Sandrine Kiberlain est Sarah Bernhardt - C à vous : l’intégral - 11/12/2024
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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Mohamed, Pierre et Patrick, en cuisine aux côtés de C.Dufossé. - P.Cohen: Avec des langoustines mutantes. - C.Dufossé: XXL. - A.-E.Lemoine: Il faut au moins ça pour vous, Patrick. - C.Dufossé: Que vous allez râper. - P.Cohen: Qu'est-ce que vous avez à dire d'autre sur les langoustines? - C.Dufossé: On travaille beaucoup la langoustine, la betterave, avec un pesto de coriandre... - P.Cohen: Et voilà! - A.-E.Lemoine: Comment ça?
Il a fait de la mandoline 2 secondes, et voilà! - P.Cohen: Tu veux que je fasse plus longtemps? - A.-E.Lemoine: Oui.
Continuez à limer. A tout à l'heure pour le dîner. Aujourd'hui, il y a des journées mondiales pour tout.
Ce n'était pas le cas il y a 128 ans. Pourtant, le 9 décembre 1896, une journée entière était dédiée à la gloire d'une actrice qui jouissait d'un statut inédit à l'époque, la toute première star internationale, qui a fait le tour du monde dans le costume de Phèdre, adulée par V.Hugo et S.Freud, celle pour qui J.Cocteau a inventé le terme de "monstre sacré".
Une femme passionnée, audacieuse, indomptable qui dormait dans un cercueil et collectionnait les fauves et les amants. - Maintenant, laissez-moi. Il faut que je me quitte. - Quoi? - Elle doit entrer dans son personnage. ... - J'ai interprété 112 rôles, j'ai lutté, comme personne. - Le nombre de télégrammes que vous avez reçus!
L'empereur du Brésil... - Oui... - Oscar Wilde. - Ah... - Je t'aime, Sarah.
Je ne comprends pas pourquoi on ne s'est jamais mariés. - Je ne te vois pas attendre 2 ans que je rentre de tournée. Jouez avec votre âme, bon Dieu!
Croyez-y si vous voulez qu'on y croit. Même dans les coins les plus reculés, les gens connaîtront mon nom. Je veux de la lumière!
De la lumière, bon Dieu! Voilà. - On vous reproche d'être une mère sans époux et d'être l'apôtre de l'amour libre. - Sans doute. ... - Je devrais te haïr.
J'ai été lâche, faible...
C'est terminé. - Tu n'as pas le droit. - Leur mission est d'être mères de famille. - Non.
C'est d'abord de vivre libre. Allez, tout le monde à la maison! "Mémoires de Sarah Bernhardt", la plus grande star du monde. - C'est peut-être un peu prétentieux. - Ca c'est bien, "La Divine", parce que c'est original. - A.-E.Lemoine: "Sarah Bernhardt, la divine", en salle mercredi prochain.
C'est le 1er biopic consacré à celle qui était plus que la plus grande actrice de son temps. Pour interpréter cette amoureuse libre et moderne qui défiait les conventions, une grande actrice à laquelle sa grand-mère suggérait à ses débuts de prendre "Sandra Bernhardt" pour pseudo. S.Kiberlain est notre invitée.
Bonsoir. Bravo. Vous êtes exceptionnelle, divine dans le rôle de cette femme d'une liberté extraordinaire et dont on voit que vous avez pris un plaisir inouï à jouer toute la démesure.
Pour ça, il fallait lâcher les chevaux, littéralement. - S.Kiberlain: Il fallait s'abandonner pour interpréter une femme que je n'imaginais pas comme on la voit dans le film, c'est-à-dire aussi libre, énergique, engagée, courageuse, drôle, piquante.
Elle avait un esprit fou. C'est tout le tourbillon du film, qui la montre dans son intimité, avec une histoire d'amour, entre sa journée de consécration, le moment où elle ordonne qu'on lui coupe la jambe... - A.-E.Lemoine: En 1915. - S.Kiberlain: Elle n'avait pas peur qu'on l'endorme avec de l'éther. - A.-E.Lemoine: C'est la scène qui ouvre le film. - S.Kiberlain: C'est cette dimension qui m'a étonnée.
