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ChroniqueFrance Inter (sur YouTube)· 2 septembre 2025 5 minAutoproduitDivertissement

Sarah Knafo a raison - Tanguy Pastureau maltraite l'info

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Présentateur

Voici Tanguy Pastureau. J'ai réfléchi, je crois par le démarquer, je vais créer un personnage, vous connaissez Marie Saint-Filtre ? Mais si, c'est une star de l'humour, c'est comme nous tous ici mais en star. Elle s'appelle comme ça parce qu'au début de sa carrière, elle s'infiltrait dans des lieux, des soirées. Bon bah moi je vais faire Tanguy, sexe-filtre, le concept c'est que je ne vais aller à aucune soirée, aucun événement et que je vais rester chez moi, rien foutre. Enfin un plan de carrière qui me parle et qui repose sur le mépris que j'ai de l'autre. Oui parce que j'ai horreur des gens, surtout les boomers.

Oh les salauds, il faut les étriper ces fils de Teckel et les foutre asséchés devant le magasin de vrai de leurs repères. J'ai écouté François Bayrou, oui c'est moi qui ai fait ça, pas le choix, en 5 jours il a fait tous les médias, je l'ai même vu dans Jardin Magazine, il enterrait ses ambitions dans un pot à ficus, tandis que Jean-Luc Mélenchon s'approchait de lui par derrière avec une pelle. Et que dit Bayrou ? Que tout est la faute des boomers, ces gens nés après la guerre, pour les distinguer de ceux nés pendant la guerre, c'est simple, eux n'ont pas de parents allemands. Les boomers, ces pourritures, ces rognures d'ongles des pieds, ils sont baffrais comme des porcs.

Aujourd'hui, leurs petits enfants, détés, désespérés, se jettent sous les roues de leur 4x4 en pleurant, et ils disent « Papi René, je te hais ! » avant de s'enquestrer dans le moteur hybride. Les boomers, au départ, l'histoire était belle, c'était des hippies qui vivaient dans les champs à fumer de la weed, tousse à poil, ils faisaient l'amour de façon compultivée, tout ce qui se présentait. Parfois, on voyait un gros gland avec deux jambes et deux bras, on disait « c'est le fils que Jean-Pierre avait avec un chêne ». Et puis un jour, alors qu'ils réécoutaient pour la millième fois Bob Dylan, ils se sont dit « c'est quoi cette voix de merde ? ».

Ils se sont levés, se sont rasés et sont partis faire de la thune. 15 ans plus tard, ils étaient tous à la défense en train de taper de la coke en écoutant Phil Collins. Ils ont tout connu les boomers, tout, l'amour libre, Jack Lang jeune, des décodeurs canals piratables, un président imitable facilement. Ils ont connu les after-shows de Prince New Morning et l'élégance de Stéphane Audran, alors que prenez Bruno Péky, notre jeune chroniqueur, ses chansons préférées, ça a été des sonneries de Nokia et sa génération, moins de 20 drogues de synthèse dans le corner, ils n'arrivent pas à entrer en érection à 8 ans et demi, ils voient un psy pour essayer d'arrêter la colle.

Le monde est dur et les boomers, eux, ont kiffé, alors c'est injuste, oui, mais le monde est injuste, grandissez les bisounours. Et puis, si nous aussi, on était nés en 47, comme Nagui, est-ce qu'on n'aurait pas profité ? Et bien sûr que si, il y avait de l'argent à foison, c'était la caverne d'Ali Baba, avec moins d'arabes à l'époque, m'a dit Daniel.

Tout le monde voulait devenir ministre, le moindre type un peu perché, il allait voir Mitterrand, disant on va foutre une pyramide en verre devant le Louvre, les mecs signaient le bon de commande avant que le roi Merlin y livrait la première vitre, on a toujours eu l'impression que ça dégorgeait à cause de leur look, regardez Sarkozy, il se sapait comme un baron de la French Connection, donc notre ressenti, c'est que ça roulait. Vous nous mettiez Philippe Poutou en t-shirt à trous en train de rouler et ses cigarettes lui-même, là on se serait dit oula, il y a un truc pas clair au niveau du bilan comptable.

Toutes ces années, on était en train de s'endetter et on ne nous disait pas qu'on était assis au bord du précipice, regardez Macron, c'était le roi de la start-up, avec lui, même à Châteauroux, on avait l'impression d'être dans la Silicon Valley, au Columbus Café de Moulins-les-Messes, quand on demandait quel prénom écrire sur le gobelet, on répondait Steve alors qu'on s'appelait Mathias, tout ça pour vous dire 1, que les boomers sont le fruit d'une époque insouciante et quand tout va, on n'imagine pas que ça puisse mal se terminer, or tout se termine mal, même David Charvet a fini par avoir des bas joues.

2, qu'attention, il y a des boomers pauvres, beaucoup, qui vivotent avec des petits de retraite, eux au moins ne traînent pas à la boule, en pantalon de toile couleur saumon, on ne dira jamais à quel point la pauvreté nous sauve du naufrage esthétique.

D'autant que les boomers ne sont pas les seuls coupables, je suis tombé sur une interview de Saragnafo, vous savez, du parti d'Éric Zemmour, parce que je suis sur X, et sur X il y a deux onglets, l'onglet abonnement, avec les comptes auxquels vous êtes abonnés, moi je ne que des gens modérés, je lis les tweets de Pierre Moscovici le soir et je m'endors pour 17 ans d'affilée, et l'onglet pour vous, en fait il y a tout, paradoxalement, tout ce que vous ne voulez pas spécialement voir, là-dessus j'ai les postes de Saragnafo et de Rima Hassan, donc si un jour vous me voyez partir dans un rafio pour Gaza avec des étrangers qu'en chemin, je pousse dans l'eau, c'est que j'aurais fait la synthèse entre ces deux femmes.

Et donc Saragnafo a eu cette phrase, je cite, « on manque de tout dans les hôpitaux, mais on trouve de quoi payer le salaire de Patrick Cohen », qui doit être énorme pour qu'elle dit ça, je pense qu'il est en train de racheter la maison de la radio, et Benjamin Duhamel, elle ajoute, « nos militaires manquent de munitions, mais nous payons les humoristes de France Inter ». Alors il y a un avantage, c'est que grâce à nous les militaires sont sans munitions, et ça c'est du love, le pouvoir des fleurs, dirait Laurent Boulzy sorti derrière l'hôtel d'une église gothique.

Donc on en reviendrait à ce qu'étaient les boomers en 1966, peace and love, et en même temps si Poutine pousse un peu vers l'ouest, les soldats russes, on leur enverra des bisous avec la main alors qu'ils nous butent à 700 mètres de distance. Donc ça ne va pas suffire. Ou alors, ou alors, supposition, Sarah Knafo a raison, phrase jamais prononcée encore sur l'antenne de France Inter, je pense qu'en régie les gens là se suicident, bon, il faut moins d'humoristes à Inter, c'est là que Tanguy Sexfiltre pourrait intervenir, parce que je resterais chez moi, tandis que chaque militaire, par un effet de transfert, recevrait 14 chars d'assaut, parce que je prends très cher, plus que Patrick Cohen.

Très bien ! Tanguy Pastureau ! Tanguy sur scène le 17 octobre prochain à La Souterraine, ça se trouve dans la Creuse. à La Souterraine. ça se trouve dans la Creuse. à La Souterraine.

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Locuteur

à La Souterraine. à La Souterraine.