ALEKSANDAR NIKOLIC : « Nous voulons une diminution de la pression fiscale ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:18OuverteRéponse partielle
Est-ce que ce matin vous dites bravo au chef de l'État ?
- 1:34RelanceRéponse directe
c'est le thème du parc qui vous pose problème ?
- 1:37RelanceRéponse directe
Ce n'est pas l'identité de l'investisseur ?
- 1:49RelanceRéponse directe
La question c'était est-ce que c'est bien qu'il y ait un nouveau parc ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Donc tout ça ne doit pas dissuader d'accepter leurs investissements ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Est-ce que Marine Le Pen, présidente, l'Arabie Saoudite, le Qatar, demeurent nos alliés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06PrésentateurChiffre
« 6 milliards pour construire trois parcs d'attractions près de Paris, dont un dédié sans doute au manga Dragon Ball, 22 000 emplois directs en jeu. »
- 5:19PrésentateurChiffre
« On a appris hier que le gouvernement veut porter le plafond des franchises médicales à 140 euros. Aujourd'hui, c'est 100 euros par an. »
- 6:04InvitéChiffre
« la laine médicale d'État, qui coûte plus d'1,2 milliard »
- 6:49InvitéChiffre
« l'aide de développement qui nous coûte à peu près 13 milliards d'euros par an »
- 9:01InvitéChiffre
« Sur l'immigration, la préférence nationale, vous savez, sur les aides contributives ou non-contributives, c'est 18 milliards d'euros. »
- 9:40InvitéChiffre
« On veut faire cette économie de 3,8 milliards d'euros que peut représenter le service public audiovisuel. »
- 10:20InvitéChiffre
« les Français qui donnent aujourd'hui 57 euros par habitant pour financer le service public audiovisuel »
- 12:01InvitéChiffre
« cette augmentation, justement poursuivre l'inflation aujourd'hui de ces pensions de retraite, elle coûterait 6 milliards d'euros. »
- 16:00InvitéFait
« on est passé aujourd'hui en dessous de la moyenne européenne PIB par habitant, en dessous de l'Italie par exemple. »
- 16:17InvitéChiffre
« 23% des entreprises françaises selon un rapport européen utilisent l'intelligence artificielle sérieusement. »
- 16:41InvitéFait
« On a deux fois moins de robots par unité industrielle que les Allemands. »
- 17:04InvitéChiffre
« sur l'industrie manufacturière, on a aujourd'hui un déficit commercial de l'ordre de 29-30 milliards d'euros. »
- 17:14InvitéChiffre
« Globalement, on est à 80 milliards de déficit commercial. »
- 20:01InvitéChiffre
« on est donné au minimum à 55 % au second tour »
Temps de parole
- Invité73 %
- Présentateur9 %
- Présentateur 27 %
- ?7 %
- Invité 24 %
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L'une des informations économiques et diplomatiques de ces dernières heures, ce méga investissement de l'Arabie saoudite en France. 6 milliards pour construire trois parcs d'attractions près de Paris, dont un dédié sans doute au manga Dragon Ball, 22 000 emplois directs en jeu. Tout est parti d'une discussion, semble-t-il, entre le prince saoudien et Emmanuel Macron. Est-ce que ce matin vous dites bravo au chef de l'État ?
Écoutez, c'est toujours bien qu
'il
y
ait
des investissements et des projets en France, on en manque.
Donc,
après, je trouve ça un petit peu étrange sur le thème. Vous savez, on est le pays où il y
a
le plus de touristes au monde, justement, parce que notre culture est la plus admirée dans le monde, notre histoire. On voit d'ailleurs le succès du Puy du Fou. Je sais qu'il
y a
un public pour le manga, mais quitte à avoir
une intervention
du président de la République pour essayer de faire en sorte qu'il
y ait
des investissements pour des parcs à thème, peut-être que ça aurait été mieux de mettre en avant, je ne
sais
pas, nos grands aviateurs, un parc sur l'histoire de l'aviation avec des attractions par ailleurs, mais pour les faire découvrir de manière ludique, pour faire découvrir les...
