Laurent Jacobelli : "Privatisons l'audiovisuel public !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:13OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous ce calendrier avec la commission sur la neutralité de l'audiovisuel public et l'enquête sur CNews ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous le fait qu'un groupe financé par la redevance attaque des médias privés devant des tribunaux ?
- 5:31OuverteRéponse directe
L'ARCOM a jugé que CNews respectait le pluralisme. France Télévisions conteste. A-t-elle raison ?
- 7:59ComplaisanteRéponse directe
Vous pourrez demander à l'ARCOM ce qu'elle fait pour l'affaire Samuel Paty/Dominique Bernard ?
- 9:10OuverteRéponse directe
Le problème vient du groupe Bolloré ou d'un modèle public en crise ?
- 10:05OuverteRéponse directe
Est-ce que vous suivez toutes les chaînes comme France Culture ou France Musique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Invité politiqueChiffre
« France Télévisions coûte beaucoup trop cher, 2,4 milliards par an, avec des dettes, avec un déficit de 40 millions. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Le service public, c'était informer, éduquer, divertir. Aujourd'hui, c'est désinformer, rééduquer, convertir. »
- 5:19Invité politiquePromesse
« Il faut privatiser tout ça. D'abord, ce sera mieux géré. Ce sera beaucoup plus pluraliste. Et puis, on s'épargnera 4 milliards de financements par année. »
- 9:46Invité politiqueFait
« Vous payez quand même pour vous faire insulter pour la majorité des Français. »
- 10:20Invité politiquePromesse
« On veut simplement qu'elles soient privatisées. »
- 10:43Invité politiqueChiffre
« Nous ne représentons qu'à peu près 10% du temps de parole pour 22% de l'Assemblée nationale. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli49 %
- Présentateur30 %
- Présentateur 219 %
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Député RN, vice-président du groupe RN à l'Assemblée, porte-parole du RN, ancien cadre de l'audiovisuel. Vous avez travaillé chez TF1, dans une grande boîte de production, Free Mental Media, ensuite, puis dans le service public, directeur des programmes de TV5Monde. Vous avez fondé également votre société de production. Dans votre rôle parlementaire, vous avez participé à des commissions d'enquête en lien avec l'audiovisuel. Par exemple, la commission d'enquête sur l'attribution, le contenu, le contrôle des autorisations de services de télévision en caractère national, la TNT, qui a vu la suppression ensuite de ces 8.
Je prends le temps de vous présenter parce qu'on vous entend souvent, mais c'est très intéressant de savoir d'où vous allez parler ce soir. Votre double parcours professionnel dans l'audiovisuel, mais aussi votre mandat politique, vous confère une expertise, je pense, particulière sur ces sujets de médias, ces sujets de régulation, ces sujets de financement de l'audiovisuel. Et c'est la raison pour laquelle je suis heureuse, nous sommes heureux de vous accueillir ce soir.
Merci beaucoup de votre invitation.
D'abord, Laurent Jacobelli, alors que la commission d'enquête sur la neutralité de l'audiovisuel public débute demain, France 2 s'apprête à diffuser jeudi un complément d'enquête sur la chaîne CNews. CNews, première question, comment est-ce que vous analysez ce calendrier ?
La guerre est déclarée. On voit bien que le service public a peur, a peur de ce qu'on va découvrir, et ce qui je crois est un secret de polichinelle. Il a peur que son hégémonie sur la bien-pensance et sur l'information soient menacées. Et puis il a peur, comme il a peur au quotidien en regardant les audiences, parce que CNews est arrivé, je le dis sur votre antenne avec beaucoup de liberté, est arrivé en cassant leur modèle. « Le service public nous présentait la France telle qu'il voulait qu'elle soit, et non pas telle qu'elle était », c'est ce que l'avait dit Delphine Ernotte.
Et vous, au quotidien, vous montrez la France du réel, celle que les vrais concitoyens, les vrais Français voient. Une France pas toujours agréable à voir, celle où il y a de l'insécurité, où il y a un problème d'immigration, où il y a tout un tas de problèmes, et vous les dites ces problèmes. Vous avez cassé leur modèle. Et donc, évidemment, quand on va voir que France Télévisions coûte beaucoup trop cher, 2,4 milliards par an, avec des dettes, avec un déficit de 40 millions, et que vous, avec vos moyens, vous arrivez à faire de l'information, alors ils paniquent.
