Parité dans les sciences : les propositions des associations
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Chers collègues, mesdames, dans le cadre de nos travaux sur la thématique femmes et sciences entamé il y a 3 mois, nous recevons ce matin des représentantes de plusieurs associations œuvrant depuis de nombreuses années en faveur de la parité dans les sciences et plus particulièrement dans les mathématiques. Notre mission vise à identifier les leviers d'action permettant de donner aux filles et aux femmes toutes leurs place dans les parcours et carrières scientifiques alors qu'elles ne représentent encore qu'un tiers des chercheurs scientifiques et un quart des ingénieurs en France. Cette sous-représentation féminine dans les études et carrières scientifiques, que ce soit dans le domaine de l'ingénierie, de la recherche, de l'informatique ou du numérique est la conséquence d'une insuffisante orientation des filles vers les filières et spécialités scientifiques au lycée puis dans les études supérieures, mais aussi de différences de représentation et de résultats entre filles et garçons dès l'école primaire, en particulier en mathématiques.
En 2023, la France ne comptait ainsi que 13 % d'étudiantes universitaires diplômées dans les domaines des sciences, technologie, ingénierie et mathématiques, autrement dit l'estime, contre 40 % d'étudiants diplômés. Par ailleurs, près de la moitié des filles élèves de terminal n'avaaient choisi aucun enciennement de spécialité en sciences contre 28 % des garçons. Et parmi celles qui se lancent dans des carrières scientifiques après leurs études, il semblerait que près de la moitié d'entre elles quittent le monde scientifique au cours des 10 années suivantes.
Il s'agit du phénomène bien connu du tuyau percé. Malheureusement, la France n'évolue pour l'heure pas dans la bonne direction. On sait que le nombre de doctorantes dans la tech a baissé de 6 % entre 2013 et 2020, là où leur nombre augmentait de 19 % en Europe.
Nos précédentes auditions nous l'ont bien montré. Les défis sont nombreux et présents à tous les niveaux. Celui de la famille et de la société dans son ensemble, celui du système éducatif, celui des différents paliers d'orientation dans l'enseignement secondaire et supérieur, celui des trajectoires professionnelles et plus globalement au niveau des politiques publiques dans leur ensemble.
Suite à la publication récente d'un rapport conjoint de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche et de l'inspection générale des finances intitulé phys et mathématiques, lutter contre les stéréotypes ouvrir les champs des possibles, la ministre de l'éducation nationale Ellisabeth Borne a annoncé le 6 le 6 mai 6 juin c'est pas encore passé un plan F et math et plusieurs mesures fortes visant à féminiser les filières scientifiques et plus basiquement à redonner le goût des aux petites filles. Parmi ces mesures, la ministre propose notamment de sensibiliser et former tous les professeurs au biais et stéréotype de genre en science de l'école primaire jusqu'au lycée. Et effectivement, l'école primaire semble être un focus très important à avoir. de sensibiliser les parents à l'intérêt des filières scientifiques pour les filles, de renforcer la place des filles dans les enseignements qui ouvrent vers des filière d'ingénieur et du numérique avec un objectif d'ici 2030 de 50 % de filles qui choisissent la spécialité math en première et terminale et de 30 % de filles dans chaque classe préparatoire scientifique. enfin de promouvoir des rôles modèles scientifiques féminins dans le cadre d'un renforcement de la politique d'éducation à l'orientation.
Nous en avons, nous le savons, vous êtes là. Dès lors, il nous a semblé essentiel avec les quatre rapporteurs Marie Doachliman, Joseline Antoine, Lord Arcos, Marie-Pierre Monier, présente à mes côtés de recevoir ce matin des représentantes de divers collectifs et associations œuvrant pour plus de mixité dans les sciences pour entendre à la fois leur analyse des causes de la moindre présence des femmes dans les études et les carrières scientifiques, mais aussi leur proposition de solutions pour amener plus de filles et de femmes vers les sciences. Je vais laisser la parole.
Ah, excusez-moi là, je suis en train de sauter une page. Je précise, il me semblait bien qu'il manquait deux trois éléments. Je précise que cette table ronde fait l'objet d'une captation audiovisuelle en vue de sa retransmission en direct sur le site et les réseaux sociaux du Sénat.
J'ai donc le plaisir d'accueillir Fatima Bacti, présidente de l'association femme ingénieur, Valérie Bruceau, présidente de l'association Elbouge, accompagné d'Isabelle Huette, directrice générale, Françoise Conan, professeur des universités à la faculté de sciences de Brest, présidente de l'association femmes et sciences, Mélanie Guénet, maîtresse de conférence au laboratoire de mathématiques d'Orset, Université Paris-Saclet et coordinatrice du collectif Math et sciences et Véronique Slovasec Chavau, présidente d'honneur de l'association femmes et mathématiques. Je vous souhaite à toutes la bienvenue. Je vais laisser la parole à chacune d'entre vous pour un propos liminaire avant de me tourner vers mes collègues rapporteurs qui vous poseront des questions.
Avant de vous laisser la parole, j'aimerais soumettre à votre appréciation quelques points déjà évoqués devant notre délégation. Tout d'abord, la question des quotas pour accélérer la mixité dans les études scientifiques, que ce soit au moment des concours d'entrée dans les écoles d'ingénieur et les écoles normales supérieures ou en amont pour l'intégration dans les classes préparatoires en sortie de bac. Mais pour autant, comment est-ce qu'on crée le vivier ?
Ce sera une question avant de pouvoir aller mettre les quotas en prépa. également la mise en place des bourses ou d'allocations spécifiques pour encourager les jeunes femmes à s'engager dans les parcours scientifiques. Enfin, l'importance d'une réelle politique de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les études et carrières scientifiques.
Pour évoquer l'ensemble de ces sujets, je me tourne dans un premier temps vers Fatima Bacti, présidente de l'association femme ingénieur. À vous, Fatima. Merci infiniment madame la présidente.
Merci mesdames les sénatrices pour l'invitation ce matin à la table ronde. Alors très souvent nous rencontrons des jeunes filles et des jeunes garçons qui nous demandent ce que c'est qu'un ingénieur, quel est son rôle dans la société. Donc un ingénieur, c'est euh un professionnel, une professionnelle qui utilise ses compétences scientifiques, mathématiques, technique, mais également ses compétences humaines, ses capacités à travailler en équipe pour apporter une solution à un problème concret.
Euh donc il y a des ingénieurs dans tous les secteurs, tous les domaines. Le diplôme d'ingénieur est délivré euh par accrédité par la commission la CDI, la commission d'éténieur et il y a de très nombreux métiers de l'ingénieur. Alors pourquoi si peu de femmes pourquoi si peu de femmes ingénieur en France ?
Ce sont des métiers rémunérateurs. Ce sont des métiers qui ont du sens et au cœur des enjeux sociétaux. et les femmes, elles y ont tout à fait leur place et elles s'y sont attendues.
Euh c'est pour cette raison qu'Association femmes ingénieures, nous existons depuis plus de 43 ans parce que nous avons la conviction que la mixité est une richesse et surtout et également une source de compétence, une un atout de compétitivité pour les entreprises et les organisations. Donc nous sommes une association d'intérêt général au cœur de la communauté des ingénieurs scientifiques de France. Nous avons des membres bénévoles dans tous les métiers de l'ingénieur et donc toutes les régions de France pour agir concrètement ensemble pour la mixité.
Euh nous agissons euh donc dans les régions, donc nous avons des délégués régionals qui euh représentent association dans toutes les régions. Ce qui est très important, c'est que nous agissons sur plusieurs fronts parce que ce sont des fronts. Tout d'abord, nous faisons la promotion des métiers d'ingénieur auprès des jeunes dans les collèges, dans les lycées, lors des forums.
Nous rencontrons les parents. C'est c'est une activité essentielle. Nous mettons en visibilité les femmes ingénieures dans leur réussite et leur parcours.
Rendons les femmes ingénieures visibles et puis depuis la loi Copéman nous accompagnons les femmes ingénieures qui souhaitent rejoindre des conseils d'administration à travers notre euh notre commission. Bien sûr, ensemble, on va plus loin et donc c'est essentiel de travailler en équipe et nous travaillons, nous collaborons avec de nombreuses associations, de nombreux collectifs et je suis ravie aujourd'hui d'être en présence de de nos associations amies. Nous travaillons ensemble depuis très longues années et au quotidien nos équipes locales travaillent toujours ensemble.
Donc les raisons sont multifactorielles. Pourquoi si peu de femmes multifactorielles ? une équation qu'on dira en mat avec de très nombreuses inconnus en tout cas paramètres et des des paramètres que l'on va résoudre.
Euh lors de vos précédentes auditions, on a bien évidemment vu que les stéréotypes étaient des facteurs et des raisons essentielles. Les messages décourageants, les filles sont découragées, la grande méconnaissance des métiers d'ingénieur et de leur sens, je l'ai dit en introduction, c'est quand même sont le métier quand même incroyable. C'est génial d'être ingénieur.
Les réticence a évolué dans un monde trop ou masculin. Les filles sont veulent pas de cette ambiance masculine et parfois lié à du sexisme ordinaire ou des des voir des VSS hein. Et pour les femmes ingénieur et bien dans leur carrière c'est le plafond de verre mais il y a aussi le mur de verre, le plancher collant hein. qu'en fait tout ça fait que parfois elles sont elles renoncent et c'est là où il faut également agir à leur à leur côté.
Les solutions donc pour les jeunes euh vous l'avez pour encourager les jeunes filles et également les jeunes étudiantes en parcours postbac aussi. Elles ont il y a plusieurs années d'études. Donc il faut aussi euh adresser euh accompagner les jeunes filles de l'enseignement supérieur.
Vous en avez parlé déconstruire les stéréotype et je pense qu'il y a beaucoup d'actions au plus jeune âge qui se mettent en place. Euh sensibiliser au métier technique et scientifique tout au long de sa de sa de son parcours scolaire notamment au aux enjeux clés. Vous savez que l'orientation se fait très tôt et il est important de s'assurer que les les jeunes soient en contact de de ces informations et de ces métiers. notamment une idée, c'est que la classe de seconde, c'est un pilier essentiel pour le choix des stèmes.
Et pourquoi pas dans chaque écosystème que le collège local avec les élèves de 3e et 4e travaille avec le lycée local pour faire rencontrer les collégiens avec ceux ou celles qui ont choisi les spécialités scientifiques en première et terminale et pouvoir avoir ces échanges et je crois de jeune à jeune, ça fonctionne très très bien. Donc ça c'est une une une activité qui peut se faire très localement et et assez simplement et qui pourrait faire avancer les choses. Je voulais dire également que choisir c'est renoncer.
On a tous fait des choix dans notre vie et les filles n'abandonnent pas les maths par plaisir. Elles sont elles ont des souhaits et des préférences également. Et le choix des spécialités bah c'est ça veut dire renoncer.
Donc il faudra en tenir compte et développer davantage la pluridisciplinarité. On l'avait en terminal. Donc maintenant en postback, quelles sont les passerelles ?
Il existe des passerelles mais développons davantage de passerell. Alors je je il y en a qui sont mis en place biologie et et informatique, biologie et data, des choses qui vont permettre de croiser les compéances et de et de permettre à chacune de de trouver son le métier de de son choix. Les solutions pour les femmes pour quand je dis pour les femmes pour encourager les femmes à poursuivre dans leur carrière.
Les hommes sont les alliés, hein, ils sont nos alliés. Donc messieurs, vous avez toute votre place également dans ces actions et il est important que les hommes puissent contribuer davantage. Les femmes ont dans leur carrière professionnelle ont besoin de de d'échanger et de de partager leur problématique ou en tout cas leur souhait, que ce soit adresser l'équilibre vie pro, vie personnelle.
Des femmes ont envie de de travailler sur des activités extra professionnelles. Il y a autant de parcours qu'il faut mettre en lumière pour que chacune puisse s'y retrouver. Donc organisons davantage deux rencontres entre femmes ingénieurs dans différents secteurs pour que donner des du encourager en fait les femmes à poursuivre dans ces métiers techniques en s'adressant à la communauté des femmes ingénieures.
Également les évidemment appliquer la loi. La loi Copésimerman est appliquée pour les conseils d'administration. La loi Rixin va permettre également aux femmes d'accéder à des à des postes responsabilités.
En ce qui concerne les quotas, vous aviez évoqué donc le point le quotas c'est une avancée importante pour résoudre et compenser ce retard dans dans les historiques. Il faut assez vigilante sur deux points. La question du mérite.
Les femmes qui bénéficient de ce quota méritent leur leur place en tout cas leur leur leur entrée dans des classes préparatoires ou dans les écoles. Il est important de s'assurer que ce n'est pas un effet pervers, donc à organiser localement. Et le vivier, vous en parlez bien évidemment avec toutes les actions qu'on met en amont, il faut absolument que le vivier il soit là sinon ça ne sert à rien de mettre un quota s' en amont il y a pas le vivier.
Les bourses et les places en internat, c'est fondamental. On non vos messages aux filles et à leur famille parce que souvent vous avez avoir les les contraintes les les les réticence des familles. Donc leur donner des places à l'internat dans les résidences universitaires et bien ça permet de tout à tout le monde de se de d'avoir confiance et de savoir qu'elles seront bien intégrées dans leur milieu scolaire.
Chez femme ingénieur de deux points, nous agissons très concrètement au quotidien auprès des jeunes. Nous avons rencontré l'année dernière plus de 16000 jeunes pour partager le les à propos de nos métiers. Nous sommes également très très focalisés sur le passage à l'échelle et également sur l'égalité des chances territoriales.
Nous avons nous organisons chaque année un forum virtuel qui s'appelle Ingénieur, c'est pour moi dans le métav qui permet aux élèves sur leur temps scolaire sur tout le territoire français de pouvoir échanger avec des femmes ingénieures essentiellement dans tous les secteurs français, dans toutes les entreprises. En 2024, nous avons sur une journée organisé plus de 248 148 interventions sur une journée. Nous avons eu 8500 jeunes qui ont participé issus de 89 établissements.
Et c'est très important parce que nous avons des élèves qui venaient de toutes les régions françaises et pas uniquement de la région parisienne bien sûr. Essentiellement également pour au niveau des nous agissons auprès des ingénieurs du monde professionnel. La mise en visibilité passe par des prix.
Nous contribuons, nous participons de son partenaire des à des avec des prix et cet après-midi aura lieu la remise de du prix ingénieuse par la la conférence des directeurs des écoles ingénieures, mais pas que. Donc il y a aussi les trophées des femmes de l'industrie par organisé par la rédaction l'usine nouvelle. bien d'autres prix et ça c'est important euh de mettre en visibilité euh les femmes ingénieures.
