d'État et qui a fait ça en fait de film en film. Moi, il m'a proposé qu'on commence à travailler ensemble en 2018.
Euh c'est-à-dire que depuis Synonyme euh film qu'il a qu'il a réalisé enfin qui est sorti en 2019, euh il avait décidé de travailler en fait depuis la France euh ne trouvant plus de raison en fait de de de créer depuis Israël avec des producteurs israéliens. C'était pour lui devenu d'une part euh difficile en fait sur le plan matériel. C'était également une forme de contresens sur le plan politique et donc en fait il a euh noué des relations lui permettant de travailler depuis la France, depuis l'Europe, en l'occurrence avec moi pour qui ça a été un immense honneur en fait de de d'inaugurer cette collaboration euh en tant que que cinéfile, en tant que productrice et et et non, je peux continuer, je peux dérouler mais effectivement je pense que c'est important de rappeler en fait que c'est des films qui sont produits depuis la France depuis déjà pas mal d'années.
Moi, je suis française. Je suis une productrice française. En vérité, oui, est un film français.
C'est-à-dire que c'est un film qui est une coproduction internationale dans laquelle effectivement il y a plusieurs pays en jeu. Il y a l'Allemagne, il y a Chypre, il y a Israël. Euh les financements israéliens représentent 13 %.
On va on va revenir hein sur la manière dont son Oui, et c'est très important parce que on sent qu'il y a et a a raison enfin une forme de difficulté d'analyse de de cette euh de de ce que de ce qui définit en fait euh une œuvre de ce qu'une œuvre serait censée légitimer ou normaliser et je pense que c'est une question cruciale. Je vous propose qu'on continue bien sûr on va on va en parler longuement dans cette émission. Nous sommes ensemble jusque à 19h et il y a le Svan.
Euh une réaction peut-être euh lorsque euh Nadav Lapid dit avoir été boycotté que son retrait est une forme de boycotte. Est-ce que vous l'avez perçu de la même manière ? Euh quelle est la de quelle manière s'est déroulé le retrait de Nadave Lapid du feed, je rappelle le festival international du film de Marseille.
Je voudrais d'abord remercier France Culture pour cette invitation parce que on peut remarquer que dans ce qui est devenu l'affaire lapide, pour l'instant nous avons entendu quelide est ce qui le soutient dans toutes les médias, dans toutes les radios, dans tous les journaux en France, à l'étranger et en Israël. Bon et ben alors ce n'est pas le cas ce n'est pas le cas soit dans dans question du soir. Voilà c'est pour ça que j'ai commencé par remercier France Culture pour cette apparition très très rare.
C'estàdire que finalement nous parlons de quoi et quoi le grand arguments ? C'est la question de la liberté d'expression. Et bien, on voit que celui-là, la personne qui s'est plainté la liberté d'expression, il a une liberté d'expression énorme, étendue, sans limite.
Par contre, il y a certains qui soutient l'idée de boycott universitaire, culturel et sportive dont moi j'en fais partie, que jusqu'à ce moment-là n'ont pas eu le droit à la parole. Revenons sur le feed, je ne peux pas vous répondre ce qui s'est passé dans le feed car je ne le sais pas. ce qui s'est passé pour dans le feed plus de que vous ou d'autres euh qui ont écrit euh faut peut-être alors je voulais je peux prendre cette partie-là juste pour raconter aux auditeurs auditrices qui qui ne seraient pas au courant de cette polémique ou alors si vous voulez bien euh nous fait je vais répondre je vais répondre je vous remercie je vais répondre et bien le [raclement de gorge] fed cette année à ma connaissance a invité une série de cinéastes palestiniens et autres pour une rétrospective sur la Palestine.
Ça c'est un premier point qui est important. les deè points qui était au programme mise à l'honneur au fil de cette année qui était la Palestine était mise à l'honneur cette année absolument sans consulter ces cinéastes derrière l'Ordoau d'une certaine manière a été invité au parallèle Nadave Lapide pour apparemment montrer un film et euh faire une masterclas peut-être une parenthèse. Ceci est une habitude fâcheuse dans lesquelles à chaque fois qu'on donne la voie à la Palestine, il faut tout de suite équilibrer par donner un Israélien à côté, montrer un Israélien.
Ce qui n'est pas le cas quand on fait des choses que de dire à Israël, on n'invite pas un Palestinien. Fermez la parenthèse. Et bien ces cinéastes arabes, palestiniens et autres en apprenant la présence de Nadav Lapid son film et sa masterclass ont décidé de se retirer de festival de Marseille donc de feed retirer leur film c'est-à-dire d'une certaine manière si on veut utiliser les mots boycott ils se sont autoboycottés.