Je
ne
sais
pas, on est le pays de l'invention, donc autour de Léonard de Vinci ou de Napoléon, ce qui est admiré. Le Dragon Ball Z, ça fait partie surtout évidemment de la culture japonaise. Donc oui, ça va créer des emplois. Il faudra aussi faire d'autres infrastructures parallèles pour essayer d'amener les gens à aller découvrir éventuellement ce parc.
Pardonnez-moi, mais
c'est le thème du parc qui vous pose problème ?
Ce n'est pas l
'identité de l'investisseur ? L
'Arabie
Saoudite,
c
'est 356 exécutions l'an dernier,
les droits de l'homme qui ne sont pas respectés. Est-ce que ce n'est pas davantage
le problème
que le thème du parc d'attraction ? La question c'était est-ce que c'est bien
qu'il y ait un nouveau parc ? Et donc bravo à Emmanuel Macron de faire en sorte qu'il
y ait
des investissements pour un parc. Donc moi je répondais sur le parc et sur le thème. Après, oui, mais le modèle de l'Arabie Saoudite sur les exécutions, sur le sort des femmes, le sort malheureusement des homosexuels, et les peines de mort qu'il peut y avoir, et l'application de la charia évidemment, mais comme pour le Qatar, évidemment que c'est problématique.
Donc
tout ça ne doit pas dissuader d'accepter leurs investissements
?
Moi, sincèrement, nous on a toujours considéré que c'était problématique de pactiser avec ce type de pays, avec des idées aux antipodes des nôtres. Donc les investissements qui peuvent être réalisés par le Qatar, par l'Arabie Saoudite, on le sait que c'est à terme évidemment pour aussi des intérêts en termes d'images, et des investissements sur le long terme en France, pour essayer de se diversifier par rapport à leurs ressources pétrolières, que la France serve justement à cette diversification au regard de ces modèles appliqués là-bas en termes idéologiques, mais aussi en termes d'influence extérieure, et on le sait, il y
a
eu des interventions parfois de ce type de pays, on sait que le Qatar a pu soutenir des islamistes, notamment en Syrie ou en Libye, et c'est le cas également de l'Arabie Saoudite. Évidemment qu'on préférerait avoir des investissements français, ou d'autres pays européens, ou d'autres
alliés plus proches, plus globalement. Marine Le Pen, présidente, donc on a bien compris votre vision sur les investissements, en clair, ça n'est pas idéal, mais on n'a pas le choix, c'est un peu ce que je comprends. Est-ce que Marine Le Pen, présidente, l'Arabie Saoudite, le Qatar, demeurent nos alliés
?
Non mais aujourd'hui on est en lien avec eux évidemment pour acheter du pétrole, sinon on peut demain électrifier
plus
le pays et être moins dépendant de ressources pétrolières que nous ne produisons pas nous-mêmes, malheureusement d'ailleurs, parce que s'il n'y avait pas eu la loi Hulot, peut-être qu'on pourrait chercher du pétrole en Guyane, vous savez qu'il
y
en a à côté au Suriname ou autre, et ça nous permettrait d'être plus souverains et pas dépendants de puissances pétrolières qui ont des idées aux antipodes des nôtres et qui sont parfois dans des conflits géopolitiques des adversaires idéologiques, eh bien ce serait mieux. Mais aujourd'hui il faut être aussi dans la réelle politique, et l'Arabie Saoudite fait partie des pays aujourd'hui qui nous fournissent en pétrole, qui ont des intérêts communs d'un point de vue d'achat aussi, de
défense, comme vous le disiez.
