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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 novembre 2023 25 min

Marche contre l'antisémitisme : "La place du Président de la république n'est pas dans un défilé"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci xavieracovelli nous accompagne pendant cette première demi-heure vous êtes élu des hautes membres du groupe rassemblement des démocrates progressistes indépendants groupe des sénateurs de la majorité présidentielle vice-président de la commission des affaires sociales on va commencer évidemment en parlant de ces marches contre l'antisémitisme qui ont eu lieu hier dans tout le pays 182000 personnes est-ce que ce chiffre vous rassure est-ce que le sursaut des Français là oui écoutez un jour de pluie avec la situation qui est celle de d'aujourd'hui je pense queeffectivement c'est un succès c'est un succès et c'est plutôt rassurant effectivement que les Français de toute confession de toute sensibilité politique même si on pourra reparler de certaines puissent se mobiliser pour dire oui à la République et non à l'antisémitisme et au racisme en général donc oui je pense que c'est un succès et je pense que c'était nécessaire de faire cette marche on va reparler des absents des présents le le premier absent c'était Emmanuel Macron le chef de l'État est-ce qu'il a commis une faute comme l'a dit Eric chotti non je pense pas qu' qu'il ait de faute du président de la République il a mobilisé son gouvernement et la première d'entre elles la première ministre il a écrit au français la veille justement pour à la fois pour donner son point de vue pour appeler les Français à se lever contre l'antisémitisme et le racisme il a été sans ambiguïé depuis les attaques du 7 octobre les attaques du du ramas contre contre Israël je pense que la place du président de la République n'est pas forcément dans un dans un défilé mais pourquoi puisqu'il se dit garant de l'unité nationale est-ce que sa place n'était pas il est garant de l'unité nationale il a fait en sorte il s'est exprimé auprès auprès des Français la place du président de la République n'est pas dans une manifestation il est là surtout pour être le garant des institutionsé François Hollande a défilé en jean oui mais sauf que il faut se rappeler aussi ce ce que ce quiétait la manifestation du 2015 2015 nous étions attaqués directement sur notre sol je dis pas qu'on l'est pas avec ces actes antisémites mais il y a eu des morts il y a eu la Nation toute entière était choquée par par ces attaques et par ces actes terroristes on avait besoin effectivement d'unité et nous accueillons des des des chefs d'État étrangers qui étaient qui avit fait le déplacement pour soutenir la France dans cette démarche là c'est différent c'est une question française où effectivement c'est la première le premier pays qui fait une marche aussi importante contre l'antisémitisme il était important que les membres du gouvernement que la majorité présidentiel soit présent et il y avait les trois/arts du gouvernement autour de la première ministre et et des présidents des chambres je pense que il y a il y a pas besoin de polémiquer sur l'absence du du président de la République qui s'en est expliqué bien un amant et qui a écrit au français la veille autre absent Jean-Luc Mélenchon qui dans un tweet hier soir a qualifié cette marche d'échec on va le lire son tweet toute la droite et l'extrême droite pourtant unie ont échoué à reproduire les mobilisations générales du passé le rejet de l'antisémitisme est plus large en France ils l'ont rabouriis et rendu IG qu'est-ce que vous dites de ce tweet honnêtement au-delà de l'absence de Jean-Luc Mélenchon je je et en plus des des polémique qui n'a aucun sens il parle de la droite et de l'extrême droite je rappelle que il y avait le Parti socialiste qui avait Europe Écologie Les Verts il y avait le Parti communiste donc ces partenaires de laanupes étaient représentés seul fi n'était pas représenté et c'est ça aujourd'hui le problème moi je pense que nous avions besoin hier d'unité quelle que soit notre sensibilité