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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 6 mars 2024 42 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsDéfense

Ukraine, Palestine, Qatar : Macron est-il vraiment sérieux ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 4 %Attaque 76 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:59OuverteRéponse partielle

    Salut Bertrand. On va faire une spéciale Emmanuel Macron.

  • 1:07OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron, tu voulais réagir à chaud à ce qui s'est passé hier à Gaza ?

  • 11:25OuverteRéponse partielle

    Bertrand, quel est le regard que la France officielle porte sur le Qatar ?

  • 11:31RelanceRéponse partielle

    On se souvient qu'Emmanuel Macron jugeait durement les accords avec le Qatar sous Sarkozy.

  • 12:03OuverteRéponse partielle

    Pourquoi cette volte-face ?

  • 18:44OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron a annoncé vouloir un front contre Daesh et le Hamas.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33InvitéChiffre
    « 25 000 femmes ou enfants ont péri sous les bombardements. »
  • 33:56PrésentateurFait
    « Le représentant français à la Cour internationale de justice a quasiment reconnu l'existence de formes d'apartheid dans les territoires occupés. »
  • 33:56InvitéFait
    « le représentant français à la Cour internationale de justice a quasiment reconnu l'existence de formes d'apartheid dans les territoires occupés »
  • 34:05InvitéFait
    « La protection des civils et des personnels humanitaires est un impératif moral et une obligation internationale »
  • 34:13InvitéFait
    « Israël doit se conformer au droit international humanitaire »
  • 34:23InvitéFait
    « La France a pris note des inquiétudes exprimées par la Cour dans son ordonnance du 26 janvier dernier »
  • 40:15InvitéFait
    « 75 ans d'injustice, d'humiliation, d'indignité »

Temps de parole

  • Invité72 %
  • Présentateur19 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Un homme qui dit tout et son contraire avec un aplomb égal. De nombreux observateurs considèrent qu'Emmanuel Macron, le président de la République française, n'a pas de parole, n'a pas de cap, n'a pas de squelette. Le « en même temps » qui a été sa marque de fabrique au moment de la conquête du pouvoir serait une sorte de « partout et nulle part », d'absence de boussole, de syndrome de la girouette. Au sujet des débats nationaux, mais aussi, ce type de critique se multiplie désormais à l'endroit de son action internationale qui se caractériserait par une forme d'inconstance.

Et ces derniers jours, on en a encore entendu sur les relations avec le Qatar, sur le positionnement à avoir dans le cadre de la guerre en Ukraine, et au sujet également de la Palestine, où on a l'impression que le gouvernement ne dit pas la même chose tout le temps et ne dit surtout pas la même chose que les structures administratives de la diplomatie française. De ces sujets, on parle dans cette nouvelle édition du « Monde n'a pas de centre », la chronique internationale de Bertrand Baddy sur le Média. – Salut Bertrand. – Salut.

– On va faire cette fois-ci une spéciale Emmanuel Macron, mais tu voulais réagir à chaud à ce qui s'est passé, parce que nous enregistrons le vendredi 1er mars 2024, à ce qui s'est passé hier, donc jeudi, à Gaza.

1:22
Invité

– Oui, parce que c'est le comble de l'horreur, et c'est l'image de la descente aux enfers, des pauvres gens qui s'agrippent désespérément aux rares camions qui sont chargés de biens de survie à ces convois humanitaires et sur lesquels l'armée israélienne tire de sang-froid. Et je dois dire qu'on a vu beaucoup de choses depuis le 7 octobre, et y compris le 7 octobre. Mais là, on arrive, je dirais, à l'absolue négation.

Quand on en vient à tirer sur des foules affamées qui sont promises à la pire des famines, et que l'on dit ensuite, et l'horreur a une suite, c'est le commentaire du porte-parole de l'armée israélienne qui a le cynisme, la mauvaise foi de dire que l'armée israélienne n'a rien contre les Gazaouis, mais uniquement contre le Hamas. Au même moment ou presque, autre face de ces horreurs, le Pentagone, le Pentagone, c'est pas des islamo-gauchistes, c'est pas des wokistes, Le Pentagone a annoncé que 25 000 femmes ou enfants ont péri sous les bombardements. Et à part ça, de sang-froid, cet officier nous dit, nous n'avons rien contre les Gazaouis.

J'ai pas pu m'empêcher, là, à l'instant, d'avoir un rictus, tellement on est dans l'absurde, mais c'est un absurde, je dirais, terriblement effrayant. Terriblement effrayant. Je crois qu'il faut se réveiller, parce que les gouvernements ont plus ou moins réagi de par le monde, généralement avec la formule magique de circonstance, qui est, nous exigeons une enquête approfondie. Ça, c'est un propos qu'on va entendre 24 heures. Et après, ça sera recouvert par le sable des Jeux olympiques, de la Ligue de football, de telle ou telle péripétie préélectorale sur la scène politique française. On ne peut plus. Il faut dire non. Il faut absolument se dresser.