Point. Mais alors il y a levan et personne n'a appelé je rappelle personne a appelé au boycotte de Nadave lapide. Ceci est faux voir Messenger mais que ce soit un autoboycotte ou une pression sur le festival qui est mené au retrait de pas une pression.
Est-ce que vous comprenez que au-delà de la qualification du retrait de Nadav Lapide, on puisse considérer qu'effectivement ce retrait pose la question du boycott culturel de manière générale ? Je vais en revenir immédiatement. À partir de là, il paraît il paraît d'après ce queon nous dit, le festival dans sa déclaration qu'il y a eu pression, il y a eu intimidation et surtout l'utilisation de menaces qui apparaît aussi dans la pétition euh qui a été signée par des centaines de synastes.
S'il y a eu menace, ceci est extrêmement grave. Ça devrait donner lieu à une action juridique. Il est inadmissible de menacer quiconque et une institution culturelle pour sa programmation.
Ceci n'a pas été fait et on n'a pas apporté des preuves à ses menaces. Donc ces cinéastes ont décidé de retirer leur film et ceci est un acte clairement politique. Est-ce que c'est la nationalité des Yals ?
Est-ce que c'est la nationalité de Nadab Lap qui posait problème ? Est-ce que c'est la teneur de son film ? Quelles sont les raisons selon vous qui expliquent qui motivent l'autoboycotte des cinéastes palestiniens du Fed lorsqu'ils ont appris que Nadav Lapid faisait partie du jury du festival et qu'éventuellement il y donnerait une masterclass et ilal san rapidement s'il vous je vous prie et ensuite je voudrais faire réagir Judith Louvi qui est avec nous en studio à Paris très rapidement d'abord d'abord il faut poser cette question au cinéastes palestiniens et cinéaste arabe et pas seulement aussi occidentaux qui l'ont fait personne l'a fait jusqu'à aujourd'hui à leur demander C'est-à-dire qu'il y a une invisibilisation totale de ces sinas y compris en permanence dans les discours de Nadav lapide et ce qui les soutient. 1 2 la 2e chose oui ils se sent retirés en disant aussi en disant aussi qu'il soutient la campagne internationale des boycotts des investissements sanctions que je rappelle qui est un campagne palestinienne depuis 2005 appelant à la solidarité internationale pour faire pression sur l'état d'Israël c'est appel à la solidarité nous oblige et nous devons y répondre chacun à sa façon dans les lignes directrices de cette campagne Il est clairement dit qu'on ne boycotte pas une personne à cause de sa nationalité.
Si ça aurait été un autre cinéas des quelconques nationalités dans lesquelles son film commence commence première image de film avec les logos d'un ministère de la culture d'un côté l'aute autorité israélienne pour le cinéma et le fond israélien de cinéma première image deème image ça apparaît encore dans le générique de fin quatre fois apparaît ces fonds ça aurait été un cinéase de n'importe quelle nationalité Il aurait été boycotté. Et je me permets de citer je rappelle une chose, permettez-moi de vous interrompre s'il vous plaît. Ils van, vous êtes à distance et c'est très compliqué de débattre avec la distance mais il faut il est déjà 18h32 et cela fait de longues que nous n'avons pas entendu Judit Louvi.
Je tiens à lui donner la parole également. Je me permets de citer euh une partie de cette de la lettre ouverte qui a été publiée par la Palestine Sauvale Cinéma qui précise que ce sont bien les produits culturels commissionnés par un organisme israélien officiel qui mérite d'être boycotté. Judith Louévi, je me tourne vers vous.
Comment a été financé ce film ? Comment finance-on un film comme Oui, puisque donc le film en question de Nadav Lapide qui est remise en cause là par Eal Sivan qu'on vient d'entendre dans le générique et cetera, c'est ce film oui qui est un film peut-être je vais très mal le résumer mais qui est un film ouvertement critique sur la déliquaiscence morale de la société israélienne pendant les massacres qui ont lieu à Gaza. Je dis tout comment on fabrique un film comme ça ?
Merci de de poser la question. Bonsoir Yalvan. Je suis contente que cette discussion puisse avoir lieu parce que j'ai l'impression quand même qu' il y a il y a des informations qu'il faut qu'on se partage et qu'on clarifie un petit peu euh la la boule en fait de de colard et de et de confusion qui s'est emparé, je trouve, du débat public en tout cas dans cette petite sphère du cinéma et et du cinéma militant en l'occurrence politique.
