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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 26 mai 2025 30 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationInstitutions & élections

Sébastien Chenu : "Il faut interdire les Frères musulmans !" (France 3)

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 59 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Soutenez-vous le mouvement des taxis ?

  • 1:10RelanceRéponse partielle

    L'État compense-t-il la concurrence des VTC avec l'argent de la Sécu ?

  • 1:54OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est tenable d'aller toujours vers plus de dépenses ?

  • 2:12RelanceÉludée

    Vous avez demandé la carte d'identité aux malades avant les ambulances ?

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est la bonne méthode ?

  • 3:20FerméeRéponse directe

    Vous défendez une franchise d'un euro pour chaque transport en taxi sanitaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59Sébastien ChenuFait
    « La CPRM dit que les économies qui peuvent être réalisées ne sont peut-être pas de cet ordre-là. »
  • 5:02InvitéFait
    « L'acétamipride tue les pollinisateurs et les oiseaux. »
  • 5:06InvitéFait
    « L'acétamipride est un neurotoxique. »
  • 26:50Sébastien ChenuFait
    « J'ai voté contre le référendum de Maastricht. »

Temps de parole

  • Présentateur85 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Invité3 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le vice-président du RN, député du Pays de Calais, Sébastien Chenu, bonjour. Bonjour, c'est du Nord. Du Nord, pardon, excusez-moi. Bienvenue sur ce plateau. On va parler des chauffeurs de taxi qui vont rester mobilisés parce qu'ils n'ont pas été convaincus à l'issue de la réunion d'hier autour du Premier ministre. Ils menacent d'organiser des opérations escargots vers les aéroports ou autour de Roland-Garros. Depuis une semaine, les chauffeurs de taxi se font entendre à travers des opérations, notamment à Pau, la ville du Premier ministre, pour s'opposer à la mise en place d'un tarif fixe de prise en charge des malades. Les taxis estiment qu'ils vont perdre beaucoup d'argent.

La Sécurité sociale espère, elle, faire 150 millions d'économies. Je voudrais savoir, Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du RN, si vous soutenez ce mouvement des taxis. Oui, je soutiens, comme le souvent au Rassemblement National, la France qui travaille. Et les chauffeurs de taxi en sont un exemple pour deux raisons. D'abord, ils ont un modèle économique qui a ses contraintes très fortes, mais qui a été construit et qui aujourd'hui serait remis en cause par cette réforme. Et puis, ils subissent une concurrence déloyale, incessante, à travers les VTC.

Et c'est vrai que face à cette concurrence déloyale, à laquelle ils se sont déjà adaptés, eh bien, cette proposition, cette piste vient non pas corriger les effets, mais vient... Mais si je vous suis, c'est l'État qui compense la concurrence des VTC de ce fait, parce que c'est l'argent de la Sécu. Non, mais vous savez, il y a plusieurs choses à faire. On pourrait imaginer... D'abord, ça a été... Je crois que Marine Le Pen l'avait dit. En Italie, il existe le concept d'une licence qui peut être utilisée pour deux taxis. Par exemple, on pourrait réfléchir à cela.

On pourrait évidemment regarder les abus que les VTC connaissent, ou tout simplement, en ce qui concerne le transport sanitaire, le réserver. Enfin, là aussi, faire de la priorité nationale. On est transporté sanitairement et on bénéficie de soins gratuits lorsqu'on est un citoyen français. Sauf que sur les transports sanitaires, vous savez qu'il y a eu des dérapages quand même. 3 milliards de dépenses de transports sanitaires en 2024, c'est-à-dire la moitié des dépenses de transports sanitaires, c'est les taxis qui les représentent, 45% d'augmentation de ces dépenses depuis 2019. Est-ce que c'est tenable ? Oui, alors les chiffres même...

La CPRM dit que les économies qui peuvent être réalisées ne sont peut-être pas de cet ordre-là. D'accord, mais est-ce que c'est tenable d'aller toujours comme ça, vers plus de dépenses ? Non, il faut regarder les abus, mais je vous ai parlé par exemple d'une proposition sur la priorité nationale, et je pense qu'effectivement, on peut regarder ce concept-là. On peut regarder... Je veux dire, je vous arrête sur la priorité nationale. Vous avez demandé la carte d'identité aux malades avant qu'ils rentrent dans les ambulances. Non, c'est que bénéficier de soins gratuits et de transports gratuits dans notre pays soit effectivement réservé aux citoyens français.

D'accord, mais qui fait le contrôle ? C'est le chauffeur de taxi qui contrôle la rentrée de taxi ? C'est la CPAM qui autorise de toute façon un transport. Et puis par contre, là où il y a eu des maladies, là où il y a eu des abus, pour certaines maladies qui n'auraient peut-être pas dû être prises en compte, on peut regarder les choses. Il n'y a pas de problème à regarder les choses, mais attention, à ne pas percuter un modèle qui verrait à terme les taxis disparaître au bénéfice des VTC qui eux aussi, parfois, s'engouffrent dans des failles qui leur permettent de faire du transport sanitaire un peu sous le manteau.

Pour conclure là-dessus, François Bayrou propose que soient rediscutées les modalités des nouveaux tarifs.

2:57
Invité

Est-ce que c'est la bonne méthode ?

