Questions de confiance : Nicolas Dupont-Aignan, plus de soldats, de policiers, d'agents administratifs, de places en prison - 31/03
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Vous écoutez RMC, question de confiance, Apolline de Malherbe.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Apolline de Malherbe. Merci de venir répondre à mes questions de confiance ce matin. Tentez de convaincre les Français de vous accorder leur confiance pour les 5 ans qui viennent. Vous êtes candidat à la présidence de la République. Vous êtes d'ailleurs à la tête de votre parti, Debout la France. C'est votre troisième candidature à la présidence de la République. En 2012, vous aviez recueilli 1,79% des suffrages. En 2017, 4,7%. Et cette fois-ci, vous êtes crédité dans les sondages d'un à 2% des voix. Vous dites de cette élection, et je voudrais commencer par ce qui apparaît quand même comme une forme de paradoxe.
Vous dites de cette élection qu'elle est truquée avant même qu'elle ait lieu, que c'est un piège, qu'il n'y a que de la propagande, tout est fait pour essouffler et étouffer cette campagne. Si c'est une élection truquée, pourquoi vous y participez ?
Eh bien, justement, pour alerter les Français et leur dire que quand on est écoeuré de la politique, comme ils le sont, parce que ce mot truqué, ce n'est pas moi qui l'ai inventé, c'est une dame dans la rue qui m'a dit ça en me disant « Je ne vais pas aller voter, monsieur, parce que tout est truqué. » Et vous en êtes la victime. Et je lui dis « Non, madame, n'exagérez pas, parce que j'ai essayé de la convaincre. » Et puis elle m'a énuméré tout, et je me suis dit « Mais finalement, est-ce que ce n'est pas elle qui a raison ? » Et je lui ai dit « Madame, il y a une chose qui n'est pas truquée, c'est votre bulletin de vote. » Et je comprends votre écœurement.
Je le comprends parce que c'est vrai, pas de débat. Elle a été partie du débat en disant « Vous n'êtes même pas capables de parler tous ensemble. » Comment voulez-vous qu'on vous accorde la confiance quand il n'y a même pas un débat entre vous ?
Mais le fait qu'il n'y ait pas de débat, est-ce que ça veut dire que l'élection est truquée ?
Mais non, mais ça veut dire que les Français ne peuvent pas se faire une idée entre eux des échanges. Il y en a eu quand même un chez vous, à la BFM. Entre Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon ? Non, il y a eu un débat en 2017 des 11 candidats. Ah oui, en 2017, bien sûr. Oui, mais les Français, ils ont envie de savoir. Ce n'est pas simplement des chiffres, des rapports, c'est des personnalités.
Ce n'est pas faute de l'avoir voulu. On l'aurait souhaité, vous le savez bien.
Insupportable de se dire qu'on arrive dans moins de dix jours à une élection où beaucoup de Français à juste titre se disent, finalement, c'est pipé d'avance. Attendez, je finis juste mon explication. J'ai dit à cette dame, et vous me posiez la question de savoir pourquoi participer à un truc qui est pipoté. Je lui ai dit, madame, dans la vie, on a toujours le moyen de se battre. Et vous avez une arme, c'est le bulletin de vote. Et si tous les Français vont voter, en enlevant leur déception, leur écœurement, leur à quoi bon ? Parce qu'en fait, ce qui me marque le plus dans cette campagne, quand je rencontre les gens, c'est à quoi bon ?
Ah, c'est intéressant ce que vous dites, c'est tiens, j'ai vu tel candidat, c'était pas mal. Mais à quoi bon, de toute façon, c'est jouer d'avance. Et je veux dire aux Français, et c'est pour ça que je me bats à Pauline de Malherme, que rien n'est jamais joué d'avance, que le peuple est maître de son destin, et qu'il faut aller voter, qu'il y a le choix, que malgré les inégalités de temps de parole, l'inégalité des parrainages, l'inégalité des financements... On ne peut pas dire inégalité des temps de parole, on ne va pas rouvrir ce dossier-là. Mais attendez, il n'y a qu'un jour, avant c'était cinq semaines. Vous êtes là, vous êtes à ce micro.
