Ukraine, Moyen-Orient, pétrole...Emmanuel Macron a rencontré Donald Trump à New York
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Chapitres
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- 0:34Fait
« passer davantage de portes-conteneurs et de tanqueurs. L'autre chose dont nous avons parlé, c'est aussi la situation en mer Rouge. »
- 2:32Chiffre
« Donald Trump, dans la Trump Tower, a son bureau au 26e étage, un appartement de 1020 mètres carrés au 66e, 67e et 68e étage. C'est un triplex. »
- 7:11Fait
« nous on fait notre part, après nous n'avons pas les intercepteurs dont il a besoin pour les systèmes patriotes, d'autres pays les ont. »
- 7:46Chiffre
« les stocks américains sont au plus bas depuis la guerre en Iran. L'armée américaine a à épuiser en Iran les deux tiers de ses réserves de patriotes. »
- 10:21Fait
« la classe moyenne devient de plus en plus isolationniste en disant « L'Ukraine, ce n'est pas notre guerre ». »
- 11:43Fait
« Donald Trump n'a qu'une idée, c'est que le problème ukrainien n'est plus le problème américain. »
- 12:16Fait
« les gens sont fatigués parce que des sirènes passent leur temps à sonner et que vous devez en permanence descendre dans les sous-sols pour vous protéger. »
Temps de parole
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électrique donc pas de problème pour la hausse du carburant justement comment faire baisser les prix bien c'est la question qu'on se pose à la fois en station ici mais également sur le plan international parce que ça passe d d'abord par une baisse des tensions au moyen-orient et en ukraine emmanuel macron a donc rencontré donald trump écoutez le à la sortie on a eu une très bonne discussion qui a permis d'aborder à la fois la crise au prochain moyen orient volonté d'essayer de tout faire pour ouvrir justement ormuz permettent de libérer les volumes plusieurs solutions qui ont été évoquées mais qu'elle des solutions diplomatiques sur lesquelles on va travailler dans les prochaines heures ce qui permettrait sans avoir un d'accord global, mais trouver les voies et moyens de faire
passer davantage de portes-conteneurs et de tanqueurs. L'autre chose dont nous avons parlé, c'est aussi la situation en mer Rouge. Et là-dessus, sans rentrer dans une une confrontation et une escalade ? Comment mieux sécuriser les sites de sortie du pétrole en mer rouge ? Elles sont souvent bonnes, les discussions avec Donald Trump, Patrick Sos. Quand on entend Emmanuel Macron à chaque fois à la sortie, il dit un peu toujours la même chose et puis concrètement, on a l'impression qu'il ne se passe pas grand-chose derrière. Oui c'est ça le pendant, il n'y a aucun problème, c'était extrêmement chaleureux et du côté d'Elysée, on a bien insisté sur le fait qu'Emmanuel Macron était le premier dirigeant international que Donald Trump voulait rencontrer,
ça s'est passé chez lui dans sa Trump Tower mais il y a un côté très intime aussi et ensuite, ensuite il est possible que Donald Trump fracasse tout cela à 15h55 heure française lorsqu'il s'avancera au pupitre face à l'Assemblée Générale des Nations Unies. Souvenez-vous de l'année dernière, il avait déjà passé un quart d'heure sur l'escalator avant de dézinguer cette organisation internationale. En tout cas, si on écoute vraiment les éléments de langage qui viennent de l'entourage du président, le président Trump lui a dit oui à peu près à tout, notamment à la possibilité d'une résolution des Nations Unies. Ce serait un exploit pour le coup. Là encore, vu le peu de crédit que Trump accorde
à l'ONU pour sécuriser la liberté de navigation dans le détroit d'Ambouse. Le nucléaire, on le laisse aux Américains et aux Iraniens. Mais laissez-nous sortir des pétroliers. Un petit message aussi en ce qui concerne la mer Rouge, le fait de pouvoir protéger les infrastructures saoudiennes. Ça, ça a marché du côté de Trump. Mais encore une fois, entre quelqu'un qui opine du chef et quelqu'un qui décide derrière, il peut se passer une nuit. – Laurence Aïm, est-ce que Donald Trump peut saisir l'opportunité d'une sortie honorable sur ce front du Moyen-Orient en autorisant la France et d'autres pays à sécuriser le transport du pétrole et en disant que le nucléaire, c'est un autre sujet En tout cas, ce qui est intéressant dans cette rencontre, c'est qu'à ma connaissance, c'est la première fois