Et donc, comme ils paniquent, ils ont lancé une fatwa sur le groupe Bolloré et sur CNews, ce que probablement la bien-pensance de gauche fait en permanence, c'est-à-dire critiquer ceux qui ne pensent pas comme eux, au nom, disent-ils, de la démocratie, mais en fait, pour préserver leur intérêt et leur hégémonie.
Alors, je peux parler de la Cour des comptes, par exemple. Vous vous rappelez ce rapport qui décrit une situation financière critique, avec un déficit cumulé de 81 millions d'euros pour la période 2017-2024, un déficit prévu de 40 millions, des orientations contradictoires de l'État actionnaire qui rendent la trajectoire du groupe illisible, une baisse des capitaux propres, des coûts élevés pour certains programmes, une gouvernance et des accords, et des accords internes jugés trop coûteux, etc. On en avait parlé, Charlotte Dornela, ça avait fait un bel édito là-dessus, très clair, très précis, sur ces dérives de l'audiovisuel public.
Question, comment est-ce que vous analysez le fait qu'un groupe financé par la redevance, par l'argent de tous les Français, attaque des médias privés devant des tribunaux ? Est-ce que c'est légitime ou au contraire, c'est l'esprit du service public, ça ?
Bien sûr que non, mais le service public aujourd'hui ne joue plus son rôle. Vous avez eu la gentillesse d'évoquer mon parcours, qui donne une indication sur mon âge, parce qu'il était un peu long, mais moi j'ai connu ce service public.
Vous avez quel âge ?
Alors allons-y, il y a 54 ans. C'est jeune encore, c'est très jeune. Je suis assez jeune pour avoir connu beaucoup d'émissions de Marc Menon aussi, qui m'a donné envie de faire de l'audiovisuel. Pour moi, le service public, c'était informer, éduquer, divertir. Aujourd'hui, c'est désinformer, rééduquer, convertir. C'est-à-dire que le service public aujourd'hui est gangréné par le wokisme. On nous explique ce qu'il faut penser, on nous explique que nous n'avons pas de genre, on nous explique que les Français sont racistes. D'ailleurs, il y a eu un prime time sur France Télévisions pour ça.
On nous explique grosso modo que quand on n'est pas pour ce mode de vie wokiste, qu'on n'est pas en train de battre notre culpe en permanence en nous détestant nous-mêmes, eh bien on est un dangereux facho. Et donc l'îlot service public est entouré de méchants fachos qui lui veulent sa peau. C'est d'ailleurs pour ça qu'un certain nombre d'invitations n'ont pas lieu. Je vous épargnerai les temps d'invitations sur le service public et Radio France, notamment du Rassemblement National. On est derrière le Parti Socialiste, c'est vous dire à quel point les équilibres sont respectés.
C'est aussi pour ça que Mme Ernotte, qui n'est pas licenciée, malgré les mauvais résultats financiers de son groupe, si n'importe quel cadre du service privé présentait les mêmes contres, il serait viré, Manu Militari, dans l'heure. Pas elle. Pas elle parce qu'elle défend ce wokisme. C'est elle qui a viré tous les animateurs blancs de plus de 50 ans. Julien Lepers, Patrick Sébastien, qui faisaient des bonnes audiences, mais qui avaient tous les défauts de la Terre. C'était le patriarcat, c'était le mal dominant dans tout ce qu'il avait de détestable par Mme Ernotte. Cette télévision ne nous ressemble pas. Je vais vous dire la solution. Il faut privatiser tout ça. D'abord, ce sera mieux géré.
Ce sera beaucoup plus pluraliste. Et puis, on s'épargnera 4 milliards de financements par année. Vous imaginez ce qu'on fait avec 4 milliards ? Tiens, c'est 60 000 professeurs, 100 000 infirmières. Il y a beaucoup de choses à faire avec cet argent.