Comment on finance un film depuis la France qui se tourne à l'étranger ? En fait, on est obligé d'entrer dans des accords bilatéraux de coproduction. Euh la France a signé en fait depuis euh le début de la création du CNC un certain nombre d'accords qui en fait régissent tout simplement les règles de financement des films et les obligations de dépenses dans des pays euh à l'étranger.
Et on est tenu en tant que producteur de les respecter pour excusez-moi, c'est un peu technique mais c'est important d'en parler, certifier les films, qu'ils obtiennent un agrément et que le financement soit validé par notre organisme de tutelle à savoir le CNC. Euh il y a donc un accord bilatéral de coproduction entre la France et Israël qui existe depuis 1970, qui a été renouvelé en 2002 et qui si on tourne un film en Israël et j'y reviendrai, il y avait pour nous, pour Nadav, pour moi, pour l'ensemble des personnes qui ont porté ce film et effectivement ça a été un trajet de de financement très compliqué. euh un moment une forme de en tout cas pour nous de nécessité quelque part presque morale de documenter un moment très précis euh de la société israélienne dans un moment euh où quelque part la société entière s'emparaît d'une sorte de désir exalté d'anéantissement des Palestiniens. une histoire qui est particulièrement sordide au vu de l'héritage de l'histoire juive qui a été elle-même, on va dire, émaillé de d'histoire d'anéantissement.
Et donc ce moment clé, il nous semblait indispensable d'en témoigner. C'est un film encore une fois, c'està-dire de filmer dans les décors réels entre guillemets, de ne pas aller, je ne sais pas dans d'autres décors qui auraient pu singer Israël à l'image pour nous. film, il y avait vraiment une volonté aussi quelque part d'archiver d'archiver un moment, une une atmosphère, une un état [grognement] d'esprit presque de la société.
C'est aussi un Nadav l'a beaucoup dit, un miroir qui est renvoyé d'abord à la société israélienne et qui permet, je pense, à d'autres pays qui connaissent, on va dire, des glissements euh vers des situations de prise de pouvoir fasciste, voir en fait comment s'opère cette grande cette grande messe nationaliste. Et donc pour pouvoir tourner en Israël, il fallait en fait entrer à à l'intérieur de cet accord bilatéral. Je j'aimerais bien rappeler un épisode qui s'était qui s'était joué au festival de Cann au moment de la première de Genoued où en conférence de presse un journaliste de C News avait posé la question des logos du ministère de la culture euh disant bah dis donc euh vous êtes un peu ridicule vous à prétend de faire un film qui parle de la censure en Israël tout en en insultant quelque part ceux qui vous donnent de l'argent.
Et là, Nadave avait répondu quelque chose qui à mon avis est très juste, c'est que les personnes qui créent, les artistes ne sont en aucun cas tenus de baiser la main qui leur donne à manger. Cette cette idée-là est une idée qui est véhiculée pour moi actuellement, surtout par les droites, par la droite, pour quelque part circuler un discours comme quoi les artistes seraient des petits bourgeois euh, comment dire, profitant des aides publiques ou que sais-je. Et c'est pour ça que en fait ce qui m'alarme un petit peu dans le débat qui nous déchire ces jours-ci, c'est que moi je vois surtout quelque part une forme de division profonde dans un moment où le un un on va dire un monde est en train de basculer, une société est en train de basculer.
Là, je parle depuis la France. Je parle depuis un endroit qui est à la fois en tant que citoyenne mais aussi en tant qu'entrepreneuse culturelle et artistique, on est quand même à la veille potentiellement d'une prise de pouvoir de l'extrême droite dans ce pays. Et j'ai du mal à comprendre comment même des gens qui veulent soutenir et défendre la cause des Palestiniens pourraient s'y retrouver dans finalement ce décorticage assez administratif et burecrate, si je puis me permettre, d'aide euh sur une œuvre qui ne s'est qui n'a jamais été ambigue sur ses positions politiques et qui fait par ailleurs partie des voies les plus contestataires actuelles et même à l'intérieur, j'ai envie de dire, du monde juif diasporique sur ce qui est en train de devenir Israël aujourd'hui.
