Crise des migrants en Europe, prix des carburants et élections européennes... Le "8h30 franceinfo" de Pieyre-Alexandre Anglade
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Bonjour Pierre-Alexandre Anglade. Bonjour. Elisabeth Borne annonce dans le journal Le Parisien la possibilité pour les distributeurs de carburant de pouvoir vendre à perte. Chacun doit prendre sa part, dit-elle. Quelle part prend aujourd'hui l'État pour essayer de faire baisser le prix du carburant ?
Depuis maintenant un an que l'inflation est extrêmement présente dans notre pays, comme d'ailleurs dans l'ensemble des pays européens, le gouvernement, en lien avec la majorité du président de la République, a pris un certain nombre de mesures pour faire en sorte de limiter cette inflation, notamment sur les prix de l'énergie, avec le bouclier tarifaire, avec un chèque carburant, une ristourne à la pompe.
Donc depuis un an, ce sont des dizaines de milliards d'euros qui sont mis en soutien du pouvoir d'achat des Françaises et des Français, parce que c'est notre priorité politique, c'est la priorité d'ailleurs de la rentrée, Bruno Le Maire l'a redit, en agissant aussi sur l'inflation alimentaire auprès des distributeurs, des industriels, en élargissant le panier de produits avec des prix qui baissent ou qui ont des prix bloqués, plus de 5000 produits comme ça a été annoncé il y a quelques jours de cela par le ministre de l'économie. Mais pas pour l'essence.
Et donc cette nouvelle mesure qui est annoncée par la Première ministre, qui vise effectivement à permettre de faire baisser le prix de l'essence, si on va jusqu'à 25% de diminution par rapport au prix d'achat du prix de vente, ça peut être jusqu'à 47 centimes d'économiser sur un litre d'essence pour les Françaises et les Français. Et donc c'est un geste considérable. Pierre-Alexandre Anglade, il n'y a aucune mesure de coercition. Donc qu'est-ce qui vous dit que les distributeurs vont jouer le jeu ? Parce qu'ils peuvent aussi baisser le prix du carburant comme un produit d'appel et en parallèle augmenter le prix d'autres produits. Nous serons extrêmement vigilants à ce que ce soit le cas.
Le gouvernement, la Première ministre, le ministre de l'économie et des finances et à chaque fois qu'une mesure a été prise, nous sommes évidemment assurés qu'il n'y ait pas de contrepartie ou que ça ne se répercute pas par ailleurs sur d'autres produits de la vie du quotidien des Françaises et des Français. Le projet de loi va passer au Parlement dans quelques semaines et donc nous on a bon espoir que cette mesure puisse avoir un impact significatif sur le portefeuille des Françaises et des Français qui vivent depuis la fin du mois d'août une hausse inconsidérée des prix de l'essence. Je rappelle que l'État a beaucoup fait. Vous me disiez pourquoi est-ce que l'État ne fait pas plus ?
Si vous baissez de 20 centimes le prix du litre d'essence, si vous baissez les taxes de 20 centimes, c'est 12 milliards d'euros supplémentaires qui sont perdus dans le budget de l'État. Dans un moment aussi où nous devons faire attention à l'équilibre budgétaire, à l'équilibre financier du pays parce que c'est une question d'indépendance et de souveraineté de la France, je pense que la mesure qui a été annoncée hier par la Première ministre
est à même de permettre une baisse importante pour les Françaises et les Français. Et sur France Info, ce matin, un représentant de 6 000 stations-services en France, notamment des stations indépendantes, disait qu'il ne pouvait pas réduire les prix, que c'était déjà trop dur la situation de ces stations-services aujourd'hui.
Pour les indépendants, il y aura évidemment des mesures qui seront prises et qui seront regardées par le gouvernement. Je pense que le détail viendra dans les semaines à venir. Mais c'est une baisse qui sera ponctuelle. Ce n'est pas quelque chose qui sera pérennisé dans le temps. C'est une mesure qui sera... Quelques mois ? Jusqu'à quand ? Jusqu'à six mois environ. Et de cette manière-là, ça doit permettre aux Françaises et aux Français d'avoir un prix de l'essence plus abordable et de permettre aussi aux distributeurs et aux grandes enseignes de contribuer à cet effort national. Pierre-Alexandre Anglade, Emmanuel Macron s'est entretenu avec Giorgia Meloni hier.