C'est ça qui est beau dans le film, cette femme qu'on réduisait à la tragédienne déclamante mais qui est plus que ça, une femme qui a été à l'origine du féminisme. - P.Cohen: On ne peut la comparer à personne aujourd'hui. - S.Kiberlain: Personne.
Sur l'effet qu'elle faisait aux gens, il faudrait les 4 Beatles. Les gens s'évanouissaient quand elle jouait l'agonie. Elle mourait sur scène.
C'était sa spécialité. Elle a fait un triomphe dans "Ruy Blas" à l'Odéon. Elle avait giflé une femme de la Comédie-Française.
Elle avait été virée de la Comédie-Française. Elle va à l'Odéon jouer "Ruy Blas". Les types se dépêchaient d'aller démanteler les chevaux pour la raccompagner chez elle.
C'était un succès hors norme, à la hauteur de cette femme spectaculaire. C'était une sorte de Beatles et de femme précurseure, avant-gardiste, qui couchait avec des femmes, des hommes, qui aimait un homme, que joue L.Lafitte. - A.-E.Lemoine: Le père de Sacha Guitry.
Il y avait 5 sortes de comédiennes et S.Bernhardt. Avant une représentation, elle dit: "Laissez-moi, il faut que je me quitte." - S.Kiberlain: J'adore cette phrase. - A.-E.Lemoine: On pourrait en rire, mais avec elle, on n'en rit pas.
On pourrait se dire que c'est une caricature. - S.Kiberlain: Elle a une façon de vivre les choses très extrême.
Elle se met en scène en permanence. Les portes sont ouvertes chez elle. Il n'y a plus de nuit ou de jour.
C'est la vie de l'époque qu'on voit dans le film, le tourbillon de cette femme qui laisse entrer cette vie libertine de l'époque. Elle aimait Lucien Guitry, qui s'est marié 5 fois, qui l'avait prise comme témoin. Quand elle dit "laissez-moi, il faut que je me quitte", c'est l'une des plus belles phrases d'actrice qu'on puisse dire.
Elle avait des punchlines qui parcourent le film très drôles et très puissantes. Elle résumait en 5 mots ce que j'ai mis 30 ans à ne pas savoir formuler. "Laissez-moi, il faut que je me quitte", c'est ce que je pourrais dire version 2024, mais pour endosser un costume d'une autre, jouer S.Bernhardt.
Il faut se quitter, en tout cas quitter une partie de soi pour devenir une femme comme elle. Et incarner tout ce qu'elle avait de dingue, de rebondissements, d'états dans lesquels elle passait d'une journée à l'autre. - P.Lescure: C'est forcément incomplet, mais elle a été la première à bannir le corset, à exiger de jouer des rôles d'hommes.
Elle a claqué 2 fois la porte de la Comédie-Française. Elle est partie plusieurs mois aux Etats-Unis et elle a transformé le Théâtre de l'Odéon en hôpital pendant la guerre. Bref, une citoyenne et une femme très engagée. - Musset a eu ses "caprices", j'ai les miens.
Aucun personnage féminin ne m'a permis d'accéder à un tel paroxysme de douleur humaine, à part Phèdre peut-être. - La plupart des pièces sont écrites par des hommes. - Je le déplore.
Les femmes ont autant de talent qu'eux. Encore faut-il les laisser s'exprimer. - Moi, je les aime comme elles sont. - Engrossées tous les ans? - C'est leur fonction.
Il n'y a rien de plus noble. - Elles n'ont pas de compte en banque, le droit de travailler, de choisir un mari, de voter. - Leur mission essentielle est d'être mères de famille. - C'est d'abord de vivre libre. - P.Lescure: C'est renversant quand on connaît l'époque et réjouissant dans votre manière de l'incarner.
C'est édifiant par rapport aux luttes féministes qu'il y a eu depuis. C'est une grande force de ce film d'exprimer tout ça à la fois. Il y a du souffle.