Je pense que la difficulté de comprendre en fait ce qui se joue ici et malheureusement et ça je le dis, j'en suis je le regrette, je regrette qu'on en soit arrivé là, mais aussi un affaiblissement quelque part de ceux qui qui veulent et nous en faisons partie, Nadave en fait partie, j'en fais partie, mettre tout ce qui est en œuvre en fait pour stopper ce génocide en cours, pour stopper le massacre en cours. Et je ne comprends pas comment on se livre actuellement à des affrontements que j'estime là, je parle en tant que productrice, encore une fois, en tant que citoyenne fratricide et qui quelque part sont surtout le meilleur spectacle. Franchement, je pense que beaucoup de gens doivent manger du pop-corn à nous regarder, nous déchirer.
Et il y a le Svan. Est-ce que vous entendez la critique de Jud Lou Lévi finalement vouloir boycotter un film, un cinéma des cinéastes qui ou en tout cas critiquer un film des cinémas des cinéastes qui se battent pour la dénonciation de la politique israélienne ? C'est finalement contre-productive.
Ce serait fratricide. J'ai entendu les mots de débat et d'enfrontement. Il y a pas eu débat, il y a pas eu affrontement.
Il y a eu un cinéaste qui a la place d'essayer de prendre contact avec ceux qui se sont opposés à la présence à sa présence et courus dans la presse immédiatement. Et d'ailleurs le débat n'a pas eu lieu. C'est les premières fois qu'il y a un débat. plus que ça moi je rentre dans le débat rentre est-ce qu'on rentre dans le sujet parce que sinon on je rentre je rentre dans le corps de sujet justement parce que on essaie là mon interlocutrice que je respecte essaie de m'entraîner donc quelque chose qu'il est en dehors de débat qui est le contenu du film et la position politique d'ailleurs tout à fait respectable et louable de Nadav Lapid lui-même.
Ceci n'est pas du tout la question. La question La question n'est pas là. La question elle est exactement sur la sur le sujet de est-ce queon se prête volontairement ou est-ce que s'est fait instrumentalisé par l'État d'Israël dans son image de démocratie ?
J'explique Nadav Lapid et moi-même nous sommes ensemble pour les sanctions contre Israël. Un des entraves contre les sanctions contre Israël c'est l'image de démocratie de l'État d'Israël. Et nous devons œuvrer tous ensemble pour sa belle image de démocratie libérale d'Israël pour pouvoir permettre ces sanctions au moment que on se prête.
Trois points que le film est présenté à Cann avec les drapeaux israéliens comme un film israélien. 1 que le film a les logos quatre fois des logos de ministère israélien de que dans le remerciement la production remercie deux conseils régionaux qui sont dans le territoire occupés qui remerci l'autorité de nature et départ qui qui participe à la caparation de terre palestinienne transformant dans le départ naturel. Quand la production remercie une société d'investissement qui investit et construit dans les territoires occupés, tous ces éléments mis ensemble participent à l'image d'une démocratie libérale dans lesquels c'est, je répète, [raclement de gorge] l'entrave aux sanctions.
Alors, je vais faire réagir tout de suite sur ce point. On peut faire l'impasse sur cet argent. Il ne s'agit pas de 13 % 14 % ou 1 % on peut faire l'asse.
Et d'ailleurs 50 cinéastes israéliens eux-mêmes ont signé une pétition sous le titre boycottez-nous. Je n'ai pas vu la signature de Nadavla. Judit Louville, est-ce que vous comprenez ?
Pardonnez-moi et a Syvan, je veux faire réagir Judith Louvi qui est en studio à côté de moi. Est-ce que vous comprenez cette critique Jud Louv ? Au-delà du contenu du film, c'est la représentation de ce film comme un film israélien.
C'est la participation de Nadave Lapide au festival du cinéma israélien à Paris ou au voilà ces divers représentations là qui ça la manipulation d'une certaine manière de ce cinéaste comme un cinéaste israélien qui pose qui pourrait poser problème. Je dis toutes les vies. Alors en fait je vais être très clair Nadav Lapid n'est pas un agent de la normalisation d'Israël.
En fait, ce genre de discours et d'ailleurs ce que je trouve assez problématique également dans ce qui s'est joué ces derniers jours, c'est que aussi intéressé puis-je être euh par euh des stratégies de lutte comme celle du boycotte culturel, moi j'ai pas de de toute façon j'ai j'ai même pas on va dire son ma position importe peu sur ce sujet. Euh je pense c'est intéressant d'entendre. Est-ce que dans certaines conditions le boycott culturel d'Israël a un sens pour vous ?