Donc ça fait partie aussi de débouchés pour certaines entreprises françaises et d'investissements sur le territoire saoudien. Après, évidemment que ce n
'est
pas l'idéal, mais la France ne peut pas être
un pays
totalement fermé, parce que sinon on exclurait 80% des pays dans le monde si on regardait juste quelles sont leurs positions par rapport au nôtre en termes de législatif. Vous savez, il n
'y a
pas beaucoup de pays qui sont aussi proches du nôtre en termes de respect des droits de l'homme comme il peut y avoir en France.
Alexandre Nicolich, on voulait vous parler du budget, c'est la prochaine grande bataille politique, celle de l'automne. On a appris hier que le gouvernement veut porter le plafond des franchises médicales à 140 euros. Aujourd'hui, c'est 100 euros par an. Est-ce que c'est acceptable, cette augmentation
?
Non, évidemment que ce n
'est
pas...
Non, mais
parce que l'idée initiale du gouvernement, c'était de doubler cette franchise médicale, donc c'est le reste à charge pour les patients
sur
les médicaments ou sur les soins. Finalement, ce n
'est
pas 200 euros, c'est 140. On parle d'une augmentation mesurée sur l'année.
Oui, mais ça reste une augmentation. Et je vois que systématiquement, on s'en prend aux Français pour essayer de diminuer certaines dépenses publiques. Et on ne s'attaque pas. Vous parlez en matière de santé, par exemple, c'est-à-dire qu'on va demander une franchise médicale plus importante aux Français, mais dans le même temps, on ne va pas toucher, par exemple, à la laine médicale d'État, qui coûte plus d'1,2 milliard et qui est aujourd'hui une injustice, parce que des étrangers en situation irrégulière, qui sont censés être expulsés du territoire, bénéficient de soins gratuits, alors que des Français ou des étrangers en situation régulière qui cotisent n'ont pas accès à ces
soins gratuits. Même
si
vous
rappelez vous-même, et je me rappelle de Sébastien Chenu qui l'avait dit ici même, vous ne supprimeriez pas complètement l'aide médicale d'État, notamment pour peut-être mettre une aide médicale d'urgence, donc ce serait finalement plutôt quelques centaines de millions d'économies qu'un
milliard. Ce serait
vraiment l'aide médicale d'urgence, ce serait évidemment quelque chose de très marginal, puisque pour nous, les clandestins, les personnes en situation irrégulière, ils devraient être expulsés. Vous parlez d'économie, justement, sur l'aide de développement qui nous coûte à peu près 13 milliards d'euros par an, si elle était conditionnée systématiquement, déjà diminuée, mais ensuite conditionnée à ce qu'il y
ait
une reprise des personnes en situation irrégulière par les pays d'origine qui bénéficient de ces aides de développement, par exemple, on pourrait expulser, dépenser moins et expulser
les personnes. Et donc, évidemment, elles ne
bénéficieraient pas de soins gratuits avec les impôts des Français et des étrangers en situation irrégulière.
Les économies qu'on doit faire sur le budget de la Sécu, si je comprends bien, elles ne doivent concerner que les étrangers et il ne
faut
pas demander un peu d'effort aux Français.
Non, mais
qu
'est-ce que c'est que cette vision de se dire que systématiquement, l'avenir sera plus négatif que ce qu'on peut vivre aujourd'hui ?
C
'est d'ailleurs peut-être pour ça que les Français sont le peuple le plus pessimiste,
vous savez, il y a eu un test. Ce n'est pas
une vision, il y a un déficit très
important,
il y
a le poids de la dette, il y a un budget qui va être compliqué à trouver. J
'écoute M. Lecornu qui dit qu
'on
est face à un mur, mais qui nous a conduits face à ce mur ? Et ça fait aujourd'hui bientôt 10 ans que les macronistes sont au pouvoir. Tous leurs budgets sont passés, dans un premier temps parce qu'ils avaient une majorité à l'Assemblée nationale, puis ensuite par des 49-3. Donc là, on voit le résultat de cette politique. Ce
budget, en l'occurrence, on n'est pas sûr, pardonnez-moi,
qu'il passe, c'est important la position du Rassemblement national parce que vous avez le pouvoir de faire passer ou de bloquer le budget. Est-ce que vous dites comme la France insoumise, on va bloquer le budget, on va le censurer dans tous les cas, ou est-ce qu'il y
a
une porte ouverte à la négociation
avec le gouvernement de la part du Rassemblement national ? On va faire un
postulat en disant « Quoi qu'il arrive, on bloque » parce qu'on se dit que peut-être, il va peut-être y avoir des négociations qui vont aller dans notre sens pour améliorer la vie des Français. Donc si demain, le gouvernement applique le budget alternatif du Rassemblement national, évidemment qu
'on
ne
va
pas voter contre.