2:58
Présentateur

Oui, à partir du moment où on reste sur une tarification au transport, au trajet. C'est-à-dire que rien ne change ? Non, mais les cheveux en taxi avaient par exemple parlé d'une franchise d'un euro par trajet. Regardons cette piste, elle me semble intéressante. C'est-à-dire, une franchise d'un euro par trajet, c'est aussi une capacité à contribuer, effectivement, à faire des économies. Je pense que les cheveux en taxi sont des gens responsables. Donc vous défendez au RN une franchise de un euro pour chaque transport en taxi sanitaire ? Je trouve que cette proposition des syndicats de taxi mérite d'être regardée. Je vous le disais, les taxis, c'est la France qui bosse.

Faire payer aux patients un euro de plus, déjà qu'ils en payent sur les boîtes de médicaments, sur les... Non, c'est une piste qu'il faut regarder parce que ça évitera évidemment de revenir à un tarif qui ne soit plus le tarif que nous connaissons, mais qui soit un forfait et qui, là, entraînerait des baisses conséquentes des chiffres d'affaires des chauffeurs-taxis. Les agriculteurs se rappellent également au bon souvenir du gouvernement. La FNSEA espère que les députés votent l'autorisation de réintroduction de certains pesticides, notamment.

4:02
Invité

Le problème, c'est qu'on nous avait promis il y a un an, plein de choses, et aujourd'hui, personne ne les tient. Voilà. Et c'est une édition qui n'est que politique. C'est à nos députés de faire comme il faut. Des gravats et des déchets déversés devant plusieurs organismes d'État et la permanence du Parti Socialiste. Et à Frontignan, la permanence du député insoumis Sylvain Carrière a été taguée.

4:23
Présentateur

Tout le monde nous dit « circuit court », « manger local » et tout ce qui s'en suit. Et dans le même temps, on a des députés qui viennent nous foutre des lois qui empêchent de travailler en France.

4:30
Invité

On nous parle de travailler propre. On travaille déjà hyper propre par rapport à certains, et c'est jamais assez. Parmi les mesures réclamées, le retour des néonicotinoïdes, très attendus par la filière de la betterave et de la noisette. Depuis deux ans, Robin Safi voit ses noisties envahies par un parasite, la punaise diabolique. On a perdu entre 200 et 250 000 euros sur l'exploitation. Pour s'en défendre, les producteurs utilisaient l'acétamipride. Désormais interdit en France, il reste autorisé dans plusieurs pays en Europe. L'acétamipride tue les pollinisateurs et les oiseaux. L'acétamipride est un neurotoxique. Il franchit la barrière placentaire.

Confirmez-vous, devant la représentation nationale, que votre gouvernement est favorable au retour de ce poison en connaissance de cause. Je veux rendre hommage aux sénateurs qui ont souhaité être la voix des agriculteurs, qui veulent voir lever toutes les entraves qui pèsent sur l'exercice de leur métier,

5:32
Locuteur non identifié

l'accès à l'eau et en effet l'accès à des moyens de protection des cultures sans lesquels il n'y a pas de souveraineté alimentaire possible.

5:43
Invité

L'objectif c'est d'aller à Paris devant l'Assemblée nationale. Donc à l'Assemblée nationale, ce sont toutes les régions de France qui vont y venir.

5:50
Présentateur

Sébastien Chenu, des permanences politiques de députés de gauche, notamment, qui sont prises pour cible par la FNSEA. Est-ce que vous apportez votre soutien, votre solidarité à vos collègues députés qui sont pris pour cible comme ça ? Écoutez, ce n'est pas bien méchant. Les agriculteurs qui sont des gens responsables viennent déposer une palette devant une permanence. Ils s'en remettront, les députés de gauche. Eux veulent faire mourir l'agriculture.

Eux considèrent que l'agriculture menacée d'une concurrence déloyale matin, midi et soir, par des décisions qui sont parfois des décisions européennes, mais pas seulement, les agriculteurs se défendent parce que les agriculteurs nous nourrissent. Donc ils vont s'en remettre, les députés de gauche. Donc pas de solidarité avec vos collègues députés ? Non, parce que moi je leur demande d'être solidaires des agriculteurs. Le plan social qui s'annonce, le plan social de l'agriculture qui s'annonce, j'en parlais avec Alain Dupont que vous avez vu dans votre reportage, que j'ai reçu hier dans ma circonscription. Eh bien ce plan social, il est terrible.

Après l'industrie, c'est l'agriculture qui est en train de faire. On va y venir sur l'industrie. Alors il y a un truc central, un sujet central, c'est la réautorisation ou pas de l'acétamipride, insecticide néno-nicotinoïde, interdit en France depuis 7 ans. Est-ce que vous êtes pour cette réintroduction ? Moi je suis pour qu'on facilite et qu'on lève les contraintes qui empêchent les agriculteurs de pouvoir produire. Non mais sur ce produit, arrêtons d'essayer de faire peur aux gens.

D'abord, les agriculteurs me l'ont expliqué, parce que moi je leur fais confiance par principe, mais ils m'ont expliqué, ce ne sera pas évidemment pour toutes les cultures, ce sera uniquement sur des cultures qui n'ont pas de fleurs, c'est-à-dire la betterave ou la noisette. Il est interdit depuis 7 ans cet insecticide. Mais ici, il n'est pas interdit ailleurs. Est-ce que vous, vous êtes pour sa réintroduction en France ? Oui, mais moi je suis pour que les agriculteurs puissent l'utiliser de façon très encadrée, pas sur les céréales, pas sur le colza, de façon très encadrée. Pourquoi ?