Avant c'était cinq semaines, c'est pas contre vous, c'est pas ça le problème. C'est que la loi a changé, vous le savez, en 2016, avant il y avait cinq semaines tous les cinq ans, ça permettait de donner de l'air. Bon, bref, on est dans les deux semaines d'égalité esprit.
Ce que je veux dire aux Français, c'est que ce moment... Soyons quand même d'accord sur, en gros, les règles du jeu. Vous considérez que ce qui sortira des urnes, puisque vous m'avez dit à l'instant, que le bulletin de vote, ça dépend de quoi ?
Et le seul moyen, ça dépend de la participation. Et c'est pourquoi je m'inquiète.
Ça dépend de la participation.
Mais le résultat, qu'il y ait la participation ou pas, vous le contesterez ? Mais je ne le conteste pas, il sera là. Mais vous savez, ce n'est pas moi qui compte. Ce sont les Français.
La participation, c'est les Français qui en sont maîtres.
Oui, mais justement. Et c'est bon boulot, d'homme politique. C'est mon rôle. Moi, vous savez, j'ai été élu dans une ville en 1995, quand j'étais tout jeune. On m'a présenté dans ma ville, hier, dans l'Essonne, qui était surendetté. Les gens étaient écœurés. Il y avait eu un maire pourri avant. Malhonnête, qui avait été condamné. Les gens ne votaient plus. Quand je frappais aux portes, on me claquait la porte au nez en disant « Politique tous pourris ». J'étais tout neuf. Je n'avais rien fait dans cette ville. Et j'ai sonné à 10 000 portes. En disant aux gens, ce n'est pas foutu. Votre ville, si vous allez voter, on va la redresser. On me disait, il est complètement bizarre celui-là.
Et puis, j'ai réussi à les convaincre de voter. Et aujourd'hui, ma belle ville, on a tout changé. On a redressé la ville. Et ce que je veux dire aux Français qui se plaignent tout le temps, a juste raison. A juste raison. Je leur dis, se plaindre, oui, vous avez raison de vous plaindre. Mais à un moment, il faut prendre votre destin en main. Et c'est mon rôle. Je veux tendre la main aux Français.
Pour bien comprendre, avant justement de rentrer dans les détails de votre programme,
cette élection ne sera pas valable. Ne sera pas valable ? Mais bien sûr qu'elle ne sera pas valable. A partir de quoi ? Vous le mettez où le quelqu'un ? Les gens ne vont pas voter.
Non, mais ils ne vont pas voter. S'il y a 80% de participation, elle sera valable.
Il n'y a aucun problème. Il y a une légitimité. Et s'il n'y a pas 70% ? S'il y a 50% ou 40% de participation, ça serait un drame national. Non, mais un drame, c'est une chose. Pas valable, c'est une autre. Pas valable dans le cœur des gens. Est-ce que j'ai voulu dire ? Quand le système politique... Est-ce que l'élu sera légitime ? Pour moi, non. Pour vous, non. Mais tout le monde le sait. Vous appelez à quoi ?
Au refus du résultat des élections ?
Non, mais vous ne voulez pas m'entraîner dans quelque chose ? Non, je veux juste comprendre si ceux qui vont voter... Est-ce que dans la vie médiatique, on peut avoir un raisonnement nuancé ? Est-ce qu'on a le droit ? Oui. C'est-à-dire que je dis simplement qu'un pays où les Français n'ont plus confiance dans leurs institutions, vous pouvez mettre n'importe quel président, s'il n'y a pas eu un vote massif pour ce président ? Et voilà pourquoi le général de Gaulle voulait des référendums. Le général de Gaulle a conçu la Ve République...
Vous proposez dans vos 100 décisions pour la France le recours régulier à des référendums d'initiatives populaires.
