Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewFrançois Ruffin· 22 janvier 2026 3 min

Un Puy du Fou de gauche ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

un pu du foot de gauche. Bon allez, je je balance la formule comme ça. Aujourd'hui, on n' pas de récit, on n' pas de volonté politique qui vient dire voilà la direction dans laquelle on veut aller.

Et à mon sens, c'est comme un peu un vélo, vous savez, quand on cesse de pédaler et ben le vélo, il se casse la gueule. Et pour moi la culture aujourd'hui et je je mets la responsabilité non pas du côté des acteurs culturels mais du côté des acteurs politiques. Il y a pas de discours politique sur la culture.

Ce qui fait que chaque secteur travaille bien, chaque acteur travaille bien localement mais ça ça ne porte pas ça ne contribue pas à une fierté ou un récit national. Et à mon sens, si on veut rattacher les gens, alors des fois je dis il nous faut un pu du foot de gauche hein pour Non mais voilà euh et quelque part je sais que vous accueillez Thomas Joli. Je considère que ce qu'il a fait au moment des Jeux Olympiques, ce que a été les Jeux Olympiques a constitué en partie pour moi sur une journée à puis du foot gauche.

Évidemment, la fait que l'organisation a été correcte, le fait que derrière on ait eu des médailles, bon tout ça a participé d'une fierté mais ça un moment de fierté, un moment de construction, de reconstruction de la communauté nationale qui n'a été que la parenthèse d'un été. Et à mon sens là, il y a un discours politique à porter sur non pas seulement sur les moyens, on n'arrivera pas à sauver la culture seulement si on porte le discours sur la question des moyens. Il faut absolument qu'on arrive à la porter sur la question du des fins et donc sur la question de quelle est la volonté politique où on veut aller.

Comment ça se fait que dans ma génération euh enfin c'est pas ma génération parce que c'est les plus jeunes ceux qui sont nés à partir du moment où Disneyland a été fondé 1992, c'est les 3/4 de cette génération là qui passent par Disneyland des Français. C'est le nouveau lourde. Bah oui.

Et on a le puit du fou. Je suis désolé mais moi il y a des tas de gens de gauche, de gens qui vont avec leurs gamins, ils trouvent ça super, ils passent un moment formidable et tout ça et en même temps et ben il y a des bouts de leur récit national qui rentrent. Non, je veux pas ça.

Je veux qu'on ait notre récit euh qui euh traite euh de l'esclavage, qui traite de nos pages sombres et de nos pages de lumière. Et je pense qu'on doit voilà porter l'idée qu'on doit avoir un pu du foot de gauche. Bon allez, je balance la formule comme ça.

Et de dans ce temps-là, quand il y a une espèce de fatalité dans lequel on se sent entraîné, on a besoin d'air, on a besoin d'imaginaire et la culture et le moyen qu'on a pour remettre de l'air et remettre de l'imaginaire. Et je le dis, pour moi, c'est une nécessité absolue dans l'étant présent. Roosevelt que moi j'apprécie beaucoup, j'ai en partie comme modèle.

Quand il traverse la grande dépression, il envoie des artistes tous azimut, il envoie des chanteurs, il envoie des acteurs, il envoie des des professionnel du cinéma, il envoie des théâtres, il envoie des des musiciens partout dans le pays, y compris Jackson Polock pour faire des fresques, par exemple, pour remettre de l'air, remettre de l'imaginaire de pays avec cette pensée. On ne relèvera pas les États-Unis seulement par une politique de grands travaux et par des barrages hydrauliques. On relèvera aussi les États-Unis par leur âme.

Et à mon sens, l'âme de la France aujourd'hui va mal. Les gens aujourd'hui quand ils parlent, ils ont pas seulement mal pour leur fiches de paye, ils ont mal à la France. Et de dans ce temps-là et ben se dire qu'on va relever notre pays par son âme, c'est aussi évidemment par les artistes et par une politique culturelle.

Yeah.

Un Puy du Fou de gauche ? — François Ruffin · Pourquijevote