Il ne va pas appliquer le budget du Rassemblement national, mais
il y
a
des objets politiques forts que vous
demandez au gouvernement. Enfin,
en tout cas, ça va dans notre sens, sur un certain nombre de dépenses, sur une diminution de la pression fiscale, notamment sur certaines économies, comme on peut le dire souvent, sur certaines agences qu'on juge inutiles, sur la contribution de la France à l'Union européenne,
avec une baisse de cette
contribution à l'Union européenne. Sur l'immigration, la préférence nationale, vous savez, sur les aides contributives ou non-contributives, c'est 18 milliards d'euros. On veut demander un effort aux retraités, avec une diminution de leur pouvoir d'achat, ou là, aux Français qui vont se faire soigner. Et dans le même temps, on ne touche pas aux 2 milliards de l'asile. C'est un rapport de Mme Sun Tzu au Sénat. Je le disais, on ne touche pas à l'aide médicale d'État. Et on ne touche pas globalement aux coûts que peut représenter l'immigration. Vous comprenez bien qu'il s'agit d'une injustice pour les Français. Vous parliez. Et je continue sur les économies, vite fait.
Vous êtes vous-même concerné. J'ai déjà évoqué sur ce plateau. Moi, je suis transparent. Vous savez qu'on veut faire cette économie de 3,8 milliards d'euros que peut représenter le service public audiovisuel. Par exemple, ce n
'est
pas négligeable. 3,8
milliards
d
'euros.
C'est beaucoup plus que ce que veut demander le gouvernement en termes de santé et pour les retraités. Eh bien, moi, je considère que ce n
'est
pas une infamie qu'il y ait toujours la liberté d'expression que vous avez. Vous êtes déjà exprimé contre le Rassemblement national, Mme Vigogne. Non. Si vous qualifiez le Rassemblement
national d'extrême, on ne va pas avoir de liberté. Par exemple,
vous avez tout à fait le droit de le faire. C'est votre liberté. Mais peut-être que les Français qui donnent aujourd'hui 57 euros par habitant pour financer le service public audiovisuel peuvent se dire que cet argent mériterait d'aller dans le
système de santé. Un mot à Alexandre Nicolich.
pour ne pas que les retraités voient leur pouvoir
d'achat diminuer. Justement, les
retraités, vous en parliez. On va prendre un exemple très concret. Un retraité qui gagne aujourd'hui, enfin qui touche d'ailleurs aujourd'hui, autour de 3 000 euros net par mois. C'est bien souvent quelqu'un, quand on regarde les taux de cotisation, c'est quelqu'un sans doute qui a gagné un peu plus de 4 000 euros net par mois, quelque chose comme ça. Donc quelqu'un qui, de toute évidence, a eu les moyens probablement d'acheter sa résidence principale, probablement les moyens d'épargner par ailleurs. Est-ce que cette personne a forcément besoin que sa retraite, l'année prochaine, augmente de
2
% ? En fait, déjà, c'est une rupture avec le contrat social français.
C
'est-à-dire que des gens ont travaillé, cotisé, en estimant qu'ils allaient avoir un certain revenu ensuite à la retraite. Et si cette retraite ne suit pas l'inflation, c'est une baisse en réalité.