Et nous organisons également pour euh les femmes euh des cafés ingénieuses qui sont des moments euh de partage technique euh entre les femmes ingénieur euh pour développer à la fois le réseau et les échanges de parcours, mais également pour apprendre et pour s'entraider. Et enfin, nous participons et c'est essentiel à toutes les initiatives qui sont organisées par les partenaire. Nous sommes nous collaborons avec le collectif bien sûr Fam et s fem mat et science pardon mais aussi nous sommes membres du historique du cercle interérel nous sommes membres de tout gap nous sommes membres de ensemble contre le sexisme et nous soutenons les initiatives tech pour toutes nous participons à pour toutes femmes math numérique industriel donc ça veut dire que nous devons apporter la voix des ingénieurs aussi largement que possible.
Je vous remercie. Merci beaucoup, c'est très intéressant. J'aurai plein de questions.
Bon, je vais pas toutes vous les piquer. Donc je vais désormais laisser la parole à Valérie Bruceau, présidente de l'association Elle Bouge, mais à qui je pense que j'aurai plein de questions aussi. Ensuite euh madame la présidente, mesdames les rapporteurs et les corrapporteurs, monsieur le sénateur, merci de donner cette prise de de parole à Elle Bouge.
Depuis plus de 20 ans, elle bouge opère sur tout le territoire français, y compris les DOMES avec 26 délégations régionales pour susciter des vocations scientifiques et techniques auprès des filles. Notre moyen d'action, ce sont des rôles modèles, des femmes qui vont venir déconstruire les stéréotypes et encourager ces jeunes filles à s'engager dans les carrières scientifiques et techniques. Ce ce problème de mixité concerne certes les ingénieurs et nous sommes associés avec toutes les associations amies ici, mais il convient aussi de ne pas oublier les techniciennes qui sont aussi en souffrance sur l'accès à ses carrières.
Aujourd'hui, il s'agit non seulement d'un enjeu d'égalité, mais aussi d'un enjeu de performance pour les entreprises. Et je vais mettre ma casquette d'industriel aussi devant vous et un je un enjeu aussi de performance pour notre pays. Dieu sait s'il en a besoin.
Nous avons aujourd'hui mené une enquête chez elle bouge l'an dernier au prix de auprès de 6000 femmes en science à la fois activ d'ingénieur. Je vais vous rappeler les quatre éléments clés de cette enquête qui montrent qui et qui confirment la présence de stéréotype de genre. Tout d'abord, 82 % des répondantes ont dit avoir été confronté à des stéréotypes de genre. 64 % d'entre elles ont été découragées de poursuivre dans les mathématiques en disant que les maths n'étaient pas faites pour ell et c'est d'autant plus vrai pour les techniciennes.
Une femme sur 5 a été dissuadée de faire des études scientifiques et 63 % des filles en sciences estiment que l'industrie n'est pas assez désirable. Les résultats de cette enquête ont été présentés à madame la ministre Ellisabeth Borne en février et nous avons été audités par l'IGESR et l'IGF dans le cadre de leur mission. Donc fort de notre maillage territorial, l'association Elbouge mobilise 15000 rôles modèles.
Nous agissons auprès de 45000 filles en France et et dans et dans les Dommes et nous avons plus de 1000 actions par an avec nos 2000 établissements scolaires adhérents et nos 350 entreprises. et sans politique publique volontariste, elle bouge et toutes les associations amies ici ne parviendront pas à transformer l'essai. Nous nous réjouissons donc qu'un certain nombre issues de notre enquête est mise en est été entendue.
La première concerne la formation des enseignants. Nous savons tous que dans des plans mixités ou d'autres conventions interministérielles, cette formation était seulement sur la base du volontariat. Nous nous réjouissons que dans le plan math pardon fill et science, cette action transformatrice soit maintenant une formation obligatoire pour tous les enseignants et ceux dès la primaire pour avoir une formation beaucoup plus inclusive, ce que nous avions recommandé et notamment vis-à-vis des mathématiques.
Les professeurs sont aussi porteurs d'orientation. Et donc nous devons aussi dire que pour orienter dans les sciences physiques, dans la technique, que dire quand ces enseignants sont issus des des filières littéraires ou des sciences humaines ou que ce que nous voyons sur le terrain, les professeurs en sciences de l'ingénieur ne connaissent pas les métiers de l'industrie. Et il faut aussi souligner qu'il est très important dans les enseignants de faire par l'expérimentation.
C'est ce qu'on fait avec elle. bouge en primaire. Nous vous avons porté ici un jeu.
Nous intervenons dans les classes de CM1. Nous expliquons qu'il n'y a pas de métier de filles, pas de métier de garçon, mais des métiers tout courts. Mais surtout en fin de matinée, nous faisons une expérience qui va pousser les petites filles à aller chercher leur potentiel en science.
La deuxième mesure, c'est la sensibilisation des parents. Nous savons tous que les parents ainsi que tout l'entourage sont des prescripteurs d'orientation. Et donc si ses parents sont des sont des prescripteurs d'orientation chez elle bouge, donc quand nous faisons elle bouge en primaire, nous remettons le soir dans le cahier pédagogique à l'attention des parents une feuille pour déconstruire les stéréotypes et également nous faisons une rencontre post intervention avec avec les parents.
Nous nous intervenons dans des salons, étudions, nous avons fait des un numéro spécial avec Studiama et on lance périodiquement des campagnes de sensibilisation aux parents sur les réseaux sociaux. Mais ce à ce à quoi nous croyons fortement chez Elbouge et que nous recommandons, c'est de mener une grande campagne nationale 360° et une journée nationale de sensibilisation à la déconstruction des stéréotypes pour le grand public. En ce qui concerne la promotion des rôles motaires, bah nous réjouissons évidemment de cette proposition puisque vous l'avez bien compris avec nos 15000 marine, c'est la le faire de l'on de de l'association.
Nous nous heurons alors déjà les les rôles modèles, c'est très important parce que c'est un outil de rétention au sein de l'entreprise puisque quand elles vont venir parler de leur entreprise et ben il va y avoir un sentiment de fierté et d'appartenance. Elles vont également développer leur employabilité et leur leur leur rôle de pouvoir parler en public, mais aussi euh sur ces sur ces marines et sur ces rôles modèles. Il y a il faut quand même noter que nous nous heurons à à du à du recrutement.
Tout d'abord euh où il faut inciter les entreprises à mettre les femmes entre guillemets en disponibilité sur leur t de travail et c'est particulièrement vrai pour les techniciennes. Il faut inciter davantage les étudiantes à venir parler aux lycéennes et aux collégiennes et là on est dans la proximité générationnelle et pour ce qui est du personnel enseignant qui est aussi un rôle modèle aujourd'hui c'est la sur la base du volontariat donc comment faire plus chez elle Bouge nous avons trois propositions qui se basent sur une un renforcement de l'incitation fiscale en messenat de compétences sur le modèle de l'amendement Coluche. Donc ces trois propositions sont un déduire à à 90 % et non pas à 60 % tel que c'est fait actuellement le montant du don sur l'impôt sur les sociétés pour toute mobilisation d'au moins 3 jours par salarié par an et au couplé également à la suppression du seuil des 2 millions d'euros.
Notre deuxième proposition, c'est dans le système de notation des étudiantes en école d'ingénieur, c'est d'intégrer leur participation à des associations à tel que elles bougent et de rendre la labellisation égalité fillarçon obligatoire et les tendre évidemment au référent égalité dès le premier degré. Pour ce qui est de la question des quotas, nous sommes chez elle bouge beaucoup plus volontariste que les quotas qui sont mis en place uniquement au niveau des écoles élitistes et des MATSUP MATSP. Nous nous demandons la généralisation à toutes les écoles d'ingénieur, notamment celles avec prépa intégré et à toutes les filières universitaires qui préparent aux filières scientifiques.
Bon, pour la question des bourses, vous avez devant vous un pur produit de l'ascenseur social si vous me permettez. sans bourse, j'aurais jamais été euh dans des carrières scientifiques et je serai jamais cadre dirigeante. Aujourd'hui, notre enquête a montré que 19 % des femmes citent le coût des études comme étant un frein.
Donc, il convient d'y aller. Compte concernant les violences sexuelles et sexistes. Là encore, notre enquête montre que 40 % des femmes interrogées craignent des violences en cours de carrière et que 45 % des femmes actives et 65 % des étudiantes attendent de la part de leurs entreprises ou des écoles des mesures encore un peu plus incitatives.
Il il est il faut noter que ces violences sont surtout euh se retrouvent toujours au cours de l'entrée de la vie professionnelle et de carrière. Il est donc important de d'agir dès la monde. Donc nous c'est ce qu'on fait avec elle bouge.
On fait un certain nombre de webinaires de formation. On a en moyenne plus de 300 participantes par webinaire. On en fait à peu près une dizaine par an.
Nos marines sont aussi ambassadrices contre ces violences sexuelles et sexistes. Elles contribue à faire bouger les choses et surtout nous recommandons d'aller dans l'entreprise puisque c'est dans l'entreprise aussi qui qu'il peut y avoir des campagnes de communication. Nos partenaires entreprises sont extrêmement sensibilisés.
Nous vous avons amené une campagne notamment faite par notre partenaire Vinc qui s'appelle carton rouge pour sensibiliser. Et enfin euh dans les entreprises, nous ce que nous demandons, c'est une formation obligatoire à tous les niveaux de l'entreprise euh à l'ensemble des des managers et des décideurs pour les sensibiliser à la RSE et à au fait d'établir une culture de l'égalité des entreprises. Donc c'est ensemble association, amis, école, enseignement supérieur, entreprise et pouvoir public que nous parviendrons à faire progresser véritablement la mixité au sein des métiers scientifiques et techniques.
Nous vous remercions. C'est moi qui vous remercie entre autres pour toutes vos actions et mises en lumière effectivement de femmes qui réussissent. Je me tourne donc maintenant vers Françoise Conan, présidente de l'association Femmes et sciences.
Madame la présidente, mesdames les sénatrices, monsieur le sénateur, mesdames chers amis, je me réjouis de venir aujourd'hui devant vous présenter l'association femmes et sciences que j'ai l'honneur de présider depuis pratiquement une année maintenant. Alors, femme et science, c'est un peu plus jeune que femme ingénieur. C'est une association qui est faite cette année ses 25 années d'existence.
Donc, elle est sur l'ensemble du territoire. Nous sommes à peu près 600 membres personnes physiques, donc là aussi bénévoles euh personnes morales. Donc cette association a été créée en 2000 par un groupe de femmes scientifiques parmi lesquelles Claudine Herman, première femme professeure à l'École polytechnique dont je salue la mémoire, mais aussi une sociologue Françoise Gaspard et d'autres femmes mathématiciennes et l'association femmes et mathématiques avec laquelle nous travaillons beaucoup et notamment aussi avec femmes ingénieurs.
Les objectifs de l'association sont clairs. la promotion évidemment des sciences et techniques auprès des jeunes et notamment des jeunes filles, la promotion des femmes scientifiques et aussi agir auprès des pouvoirs publics alerter et communiqués. Alors, il y a beaucoup de choses qui ont été dites, je vais pas les reprendre.
Je crois que nous nous retrouvons sur beaucoup de sujets. Je voudrais donner quelques éléments concernant les actions que nous menons à travers des groupes de travail selon des thématiques vers les scolaires, du mentorat, communication et cetera. Au niveau des scolaires, nous rencontrons chaque année des élèves de classe primaire et ça c'est assez récent, de collège, de lycée.
Et à titre d'exemple, en 2024, nous aurons touché quasiment 19000 élèves euh lors de rencontres dans les classes, mais aussi lors d'événements tels que fête de la science, salon et cetera. Je voudrais faire un petit focus sur deux actions qui me semblent importantes et la toute première, c'est une action qui a été développée par les membres de Toulouse qui s'intitule MATH prime, non pas pour mathématique et primaire mais pour maternel primaire. Cette action a pour but de faire découvrir les métiers scientifiques et de montrer que la science est pour tout le monde les filles et les garçons.
Donc cette action se déroule selon des ateliers interactifs, donc de durée brève avec des femmes scientifiques. On va donc dans ce cas sensibiliser à l'égalité filles garçon, travailler sur les stéréotypes et l'intérêt de cette action c'est que elle se fait au sein d'une école et toutes les classes vont être touchées par cette action du primaire enfin donc du CP pardon jusqu'au CM2. Donc ça c'est une action qui est en train de se développer.
Une autre action qui rejoint un peu ce que les associations sœurs font s'intitule Science un métier de femme qui a été initié à Lyon en lien avec le NS. Vous en avez peut-être déjà parlé. C'est une action non mixte parce qu'il a été prouvé que les jeunes filles se sentent plus à l'aise pour échanger quand elles sont entre elles.
Et donc cette journée, c'est une journée de témoignage avec une marine qui va être une femme donc exceptionnelle, excellente. Donc par exemple François Con bah était marine d'une de ses actions. Et l'idée c'est de sensibiliser donc les jeunes filles, leur montrer des rôles modèles, donc des femmes qui viennent du milieu académique ou de l'entreprise.
Et cette journée est accompagnée par une psychologue pardon, une sociologue qui va apporter son regard et ça c'est aussi extrêmement important d'associer les sciences expérimentales, les sciences dures et les sciences humaines parce qu'il est important que l'on ait aussi ce regard et l'intérêt de cette journée c'est que tout au long de la journée, une graphiste va réaliser des dessins pour comment dire concevoir une bande dessinée qui sera distribuée aux jeunes filles. Donc elles auront un cadeau, je dirais à l'issue de cette journée. Alors un autre volet important, c'est la promotion des femmes scientifiques et je pense que vous connaissez peut-être ce marqueur qui est la science taille XXL que nous développons depuis 2018 en partenariat avec le CNRS.
C'est une action qui a vu jour à Toulouse et l'idée c'est de montrer des femmes dans les sciences, dans la diversité des sciences, dans la diversité des métiers. Pas uniquement, et là je rejoins madame Bruceau, pas uniquement des chercheuses ou enseignantes chercheuses, mais aussi des ingénieurs, des techniciennes du monde académique mais aussi du monde de l'entreprise. Euh ce ce témoignage est extrêmement important.
Pourquoi ? parce que les jeunes femmes ont besoin de se projeter, elles ont besoin d'avoir des exemples. Alors, l'exposition, ce sont des portraits mais ce sont des femmes ambassadrices qui acceptent d'aller témoigner dans les classes.
Donc à partir du moment où elles acceptent de rentrer dans le dispositif, elles vont aussi venir témoigner dans les classes. Et un temps fort cette année va être la publication d'un livret à destination des lycéennes et collégiennes classe de 3e que nous allons donc proposer de façon large, il pourra être téléchargé basé sur cette exposition. Alors ce livre s'intitulera euh Les filles sont pas faites non parfaites pour les sciences.
Donc euh ce sera un temps fort de l'année 2025 et j'ai hâte de voir le l'ouvrage euh fini et publié. Alors euh un autre point important, femmes et sciences organise chaque année un colloque annuel sur des thématiques diverses et variées. Et je voudrais reunir sur le colloc 2023 donc qui s'est tenu non loin d'ici en partenariat avec la commission femme et physique de la société française de physique.