Mais moi, je suis intéressé par les formes d'action collectives qui sont efficaces et qui permettent aussi de rassembler. Là, manifestement, il y a eu un échec dans le rassemblement, je pense qu'on peut le dire, parce que on touche quand même à un film dans lequel à aucun moment ni Nadave Lapine, ni moi-même, ni aucun membre de l'équipe, ni le film n'a d'une quelconque façon joué le jeu tout d'un coup d'un discours qui serait regarder finalement tout va bien. Enfin, en fait, on n'est pas l'Eurovision, quoi.
C'est-à-dire qu'il y a une forme, je trouve, de de perversion un petit peu de de de cette forme d'action qui pour moi en fait finit par la vider ou risquer de la vider de son contenu, qui est d'aller chercher finalement dans ce qui fait la bureaucratie, pardon, excusez-moi, d'un film euh et ce qui transforme aussi d'ailleurs les spectateurs en agent un peu bureaucrate. Ce qui en fait ce que le film raconte et moi j'entends la question de c'est pas une c'est pas le contenu et cetera. J'ai évidemment lu les différents communiqués qui viennent avec pédagogie rappeler quelles sont les modalités et les règles de ce boycot culturel.
En attendant, je trouve ça compliqué pour des personnes en fait qui s'inquiètent raison des processus de normalisation qui que peuvent véhiculer une œuvre de ne pas l'avir. En fait, je trouve que c'est quand même se priver de beaucoup d'informations pour pour penser en fait pour pour penser la chose. Et à cet endroit-là, moi j'invite aussi je je vais rebondir sur une autre chose que disait Elsvan.
Effectivement, c'est la première fois que cette discussion peut avoir lieu en fait. C'est la première fois J Lou Lévi que vous prenez la parole cette question et Yal Sivan nous le disait. C'est la première fois qu'il est invité pour en parler de cette question.
À tête personnage, c'est la première fois que je prends la parole publiquement sur le film en fait depuis depuis qu'il est sorti, depuis un an. Et je je je le regrette parce que en fait il y a une aventure politique à l'intérieur de ce film qui est aussi une aventure politique française et il y a le Svan quand vous dites c'est 1 € 1 % 13 % finalement l'argent pouvait se trouver ailleurs. Je suis désolée en fait étant la productrice du film je suis obligée de vous contredire sur ce point.
Euh c'est un film qu'il a été compliqué de produire. Pourquoi ? Parce que aujourd'hui produire des films politiques en France est difficile.
C'est un film qu'on a dû faire sans Canal Plus, sans le CNC, à part sur, on va dire une microide aux effets visuels et puis à la toute fin une fois que le film était terminé et cetera, on a une aide à la post-production, mais on a vraiment été privé pour toute la fabrication en fait à la fois du crédit d'impôt puisqu'on ne tournait pas en France de Canal et du CNC. Je rappelle que euh laapide est un cinéaste qui a eu des un ours d'or qui a eu des prix euh à Cann malgré tout cé envisagé le film. Pourquoi ?
Parce que systématiquement dans le courant de la production, on nous demandait si le film ne serait pas trop anti-israélien et que vraisemblablement la réponse était plutôt positive. C'est-à-dire si le film pose problème, il est trop contestateur, il est trop dur. Les gens vraisemblablement étaient surtout déjà animés par une forme de peur peur face aux œuvres.
Et pour moi, c'est ça qui est intéressant, c'est quand les œuvres font peur, sont dangereuses, perturbent. Ce film perturbe et j'ai envie de dire, c'est très bien. Je regrette simplement que quelques-uns préfèrent l'utiliser pour diviser alors que nous l'avons fait plutôt pour rassembler autour effectivement d'un discours commun, même si les stratégies de lutte sont distinctes et différentes.
Ce discours commun, c'est tout faire pour en fait sortir effectivement d'une légende qui serait tout ou d'un coup le pays le plus moral ou l'armée la plus morale que même des Israéliens à l'intérieur de cet état le disent. Et pour moi à cet endroit-là, c'est effectivement peut-être cette théorie de l'ennemi de l'intérieur, mais elle est puissante et je pense qu'il faut se respecter dans des stratégies de lutte distincte, surtout si à un moment donné on vise une forme de rassemblement ou d'unité. Et je voudrais faire réagir Eyal Sivan.
Eal Sivan, c'est à au producteur que je m'adresse maintenant. Comment faire pour faire un un film politique sur ce qui se passe en Israël ? Doit-on pouvoir encore selon vous tourner des films en Israël, [grognement] des films politiques ?
J'entends bien évidemment en 1985, le grand cinéaste palestinien Michel Cléfi qui a tourné son film Galilée qui a été présenté à Cann, on lui a dit "Mais vous tournez en Israël, ça veut dire qu'Israël est une démocratie." Il a répondu "Notre défi se faire de film non pas grâce à la démocratie israélienne mais malgré la démocratie israélienne." Mais je pense qu'il y a un petit peu d'indicence dans ce débat.