Alors justement, vous parliez de l'ARCOM. L'ARCOM a jugé, par exemple, que CNews respectait les obligations de pluralisme. Oui. Ça, c'est un fait. France Télévisions, elle, de son côté, pour elle, CNews n'est pas pluraliste. Est-ce que selon vous, elle a raison justement de contester cette appréciation du niveau du pluralisme ? Elle se pose en arbitre du pluralisme.
Alors si France Télévisions est arbitre du pluralisme, il y a un problème dans l'arbitrage. Parce que France Télévisions, c'est ce groupe où, sur France 5, on a vu des éditorialistes expliquer simplement, calmement, sans être arrêté, que Jordan Bardella était finalement le nouvel Adolf Hitler. Personne autour de la table n'a contredit ce point. Est-ce que, sérieusement, comparer 13 millions d'électeurs à 13 millions de nazis, c'est le rôle du service public, sans contradiction, qu'un invité dérape ? Ça peut arriver dans toutes les émissions. Le rôle de l'animateur, c'est le modérateur, c'est de dire, attention, ce que vous venez de dire est grave, je vais demander à M.
Intel ou Mme X qu'ils viennent en contrepoint. Ça ne s'est pas fait. Donc là, on attend la réaction de l'ARCOM. J'ai moi-même envoyé une lettre au président de l'ARCOM. Je trouve qu'il y a une forme de deux poids, deux mesures qui porte question. Ce qui s'est passé pour C8 était, on va le dire, une véritable chasse à cours lancée contre une chaîne du groupe Bolloré, lancée par LFI, avec le concours de l'ARCOM, au cœur de l'Assemblée nationale. J'ai assisté à ces auditions, je faisais partie de cette commission. Oui, justement. C'était un procès stalinien. C'était vraiment les pires heures de l'Union soviétique. Vous ne dites pas la même chose que doit dire la Pravda.
Vous avez une pensée déviante. Soit vous êtes rééduqués, soit on vous arrête. C'était clairement ça qui a été dit. Eh bien, c'est un peu aujourd'hui ce qu'on voit sur le service public. Les Français, soit ils sont rééduqués, soit ils vont voir des chaînes de libre opinion, ou de libre... C'est même pas d'opinion, de libre discours, d'expression, comme CNews ou comme d'autres. Et alors, il faut le condamner. C'est très grave dans une démocratie, je trouve. Et en tant qu'amoureux du service public que j'ai pu connaître dans ma plus tendre... Dans mon début de carrière, c'est désolant.
C'est désolant parce que c'est devenu un instrument de propagande au service du wokisme, c'est-à-dire 2-3% de la population payée avec les impôts de tous.
Vous avez fait partie de la commission qui va auditionner...
Je serai demain en audition, et nous auditionnons l'ARCOM, demain pour commencer, l'ancien président et le nouveau, peut-être pour l'interroger sur ce deux poids, deux mesures.
Donc vous ferez partie de cette commission. Alors vous allez demander peut-être... Je peux vous passer un petit message ?
Je vous en prie.
Non, mais j'aimerais savoir, par exemple, quand le 10-14 octobre 2025, dans l'édition du 13h et du 20h de France 2, lorsque la rédaction a confondu Samuel Paty et Dominique Bernard, que fait l'ARCOM ? Vous pourrez poser la question pour moi ? Vous pourrez demander aussi le 10 novembre 2025, lorsque France Info, ils ont diffusé un graphique à l'antenne qui présentait des barres colorées, ils se sont excusés. Vous pouvez demander à l'ARCOM ? Oui, bien sûr. Vous pourrez demander aussi ce qu'ils font pour l'affaire Patrick Cohen. Non, mais je peux vous transmettre le message ?
Ah, mais je vous en prie, la liste de course ne s'arrêtera pas là. On a l'impression que France Télévisions, qui commet beaucoup d'erreurs, est souvent, on va dire, épargnée par l'ARCOM. Mais ce qui est très grave...
Peut-être que l'ARCOM est en train de travailler sur les questions.