Je reprends une formule que tu reconnaîtras au passage, quoi qu'il en coûte, pour arrêter cela. Parce que sinon, si nous n'avons pas ce comportement de solidarité avec ces humains qui tombent dans l'anonymat, qui n'ont même pas de visage, eh bien, un jour, nous ne pourrons même plus nous regarder dans la glace. Et vraiment, là, hier, j'étais vraiment sans voix,

4:15
Présentateur

pourvu qu'une voix humaine renaisse dans ces horreurs. Ce qui frappe, c'est la déshumanisation des Gazaouis, des Palestiniens en général, une déshumanisation qui est également le fait des médias. Et nous devons, nous tous, faire notre auto-critique. qu'il y a Arrêt sur image, qui a fait une étude et qui s'est rendu compte que le sujet palestinien n'a même pas occupé cinq minutes dans les différents JT qu'il a pu consulter pendant un temps quand même assez long. Et on se rend compte, quand on regarde nos chaînes de télévision, qu'effectivement, les Gazaouis n'ont pas de visage.

Avant, ce qui s'est passé hier, puisqu'on tourne vendredi, je répète, et qu'on sera diffusé lundi, dimanche, avant, ce qui s'est passé, on a vu des convois humanitaires, disons, des largages de nourriture et de biens de première nécessité par avion. On a vu des Gazaouis qui allaient jusque dans l'eau pour essayer de sauver ce qui était malheureusement tombé dans l'eau. C'était des biens qui venaient de Jordanie. On a vu aussi des images, comme l'image de cette femme qui donnent la pâte de date à son bébé parce qu'elle n'a plus de lait.

5:32
Invité

J'ai dû donner des dates à mon fils parce que j'ai très peu de lait maternel et que je n'ai pas les moyens d'acheter du lait maternisé. Je souffre de malnutrition parce qu'il n'y a plus de légumes. Nous n'avons pas consommé de farine depuis deux mois car il n'y en a plus. Nous ne mangeons que du riz et des lentilles. Quand j'ai donné naissance à mes autres fils, j'ai pu acheter du lait maternel et je mangeais bien. J'avais pour habitude de rester une journée à l'hôpital après mon accouchement. Cette fois, j'ai accouché en 15 minutes et je suis immédiatement sortie de l'hôpital car l'établissement était surpeuplé. Les conditions à Gaza sont très difficiles.

6:08
Présentateur

Tout cela, en fait, on l'a vu, mais on ne l'a pas vraiment vu à la télévision française. Effectivement, la grammaire de la télévision française enlève un visage à ces humains dont tu parlais.

6:21
Invité

Oui, et aussi parce que l'armée israélienne ne laisse pas les journalistes entrer sur le territoire martyr. Ceci renvoie, je crois, à deux paramètres extrêmement importants propres à ce conflit, mais peut-être pas exclusifs de ce conflit. Le premier paramètre, et il faudra un jour même peut-être faire un livre sur le sujet, c'est la diplomatie de l'indifférence. C'est-à-dire comment reconstruire un événement d'épouvante en sujet sans importance. Alors, il y a les médias, tu as raison, mais il n'y a pas que les médias. Il y a la diplomatie du monde. C'est la diplomatie du monde, y compris beaucoup de diplomaties arabes, d'ailleurs, qui ont enfoui dans l'indifférence la question palestinienne.

L'indifférence devient un vecteur qui se substitue à la puissance. C'est beaucoup moins coûteux, l'indifférence. Et ça rapporte plus gros, précisément, parce qu'il y a moins à y investir. Il faut suivre à la trace cette diplomatie de l'indifférence qui, de Washington à Paris, en passant par Rabat ou Abu Dhabi, et plus loin encore, Moscou, que l'on n'entend pas beaucoup non plus sur ce sujet, cette diplomatie de l'indifférence, c'est celle qui donne un permis de tuer à l'armée israélienne. On a délivré, la communauté, la fameuse communauté internationale, a délivré un permis de tuer. Le veto des États-Unis sur la résolution du Conseil de sécurité, ça s'appelle un permis de tuer.

Il y a dans notre pays des permis de chasse, sur la scène internationale, il y a des permis de tuer. Ça, c'est un premier élément, c'est l'indifférence. L'autre, et je te rejoins, c'est la déshumanisation. Et cette déshumanisation, elle ne vient pas de nulle part. Lorsque le ministre de la Défense d'Israël, le général Galante, a traité les Palestiniens d'animaux, lorsque ça a été rapporté par les journalistes que l'armée israélienne faisait évacuer certains hôpitaux de Gaza en disant « Allez, les animaux, dehors ! » Ça a été rapporté. C'était une déshumanisation en marche.