Il a redit la solidarité de la France envers l'Italie face à la crise migratoire à Lampedusa. Ils ont parlé de renforcer la coopération européenne. Mais en attendant, ces migrants, ils sont arrivés depuis plusieurs jours. Maintenant, que fait la France ? La France est solidaire de l'Italie. Mais que fait la France ? Le président de la République s'est entretenu avec Giorgia Meloni. Et à chaque fois qu'il y a eu des afflux massifs, inattendus de réfugiés, de clandestins, de migrants vers les territoires européens, la France a toujours été moteur pour permettre la solidarité européenne, c'est-à-dire l'accueil de réfugiés sur son sol. Ça veut dire qu'on va accueillir des migrants ?
Je ne sais pas ce que le gouvernement fera. En l'espèce, il n'y a pas eu de demande, à ma connaissance, de l'Italie de répartition de ces migrants dans l'ensemble des pays européens. Mais à chaque fois qu'il a fallu faire preuve de solidarité et d'humanité, la France a pris sa part. Et évidemment qu'elle continuera à prendre la sienne. Mais vous voyez bien que dans un moment comme celui-ci, qui est un choc pour les Italiens et pour beaucoup d'Européens, il n'y a pas de solution nationale. La présidente du Conseil italien, Mme Méloni, a demandé à ce qu'il puisse y avoir de la solidarité européenne.
Et quand on appartient à un ensemble commun, les 27, je crois que c'est le minimum de ce qu'on peut attendre de ces personnes. Sauf qu'il n'y a pas de solution européenne non plus. On a l'impression que l'Union européenne ne maîtrise plus rien. Il y a l'Allemagne qui dit qu'elle va suspendre l'accueil des migrants parce que l'Italie elle-même ne respecte pas les accords de Dublin. Donc il n'y a pas de cadre européen ?
Il n'y a aujourd'hui pas de cadre européen parce que le pacte asile-migration, qui est ce texte qui a été proposé par la Commission européenne, qui doit permettre de renforcer les frontières extérieures, c'est-à-dire de mieux les sécuriser, d'harmoniser les procédures d'asile en Europe, parce qu'aujourd'hui d'un pays européen à l'autre, ce ne sont pas les mêmes procédures. Et donc ça crée une forme de chaos où les uns et les autres peuvent aller au gré de leurs envies en fonction des différents pays européens, qui doit permettre aussi de renforcer la coopération avec les pays de départ et de transit, notamment en Afrique.
Tant qu'il n'y aura pas ce pacte, effectivement nous serons dans une situation qui est, je pense, difficile. C'est pour ça que le président de la République, depuis 2017, défend avec beaucoup de volonté, beaucoup de conviction, la nécessité d'avoir un cadre européen qui est aujourd'hui la seule réponse. Il sera voté quand le pacte alors ? Ça fait trois ans qu'il est négocié. Ça fait trois ans qu'il est négocié. Ce sont les alliés de Marine Le Pen, il faut quand même le dire. Ce sont les alliés de Marine Le Pen au Parlement européen et dans les États membres, en Hongrie, M. Orban, en Pologne, M.
Morazewski et d'autres, qui bloquent aujourd'hui l'adoption de ce pacte sur l'asile et l'immigration. Et donc celles et ceux qui vous disent au fond l'Union européenne, notamment à l'extrême droite, Mme Le Pen ou Mme Maréchal, qui vous disent nous sommes dans un chaos parce que l'Union européenne ne régule rien ou n'organise rien, c'est un mensonge. L'Europe veut avancer, ils bloquent, à eux de prendre leurs responsabilités.
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, se rend aujourd'hui sur l'île italienne de Lampedusa, avant Gérald Darmanin dans quelques jours. Concrètement, qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce qu'on peut dire là, aujourd'hui, pour aider l'Italie ? Ce que je vous dis, c'est qu'il y a un principe de solidarité qui doit s'appliquer. Mais donc on doit dire, où les personnes sont arrivées sur l'île de Lampedusa, on en accueille chacun.
Et c'est ce qui s'est passé dans certaines vagues précédentes, nous verrons ce qui sera décidé par les fiches.
Mais sans se préoccuper de tous ces accords dont on vient de parler, de toutes ces discussions qui n'aboutissent pas toujours à des discussions, parfois on peut y aller directement ?
Il y a des avancées sous présidence française de l'Union européenne. On a renforcé le contrôle aux frontières extérieures. Au mois de juin dernier, les ministres de l'Intérieur se sont attendus sur une réforme de l'asile. Donc les choses avancent. Mais le pacte global n'est pas encore adopté, parce qu'il n'y a pas d'accord entre les différentes institutions européennes, parce que des pays bloquent, parce que les alliés de Mme Le Pen bloquent, parce que Mme Le Pen et ses députés au Parlement européen, M. Bardella, empêchent ses votes. Et au fond, pourquoi ? Parce qu'ils sont comme les passeurs.