Parlons peut-être de la façon que les Palestiniens produisent des films. Sont des aides d'État parce qu'ils n'ont pas d'état. Comment aujourd'hui dans la France d'aujourd'hui on entrave la production de Palestiniens.
Je peux vous donner des dizaines d'exemples. Un exemple très récent, une réalisatrice palestinienne présente en son film un défend qui a obtenu le film de Nadav Lapid. D'ailleurs entre parenthèses, beaucoup de gens auront eu la le le l'envie d'avoir la difficulté d'avoir RT ZDF, Héroimage, CNC, MB, la région Bretagne et cetera.
J'en passe pour pouvoir produire le pour pouvoir pour pouvoir faire leur film. Mais je pense qu'il faut dire voilà une réalisatrice présentement un fond de cinéma d'ailleurs qui a aidé les films de la PIDE palestinienne très connu qui on lui dit mais votre film manque d'empathie à l'égard des Israéliens et là on peut dire mais pourquoi prendre de l'argent israélien pour produire un film alors que nous sommes un dissident je cite Nadav Lapid et bien la raison est une raison française. La raison, elle est que l'argent israélien sert d'un bouclier d'un bouclier de protection pour les fonds de cinéma allemand, pour les chaînes de télévision comarté et cetera. puisqu'il y a de l'argent israélien, on pourra pas venir nous reprocher qu'on est anti-isélien voire antisémite.
Donc en réalité, l'argent israélien, il a ici une fonction et là ça dépasse madame Lapide et euh et sa productrice, c'est quel est le mécanisme qui fait que nous devons montrer pâte blanche surtout qu'on fait un film qui critique Israël. Et je répète, il y a des dizaines d'exemples. Moi, je suis un exemple aussi, mais il y a d'autres des Palestiniens que on ne les a pas donné de On m'a enlevé une subvention dans la région la région sud de France pour un film que je coproduit parce que une subvention attribuée parce que c'est un film anti-isralélien.
Et bien moi je suis j'ai pas couru à la presse, j'ai pas couru à me plaindre. Personne d'ailleurs a écrit là-dessus sauf un article dans Media part. Et pourquoi ?
Parce que je suis un dissident. Quel est le sens de dissident ? D'ailleurs, il faut dire que utiliser les mots dissident manque de respect face au dissidents réels, iranien, chinois et autres.
Un dissident, c'est quelqu'un qui ne prend pas de l'argent de son état. Et d'ailleurs, un dissident, c'est quelqu'un qui un état ne le donne pas d'argent. Mais un dissident aussi, c'est une rupture.
Laissez-moi finir. Je vais simplement finir une petite phrase. Un dissident, c'est quelqu'un qui rompe avec les systèmes de régime qu'il dénonce.
Les régimes israéliens basent son discours sur la autovictimisation qui est exactement ce qui fait Nadav la pide dans tous ces interviews. On veut m'empêcher de parler, personne veut me donner et cetera. Et bien ça ce n'est pas une rupture avec les systèmes réagir même à quel point on s'éloigne du débat sur le boycott culturel et que là il s'agit quand même d'une question beaucoup plus personnelle qui vous oppose vraisemblablement à Nadav lapide à savoir est-ce que on a raison de de l'appel dissident et cetera.
Pour moi c'est un peu d'ailleurs le côté pathétique si je peux me permettre de cette histoire c'est qu'en fait elle a glissé d'une question qui est une question politique par ailleurs sur des œuvres et cetera, une question personnelle et ce que vous venez de dire le démontre. C'est-à-dire qu'au fond, vous êtes surtout en train d'essayer de quelque part critiquer ce que Dad Lapid représenterait alors que fondamentalement, il me semble que c'est loin d'être le sujet notamment qui pourrait d'une manière ou d'une autre permettre d'avancer sur la question d'une émancipation palestinienne et d'une d'une résolution vers vers de de de cette de cette horreur qui qui est en cours qui à mon avis par ailleurs est largement aggravé en terme on va dire d'ambiance générale politique tel que ces dernières jours l'ont montré par effectivement la lâcheté du gouvernement français et qui quelque part délègue à la société civile la nécessité de s'engager à titre personnel sur des questions qui sont des questions extrêmement dures face à un état qui par ailleurs est loin de se laisser impressionner malheureusement actuellement par le boycotte de Nadav lapide qui au contraire on est ravi. Et donc en fait, je me permets juste en fait de juste signaler à quel point dans une question aussi grave monsieur Sivan partir sur une question qui finalement est aussi personnelle comme vous venez de le faire me paraît à la fois contreproductive et pas exactement politique.