Elle est incroyablement moderne, même par rapport à 2024. - S.Kiberlain: C'est incroyable comme elle a eu raison dans tous ses choix.
On a vérifié que tout ce qu'elle a dit il y a plus de 100 ans était juste. Elle était la première à le dire. Libérer les femmes de ce qui les emprisonne, être contre la peine de mort...
Il y a 120 ans, personne n'osait dire ça. Vouloir défendre Dreyfus, être contre l'antisémitisme...
C'était une femme d'action. Ce n'est pas des paroles en l'air, chez elle. C'est une femme qui va trouver Zola, la grande plume de l'époque.
Je ne sais pas qui on aurait aujourd'hui pour faire ça. - P.Cohen: Cette scène qu'on voit dans le film est vraie? - S.Kiberlain: Elle est vraie.
Elle était proche de certains du Sénat. Elle a fait partie de ceux qui ont été trouver Zola. Elle lui a dit avec le coeur: "Il faut s'intéresser à l'affaire Dreyfus." Il répond qu'il ne connaît pas très bien le sujet.
Elle dit: "Quand vous connaîtrez le sujet, vous allez prendre parti pour lui." C'est la seule fois où elle jette un verre d'eau à la gueule de son fils. C'est un bêta qui lui pique tout son fric.
Là, elle ne supporte pas qu'il dise que Dreyfus est coupable. - P.Cohen: C'est une des surprises.
On voit cette identité juive qui était la sienne. Ca l'a fait défendre Dreyfus. Elle est attaquée parce que juive. - S.Kiberlain: En 1890.
Ca date. Ca ne cesse de dater. Mais elle était déjà dans ce combat.
Elle était très patriote mais errante, d'une certaine manière, puisque critiquée pour être juive. Elle se faisait lyncher, traîner par terre. On la traitait de "sale juive", déjà à cette époque, mais elle se battait.
Elle avait des engagements. Même l'histoire d'amour qui traverse le film...
Elle s'est engagée dans cette histoire jusqu'au bout. C'est ça qu'a voulu montrer G.Nicloux, tout en rendant les choses romanesques pour que ce soit accessible aujourd'hui.
Il a choisi cette histoire d'amour folle avec un homme qu'elle aime passionnément, le père de Sacha Guitry. Ils vont se partager tous les 2 une femme, la rivale de Sarah. C'est romanesque.
Ca permet aux gens de vibrer avec elle. Quand il lui dit "je vais te quitter", elle dit "je refuse". J'adore les phrases qu'elle ose dire.
Ca sort d'elle. C'est d'une intelligence... - A.-E.Lemoine: Ca vous fait dire que vous aimeriez qu'elle soit votre meilleure amie, qu'elle vous donne des conseils tous les jours. - S.Kiberlain: Pas que pour moi.
J'aimerais qu'elle soit là pour nous aider à avoir moins peur, comme le film nous donne cette envie à la fin. Je suis sortie de ce rôle en me disant: "Je veux de l'envergure. Je voudrais qu'on ait moins peur, que les jeunes voient qu'on peut faire..." Elle a eu une enfance très compliquée.
Elle s'est faite toute seule. Elle a décidé que sa vie allait être multiple, surdimensionnée, qu'elle allait jouer à l'autre bout du monde sans connaître la langue des pays. Elle a du souffle.
Quand j'ai enlevé la robe, à la fin, j'avais l'impression de rétrécir tant elle donne envie d'envergure. - A.-E.Lemoine: "Sarah Bernhardt, la divine", c'est en salle mercredi prochain.
On aura d'autres occasions d'en reparler. - S.Kiberlain: Je l'adore. - A.-E.Lemoine: On vous adore vous en S.Bernhardt.
Elle a dit: "Ca viendra avec le talent et le trac." Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Il n'est pas divin, mais il est éternel: B.Dylan, le seul auteur-compositeur à avoir reçu le Nobel de littérature.
Il est toujours sur la route, à 83 ans. Il a décidé un beau jour qu'il ne poserait jamais plus ses valises. Il était à Paris à la rentrée, en Angleterre il y a un mois.