Le thème du colloque rentre complètement dans le sujet qui nous anime aujourd'hui. femmes et physique des modèles à la réalité palier la sous-représentation des femmes en physique. Nous avions invité la ministre de l'enseignement supérieur à nous rejoindre. elle n'avait pas pu mais nous avait demandé de lui faire des recommandations.
Et parmi les recommandations euh que nous avons faites donc en association avec la commission femme et physique euh nous avons demandé à ce que euh on instaure des quotas par filière sur le nombre de jeunes filles en première année d'enseignement supérieur scientifique. Alors pourquoi cela ? Ben je ne vais pas reprendre tout ce qui a déjà été dit.
Nous avons un besoin criant de vivier. Euh, comment dire ? Si on veut augmenter le nombre de femmes dans les disciplines telles que la physique, euh les mathématiques, l'informatique, à un moment où par exemple l'intelligence artificielle prend de l'ampleur, on voit qu'on veut aller vers des nouveaux métiers, on va aller vers des enjeux et les femmes se doivent d'être d'être présentes, nous devons les accompagner.
Donc là, je réponds à votre question. euh femmes et sciences justement euh souhaitent à ce que l'on mette en place des quotas. Alors évidemment de façon intelligente euh les quotas dans les filières sélectives, classes préparatoires, euh filières telles que euh les IUT ou les écoles, oui, l'université.
Euh bon, mettre des quotas, ça va peut-être être plus compliqué, hein. Nous accueillons toutes et tous les étudiants qui le souhaitent. Donc là, il faudra sans doute travailler à réfléchir comment est-ce qu'on peut mettre en place des quotas dans les filières déficit que sont les mathématiques, l'électronique, l'informatique.
Donc là, je réponds à cette question. Alors, les quotas euh de notre point de vue, c'est aussi un moyen d'afficher aux jeunes femmes "Nous vous attendons, vous serez bien accueilli." Alors, arrive maintenant l'autre problème, euh inciter les jeunes filles à venir vers des études scientifiques si elles ne se sentent pas à l'aise, ça va poser problème.
Et donc, nous arrivons sur le champ des violences sexistes et sexuelles. Alors, ce sujet m'intéresse particulièrement. Euh je dois vous préciser que j'ai été la première chargée euh de mission égalité femme homme de mon établissement, donc l'université de Brest.
Et lors de mon mandat, donc de 2012 à 2016, j'ai travaillé notamment à la mise en place d'un dispositif de prévention contre le harcèlement sexuel. Donc, je veux dire, j'ai passé un peu de temps et c'est un sujet au combien complexe. Euh l'enquête menée par l'Oréal avec la fondation L'Oréal, nous nous collaborons à femme et sciences avec la fondation a démontré à quel point euh ces VSS sont toujours présentes dans le milieu de la recherche et j'ai envie de rajouter en tant que professeur d'université toujours présente dans le milieu de l'enseignement supérieur.
Il n'y a pas que dans les écoles. Et donc, il est important évidemment de travailler sur la question. À femme et sciences, nous avons mis en place un Mentorat pour les doctorantes dès 2015, donc ça fait 10 ans.
Lors de ces sessions d'accompagnement des doctorantes, ces VSS reviennent, on le sent, il y a il y a des soucis. Donc une recommandation à femme et science maintenant, c'est de disposer d'indicateurs chiffrés concernant le harcèlement et son traitement à plusieurs échelles hiérarchiques et géographiques. Mettre en place des ressources humaines professionnelles.
Là, nous sommes des bénévoles. Nous n'avons pas nécessairement tous les clés, toutes les clés pour répondre aux problématiques. Donc il est important hein de mettre en place des ressources humaines professionnelles de manière à bien nous accompagner et évidemment assurer une formation obligatoire pour tous les personnels.
Enfin, si vous me permettez, pour finir, je beaucoup de sujets à aborder. Il faut bien voir que les actions en faveur de l'égalité femme-homme et celles pour inciter les jeunes filles à se diriger vers les sciences sont majoritairement conduites par des femmes. on le voit à l'université, c'est vraiment du bénévola.
Ce sont des missions qui ne sont pas toujours reconnues à la hauteur du temps passé, de l'investissement. Et donc ceci évidemment a un impact sur les progressions de carrière. ce ces ces actions ne sont pas prises en compte et là on voit que les femmes vont subir une nouvelle pénalisation pour ne pas dire violence supplémentaire euh cette fois-ci de euh caractère économique puisque même si nous le savons, les grilles he de la fonction publique sont les mêmes pour les hommes et les femmes.
Il n'y a aucun souci là-dessus mais quand on regarde les progressions de carrière, on peut voir que les femmes ont énormément de mal à accéder aux plus hautes fonctions. Donc voilà un certain nombre d'éléments que nous avons que sur lesquels nous travaillons et évidemment il y en a bien d'autres. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Effectivement sur la fonction publique qui a l'air très égalitaire. Lorsque avec Annique Billon et Martine Fillol, nous avions travaillé sur la parité dans la haute fonction publique, on s'est rendu compte queil y avait quand même énormément de biais qui faisaient que ça n'était pas si égalitaire que ça en avait l'air.
Je laisse la parole à Méladie Guénet maintenant maîtresse de conférence au laboratoire de mathématiques d'Or Université Paris Saclet, coordinatrice du collectif MAT et sciences et qui à mon avis connaît bien l'une de nos rapporteurs. Merci beaucoup pour cette invitation à parler autour de ce sujet euh des femmes en sciences et euh de partager ces moments des échanges toujours très riche. Tout d'abord, le collectif Math et Science, c'est un groupe de réflexion qui s'est formé début 22 suite aux études qu'on a publié sur la chute des filles dans les classes de mathématiques en terminale consécutive à la réforme du lycée.
Il rassemble actuellement près de 40 structures associatives de tous horizons, du monde professionnel et du monde académique éducatif, les associations de promotion des femmes pour les sciences qui sont ici notamment. Voilà que je remercie de partager ces échanges. Notre action, c'est de documenter les effets des politiques éducatives sur la formation en France à sur la formation scientifique à partir des données publiques.
Notre objectif et bien en fait celui qu'on a vu sur le plan MATF que j'ai affiché sur la diapola, bah c'est le même à peu près. C'est-à-dire que nous, on veut un socle commun et toutes pour s'orienter, s'il le souhaitent, vers des études scientifiques. Je rajouterai juste un tout petit bémol, c'est que là, on parle d'un socle de math.
Il faut peut-être rajouter des sciences. Si on veut faire des sciences, c'est mieux. Alors, ensuite, on dit bon bah OK, on va faire des sciences suffisamment pour pouvoir aller en science.
Sauf que quand on regarde le nom minimum d'heur de science au lycée au travers de depuis la deuxième guerre mondiale, on s'aperçoit que le socle commun de science, il reste quand même assez faible et que là il y a pas de signe, voir plutôt depuis les années en fait le top c'était 85 donc qui est en violet hein, le socle de science, il est actuellement à moins de 20 % du socle enfin voilà du socle global de de l'élève. Donc si on était logique, il y a une solution très simple pour rétablir c'est l'équilibre. Bah c'est de pas se poser la question de savoir si on doit aimer les sciences pour en faire parce qu'on se pose pas la question de savoir s'il faut faire de l'histoire géo pour en faire ou du français ou des langues.
Donc on fait comme tout le monde. Alors est-ce que ça marche là ? Et ben, on donne de la place aux sciences.
C'est-à-dire qu'on les rend obligatoire les maths, les sciences, on choisit pas, on fait et puis c'est tout. Et ben le niveau raisonnable, c'est-à-dire en dessous de 6 à 8h, c'est pas raisonnable d'envisager des études en sciences en fait. Voilà.
Donc ça c'était pour le premier point sur les histoires des objectifs cibles d'avoir des élèves qui font des maths, benah mettonsles dans le parcours du tron commun. Puis voilà, si on regarde en terminal le j'ai mis l'équation impossible 30 300 filles de plus en 2030 qui choisirait l'enseignement de spécialité MAT dans le système actuel. Alors, j'ai fait un petit dessin pour montrer donc l'évolution des nombres de filles en math en terminal depuis 2000.
J'ai rajouté les ES, les ancienne ES là en bleu clair et puis les S en bleu foncé. Et vous voyez bien que bah l'évolution, elle est quand même voilà euh elle laisse perplexe. Dire il y a eu des évolutions he dans le temps.
En 2012, il s'est passé un truc, il s'est passé un truc en ES. On a supprimé la SPMAT en première. Et donc il y a eu plus de filles qui ont pris l'aspect mat en terminale.
C'était bloquant en fait l'aspect mat en première pour elle. Sinon l'augmentation qu'on voit depuis 2012 c'est essentiellement les effectifs. Puis la stagnation en 2016 c'est des effectifs.
Puis bon bah la chute là ça tout le monde la connaît la chute c'est la réforme de 2019. Voilà. Donc on voit bien que vu la pente qui est préchetée sans effets de structure il y aura rien.
Et pourquoi ? Bah parce qu'en fait c'est une histoire de vaste communiquant. C'est-à-dire que si j'augmente les filles en math, je les diminue quelque part ailleurs à cause de la réduction des choix de spécialité en terminale.
Donc plus de firmat, c'est moins en SVT, en PC, en SOS. En NSI, il y en a pas. Donc voilà, on va pas aller chercher très loin.
Mais donc en fait c'est pas les enfants qui choisissent d'abandonner les maths, c'est le système qui les oblige. Voilà. Donc si on veut avoir un effet réel, faut agir sur le système.
Et donc là, il y a une solution qui est qui fait un large large consensus parmi la communauté scientifique et et éducative et professionnelle, c'est garantir la polyvalence. On parle de la polyvalence tout le temps pour améliorer la mixité. On parle de la polyvalence nécessaire pour développer les métiers de demain.
On a supprimé la polyvalence scientifique en terminal, c'est une aberration. Donc il faut maintenir ces trois disciplines scientifiques. Ça ça gagnera beaucoup en mixité de genre et peut-être social aussi.
Voilà. Sans perdre de contenu évidemment parce que si on perd des contenus, on voilà, ça va être compliqué. Euh du coup, je vais passer à ce qui se passe après, c'est les objectifs ciples en prépa.
Donc je suis très orientée quota sans le dire. Voilà. Alors les quotas c'est bien mais à condition de savoir où, pourquoi comment si on s'est pas posé ces questions là, on risque de viser à côté.
Donc l'objectif de 30 % de filles en classe prépa à l'horizon 2030. OK. Alors moi je regarde les chiffres et je dis bah 30 % en fait elles y sont déjà.
Bon alors du coup si elles y sont déjà ça veut dire quoi ? Alors ça veut dire bah c'est sans doute c'est pour chaque classe alors il y a des variations. Quelles années ça concerne ?
Ça concerne la première ou la deuxème année ? C'est pas du tout pareil parce que en première année il faut qu'elle veuille y aller et donc ça c'est une vraie question. Et euh actuellement en plus euh ce qui se passe c'est qu'il y a très peu de classes concernées.
Donc ça concerne très peu de filles parce que la plupart des classes sont autour de au-dessus de 25 %. Les pires c'est les nouvelles classes prépa matinfo parce qu'on a créé des classes prépa sans filles. En fait, on savait qu'il y aurait pas de fille.
Voilà, c'est encore un effet de des années 2017. Euh donc maintenant bah celle-là où il y a pas de filles, ben ça va être compliqué de les faire venir. Et puis il y a aussi les classes chices, les les maths math physique dont dont je viens mais voilà c'est les classes chices.
Là il y a il y a 25 % de filles. Donc faire monter 30 % de filles, c'est nonvial. C'est non trivial parce que ben en fait le problème il est pas à l'entrée.
Enfin pas que à l'entrée. C'està-dire qu'actuellement il y a 3000 filles qui sont prises en prépa stème mais elles viennent pas. Ça c'est le rapport de la mission. plan mat.
Donc en fait s'il y a pas de levier réel, s'il y a pas de vrai engagement pour leur dire "Oui, tu peux venir, tu vas être bien, en fait, il se passera rien." Donc je rejoins complètement mes collègues sur l'idée que il faut donner des gages pour lutter contre la précarité étudiante, contre l'isolement, contre l'effet de ruralité et donc garantir des places à l'internat. C'est inacceptable actuellement qui ait pas la même pas la parité dans les places d'internat.
C'est c'est infernal. Enfin là, on est complètement à côté. Enfin, quand on quand on fait des quotas et que on parle pas des places à l'internat et les bourses spécifiques, on en a parlé, je reviens pas dessus.
On peut rajouter des espaces séparés dans les milieux non féminisés. On peut rajouter que ça concerne pas que les classes prépas mais aussi les filières à l'université parce que elles vont beaucoup à l'université pour des raisons qu'on peut comprendre sur des espaces très masculins, très compétitifs où il y a de la violence et donc de la violence basée sur le sexe. Voilà.
Donc euh la question qui reste c'est euh en fait à pourquoi elles viennent pas ? Alors j'ai beaucoup réfléchi, c'est très compliqué et puis en fait il y a quand même quelque chose qui est très étonnant, c'est que vous voyez ici la moyenne d'âge petite jeune là-bas. Mais sinon en fait on est on est hors sol en fait faut arrêter notre discours paternaliste.
Savoir ce qu'elles doivent faire, comment elles doivent se comporter et cetera. Faut leur faut les laisser parler. Alors, j'ai choisi de les faire parler.
Donc, je restitue quelques extraits du discours de lors de la remise des diplômes des étudiantes de l' SPCI en qui s'est déroulé là en mars dernier. Alors, qu'est-ce qu'elles disent ? Elles disent d'abord qu'elles remettent en question la fuite en avant technologique.
Donc, ça rejoint un peu les idées sur la vision de ce qu'on leur offre comme mande. Déconstruisons ces modèles de réussite qui mènent à notre effondrement. Peut-on vraiment séparer pro et perso quand son activité contribue à ce que l'on dénonce ?
Innover, pourquoi ? Pour qui et surtout à quel prix ? Le changement passe aussi par nos choix de secteur d'engagement, par la place qu'on occupe et l'attention qu'on porte aux autres.
Donc ça c'était pour les valeurs éthiques et donc on va pas les avoir avec du discours qui porte sur l'économie. Voilà, c'est juste pour vous prévenir mais c'est au cas où. Et puis euh le modèle patriarcal problématique, je lis penser que les femmes devraient faire aussi bien que les hommes est un biais.
Il repose sur l'idée erronée que les seules formes de réussite sont celles qui ont été modelées par des hommes dans des contextes historiques, c'est sociaux où les femmes étaient exclues par défaut. Nous voulons accéder au mêmes postes et au même salaires sans pour autant nous conformer au code masculin préexistant. Notre émancipation en tant que femme ne se verra pas en égalant un modèle patriarcal problématique.
Nous voulons faire mieux et redéfinir les règles du jeu. Voilà. Donc je pense que en fait ce texte enfin ces extraits de texte moi que qui m'ont sidéré pendant cette remise de diplôme sont vraiment indispensables à entendre et à relayer et à prendre en compte si on ne les prend pas en compte.