Les salaires ne suivent pas l
'inflation, par exemple. C'est une baisse de pouvoir d'achat, on est d'accord. C'est vrai pour les salariés aussi. C'est vrai pour les salariés aussi, mais ce n
'est
pas vrai. Les salaires ont augmenté globalement. C'est aussi un autre problème.
C
'est notamment la pression fiscale et notamment les charges, les cotisations patronales et salariales, qui font qu'aujourd'hui, les salaires n'augmentent pas. Et c'est aussi les difficultés économiques que peut avoir notre pays. Mais on peut y revenir parce que, depuis tout à
l
'heure, on est sur des débats de basculement de ligne budgétaire. Il y
a
un problème de fonds plus global. Mais je vais vous répondre juste sur les retraités. Et après, si je peux juste compléter, parce qu
'on vient d'avoir une étude sur le PIB par
habitant
qui est passée
en dessous de la moyenne de l'Union européenne, juste sur les retraités, vous savez que cette augmentation, justement poursuivre l'inflation aujourd'hui de ces pensions de retraite, elle coûterait 6 milliards d'euros. On est d'accord ? Oui. Donc c'est pour l'ensemble des retraités. Donc là, vous me parlez de 3 000, à partir de 3 000 euros. Mais en réalité, si, comme on l'entend, ce serait une économie de 2 ou 3 milliards d'euros, ça veut dire qu'on ferait quoi ? On toucherait à la moitié des retraités là qui sont en train de nous écouter, qui verraient aujourd'hui leur retraite diminuer par rapport justement à
la... Elles ne seraient pas
diminuées,
elles
resteraient au
même... Leur retraite
diminuerait par rapport à l'inflation. C'est-à-dire qu'elles ne suivraient pas l'inflation. Et donc globalement, c'est une baisse par rapport aujourd'hui au coût de la vie. Donc c'est une baisse de leur pouvoir d'achat. Et ce n'était pas ce qui
était...
On ne peut pas se le permettre à 3 000 euros de retraite par mois. Mais ce n'est pas à 3 000 euros de retraite par mois. Vous n'en savez rien, vous me dites ça. C'est
un exemple, je pense. C'est un chiffre qui a été évoqué par un ministre. Si on est à 3
000 euros, si c'est à partir de 3 000 euros, c'est une économie de combien ? Parce que ça concerne combien de Français ? Alors c'est sans doute moins de 6 milliards, effectivement.
Ah bah
c'est largement moins de 6 milliards en réalité. Parce que même si on prend la moitié des retraités, vous seriez à 3 milliards d'euros d'économie. Donc en réalité,
on
est en train de parler, même si on parle de ceux qui toucheraient plus de 3 000 euros,
on
est en train de parler de combien ?
Je
ne
sais
pas. Honnêtement, je n
'ai
pas le chiffre. Mais
on
va peut-être parler de 500 millions ou de moins d'un milliard. Je vous disais depuis tout à l'heure que si on veut chercher sur des basculements de lignes budgétaires, on peut trouver beaucoup d'autres économies qui n'ont pas été réalisées avec beaucoup de gabegies, justement. Après, je veux finir juste
sur quelque chose. Il faut qu'on aille au titre,
Alexandre Nikolic.
Je
voudrais juste dire qu'au-delà de ces basculements de lignes budgétaires qui sont très importantes, on a un problème de fonds global avec systématiquement une augmentation des prélèments obligatoires dans le PIB et qui fait qu'on a le niveau de fiscalité le plus élevé de l'OCDE et notamment sur les entreprises. Et vous le savez, un niveau de dépense publique qui est le plus élevé. Mais globalement, comment on va faire pour recréer de la richesse dans notre pays ? Réindustrialiser ? Parce que par exemple, là on est à 10%...
Il nous reste
encore 10 minutes d'interview et on va parler justement d'économie juste après l'info en une minute. D'abord, il est 8h48 tout de même et voici Marie-Marty Rossian.