Il a même assisté à Paris il y a 3 semaines au concert donné par Nick Cave à Bercy. C'est Dylan lui-même qui l'a dit sur X. Depuis quelques semaines, Robert Zimmerman, Dylan lui-même, lâche quelques tweets ici et là.
Il a adoré le concert de Nick Cave. Il est éternel. ...
Un de ses plus grands fans en France, c'est M.Poupaud. Avec son frère Y.Poupaud, véritable "guitar hero", ils ont grandi avec Dylan. - M.Poupaud: Je suis rentré dans la sphère des "Dylanophiles".
Beaucoup ne parlent pas du tout anglais. Souvent, les mecs connaissent tellement bien Dylan qu'ils savent de quel concert on parle en fonction de la façon dont il était habillé ce jour-là. Les mecs sont les plus pointus que je connaisse mais ne parlent pas anglais.
Les chansons de Dylan leur parlent même au travers du langage. - P.Lescure: Il y a plein de chansons de Dylan que j'adore et dont je n'ai compris les paroles que beaucoup plus tard.
Melville a adoré ce CD qui vient de sortir. "Il nous a pris comme un ouragan." Il regroupe 25 artistes très connus ou un peu moins, anglais ou américains, tous profondément inspirés par B.Dylan. - M.Poupaud: J'ai été très impressionné par le niveau d'influence qu'il a eu à chaque niveau de sa vie.
Là, la période est très axée sur le milieu des années 60. A chaque morceau, tu te dis que le type a copié un des morceaux. Tu ferais une même compile dans les années 70 ou 80, ou même aujourd'hui, tu trouverais des musiciens qui feraient un "sous-Dylan".
Là, il y a quand même des grands artistes et des chansons qui auraient mérité d'être sur des bootlegs de Dylan. On a l'impression d'être avec les musiciens de l'époque. - P.Lescure: Ecoutez par exemple ce titre de l'Anglais Donovan au milieu des années 60. ... ...
Il y a même un Belge. Vous avez 25 artistes. Je suis heureux de vous l'offrir. - S.Kiberlain: Merci!
Je suis heureuse de le recevoir. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, le très bel homme nu des JO, P.Katerine.
D'ici là, "Jibé et Lucien en coulisses". - Madame la ministre...
Non. Madame la ministre...
Madame la ministre, répondez à la question. Les Français ont besoin de savoir. C'est très simple.
J'ai une grosse interview demain. Vous ne voulez pas faire la ministre? ... - On y va? - Madame la ministre, vous fuyez vos responsabilités?
Alors, pouvez-vous nous expliquer pourquoi le taux du déficit de la Sécu n'a jamais été aussi en hausse? - Il y a des conjonctures économiques... - La conjoncture...
Elle a bon dos, la conjoncture! - Non, mais c'est compliqué... - C'est nul, là!
Tu n'es pas un enfant de 8 ans. Il faut que tu sois la ministre. OK?
Sois plus agressif. - D'accord. Je vous écoute. - Vous aviez promis un retour à l'équilibre des comptes de la Sécu cette année.
Pourquoi sont-ils encore dans le rouge? - On fait face à des difficultés... - Des difficultés? - Monsieur, je ne vais pas vous apprendre votre métier, mais l'économie mondiale est traversée par des tensions inflationnistes sous pression de la hausse des prix des matières premières.
Le taux d'emploi baisse, les caisses de la Sécurité sociale diminuent. Dans un contexte d'économie dégradée comme celui-ci, oui, les comptes sont un peu dans le rouge. - Mais, attendez, vous ne répondez pas à la question... - Je connais les Français, monsieur.
Tous les jours, je suis sur le terrain. - Revenons sur le sujet de la Sécurité sociale. - Je suis prêt. - Mais là... - Mais là, c'est quoi? - C'est surtout que ce n'est pas du tout la question de base. - Ce n'est pas la question?
Pourtant, j'ai l'impression que la question, c'est celle-ci. - C'est bon, Lucien! Stop! - Ah, vous m'appelez par mon prénom?