Si on ne change pas les règles du jeu comme elles disent. On ne fera pas venir les filles dans les filières non féminisées sélectives actuellement qui est sélective pour des raisons de pouvoir économique. Voilà.
Donc euh je pas compté mon temps, je sais pas si j'ai débordé. Si je peux continuer, je vais changer de je je suis montée là, je vais redescendre en CP puisqueen fait ces filles elles elles ne manquent ni d'ambition ni de motivation. Elles ont confiance en elles.
Elles ont pris confiance en ell grâce à leur réseau de sorérité. Elles le disent, elles disent aussi qu'elles aiment les maths et qu'elles se sont fait exclure pour des raisons dont on a déjà parlé de sexisme ambiant et de groupes masculins. Mais elles aiment les maths.
Alors, vous avez parlé de redonner le goût des maths aux petites filles. C'est quoi cette histoire d'appétence en CP ? Alors l'histoire d'appétence en CP, on a beaucoup parlé des tests où il y aurait un décrochage à partir du CP entre les filles et les garçons qui montraient qu'en fait elles étaient sous-compétentes.
Or, on a vu que en prépa, les dossiers des filles sont meilleurs. Donc c'est quand même un peu bizarre que les filles elles soient meilleures ou donc ça veut dire globalement elles sont pareilles que les garçons en terminal mais en CP serait moins bonnes. Alors c'est parce que ces tests, voilà, j'en ai donné un exemple.
Donc il se passe la deuxème semaine de CP, ils ont pas 6 ans les enfants. Ils arrivent, ils ont un grand cahier à 4 avec 60 pages. Ils ont 5 séances à faire de 40 minutes où ils doivent être tout seuls isolés, sans parler, sans demander l'aide à la à l'enseignante et respecter le temps.
Et parmi ces exercices, l'un d'eux, c'est celui-là. On compare des nombres. Il y a une grande page avec plein de chiffres écrits.
Il faut barrer le plus grand dans chaque rectangle. Mais comment on mesure ? Et ben ça mesure c'est c'est mesuré sur la vitesse.
C'est une minute top chrono. Et la maîtresse dit d'abord on met les mains en l'air et puis je donne une minute et quand je dis stop et quand je dis allez tout le monde démarre et quand je dis stop tout le monde lève les mains, lève le crayon et tourne la page. Voilà.
Bon est-ce que ça c'est des maths ? Est-ce que ça mesure des compétences en math ? Est-ce que quand je sais comparer les nombres, est-ce que ça me donne une bonne note ?
Bon alors c'est quoi l'image renvoyée ? Et donc là, on touche quelque chose d'extrêmement problématique sur non seulement on fait apparaître des différences qui sont petites he sur les performances, elles sont petites et donc vous voyez qu'elles sont polluées par ces modalités. Donc en fait la pollution sur ces modalités peut très bien expliquer la différence de performance entre les filles et les garçons.
Voilà, puisquon a pas regardé quels étaient les contenus. Donc je vous en montre un parce que à force de dire c'est les c'est des maths, ben non, ça c'est pas des maths, c'est très clair. Je pourrais regarder la géométrie, c'est encore pire.
Voilà. Et donc il faut comprendre quel est l'impact. Donc ce que je voudrais parler là, c'est des stéréotypes sur les mathématiques et je finirai là-dessus.
C'est-à-dire que les stéréotypes sur les mathématiques, ça existe. C'est cette dimension élitiste qui nous colle à la peau. Et si on veut diminuer cette dimension élit, c'est-à-dire rendre les maths plus démocratiques et notamment envers les filles et pas faire peur, il faut absolument diminuer cette idée de la sélection par les maths et de cette association à cette dimension masculine.
Or ici, ces tests font le contraire. Il base sur la vitesse, sur la mise en compétition, sur la prise de risque. Toute chose qui relève des normes masculines de genre.
Voilà. Bon bah donc on s'étonne pas si ça avantage les garçons. Est-ce que il faut faire devenir les filles les garçons ?
Je crois qu'avec le discours que je vous ai donné tout à l'heure, on va pas y arriver. Donc il faut arrêter. Et c'est ce qu' a fait euh et alors c'est ce que dit la pédagogie égalitaire.
Donc ça c'est très bien la pédagogie égalitaire. Il faut absolument promouvoir ça. Mais elle est pas compatible avec ce genre de test.
Donc, il faut arrêter ces tests. Et puis c'est ce qui je finirai là-dessus, c'est ce qu' a fait la la Corée en fait. La Corée qui a très performant à Teams a arrêté ses tests, ses apprentissages basés sur les tests pour ses effets négatifs sur la société en 2022.
Donc ça c'est écrit dans le rapport de l'inspection générale et des finances que je remercie parce que c'est vraiment des informations précieuses pour pouvoir penser correctement l'ouverture aux sciences pour tous et pour toutes. Voilà. Et je conclurai pour dire si on veut vraiment changer les choses, fix the system.
Merci. On est d'accord. C'est c'est quand le système est mauvais pour autant de personnes.
C'est peut-être pas les personnes qui sont mauvaises, c'est peut-être le système, on est d'accord. Mais euh et et c'était une question que je posais effectivement à une des dernières tables rondes, c'est comment on fait pour donner du sens et faire que du coup les filles aillent vers euh le métier puisque le elles n'iront pas s'il y a pas de sens. Mais avant de d'ouvrir la le débat, je vais laisser la parole à notre dernière intervenante Véronique SOV Slovasc Chavau, présidente d'honneur de l'association femmes et mathématiques.
À vous madame, madame la présidente, je vous remercie de cette invitation et mesdames mesdames les sénatrices et monsieur le sénateur aussi. Donc je vais d'abord présenter l'association femme et math. Elle a été créée en 1987.
C'était peu de temps après que les écoles normales qui étaient séparées filles garçons donc qui était un système de quota de fête et était rendu mixte. Donc on a vu le on a vu une baisse phénoménale de du recrutement des femmes à ce moment-là. Donc les quotas c'est quelque chose qui est extrêmement important.
On en reparlera après. Alors, l'association est née de du constat du peu de femmes qui se dirige vers les études scientifiques et tout particulièrement les mathématiques. Et elle a pour objectif de travailler sur la parité en mathématiques et de travailler sur la manière d'enseigner les mathématiques.
Il y a les deux aspects. à s'occuper de ce qui se passe pour les femmes en mathématiques et ce qui se passe pour les mathématiques parce que c'est lié Mélanie nous en a fait la démonstration de manière efficace. Alors, les actions de l'association, c'est des actions en direction de plusieurs publics.
Alors, évidemment, en direction des élèves, filles et garçons, et en direction des enseignants, en direction des parents. Enfin, donc je vais un petit peu expliquer. Alors, depuis 2009, on a orienté nos actions en direction des filles, plus particulièrement parce que on s'est dit que elles avaient besoin de d'espace au cours duquel elles puissent parler librement.
Quand elles sont en présence des garçons, elles jouent leur rôle de filles entre guillemets et les garçons jouent leur rôle de garçon. Donc surtout à l'âge où on les touche en seconde ou même avant, elles sont très marquées par les stéréotypes ambiants dans la société dans laquelle nous vivons. Ils sont très prignants et ils comment dire ils induisent des choix des ou des refus de faire des mathématiques parce que quand on est une fille on fait pas de math on n'est pas censé aimer les maths.
Enfin, il y a des tas de d'idées reçues qui euh leur font croire peut-être à certaines qu'elles n'aiment pas les maths. Elles sont obligé de ne pas aimer les mathématiques. Donc c'est quelque chose qu'il faut travailler, déconstruire.
Donc on travaille sur la déconstruction des stéréotypes. Euh on a en particulier des journées qui s'appellent FIM math et informatique, une équation lumineuse où on travaille sur les stéréotypes pour leur faire conscience de leur omniprésence. et de l'impact que ça peut avoir sur leur choix.
Donc on travaille en atelier euh sur les stéréotype et puis à travers une pièce de théâtre, une pièce de théâtre forum qui met la problématique à distance. Ça les ça elle ne parle pas de de d'eux mais de leurs amis, de deux personnages fictifs, ce qui leur permet de se positionner par rapport à la la question des stéréotypes sans se sentir directement impliqué ou sans avoir l'impression d'accuser les parents, les profs et cetera. Alors en ce qui concerne les professeurs, on participe à des journées des journées des profs des professeurs de mathématique de l'enseignement public qui ont lieu tous les ans au moment des vacances de la Toussin et depuis longtemps on y on essaie de sensibiliser les enseignants à ce qui se passe dans la classe.
On on a on porte aussi tous les stéréotypes de la société et j'étais professeur dans le secondaire. Quand j'arrivais en classe, je ne laissais pas mon manteau avec le stock de stéréotype. J'arrivais devant les élèves avec les mon stock de stéréotype collé à la peau.
Donc même si on est sensible à la question, même si on se sent concerné, il faut se méfier de ce qu'on diffuse sans s'en rendre compte. Et c'est bien la difficulté. Moi, j'étais persuadé que je faisais pas de différence entre les filles et les garçons et que c'était les autres évidemment parce que on a cet idéal laïque républicain chevillé au corps qui nous fait penser que on ne on est égalitaire, qu'on fait pas de différence et puis on se fait avoir au détour d'un chemin.
Euh donc ça fait un ça fait un choc. Et justement à ce propos euh quand on parle du plan Fle et Math, la la formation des enseignants est absolument fondamentale. Ça fait depuis 1985 que tous les 4 ans, il y a un plan sur l'égalité fille garçon et la la formation des maîtres est absolument fondamentale.
C'est réactiver, réaffirmer à chaque nouveau plan. Mais euh en fait les comment dire les étapes de cette formation ne sont pas à négliger. Ça doit se faire de manière très pensée, très construite, évaluée parce que on a on déclenche d'abord des des comment dire des blocages, des dénis parce que c'est dur à entendre qu'on fait qu'on qu'on laisse intervenir des idées comme les stéréotypes sur les filles et les maths dans les cours. cette idée de de curriculum caché qui a été étudié par Nicole Mosconi, c'est pas évident de l'admettre.
Donc quand on forme, il faut le faire avec intelligence et ne pas lésiner sur les moyens si on veut que ce soit efficace. Alors euh ça c'est au passage, je reviendrai dessus. Alors les l'association fait aussi des actions en direction des étudiantes et elle organise tous les ans un forum des jeunes mathématiciennes où ces mathématiciennes, ces doctorantes rencontrent des femmes qui sont dans le dans le métier de des mathématiques et elle bénéficient de leur conseil d'échanges informels.
Enfin, et elle travaille aussi sur les règles de comment ça se passe pour les nominations, qu'est-ce qui à quoi il faut faire attention. Enfin, elle elle bénéficie de conseils à viser. Alors, après euh les enseignants et les élèves, on a le public des parents.
Euh les parents on on est on travaille sur le l'idée de s'adresser à eux. On l'a fait simplement avec nos journées FMA et informatique, une équation lumineuse. On a voulu euh faire un document, je vous en ferai passer tout à l'heure euh pour que les parents sachent pourquoi on fait ces journées et qu'ils aient pas l'impression de hors de furieuse de folle qui veulent absolument que leurs enfants fassent des maths à tout prix parce que on l'entend, on va quand même pas forcer les filles à faire des mathématiques.
On les force un peu à ne pas en faire, ça c'est pas grave. Mais les forcer à en faire, on veut pas les forcer à faire des mathématiques. On veut les faire réfléchir librement si ça peut les intéresser ou pas et dans quelles conditions ça les intéresse d'en faire.
Donc les les parents, c'est important de s'adresser à eux et on pour s'adresser à tous ces publics différents, on élabore des outils donc des diaporamas, des expositions. On a une exposition aussi qui s'appelle mathématique informatique avec elle, point d'exclamation et on a fait il est pas terminé, on est en train de faire un document d'accompagnement pour que les collègues de des établissements scolaires ou plus largement même dans le dans les dans la vie de tous les jours, les institutions et cetera, on puisse s'exposer, présenter cette exposition et savoir comment l'utiliser parce que souvent c'est un outil outil qui attire mais qu'on ne sait pas comment utiliser. Donc il y a cette idée de de faire un document pédagogique.
Alors la l'association est a été auditionnée évidemment pour par l'IGF et l'IGESR pour le rapport qui vient de sortir. On nous a demandé notre positionnement sur les quotas. Donc sur les quotas, il y a un soutien de l'association, de la plupart des membres de l'association.
Mais évidemment, comme ça a été dit, je vais pas revenir dessus, pas n'importe comment. et en faisant attention à ce qui est ce qu'on est capable de faire et en fonction du vivier enfin en tenant compte de toutes les les réserves, enfin pas les réserves mais là où on a attiré l'attention préalablement euh dans les comment les mathématiques, on a parlé de cet aspect sélectif des mathématiques. C'est sûr que la représentation qu'on a des mathématiques influence la les comment jeunes par rapport à cette discipline.
Donc on a tout intérêt à travailler sur une approche des mathématiques différentes. Alors, souvent on se dit il y a une espèce de dispute entre est-ce que c'est concret, est-ce que c'est abstrait, est-ce qu'il faut développer le sens concret des mathématiques ? Il faut développer tous les toutes les tous les tous les accès possibles.
Parmi nous, il y a des femmes qui sont historiennes des maths. C'est aussi un aspect qu'il faut utiliser entrer par l'histoire. Ça peut plaire à certains et certaines.
Donc on a tout intérêt à démultiplier les accès. C'est la richesse de nos disciplines, pas seulement les maths, mais toutes les disciplines, de pouvoir les aborder avec des regards différents et de cesser de les considérer comme l'instrument de sélection. Bon, je pense qu'il va falloir quelques années encore avant que ça puisse évoluer, mais c'est bien de l'avoir comme objectif.
On avance à petit pas mais on avance. Donc cet aspect de regarder l'enseignement des mathématiques, c'est quelque chose qui est important. Alors on organise aussi des après-midis à thème sur l'intelligence artificielle par exemple où là à la fin du mois on a une après-midi.
Comment l'enseignement des mathématiques peut-il contribuer à l'égalité des sexes ? Donc on a fait on fait intervenir des spécialistes. Donc j'espère que on aura quelque chose de de constructif et qui nous fera avancer.
Alors les actions, je a parlé, attendez, je j'essaie de pas m'égarer dans mes propos. les les actions sont nombreuses. On est à peu près 150 à 200.
Il y a beaucoup de femmes de l'enseignement supérieur et euh des profs du secondaire, quelques sociologues aussi et on agit à travers la France. Donc les journées film AT informatique, on en fait une trentaine actuellement. Quand on a commencé en 2009, on a eu des critiques très dures de cette idée de faire quelque chose pour les filles seulement.
Donc les choses ont évolué. Donc continuons, ça va avancer plus vite. Alors on a beaucoup œuvré à un certain moment pour les internats euh dans les pour les élèves de classe prépa ou les étudiantes et on en est encore à un stade qui est lamentable.