Ah, ben alors, c'est très bien. Qu'ils travaillent avant que nous fermions cette agence qui coûte beaucoup d'argent pour très peu d'utilité. Parce que si en France, on en est à payer une administration pour fermer des chaînes privées qui osent avoir un discours de vérité et d'écrire ce que l'on voit dans la rue, alors notre pays va vraiment très mal.
On n'est peut-être pas obligés de la fermer, mais peut-être d'équilibrer. Peut-être avoir, justement, peut-être pas un deux poids deux mesures. Non, vous voulez fermer l'ARCOM ?
Non, non, non. Oui, oui, on veut fermer l'ARCOM. Oui, tout à fait. Parce que ce n'est pas du tout un institut indépendant. Les gens sont nommés par l'État. C'est eux qui nomment le président de France Télévisions. Et ceux qui ont nommé Delphine Erbe, notre présidente de France Télévisions, ne méritent évidemment pas d'être conduits.
Alors, France Télévisions invoque, lorsqu'elle attaque les médias publics, qui attaquent des médias privés, pour distorsion de concurrence. Je cite en clair, attaque pour dénigrement constitutif d'une concurrence déloyale liée à une puissance du groupe Bolloré. Qu'est-ce que vous pensez que le problème vient du groupe Bolloré ou bien d'un modèle public en crise ? C'est ma dernière question et peut-être une question d'un mosquetaire.
Oui, mais il y a une différence fondamentale. Le groupe Bolloré, ses chaînes de télévision, ses médias sont privés. Voilà. Donc vous êtes libre de regarder par regarder. Si vous ne regardez pas, ça ne vous aura pas coûté un centime. Donc personne n'est malheureux à la fin de la journée. Que vous ne regardiez pas France Télévisions ou France 5, vous payez quand même. Vous payez quand même pour vous faire insulter pour la majorité des Français. Donc si vous voulez, le sadomasochisme audiovisuel, moi, ce n'est pas mon truc, payé pour me faire cracher dessus toute la journée par des gens du service public, ça ne m'intéresse pas.
Donc puisqu'on en est à cette situation, il faut maintenant privatiser, rendre leur argent et leur télévision aux Français.
10 secondes pour terminer. Dernière question.
Est-ce que vous suivez toutes les chaînes, par exemple France Culture, France Musique, qui sont des chaînes qui offrent à faible coût, si je puis dire, un espace de liberté culturelle ? Alors, on ne veut pas les fermer.
On veut simplement qu'elles soient privatisées. Vous citez France Culture. Moi, j'ai vu l'émission avec Christine Ockrent, qui, je crois, vous a envoyé un message d'amour au groupe Bolloré. Ses propos étaient vraiment très acrimonieux. Elle dit, moi, je suis une vraie journaliste parce que je travaille à France Culture. Ben oui, mais France Culture, vous voyez, par exemple, dans les JT, nous ne représentons qu'à peu près 10% du temps de parole pour 22% de l'Assemblée nationale. Là aussi, moins que le PS. Donc, je pense qu'elle aussi a un regard un peu biaisé. Vive la liberté d'expression. Vive la liberté d'expression.
Nous suivrons cette audition de France Télévisions et puis nous suivrons vos questions, cher Laurent Jacopéli. Et à demain, alors. Restez avec nous. Ne bougez pas pour la dernière chronique de Mathieu Bocoté puisque c'est une belle saison pour le livre politique en France. Ceux de Jordan Bardella, d'Éric Zemmour, Carton. Il y a donc un public pour ces ouvrages. Mais d'autres livres ont beaucoup moins de succès. Mathieu Bocoté, ce sont souvent des auteurs de gauche. Comment expliquer ce contraste ? C'est intéressant. J'en reviendrai avec les chiffres dans un instant. D'un côté, on est devant trois ouvrages qui sont de véritables événements, non seulement éditoriaux, mais sociaux.