Alors, deux choses. Je consulterai les Français par référendum sur les grands choix du pays. Parce que c'est comme ça qu'on va changer le pays. C'est avec les Français.
Et là, comment vous faites pour mesurer la participation, la légitimité ?
Mais c'est les Français qui comprendront que plus ils vont voter, plus leur vote est utile. Et deuxième point, je veux mettre en place le RIC, référendum d'initiatives citoyennes, 500 000 signatures...
C'était une proposition des Gilets jaunes, hein ?
Oui, 500 000 signatures. Et le sujet vient sur la table. On ne redonnera l'habitude du vote, la confiance dans les institutions, que lorsque nos concitoyens, et moi-même d'ailleurs, on aura l'impression que notre vote est utile. Vous savez qu'il n'y a pas eu de référendum depuis 2005. Celui qui a été trahi. Et j'ai fondé mon parti politique sur cette trahison des Français quand la classe politique a remis en cause le vote des Français. Et donc, moi, toute ma vie de gaulliste, avec Philippe Séguin, puis quand j'ai créé Debout la France, c'est de dire, l'avenir du pays, il est entre nos mains. Voilà pourquoi je... Nicolas Dupont-Aignan, justement, ceux qui nous écoutent aujourd'hui...
Je ne veux pas que les sondages... Tiens, on parlait de trucage, aussi évident. Trucage ? Trucage ! Mais pourquoi ? Parce que les sondages sont faits sur une moitié de l'électorat. Vous le savez très bien. Allez voir tous les sondeurs.
Je vous laisse dire, parce qu'il y a un moment où... Les sondages. C'est aussi offensé de juger. Mais les sondages. Vous ne pouvez pas dire que tout est trucage.
Vous ne pouvez pas dire que tout est faux. Mais les sondages, excusez-moi, ce n'est pas qu'il y a eu une malhonnêteté. C'est qu'ils sont faits sur les gens...
Les sondages, chacun en fait ce qu'il veut.
Oui, ils ont une influence. C'est fait sur les gens qui sont sûrs d'aller voter. Vous voudrez interdire les sondages ? Mais il y a beaucoup de pays où c'est interdit pendant 15 jours avant. Est-ce que vous voudriez... Moi, j'ai toujours pensé que pendant une semaine, il ne fallait pas de sondage. Parce qu'ils sont faits sur ceux qui sont sûrs d'aller voter. 50%. Et pas les autres.
En fait, on dit aussi combien de personnes ne sont pas sûrs. Et d'ailleurs, les sondeurs aujourd'hui alertent, comme vous, sur la question de l'abstention.
Mais oui. Et ils se sont trompés au régional de 10 points. Mais ça influence les gens. Voilà. Alors, maintenant, on peut parler du fond.
Vous le disiez. Qu'est-ce que je propose ? Sans décision pour la France. Pour le pays. Notamment sur les questions de sécurité, de santé ou de pouvoir d'achat. Je dirais qu'on commence par la sécurité, par la Corse et les prisons. Vous l'avez peut-être vu hier. Le directeur de la prison d'Arles, qui s'appelle Marc Olivier, il était en larmes devant la commission de l'Assemblée nationale. Et en larmes sur la mort d'Yvan Colonna. Impossible de surveiller tous les détenus en même temps. Voilà ce qu'il a dit. Est-ce que vous entendez cette détresse, finalement, du patron de la prison ?
Nous sommes dans une société où on n'est que dans l'émotion. Ce n'est pas la faute du directeur de prison. C'est la faute de l'État qui a mis un djihadiste dans une prison. Moi, j'ai proposé que les djihadistes aillent au Karguelen, dans un bagne. Et je maintiens. Quand on a combattu la France...
Une forme de Guantanamo à la française ?