qu'un président est reçu dans les appartements privés de Donald Trump à la Trump Tower. Donald Trump, dans la Trump Tower, a son bureau au 26e étage, un appartement de 1020 mètres carrés au 66e, 67e et 68e étage. C'est un triplex. Et en pleine Assemblée générale de l'ONU, avant que Donald Trump ne prononce son discours tout à l'heure, il reçoit dans son appartement privé le président français. – Donc c'est une marque C'est quelque chose qui n'est évidemment pas coutume. On ne voit pas un président souvent aller dans la Trump Tower à un moment où la situation internationale est aussi tendue. Ce qui est aussi intéressant à décrypter, c'est qu'il n'y a pas eu d l'excès à l'intérieur du triplex pour une photo, on voit simplement une photo de coulisses avec
vraisemblablement Monica Krollet que vous voyez derrière les deux hommes qui est la chef du protocole de la Maison-Blanche mais rien ne filtre et d'une certaine manière la communication ne se fait que par Emmanuel Macron directement ou aussi par des conseillers de Donald Trump qui disent à la presse américaine la rencontre a duré entre 17h35 et 18h32 et les deux hommes ont parlé évidemment de la situation au Proche-Orient mais aussi de l'Ukraine et on sait que Donald Trump verra le président Zelensky tout à l'heure donc il y a un balai diplomatique avec une communication qui est faite essentiellement par les gens qui voient directement Donald Trump mais et Donald Trump reste très silencieux avant son discours tout à l'heure il faut voir dans cette marque
d'affection particulière Romuald Sura une preuve que le discours de Emmanuel Macron a pu porter cette nuit auprès de Donald Trump ou pas spécialement de votre point de vue ? Non pas spécialement non pas les deux hommes s'apprécient et cela depuis 2017 n'oublions pas qu'Emmanuel Macron avait réussi à amadouer l'électron libre qu'était Donald Trump après son élection de 2016 en en faisant l'eau d'honneur du 14 juillet 2017 à Paris Bref, il y a toujours eu de la part de Trump à l'égard de Macron une forme d'affection, un petit peu paternaliste. Mais quand même, non, c'est une rencontre pour, je dirais, la vitrine. Emmanuel Macron s'en sert également pour son image ici en France. Il a néanmoins tenté, et ça on peut remercier le président
américain d'avoir à nouveau oeuvré en faveur de l'Ukraine, mais une fois encore on sait très bien où vont les faveurs de Donald Trump, et je ne On ne pense pas que cette réunion mène à grand-chose. La seule chose qui pourrait être intéressante, c'est effectivement la résolution au Conseil de sécurité qu'a proposé Macron. Mais même si Trump le suivait vraiment sur ce chemin-là, il est tout à parier que la Chine mettrait son Sur le fond général Cidos, on peut imaginer concrètement qu'il y ait des corridors comme ça dans le détroit d'Hormuz sécurisés militairement par d'autres pays ou bien ça paraît quand même très illusoire En part d'autres pays, ça paraît quand même assez difficile. C'est quand même une zone américaine, c'est eux qui ont fait la guerre.
Quand on a envoyé le porte-avions, Trump n'en a jamais parlé. C'est quand même un petit peu dommage. Pour lui, ça n'existe pas. Ça n'existe pas, on envoie quand même un porte avion nucléaire, c'est quand même costaud. Il y a des bateaux, on dit qu'on est là, qu'on veut faire quelque chose. Il n'en a jamais parlé. Ensuite, dans le détroit de Baim-el-Mandeb, il y a une mission européenne. alors la responsable des affaires étrangères de l'Union Européenne a demandé que l'Europe renforce effectivement et là effectivement ce serait un bel effort alors après que les pays européens envoient un certain nombre de frégates ce serait bien, j'ai envie de dire si la France en avait construit autant qu'il était prévu, on aurait pu les envoyer rapidement.