Donc je me je me souviens très bien d'une trib d'une réunion d'une table ronde avec des journalistes et des chefs d'établissement où on essayait de les de convaincre les chefs d'établissement de créer des internats pour les filles et il y avait une violence dans ces réunions comme si c'était quelque chose d'extraordinaire qu'on demandait. C'était rien que de très normal et ça prenait des allures de révolution. et d'attaque assez violente.
Donc c'est quand même quelque chose qui conditionne la vie étudiante. Donc si on veut des filles, il faut les leur permettre de travailler et d'être de pas avoir besoin peut-être de travailler à côté, d'avoir des un accès raisonnable au à un logement. Donc c'est extrêmement important.
Euh on n' pas parlé des bourses. Euh si alors euh les bourses, je me rappelle de les bourses de la vocation du prix de la vocation scientifique et technique des filles. On avait dit qu'on donnerait des exemples.
C'est vrai que voilà. Oui, c'est vrai. Alors, des exemples, on en a toutes plusieurs et c'est vrai que ça envoyer un message aux filles, on vous attend, vous êtes les bienvenus, vous êtes légitimes.
Moi, j'ai le souvenir d'une élève qui venait de du Pakistan, qui était arrivé en France, qui avait appris à parler le fran le français à toute vitesse. Elle battait ses camarades en français pour le bac et le français et elle était très bonne en math et elle a elle est ingénieure actuellement et elle dit bien que il y aurait pas eu le prix ses parents n'auraient pas imaginé ça avait débloqué quelque chose chez ses parents le fait que la société française reconnaisse qu'elle méritait ce prix. Donc il faut pas négliger les les prix et vous en enfin il y a plusieurs associations qui en proposent euh qui sont importants et il faut aussi que au niveau de l'État enfin les des prescriptions soient données pour leur jouer pour que ces ces prix jouent un rôle rôle qu'ils doivent jouer.
Alors, en ce qui concerne les statistiques, on a constaté que dans les mesures qui ont été proposées, je voulais attirer l'attention sur le fait que il y a peut-être pas beaucoup de choses dans le plan en direction des universités. Il y a sûrement des choses à creuser dans les universités. Je je sais pas à qui on doit s'adresser, mais c'est important que ça soit signalé.
Et en Mélanie me disait tout à l'heure, on en a parlé l'autre jour en réunion de femme que là au niveau des des de la section 25 pour les maths, donc on a 37 femmes qualifiées et seulement quatre femmes qui ont été euh retenues sur Alors ça représente 13 % donc c'est insuffisant. Il faut faire quelque chose. Il faut qu'il y ait des mesures précises qui accompagnent les cette histoire de quota aussi à l'université, sinon on nen sortira pas.
Donc on est voilà, je m'arrête là. Merci beaucoup. Merci.
C'était intéressant et chacune de vous a finalement brossé une palette assez complète en étant complémentaire. Euh juste quelques remarques, bah la première, je rebondirai sur le fait que si on veut faire venir des femmes dans les sciences, il faut montrer qu'il y a du sens à y aller parce que s'il y a pas de sens, les femmes n'y vont pas. Elle ne recherche effectivement pas le salaire mais plutôt le sens.
Ce dont le système s'organise enfin prend très prend puisque euh en règle générale les femmes sont moins payées que les hommes. Donc mais ça m'amène à une question un petit peu euh provocatrice, c'est "Mais pourquoi faut-il faire venir des femmes dans les sciences finalement ? À quoi ça sert ?
Est-ce vraiment nécessaire puisque on a des hommes qui peuvent être compétents, est-ce qu'il est vraiment nécessaire de faire venir des femmes dans les sciences ? Qu'est-ce que ça apporte de pouvoir les faire venir ? Qu'est-ce que ça apporte de les avoir aussi dans les comités exécutifs et les mis à part Non mais c'est vraiment une question provocatrice mais mais je mais je vraiment je le pose.
Mise à part le fait que des féministes comme nous disent oui, on vaut autant que les hommes, on devrait avoir notre place. Objectivement euh quelle est la raison pour laquelle ce serait d'ailleurs meilleur pour tout le monde que nous soyons là plutôt que plutôt que pas ? Je je peux vous partager euh mon expérience de directrice RD euh dans l'industrie.
Avoir des femmes, c'est juste un enjeu d'efficacité collective. Dès lors qu'il y a 23 % de femmes dans un groupe, il y a des études qui le disent, et ben l'efficacité collective de ce groupe en est augmenté de 30 à 40 %. La réduction des inégalités de genre pourrait augmenter le PIB des pays de l'OCDE de 9,2 % d'ici 2030 d'ici 2060.
C'est une étude de l'OCDE. C'est quoi une entreprise ? Une entreprise, c'est un lieu où on crée de la valeur, où on va chercher collectivement des idées.
Et si on a le syndrome de ce que j'appelle le syndrome de l'alarme, c'est-à-dire que si dans une maison, vous mettez le capteur uniquement sur la porte d'entrée, les voleurs, ils pourront rentrer par la porte. Ben si vous mettez uniquement des hommes blancs de 40 ans à concevoir des produits manufacturés, et ben à la fin vous aurez des produits manufacturés qui répondront à un besoin d'hommes. Les femmes sont prescriptes d'achat.
Je donnerai l'exemple du secteur automobile. Aujourd'hui, plus de 60 à 70 % des actes d'achat sont directement décidé par les femmes. Qui mieux que les femmes peut mettre des ingrédients dans les voitures de femmes qui vont parler aux femmes.
Et donc c'est un enjeu business puisque derrière les femmes vont aussi acheter. Donc c'est vraiment un un enjeu de de souveraineté, de business. et on que directrice RD si vous me le permettez, moi je le vois tous les jours dans mes équipes où il y a des femmes et ben c'est beaucoup plus efficace et il y a beaucoup plus de créativité.
Bon, vous l'aviez entendu, vous prêchez une convaincu. Mon mari a choisi la voiture que je lui ai conseillé. Donc je laisse la parole.
Alors, excusez-moi. Oui, moi je j'irai dans le même sens peut-être sur le monde de la recherche des études montrent hein que les équipes de recherche très genrées sont moins innovantes, moins productives que des équipes de recherche mixtes. Et on a des exemples dans le secteur de la santé hein sur les études donc enfin sur les médicaments, les tests cliniques qui sont réalisés uniquement sur les hommes.
On voit les conséquences les femmes du coup sur empathtent euh les tout toutes les études sur les maladies cardio-vasculaires, hein. On réalise maintenant que les femmes en fait décèdent d'infarctus parce que non identifié et cetera et cetera et cetera. Donc on voit bien qu'il faut que les femmes soient présentes dans tous ces aspects de la société et avec l'intelligence artificielle.
Euh on a très très peu de femmes dans ces secteurs euh donc euh de l'informatique, du numérique. Ça veut donc dire que ce sont encore des hommes qui vont travailler pour le développement de toutes ces euh nouvelles technologies et et liées à la santé. Donc ça c'est un point extrêmement important et je crois qu'il faut le dire haut et fort.
Les femmes sont compétentes, elles ont les mêmes capacités donc elles doivent être présentes. Oui. Moi, je voulais rajouter la dimension sociale.
Je crois que euh alors discutant avec mon mari de cette question là qui était longtemps chez Google, il disait "En fait nous on cre les nouvelles compétences qu'elles apportent." en sont compétentes bien sûr, mais surtout ça change la dynamique collective de travail, ça apaise les ça apaise les relations entre les gens. Et donc, il y a une dimension sociale de bien-être au travail et de bien-être dans n'importe quel milieu où il va y avoir plus de mixité.
Euh parce que bah il y a pas ces ces tendances de regroupement de boys club qu'on dénonce depuis des décennies dans ces milieux enfin dans le milieu des maths notamment mais tous les milieux hyper masculinisés en fait il y a une espèce de de d'effet de meut qui fait que il y a une il y a une un accroissement de la violence dans les rapports et ça en fait ça ça nuit à pas que aux femmes en fait ça nuit aussi à tous les hommes qui cautionnent pas ça qui subissent. Donc il y a une dimension, il y a un enjeu de de bien-être au travail en fait qui est important, qui doit jouer sur les sur l'efficacité et puis il y a une dimension bêtement de justice sociale. Elles le disent les étudiantes, ils ont pas envie de gagner moins que les hommes.
Simplement, il y a des verrous d'accès qui sont des postes d'accès au pouvoir. Alors qu'il s'agisse donc les maths en fait c'est la ou les sciences c'est la partie émergée de l'iceberg de l'accès au pouvoir c'est le pouvoir intellectuel mais derrière il y a le pouvoir économique il y a le pouvoir le prestige social il y a le pouvoir politique et vous êtes bien placé pour le savoir. Voilà je vous fais pas un décembre.
Donc en fait les verrou d'accès sont des verrous qui sont mis en place par un système patriarcal et que tant qu'on critique pas ces critères de sélection qu'on voit en classe prépa. Alors, il y a quelque chose, j'ai pas dit sur les quotas. J'en profite, je je digresse un peu.
En 2e année de prépa là, c'est intéressant les quotas parce que ça parce queen fait les filles elles arrivent avec des meilleurs dossiers donc elles sont meilleures. Pourtant elles sont sous-représentées en 2e année dans les classes étoilées dans les meilleurs. Bizarre, elle passent des meilleurs au au fond de classe.
Donc il y a clairement des biais dans les critères de sélection parmi les enseignants de mathématiques surtout parce qu'en fait ils sont quand même décisionnaires. Et bah je sais de quoi je parle parce que j'en suis victime aussi hein. Moi ça m'est arrivé donc je vous raconte une anecdote, c'est que moi j'avais on avait une étudiante excellente une année puis l'année d'après j'ai eu un autre étudiant qui était excellent et puis je discute avec un collègue et puis j'ai dit "Ah là il est vachement bon, il a toujours la bonne idée tout ça machin." Puis il me dit "Mais tu es sûr ?
Mais il est meilleur que machine l'année dernière." "Ah, je sais pas, c'est pas pareil. Elle elle est super fiable, super carrée, tout ça, très rigoureuse mais quand même Ouais.
Lui, il donne toujours la bonne idée. Puis il me dit "Mais tu prendrais qui en master toi ? Tu prendrais lui ou tu prendrais dit je prendrai elle évidemment, elle est beaucoup plus fiable.
Lui, il écrit rien. Et donc là dit bien mais en fait je suis pas ça va pas bien quoi. Dit et c'est ça en fait c'est la clé.
C'est-à-dire que tant qu'on valorise l'intuition, ce qu'on appelle l'intuition qui est pas définie qui sont faites des règles implicites de sélection versus le travail qui consiste à appliquer les règles qu'on nous a enseigné explicitement, on va favoriser ce qui transgressent dans le système scolaire qui sont les garçons puisque les normes scolaires en fait c'est on voit dans les matres surgir les normes scolaires en fait qui sont genrées. Les filles se sont sages et obéissent aux règles et elles sont un peu limitées. Enfin voilà, elles recopie et puis les garçons ils en ont sous la et puis par contre par contre ils sont passages en classe.
Donc quand ils ratent c'est parce qu'ils sont pas sages. Quand les filles elles ratent, c'est parce qu'elles sont un peu bêtes. Mais j'avais Mais non, mais en fait je caricature mais à peine c'est c'est ça le biais et c'est ça qu'il faut lever.
Mais après dans la pédagogie égalitaires, c'est extrêmement difficile de mettre en évidence ça parce c'est des tout petits comportements et donc ça c'est un vraiment un travail de longue haleine. C'est il est essentiel par contre il se fera pas avec 2 heures de capsules vidéo. Ça préviens tout de suite.
Je rajouterai oui, je rajouterai simplement une question pragmatique. Il manque 10 à 20000 ingénieurs en France. Il faut un vivier. le vivier, on a la moitié des Français, ce sont des Françaises.
Et bien, il faut absolument s'adresser à ce vivier. C'est très très concret. Je voudrais aussi compléter sur une étude que nous avons mené chez elle bouge à le MEDEF.
Nous avons étudié quel était l'impact sur la rentabilité opérationnelle, les évid, le risque en matière de RSE et la responsabilité environnementale en fonction du taux d'enpoindrement de toute la population féminine de nos entreprises adhérentes. Et évidemment, cette étude montre que plus le pourcentage dans la population cadre est important, plus le résultat lesbida en entreprise est important, plus la politique RSE est efficace et plus la responsabilité environnementale est prise en compte. Et il y a des études aussi qui sont menées avec les secs avec Vigiane de Beaufort qui montre aussi que les femmes qui accèdent dans les come sont une autre manière de de d'exercer le pouvoir, une manière beaucoup plus inclusive mais aussi une manière beaucoup plus éthique. et je fais référence là aux nouvelles commissions d'éthique qui aussi demande ses règles au niveau des je suis d'accord et je rebondirai d'ailleurs sur ce que disait madame Guénè et si on y va pour changer les règles du jeu et certainement pas pour appliquer celles qui nous ont rejeté mais je laisse maintenant la parole à nos rapporteurs.
Laquelle ? Marie-Pierre Monier notre professeur de mathématiques. Voilà de maté.
Merci merci beaucoup. pendant toute vot pour vos propos aussi le passage 2019 la loi dite blanca alors avec les effets qu'on connait mais il n'empêche que il y a quand même je vous rejoins tout à fait il faut faire des maths faire des sciences et au moins jusqu'en terminal il faut ouvrir ça moi en tant que prof de mat j'ai envie de vous dire la difficulté que j'avais aussi c'est que les élèves n'aimaient pas ma matière entre guillemets. J'étais beaucoup en collège et puis en lycée également.
Et donc il faut ouvrir les esprits et le rendre possible en particulier pour les filles mais pour tout le monde parce que c'était une matière qui était passé un peu trop. D'abord je vais poser une question pour ma collègue qui à la place de ma collègue qui était en train de partir parce qu'elle doit parler et que donc nous l'encourageons. Elle rejoint la séance.
Elle rejoint la séance. Voilà. Elle connaît bien le monde des entreprises et elle dit que les entreprises sont demand demandeuses de femmes au sein de leur entreprise.
Est-ce que dans les actions que vous menez, vous mettez en lien ces entreprises avec les femmes ? Est-ce que vous avez des actions directement ? Oui, on pose toutes les questions.
Je vais poser toutes les questions. Gardez celle-là s'il vous plaît. En tête puisque vous alliez prendre la parole madame Bruceau de Elbouge, je sais que je crois que vous avez mené des actions en Espagne.
Est-ce que vous avez un retour ? Est-ce qu'il y a des différences entre certains pays et la France ? Bon, on a travaillé un peu ce sujet, mais euh madame la présidente, moi quand je fais des interventions qui sont sur des sujets que nous traitons à la délégation ou en début ou en fin, au mieux, je dis toujours que nous les femmes, nous avons un cerveau.
Donc déjà pour ça, nous avons notre place de partout parce que nous sommes capables comme les hommes d'accéder à des postes responsabilité, d'être dans tous les métiers. Je sais plus qui c'est qui l'a dit et voilà. Alors moi ce qui me tarode c'est que c'est impressionnant tout ce que vous pouvez faire depuis quelques années ou depuis plus longtemps.