politique et je combats un certain nombre de partis politiques de de l'extrême droite notamment mais aussi un certain nombre de de de gauche et pourtant je pense que tout le monde avait sa place hier dans ce rassemblement pour la République et contre l'antisémitisme je pense que c'est une erreur de la part de de de Jean-Luc Mélenchon de ne pas de ne pas être présent ou en tout cas de ne pas avoir fait représenter LFI dans dans cette marche alors après effectivement je peux comprendre qu'il ne souhaite pas venir puisque les propos sont déjà ambigus sur la question de l'antisémitisme et donc euh je je peux comprendre qu'il soit mal à l'aise à défendre à défendre la République VI pas quef vient pas en raison de la présence du du rassemblement national c'était un prétexte mais c'est un prétexte je si le rassemblement national n'était pas venu il ne serait quand même pas pas présent donc aujourd'hui le rassemblement national et et et reconquête Zemour était en fin de cortège il n'était pas associé à la représentation nationale aux institutions qui étaient en tête de cortège les partis de gauche avaient décidé de faire effectivement euh on va dire banderôle commune au milieu du cortège soit ils auraient très bien pu elle et fille auraient très bien pu s'associer avec leurs partenaires de gauche ou faire une une une manifestation à côté en parallèle de de de ce rassemblement ils ont fait un choix différent et je pense en fait que c'est à l'image de de ce parti c'est quoi c'est quoi l'image aujourd'hui bah c'est un c'est une image qui qui aujourd'hui est un parti révolutionnaire qui se dit révolutionnaire qui est très ambigu effectivement sur la lutte contre l'antisémitisme un parti wiste et qui aujourd'hui effectivement n'est plus en n'est plus à l'intérieur du de l'arc républicain c'est bien le problème vous venez de la gauche vous est-ce qu'aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon il habîme la gauche ah mais je pense que il y a une responsabilité à gauche c'est-à-dire que lorsqu'on est un le premier parti de la gauche ce qui a été le PS longtemps on a une responsabilité qui est plus importante celle d'être le leader de porter un certain nombre de valeurs le Parti socialiste a longtemps porté les valeurs effectivement de lutte contre le racisme de lutte contre l'antisémitisme les valeurs de la République d'humanisme et aujourd'hui cette responsabilité à l'incombe à Lafi puisque c'est le premier parti de la gauche et on voit bien que ce n'est plus le cas et effectivement par cette attitude elle entraîne la Lafi entraîne l'ensemble de la gauche dans le mur mais est-ce qu'il y a une responsabilité du PS de rester avec LFI écoutez moi j'ai entendu des propos de de Monsieur rouscel hier qui alors il faut vérifier les informations mais qui disait que le Parti communiste devait sortir sortir de l'ANU je pense qu'effectivement aujourd'hui si la gauche veut se reconstruire si la gauche veut assumer les valeurs qui qui sont les siennes il faut effectivement se détacher définitivement de la LFI qui n'incarne plus les valeurs de gauche en tout cas celle qu'on nous nous connaissions et celle qui moi m'a fait m'engager en politique autre sujet de polémique c'est la présence du rassemblement national Gérard Larché elbrune Pivet à l'origine de de cette marche ont déploré les polémique né de né de la venue du du RN est-ce que vous êtes d'accord vous savez moi je me suis engagé en politique le 21 avril 2002 contre Jean-Marie Le Pen ça a été mon premier engagement j'avais 21 ans donc moi je ne peux pas être taxé de de de soutenir une nonce des des propositions de l'extrême droite et pourtant moi je pense que quand on a des je suis d'accord avec édard Philippe sur ce qu'il disait tout à l'heure c'est-à-dire que lorsque nous avons des la République qui est attaquée quand nous avons nos valeurs qui sont attaquées c'est l'unité nationale que nous appelons et quelle que soit nos sensibilités on combattra et on va combattre et on compte continue à combattre les idées du rassemblé national au Parlement sur le terrain dans dans toutes nos prises de