Si on ne réagit pas à cela, comme on commence fort heureusement à réagir dans les stades de football quand des imbéciles poussent des cris de singes lorsque tel ou tel footballeur s'agite sur le terrain. là, on commence à arrêter. Ici, on n'arrête pas. Je n'ai pas entendu que l'on ait réagi à l'emploi de ce terme animal. Il y a en France un ministre, une ministre, qui a décidé de sanctionner les associations féministes qui n'avaient pas suffisamment dénoncer les féminicides lors du 7 octobre. Je suis d'accord.

Mais je suis assourdi par le silence de cette même ministre lorsqu'il s'agit des crimes commis à Gaza qui impliqueraient aussi, effectivement, que les associations se mobilisent et que celles qui ne se mobilisent pas soient également sanctionnées.

9:55
Présentateur

C'est difficile de faire la transition, mais on va entrer dans notre séquence spéciale Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et sa diplomatie telle qu'elle s'exprime et se déploie dans plusieurs régions du monde. On va parler des relations entre la France et le Qatar dont il a été beaucoup question avec la visite à Paris de l'émir Tamim Ben Ahmad Al-Tani, une visite durant laquelle il a été question de sous, de gros sous.

10:21
Invité

Un honneur fait à la France qui illustre la profondeur des liens qui unissent les deux pays. Voilà comment l'Élysée décrit cette première visite d'État d'un émir du Qatar depuis 15 ans et la première de Tamim Ben Ahmad Al-Tani depuis son accession au trône en 2013. Avec l'émir qatar et grand argentier du Hamas et principal médiateur entre le groupe islamiste et Israël depuis les massacres du 7 octobre, le président français a renouvelé son appel à un cessez-le-feu au Proche-Orient. Parmi les invités remarqués, Nicolas Sarkozy, grand artisan du rapprochement entre Paris et Doha pendant son mandat présidentiel, il était placé à la table d'honneur entre Brigitte Macron et le président du PSG.

Club dont l'attaquant vedette, Kylian Mbappé, qui a annoncé son intention de quitter la capitale pour rejoindre le Real Madrid la saison prochaine, était aussi invité. Au menu, Emmanuel Macron a annoncé la signature d'accord portant sur des investissements qataris à hauteur de 10 milliards d'euros dans l'économie française à l'horizon 2030.

11:25
Présentateur

Bertrand, quel est le regard que la France officielle porte sur le petit mais influent qatar ? On se souvient qu'Emmanuel Macron, avant d'être élu, jugeait durement les accords qui favorisent le qatar signés sous Sarkozy.

11:39
Invité

Je pense qu'il y a eu beaucoup de complaisance durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy en particulier. François Fillon a été attaqué sur ce point à juste titre. Je mets très fin, moi, aux accords qui favorisent en France le qatar. Je me réjouis aujourd'hui, au-delà du bonheur de vous accueillir, de voir converger les visions France et qatar 2030, qu'il s'agisse d'un plan ambitieux d'investissement de 10 milliards d'euros que nous avons signés cet après-midi.

12:03
Présentateur

Et aujourd'hui, Sarkozy est le goût bituil entre l'émir du qatar et l'Elysée. Pourquoi cette volte-face ?

12:11
Invité

Alors, d'abord, le qatar, c'est, je dirais, un acteur extraordinairement complexe de la scène internationale. C'est un acteur complexe parce qu'il y a un côté court qui est celui que tu rappelais, qui est effectivement un usage souvent contestable ou, en tous les cas, incontrôlé ou facile de l'argent, des pétrodollars pour jouer un rôle qui dépasse et de beaucoup la taille et l'importance de la population qatarie à l'échelle mondiale.

Il y a aussi un côté, je ne dis pas jardin, parce que je ne suis pas en mesure encore de tracer un bilan positif ou négatif, mais beaucoup plus souriant, c'est-à-dire ce que les sociologues politistes américains appellent les cunning states, c'est-à-dire les États malins, c'est-à-dire les États qui savent profiter de leur exceptionnalité pour corriger, je dirais, leur faible taille ou leur importance très relative dans l'État présent du monde. Le Qatar a joué malin et a réussi à se placer comme intermédiaire.

Alors, c'est très curieux, parce que le rôle d'intermédiaire joué par le Qatar est souvent dénoncé en disant mais ils ont des liens avec le Hamas, mais il y a toute une série de flux mafieux de toute nature qui transitent par l'Émirat, mais ceci, mais cela, ils sont proches des frères musulmans, c'est aussi quelque chose qui se dit beaucoup dans les milieux d'études des relations internationales, mais en même temps, on s'aperçoit qu'il s'est rendu indispensable, c'est-à-dire que c'est l'antichambre qui permet de contacter le Hamas.