Exactement, judiciarisée. Ça suffit. C'est l'État qui a été faible. Donc le directeur, lui, il fait ce qu'on lui a demandé de faire. On a mis des djihadistes dangereux au milieu des autres prisonniers. Et on libère des djihadistes chaque année. Je ne me souviens plus des chiffres 2019, 2020, 2021. En 2080, ils devraient être relâchés dans les années-là. Mais quand est-ce que notre pays va prendre des problèmes à un raccour ?
Donc vous, vous ne les relâcherez pas, même quand ils arrivent au bout de leur peine ?
Alors, d'abord, avec moi, je demanderais une peine planchée. L'intelligence avec l'ennemi, c'est l'article du code pénal qui n'est jamais appliqué 30 ans au minimum. Et puis, une prison éloignée. Et puis, assez, assez... Vous savez pourquoi les Français reviennent toujours à la question du vote ? Est-ce que la politique sert à quelque chose ? Est-ce qu'à un moment, on prend les problèmes à bras-le-corps ?
Alors, cela dit, comme réponse... Comme réponse, je vais revenir aussi sur la question d'Ivoire Colonna et de la Corse. Mais comme réponse précisément à ces questions de sécurité, vous le dites, il y a cette prison éloignée. Et puis, c'est d'ailleurs le volet le plus fourni de votre programme sur la sécurité. Vous promettez 40 000 soldats de plus, 30 000 policiers de plus, 10 000 agents administratifs de plus, 40 000 places de prison de plus. C'est Noël, sur la sécurité.
Mais ce n'est pas Noël, c'est rétablir l'ordre dans un pays, avec un État régalien, comme ça se fait en Angleterre. Ce n'est pas loin. 100 000 places de prison en Angleterre, 65 000 en France. C'est permettre à nos policiers de faire leur travail.
Mais le problème, ce n'est pas juste les places, quand vous voyez que là,
en l'occurrence, le patron de la prison d'Arligny dit,
en fait, on n'avait pas suffisamment aussi de surveillants.
Eh bien, justement, tout le problème de la justice en France, c'est qu'on ne punit pas la récidive. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de place de prison. Et il y a la fameuse loi de 2019, qui, en dessous de 6 mois de prison, vous ne faites pas de peine. Et on a 40 condamnations avant d'aller un jour en prison.
Donc vous, des peines, y compris de toutes petites peines, y compris de quelques jours.
Comme au Pays-Bas, qui a permis de réduire la délinquance, parce qu'ils sanctionnent tout de suite dans des prisons adaptées, pas mêlées. C'est pour ça que je veux plus de place. Des prisons qui peuvent être des centres de rééducation. Bref, un vrai État. Et ça, honnêtement, ça existe. En Angleterre, ça existe dans beaucoup de pays. On peut le faire. Et c'est pas si coûte 5 milliards d'euros un plan qui est chiffré. Je suis le seul, d'ailleurs. Alors je sais que je suis le seul à avoir chiffré mon projet ligne par ligne. Non, non, c'est pas vrai. Jean-Luc Mélenchon l'a fait. Mais je suis le seul où il est aussi précis.
Il est ligne par ligne. Il est précis, mais les autres le font aussi. Vous le trouvez sur Internet. Nicolas Dupont-Aignan, au-delà de ce qu'a dit le patron de la prison d'Arles, il y a aussi la question de l'autonomie en Corse et des violences en Corse. On a révélé ce matin sur AMC et BFM TV une vidéo où on voit les dernières images d'Ivan Colonna vivant. Et dans ce qui apparaît aujourd'hui comme presque une forme de témoignage ou de testament, il dit être confiant pour l'indépendance. On va y arriver.
Eh bien non, parce que ce sera aux Corse de décider. Et moi, je pense que la Corse fait partie assez grande de la France. Si elle décide de l'indépendance, vous lui accorderez ? Mais si la Corse veut être indépendante... Si on vous prend au mot sur le référendum... Mais bon courage, bonne chance. Mais je suis certain, je connais bien la Corse. J'y étais encore dire aux Corse, méfiez-vous de cette sirène. Les dirigeants de la collectivité Corse n'ont même pas utilisé les pouvoirs de l'autonomie. Ils en veulent davantage. Alors, faites le ménage chez vous. Il y a une indignation légitime sur ce qui s'est passé. Maintenant, attention, on ne joue pas avec les institutions.