C'est-à-dire qu'ils vendent à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires. Ils ont une portée telle qu'ils témoignent d'une angoisse qui s'exprime à travers l'achat de ces livres. Le premier, je le mentionne, de Jordan Bardella, donc ce que veulent les Français. C'est un livre où ils cherchent à comprendre la question du travail aujourd'hui, la question socio-économique telle qu'elle se pose aujourd'hui. Plusieurs se demandent, Bardella a de bonnes chances d'être candidat à la présidentielle, il y a de bonnes chances d'être président si il est candidat. On veut savoir ce qu'il y a derrière. On veut comprendre ce qu'il y a derrière le bonhomme.
Donc on lit le livre en disant, qu'est-ce qu'il y a derrière ça ? Et manifestement, il y a de l'intérêt, on le voit par l'achat du bouquin. Éric Zemmour, son livre, La messe n'est pas dite. Il cherche à répondre dans cet ouvrage à la question civilisationnelle telle qu'elle se pose aujourd'hui. Quel est notre destin comme civilisation ? Encore une fois, des dizaines de milliers d'exemplaires vendus. J'ajoute, bien que ce ne soit pas un homme politique, Philippe de Villiers, qui n'est plus un homme politique, mais pour son livre Populicide, qui pose la question la plus fondamentale qui soit, est-ce que le peuple français existera encore demain ?
Donc manifestement, il y a des gens qui sont prêts à acheter les livres aujourd'hui. Tous ceux qui nous disent, le livre est mort, se trompent. Il y a un marché pour le livre. Mais puisque l'offre de « divertissement » est très vaste aujourd'hui, les gens peuvent écouter des podcasts, peuvent regarder la télé, la radio, peuvent faire plein de choses, acheter un livre, c'est un acte qui n'a pas le même sens qu'hier. Ce n'est plus la seule source de culture possible. Donc le livre doit répondre à une question existentielle pour trouver son public.
Donc le livre n'a plus le monopole de la culture, mais il a encore une marque de prestige particulière et c'est par lui que quelquefois s'exprime une vision du monde. Je note que quand un auteur, un politique, parle au français, il trouve son public pour peu qu'il parle aux questions existentielles qui traversent le cœur des Français. Mais alors, pourquoi les livres, Mathieu ? Les livres des auteurs de gauche ont moins des coûts ? Est-ce à dire qu'ils ne répondent pas à ces angoisses ? Moi, j'appelle ça des livres pour passer à la télé. C'est-à-dire que c'est des gens qui écrivent des livres en sachant qu'ils n'en vendront pas. Ils sont pourtant pris par des grands éditeurs.
Mais le livre sert à faire une tournée médiatique. Ça permet de se présenter la fraise partout et puis faire son baratin pendant quelques jours, quelques semaines. Mais le livre n'a aucune dimension commerciale ou existentielle. C'est un simple produit de marketing. Et je donne ici quatre auteurs de gauche qui ont eu des livres avec un succès tout à fait limité. Marine Tondelier, dans la grande figure des législatives, moins de 200 exemplaires pour son livre « Demain, si tout va bien ». Agnès Buzyn, « Demain, notre santé », moins de 200 exemplaires. Ça, les infos du Parisien. Thomas Cazenave, « Péril sur la démocratie », moins de 200 exemplaires.
Xavier Bertrand, « Rien n'est jamais écrit », 207 exemplaires. Donc, c'est intéressant quand même, quatre auteurs de gauche. Mais je termine avec cela. Donc, on est devant des auteurs qui sont en effet des pantins du jeu médiatique aujourd'hui, mais qui n'ont pas d'ancrage dans le réel. Ils n'ont pas d'ancrage dans la réalité, ni commerciale, ni existentielle, ni politique. Mais le système a besoin de ces pantins pour donner l'impression qu'il y a un pluralisme de débat. Nous savons néanmoins que lorsque ces livres sont rencontrés en librairie, ils ne sont ni achetés, ni lus. Merci, Mathieu Bocoté.
Je peux ajouter une petite question pour vous, puisque vous participez demain à l'audition, à la commission qui va auditer les Français Télévisions. Demandez-leur à Alarcom pourquoi est-ce que Philippe de Villiers est décompté ? Pourquoi est-ce qu'Éric Dupond-Moretti, lui, n'est pas décompté ? Pourquoi est-ce que Daniel Kornbendit, lui, n'est pas décompté ?
Laurent Jacobelli