Des
renforts de pompiers attendus à Poma près de Carcassonne où une tornade est passée hier après-midi blessant. 39 personnes dont 2 qui ont été hospitalisées en urgence absolue. Près de 300 maisons sont endommagées. Au total, 21 000 foyers sont privés d'électricité. Toujours ce matin dans l'Aude, les Bouches-du-Rhône et l'Hérault. En Russie, 2 personnes sont mortes dans la région de Krasnodar à l'est de la mer Noire. C'est une attaque ukrainienne de drones qui a déclenché un incendie dans une raffinerie. Côté ukrainien, une bombe guidée a fait 2 morts à Zaporizhia la nuit dernière.
Un projet géant de parc d'attraction près de Paris porté par Emmanuel Macron et par le prince héritier d'Arabie Saoudite Mohamed Ben Salman. 3 parcs doivent voir le jour dans le Val d'Oise, dont un sur l'univers des mangas. L'Arabie Saoudite prévoit d'investir 6 milliards d'euros pour une création attendue de 22 000 emplois directs.
Et
puis une deuxième sortie dans le vide spatial pour Sophie Adnaud. L'astronaute française va terminer sa mission inachevée de la semaine dernière en remplacement d'une antenne de communication sur la Station Spatiale Internationale. L'opération va débuter vers 14h30 tout à l'heure et devrait durer un peu plus de 6 heures.
France
Info
Le
8.30 France Info Adrien Beck Camille Vigon-Lecouat
Nous
sommes toujours avec Alexandre Nicolich, députée européen du Rassemblement National. Marine Le Pen a été discrète cet été. Elle fera sa rentrée au MEDEF jeudi pour un grand débat entre candidats à la présidentielle. Ils ne vont pas être déçus, les grands patrons, de ne pas voir Jordan Bardella jeudi ?
Mais vous savez ça c'est des rumeurs sur des différences de point de vue entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Jordan Bardella et Marine Le Pen ils sont d'accord d'un point de vue économique sur la baisse de la pression fiscale, notamment sur les entreprises, mais pas que. C'est-à-dire qu'aujourd'hui qu'est-ce qui nous conduit dans ce déclin économique qui fait qu'on n
'a
jamais autant d'entreprises qui ferment, que je le disais on est passé aujourd'hui en dessous de la moyenne européenne PIB par habitant, en dessous de l'Italie par exemple. Eh bien c'est justement que non seulement on ne s'adapte pas aux enjeux de demain. Vous savez Emmanuel Macron nous avait vendu la Startup Nation en 2017. Aujourd'hui 23% des entreprises françaises selon un rapport européen utilisent l'intelligence artificielle sérieusement. Laissez-moi finir, c'est important.
Non mais là c'est les constats, nous on a envie d'entendre vos propositions et
notamment les mesures pour rassurer ces patients. Je vais y
revenir. Et quand l'Allemagne par exemple est à 46%, la moyenne européenne 39%, on a un retard sur la robotisation. Donc ça demande des investissements pour soutenir les entreprises justement pour moderniser l'appareil industriel. On a deux fois moins de robots par unité industrielle que les Allemands. On a cette pression fiscale qui est la plus importante aujourd'hui dans les pays de l'OCDE. On a plus de normes, plus de règles que les autres qui se rajoutent souvent. Donc vous
promettez un choc de simplification ?
Oui bien sûr qu'il va falloir. Vous savez il va falloir qu'on réindustrialise parce que si on veut recréer de la richesse dans notre pays. Par exemple, sur l'industrie manufacturière, on a aujourd'hui un déficit commercial de l'ordre de 29-30 milliards d'euros. Globalement, on est à 80 milliards de déficit commercial. Ce qui avait fait dire à François Bayrou quand il dirigeait le haut commissariat au plan, qu'on avait une économie d'un pays en voie de développement. Eh bien il va falloir justement aussi qu'on forme, qu
'on
s'adapte. Vous savez notre réforme de retraite qui est parfois décriée. Elle donne un avantage quand on commence à travailler entre 17 et 20 ans parce qu'on veut inciter les jeunes à aller vers l'apprentissage. Il
vaut mieux qu'on a aussi
besoin d'ingénieurs quand même.