parole publi après quand il faut se rassembler pour la République et contre l'antisémitisme tout le monde a sa place et d'ailleurs je pense que cé avant tout un rassemblement citoyen il y avait pas de rassemblement politique il n'y avait pas d'étiquette politique personne n'avait son drapeau de de parti dans dans cette marche et je pense que c'était important mais est-ce que les polémiques elles ont pas été entretenues aussi par Olivier Verron notamment qui a déploré la présidence du la présence du rassemblement national mercredi après le conseil des ministres hier dans le Parisien c'était opportun cette déclaration écoutez moi je vous ai donner mon opinion je ne juge pas l'opinion des ministres les ministres s'expriment soit à titre personnel soit au nom d'un collectif aujourd'hui je pense qu'il y a un certain nombre de pris de parole de la majorité présidentielle qui ont dit que la place euh de des citoyens français c'était dans cette marche cétait pour appeler un sursaut citoyen je pense que le sursaut a eu lieu euh et euh et que nous devons mettre fin à toute polémique sur les présents ou les absents Gérard Larché qui a dit il faudra que cette marche conduise à une démarche laquelle selon vous écoutez euh on on verra euh ce que ce queon pourra avoir en débat au sein du Parlement est-ce que ça va est-ce qu'on va légiférer euh euh plus sur cette questionlà je ne suis pas sûr qu'on ait besoin de plus de lois on a déjà des lois qui sont très efficaces après il faut effectivement les appliquer la première ministre l'a indiqué hier le ministre de l'Intérieur également nous avons euh euh la police la justice qui sont mobilisé aujourd'hui pour répondre et ne rien lâcher sur les actes ou les propos antisémites sur la N les négationistes également sur l'apologie du terrorisme moi je pense notamment à la fois à l'influenceuse qui avait remis en cause et et ironisé sur ce bébé mis dans un dans un four dans un kibuts en Israël je pense qu'effectivement David guireot et ses propos le député LFI du Nord les propos quasi négationnistes sur sur ce sur ce fameux bébé mort je pense effectivement il y a eu un un certain nombre d'articles 40 qui ont été déposés pour porter plainte contre ce député et je pense qu'il ne faut rien laisser passer à la fois sur la question du racisme sur la question de l'antisémitisme et sur les attaque à notre République on va parler de l'actualité du Sénat le Sénat qui a terminé vendredi l'examen du projet de loi immigration le texte sera voté demain par les sénateurs il a été considérablement modifié par la majorité sénatoriale de la droite et du centre alors que contient ce texte à sa sortie du Sénat on voit ça avec Alex [Musique] Poussard bonjour Alex bonjour Rian bonjour Xavier cowelli bonjour et Alex quel projet de loi immigration va ressortir de l'examen du Sénat et bien la majorité de droite et du centre du Sénat a effectivement voté plusieurs durcissements de ce projet loi immigration les sénateurs ont par exemple permis au Parlement d'instaurer chaque année des quotas d'immigration il sera également plus difficile d'accéder au regroupement familial et puis le Sénat a restreint le panier de soins de l'aide médicale d'État qui devient une aide médicale d'urgence et après de longues négociations les sénateurs les républicains et les sénateurs centristes se sont mis d'accord pour durcir les conditions de régularisation des travailleurs sans papier dans les métiers en tension l'article 3 du projet de loi prévoyait à la base une régularisation de plein droit de ses travailleurs il a été supprimé par les sénateurs et remplacé par un article 4 bis qui prévoit des décisions des préfets au cas par cas en tout cas tous ces durcissements du projet de loi immigration ils ont été vivement critiqués dans l'hémicycle par la gauche écoutez Yannick jade l'immigration serait incontrôlable c'est faux aucune statistique ne le valide ce débat est un débat parallèle est un un monde parallèle par rapport à la réalité et Alex la majorité sénatoriale a également facilité les expulsions de certains étrangers et oui les sénateurs ont voté