Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Monde· 26 janvier 2024 5 min

Loi « immigration » : les possibles conséquences de la « préférence nationale »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on s'est lancé dans une loi encore une fois xénophobe sans même savoir qui ça allait toucher mais ce qu'on peut affirmer avec certitude c'est que d'une part ça touche beaucoup de monde d'autre part ça va faire basculer beaucoup de monde dans la grande pauvreté et pour les personnes concernées ça va être un choc très important c'était l'une des mesures les plus décriées de la loi immigration qui vient d'être retoquée par le Conseil constitutionnel le conditionnement de l'accès aux prestations sociales une disposition qui consacrait la préférence nationale thème cher à l'extrême droite je crois que c'est une grande victoire idéologique de notre mouvement car il aurait été beaucoup plus difficile pour les étrangers d'accéder aux prestations familiales et aux aides au logement mais quel aurait été l'impact d'une telle mesure Michael Zemour et trois autres économistes du collectif nos services publics ont tenté d'en modéliser les conséquences dans une étude il nous explique on a estimé un de grand grandur les organismes en charge des prestations sociales ont déclaré n'avoir qu'un niveau limité de détail sur les profils de leurs bénéficiaire ce qui ne leur permet pas de savoir combien de personnes auraient été touché par la loi Michel Zemour et ses collègues ont donc réalisé leur simulation en se basant sur l'enquête revenus fiscaux et sociaux de l'INC en 2019 et ça nous donne une population de l'ordre de 100000 personnes dont un tiers d'enfants qui serait potentiellement directement concerné par la mesure mais en réalité on pourra avoir plus de personnes concernées si elles n'ont pas eu tout de suite le bon titre de séjour ou parce que notre étude ne compte pas par exemple les personnes qui sont dans qui ne sont pas dans un logement ordinaire les personnes qui sont en foyer par exemple ne sont pas compté dans notre étude donc probablement que avec le chiffre de 100000 individus on est plutôt dans une estimation basse en tout cas c'est pas une poignée c'est vraiment beaucoup de monde prenons l'exemple de deux profils similaires Mathieu un français de 21 an et har un Égyptien de 21 ans également sont tous les deux employés de restauration à temps partiel dans les mêmes conditions pour 912 € par mois actuellement Mathieu touche 1417 € par mois et àar 1024 car l'accès à la prime d'activité est déjà conditionné pour les étrangers avec les mesures censurées par le Conseil constitutionnel Amar aurait perdu son aide au logement et ne disposerait plus que de 912 € par mois c'est un choc sur le revenu important c'est dire qu'on va priver des familles d'allocation familiale potentiellement d'A de logement des familles qui statistiquement sont déjà dans les catégories populaires et dont une partie très significative va basculer dans ce qu'on appelle la grande pauvreté c'està-dire un niveau de vie inférieur à 40 % du niveau de vie médiion mais en fait ce qu'on constate c'est qu'on va avoir une forte augmentation de la pauvreté en général et de la pauvreté des enfants en particulier une pauvreté des enfants car à condition égal la famille de deux enfants en CP par exemple se serait retrouver avec un niveau de vie drastiquement différent après l'entrée en vigueur de la mesure exemple Antoine et Bryan ont tous les deux 6 ans ont chacun deux frères ou sœurs et leurs parents touche juste un peu plus du SMIC mais les parents de Bryan étant canadiens ils auraient perdu 600 € par mois de prestation social la pauvreté chez les enfants dans des familles d'origine étrangère est plus élevé et ce que va faire la mesure c'est de passer une bonne partie de ces enfants pauvres d'une situation de pauvreté à une situation de grande pauvreté et donc là on parle d'enfants qui peuvent être étrangers issus de l'union européenne ou même français si leurs parents sont étrangers et donc c'est des enfants qui sont scolarisés en France dans les écoles de tout un chacun et qui vont être mis dans une difficulté sociale encore plus importante du fait de la réforme finalement le Conseil constitutionnel s'est donc opposé le 25 janvier 2024 à ses mesures au total il a censuré partiellement ou totalement 32 des 86 articles que contiennent la loi qu'avait pourtant fortement défendu le gouvernement le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius avait d'ailleurs sermonné Emmanuel Macron début janvier [Musique]

Loi « immigration » : les possibles conséquences de la « préférence nationale » — Éric Zemmour · Pourquijevote