L'endroit où vous pouvez vous retrouver, c'est peut-être dans ce que vient de dire Judith Louvi, c'est que peut-être que la raison pour laquelle on en est là dans ce débat et dans l'attention palpable qu'il y a dans ce débat euh aujourd'hui dans ce dans ce studio, c'est que Israël n'aurait pas été suffisamment sanctionné par les États européens, par la France. Bien sûr. Mais bien sûr, bien sûr.
Non, mais enfin c'est c'est évident. Euh je veux dire enfin c'est c'est et ça il y a eu des je je vais pas revenir là, je sais pas si on a le temps de revenir là-dessus, mais c'est évident que la France a laissé à tout même utiliser cette expression. La présidente de de l'Assemblée nationale a parlé du droit inconditionnel à se défendre.
Je sais même pas d'où sort un concept pareil le droit inconditionnel. Enfin, c'est évident que la France est complice dans cette dans cette situation tragique et épouvantable, que ça met effectivement en immense tension euh euh bah tout simplement les citoyens, des gens qui ont encore un cœur dans ce pays. Et ce que moi j'aimerais encore une fois rappeler à l'occasion de cette de ce débat qui encore une fois, je vous remercie également France Culture de l'organiser parce qu'il n'a jamais eu lieu et j'espère qu'il va se reproduire parce qu'on en a besoin en fait. il faut qu'on se parle.
Euh, il faut absolument se rassembler pour essayer encore une fois d'analyser comment être plus fort ensemble parce que là en fait, il s'agit d'une petite guerre fratricide dans des milieux qui sont quand même assez minoritaires. Euh je je comprends même pas exactement l'intérêt d'essayer de démontrer l'efficacité du boycotte culturel depuis l'exemple de Nadav Laapide. Vraisemblablement, c'est plutôt une expérience qui l'a affaibli.
Je le regrette, on ne l'a pas choisi. On n'est pas à l'initiative en fait de ce débat. AD Dave Lapide n'a pas couru vers les médias comme vous l'expliquez.
En fait, c'est simplement des soutiens à lui qui ont estimé après 1 an en fait d'épisodes qui ont été assez similaire, on pourrait on aurait pu en parler décider d'écrire cette tribune et que ensuite le phénomène médiatique et que les médias s'intéressent à une tribune qui est signée effectivement par des centaines de personnes. Mais Nadav Lapine n'est pas quelqu'un qui vient se plaindre au micro dès qu'il a un problème. Donc encore une fois sort de de la Exactement.
Merci. Non non n'en parlons plus. etalivan euh vous êtes d'accord c'est peut-être cette dérivation la la charge qui pèse aujourd'hui sur la société civil et sur les institutions culturelles ne devrait pas peser sur elle je voudrais revenir exactement à ce qu'on ne parle pas parce que tous ces faux débats permet la invisibilisation de Palestinien mais aujourd'hui en France il y a plus de 500 procédures juridiques. enquête, mise en examen et procès des membres de la solidarité, des militants proalestiniens parce qu'il tin les mêmes propos qui tient lapide et encore une fois les propos respectables.
Il y a une répression, il y a une impossibilité aujourd'hui de cinéastes palestiniens démontrer leur film sans qu'on les impose à côté en Israélien. C'est ça queon doit parler. Et d'ailleurs la campagne de boycotte des investissements sanctions euh dans le BDS dans son volet de boycotte euh culturel universitaire pardon universitaire culturelle et sportive a une phrase très importante et j'invite tout le monde à lire profondément les lignes directrices parce que c'est là-dessus.
La campagne dit chose encore une fois, il ne s'agit pas des personnes d'ailleurs, il ne s'agit pas non plus d'essayer de créer des situation fausse de cocohabitation. Par contre, la campagne boycott des investissements sanctions invite y compris les Israéliens à un travail commun de corésistance corésistance. Et bien comme comment comme comment corésister comment résister c'est comme Nadav Lapide lui-même a dit dans un interview, je prendrai plus de l'argent. israélien.
Et pourquoi prendra-t-il pas de l'argent israélien ? De deux raisons. D'abord parce que la campagne de financement des prochains films, elle est déjà faite et deuxièmement parce qu'il sait très bien qu'il n'est pas boycotté parce qu'il est israélien.