des amendements qui qui permettent à l'état d'expulser encore plus facilement les étrangers délinquants et criminels ou qui représenteraient une menace pour l'ordre public ils ont aussi lever les protections contre l'expulsion dont peuvent bénéficier certains étrangers en situation irrégulière écoutez Breno rotao le président du groupe les républicain au Sénat comment voulez-vous que les Français comprennent que ce sont des individus étrangers très dangereux qui parfois ont été condamnés très sévèrement y compris par des crimes de sang pour des crimes de sang comment voulez-vous que les Français nos compatriotes comprennent que on protège ces individus et qu'on laisse exposer à leur menac à leur violence à leur barbarie les Français honnêtes paisiblebles et puis pour rendre ces expulsions effective le Sénat a permis au gouvernement à l'avenir de conditionner l'aide publique au développement versé à certains pays pauvres au retour dans ces mêmes pays de leur ressortissant expulsés par la France Dav acovelli ce texte modifié par le Sénat va maintenant aller à l'Assemblée nationale l'examen ce sera début décembre quelle mesure ajouté par les sénateurs faut-il absolument retiré quelles sont les lignes rouges selon vous bah déjà moi je je je note que les débats se sont correctement passés il n'y a pas eu d'invective et c'était pas gagné d'avance sur un texte aussi clivant en tout cas avec notamment la majorité éire c'était un texte qui est un texte le plus dur sur l'immigration depuis les 30 dernières années donc moi je veux bien qu'on qu'on raconte la petite histoire que ce sont les LR et la majorité sénatorielle qui ontendci le texte c'était déjà un texte qui était très dur et qui était attendu par les Français et proposé par le ministre de l'Intérieur et toutes ces négociations tout ces compromis qui ont été faits effectivement avec la majorité sénatoriale ont permis d'arriver sur un texte qui sera normalement voté majoritairement demain au Sénat donc il y a un certain nombre de lignes rouges un certain nombre de dispositions que nous nous souhaitons revoir réintégrer au sein euh de l'Assemblée nationale avec nos collègues députés et notamment la question de laame l' médical d'État qui a été supprimé par la majorité sénatoriale et remplacé par l'A médicale d'urgence je rappelle que l'aide médicale d'urgence c'est quoi c'est passer directement sur des soins d'urgence aux urgence c'est-à-dire à l'hôpital faut savoir que une journée d'hôpital un passage aux urgences ça coûte 2000 € à l'assurance maladie nous nous souhaitons en maintenant l'assurance enfin le l'aide médicale d'État nous souhaitons effectivement que toute la médecine de ville comme c'est le cas aujourd'hui puisse êt mobilisé et donc que ça coûte moins cher aussi c'est une question économique pour nos nos finances publiques on en parlera certainement dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale mais il y a une volonté des LR de durcir c'est un peu un maronnier à chaque projet de loi de finance de la sécurité sociale la majorité LR supprime les l'aide médicale d'État je pense que c'est une des lignes rouges sur lequel en tout cas nous on s'est positionné clairement au sein du groupe R naissance au Sénat et nous aspirons à ce que nos collègues députés puissent le réintégrer à l'Assemblée nationale et puis après moi je regrette juste effectivement qu'un certain nombre de d'amendements quasi identiques a été votés entre le rassemblement national et leslr je pense notamment à l'allongement sur la la durée pour le de résidence pour avoir la naturalisation par exemple Valérie Boyer et et le sénateur ravier ont voté le même amendement ont présenté le même amendement ce qui quand même montre un peu une dérive d'un certain nombre de LR vers l'extrême droite donc ça je peux le regretter après sur la question de l'article 3 est-ce qu'il faut le rétablir avec cette régularisation de de plein droit des travurs on peut se dire que c'est la la majorité LR qui a durci mais enfin l'article 3 c'est quoi on a supprimé l'article 3 pour à la fois permettre OLR de ne pas perdre la