Soit dit, entre parenthèses, le résultat le plus net de la campagne menée par Israël contre Gaza, c'est une surévaluation du rôle du Hamas qui devient l'interlocuteur incontournable. Comme on n'ose pas lui parler directement, on passe par l'intermédiaire de son avocat ou de son conseil, entre guillemets, bien entendu, le Qatar. Donc, il y a finalement très peu de monde, ni les États-Unis, ni la Russie, ni la Chine, ni la France de Macron, qui ignorent le Qatar. Tout le monde passe par le Qatar.

Il y a là un mélange de pragmatisme, je dirais de pragmatisme positif, c'est-à-dire, évidemment, si on peut avancer dans la libération des otages, si on peut avancer dans la cause d'un cessez-le-feu et que pour cela, il faut passer par Doha, qui pourrait le reprocher, n'est-ce pas ? Et puis, il y a aussi un aspect, je dirais, plus signeux, pour employer un terme plus neutre, qui consiste à dire, si je passe par ce chemin, je peux tirer un certain nombre d'avantages et renouveler ma diplomatie. Si on parle de la diplomatie française, aujourd'hui, c'est quand même pour montrer qu'elle a perdu la quasi-totalité de ses ressources.

Donc, faute de ressources autonomes qui étaient celles que l'on avait au XIXe ou une bonne partie du XXe siècle, eh bien, on va refaire le plein, le jeu de mots est un peu osé là en la circonstance, du côté du Qatar, du côté des Émirats Arabes Unis, du côté de l'Arabie Saoudite, éventuellement d'autres pays dont on reparlera, parce que ça devient en quelque sorte la pièce d'ajustement qui permet à la diplomatie française de subsister. Elle ne peut plus subsister par elle-même, elle a besoin d'un adaptateur. Le Qatar, c'est un adaptateur.

16:12
Présentateur

Alors, le Qatar, qui finance le PSG de nombreuses initiatives publiques et privées en France, mais toujours en France, des mosquées ou des lobbyistes sont sanctionnés pour avoir partie liée avec le Qatar à l'aide d'une qualification qui vaut excommunication, tu l'as dit, frères musulmans. Mais voilà, le Qatar, ancien et néo-ami de la France, est un soutien des fameux frères musulmans et notamment ceux qui subissent la surveillance des services du ministère de l'Intérieur en France. C'est très paradoxal. C'est-à-dire qu'en fait, on prend l'argent du Qatar, mais vous, vous ne pouvez pas prendre l'argent

16:49
Invité

du Qatar. Oui, alors, là, il faut réagir contre un vent dominant qui commence à être pénible dans l'information mais aussi dans l'analyse en France. On parle des frères musulmans comme d'un bloc, une sorte de mystérieux personnage qui serait incarné. D'ailleurs, on ne sait pas trop par qui. Il y a des noms comme ça qui circulent. En fait, il n'y a pas de leader. Les frères musulmans, c'est un monde extrêmement diversifié et éclaté.

Entre les frères musulmans égyptiens, eux-mêmes, d'ailleurs, en mutation incessante depuis leur apparition en 1928 dans le delta du Nil, les frères musulmans palestiniens qui ont donné le Hamas, les frères musulmans qu'on voit dans les diasporas musulmanes européennes, les frères musulmans que l'on rencontre au Qatar, etc. Il y a une différenciation extraordinairement forte. Moi, je serais prudent dans cette affaire. J'en parlerai au pluriel et d'ailleurs, ça arrange même les pourfendeurs les plus absolus de ce mouvement que d'en parler de temps en temps au pluriel parce que de temps en temps on en a besoin et on va les chercher.

Israël a été chercher les frères musulmans et l'embout qataris, si tu veux, pour pouvoir diviser le monde palestinien et enlever à l'OLP le contrôle de Gaza. par exemple. De ce point de vue, Israël et le Qatar n'ont jamais eu de mauvaise relation pour pouvoir ainsi conjuguer leurs efforts afin de restreindre le poids de l'autorité palestinienne donc de l'OLP.

18:44
Présentateur

Emmanuel Macron a annoncé vouloir un front contre Daesh et le Hamas. On en est revenu depuis mais là encore le Qatar finance le Hamas. C'est pour ça qu'on peut parler d'inconstance. Quand il a parlé de ce front uni mélangeant le Hamas et Daesh, il savait très bien que le Qatar qui était une forme de ressource politique pour lui était aussi une forme de ressource politique pour le Qatar. Mais bien sûr et d'ailleurs

19:09
Invité

pour le Hamas. Oui, exactement mais il y a une image très parlante c'est que les grands prêtres de la simplification vous parlent d'une coalition Hamas Hezbollah Iran résout une chose c'est que l'Iran et le Hezbollah étaient du côté de Bachar el-Assad en Syrie tandis que le Hamas et les frères musulmans étaient contre et même dirigés ou avaient un rôle moteur dans la coalition islamiste comme on disait qui combattait le pouvoir de Damas et qui continue à contrôler la poche d'Idlib dans le nord-ouest de la Syrie.