Parce que si vous n'utilisez pas ce produit, vous avez donc des pays qui eux permettent à leurs agriculteurs de l'utiliser et qui sont en concurrence immédiate avec les nôtres, et qu'à la fin vous finissez par quoi ? Par aller chercher, par aller acheter du sucre, par exemple, à l'étranger, dans des pays qui eux-mêmes l'utilisent. Donc vous êtes perdant sur les deux tableaux. Vous avez dit quelque chose d'intéressant, vous avez dit « Moi je fais confiance aux agriculteurs, ils ont besoin de ce néonicotinoïde, il n'y a pas de raison de l'interdire. » Mais les scientifiques, eux, disent que c'est dangereux pour la santé. Donc vous faites plus confiance aux agriculteurs qu'aux scientifiques.

Non, il y a débat, mais les agriculteurs, je pense, ne malmènent pas la nature. Ça fait des siècles qu'ils nous nourrissent. Les scientifiques non plus. Aujourd'hui, ils n'ont pas d'alternative possible. Et ils disent, d'ailleurs, allons-y sur les alternatives possibles. Ils ne sont pas pour qu'on mette du pesticide partout. Ils disent « Cherchons, utilisons d'ailleurs les nouvelles technologies, utilisons le biocontrôle, ce qui est intéressant aussi, c'est-à-dire d'utiliser des insectes ou des produits comme des champignons pour un moment, pallier, ou en tous les cas, à ces insecticides. » En tout cas, les agriculteurs sont des gens responsables, entendons-le.

Ça vient demain en débat à l'Assemblée nationale. Il y a plus de 3 000 amendements qui ont été déposés, majoritairement par les écologistes, mais aussi par la France insoumise. Les Républicains dénoncent une obstruction. Et les Républicains pourraient demander que leur texte, parce que ça vient de leur rang, soit renvoyé en commission, c'est-à-dire en discussion pour expliquer à tout le monde, avant que ça ne revienne en débat, c'est-à-dire repousser le débat à plus tard. Ça s'appelle une motion de rejet. Est-ce que vous, au RN, vous voterez cette motion de rejet ? Bon, deux choses.

D'abord, les Républicains essayent de se rattraper, parce qu'en fait, ils ont été tellement absents, ils ont laissé passer tellement de choses, notamment au Sénat, qu'aujourd'hui, ils essayent de se rattraper. Ils ne sont toujours pas bien responsables, les Républicains. Ils sont toujours un peu en vacances lorsqu'il s'agit de travailler sur les sujets sérieux. Nous avons entendu, j'ai entendu hier, en recevant les agriculteurs à ma permanence de Denain, j'ai entendu leur cri, leur demande également de pouvoir voter cette motion de rejet, parce que pour eux, les 3500 amendements idéologiques déposés par la gauche vivent à évidemment dénaturer totalement le texte.

Donc nous l'avons entendu, nous déciderons évidemment en groupe, mais nous n'excluons pas de voter cette motion de rejet, parce que... On va plutôt dans ce sens-là, sous-entendu. On va plutôt dans ce sens-là, parce qu'on a entendu le message des agriculteurs. Mais vous savez que c'est aussi un coup politique que vous allez faire en faisant une motion de rejet. Vous allez aider le gouvernement, parce qu'il y a des divergences au gouvernement. Il y a des divergences aussi dans le socle commun là-dessus. Donc si vous renvoyez le texte, ça facilitera l'avis du gouvernement. Moi, mon but, ce n'est pas d'aider le gouvernement. Non, mais de fait, politique, ce sera clair.

Non, mais ce sont des incapables. Ce sont eux qui ont, par exemple, empêché qu'on puisse travailler sur le stockage d'eau. Ce sont eux, des députés macronistes, qui ont voté des amendements au Sénat, qui empêchent le stockage d'eau, qui est un des éléments nécessaires. Mais justement, et c'est dans la loi. Justement, ça va les arranger que ça ne soit pas discuté maintenant. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est de sauver les agriculteurs. Ce gouvernement, il finira un jour par tomber. Ces gens finiront un jour par partir. L'agriculture, si elle s'écroule demain dans notre pays, ce seront des dégâts irrémédiables.

Donc c'est soutenir les agriculteurs, sauver les agriculteurs, à travers effectivement, peut-être éventuellement, voter une motion de rejet. Nous avons entendu leur demande.

10:34
Invité

Motion de rejet, on a entendu de la part du RN.

10:35
Présentateur

L'agriculture fait partie des métiers en tension, parce que la liste a été publiée cette semaine. Ça veut dire que l'agriculture va pouvoir faire venir de la main-d'œuvre étrangère, ou en tout cas, embaucher des étrangers qui sont déjà en France. Ça prouve quand même, parce que ça, c'est le cœur de votre discours, que sans immigration, il y a quand même des pans entiers de l'économie qui ne peuvent pas tourner. Non, ça prouve que notre économie n'est pas attractive dans des tas de secteurs. Et pourquoi elle n'est pas attractive ? Parce que ce sont des métiers mal rémunérés. Ce sont des métiers qui sont souvent difficiles, dans lesquels il faut aussi se loger. Allez-vous loger ?