Mais est-ce que vous estimez quand même qu'il y a une progression ou bien une stagnation dans de la place des filles dans et des jeunes femmes dans les études et les carrières scientifiques ? Est-ce que vous arrivez à mesurer un petit peu grosso modo l'impact de ce que vous menez ou est-ce que c'est quelque chose que vous nous faites pas parce que déjà il faut y aller et agir ? [Musique] Vous avez beaucoup de d'actions et ça j'apprécie beaucoup d'aller vers et des actions de proximité.
Moi je suis une rurale en ruralité, il faut qu'on aille vers porter ce qui existe et puis voilà. Est-ce que vous êtes sollicité dans certains territoires plus que d'autres ou est-ce que vous essayez vraiment de mener vos actions sur l'ensemble du territoire français ? Et puis vous l'avez dit à demiot en fait le soutien des pouvoirs publics.
Et ben oui parce que je comprends bien que tout vous avez créé des associations et franchement pour ce que vous faites c'est impressionnant et c'est essentiel mais je crois que l'une d'entre vous l'a dit aussi ça ne suffira pas. Alors il y a eu ce plan qui est annoncé par la première ministre et on s'a réjoui. Vous avez plusieurs dit que il faut pas sintéresser qu'au classe prépare universités.
Vous avez aussi dit combien c'était important de s'intéresser dès le plus jeune âge. Ah, j'ai j'ai aimé votre test quand vous avez dit c'est pas des maths, ça c'est bien vrai. Et ça pose un problème en fait sur comment on enseigne les math et les sciences et les math en particulier et du début et du début voilà et c'est ça qu'il faut qu'il faut absolument changer parce que sinon on rebutera plein de monde parce que c'est vrai que les responsables des grandes écoles telles que le NS qu'est-ce qu'il y avait supé et je crois central nous ont dit qu'il manquait ce vivier de 15000 et que donc ben ils s'intéressaient ils ont des actions envers les filles pour essayer de les récupérer mais il faut quand même un certain niveau de connaissance même quand on parle de classe pépa et ce Vivier, il faut qu'il y soit et pour qu'il y soit il faut que ça commence très jeune, très très jeune.
On a vous avez parlé, je crois de seconde où c'était important de faire des actions, mais je crois que c'est même avant parce que déjà tout le monde voilà et puis que les gens se ferment enfin les filles se ferment les barrières bien plus tôt. Voilà. Merci.
Du coup, voilà, on va prendre l'ensemble des questions. Je pense que c'est plus efficace parce qu'après comme ça vous répartirez les les réponses. Et alors euh moi je voulais déjà dire à madame Bruceau concernant les l'efficacité, on peut témoigner pour certaines que le changement également de euh de de parité dans les départements, on fait la même chose.
Moi, je dis souvent hein, d'ailleurs je suis plutôt une élue de droite, mais c'est la gauche qui a en général toujours fait avancer la parité et que le changement euh du euh du mode de scrutin au département où on avait réduit de moitié les cantons mais euh présenter un homme et une femme à égalité et non pas simplement un homme élu et une femme suppléante, c'était souvent le cas. J'ai beaucoup de collègues hommes qui vraiment ont eu l'honnêteté de reconnaître au bout de quelques années qu'ils avaient travaillé différemment et c'est formidable parce que c'était déjà bien pour eux enfin déjà de le reconnaître et je pense que cette complémentarité elle est très très importante dans tous les domaines. Alors moi je suis à l'inverse de ma collègue ici présente, je suis une traumatisée des maths.
Donc tout ce que vous avez dit est très me parle énormément et je pense que ayant été élu après du plateau de sa clé, je je toute ma vie je me mordrai les doigts de pas avoir pris les maths autrement que comme un traumatisme ou comme un quelque chose de subi au regard de tout ce que je vois sur le plateau de sa clé comme réussite, comme modèle de femme euh voilà dans le milieu de la recherche de l'ingénierie que que j'admire tellement et que je Je je rencontre aujourd'hui depuis plusieurs années, mais donc ça me touche et je pense qu'en effet, c'est très très important qu'on puisse changer ce regard dès le plus jeune âge. Et un des effets pervers, je pense de cette réforme de de du baccalauréat, vous en avez moins parlé, c'est que les futurs professeurs des écoles elles-mêmes n'auront plus de math au lycée et donc auront encore moins d'appétences pour enseigner les mathématiques dans les plus jeunes classes du primaire. On en a parlé d'ailleurs avec du coup le ministère, avec Ellisabeth Borne et je pense que c'est fondamental qu'on arrive à dans la formation initiale mais aussi formation continue qu'on puisse essayer de de s'occuper de la formation de ces de ces jeunes professeurs qui du coup c'est un cercle vicieux vont du coup encore plus entraîner une non connaissance j'allais dire sympathique de des mathématiques pour pour leurs élèves.
Donc, je voulais avoir votre avis là-dessus et euh en parlant de quota, j'étais très intéressé ce que vous aviez dit Mélanie sur le fait que ça pourrait être plutôt être en 2e année de prépa. Moi j'avais aussi un sujet concernant Parcours Sup. Alors, le problème c'est que c'est un sujet toujours un peu compliqué.
On sait que les algorithmes sont très secrets, mais je pense que quand on voit les listes d'attentes euh des choix que font nos jeunes, est-ce qu'il y aurait pas une possibilité d'avoir une sorte de de d'alerte sur le nombre de jeunes filles ayant fait tel ou tel choix sur tel ou tel prépa ou sur telle telle école, telle ou telle école et qu'on puisse avoir alors ça peut être un quotat mais que il y ait voilà un algorithme rythme qui puisse faire un warning pour que on puisse quand il y a une liste d'attente encourager que ça soit plutôt un certain nombre de jeunes filles qui puissent accéder à telle ou telle formation plutôt que d'avoir des garçons. C'est compliqué parce que c'est peut-être simissé dans l'algorithme et on sait que c'est c'est difficile. On a certains collègues qui sont là-dessus extrêmement vigilants mais là ça serait pour la bonne cause.
Voilà et merci pour tout ce que vous avez dit parce que voilà, c'est une table ronde très enrichissante mais j'en attendais pas moins. Marido, oui, merci pour toutes les précisions et puis toutes les actions que vous menez pour promouvoir cette belle cause. J'ai été particulièrement décontenancée par ce que j'ai appris au sujet des tests en en CP et je n'imaginais pas du tout que ce biais pouvait intervenir.
Donc c'est sûrement un élément qu'on qu'on aura à creuser. Je voudrais vous interroger sur un aspect comparatif. Dans le monde, les femmes qui occupent la profession d'ingénieur sont à peu près 28 %.
En France, nous sommes un peu moins 26 %. Euh aux États-Unis, au Japon, c'est de l'ordre de 20 22 %. Mais on constate que certains pays sont beaucoup plus avancés euh comme le Maroc, la Tunisie, la Syrie, le Pérou où nous voilà nous nous tutoyons les 42 44 % et Trinité et Tobego, ils sont 56 %.
Donc, je voulais savoir si vous êtes intéressé à ces à ces pays et est-ce qu'il peut y avoir des différences soit de représentation, des différences culturelles, des différences dans le système éducatif, euh des différences aussi dans le positionnement ou dans la pédagogie euh qui peuvent être pour nous des modèles à suivre pour faire évoluer euh nos pratiques et accè et et atteindre nos objectifs. Et puis dernier point, est-ce que vous avez au sein de vos associations des hommes aussi qui défendent qui portent ce plaidoyer avec vous et quelle proportion ils représentent ? Nous avons des hommes au sein de la délégation au droits des femmes qui sont présents et et qui soutiennent aussi nos travaux.
Mais j'aimerais savoir dans quelle mesure vous êtes aussi euh euh soutenu par des hommes dans vos actions. Je On va finir les questions. Euh Annie Billon, merci madame la présidente.
Merci mesdames pour votre exposé que j'ai entendu en partie et je vous prie de m'excuser, j'avais une mauvaise orientation au GPS ce matin euh et j'avais pourtant mon cerveau bien accroché sur ma tête. Donc peut-être la la première question, je voulais qui qui reprend un petit peu celle de ma collègue rapporteur, c'est sur les hommes. Aujourd'hui, nous avons des femmes des femmes engagées, brillantes, mobilisées pour la place des femmes dans le monde de l'entreprise, de la recherche des des ingénieurs.
Et moi, je voudrais savoir comment est accueilli votre combat au quotidien dans vos entreprises et également est-ce que vous estimez que cette parole que vous portez, elle doit être portée pour être efficace par des femmes ou par des femmes et des hommes ? C'est vraiment essentiel parce que nous de temps en temps, on se dit "Mais pourquoi pas un homme à la présidence de la délégation aux droits des femmes au Sénat ? Est-ce que ça aurait du sens ?" Donc c'est vraiment une question que je me pose parce que c'est toujours assez dérangeant de se dire qu'on défend son camp.
Et donc c'est bien de défendre son camp, mais c'est bien aussi que les hommes prennent part puisqu'il faut qu'ils aient conscience de du plus que ça va apporter d'avoir des femmes dans les circuits ingénieurs. Après la deuxième question qui sera peut-être redondante par rapport à vos exposés puisque je n'ai pas entendu la totalité même si je connais certains certaines des intervenants de ce matin plus ou moins bien Mélanie on avait eu l'occasion Guetel de se rencontrer grâce à Lord Darcos à l'époque lorsque je présidais la délégation et Fatima, on a eu l'occasion d'échanger dans des circuits un petit peu différents. Donc je je voulais je voulais juste poser la question.
On a aujourd'hui euh les études de médecine. On sait que les études de médecine, la première année est très sélective et extrêmement c'est difficile de se projeter dans la ruralité pour aller à 200 km faire cette première année qui est maltraitante et cetera. On imagine la la les la première année désormais dans les territoires ruraux pour réussir à élargir le spectre des candidats, que ce soit des des garçons, des filles issus de milieux qui sont pas forcément des médecins, des praticiens.
Donc est-ce que il y a il y a la volonté finalement d'avoir est-ce que si on installait dans tous les départements des prépas qui ne n'auraient pas à subir la concurrence des grandes prépas aussi ? parce que c'est ça hein, lorsque vous faites la bonne prépa, vous avez quand même plus de chance d'accéder à à un autre à des écoles prestigieuses. Est-ce que on a l'obligation finalement pour élargir le specre, pour faciliter cette place des femmes d'avoir ses prépas avec la garantie qu'elles ne seront pas blacklistées au moment de la sélection ?
Ça c'est vraiment une question que je me pose et c'était les deux questions que je voulais vous poser en tant que membre de la délégation et non rapporteur sur ce dossier. Je vous remercie. Est-ce que notre collègue Favot a une question à me poser Gilbert ?
Parce que non, on va pas [Rires] Très bien. Bon ben de toute façon, je pense que vous avez déjà un bon paquet de réponses à apporter. Donc à vous mesdames.
Je je vais commencer au nom d'boue et puis je laisserai ensuite la la la place à évidemment à mes collègues. Pour ce qui concerne les actions entreprises, donc nous chezbouge, nous avons 350 entreprises partenaires. Cet enjeu de féminisation des entreprises a au moins trois aspects.
Le premier et bien c'est de répondre au quota et aux lois copésman puisqu'il y a des obligations de féminiser les commerces et donc il faut bien alimenter le vivier. Le deuxième c'est un enjeu d'efficacité collective et de business model puisqu'une entreprise est là quand même pour dégager des bénéfices et on a compris l'apport des femmes. Et le troisème enjeu c'est aussi l'attractivité.
Les politiques de RSE. les jeunes femmes vont plutôt aller dans les entreprises qui qui leur ouvrent les portes. On au niveau des actions aujourd'hui, il convient quand même de dire qu'il y a un problème de désirabilité de l'industrie et de l'entreprise.
En règle générale, l'entreprise donc tous les territoires doit travailler sur cette désirabilité. C'est ce qu'on fait avec elle bouge sur tout le territoire national y compris les DOMES avec nos nos 26 délégations. Donc on ouvre les portes, on on emmène les filles avec leurs professeurs dans les entreprises, ce qui permet d'ailleurs au passage d'expliquer aux professeurs ce qu'une entreprise et donc de le de les renforcer dans leur rôle de prescripteur d'orientation au-delà de d'expliquer aux jeunes filles.
On va dans tous les salons industriels, on était à Global Industrie il y a quelques semaines. Nous emmènerons plus de 200 filles au salon de l'aéronautique. L'an dernier au salon de de l'automobile, il y en avait 250.
Et nous participerons à toute la semaine de l'industrie au mois de novembre. Donc il y a vraiment cette ouverture de l'industrie et des entreprises parce qu'elles en ont besoin mais les entreprises doivent adresser la question de leur désirabilité. En ce qui concerne l'international, donc là je me réjouis parce que c'est un des axes des quatre axes stratégiques que je porte en tant que présidente du conseil d'administration d'Elbouge.
Ellebouge est en train de s'ouvrir à l'international. Nous ouvrons une délégation non pas en Espagne, madame, mais au Maroc le le 29 mai. Nous en sommes à l'étude à l'étude des routes causes, des causes racines.
Effectivement, vous avez raison, en fonction des plaques géographiques, il y a plus de filles. Alors, par exemple, dans les pays tels que la Chine, la Roumanie, toute l'exur de l'Est ou bien donc ils sont des pays plutôt de de d'origine communiste sur une culture extrêmement égalitaire. l'enseignement des maths et la place des maths n'est même pas un problème.
Et donc du coup et ben ou même l'Europe du Nord qui elle n'est pas forcément sur des méthodes enfin sur des du communisme mais c'est des des des politiques extrêmement égalitaires depuis la petite enfance et donc du coup on les retrouve à 5050. Moi dans mes équipes en Roumanie, j'ai exactement ça. J'ai dans le pipe à l'entrée, c'est carrément c'était égalitaire entre les filles et les garçons.
Une deuxième route cause qui va amener les filles aussi à aller vers ces études, c'est l'ascenseur social et le fait que ce sont des métiers rémunérateurs. Donc ça, on le trouve notamment en Inde, on le trouve aussi au Japon, on le trouve au Brésil, on le trouve au Maroc où les filles vont aller dans ses carrière parce que ça va leur donner un pouvoir financier. Dans tous les cas, donc ce sont les deux les les premiers éléments que nous sommes en train de mettre en place puisque cet axe stratégique, nous le déployons seulement depuis 1 an et Isabelle Huette, notre directrice générale, est en train de de continuer sa ses axes de de d'étude. for c'est de constater que même si elles sont à 5050 au début et bien dès que dès qu'elles retournent dans leur famille et cetera, par exemple en Inde, le système de caste existe encore beaucoup.
Moi j'ai souvent vu des collaboratrices qui ne revenaient pas de leurs vacances d'été parce que elles étaient allées dans leur famille et elles restaient au Maroc on les marie aussi donc elles ne elles ne reviennent pas. Enfin, il y a quand même si c'est égalitaire, il y a une perte dans le pipe en ce qui concerne la ruralité, le décloisonnement. Donc nous nous sommes maillés sur tout le territoire, 26 délégations, ne pas oublier les dommes, ça c'est très très très important.