Ils vivent de la misère, ils vivent des drames de l'immigration, et ils ont le même cynisme et le même mépris pour la vie humaine que les passeurs. Et donc les Bardella, Le Pen, Orban & Co. sont les passeurs de la vie politique.
Pierre-Alexandre Anglade, dans un instant on va parler de la loi immigration qui arrive en France dans ce contexte-là, juste après le fil info à 8h40, Sophie Echène. Gabriel Attal lancera demain un audit dans l'ensemble des rectorats sur toutes les situations de harcèlement signalées l'an dernier. Après la révélation d'un courrier envoyé en mai par le rectorat de Versailles aux parents d'un adolescent de 15 ans victime de harcèlement, il s'est suicidé il y a près de deux semaines. Ses parents avaient signalé l'effet de harcèlement, des propos inacceptables selon le rectorat qui menaçait dans son courrier de porter plainte.
Dans l'heure, un détenu de 26 ans est en garde à vue pour tentative de meurtre sur un surveillant pénitentiaire. Il a essayé de l'étrangler et de lui donner plusieurs coups de couteau à la gorge. Les régimes militaires du Mali, du Burkina et du Niger viennent de sceller une nouvelle alliance qui établit une stratégie de défense collective et d'assistance mutuelle. En cas d'attaque contre l'un de ces trois pays, les deux autres lui porteront secours via l'emploi de la force armée notamment. Et puis pas de médaille pour la France à l'euro de voler, si ce n'est celle en chocolat. Les Bleus terminent quatrième après leur défaite contre la Slovénie.
France Info
Le 8.30 France Info Agathe Lambré, Jules Dequisse
Toujours avec Pierre-Alexandre Anglade, président Renaissance de la Commission des Affaires Européennes de l'Assemblée. On parlait à l'instant de la crise migratoire à Lampedusa. Dans ce contexte, la loi immigration promise depuis plus d'un an par le gouvernement est toujours loin d'aboutir. Ce n'est pas un peu paradoxal ? Est-ce que vous êtes à la hauteur aujourd'hui ? Je crois qu'il y a une volonté extrêmement claire de la part du président de la République, de la première ministre, du ministre de l'Intérieur et de la majorité de pouvoir avancer sur le cadre européen que nous évoquions à l'instant.
Le président de la République s'investit beaucoup au niveau européen en lien avec les ministres concernés ainsi que notre délégation au Parlement européen menée par Stéphane Séjourné. Puis il y a la volonté aussi de pouvoir avoir un texte au niveau national parce que nous voyons bien que notre droit n'est pas adapté aux situations et aux réalités de l'immigration aujourd'hui. Ça fait effectivement plusieurs semaines, plusieurs mois maintenant que le gouvernement porte ce texte, que nous souhaitons pouvoir le voir débattre à l'Assemblée nationale dans les prochaines semaines. Et effectivement, aujourd'hui, il y a des groupes d'opposition qui n'assument pas leurs responsabilités.
Et je pense en particulier au groupe des Républicains qui s'opposent à une disposition essentielle du projet de loi sur l'immigration qui est la disposition sur la régulation de celles et ceux qui travaillent dans les métiers en tension, c'est-à-dire la création d'un titre pour les femmes, les hommes qui aujourd'hui travaillent dans les restaurants, dans les hôpitaux qui, au fond, font tourner le pays là où il manque de la main-d'œuvre. Mais d'ailleurs, Pierre-Alexandre Englade, vous n'avez pas signé la tribune de la gauche de la majorité avec des membres de la NUPES qui demandent cette régularisation des sans-papiers. Pourquoi ? J'aurais pu la signer.
Si elle m'avait été proposée, j'aurais pu la signer. Mais notre projet de loi immigration, il porte deux radicalités qui vont ensemble. La première, c'est effectivement de raccompagner celles et ceux qui n'ont rien à faire sur le territoire national. Et parfois, les procédures sont trop longues. Et cela aboutit à des situations inacceptables pour beaucoup de non-concitoyens. Mais l'autre radicalité, c'est de permettre en même temps de régulariser celles et ceux qui travaillent dans les métiers en tension. C'est une demande. Et là aussi, il faut être, je pense, honnête. Et il y a beaucoup d'hypocrisie dans ce débat.