Mais la conséquence, c'est que s'il n'y avait pas de travailleurs étrangers, il y a des fruits qui ne seraient pas récoltés. Non, ça c'est la conséquence d'années dans lesquelles on n'a pas traité les problématiques de salaire, les problématiques de logement, les problématiques de transport. Le jour où vous vous décidez à traiter ces problématiques, notamment dans les grands centres urbains, mais aussi dans la ruralité, vous aurez des professions, des métiers qui seront tellement plus attractifs qu'on n'aura pas besoin, que les agriculteurs n'auront pas besoin de demander à des gens venus du bout du monde de venir leur donner un coup de main et de repartir ensuite.

– Continuons sur l'emploi, parce que vous avez parlé, évoqué l'emploi industriel tout à l'heure. Le RN a demandé la mise en place d'une commission d'enquête sur les freins à la réindustrialisation de la France. ArcelorMittal va supprimer 636 emplois en France, dans le nord en particulier à Dunkerque. Est-ce que vous demandez, vous, parce que je n'ai pas vu la position du RN là-dessus, la nationalisation des sites concernés ou du groupe en France ? – Non, mais on n'est pas hostile à ça par principe. C'est-à-dire que nous pensons que ça peut faire partie des voies. Il y a peut-être d'autres voies élaborées. – Mais vous n'êtes pas contre la nationalisation ? – Non, nous ne sommes pas contre.

J'ai reçu le président d'ArcelorMittal, notamment pour les emplois, j'ai reçu avec le sénateur Joshua Auchard, sénateur du Nord, Maxence Ackar, notre responsable à Dunkerque, pour essayer de sauver les emplois à Dunkerque et à Denain qui sont menacés. – Donc si ça doit passer par une nationalisation ? – Nous ne l'excluons pas, mais il y a d'autres voies avant, notamment préserver la filière qui est la leur, mais à travers la régulation, retrouver un prix de l'énergie qui correspond au prix que nous devrions payer dans notre pays.

Ça fait partie de la commission sur les freins à la réindustrialisation que mène notre député Alexandre Loubet, député de Moselle, revenir à un prix de l'énergie qui soit cohérent. Le prix de l'énergie est totalement délirant dans notre pays parce qu'on est adossé au marché européen, on est prisonnier du marché européen de l'électricité. Tant que vous n'avez pas une énergie à un coût acceptable, votre industrie, empathie. – Alors on parlait d'une commission d'enquête sur la réindustrialisation, il y en a beaucoup de commissions d'enquête en ce moment, à l'Assemblée nationale, il y en a 16. D'ailleurs au passage, il y en a trop, ou c'est normal, c'est l'avis démocratique ?

– Non mais c'est l'avis démocratique, mais on sait bien qu'il y a des commissions… – Monsieur, il y a le rôle de privé qui disait qu'il y en a trop. – Non mais la démocratie, ça doit être vivant. – Donc il n'y en a pas de trop. – Il n'y en a pas de trop, mais on sait bien qu'il y a des commissions d'enquête qui n'ont que visée, que des visées politiciennes. – Par exemple ? – Enfin je veux dire, la LFI, quand ils font une commission d'enquête, j'ai regardé sur l'organisation des élections ou Bétaram, c'est uniquement pour aller taper un coup le Premier ministre, un coup leurs adversaires politiques.

Nous on fait une commission d'enquête, je le disais avec Alexandre Loubet, sur les freins à la désindustrialisation, parce qu'on a des choses à proposer. La conclusion, ce sera le 18 août, parce qu'on considère que c'est un problème essentiel dans notre pays. La LFI, elle, faisait la politique politicienne, l'intérêt des Français… – Un mot là-dessus, pour la commission d'enquête dite Bétaram, vous faisiez beaucoup plus large que ça, avec François Bayrou, qui est au centre des enquêtes. S'il a menti dans ce dossier, est-ce qu'il devra démissionner ? – Écoutez, je ne crois pas que le Premier ministre serait menti devant une commission d'enquête, enfin il a prêté serment.

– Mais s'il avait menti, est-ce qu'il devra démissionner ? – Non, d'accord, mais enfin, avec Dessy, vous connaissez la chanson. Non, je crois que, ce qu'il faut respecter dans cette commission d'enquête, et vous l'avez très justement dit, qui ne concerne pas que Bétaram, c'est les victimes qui sont derrière, et éviter l'instrumentalisation politique que l'extrême-gauche tente d'en faire. Donc moi je respecte la procédure, il y a des procédures judiciaires. – Mais en fait, quelque part, je me moque de François Bayrou, ce n'est pas son sort qui m'importe, c'est le sort de notre pays.

Il y a des victimes, il y a des problématiques réelles dans ce type d'enseignement qu'il faut traiter, il y a des gens qu'il faut accompagner, mais derrière ça, notre pays a suffisamment de difficultés à résoudre pour ne pas utiliser ça contre le Premier ministre. Moi j'ai des arguments contre François Bayrou qui ne fait rien depuis qu'il est nommé, qui laisse partir notre pays à la dérive. Je n'ai pas besoin de Bétaram pour essayer de bousculer, François Bayrou. – Depuis la condamnation de Marine Le Pen à 5 ans d'inégibité, il y a deux mois, jour pour jour, le RN est sur un fil.

14:36
Invité

En attendant la décision en appel, dans un an, un an d'entre deux.