Mais donc voilà, le poids est là aussi, il y a le poids dans la ferraille que les marines sont capables de mettre sur le plateau et puis dans la volonté des pays. La volonté des pays, on est quand même des pays européens qui ne veulent pas s'engager. L'Arabie saoudite a demandé de l'aide à la Grande-Bretagne, la Grande-Bretagne envoie un avion ravitailleur pour faire du ravitaillement défensif. Vous voyez, c'est une nouvelle formule qui est assez intéressante. Donc là, il y a à la fois entre le poids militaire du tonnage des marines nationales et puis la volonté d'aller prendre des risques. On avait beaucoup parlé du déminage, les Américains ont déminé tout seuls. L'autre grand dossier de la nuit, c'est vrai que c'est l'Ukraine.
On a commencé à l'évoquer parce qu Emmanuel Macron a donc ensuite rencontré le président Zelensky et Antoine Ellard était présent pour BFM TV. Regardez.
Oui, Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky se sont entretenus pendant environ une heure alors que les yeux du monde sont braqués sur New York et l'Assemblée générale de l'ONU se tête à tête. C'est d'abord une façon d'afficher la solidarité de la France. Emmanuel Macron, d'ailleurs, annonce la signature d'un contrat pour fournir notamment des radars à l'Ukraine et ainsi renforcer la défense anti-aérienne du pays. Les deux hommes ont également abordé l'idée d'une trêve énergétique, c'est-à-dire un engagement à la fois de la Russie mais aussi de l'Ukraine de ne plus cibler les infrastructures énergétiques. C'est en tout cas ce que m'a confié le chef de l'Etat à l'issue de cette rencontre, je vous propose de l'écouter. On espère réussir à bâtir ce moratoire à la fois sur l'énergie,
un part et d'autre, un part et d'autre, mais sur la mer noire qui est important pour la sécurité alimentaire. Voilà, des vraies avancées en soutien à l'Ukraine et pour essayer de bâtir un début de paix et une désescalade. Sur les intercepteurs, vous avez bon espoir ? Nous on fait notre part, après nous n'avons pas les intercepteurs dont il a besoin pour les systèmes patriotes, d'autres pays les ont. On en a aussi parlé avec le président Trump, donc les prochains jours seront décisifs. Un peu plus tôt dans la soirée, Emmanuel Macron avait rencontré Donald Trump. Il a à cette occasion à nouveau demandé au président américain d d'accélérer la livraison de patriotes à l'Ukraine. Mais sur ce sujet, Donald Trump continue de traîner des pieds,
notamment parce que les stocks américains sont au plus bas depuis la guerre en Iran. L'armée américaine a à épuiser en Iran les deux tiers de ses réserves de patriotes. Et de ce qu'on comprend en écoutant Emmanuel Macron, Régis Janté, c'est qu'on peut faire un parallèle entre les deux situations. Là aussi, en fait, il propose une histoire, une sorte de corridor sécurisé. Alors, ce n'est pas vraiment ça, mais en tout cas, on ne touche pas aux installations énergétiques. Pour le reste, on comprend que la guerre se poursuive. Mais il propose la troisième voie. Est-ce qu'à votre avis, il peut avoir davantage de succès sur l'Ukraine que sur le Moyen-Orient ? Je vous trouve un peu sévère. Je pense qu'effectivement la France ne peut pas peser comme un grand pays, comme les États-Unis, etc.
Mais malgré tout il me semble qu'on est là et on a vu dans un certain nombre de cas ces dernières années que la France pouvait peser. Souvenez-vous par exemple de l'état catastrophique de Zelensky sortant du bureau ovale en 2025. En février 2025, c'est malgré tout la France et les Européens. C'est là que l'alliance avec les partenaires européens est très importante et peut peser effectivement. Sur la question énergétique, il tape dans l'huile. C'est effectivement la question importante pour avoir couvert le dernier hiver ukrainien depuis Kiev. Évidemment, on le sait, mais on voit bien comment c'est la question importante. Les Ukrainiens ont réussi depuis à à peu près restaurer leur capacité d'électricité, mais on s'attend à un hiver très compliqué.