Mais vous savez que la plupart des
ingénieurs allemands commencent justement par la voie de l'apprentissage. Ou en
Suisse c'est vrai aussi. Mais là c'est une révolution qu'il faudrait faire. Parce qu'on a plus besoin
de jeunes en métallurgie et qui peuvent finir peut-être ensuite en poursuivant ingénieurs. Mais aussi comme employés, ouvriers en chaudronnerie par exemple. Que de personnes en fac de sociaux ou que dans des bureaux. Parce que je le disais, ces emplois-là, et c'est important de faire de la prospective, ils vont être beaucoup remplacés notamment par l'intelligence artificielle. Quand avant vous envoyez un mail, vous mettiez 20 à 30 minutes. Aujourd'hui l'intelligence artificielle met environ 30 secondes sans faute et avec un mail très bien rédigé.
30 minutes c'est beaucoup pour un mail. Notre pays doit s'adapter à ces
enjeux. Ce que je veux dire, Marine Le Pen elle annoncera ces mesures. Mais si on fait un constat global, on a un retard au niveau de l'adaptation. On n'a pas de jeunes formés. Il y a près de 100 000 personnes aujourd'hui que l'industrie a
besoin. Alexandre-Nicolas, ça serait quand même bien qu'on puisse vous poser
quelques questions.
Est
-ce que ces propositions seront dans le prochain livre de Jordan Bardella ? On a lancé un troisième livre qui devrait
être
programmatique.
C'est important, puisque c'est
un
nouveau proche. Et on ne comprend
pas très bien pourquoi un livre programmatique, si le programme est porté par Marine Le Pen, qu'est-ce qu'il y aura dans le
prochain livre de Jordan Bardella ?
Beaucoup de nos adversaires ont du mal à désigner leurs candidats ou ont même du mal à définir comment ils vont désigner leurs candidats, le mode de désignation. Nous,
on
a la chance d'avoir déjà la candidate pour la présidentielle qui est donnée entre 35 et 38 %. Vous avez vu le sondage hier. Déjà le Premier ministre en cas de victoire. Et donc, ça forme un binôme complémentaire avec des équipes déjà derrière qui travaillent sur le fond. Vous avez vu peut-être ces articles avec Ambroise de Rencourt qui a pu mettre en place des cellules de spécialistes sur chaque thème et qui travaillent justement
sur ces sujets. Mais le futur Premier ministre peut faire des propositions programmatiques ? Évidemment que
Jordan Bardella, il fait partie de ceux qui œuvrent en tant que futur Premier ministre, on peut l'espérer, justement sur le fond. Et il fait partie de ces échanges-là. Il évoquera aussi des idées dans son livre pour qu'on relance le pays. Vous savez, je parlais depuis tout à l'heure de l'espoir qu'on peut représenter parce qu'il y a un pessimisme aujourd'hui dans le pays qui fait qu'on est le pays le plus pessimiste des
39
pays qui ont été testés récemment. Je tiens à vous dire que quand on est testé entre 35 et 38 % des sondages, qu'on est donné au minimum à 55 % au second tour, même s'il faut rester humble par rapport à ça, ce qui n'a pas été vu depuis 1974, je crois, à un score aussi
élevé dans un premier tour, j'apprends les Français vraiment
à se mobiliser et à s'engager parce qu
'il n'y aura peut-être pas d'autres occasions pour qu'on relance le pays. Je vais la poser quand même sur la
question de la réforme des retraites que vous avez commencé un petit peu à l'évoquer avec l'idée de commencer plus tôt. Simplement, votre allié Éric Ciotti demande que la réforme telle qu'elle était portée par Marine Le Pen en 2022 soit amendée, soit modifiée. Est-ce que vous dites, après tout, c'est un allié, il demande ce qu
'il
veut et nous, on décide, ou est-ce qu'il va y avoir un changement
?