14:42
Locuteur non identifié

Ce jour-là, en sortant du tribunal, Marine Le Pen, reconnue coupable, déclarée inéligible, sait que son avenir se complique. Parents et alliés se pressent pour un meeting de soutien, mais c'est surtout le flou de la situation qui s'installe dans les têtes. Pendant un an, elle ne peut être que candidate sous condition. – Ce combat pour la démonstration de notre innocence, je vais le mener avec le soutien de Jordan Bardella. – Vous m'avez dit, nous allons, et je vais à ses côtés, accompagner ce qui est aujourd'hui notre candidate naturelle. – Un ticket, un binôme, pas simple pour mener une campagne présidentielle, forcément personnalisée.

– Pour le moment, c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella. Et à chaque jour, suffit sa peine, comme me disait ma grand-mère. – Qu'est-ce qu'on pense ? – Si on pense que Marine s'est terminée, que Bardella, c'est son tour. – Ça pourrait être trop beau. – Il a bien compris qu'il était le second, je vous assure. – On le voit, les militants s'interrogent, même si officiellement, il n'y a qu'une candidate et un plan B.

15:38
Invité

– Il n'y a que pour les journalistes, il y a un sujet.

15:39
Locuteur non identifié

– Mais aussi un sujet au parti. Cadre et lieutenant doivent vendre une stratégie commune, et pas un duo. – Jordan Bardella, il sera un bon candidat à l'élection présidentielle ?

15:48
Invité

– Ce sera évidemment un bon candidat, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est qu'il ne faut pas rentrer dans cette volonté des médias d'alimenter une fausse division.

15:57
Locuteur non identifié

– La division n'est-elle pas déjà dans le fruit ? Quand un sondage commandé par un proche du RN teste d'abord Jordan Bardella. – L'écarter des sondages, ça n'a pas de sens. Donc simplement, nous avons voulu dire, ben voilà, on a un sondage qui là est un peu curieux, puisqu'il ne compare pas Marine Le Pen avec ses adversaires politiques à la présidentielle. – Mais parfois, le danger vient d'ailleurs. Bruno Retailleau, premier flic de France, nouveau patron de la droite, peut-il grignoter l'électorat RN ? Réponse en stéréo dans les attaques du duo.

16:23
Invité

– Que tout le monde la voit, cette image de son élection. Voilà son équipe, Gérard Larcher et M. Barnier.

16:32
Locuteur non identifié

Ces gens font partie du problème.

16:35
Invité

– 30 ans de trahison de la droite, et croyez-moi, les Français aujourd'hui qui votent pour le changement ne votent pas pour le ministre d'Emmanuel Macron. – Question, question.

16:41
Présentateur

– Sébastien Chenu, depuis la condamnation de Marine Le Pen, le RN doit prévoir deux scénarios pour la prochaine présidentielle, ou Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Et ça, il va falloir attendre la décision en appel pour savoir qui ira. C'est un an qui va être très long. – Non, écoutez, c'est un an qui permet de continuer à se préparer. Nous, ce qu'on veut, c'est que nos idées arrivent au pouvoir. Nous considérons que Marine Le Pen est notre candidate naturelle, qu'elle est la candidate qui a la vision, la construction, l'expérience depuis un certain nombre d'années. – Mais ça dépend de la justice, ça dépend de l'appel.

Son sort peut effectivement dépendre d'une décision de justice, voire d'une décision politisée de justice. Et ce serait d'ailleurs un scandale totalement démocratique que Marine Le Pen, tous les juristes le disent, ne puisse pas rencontrer les Français à l'occasion de cette présidentielle. Si tel était le cas, notre responsabilité, pour nos idées, c'est de considérer que le président de notre parti, Jordan Bardella, se mette sur les rangs dans ce cas. – Vous allez être dans l'attente pendant un an, ça va être long.

– Mais c'est clair, si vous voulez, c'est toujours plus clair que le bloc central qui se bat entre Édouard Philippe, Bruno Rutaillot, Gérald Darmanin, Gabriel Attal, eux se battent, que la gauche et l'extrême gauche se battent entre eux. – Vous, vous êtes en ordre de bataille, ce que vous voulez dire. – On est en ordre de bataille, nos idées sont connues, notre programme, même s'il y aura évidemment des nouveautés dans le programme, comme à chaque présidentielle, mais ce que nous proposons aux Français est clair. Marine Le Pen, à l'Élysée, Jordan Bardella à Matignon, si Marine Le Pen était empêchée, Jordan prend la relève.

– Si c'est Marine Le Pen candidate ou Jordan Bardella candidat, ce sera le même programme ? – Ce sera le même programme, évidemment, ce ne sera pas la même campagne. – Non, je dis ça, parce qu'il y a des fois des différences, d'analyse, d'économie… – Non, ce sera globalement le même programme, chaque candidat peut avoir une sensibilité, peut avoir des thèmes qui lui sont plus chers que d'autres, ça c'est quand même la rencontre entre un candidat, une candidate et les Français. Donc ce ne sera pas la même campagne, parce qu'ils ne sont pas interchangeables, ils sont différents, mais ce sera effectivement les mêmes idées, les mêmes objectifs, le redressement de notre pays.

– Il y a encore quelques mois, le RN espérait et voulait même une dissolution de l'Assemblée nationale. Marine Le Pen, c'était avant sa condamnation, disait même en janvier, il est inimaginable qu'il n'y ait pas une dissolution avant l'été, voire avant l'automne, ce n'est pas possible qu'une démocratie comme la France continue à fonctionner comme ça. Est-ce que vous souhaitez toujours une dissolution dans ce calendrier ? – Oui, bien sûr, nous pensons qu'il faut redonner la parole aux Français à partir du moment où la situation est bloquée. – Mais quand ? – Dès que possible. – Vous souhaitez une dissolution de l'Assemblée ? – Dès que possible.