c'est montrer la complexité de la chose et c'est surtout montrer que les symboles religieux sont des instruments politiques et ces instruments politiques ils vont faire des choses différentes selon qu'ils sont entre les mains de Erdogan qui lui aussi aime bien jouer de ses sympathies avec les frères musulmans ou entre les mains de l'opposition égyptienne à Sissi ou entre les mains de l'émir du Qatar donc tout ceci est infiniment plus compliqué on a toujours un cerveau du 19ème siècle c'est à dire considérer les relations internationales comme étant un jeu de stratège qui anime des soldats de plomb sur un tapis les choses sont beaucoup plus compliquées que ça parce que heureusement d'ailleurs l'être humain est arrivé au milieu de tout ça et a beaucoup plus complexifié ces choses trop simples

20:48
Présentateur

on a aussi l'impression que la politique de la France vis-à-vis des frères ennemis saoudiens et qataris dépend du carnet de commande des industriels de l'armement et pas tellement des considérations relevant de la diplomatie des droits humains c'est à dire que depuis un certain temps depuis la fin de Sarkozy on a l'impression que la France était rapprochée de l'Arabie saoudite donc éloignée du Qatar donc avait envoyé des messages en interne pour dire ne frayer pas avec les qataris c'est très mauvais là peut-être il y a une sorte de rééquilibrage est-ce que finalement le fait que notre pays soit un grand producteur d'armes un grand fabricant d'armes induit ce genre de comportement opportuniste alors évidemment c'est un paramètre

21:28
Invité

le marché des armes en particulier le marché et les contrats en général alors c'est vrai que Nicolas Sarkozy était proche du Qatar tandis que François Hollande a joué plutôt la carte de l'Arabie Saoudite Macron joue les deux en même temps justement mais on ne se rend pas compte d'une chose c'est que nous autres occidentaux aimons hyper rationaliser les situations en fonction de nos propres catégories c'est à dire que nous nous vivons depuis plusieurs siècles dans le fantasme de l'alliance qui est allié avec qui qui est ami de qui qui est ennemi de qui etc alors qu'on ne s'est pas rendu compte que dans les pays du sud le jeu est infiniment plus fluide moi je veux bien qu'on dise que le Qatar et l'Arabie Saoudite sont ennemis et à un moment la tension entre Riyad et Doha était extrêmement forte mais on a vu que quand il le fallait cette tension disparaissait complètement c'est exactement comme les gens qui n'arrêtent pas de nous dire oh mais l'Iran chiite ne peut pas s'entendre avec l'Arabie Saoudite sunnite et même wahhabite bon puis un beau jour il y a eu ce fameux rapprochement scellé d'ailleurs par la diplomatie chinoise mais derrière ça il y a quoi ?

il y a une extraordinaire fluidité le jour où Riyad et Téhéran ont de bonnes raisons de monter un coup ensemble ils le font en le disant ou en ne le disant pas le jour où ils ont envie de s'affronter ils le font en le disant ou en ne le disant pas nous nous sommes des obsédés de l'alliance et c'est Carl Schmitt c'est la grande idée t'es ami ou t'es ennemi bon le problème c'est que les nouvelles relations internationales et notamment au sud c'est un mélange extrêmement subtil d'amitié et d'inimitié c'est à dire c'est ce que j'appelle moi l'union libre c'est aussi l'effet d'Aubaine en quelque sorte et du coup la diplomatie occidentale elle reste derrière à courir derrière des fantasmes et elle a plein

23:43
Présentateur

de points de côté alors Emmanuel Macron s'est également fait remarquer ces derniers jours par ses propos selon lesquels il n'excluait pas une intervention terrestre en Ukraine avant de se faire contredire par ses alliés européens et américains et de se faire tenser par son opposition interne du côté des Etats-Unis c'est un nom catégorique

24:01
Invité

écoutez chaque pays membre de l'OTAN est libre de faire ce qu'il veut mais vous avez entendu le secrétaire général de l'OTAN il n'a pas l'intention d'envoyer des troupes en Ukraine et le président Biden a toujours été très clair il n'y aura pas de troupes américaines envoyées sur le sol ukrainien sur place les seuls personnels américains sont ceux de l'ambassade le Royaume-Uni l'Union Européenne le Danemark l'Espagne mais aussi l'Allemagne sont aussi contre l'envoi de leurs forces armées en Ukraine même avis dans plusieurs pays d'Europe de l'Est membres de l'OTAN la Slovaquie la République tchèque et la Hongrie rejettent tous cette idée la Pologne suit également cette position mais reste plus tempérée la Pologne ne prévoit pas d'envoyer ses troupes sur le territoire ukrainien néanmoins il ne faut pas spéculer aujourd'hui sur l'avenir car des circonstances peuvent s'en venir qui changeraient cette position

24:51
Présentateur

Bertrand au final c'est Vladimir Poutine qui doit se frotter les mains puisque on a vu un long cortège de pays qui ont affirmé que jamais au grand jamais ils n'engageraient des troupes contre Moscou qu'est-ce que recherchait notre président par cette annonce forte ?

