En recevant le RN, Bayrou rompt avec le sectarisme de Macron ! - Franck Allisio (Europe 1)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:49OuverteRéponse directe
Est-ce que l'État va être à la mesure du défi à Mayotte ?
- 2:47RelanceRéponse directe
C'est une faute politique de sa part ou une erreur de démarrage ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Vous avez été surpris de cette manière de procéder du Premier ministre ?
- 5:11OuverteRéponse directe
C'est quoi la position aujourd'hui du RN vis-à-vis de François Bayrou ?
- 5:35RelanceRéponse directe
Mais vous n'avez pas donné mandat pour la censure, ceci dit ?
- 5:38OuverteRéponse directe
On vous le reproche ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Invité politiqueChiffre
« Mayotte c'est 34% de chômage, c'est 60% des logements qui n'ont pas de toilettes. »
- 1:12Invité politiqueFait
« Elle était en tête au présidentiel sur ce territoire. »
- 2:02Invité politiqueFait
« C'est à minima le premier faux pas du nouveau Premier ministre. »
- 4:30Invité politiqueFait
« Les Français ont fait en sorte, aux dernières élections, que le RN soit le premier groupe de cette Assemblée. »
- 5:40Invité politiqueChiffre
« Sur un budget, vous avez 40 milliards d'impôts en plus, très très peu de dépenses, je crois que pour 40 milliards d'impôts en plus, il y avait 10 milliards d'économies. »
- 5:56Invité politiquePromesse
« Nous, ce que l'on voulait, c'était un budget à minima, zéro impôt, et on avait proposé 20 milliards d'économies. »
Temps de parole
- Franck Allisio71 %
- Présentateur29 %
≈ 5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Dimitri Pavlenko, vous recevez ce matin le député Rassemblement National des Bouches du Rhône, Franck Alizio. Bonjour Franck Alizio. Bonjour. Bienvenue sur Europe. On va parler des tractations politiques en cours que mène François Bayrou pour former un gouvernement qui y tienne plus longtemps que celui de Michel Barnier. Mais avant cela quand même l'actualité brûlante, c'est Mayotte, catastrophe nationale. C'est un coin de France où d'ailleurs on vote beaucoup Rassemblement National. Mayotte, Franck Alizio, votre collègue députée Ancia Bamana, députée de Mayotte, on a cherché à la joindre hier, elle est sur place, elle ne peut pas téléphoner.
Il n'y a plus d'électricité pour recharger son téléphone. On en est là.
Tout à fait. L'une des deux parlementaires de Mayotte et notre collègue, la situation est évidemment dramatique sur un territoire où la situation est déjà dramatique avant cette catastrophe naturelle. Je rappelle que Mayotte c'est 34% de chômage, c'est 60% des logements qui n'ont pas de toilettes. Et je ne parle pas de l'insécurité, de la crise migratoire que subitait ce territoire. Et là évidemment, ça a ajouté du malheur au malheur. Nous connaissons bien le territoire parce que Marine notamment, il s'est déplacé plusieurs fois. Vous l'avez rappelé, les maoris lui rendent bien. En effet, elle était en tête au présidentiel sur ce territoire. Et elle avait fait une proposition de loi.
Alors à l'époque, l'urgence, elle était sécuritaire et migratoire en 2018. Donc ça concernait ça. Mais là évidemment, nous serons de tout cœur. Et nous allons d'ailleurs nous associer à toutes les démarches de générosité, de solidarité. Surtout à la veille de Noël, pour ce territoire qui est français, qui est évidemment en première ligne de toutes les difficultés de tous les mails de ce pays.
C'est la France en bout de ligne, j'ai envie de vous dire, Franck Alizio. Et il y a une question que beaucoup de Français vont se poser. Est-ce que l'État va être à la mesure du défi ? François Bayrou, depuis sa mairie de Pau en visioconférence pour la réunion de crise sur la situation à Mayotte hier soir. Est-ce que ça vous choque ? Est-ce que c'est grave ? Comment vous regardez ça ?
Oui, c'est à minima le premier faux pas du nouveau Premier ministre. On n'attendait pas à Pau. Autant le fait qu'il est cumul, qu'il reste maire de Pau pendant qu'il est Premier ministre, j'ai envie de vous dire, c'est secondaire. On n'en fait pas une question de principe. En revanche, aller au conseil municipal de Pau ce soir-là, alors que tout le monde l'attendait à minima dans une cellule d'urgence en train de traiter la situation à Mayotte. C'est vraiment, c'est être coupé de l'émotion nationale et ne pas avoir pris la mesure de ce qu'était un Premier ministre en temps de crise. Et là, c'est une crise aiguë.
Oui, c'est une faute politique de sa part, vous pensez, ou c'est une erreur de démarrage, on va dire. Voilà, il n'a peut-être pas pris la mesure de la crise que l'on découvre, parce qu'on n'en a pas encore d'ailleurs, on ne mesure pas l'ampleur exacte de ce qui se passe à Mayotte.
Non, ça semble très grave.
On peut dire aussi qu'il délègue ça aux professionnels de la profession, Bruno Retailleau, qui est sur place, lui.