Nous considérons qu'aujourd'hui, l'Assemblée nationale ne peut pas travailler, ne peut pas réformer le pays. Expliquez-moi quels grands textes ont été qui changent fondamentalement les grands équilibres de notre pays. – Donc le RN ne change pas ? – Non. – Vous demandez toujours une dissolution de l'Assemblée nationale dès que possible ? – Bien sûr. – D'accord, parce que jusqu'à maintenant, il y avait encore… – Non, nous considérons qu'à partir du moment où il n'y a pas de majorité, on ne peut pas avancer. C'est aux Français de décider. Et une entourloupe la dernière fois.

On nous a volé le gouvernement, les alliances de Gabriel Attal avec l'extrême-gauche ou les désistements de LR pour l'extrême-gauche. – Sébastien Chouin. – Nous avons volé aux électeurs du RN. – S'il y a dissolution actuellement, Marine Le Pen ne peut pas être candidate. – Non mais bien sûr, elle le sait, vous savez, elle ne la prend pas. Mais vous croyez que… – Elle se sacrifierait. – Vous sacrifiez Marine Le Pen. – Mais vous croyez que Marine Le Pen, on tient Marine Le Pen, le gouvernement, le bloc central, les décisions des uns des autres tiennent Marine Le Pen par un siège de députée. Enfin, vous la sous-estimez.

Vous pensez que Marine Le Pen renoncerait à la politique parce qu'il y aurait une dissolution ? Elle ne pourrait tout simplement pas être candidate, elle irait soutenir tous nos candidats, les 566 autres. – C'est elle qui mènerait campagne. – Et elle mènerait évidemment la campagne. Vous savez, ceux qui pensent que Marine Le Pen renoncera une seconde se mettent le doigt dans l'œil. – Mais en tout cas, ça n'empêche pas la demande de la dissolution, le fait qu'elle ne soit pas négée. – Oui, mais bien sûr, je pense qu'il faut que les choses soient claires. Ce n'est pas clair aujourd'hui. On a volé aux électeurs leur victoire. Donc il faut dissoudre. – Absolument.

Nous accueillons Sophie Dravinel, journaliste politique qui est avec nous aujourd'hui. Bonjour Sophie. – Bonjour Francis, bonjour M. Chenu. – Et est-ce que Bruno Retailleau pourrait bousculer les scénarios ? On a parlé de lui tout à l'heure. – Effectivement, c'est la question de savoir, vous vous souvenez Nicolas Sarkozy 2007, il était ministre de l'Intérieur aussi, il était puissant comme Bruno Retailleau

20:37
Locuteur non identifié

qui vient d'être élu très largement. Vous vous souvenez de cette période, vous en étiez.

20:40
Présentateur

Est-ce que vous imaginez que Bruno Retailleau, la droite de Bruno Retailleau, puisse vous voler, entre guillemets, l'élection de 2027 en aspirant, comme Nicolas Sarkozy l'avait fait, les voix du FN et donc du RN aujourd'hui au deuxième tour ? – Alors non, pas vraiment, parce que je pense que Bruno Retailleau est un des éléments, évidemment, structurant de la Macronie, du gouvernement macroniste, et que son absence totale de résultats, parce qu'il n'a pas les leviers, parce qu'il est incapable d'avoir des résultats, le désactif... – L'empêche d'être le Nicolas Sarkozy de 2027.

– Parce que, si vous voulez, Bruno Retailleau, il parle comme nous, mais il vote pour eux et il vote avec eux, c'est-à-dire avec eux, les macronistes. Donc c'est tout le problème de l'ambiguïté de Bruno Retailleau. Ça marchait pour piquer la place de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains. Les Républicains sont contents de retrouver quelqu'un qui leur redonne un peu de couleur, mais les Français ne sont pas dupes. Monsieur Retailleau, si vous pouvez me citer un dossier sur lequel il a du résultat ? Les OQTF, les sorties scolaires voilées, le dialogue avec l'Algérie, l'aide médicale d'État, il n'y a pas un sujet sur lequel ça marche. – Bon, alors j'ai entendu, c'est la guerre.

– Il n'y a pas un sujet sur lequel il a réussi à obtenir du résultat. – J'entends bien que c'est la guerre avec les LR. Est-ce que vous imaginez cependant que pour les municipales qui sont dans un an au printemps prochain, il puisse y avoir des alliances entre le RN et LR, les Républicains, ou une droite assimilée LR ? – Mais ce que je vois aujourd'hui, c'est des alliances entre les LR et les macronistes. – Oui, mais est-ce que vous êtes favorable à des alliances pour les municipales ? – Non, mais nous on est pour ouvrir nos listes. S'il y a des gens de LR qui veulent venir sur nos listes, ils sont les bienvenus. – Et inversement ? – Ils sont les bienvenus.

– Est-ce que c'est inversement aussi ? – Jamais ils ne le feront. Moi j'ai entendu le nouveau président de LR, Bruno Retailleau, et l'ancien Laurent Wauquiez dire « pas d'accord d'appareil ». Donc il n'est pas question d'avoir des accords d'appareil. – Vous êtes assez proche de Marion Maréchal, et elle, elle est favorable à cette union des droites, donc aux municipales. Est-ce que vous seriez vous aussi là-dessus ? Est-ce que vous êtes favorable ? – C'est beaucoup trop restrictif l'union des droites. Enfin moi je suis député du Nord, on ne va pas faire juste l'union des droites.