Et c'est aux Corse et à l'ensemble de la communauté nationale de tranchée.
Mais encore une fois, vous seriez prêt à ce que les Corses décident pour eux-mêmes ?
Mais je connais le résultat. Les Corses sont français.
Vous aussi, on peut vous dire que l'élection est truquée. Vous connaissez déjà le résultat. Vous n'avez pas organisé l'élection.
Écoutez, excusez-moi. Arrêtons avec cette petite musique. Tout le monde sait que les Corses sont français. Simplement, après, c'est le degré d'autonomie. Et je dis aux Corses, on met tout sur la table. Et vous verrez les flux financiers, l'organisation. Et la Corses est profondément française depuis. Voilà, il faut arrêter avec tout ça. Il y a tellement de problèmes plus graves immédiats à traiter qu'il faut arrêter avec le foie de clou.
Alors, parlons notamment de la santé. Voilà une des questions sur laquelle les Français vont décider ou non d'accorder leur confiance à ceux qui se présentent devant eux. Question de confiance sur la santé, les déserts médicaux, l'accès aux soins. Est-ce que vous, vous avez vraiment une solution efficace ? Et efficace aussi à court terme ? Parce qu'on nous parle, vous nous parlez tous de la formation des médecins. Mais demain, on fait comment ?
Deux solutions majeures. D'abord, je veux rouvrir dans chaque département, notamment les départements ruraux où ils ont tout fermé, moins 17 300 lits sous Macron. Moins 17 300 lits. Moins 100 000 lits depuis 20 ans. Donc c'est un désastre. Je veux rouvrir un établissement de santé dans la zone la plus désertifiée. Ça prendra là un peu de temps parce qu'il faut recruter, il y a le problème de recrutement, etc. Mais c'est vital. Rééquilibrer les structures hospitalières. Deuxième point, je veux créer des assistants administratifs pour évacuer toutes les tâches administratives qui polluent l'activité des médecins.
J'ai rencontré des dizaines de médecins, tous disent la même chose, 10 à 20% de notre temps, c'est remplir des tableaux.
Tout ça, des assistants, des secrétaires médicaux,
puisque ça on peut les recruter tout de suite.
Qui seront payés par qui ? Par les médecins eux-mêmes ?
Par l'État, par la Sécurité sociale. Et on aura une organisation, par exemple, il y aura deux secrétaires médicaux, médical ou médicaux, pour l'ensemble dix médecins d'une zone géographique. L'idée c'est quoi ? C'est le temps du médecin, il doit être à 100% sur la santé. Et puis le troisième point, c'est mon idée d'un salaire pour les étudiants en médecine à partir de la cinquième année, qui donnent beaucoup de temps à l'hôpital avec un salaire de misère, une indemnité de misère aujourd'hui. Je veux les payer vraiment au SMIC et même un peu plus. Et en échange, ils signent un contrat de 5 ans de temps dans une zone désertifiée. On les aide pendant 5 ans sur leurs études.
Et ils ont une vie pas facile, vous savez. Il y a eu d'ailleurs beaucoup de suicides dans les internes en médecine. Ils ont une vie très difficile. Eh bien, je les aide et en échange, ils aident la société.
Mais vous savez qu'aujourd'hui, il existe déjà des primes d'installation. Mais qui est quand même assez fort. Et pour autant, ça marche pas, c'est ce que j'allais vous dire. Donc la question n'est pas les primes. Vous prenez des sources des primes. Il y a déjà 25 000 euros par an pendant 2 ans, quand vous vous installez, et une défiscalisation sur 5 ans.
Mais là, moi, ce que je propose, c'est un contrat, études, zone désertifiée, et on peut y arriver. Avec tout ça déjà, on va améliorer. Et puis dernier point, l'attractivité. L'attractivité de l'hôpital et de l'ensemble...