25:06
Invité

alors trois choses d'abord je trouve qu'on a d'une façon générale un peu surréagi et surinterprété les propos il faut être honnête il a dit on n'exclut pas quand on dit on n'exclut pas ça ne veut pas dire qu'on élabore une stratégie qui va dans ce sens il ne faut pas non plus exagérer d'autant qu'il a immédiatement ajouté mais de toute façon il n'y a pas consensus entre nous nous d'ailleurs est-ce que c'est les Européens les Occidentaux les membres de l'OTAN

25:27
Présentateur

c'est à la fin d'une conférence internationale où il a pris les deux vents

25:30
Invité

pour finalement faire un coup non mais je veux dire il ne faut pas surinterpréter et je trouve qu'il y a eu tendance à surinterpréter deuxième élément pourquoi l'a-t-il fait ?

il a pensé à Bill d'envoyer un certain nombre de messages je ne dis pas que c'était à Bill je dis il a pensé à Bill envoyer des messages aux américains disant vous vous êtes en train de patauger dans la décision nous nous sommes déterminés et il aime bien montrer que quelquefois l'Europe a une supériorité sur les Etats-Unis de ce point de vue je dirais des relations internationales globales un message envoyé à Poutine en disant votre ligne rouge il y a longtemps qu'on n'y croit plus et ça c'est un point dont il faudrait discuter parce que la ligne rouge elle a été transgressée déjà de très très nombreuses fois et peut-être un message aux ukrainiens pour dire écoutez on est là rassurez-vous mais surtout et c'est là que le terrain devenait glissant c'était un message envoyé aux européens dans un rôle qu'affectionne Emmanuel Macron c'est-à-dire se présenter comme l'initiateur le leader on a besoin d'une défense européenne et c'est moi qui vais en montrer le chemin ça c'est très macronien c'est-à-dire cette façon de s'attribuer un rôle de leader d'éclaireur d'avant-garde en quelque sorte dans le sujet mais et je te rejoins sur ce point il y a eu effectivement deux effets pervers deux effets pervers qui ont dû amener Poutine à déboucher une bouteille de vodka premier effet pervers tu l'as dit immédiatement un spectacle d'ultra division de l'Europe qui était la meilleure façon de dire à Poutine vraiment ne vous inquiétez pas vous n'avez pas de mourons à vous faire c'est pas demain à la veille qu'il y aura des troupes européennes sur le sol ukrainien ce qui à mon avis là est une vraie mise en danger de la défense de la cause ukrainienne parce que j'ai peur que tout ça le conforte dans ses projets de conquérants et que Vladimir le terrible se réveille une nouvelle fois et puis il y a un deuxième élément que l'on n'a pas suffisamment souligné moi qui m'a fait peur tout de suite c'est que la grande idée la grande thèse développée par Poutine c'est de dire les vrais le vrai danger c'est pas l'ukraine c'est l'occident collectif comme il dit qui menace la Russie et quelle meilleure démonstration pouvait-on apporter de cette menace réelle venant de l'occident collectif que de dire un beau jour peut-être on interviendra sur le sol ukrainien et on a très bien compris il suffit de 24 heures pour que à l'occasion d'un discours qui était plus d'ailleurs électoral que de politique étrangère ça n'a duré que 10 minutes la politique étrangère alors qu'on a beaucoup parlé de politique intérieure Poutine est intervenu de manière très vigoureuse pour dire les occidentaux jouent un jeu dangereux et il en a profité pour sortir son joker favori et dire attention on a l'arme nucléaire donc ne plaisantez pas bon je crains que tout cet épisode et par la faute de tout le monde en même temps et pas seulement d'Emmanuel Macron ait créé un contexte affectionné par Poutine et là je crois que s'il y a eu une erreur technique de la part d'Emmanuel Macron c'est de ne pas avoir surveillé auprès de ses alliés que de tels propos ne créeraient pas ce vent de colère et d'indignation qui s'est levé presque immédiatement c'est exactement comme au lendemain du 7 octobre lorsqu'il a parlé de cette coalition anti-Hamas voilà mais surtout sur un point de méthode particulièrement déterminant Macron n'a pas vérifié si ce propos était partagé par ceux qui étaient censés participer à cette coalition et c'est là qu'il a eu des difficultés qui l'ont amené à enterrer très vite ce projet donc il y a un mélange d'exagération dans la réaction de manque de précaution dans l'art et la technique diplomatique et troisièmement effectivement la le résultat ça a été la transformation d'un message qu'il voulait clair en un message brouillé que finalement Poutine a utilisé en sa faveur