Donc on ouvre les entreprises en local. Hier, nous avions le challenge Innovatec qui est un accathon 100 % féminin. Nous avions 20 équipes fénialistes qui venaient de toute la France.
Donc nous sommes des délégations régionales, nous avions des écoles locales, nous avions des entreprises locales et il est absolument important que ce débat ne soit pas un débat parisien si vous me permettez l'expression, mais un débat de tous sur tous les territoires. Et nous, on voit la force de de découpler aussi avec les les pouvoirs locaux, les pouvoirs publics locaux. On voit bien cette force de mailler les territoires.
Euh en ce qui concerne le soutien des pouvoirs publics. Donc là, c'est aussi pour elle bouge un de nos quatre axes stratégiques. Nous, on a une expérience de terrain.
Euh on fait on touche 45000 filles par an, on a plus de 1000 actions, on on connaît le terrain. forcé de constater et que franchement on n'y arrivera pas sans les pouvoirs publics et on se réjouit des mesures que nous avons porté au moins des deux sur quent dans le plan Fill et Math et nous on serait vraiment extrêmement enfin ça nous aiderait si on pouvait avoir en plus une journée nationale de déconstruction des stéréotypes et une formation obligatoire des entreprises à à la formation de de la RSE pour sensibiliser tout le monde à à tous à tous les niveaux. Euh pour ce qui concerne les hommes, alors oui, chez elle bouge, on fait avec les hommes.
On a un président d'honneur qui est Pierri Paumelet, le président de la Valgroup qui était hier à Ber avec nous pour encourager les filles. Oui, c'est un ce n'est pas un débat de femme, c'est un débat qui se fera avec les hommes. On on ouvre, elle bouge.
On a un délégué régional, on a un conseil d'administration qui est pas tout à fait par terre, on a 20 % d'hommes mais on est en train de se de de se soigner. Oui, on on n'y gagnera qu'avec les hommes parce que les hommes sont aussi des early adopteurs. Il faut trouver euh dans les hommes euh ceux qui vont nous aider à faire percoller parce qu'aujourd'hui ce débat en entreprise euh il peut être aussi euh perçu par les hommes.
Les femmes sont promues parce que ce sont des femmes. Moi, je l'ai personnellement vécu. Donc je peux je peux en témoigner.
Et en fait ce qui convient d'expliquer c'est que il faut l'attaquer entre guillemets avec l'angle efficacité économique, efficacité opérationnel. C'est en travaillant tous ensemble qu'on va délivrer plus, qu'on va être plus moteur d'innovation. Et donc c'est ça le biais avec lequel il faut travailler avec les hommes et il faut leur dire que c'est tous ensemble et c'est au service d'une une efficacité business et d'une efficacité économique de notre pays.
Et je ne veux pas monopoliser la parole. Donc je vais laisser. Merci Valérie.
En complément de sur des propos de Valérie peut-être sur les entreprises, les personnes morales au niveau de l'association femmes ingénieurs, nous avons des personnes morales et des personnes physiques qui adhèrent et les personnes morales sont extrêmement mobilisées. Des entreprises qui souhaitent participer à cette évolution culturelle parce que finalement c'est une évolution culturelle. changer de paradigme et considérer que les métiers d'ingénieur sont des mots métiers, c'est important.
Et métier scientifique. Je fais donc sur les personnes morales, je voudrais souligner une initiative de l'association Armétier Alumni qui a organisé cette année un événement incroyable qui s'appelle usine ouverte. usine ouverte, c'est euh plus de 250 entreprises qui ouvrent leur leurs portes euh de l'industrie le le vendredi pour les les scolaires et le samedi pour le grand public, de telle sorte à faire connaître.
Donc c'est un engagement fort parce que pour ces entreprises c'est beaucoup de travail hein, c'est un investissement et du temps consacré et c'est très bénéfique pour culturellement faire euh déconstruire un peu des stéréotypes sur l'industrie. Je dis souvent quand j'étais jeune, j'ai j'ai visité l'usine Haribo de Marseille. Ça m'a ça m'a vraiment impressionné.
Je sais pas voilà fait des bonbons, comment on les fait ? C'est toujours important. Donc sur les entreprises également, elle n'hésite pas euh à participer à des interventions.
Nous organisons ingénieur, c'est pour moi, j'en ai parlé, l'événement sur le métaver où nous avions 2000 8500 élèves euh qui étaient qui avaient participé à cet événement l'année dernière. Et bien, nous avions plus de 200 intervenantes des entreprises qui ont l'opportunité également de présenter leur métier pour déconstruire les a priori. Pourquoi les a priori ?
Je vais faire le lien avec les territoires. Il est très important, comme tu le disais Valérique, de ne pas avoir des actions uniquement en Île-de-France et de d'adresser tous les territoires. Et encore une fois, le numérique, bien que ce soit complémentaire à une présence physique, et bien c'est important de donner la chance à chaque élève de pouvoir discuter avec une super ingénieur qui travaille dans un centre de recherche francilien.
Mais si je suis au fin fond de la Creuse ou de la Normandie, c'est important que je j'ai cette opportunité d'échanger. Et le numérique est aussi un vecteur positif pour le faire. Euh également euh on a parlé de de de biais, on a parlé également de de différence entre les pays.
Culturellement dans les pays du ça a été présenté lors d'une table ronde que vous avez organisé dans certains pays, c'est comment c'est admis que réussir ces études ? C'est soit être ingénieur, soit être faire médecine. Euh et il y a beaucoup de donc culturellement les familles l'accompagnent, les prescripteurs l'ont intégré.
C'est quelque chose qui est commun dans les familles, dans les repas du dimanche, ça paraît évident. Nous aujourd'hui, on aura réussi notre transformation à ce niveau-là lorsque au repas du dimanche familial, mamie ou papa pourra dire à son enfant "Ah ben, je rêverai que tu sois ingénieur, comment on peut y arriver ? J'ouvre la porte.
Euh pourquoi pas des un film également des séries télé qui présentent qui mettent en en évidence des intrigues au sein d'une usine et au sein de métier d'ingénieur. On connaît très bien la médecine, on a vu tous des des grais anatomies et cetera. On a le métier de policier, on le connaît par cœur parce qu'on a vu plein de séries.
Pourquoi pas également encourager les la connaissance de ces métiers ? Donc voilà ce que je voulais porter comme information. Je veux veux bien répondre à un certain nombre de questions.
Alors, c'est vrai que je voudrais peut-être revenir sur les problématiques universitaires parce que je c'est vrai qu'on parle beaucoup d'ingénieur, mais on a aussi à l'université des formations au niveau master et voir le doctorat qui est pas à mon sens pas suffisamment reconnu hein contrairement à ce qui se passe dans certains pays. et et donc en fait revenir à la question sur la les études de médecine. Donc en ce moment effectivement les études de médecine arrivent avec deux deux voies d'entrée.
Alors les situations sont différentes selon les établissements parce que chaque université a pu se positionner soit selon un parcours accès santé soit sur une licence accès santé. Et donc là, c'est encore des choses qui sont en discussion, en j'ai envie de dire en mouvement perpétuel. Alors, j'en parle d'autant plus facilement que j'ai assuré la direction avec ma collègue électronicienne donc qui était elle directrice, moi j'étais son adjointe.
Donc, j'ai assuré cette direction de faculté des sciences pendant 5 ans au moment où on a vécu les transformations à répétition des études d'accès santé. Euh les filles sont majoritaires dans ces populations étudiantes et elles réussissent à plus de 50 % ce qui désole d'ailleurs certains de mes collègues médecins. Quand j'étais chargée de mission égalité, je me suis entendu dire il faudrait faire quelque chose, on a trop de filles maintenant là ça là ça devient inquiétant.
Donc voilà, ça c'est aussi un message que je voulais vous vous transmettre. Donc euh la problématique des territoires. Euh effectivement, nous mettons en place des dispositifs d'enseignement à distance et cetera pour accueillir les étudiants étudiantes qui le souhaiteraient qu'ils puissent étudier au niveau de la première année dans leur ville.
Le problème c'est que ces jeunes se retrouvent à avoir des enseignements toujours à distance. Euh c'est compliqué à gérer le Covid, on a vu les dégâts que cela faisait. Alors moi, j'ai travaillé cette année, alors je je sors de l'association un peu mais je je fais part de mon expérience personnelle sur un dispositif donc format flex où j'ai enregistré mon cours mais pas sur un mode diaporama enregistré.
Je suis devant une caméra, j'essaie de de mobiliser l'intérêt et cetera. La première des choses que j'ai dites à l'ingénieur pédagogique qui m'accompagnait, j'ai une caméra, je peux pas écrire au tableau, je ne peux pas bouger. Donc j'ai fait déplacer le dispositif dans une salle et je me suis mise au tableau et j'ai interagi alors toute seule devant ma caméra en imaginant mon public étudiant.
Euh voilà, donc il y a plein de choses qui se font. Maintenant, il faudra en mesurer les effets. Donc ça c'était un un premier point.
Euh un autre point au niveau des territoires. Bon aujourd'hui, je crois que je suis la seule à venir de très loin. Je viens du finistère Pénarbet en Breton, le bout de la terre.
Donc nous sommes face à l'océan, nous sommes devant. Euh mais mais la ruralité nous connaissons aussi en Bretagne. J'ai organisé avec une collègue des rencontres chimie, je suis chimiste chimie et terroir à Carré.
Alors je pense que Carré va peut-être vous parler. Il y a un fameux festival tous les étés et c'est un c'est le centre Bretagne et nous sommes allés dans le cadre d'une action développée par la commission chimie société de la fondation de la maison de la chimie des rencontres où nous avons montré la chimie des expériences en lien avec le territoire et on va au devant des publics. Et bien je peux vous dire que nous avons rencontré un franc succès.
Par contre l'année dernière je suis allée à Bakara qui n'est pas très loin de Nancy. Et là, un message aussi que je voudrais vous transmettre. Une jeune élève, elle devait être en 4e, elle est venu avec sa classe le jeudi, elle est revenue le samedi, elle a fait tout le tour des stands qu'elle n'avait pas pu faire.
Et à un moment donné, le collègue de Nancy qui lui dit "Bah écoute, si ça t'intéresse, tu viendras au village des sciences, je vais t'expliquer plein de choses parce que je pourrais te montrer mon laboratoire." Et là, elle lui a dit "Ah oui, mais vous savez, ma grand-mère ne va pas me me conduire à Nancy." Et là, ce sont des des éléments, je veux dire, qui sont concrets par rapport à ce besoin d'aller aussi vers ces jeunes qui n'entendent pas nécessairement parler de sciences.
Et je vais répondre maintenant à la problématique de la formation des professeurs des écoles. Il est vrai qu'au jour d'aujourd'hui 80 % hein des personnes qui rentrent hein dans le professorat des écoles sont issus de filières s sens scien humaine et social de filières lettre. Donc les sciences expérimentales, les sciences dures, ben évidemment ça va devenir de plus en plus compliqué.
D'où la sollicitation d'une association comme femme et science science au sens large. La préconisation lorsque l'on va à la rencontre des classes, c'est de ne pas aller uniquement parler, c'est d'aller aussi avec un objet, avec une expérience pour rendre les choses concrètes. Donc voilà, ça c'est un élément extrêmement important.
Il faut montrer les choses he en tant que chimiste. Moi je vais vous dire si si vous parlez de chimie sans expliquer, sans montrer, vous n'aurez pas le même impact. que lorsque vous effectuez vous-même une expérience.
Donc ça c'est un point important. Donc la formation des professeurs est vraiment un point fort. Et d'ailleurs l'association ferme et sciences, je crois qu'on a signé avec les associations donc femmes et mathématiques et les associations savantes, les sociétés savantes, une tribune justement pour remettre de la discipline dans la formation des des enseignants.
Ça c'était un point important. Alors, je vais peut-être pas avoir le temps de tout développer. Euh, les partenariats entreprises, évidemment, je vous ai parlé tout à l'heure de la science taille XXL.
Parmi euh les ambassadrices, il y a des femmes qui travaillent dans le monde de l'entreprise. Nous avons des partenariats avec par exemple une entreprise comme J. Euh nous avons de plus en plus de sollicitations.
Nous avons des personnes morales qui sont aussi issues de l'entreprise. Donc nous avons effectivement un partenariat avec le monde de l'entreprise et notre idée c'est d'essayer d'étendre un peu plus. Mais de toute façon, nous collaborons hein, je pense qu' on peut encore essayer de monter en en gamme.
Mais n'oublions pas que nous sommes des bénévoles et que nous avons aussi des métiers à côté. Donc ça c'est un point extrêmement important. Donc les associations ne pourront pas régler euh tous les problèmes loin sans faut.
Nous avons besoin du soutien des pouvoirs politiques. Bon évidemment ça c'est encore un point un point très très important. Donc nous sollicitons évidemment euh le ministère d'éducation nationale puisque nous intervenons au niveau des scolaires et il nous demande d'intervenir.
Je n'ai pas précisé tout à l'heure que lorsque nous organisons le colloque euh chaque année, nous avons à côté maintenant une session de formation à distance pour les enseignants du primaire et du secondaire totalement en ligne dont ils peuvent s'inscrire. Donc ça c'est un point important. Euh la problématique des hommes.
Oui, nous avons des hommes à femme et sciences et d'ailleurs le conseil d'administration actuelle, nous en avons deux. Donc l'ancien directeur de l'École normale supérieure de Rennes et un physicien. Donc voilà.
Et j'ai une petite anecdote personnelle à vous relater. J'ai été contactée il y a 3 ans par un enseignant de mathématiques en classe préparatoire à Brest dans un lycée brestois et il intervenait essentiellement en physique chimie donc dans les filières PC je me trompe peut-être dans le dans le dans le nom. Euh et il avait échangé avec un inspecteur de mathématiques de l'académie de Rennes et il s'inquiétait en fait de voir la diminution du nombre d'élèves filles dans ces classes qui normalement étaient quand même pas déficit à ce point-là.
Et le l'inspecteur lui a conseillé de prendre contact avec l'association femmes et sciences et donc il a adhéré. Donc nous avons un enseignant de classe préparatoire professeur de mathématiques dans la région Bretagne. Donc voilà, mais je je suis très contente et il est très actif à tel point que au dernier village des sciences à Brest, donc à l'automne dernier, il est venu nous soutenir dans des sessions pour tenir le stand de pharm et sciences.
Donc comme quoi effectivement euh les hommes sont aussi inquiets de voir ces évolutions euh je dirais négatives du nombre de filles dans ces filières-là. et je pourrais voilà continuer longtemps. Et j'ai envie de dire aussi que à l'université nous avons des formations master et il faut savoir que euh les chiffres hein à l'échelle nationale, les filles sont présentes en master à plus de 50 % largement hein et ensuite en doctorat on descend en dessous largement on atteint 40 %.