C'est une demande exprimée par les patrons, par les branches concernées, par toutes celles et ceux qui travaillent dans ces secteurs. C'est une demande qui est aussi formulée parfois par des députés et des républicains qui demandent au ministère de l'Intérieur ou dans les préfectures de régulariser dans leur circonscription certaines de ces personnes dans les métiers en tension et qui, une fois à l'Assemblée nationale, s'y opposent. Il faut être honnête sur cette question. Notre pays a besoin de ces femmes et de ces hommes qui s'investissent dans la vie du pays, qui le font tourner, qui travaillent. Et c'est, je crois, le juste retour de ce que nous leur devons.
Mesure qui clive, qui n'est pas vue très bien par la droite. Est-ce que s'il y a un blocage, il y aura l'usage du 49-3 ?
Moi, je ne me place pas dans cette disposition-là.
Mais la disposition se pose quand même.
Vous avez raison de le souligner. Mais moi, je pense qu'il peut y avoir une majorité à l'Assemblée nationale sur ce texte. Et moi, je souhaite qu'il y en ait une parce que c'est un texte qui est soutenu par l'opinion. Autant sur des réformes précédentes dans ce quinquennat, l'opinion n'était pas... Réforme des retraites. Par exemple, n'était pas avec nous, pas avec la majorité. Sur ce texte, il y a une expression extrêmement claire des Françaises et des Français qui attendent de la fermeté. Et c'est un des piliers de ce projet.
Et qui, dans le même temps, voient bien que dans tous ces métiers-là, il y a besoin de main-d'œuvre qui vient de l'étranger et de femmes et d'hommes qui travaillent et qui sont investis dans la vie du pays. Et c'est le juste retour de ce que nous leur devons. Et donc, moi, je crois qu'à l'Assemblée nationale, il peut y avoir une majorité avec des femmes et des hommes de gauche. C'est le sens de la tribune qui a été portée par le député Sacha Houllier. Et puis, avec des députés aussi, des républicains, qui, dans leur circonscription, demandent ces régularisations.
Vous prenez au sérieux d'un mot les républicains quand ils menacent de déposer une motion de censure sur ce texte ou sur le budget ? Ils peuvent déposer des mentions de censure. C'est leur droit le plus absolu, mais je trouverais cocasse qu'ils viennent déposer une motion de censure sur un projet de loi immigration qu'eux-mêmes réclament depuis longtemps pour une disposition qui est nécessaire et qui est plébiscitée par beaucoup de nos concitoyens.
Et je pense qu'il faut être un peu honnête intellectuellement et arrêter d'avoir un double discours, un discours qu'ils auraient en circonscription auprès des patrons, auprès des acteurs des différentes branches qui ont ces métiers en tension, et puis le discours qui est porté ensuite sur les plateaux de télévision, au micro des radios ou dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
Marine Le Pen fait sa rentrée politique en ce moment. Elle lançait notamment hier depuis Boker la campagne pour les élections européennes qui arrive l'année prochaine. Elle propose une déclaration des droits des peuples et des nations pour défendre la souveraineté de la France face aux injonctions de l'Union Européenne, sur ces questions de l'immigration notamment. Est-ce que ça pourrait servir à quelque chose ?
C'est un nouveau concept fumeux, vaseux, comme on a l'habitude Marine Le Pen. Je n'ai pas bien compris ce qu'il y avait dedans, si ce n'est qu'elle proposait au fond de déroger aux règles européennes et aux règles internationales. C'est au fond, elle a remis sur la table hier soir le Frexit. Elle ne disait plus rien sur l'Europe. Elle ne disait plus qu'elle voulait en sortir, plus directement, de la même manière sur l'euro. Hier soir, en remettant, en avançant ce concept de déclaration des droits des nations, elle a remis sur la table le Frexit. Quand vous dites que vous souhaitez déroger aux règles d'un club auquel vous appartenez, ça veut dire que vous voulez sortir de ce club.
Moi, je ne connais pas de club dans lequel on puisse participer sans respecter les règles. Et donc, Mme Le Pen a lancé sa campagne hier soir en proposant un Frexit aux Françaises et aux Français. Quand on voit le succès qu'a été le Brexit, qu'elle a soutenu, j'espère que les Françaises et les Français ne tomberont pas là-dedans. Et le succès de Marine Le Pen aussi, elle n'a jamais été aussi haut. Elle progresse dans des catégories qui lui étaient hostiles, comme les cadres, comme les retraités. Comment vous l'expliquez ? Je crois qu'on est dans un moment de doute collectif dans le pays parce qu'il y a des défis internationaux qui sont immenses. Il y a aussi beaucoup de désordre politique.