Il est boycotté au moment qu'il prend de l'argent israen. Ça c'est les premières de la corrés. sel vous cette disons la BD a une forme d'efficacité a démontré une forme d'efficacité dans dans le cas d'espèce dont on est en train de parler aujourd'hui.
C'est ça que vous dites de mon âge des gens des gens de mon âge se souvient que la campagne de boycott de l'Afrique du Sud a eu une très grande efficacité et d'ailleurs tous les États utilisent non pas les bicottes, ils utilisent quelque chose qui s'appelle des sanctions, des embargos et tout des États. Et d'ailleurs, si les États auraient pris leur responsabilité et émettraient des sanctions et des embargs contre Israël, nous serons pas là aujourd'hui. C'est exactement la question qui se pose à la Russie.
Moi, je pense qu'il est sans qu'un intérêt boycotter des acteurs de de cinéastes russes qui ne s'apprêtent pas à être porole de régime, on soutient le régime. Pourquoi ? parce que justement il y a des sanctions et donc la question c'est comment nous ouvrons ensemble non pas dans un débat extérieur dans la presse comment on rejoint justement la campagne de BDS on rejoint et à l'intérieur on est en train de parler je vais finir par une petite phase s'il vous plaît je vous signale que je vous signale que au moment de la sortie de film de Nadav Lapide les genoux d'Aide d'un côté et de l'autre côté le filmou oui la campagne boycott des investissements sanctions palestinienne n'a pas émis n'a pas émis un boycotte contre ce film.
Absolument. Pourquoi n'a pas émis un boycotte ce film ? Parce que sur les plans tactiques stratégiques, on a considéré pardon, ils ont considéré ils ont considéré que ce n'est pas la peine.
Mais il y a eu une sourenchère. Il y a eu la présentation de l'avant-première de la PIDE dans un festival de cinéma israélien à Paris financé par l'ambassade d'Israël avec trois ministères israéliens. Vous aviez dit une petite phrase sont des choses qui ont déjà été dites dans cette émission s'il vous plaît.
Il y a une chose qui n'ose qui n'a pas été dit. Canada lapis a présenté son film en Israël avec un standing of au festival de Jérusalem qui se déroule dans le territoire occupé et dans une maison au et bien Jud Judit Louv je me tourne vers vous euh comment dialoguer ? On voit que le dialogue est compliqué etalvan poser cette question là.
Ce qu'il faut, ce n'est pas seulement le débat extérieur dans la pièce, c'est faire en sorte que les films puissent aussi financer, aider le cinéma palestinien, aider le cinéma en l'occurrence qui éite comment Non mais on est un moment on sort en fait en France, excusez-moi, je reviens depuis le contexte français parce qu'on est quand même dans un moment politique particulier. On sort de plusieurs mois notamment d'une d'une commission d'enquête parlementaire qui a tout mis en place pour saper euh l'audiovisuel public dans ce pays. On est dans un moment, on l'a vu à Cann où la répression est réelle en fait dès qu'il s'agit de de d'exprimer des inquiétudes sur la menace que représente le fait que la seule chaîne payante française soit aujourd'hui détenue par l'extrême droite, la situation est vraiment dangereuse pour créer pour tout le monde.
Donc moi je encore une fois je ne peux que répéter une chose. le plus important encore une fois est de se parler, de se rencontrer et de sortir encore une fois des de de du détournement des luttes collectives en affaires personnelles. Je vous remercie tous les deux etalvan, vous étiez en duplexe depuis ici Provence qui a pu rendre parfois le débat un peu difficile mais j'espère en tout cas que vous avez trouvé le temps d'exprimer votre parole.
Vous également Judith Louévi à Paris. Lou Louvie, je rappelle que vous êtes productrice des films du bal, productrice des deux derniers films de Navaide. Oui et le genou d'Aed et Yal Sivan.
Je rappelle que vous êtes cinéaste, essayiste et membre fondateur de la Fragby, la coordination française du boycott universitaire, culturel et sportif d'Israël. Je rappelle également votre livre qui a été publié aux éditions de la fabrique, un boycott légitime pour le BDS universitaire et culturel de l'État d'Israël. Merci à l'équipe qui m'a qui m'a aidé à préparer cette émission.
Juliette Moellic, Dianne de Vancet, Mathias Mégi Antoine Heral. Quant à nous rester à l'écoute, on se retrouve dans quelques minutes seulement après le point info pour la deuxième partie de cette émission qui sera consacrée à l'histoire des restitutions d'œuvres d'art depuis 1815. Yeah.