30:31
Présentateur

mais surtout Bertrand la France n'est pas parmi les pays qui s'engagent le plus pour l'Ukraine qui fournissent le plus d'armes en tout cas elle a été très lente à commencer à le faire sérieusement donc on dit qui peut le plus peut le moins mais là en fait c'est pas toi je veux dire toi France qui est en première ligne dans l'aide aux Ukrainiens mais c'est toi qui parle haut donc il y a quelque chose qui relève un peu des mauvaises manières de la fumisterie

30:59
Invité

alors sur le palmarès des aides à l'Ukraine c'est très compliqué parce que certains disent mais on ne prend pas les bons indicateurs bon c'est tout un débat mais là où en revanche tu as raison de le souligner c'est que ce qui est mis en procès dans cette affaire comme dans beaucoup d'autres séquences de la diplomatie française de la politique étrangère française telle qu'elle est énoncée c'est ce que un chef d'état africain appelait d'un ton un peu moqueur à l'encontre du président français la diplomatie du mégaphone c'est à dire il faut faire très très attention à l'inverse un ancien ministre d'affaires étrangères allemand Westerweil avait dit dans un monde mondialisé une diplomatie est efficace lorsqu'elle est modeste c'est à dire lorsqu'elle crie pas trop fort lorsqu'elle respecte l'autre lorsqu'elle ne donne pas l'impression d'être le centre du monde ne donne pas l'impression d'être l'homme ou le Jupiter providentiel et là la faiblesse de la diplomatie française c'est ce que les anglo-saxons appelleraient le overachievement c'est à dire viser plus haut que les ressources dont on dispose à un moment où même la superpuissance américaine est mise en difficulté partout il faudrait quand même que les moyennes puissances qui autrefois étaient au centre du monde incontestablement la France en tous les cas jusqu'à la fin du 19ème siècle était au centre du monde elle ne l'est plus parce que le monde est décentré et donc lutter contre ce décentrement en faisant de la surenchère dans la mégaphonie c'est une contradiction dangereuse parce que ça vous décrédibilise ça crée même de l'irritation et ça c'est un phénomène qui est très visible notamment en Afrique c'est pas par hasard si c'est un chef d'état africain qui est le premier à parler de cette diplomatie du mégaphone et au bout de course ça démontre que vous ne pouvez pas tenir vos objectifs exactement comme lorsqu'en août 2020 juste après l'explosion du 4 août dans le port de Beyrouth Emmanuel Macron s'est précipité au Liban en disant moi j'ai la solution à tous vos problèmes vous devez refaire ci, cela changer de gouvernement et puis vous me rendez votre copie dans 15 jours ou dans 3 semaines et je verrai si c'est conforme à ce que je vous ai demandé de faire ou pas ça a été un échec complet et ça a été une perte d'influence du coup de la France au Liban

33:42
Présentateur

Je voulais qu'on évoque aussi la situation en Palestine notamment avec les auditions qui ont eu lieu du 19 au 26 février sur les conséquences de l'occupation par Israël de la Palestine justement parce que le représentant français à la Cour internationale de justice a quasiment reconnu l'existence de formes d'apartheid dans les territoires occupés La protection des civils

34:03
Invité

et des personnels humanitaires est un impératif moral et une obligation internationale Israël doit se conformer au droit international humanitaire qui impose en tout temps et en tout lieu des principes clairs de distinction de nécessité de proportionnalité et de précaution La France a pris note des inquiétudes exprimées par la Cour dans son ordonnance du 26 janvier dernier quant aux conséquences des opérations militaires qui se déroulent dans la bande de Gaza les préoccupations de la Cour sur je cite l'ampleur de la tragédie humaine qui se joue dans la région et sur les souffrances humaines que l'on continue d'y déplorer ne peuvent qu'être partagées par mon pays La France relève que le droit international humanitaire n'exclut pas nécessairement qu'un statut différencié puisse s'appliquer à la population d'un territoire occupé Ce statut ne peut cependant justifier l'adoption de lois et mesures qui présenterait un caractère discriminatoire

35:04
Présentateur

Or, quand on écoute l'exécutif Stéphane Séjourné ou Aurore Berger le fait même de parler d'apartheid serait indécent Quel est au fond le point de vue de la France ? Y en a-t-il plusieurs ? Y en a-t-il aucun ? Parce que ce qui ressort de cette séquence à la Cour internationale de justice pas la plainte de l'Afrique du Sud mais des auditions pour qu'un certain nombre de pays se prononce sur les conséquences de l'occupation de la Palestine en fait il y a une sorte de dichotomie la France semble plus courageuse quand elle est à la Cour internationale de justice que quand elle à Paris