Donc là, on voit aussi quelque chose qui qui interroge donc et on pourrait continuer comme ça. Donc je vais laisser pas la parole à mes collègues. Merci.
Mélanie Guénet. Oui, merci. Alors, beaucoup de questions.
Euh il y a une question à laquelle personne n'a répondu. Donc, je vais répondre, je vais donner des éléments de réponse sur les tendances. Vous dites les tendances, elles sont comment ?
Avec toutes les actions qu'on a faites et ça va rejoindre ce que tu disais sur le bénévolat. C'est que le bénévola surtout une source d'épuisement qui repose à nouveau sur la charge des rares femmes rescapées, je dirais, du système. Et la tendance malheureusement, elle est pas bonne. notamment en math, les licences de math, elles sont elles sont en en diminution de la part des femmes depuis alors ça c'est pas lié à la réforme à tout est pas lié à la réforme, il y a plein de problèmes avant mais depuis 2000 depuis 2005 en fait depuis qu'on a les les données, c'est en fait ell la part des femmes a tendance à diminuer un peu partout et là on atteint des proportions qui sont très inquiétantes et c'est pour ça que ce que je disais à Véronique est absolument dramatique.
C'est-à-dire que quand cette année le rapport de la mission mentionne que sur les 140 femmes qualifiées en math tout compris, il y a que 17 recrutés sur 80 postes, c'est dramatique, on peut pas y arriver. On a en en math fondamental, il y a on était à 30 femmes il y a quelques années, il y a eu des repéraminages. Donc maintenant, ils sont 40 sur 500 profs.
Voilà, 40 sur 500. pour vous donner la la l'idée de l'ordre de grandeur qu'il faudrait pour avoir la parité. Il manque 200 prof.
C'est des profs hein, c'est pas des c'est pas juste le premier recrutement. Moi je suis maître de con. Enfin je suis pas prof, je suis voilà.
Non, mais et euh c'est pour vous dire que à quel point euh il y a des verrous qui sont mis en place parce que euh les mathématiques quelque part, il y a une symbolique très forte de l'accès au pouvoir. Il y a une il y a une hiérarchie, il y a une aristocratie dans ces disciplines scientifiques qui sont particulièrement marquées par les maths. Et donc c'est impossible de monter si euh si on fait pas quelque chose de massif.
Donc là, on disait il y a des viviers au moment des candidatures, il faut absolument agir pour pouvoir faire monter parce que sinon les rôles modèles euh c'est juste l'épuisement pour les rares qui restent que c'est pas possible en fait ce que tu disais. Vous avez touché 19000 élèves parce que ça concerne parce que il y a plein de femmes comme elles sont voilà qui veulent transmettre mais l'école primaire c'est 6 millions d'élèves. Enfin c'est juste pas possible.
Même les profs d'école, c'est 10000 par an des nouveaux. Donc en fait l'échelle, elle est elle est pas là quoi. Ça peut être que ça peut être que un petit plus, ça peut pas être le fond de l'évolution.
C'est impossible. C'est les les ordres de grandeur sont pas les bons. On est de l'ord de 1 à 1000.
Voilà minimum. Donc ça c'est pour vous dire les tendances, elles sont pas bonnes et les actions des femmes, elles sont très positives. Je pense qu'elles sont très positives mais elles restent un petit plus.
Voilà, faut faut être modeste en fait. Je pense c'est un petit plus. Les pouvoirs publics, eux, ils peuvent agir massivement.
Et donc, je réponds sur la question du coup des comment on change l'enseignement en CP. Ce que je vous ai montré en fait, c'est pas ce que les enseignantes elles font. Évidemment, ça n'a rien à voir.
En fait, les enseignantes, elles enseignent comme d'habitude les nombres alors plus ou moins bien en fonction de comment elles ont été préparées, de ce qu'elles ont compris et de comment elles les moyens du bord, les conditions de travail sont pas bonnes, elles ont plein d'injonctions partout. Mais ça les math normalement enfin comme comme d'habitude en fait si on regarde dans l'histoire enfin depuis 80 on peut retrouver des rapports on dit toujours la même chose ça enseignant ah ils sont pas assez formés ah c'est trop formel oui ça c'est notre problème français voilà c'est trop formel on est d'accord à l'école primaire je vous rassure jusque- là les enfants français en CM1 d'après TeamS ils adorent les maths largement plus que l'ensemble des pays sauf en 2024 et là ça c'est vraiment un signal d'inquiétude. majeur sur ce qu'on est en train de produire actuellement là récemment dans les depuis les 5 dernières années.
C'està-dire que enre 95 2015 les enfants français qui détestent les mats en CMA il y en a 15 % c'est très en dessous de la moyenne des pays testés c'est très en dessous de Singapour. Singapour c'est 23 % donc il y a beaucoup plus d'enfants qui détestent les matths à Singapour en CM1 que d'élèves français qui détestent les maths même aujourd'hui. Voilà aujourd'hui c'est monté à 20 % donc on est encore en dessous de Singapour. et des enfants qui aiment les maths.
Il y en avait 50 % qui adoraient les maths en CM1. Il y en a un petit peu moins maintenant, mais c'est au largement au-dessus. On fait partie des pays où les pattes sont le plus appréciés dans les petites classes.
Donc il faut pas se tromper de sujet. Les résultats des tests sont pas bons. OK, c'est mais comme on a vu les tests, c'est des tests.
Est-ce que c'est des compétences à long terme ? pas clair parce que quand on regarde PISA en fait les compétences sont moyennes. Donc ça veut dire que les tests de CM1 sont pas très pertinents.
Ils sont basé sur des critères anglo-saxons et que nous on est très déconnecté en fait de ces critères là. Voilà, c'est ça que ça veut dire. Donc il faut pas accorder tant de voilà, il faut faire attention à ce que ce qu'on dit là-dessus.
Donc pour dire comment changer, oui, il faut changer, il faut pratiquer des pédagogies plus ouvertes, plus basées sur raisonnement. Actuellement les programmes, ils ont supprimé le mot raisonnement des programmes. Donc on va pas du tout dans le bon sens.
Donc vigilance, les nouveaux programmes qui arrivent ont supprimé les compréhences transversales. Or la pédagogie égalitaire se base sur le fait qu'il faut agir sur la compréhension et le raisonnement d'abord. Et là, on agit sur les automatismes et la vitesse.
Donc on a rien compris. Voilà, on a rien compris. C'est ce que dit PISA depuis le début hein.
Les élèves français, il manquent d'autonomie, ça va appliquer mais ils savent pas raisonner, prendre des initiatives. Et ben là, on fait exactement ce qu'il faut pas faire. Voilà.
Bon ben je je vous signale que actuellement les nouveaux programmes, ils ont nous on a dit faire des maths sans raisonner. Bah c'est pas nos maths. Voilà, c'est pas comme ça qu'on va ouvrir les maths.
On va renforcer son là là là bah qui sont sortis là pour 2025. Donc euh il y a plus les six compétences, il y avait six compétences avant transversales qui étaient une base pour pouvoir ouvrir vers des problèmes ouverts, vers la pratique de la coopération, vers la recherche, l'exploration, les tests oser quoi. Et en fait là, on referme sur on apprend les techniques et on restitue par cœur très vite.
Bon donc ça euh bon c'est un choix, c'est un choix politique mais si on veut ouvrir les maths, on fait pas comme ça. Voilà, donc ça c'est ce que je voulais dire sur les maths. Les questions de parcours sup et les raisons du détournement, sont complexes.
Alors effectivement, il y a un effet lié au fait que quand on a la réponse et qu'on est sur liste d'attente, il y a un effet de rejet. C'està-dire que quand on est stressé, ben on va avoir tendance à prendre le premier choix qui nous accepte. Et effectivement l'histoire de de pas ordonner les choix, ça impacte ça.
Donc il pourrait y avoir des améliorations dans le logiciel. Après, c'est compliqué parce que en discutant avec les étudiantes de licence non mixte, je fais beaucoup d'ateliers en non mixité pour les faire échanger et en fait celles qui il y en a beaucoup qui viennent de prépa avec des très mauvaises expériences et en fait elles se sont pas senties à leur place. Elles ont été rejetées par un espèce d'entre soi parce que c'est très homogène socialement.
C'est même pas que les filles, c'est l'accumulation de être fille d'un milieu rural, d'un milieu éloigné de l'école. Et en fait, ça c'est très fort. Et du coup, elles ne peuvent pas s'intégrer parce que personne ne les intègre.
Voilà, elles ont pas les codes et ça c'est très dur. Donc les prépas de proximité, je suis pas sûre que ça soit une bonne solution. Par contre, enfin, il faut les accueillir et les mettre en sécurité quoi.
En internat, mais en sécurité en fait. C'est vraiment essentiel la sécurité, la garantie de l'hébergement, la garantie des conditions financières, mais dans un milieu où elles vont pouvoir voir un autre monde aussi parce que si on les enferme dans leur monde, elles peuvent pas sortir. Et les garçons pareil, hein, c'est voilà.
Donc parcours compliqué, je dirais compliqué parce que les raisons sont complexes. Voilà. Euh les pédagogies dans les pays d'Afrique, c'est le système français des années 80.
Voilà. Voilà. Et puis les leviers, on a parlé de l'équipe un petit peu et je pense que dans les leviers, si on veut changer les critères, je reprendrait l'expression de Sylvie Matellie qui de l'Institut de l'or qui a parlé au aux journées nationales du numérique organisée par le SIGF et Numéum au Parlement de Strasbourg qui disait "On veut pas on veut pas de on veut pas des stars, on veut on veut pas des champions, on veut des bonnes équipes et c'est essentiel de lutter contre cette culture de l'excellence.
Ça flingue complètement ça. Ça oblitère en fait les vrais critères de compétences. Et les compétences c'est la rigueur et c'est la la capacité à travailler en équipe.
En fait, un le héros, celui qui a l'idée puis après qui laisse tout le monde en plan en disant fait, il fait pas avancer l'équipe. Et donc je pense que c'est vraiment important d'avoir un discours là-dessus, c'est qu'on a besoin d'avancer en équipe et pas et pas en star. Voilà.
Donc je suis contre l'expression des talents. Je pense que c'est contreproductif. On cherche pas des talents.
On cherche des gens qui ont des compétences pour travailler ensemble. Voilà, je vais m'arrêter là parce que il est tard. Merci madame Slova chevaux.
Alors pour répondre à la question des la place des hommes dans nos associ dans nos associations, il y a des hommes à femmates mais ils ne peuvent pas être présidents de l'association. On l'a mis dans les statuts. Voilà.
Alors pour la petite anecdote, on organise des speed meetings en ligne des coupes les premiers mercredis de chaque mois et c'est réservé aux filles. Et l'autre jour, on avait un garçon qui était présent donc on est en ligne, on va pas faire de d'histoire. Et qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est le seul qui a posé des questions. Les filles se sont tues. C'est pareil, c'est pareil chez nous.
Voilà, c'est compliqué. Donc euh donc à manier avec précaution. Euh donc alors euh d'autre part pour les pays d'Europe euh l'Italie en Italie le la place des mathématiques n'est pas la même que celle que qu'elle représente celle qu'elle a en France.
Et en Italie, on n' pas les mêmes au niveau des recrutements, il y a plus de femmes. Donc ça là, il y a des choses à creuser sur la perception des mathématiques et l'impact que ça a sur le pourcentage de femmes. Alors d'autre part pour les classes prépas, je pense que les choses se sont aggravées, se entreois.
C'est-à-dire que il y a quelques années, et je me je ne m'explique pas pourquoi, il y a quelques années, on arrivait à aller dans une classe prépa et à sortir de son milieu et à rentrer dans une grande école. Maintenant, il semblerait que si on veut rentrer à Normal Supte, il faut avoir fait tel tel prépa. Point final en dehors de ça, point de salut.
C'est pas normal. Il y a il y a quelque chose de pas normal du tout. Donc sans doute à y faire attention.
Et puis euh pour les entreprises, la participation des entreprises à nos activités euh elle manifeste leur soutien par d'un soutien financier éventuellement. Euh donc euh elle elle se positionne comme ça. Euh pour euh terminer, je voudrais juste dire toujours pour les classes prépa que tout à l'heure Mélanie disait "C'est anecdotique, le fait que euh les on dise aux filles que elles sont euh elles elles sont studieuses mais qu'elles ne créent pas de la connaissance." Euh là, on a des témoignages, on recueille des témoignages de filles qui viennent nous voir parce que elles sont en classe prépa et elles sont prêtes à laisser tomber.
Elles nous disent "On va finir par plus aimer les maths, c'est quand même malheureux." et elle s'entendre elles s'entendent dire euh vous les un exemple une jeune fille est en première et n'est pas choisie par son prof de math pour aller passer les olympiades. Normalement les olympiades, c'est pas forcément le prof qui inscrit, c'est l'élève qui manifeste sa bonne volonté et on a obtenu que les équipes ne soient retenues que si elles sont mixtes.
Donc c'était on était contente de cette avancée. Mais une fille va voir son prof de math et dit "Monsieur, vous m'avez pas proposé pour les olympiades et un tel a été proposé." Ah oui, mais il en a sous le pied.
Je ne note pas je C'est pas les notes qui me font proposer quelqu'un à aux olympiades, c'est la capacité les capacités. Pas les capacités. Euh je je je juste je reprends, c'est que euh tous nos nos intervenants et nous sommes en nous en sommes convaincu aussi, c'est moins la ce qu'ils ont sous le pied, c'est le fait que les hommes systématiquement au culo vont répondre absolument à tout sans en avoir forcément les compétences.
Mais nous les femmes en général on coche, on on ne va pas prendre la moindre initiative si on n pas cogé toutes toutes les case en disant on va être finalement compétente sur telle ou telle chose. C'est c'est vraiment là aussi une question de d'attitude entre garçons et filles de construction sociale. On nous a on nous construit comme ça.
Voilà. Très commentaire ? Ah oui, on va faire une photo.
Donc moi, je tenais à vous remercier. Euh c'était effectivement très intéressant. Bon, moi ça m'a rappelé aussi euh pas mal de choses, mais bon, je vais pas vous raconter toute ma vie et parce que j'ai plein d'anecdotes là-dessus hein, sur euh le fait de répondre, pas oser répondre, penser que c'est ça, mais se dire "Non, c'est trop facile, ça doit pas être ça." Oui.
Alors ça ça m'est arrivé. C'est et après j'ai eu la honte de ma vie parce que j'ai mis tellement de temps à oser le dire. euh que je me suis dit que le profit dû me prendre mais vraiment pour une quiche ce que j'étais de fait puisque j'avais qu'à oser finalement.
Mais euh en tout cas merci beaucoup, c'était vraiment très intéressant et je vous propose effectivement donc là ce clos cette table ronde mais vraiment c'était passionnant et sachez que alors nous ne sommes pas un pouvoir public mais nous sommes à vos côtés pour porter cette parole assurément. Merci. Merci.
Merci à vous. Merci à vous.
Dominique Verien