Il y a eu des discussions, vous le savez récemment, justement par rapport au budget. Mais globalement, la réforme des retraites qu'on a pu proposer, ça restera la même, c'est-à-dire une réforme des retraites qui donne un avantage à ceux qui commencent à travailler tôt, je le disais, avec une vraie vision pour l'avenir.
C
'est pour ça qu'on veut sortir du Collège unique aussi, c'est le même état d'esprit. Je réponds sur la retraite. Quand on commence à travailler, parce que je voyais Madame Vigogne qui voulait poser une question, quand on commence à travailler entre 17 et 20 ans, on part à 60 ans avec un avantage. En revanche, après, c'est progressif. Si vous commencez à travailler à 25 ans, vous partez à 67 ans avec ces 42 annuités, donc vous êtes peut-être un peu plus désavantagé, mais parce que souvent, vous avez des métiers qui sont moins pénibles, et surtout, il faut avoir une
philosophie de réforme des retraites.
Ça permet d'avoir l'équilibre du régime, sans âge, de
décote, sans décote. Ça permet au final
d'enrichir le pays, parce que je vous le disais, le problème global, on peut dire, ça, ça coûte ça, ça coûte ça. Nous, notre réforme des retraites, contrairement à celle de la gauche, qui est pour une retraite totalement à 60 ans, qui coûterait à peu près 100 milliards d'euros, nous, on estime qu'elle aurait un coût immédiat par rapport à ce qui est évoqué par l'autre réforme des retraites alternative, mais qui est une alternative assez enfantine, c'est-à-dire celle des macronistes. Bon, on augmente l'âge des retraites, on fait que les Français vont devoir payer plus pour se soigner, la retraite ne suit pas l'inflation. C'est quelque chose de très primaire.
Nous, on a une vision sur le long terme pour faire en sorte qu'on va recréer de la richesse dans notre pays, et on le redéveloppe. Vous savez, je disais sur le problème de l'industrie, justement avec des gens formés, si demain, on passe à 12% de l'industrie dans le PIB, eh bien,
c
'est 5 points de PIB qui sont gagnés, et évidemment que ça nous permet d'avoir beaucoup plus de recettes et d'enrichir
le pays. Mais il y a
eu des débats, y compris au sein du Rassemblement national, notamment sur l'introduction d'une dose de capitalisation obligatoire. C'était envisagé par les proches de Jordan Bardella. Pourquoi y avoir renoncé
? Parce
qu'on a ce modèle de retraite qui doit permettre à tous de pouvoir avoir une retraite à la fin, même si on a eu un travail avec des revenus plus faibles.
Je
vous réponds, je vous réponds. Et donc, le modèle par
répartition nous permet d'avoir un modèle plus équitable. Qu'il y ait à la marge une capitalisation, comme c'est déjà le cas en partie, d'ailleurs, et au choix, évidemment, on n'a jamais dit qu'on était totalement contre. Mais le modèle de base, il
doit rester ce modèle
de répartition qui nous a permis et a permis en France à beaucoup de retraités de bien vivre. Le problème qu'on a aujourd'hui, c'est un problème de natalité, c'est vrai, mais c'est aussi de la responsabilité, je pense, des macronistes qui n
'ont
pas su mener une politique familiale qui nous permettent d'avoir suffisamment d'enfants pour assurer notre modèle de retraite, mais aussi de productivité. Et j'insiste là-dessus, on ne peut plus avoir une vision comme il y a 10-15 ans dans le monde de la robotisation et de l'intelligence artificielle.
Il
va falloir qu'on crée de la richesse et de la productivité dans notre pays pour assurer notre modèle social et pour
assurer une retraite
dans l'avenir
au français. Merci Alexandre
Nicolich.