face mais en fait on l'a réécrit par amendement à l'article 4 et en fait qu'est-ce que qu'est-ce que les les avec des contrôles plus stricts des décisions au cas par cas des pré d'accord alors dans le texte dans le texte initial on disait quoi on disait il faut que ça soit le Parlement qui fixe les critèes et qui donne son sa position sur le fait de régulariser les travailleurs dans les métiers en tension donc c'était bien c'était le Parlement qui maîtrisait là la majorité LR a dit quoi non on remet ça dans la décision des préfets au cas par cas très bien donc c'est le ministre de l'Intérieur qui pourra par décision auprès des préfets régulariser et donc d'ailleurs le ministre de l'Intérieur l'a dit Gérard lamanin l'a dit en séance dit vous vous me faites un cadeau en gros vous vous me permettez moi de prendre la décision sans passer par le Parlement donc moi je veux bien que qu'on raconte une histoire pour que personne perde la face la réalité c'est que nous nous avons gagné ce que nous voulions c'est-à-dire nous voulions avoir une accroche législative sur cette régularisation des métiers en tension c'est un travail qui a été fait une négociation qui a été fait de long long terme avec Olivier du sopt géraldeanin et la majorité sénatoriale l'article 3 est supprimé l'article 4 bis et enfin après l'article 4 a été ajouté par amendement et donc je pense qu'aujourd'hui on a un texte équilibré sur cette question là en tout cas donc il faut il faut vous pouvez garder la version du Sénat sur cet article 3 vous demandez à l'assemblée de garder la version du sén pense je pense qu'en tout cas si on veut trouver un compromis et qu'on nous puissions avoir un accord entre l'Assemblée et le Sénat sur cet article 3 qui était un un des points clivants il faut effectivement que nous puissions avancer avec l'Assemblée nationale et moi ça ne me dérange pas alors après on peut avoir des aménagements à la marge de de de cet article 3 mais enfin de ce nouvel article 3 donc après l'article 4 mais globalement je trouve que on peut aller vers un vote conforme sur ce sur ce texte parce que Bruno reetillot enfin sur cet article et pas sur la la pardon C AR voilà parce que Bruno retaillot dit en commission mixte paritaire donc quand il faut trouver un accord entre députés et sénateurs si les députés reviennent sur l'article 3 si les députés reviennent sur la me il y aura pas d'accord pour vous pour nous c'est une ligne rouge est-ce que pour vous un compromis est possible du coup écoutez moi je je je je souhaite un compromis je note juste que Bruno rotillou avait dit que si un article 3 MIM réécrit ça sera une ligne rouge et on le votera pas bon forcé de constater que le débat parlementaire fait aussi que il y a des majorité il y a des oppositions il y a des compromis à trouver et pour Infiné et moi je salue la décision du président Larché qui voulait absolument qu'un texte puisse sortir du Sénat pour aussi l'image du du Sénat c'est la première fois qu'on avait un texte régalien qui passait en en première fois au au Sénat donc on avait besoin d'un texte moi je trouve que le bicamérisme c'est aussi une négociation entre nos deux chambres et donc il faudra qu'on trouve un accord mais moi à titre personnel je souhaite que l'ame soit réintégrée et qu'on puisse maintenir l'article 4 après l'article dle 3 estce que la majorité à l'Assemblée l'ensemble de la majorité va dans votre sens ou est-ce que cette majorité sera fracturée lors de l'examen non je pense pas que la majorité sera fracturée il y aura des discussions il y aura des débats on a une réunion aujourd'hui enfin ce matin après le plateau pour pour justement faire un peu le bilan de de l'examen de de de ce projet de loi au Sénat et donc on va voir quels sont les amendements portés par la majorité présidentielle à l'Assemblée mais globalement je trouve qu'on on a tout intérêt à trouver un accord et faire en sorte que ce texte soit équilibré et soit voté par la majorité présidentielle à l'Assemblée peut-être une question juste sur cette majorité présidentielle il y a quand même le président de la de la commission