Je crois que le spectacle qui est donné depuis un an à l'Assemblée nationale, notamment par les partis de la NUPES, je veux dire extrêmement clairement, qui ont fait le choix du désordre dans l'hémicycle plutôt que du travail, crée cette situation où certains Français peuvent regarder l'hémicycle et se dire au fond, ces gants ne sont pas sérieux et se tourner vers Mme Le Pen qui depuis un an a décidé de se cacher et de ne plus rien dire sur rien parce que Mme Le Pen se planque, elle est camouflée. Mais au fond, les fondamentaux de son parti restent les mêmes. Et donc, il ne faut pas se laisser verser d'illusions.
Mme Le Pen reste la présidente du Front National qui est un parti d'extrême droite et qui hier soir nous a proposé le Frexit. Mais Pierre-Alexandre Anglade, votre responsabilité aussi. Édouard Philippe, qui faisait sa rentrée vendredi, a rejoint Gérald Darmanin sur ce constat. La majorité ne s'adresse pas assez aux classes populaires. Gérald a su trouver les mots justes, dit-il. Est-ce que ce sujet, ce n'est pas l'impensé du macronisme ? Je ne crois pas.
Je crois que depuis 2017, le président de la République, les premiers ministres successifs dont Édouard Philippe a fait partie, il a été premier ministre de la France pendant deux ans, jusqu'au milieu du Covid, je crois qu'on a fait collectivement beaucoup pour les classes populaires, pour le pouvoir d'achat, pour l'emploi dans le pays. Quand nous sommes arrivés en responsabilité en France en 2017, j'ai 36 ans. Depuis que j'étais enfant et que je comprenais les choses du monde, on nous parlait du chômage de masse. On est en train de gagner cette bataille pour l'emploi dans le pays. C'est un changement majeur.
Et ça, nous le devons à l'action du président de la République, du ministre de l'économie Bruno Le Maire. Et notre pays redevient le premier pays en termes d'investissement étranger. On rouvre des usines. On recrée des emplois industriels. C'est la première fois depuis 30 ans. À l'école, on dédouble les classes dans les quartiers les plus défavorisés. On a fait beaucoup de choses pour les Françaises et les Français qui sont en difficulté. Évidemment qu'il reste beaucoup de difficultés dans notre pays, qu'il y a de la souffrance en ce moment avec l'inflation. Mais je crois que nous sommes adressés aux plus démunis de notre pays. Nous continuerons à le faire.
Gagner la bataille contre le chômage, la bataille pour gagner les élections européennes aussi pour votre parti Renaissance, qui sera la tête de liste ou quand est-ce qu'il faut la choisir aussi ? Parce que les autres parties sont déjà en ordre de marche.
Oui, mais parce que les autres parties parlent d'Europe une fois tous les 5 ans. Nous, nous en parlons quotidiennement. Alors quand est-ce que Renaissance va choisir sa tête de liste ? L'Europe, c'est le pilier central du macronisme et de la majorité. Et depuis 5 ans, le discours de la Sorbonne, le président de la République s'est investi pour redonner de la force à l'Europe et à ce projet. Thierry Breton, c'est une bonne tête de liste ? Le temps de l'incarnation viendra. Thierry Breton, par exemple ? Stéphane Séjourné ? Ce sont des personnalités Thierry Breton et commissaires européens donc ils mènent une action extrêmement importante à Bruxelles.
Stéphane Séjourné est le président d'un groupe central au Parlement européen. C'est le chef de notre parti. C'est peut-être le candidat naturel. Il y a d'autres personnalités qui sont aussi aujourd'hui intéressées mais le temps de l'incarnation viendra après. Vous êtes intéressé ? Non, mais moi je suis président de la Commission des Affaires Européennes à l'Assemblée Nationale et je suis très bien. Mais ce que je veux vous dire, c'est que cette élection, elle est européenne, elle est majeure et il ne faut certainement pas se la laisser confisquer par l'extrême droite qui veut en faire une élection nationale, un référendum pour ou contre l'action du président de la République.
L'élection européenne de 2024, c'est une élection qui aura à choisir du destin de l'Europe dans un temps de guerre, dans un temps où le dérèglement climatique est là, où nous devons réindustrier notre continent. C'est ça les priorités.
Merci à vous, Pierre-Alexandre Anglade, invité du 830 France Info. Merci à vous. Agathe Lambret.
Pieyre-Alexandre Anglade