Donc l'augmentation des revenus des infirmières.
Notamment la nuit. La nuit, les rémunérations des aides-soignantes la nuit, je crois que c'est un euro l'heure. Enfin, c'est pas possible. Et je finance ça, bien sûr, par des économies ailleurs. Les fausses cartes vitales, ce gaspillage incroyable. Je redistribue l'argent perdu vers l'argent utile.
Nicolas Dupont-Aignan, l'un de vos combats, ça a été de partager le combat des antivax, des antipasses.
Pas des antivax, c'est de la liberté, madame. C'est que j'estime que la liberté vaccinale sur un produit expérimental, dont les effets secondaires commencent à apparaître inutiles pour les jeunes, a été un drame pour le pays. Et je persiste et je signe. Le vaccin, j'ai toujours dit que les personnes âgées, fragiles, pouvaient se faire vacciner, bien évidemment. J'ai toujours dit que c'était une hérésie. De faire croire aux gens que parce qu'on était vaccinés, on ne transmettait pas. Il y a eu 90% de vaccinés, 20 millions de transmissions. Et ça recommence. Personne n'a dit que ça ne transmettait pas.
Donc ici, le 12 juillet, le président de la République, vaccinez-vous parce que sinon vous transmettez, vous n'êtes pas un bon français et vous transmettez aux voisins. C'était faux. C'était mensonger.
Nicolas Dupont-Aignan, quand vous entendez hier...
Et j'accuse l'État, et j'accuse. Et je le dis très précisément, il faudra remettre tout à plat. Et je réintégrerai tous les soignants exclus. J'en ai rencontré à Lille hier. Des gens qui sont au RSA. Des milliers. Non. Des milliers. Plus de 15 000. Des gens au RSA qui manquent dans les blocs hospitaliers. Et des blocs opératoires. Vous savez, à Paris, je voyais un grand professeur de médecine. Son bloc opératoire d'une grande, grande hôpital parisien. Fonctionne à mi-temps.
Vous pouvez nous dire plus précisément, parce qu'à chaque fois, vous dites, j'ai vu un médecin,
un grand hôpital, alors c'est où ? C'est un grand hôpital. Je vous le dirai en privé. J'ai mes sources.
Pourquoi vous ne le dites pas là ?
Parce qu'il veut la confidentialité. Parce qu'il a été menacé. Suite à ce qu'il a dit.
Donc vous... Vous dites, mais je ne donne pas vos sources.
Je sais ce que je dis. Comme vous, parfois, les journalistes, pour protéger vos sources.
Mais vous êtes politique. Vous ne voulez pas dire les choses aux Français ?
Je protège parce qu'il y a eu la chasse aux sorcières. Et quand il a parlé à la télévision, après, il a eu des représailles.
Nicolas Dupont-Aignan, les manades du Covid...
Voilà où on en est. Tout ça, tout ça, attendez. Pour des conflits d'intérêts au sommet. Et j'ai ici, vous le savez, le rapport McKinsey. Quand vous pensez que la stratégie vaccinale de la France a été mise en place par des consultants à 2200 euros par jour, McKinsey, qui conseille en même temps...
Les cabinets de conseil.
Oui, mais qui conseille... Ce n'est pas seulement un problème de gaspillage. C'est un problème de conflit d'intérêts au sommet. C'est-à-dire que la stratégie vaccinale a été donnée à un cabinet américain qui conseille Pfizer, Pfizer, entre nous, que le président de la République, quand il était chez Rothschild, a organisé une session de... Donc, il y en a assez du conflit d'intérêts. Je dis aux Français...
Emmanuel Macron, avant de devenir politique, a en effet travaillé à la banque Rothschild et a œuvré au rapprochement Pfizer et Nestlé.
Et je veux dire une chose très grave. Mais vous dites qu'il y a un rapport, ça n'a pas... Mais je dis que je demande où est passé le parquet financier SOS, avis de recherche. Quand François Fillon a un soupçon...