Il n'y a pas que des gens de droite qui sont patriotes, il n'y a pas que des gens de droite qui veulent le rétablissement et le rétablissement de leur pays. – Oui, mais entre autres. – Non, non, mais moi je pense que l'union, elle doit aller au-delà de la droite et de la gauche, qui de toute façon sont quand même des concepts un peu dépassés, comme nous l'a démontré Emmanuel Macron pendant 8 ans. – Alors, on a beaucoup parlé cette semaine du rapport, du fameux rapport sur l'entrisme des frères musulmans. Est-ce que vous, c'est, Gabriel Attal veut défendre une loi sur l'interdiction du voile pour les mineurs. Est-ce que vous voteriez, vous comme député des Nord, cette loi ?

– Oui, mais c'est un petit coup, d'abord, on a toujours voté tout ce qui allait dans le bon sens. – D'accord, donc ça va dans le bon sens. – Gabriel Attal est totalement hypocrite. – Oui, mais vous la voteriez. – Oui, d'accord, mais on n'est pas dupe, c'est un numéro que fait Gabriel Attal, le même qui nous insultait lorsqu'on demandait le bannissement du voile dans la sphère publique. – Mais on entend tellement de surenchères sur ce rapport. – Oui, il en fait partie d'ailleurs.

23:30
Invité

– Alors, d'accord, mais qu'est-ce que vous proposeriez de plus, vous, dans ce panier-là ?

23:35
Présentateur

– Vous savez que ça fait des années qu'on travaille, nous, sur effectivement la menace que représentent les frères musulmans dans notre pays. Dans le Nord, moi je l'ai vécu, on l'a vécu, je suis dans la circonscription dont vient l'imam Iqusen. – C'est pour ça que je vous entends. – On a vécu les subventions versées par Xavier Bertrand au lycée Averroès pendant des années, qui aujourd'hui fait semblant de découvrir, on a voté contre. – Mais qu'est-ce que vous pouvez proposer de plus que ce qu'eux proposent ? – Regardez, encore un sujet sur lequel Bruno Tailleau n'avance pas, l'interdiction de cette idéologie des frères musulmans et la manifestation de celle-ci.

– Comment vous l'interdisez concrètement ? – Eh bien nous l'avons fait et nous l'avons proposé à travers une proposition de loi qu'a déposée Marine Le Pen dès 2020 à l'Assemblée nationale. Vous définissez cette idéologie, la définir, c'est assez facile, j'ai repris un certain nombre de contres, c'est une idéologie qui refuse la laïcité, c'est une idéologie qui empêche de changer de religion, c'est une idéologie qui nourrit l'antisémitisme, tout ça étant cumulatif par ailleurs.

24:26
Invité

– Et vous pouvez interdire une idéologie ?

24:28
Présentateur

– Oui madame, il y a des idéologies dans notre pays qui sont interdites et leur représentation, leur expression, l'affiliation à ces idéologies est interdite. Le nazisme, il n'y a pas de gens qui ont des bureaux ouverts en disant « je suis nazi », heureusement dans notre pays. – Ah il n'y a pas de bureau des frères musulmans ? – Non mais c'est pour ça que je vous dis, il y a ce parallèle, il est interdit de s'en réclamer, pareillement nous souhaitons cesser tout ça, couper les financements, je veux dire il y a un certain nombre, dans le rapport c'est très bien dit, de clubs sportifs, d'associations, de structures financées par des élus de droite parfois et de gauche parfois.

– Vous allez ressortir cette loi de Marine Le Pen ? – Bien sûr, elle est tout à fait d'actualité, et c'est un hommage quelque part qu'on nous rend, parce qu'à travers ce rapport on est en train de dire « le Rassemblement national et Marine Le Pen avaient tout vu, dernière question, et puis des années. » – D'ici la présentation de cette loi, il y en a une autre, mardi, qui va être votée, celle sur l'aide active à mourir,

25:16
Locuteur non identifié

et qui fait le plus polémique avec la loi sur la fin de vie. Est-ce que vous allez la voter, oui ou non ?

25:22
Présentateur

– Bon, moi je vais voter sans aucun problème la loi sur les soins palliatifs, je pense que cette loi fait un consensus assez large. J'ai envie de voter la seconde, et pourtant ce qui s'est passé ce week-end retient encore un peu mon bras de le faire, c'est-à-dire le délit d'entrave, l'idée d'avoir voté cela et que des soignants puissent être demain condamnés, eh bien me heurte profondément. Et c'est là où… – Pour vous, pour la voter, il faudrait que cet article soit supprimé ? – Il faudrait en tous les cas qu'effectivement, on verra comment la loi évolue, elle ira au Sénat ensuite, elle reviendra à l'Assemblée, mais ce délit d'entrave, il est un point.

Alors je vais probablement voter la loi pour le principe. – Et vous ne craignez pas les dérives eugénistes ? Marine Le Pen et Jordan Bardella, votre concours sur cela ? – Non, j'ai l'impression que la loi est plutôt bien bordée, mais vous voyez, je suis exigeant, et les dérives en tous les cas, ou les surenchères de l'extrême-gauche sur ce sujet, desservent les promoteurs de cette loi. – Merci Sophie, il est beaucoup question de référendum ces derniers temps, vous en demandez vous. On va faire un retour en arrière. Il y a 20 ans, le 28 mai 2005, souvenez-vous, près de 55% des Français disaient non à la Constitution européenne.