La protection du ciel est évidemment fondamentale et c'est là qu on va essayer d'obtenir quelque chose de Trump. Il y a eu quand même des demi-mesures. Les Etats-Unis fournissent de l'armement qu'on paie, mais malgré tout, c'est beaucoup trop peu et on n'y est pas encore. Mais en tout cas, je crois que la tentative, la direction est la bonne. Est-ce que les Russes accepteront ? Je n'en suis pas certain du tout. Alors, l'état d'esprit de Donald Trump vis-à-vis du président Zelensky, c'est vrai Laurence, il a raison, il évolue beaucoup cet état d'esprit. Est-ce qu'on sait aujourd'hui au moment où on se parle ? Parce qu'ils vont se rencontrer les deux hommes, ils doivent le faire en tout cas. Il est dans quelle disposition Donald Trump ?
On va essayer de voir s'il l'insulte ou pas, ou s'il fait une remarque sur la tenue vestimentaire qui avait marqué les esprits européens. Mais sur le fond, Donald Trump n'a jamais changé d'opinion sur l'Ukraine. Depuis sa deuxième campagne, depuis ses meetings jusqu'à sa présidence et jusqu'aux récents jours, Donald Trump n'a qu'une idée, c'est que le problème ukrainien n'est plus le problème américain. Et c'est toute la différence avec l'ancienne administration Biden, et c'est ce que Zelensky d'ailleurs avait compris parce qu'avant l'élection, Zelensky était allé à Washington pour dire aux élus au Congrès « Attention, ne nous laissez pas tomber ». Or vous le savez, l Amérique est dans une situation économique très difficile, la classe moyenne souffre
et la classe moyenne devient de plus en plus isolationniste en disant « L'Ukraine, ce n'est pas notre guerre ». À moins de 50 jours des élections à mi-terme qui vont déterminer ou pas la majorité pour Donald Trump ? Est-ce qu'il va conserver sa majorité républicaine ou est-ce qu'il va la perdre ? La question de l'Ukraine, c'est pour le président américain que les Européens s'en occupent et que ça ne tourne pas à la catastrophe. C'est dit brutalement mais c'est quand même, quand vous les écoutez dans l'administration Trump, ça qui ressort. Et Romuald Sura il a même mis la pression au président Zelensky il y a quelques jours, Donald Trump en faisant un post sur Social en disant le problème du pétrole dans le monde, c'est à cause des Ukrainiens qui frappent l'énergie russe beaucoup plus
qu'à cause de l'Iran. Bien évidemment, c'est un Donald Trump qui bientôt dira que Poutine est l'agressé. Aujourd'hui il est fâché contre Zelensky une nouvelle fois. Et effectivement, ce que dit Laurent, c'est tout à fait juste. Donald Trump n'a jamais changé sa position. Poutine a toujours eu ses faveurs. Il ne faut pas se faire leurrer par les quelques compliments qu'il a pu avoir à l'égard de Zelensky au cours des derniers mois. Non, c'est un Trump remonté contre le président ukrainien qui effectivement veut se débarrasser de ce fardeau. C'était quand même sa grande promesse de campagne en 2024 pour son électorat maga, mettre fin à cette guerre en 24 heures. On voit où on en est aujourd'hui. Un électorat maga qui aujourd'hui aux Etats-Unis se détourne de
ce président qui nous a entraînés, je dis nous puisque je suis américain et je vais aux Etats-Unis, qui nous a entraînés dans cette guerre alors qu'il avait promis justement de ne à aller dans un conflit style Irak-Afghanistan. Donc bref, c'est un président remonté contre Zelensky car il n'a qu'une crainte aujourd'hui, c'est que l'attaque sévère de Zelensky donne lieu à des représailles encore plus fortes de Poutine et donc à un nouvel l'endronnage. — Non, entendu, Antoine Hollard a interrogé Emmanuel Macron sur les intercepteurs. C'est ça aujourd'hui dont a besoin en premier le président Zelensky ? — Absolument, absolument. Et ça, c'est vrai pour protéger... — Les intercepteurs de missiles. — Oui, absolument. Et c'est vrai pour protéger les infrastructures énergétiques,
mais aussi tout simplement à la population. Parce qu'on voit bien que depuis quelques semaines, la stratégie russe a changé. Et en téléphonant hier à Kiev, on s'aperçoit que les gens sont fatigués parce que des sirènes passent leur temps à sonner et que vous devez en permanence descendre dans les sous-sols pour vous protéger. Donc ça fait une population qui est vraiment sous pression en permanence. Avec une pression qui est mise par la Russie, pression militaire sur le Ukraine évidemment,
Emmanuel Macron