des lois de l'Assemblée Sacha AER alors qu'il fait partie de l'aile gauche de la majorité présidentielle mais qui dit cet article 3 modifié par les sénateurs seignett on va rétablir la régularisation de plein droit de ces travailleurs sans papier donc ça montre qu'il y a des divisions au sein de la majorité qui qui est des débats il a pas de division il y a des débats enfin on n pas de mon impératif on il est très il est très clair en on on a chacun des position et moi je suis globalement sur sa position je pense effectivement qu'il faut attendez il accepte pas le l'article de compromis naccepte pas on peut être d'accord sur le fond c'est-à-dire effectivement d'avoir une régularisation de plein droit mais après il y a une un principe de réalité c'estd pour trouver une majorité et pour faire en sorte que ce texte soit voté il faut qu'on fasse des compromis et le président de la commission des lois Sacha alier devra faire des compromis aussi pour pour faire en sorte que ce texte soit voté donc c'est ce que je dis je suis d'accord avec lui sur le fond mais après il y a un principe de réalité et pour que ce texte soit voté un mot sur un aut texte c'est le budget de la Sécurité sociale qui arrive cet après-midi vous êtes le vice-président de la commission des affaires sociales ce budget il arrive au Sénat alors que le gouvernement a déclenché le 493 à l'Assemblée c'est-à-dire qu'il a désormais la main sur le texte est-ce que l'examen au Sénat va servir à quelque chose oui parce que même si on a un 493 à l'Assemblée nationale les débats au Sénat apporte toujours des avancé dans les textes budgétaires et je pense que cette année ne ne fera pas défaut on on a un certain nombre de propositions nous le groupe RDPI on a un certain nombre de de d'amendements aussi que nous portons notamment sur la question des pensions de reversion sur les personnes handicapées les orphelins handicapés on a voilà un certain nombre de propositions qui qui nous permettront aussi d'avancer moi je je souhaite qu'on que le gouvernement puisse avancer dans le cadre du PLFSS mais aussi par la suite sur la question des droits euh familiaux et les droits qui ont qui doivent aussi évoluer par rapport aux familles qui ont évolué et tout ça ce sont des projets nouveaux euh avec euh la question de l'autonomie aussi avec un vrai budget quasiment 400 milliards de de qui ont été euh consacrés à l'autonomie dans ce projet de loi de finance de la sécurité sociale donc on voit qu'il y a des avancées et donc il faut à mon avis euh aller dans ce sens et des points qui sont pas tranchés par le gouvernement notamment la question de l'augmentation des franchises c'est ce qui reste à la charge des des patients quand ils vont chez le médecin quand ils achètent des médicament est-ce qu'il faut les augmenter alors il faut être aussi clair avec ceux qui nous écoutent avec les Français qui nous écoutent la question des franchises c'était avant tout d'augmenter jusqu'à de 50 centimes ou d'un € selon la consultation ou les médicaments la franchise médicale mais le ministre Aurélien Rousseau le ministre de la Santé avait obtenu en arbitrage ministériel que on maintienne le plafond à 50 € maximum par par an c'est-à-dire que toutes tous les maladies toutes les maladies chroniques ils sont déjà au plafond sans augmenter les franchises ils utilisent déjà les 50 € de de plafond à à l'année donc ça ne touchera pas les maladies longue durée ça ne touchera pas les femmes enceintes puisqu'on maintient effectivement ce cette franchise pour les femmes enceintes ça ne touchera pas les mineurs en fait ça touchera les citoyens qui utilisent régulièrement et peut-être parfois un peu trop un certain nombre de médicaments ou des consultations chez les généralistes qui peuvent qui peuvent se multiplier donc c'est une économie effectivement une recette supplémentaire de 800 millions d'euros dans les caisses de l'État qui vont nous permettre de financer de nouveaux projets et de nouveau de nouvelles protections pour les Français donc ce n'est pas encore arbitré mais je pense que c'est intéressant aussi d'avoir