Oui, mais il faut que les leaders, il faut que le Premier ministre, il faut que les ministres, il faut être là. On ne peut pas déléguer ça, le pouvoir en la matière, l'autorité, ne se délègue pas, ne se partage pas. Il fallait que le Premier ministre soit au chevet, même à distance, de ce territoire français. Donc, c'est une erreur, on pourrait réduire ça à une erreur de communication, mais ça en dit beaucoup sur la déconnexion du Premier ministre pour l'instant. Espérons que ce ne soit qu'une erreur de communication.
Alors, les tractations de François Bayrou maintenant, Emmanuel Macron lui avait en substance donné consigne de ne parler ni au Rassemblement National, ni à la France Insoumise. Alors, il se trouve qu'il avait invité les deux groupes à le rencontrer à Matignon. Alors, la France Insoumise a décliné, mais par exemple le RN, ce sont vos chefs, Jordan Bardella et Marine Le Pen, qui ont été reçus les premiers hier matin. Vous avez été surpris de cette manière de procéder du Premier ministre ?
Non, pas surpris, mais on a constaté de manière agréable qu'il mettait les choses à l'endroit. Mettre les choses à l'endroit, c'est quand on ouvre des discussions, un dialogue, même une vie de courtoisie, des différents groupes parlementaires, c'est commencer par le plus puissant, le premier d'entre eux. Non, pas parce que c'est le RN, parce que les Français l'ont voulu ainsi. Les Français ont fait en sorte, aux dernières élections, que le RN soit le premier groupe de cette Assemblée. Donc, il commence par le premier groupe.
Oui, vous avez raison, ça rend, et ça c'est positif, ça rend avec le sectarisme, je ne vois pas comment l'appeler autrement, le sectarisme du Président de la République, qui ne nous avait même pas associés dans ces débuts d'échange, là, depuis la démission de M. Barnier, et avec le sectarisme de M. Attal, qui lui-même avait dit à M. Barnier, attention, si vous discutez avec le RN, si vous semblez lui laisser un point, alors vous aurez contre vous mes 93 députés. M. Attal et M. Macron...
Donc, c'est quoi la position aujourd'hui du RN vis-à-vis de François Bayrou, Franck Alizio ?
Pour parler français, on attend et on regarde, on juge sur pièce, on juge sur les actes, on verra. Nous, on garde des priorités qui sont celles que nous ont donné nos électeurs. Encore une fois, on a un mandat. Mandat, c'est mandaté. On est mandaté par 11 millions de Français, et au-delà, ce qui nous intéresse, c'est protéger la France et les Français.
M. Mais vous n'avez pas donné mandat pour la censure, ceci dit, Franck Alizio ?
M. Ah oui !
M. Mais c'est quoi les remontées de terrain, par exemple, que vous avez ? On vous le reproche ou pas ?
M. Non, pas du tout. M. À partir du moment où, sur un budget, vous avez 40 milliards d'impôts en plus, très très peu de dépenses, je crois que pour 40 milliards d'impôts en plus, il y avait 10 milliards d'économies. Donc, très peu d'économies budgétaires, très peu d'économies sur le train de vie de l'État. Nous, ce que l'on voulait, c'était un budget à minima, zéro impôt, et on avait proposé 20 milliards d'économies. M. N'importe quelle personne, je veux dire, qui n'est pas de gauche, on va dire ça comme ça, devrait soutenir cette ligne, devrait être sur cette ligne. Parce que ce budget n'a pas respecté cette règle, nous avons censuré, tout simplement.
M. Mais vous avez vu, François Bayrou, par le passé, il a défendu des hausses d'impôts massives. Or, il a dit aussi, à propos de la dette publique, alors je vous pose la question, en tant que membre de la Commission des Finances de l'Assemblée, François Bayrou a dit vendredi que la dette, c'est une faute morale.
Vous avez souligné toute l'ambiguïté de M. Bayrou, qui en effet a dit, comme beaucoup de centristes, tout et son contraire pendant sa carrière. Donc, je préfère retenir celui qui dit que la dette est une faute morale, parce que c'est vrai, c'est une faute morale. C'est une façon d'avoir fait bien notre pays, un patriote, de devoir avoir comme première priorité, quelqu'un qui aime son pays, devoir avoir comme première priorité... Mais désendetter, ça fait mal !
Vous le savez bien, François Bayrou.
Eh oui, mais il se trouve qu'on l'a fait dans nos mairies.
On ne peut pas promettre aux gens, pas de hausses d'impôts... Il se trouve, bah oui, mais il y a quelque chose de concret,
il se trouve qu'on l'a fait dans les mairies que dirige le Rassemblement National. Voilà, dans la quinzaine de mairies que nous gouvernons, que nous dirigeons, eh bien, on désendette. Donc, ce qui est possible au niveau des collectivités locales, devrait être possible au niveau de la France. Il faut une vraie volonté ! Si on ne s'attaque jamais aux vaches sacrées, que sont la fraude fiscale et sociale, que sont l'immigration, que sont la contribution nette à l'Union Européenne, alors oui, c'est sûr, on ne trouvera jamais de réelles économies. On trouvera toujours des bouts de chandelles.
Merci Franck Alizio, d'être venu au micro d'Europe 1, député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône. Merci à vous, bonne journée.
Franck Allisio