26:24
Invité

– Il est 21h59 et 55 secondes, voici maintenant notre estimation Ipsos des résultats de ce référendum. Les Français rejettent la Constitution européenne, le non l'emporte largement, 55%. – Sébastien Chenu, c'était il y a 20 ans.

26:44
Présentateur

– Il a pris un coup de vieux. – Tout le monde ? – Le droit de gauche était très divisé à l'époque sur la question, vous aviez voté quoi ? – Contre bien entendu, la première fois de ma vie, la première fois de ma vie que j'ai voté, j'ai voté contre le référendum de Maastricht. Et je me suis tenu, durant toute ma vie politique et d'électeur, à travailler dans l'intérêt, la préservation de la souveraineté de la France. – Alors, est-ce qu'aujourd'hui un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne serait utile ? – On peut toujours interroger les Français que ce soit.

Alors pas sur l'appartenance, nous on n'est pas pour sortir de l'Union européenne, donc pas sur l'appartenance, mais sur l'évolution du lien, ou en tout cas de la construction de cette Union européenne. C'est toujours intéressant de demander aux Français où on en est, surtout lorsqu'ils ont piétiné ce nom au référendum. – Mais ça pourrait être quoi la question ? – Souhaitez-vous que la contribution financière de la France à l'Union européenne soit moindre ou soit davantage ? Souhaitez-vous rendre aux États, nations, des prérogatives en matière de législation ? – Vous voyez, il y a beaucoup de questions qu'on pourrait se poser.

L'Europe, elle pourrait fonctionner bien mieux si les États avaient plus de pouvoir. – Marine Le Pen, en 2017, demandait un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne. En 2022, ça n'était plus dans son programme. Pourquoi l'avoir retiré ? – Non mais parce que nous considérons que… – C'est fait, on revient en arrière. – Non mais on considère, regardez, vous le voyez bien, que les peuples sont en train de se réveiller partout.

Ils élisent des gouvernements, des candidats qui sont parfois eurosceptiques, contestataires, et qu'au bout d'un moment, c'est l'Union européenne qui va se retrouver effectivement avec des pays qui sont sceptiques sur la façon dont elle est construite et dont elle fonctionne. – Et qui sortiront demain, vous voulez dire, un par un ? – Non, il ne s'agit pas de sortir, il s'agit de redonner, je vous l'ai dit, de redonner du pouvoir à ces nations. Les nations le réclament, l'Union européenne ne pourra pas résister à ça. – Mais pourquoi avoir retiré cette idée d'un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne ? – Parce que ce n'est plus l'enjeu.

L'enjeu, ce n'est pas l'appartenance à l'Union européenne. On ne souhaite pas le Frexit pour être très clair. – C'est acté, la France est l'Union européenne. – Oui, on ne souhaite pas le Frexit, mais ça ne veut pas dire qu'on veut l'Union européenne telle qu'elle est. C'est-à-dire que cette Union européenne qui sacrifie l'agriculture avec des normes supplémentaires, cette Union européenne qui sacrifie notre industrie, cette Union européenne qui est incapable de gérer l'immigration et qui, avec le pacte des migrations, demande à ce qu'on relocalise les migrants partout dans les campagnes de France, elle ne nous convient pas.

On se bat contre et Jordan Bardella, président de notre groupe à l'Union européenne, au Parlement européen, pardon, se bat chaque jour contre tout ça. – L'Europe, elle est aussi dans le collimateur de Donald Trump qui menace à nouveau de droit de douane les produits européens de 50% à partir du 1er juin. Régulièrement, au RN, vous louez ce président américain qui défend les intérêts de son pays. Est-ce que vous pensez que sur ce coup-là, les agriculteurs, les producteurs de vin, les salariés de l'aérodétique français vous suivent ? – Non mais nous, ce qu'on dit de Donald Trump, c'est qu'au moins il défend les intérêts de son pays. Mais les intérêts de son pays, ce n'est pas les nôtres.

– Ben oui, voilà. – Ben oui, mais d'accord. – Mais quand vous dites ça, il faut choisir votre camp. – Non mais nous, ce qu'on veut, c'est un président français qui défend les intérêts de la France. Vous me direz, ça fait longtemps que ça ne l'est pas arrivé. – Donc imposer des nouveaux droits de douane aussi ? – Pas uniquement, évidemment des droits de douane, qu'ils soient ciblés, qu'ils soient sur des produits, notamment la tech, et non pas sur des produits qui n'ont aucun résultat. Mais soutenir aussi nos filières, trouver des nouveaux partenaires internationaux, des nouvelles coopérations. – Vous pensez que ça peut faire au niveau français ou européen ?

– Mais au niveau français, évidemment. Trouver des nouvelles coopérations internationales. – C'est la France qui devrait imposer de nouvelles barrières douanières, par exemple, ou de nouvelles taxes. – Mais évidemment que la France doit le faire, mais évidemment qu'en tous les cas, on doit avoir pour objectif de défendre notre industrie. – Merci Sébastien Chenu. – Et bonne fête des mers, je pense à la mienne, Marie-Christine, que j'embrasse.

30:11
Invité

– Eh bien on partage. – Merci Sébastien Chenu d'avoir accepté notre invitation d'Or dimanche en politique.

30:14
Présentateur

– Sous-titrage Société Radio-Canada