Il n'y a en effet pas d'ouverture d'enquête.
Quand François Fillon en pleine campagne a un soupçon sur l'emploi de sa femme. Le parquet financier se réveille. Très bien. Moi, je suis pour la justice. Quand Emmanuel Macron est dans le conflit d'intérêts jusqu'au coup...
Pour vous, il y a un conflit d'intérêts d'Emmanuel Macron ?
Au sommet.
Précisément.
Mais je demande au parquet financier d'ouvrir une enquête. Mais on est dans quelle démocratie ? Cette affaire était étouffée. C'est extrêmement grave. Les sénateurs ont pu enquêter. Vous avez le rapport dans les mains. Donc, ce n'est pas étouffé. C'est étouffé parce qu'on n'en parle pas assez. Non, mais on n'en parle pas beaucoup. Écoutez, on n'en parle pas assez.
Vous savez, Nicolas Dupont-Aignan, je trouve ça très important de parler du fond et vous êtes là pour ça. C'est le fond, ça. Mais par contre, je ne peux pas vous laisser dire que c'est étouffé parce que justement, vous êtes en train d'en parler. Vous dites ce que vous voulez.
Heureusement qu'on est encore...
Non, mais c'est à chaque fois votre petite musique.
Je dis ce que je pense. Moi, ce que je vous dis, c'est que... Exactement, madame. Et ce que je veux vous dire, c'est qu'à l'Assemblée nationale, il faut que les Français sachent, tous les groupes politiques étaient d'accord pour augmenter l'allocation adulte handicapé, la déconjugalisation, permettre aux personnes handicapées d'avoir l'allocation, même si leur conjoint, a un revenu. C'est une revendication majeure des personnes handicapées. Emmanuel Macron et sa majorité ont dit qu'on ne peut pas le faire. On était tous d'accord. Centristes, républicains, France insoumise, socialistes. Ils ont dit, en marche, on ne peut pas le faire, ça coûte 800 millions d'euros, on n'a pas l'argent.
Et au même moment, il a multiplié par 4, 3,7 exactement, soyons précis. Le rapport du Sénat l'atteste, des sommes extravagantes, 1 milliard d'euros pour des cabinets d'études. Eh bien, je dis que quand on en est là, dans une démocratie normale, dans une démocratie normale, on ne pourrait même pas se présenter.
Quand vous entendez hier, pour vous, ce serait rédhibitoire ?
Mais attendez, après, les Français jugent. Mais si les Français ont envie de réélire un homme...
Vous avez entendu hier la ministre des Comptes publics, la ministre de la fonction publique, et le ministre des Comptes publics, pardon, qui disait, nous n'avons rien à cacher, et qui s'engage à réduire de 15% le recours au cabinet.
15% après avoir multiplié par 4, 4 millions d'euros, 4 millions d'euros, pour réduire l'aide au logement des étudiants. C'est la Macronie dans tout ce que je veux plus revoir en France. Et je dis aux Français, quand je vous disais, il faut aller voter, je dis aux Français, s'ils veulent continuer à avoir leur argent, qu'ils gagnent durement, et puis au même moment, on va faire la réforme des retraites, 65 ans, je voudrais qu'on puisse en parler, Nicolas Dupont-Aignan,
les prix et la question du pouvoir d'achat, la hausse des prix, on l'apprend à l'instant, l'inflation en France, ce sont les chiffres de l'INSEE, 4,5% en mars, c'est sur un an, mais c'est l'estimation au mois de mars. 4,5% d'inflation en France, sachant qu'il y a 9,8% en Espagne, 7,3% en Allemagne. Vous, Président, comment vous faites pour lutter contre les hausses des prix ?