35:41
Invité

Oui et d'ailleurs est-ce que c'est la France qui parle à la Cour internationale de justice ou un français c'est quand même c'est très très difficile de pouvoir aujourd'hui avoir une vision uniforme et unifiée de ce qu'est la position française dans le conflit israélo-palestinien du temps du général de Gaulle au moment de la guerre des six jours les choses étaient claires elles le sont restées sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing et de François Mitterrand et je dirais la première partie de la présidence de Jacques Chirac on se rappelle le fameux épisode d'Angela entre Chirac et voilà exactement et puis après on se souvient aussi qu'à la fin de la présidence de Chirac celui-ci avait reçu en très grande pompe Ariel Sharon et on avait l'impression d'un tournant d'un redémarrage des relations bilatérales franco-israéliennes très nettement approfondi ce virage avec la présidence de Nicolas Sarkozy qui était ouvertement pro-israélien et aussi de François Hollande qui avait eu cette phrase lorsqu'il était à Tel Aviv de dire qu'il aurait aimé être un bon chanteur pour chanter un chant d'amour à Israël enfin la formule avait beaucoup marqué à l'époque après avec la présidence Macron on a eu le sentiment pendant un certain temps que l'en même temps prenez le dessus c'est-à-dire effectivement on voulait ménager les deux parties alors ménager les deux parties c'est possible quand on est dans une situation de ce que j'appelais tout à l'heure la différence ça coûte pas cher et en gros Emmanuel Macron y était parvenu même si sa présidence avait commencé par quelque chose de très curieux l'invitation à Benjamin Netanyahou à venir à la commémoration de la Ralph du Veldiv confondant ainsi la communauté juive française et l'état d'Israël et l'interpellant de mon cher Bibi et montrant son amitié etc.

là je crois que nous assistons à quelque chose de nouveau mais qui en fait ne tient pas au choix français mais qui tient à une sorte de posture nouvelle du monde occidental qui à l'occasion notamment des horreurs du 7 octobre et de tout le processus qui a suivi présente l'état d'Israël comme la pointe avancée de l'occident en terre proche orientale et à partir du moment où cette idée s'impose et elle semble être je dirais de gré ou de force partagée par l'ensemble du monde occidental l'alignement derrière Israël devient chose je dirais presque automatique alors évidemment il y a eu cette part d'émotion liée au 7 octobre mais enfin depuis les horreurs commises à Gaza ont montré qu'il n'y a pas que le massacre du 7 octobre qui peut guider les esprits et les cœurs or on a l'impression certes d'une diplomatie française beaucoup plus sensible à la cause palestinienne que la diplomatie américaine votant à l'Assemblée générale des Nations Unies la résolution demandant un cessez-le-feu par exemple le rappelant de nombreux soirs mais ne faisant rien de pratique de concret pour militer en faveur au moins de se cesser le feu et a fortiori en faveur du droit des palestiniens le nouveau ministre des affaires étrangères a dans une de ses déclarations réduit la question palestinienne à une question humanitaire comme si ce dont avaient besoin les palestiniens aujourd'hui c'était de transfusion bien sûr qu'ils en ont besoin vu l'horreur des massacres qui ont lieu tous les jours à Gaza mais ça ce n'est qu'un aspect de la cause palestinienne il y a effectivement l'urgence de la survie mais il y a aussi l'urgence de régler 75 ans d'injustice d'humiliation d'indignité et là la France reste silencieuse la France reste silencieuse ce qui est effectivement le meilleur cadeau qu'on puisse faire à Benjamin Netanyahou et c'est la raison pour laquelle on a le sentiment on va voir comment les choses vont évoluer mais au jour d'aujourd'hui on a le sentiment que la France n'a plus cette position équilibrée dans le conflit israélo-palestinien elle sait faire preuve de compassion elle sait faire preuve de lucidité sur les dossiers les plus vifs de cette question extrêmement complexe mais elle n'est en aucun cas engagée dans la défense de cette course palestinienne comme elle a pu l'être autrefois comme elle a pu l'être autrefois lorsque François Mitterrand et Roland Dumas ont sauvé la mise à Yasser Al-Aafat à Beyrouth en 1982 et on pourrait ainsi trouver beaucoup beaucoup beaucoup d'autres exemples et là nous perdons une part réelle de notre crédit auprès du peuple palestinien merci Bertrand

41:29
Présentateur

merci à vous d'avoir regardé cet épisode du monde n'a pas de centre la chronique internationale de Bertrand Baddy si vous l'avez aimé et que vous le pouvez apportez nous votre soutien en devenant sociétaire ou abonné du média merci d'être fidèle au média la chaîne d'info et de combat sur le canal 350 de la Freebox aujourd'hui sur toutes les box on l'espère demain sur Youtube aussi et sur les plateformes numériques quant à moi je vous dis à plus merci d'avoir regardé

41:54
Locuteur

ça merci d'avoir regardé cette vidéo