les vrais chiffres et de voir que nous continuons à protéger les Français merci Alex on continuera dans le club en tout cas à parler de la loi immigration ce sera à suivre on va voir l'actualité dans votre région maintenant Xavier yacobelli on trouve Jacques Paquier directeur de la rédaction du journal du Grand Paris Jacques bonjour vous vouliez revenir sur un autre sujet avec Xavier yacovelli c'est la crise du secteur immobilier son impact sur les finances des collectivités oui euh bonjour Orian on va continuer en effet de parler de de chiffres si vous voulez bien le je voulais savoir Monsieur le Sénateur si vous étiez inquiet à la veille du du Congrès des Maires y compris pour les collectivités des hautes scènes qu'on a pas forcément l'habitude de plaindre puisquelle elle bénéficie d'une relative prospérité en l'occurrence quelques chiffres le le nombre de transactions a baissé de 22 % au premier sur l'ensemble de la France he au premier trimestre 2023 par rapport à 2022 et c'est un impact direct via les droits de mutation à titre onéreux les fameux frais de notaire puisque j'ai regardé il représente jusqu'à 39 % des recettes du département notamment est-ce que Monsieur yakovelli il faut s'inquiéter quand on sait que les collectivités se sont pris déjà si j'ose dire la l'inflation de l'énergie sont sont victime entre guillemets de l'inflation plus que la moyenne de l'inflation du du panier du consommateur faut faut-il par exemple comme le réclame l'Association des maires de France indexer la la dotation globale de fonctionnement c'est un peu technique mais sur l'inflation alors oui moi je je je suis effectivement très inquiet de de cette baisse des droits de mutation qui qui finance nos nos départements en parti nos départements je ne suis pas forcément favorable à l'indexation de la DGF sur sur l'inflation et notamment parce que moi je suis plutôt favorable à une refonte globale de la question des dotations de l'État aux collectivités locales vous savez moi dans ma campagne sénatoriale euh là jusqu'en jusqu'en septembre avant la réélection c'était une vraie crainte des des collectivités locales et des et des maires qui soulevaient la perte d'autonomie fiscale pas d'autonomie financière l'autonomie financière ils ont toujours les collectivités locales ont toujours cette autonomie financière de choix de dépenses mais en terme de fiscalité effectivement les communes perdent de cette autonomie et donc je pense qu'il faut aujourd'hui revoir globalement cette question de de la fiscalité locale comment est-ce qu'on recrée un lien entre le citoyen et la collectivité locale quand on n'est pas propriétaire aujourd'hui on ne paye plus du tout on a plus de lien fiscal avec la commune dans laquelle nous vivons et donc c'est il y a aussi toute cette question à revoir je pense que c'est important de d'aller au bout après c'est un gros chantier il faut se le dire c'est un gros chantier est-ce que un gouvernement quel que le soit le gouvernement aura le courage de de remettre ça sur la table moi en tout cas c'est une un des engagements que j'ai pris auprès des maires de mon département de pouvoir retravailler sur cette question de la fiscalité locale de revoir les bases foncières aussi avec la possibilité notamment de revoir les droits de les les bases foncières au moment des mutations on parlait justement des mutations ce qui permet de créer des ressources supplémentaires aux communes au fur à mesure sans impacter directement le contribuable qui est là depuis longtemps et donc tout ça c'est un débat qu'il faut avoir en fait sur cette question de la fiscalité locale il faut être en cononstruction avec les maires et avec les collectivités locales et c'est vraiment l'enjeu aujourd'hui des prochaines des prochaines années merci Xav Covelli merci Jacques paquet on parlera de décentralisation très rapidement avec vous Jacques on regarde la Une du journal du Grand Paris le Grand Paris se raconte à travers les popées du métro c'est à la Une de votre journal cette semaine merci Jacques Paquier merci xavovelli d'avoir été avec nous pendant cette première dem