Alors, deux choses. La première, c'est que, bien évidemment, il y a le prix de l'énergie. Et l'affaire de l'Ukraine est vitale pour ça. Et puis, deuxième point fondamental, c'est que moi, je réclame depuis longtemps, et pas d'aujourd'hui, l'indexation des pensions de retraite, de l'indice des fonctionnaires, des aides sociales d'ailleurs, je parlerai du privé après, l'indexation des pensions de retraite pour que les retraités ne perdent pas leur retraite et leur pouvoir d'achat. C'est vital. Et ça a été supprimé par François Hollande, Emmanuel Macron, et ça a continué d'être supprimé. Ce qui est aberrant.
Donc, vous êtes dirigé ?
Non, l'indexation des pensions de retraite. C'était le berbat.
Est-ce que vous iriez jusqu'à des prix dirigés ?
Le berbat, alors, premier point. Deuxièmement, je propose un treizième mois pour tous les salariés jusqu'à trois fois le SMIC, pas payés par les entreprises qui n'en ont pas les moyens, mais c'est 8% d'augmentation. C'est une sorte de prime ? Non, il y aura un treizième mois, 8% d'augmentation de tous les revenus du privé jusqu'à trois fois le SMIC et des indépendants par une baisse des charges salariales, c'est-à-dire 20 milliards de l'État. C'est la différence entre le brut et le net. Et puis, dernier point, j'avais proposé en avril 2019, j'ai la proposition de loi, j'ai amené parce que j'amène tout maintenant.
En avril 2019, j'avais proposé la suppression de la TVA sur une vingtaine de produits de première nécessité pour que les familles modestes puissent acheter du papier toilette, de la protection hygiénique.
Mais aujourd'hui, on a déjà une TVA réduite
sur les produits de première nécessité. Oui, mais on passerait de 5,5% à 0%. Ça fait moins 5%, c'est quand même pas mal. Et le plafonnement du prix de l'essence à 1,70€. Mais pour faire tout ça, attention, parce qu'il ne faut pas raconter des histoires, et je vois beaucoup de promesses en l'air pendant cette campagne, voilà pourquoi j'essaye de chiffrer. J'ai écrit un livre où va le pognon où j'ai détaillé 100 milliards d'économies. Ça, je pense que c'est faire la politique sérieusement. J'économise d'un côté, je reverse sur le travail ou ceux qui ont travaillé. Et c'est sur Internet.
À ces programmes. Nicolas Dupont-Aignan, troisième candidature. Troisième fois aussi que vous avez cette logique de on ne nous laisse pas assez parler. Vous n'en avez pas marre en fait ? Vous ne dites pas cette fois-ci c'est un peu celle de trop.
Écoutez, moi je vais vous dire, je n'ai jamais été aussi heureux dans cette campagne parce que je n'ai jamais vu mon pays aussi malade, aussi gouverné.
Vous n'avez jamais été aussi heureux ?
Non, de me battre pour mon pays qui est malade. Je ne suis pas heureux de mon pays malade. Vous savez, je serais très heureux de ne pas être candidat si le pays allait bien et qu'il y avait un bon président, même pas de mon bord politique. Moi ce que je souhaite c'est que la France aille bien. Et quand je vois que depuis des années je tire la sonnette d'alarme, perte d'indépendance, perte de liberté, mépris des plus, pauvre, argent toujours aux riches, pillage du pays par des intérêts étrangers, conflit d'intérêts au sommet, j'ai envie de me battre. J'ai envie de dire aux Français mais réveillez-vous !
J'ai envie de les secouer parce que je les aime et parce que je ne peux pas supporter de voir mon pays s'effondrer devant moi.
Et vous leur dites au moins allez voter même si vous continuez à dire que tout ça est un peu truqué. Nicolas Dupont-Aignan, Justement,
parce que c'est injuste, il faut se réveiller. C'est ce que j'ai voulu dire et ne transformez pas mes paroles. On a bien entendu et à 8h53, je peux vous dire
qu'ils sont bien réveillés les Français. Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidence
à la présidence de la République.
Merci d'avoir répondu à mes questions de confiance.
Nicolas Dupont-Aignan