Mais quelle familiarité! Qui vous a permis de m'appeler par mon prénom, monsieur? Sur le service public, en plus.
Vous n'avez pas honte? Quelle indignité! ...
Et vous? Vous faites le malin. C'est quoi, votre chronique? - C'est mon Lucien, ça. - A.-E.Lemoine: C'est un artiste qu'on apprécie depuis l'été sous toutes ses coutures, nu, mi-dieu grec, mi-homme Schtroumpf, mais aussi derrière un micro pour sa chronique de rentrée sur France Inter.
Nu au lit avec ce qu'il faut de drap blanc en une des "Inrockuptibles". Nu avec une barbe qui fait office de cache-sexe sur notre scène. Le chanteur fête ses 56 ans. - P.Katerine: Tout le monde ne peut pas se vanter d'être arrivé jusque-là.
Joyeux anniversaire! Joyeux anniversaire! Joyeux anniversaire. - A.-E.Lemoine: C'est l'un des 17 titres de "Zouzou", le 11e album de P.Katerine, qui est notre invité. - P.Katerine: J'ai des poils blancs sur les testis.
Ma tête, on dirait un radis. Dans le miroir, un nouveau pli, mais c'est de plus en plus flou, ce que je peux y voir. Qu'est-ce que tu dis?
J'ai pas compris. Ouais, j'entends moins. Ouais, je vois moins.
Ouais, je m'en plains de moins en moins. Que ça tape à côté, tout ce que je peux y voir! C'est mon anniversaire.
Ouais, c'est vrai, j'en suis fier. Tout le monde ne peut pas...
Tout le monde ne peut pas se vanter d'être arrivé jusque-là. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire.
Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire.
Je suis peut-être un ex-BG. Et pourtant, je suis pas un VB. Un vieux beau, tant mieux, c'est raté, mais maintenant, je m'en fous de ce que je donne à voir.
Mozart est mort à 35 ans. Jésus n'a pas tenu longtemps. Voyez le club des 27 ans: Amy, J.-M.Basquiat, Macmimi, je pense à toi.
C'est mon anniversaire. Ouais, j'avoue, j'en suis fier. Tout le monde ne peut pas...
Tout le monde ne peut pas se vanter d'être arrivé jusque-là. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire.
Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire.
Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire.
Joyeux anniversaire. J'ai des poils blancs sur les testis, mais je me prends pour Cardi B. Je twerke en pyjama sur les dunes du Pilat pour la 1re fois. - Même si t'es papa! - C'est mon anniversaire.
Ouais, c'est vrai, j'en suis fier. Tout le monde ne peut pas...
Tout le monde ne peut pas se vanter d'être arrivé jusque-là. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire.
Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire.
Vous n'avez jamais été aussi proches de la mort. Là, vous êtes plus proches. Là, encore, et là, encore...
Et là! Là! Là!
Là! Joyeux anniversaire! Applaudissements. - A.-E.Lemoine: "Joyeux Anniversaire", extrait de "Zouzou"!
Bonsoir, cher Philippe. L'album est disponible depuis le 8 novembre, avant le Zouzou Tour et une dizaine de dates au printemps prochain. Qu'est-ce qu'on est contents de vieillir et de fêter un anniversaire avec vous, rien que pour le plaisir de faire rimer "testis" et "panini". - P.Katerine: Non, "Cardi B". "Je me prends pour Cardi B, même si j'ai des poils blancs sur les testis." Il faut plutôt s'en réjouir...
Tout le monde ne peut pas s'en vanter, 56 ans. Tous les jours, c'est notre anniversaire. - S.Kiberlain: C'est très jeune! - P.Katerine: Vous n'êtes pas passée par là encore, Sandrine? - S.Kiberlain: Dans 20 ans. - A.-E.Lemoine: Et encore, 25.
Votre réponse face aux angoisses, face au fait qu'on prend de l'âge, c'est l'humour et la douceur, quitte à chanter une balade sur un prélude de Bach pour vous adresser à votre verge. - A.-E.Lemoine: C'est vraiment F.Luchini qui vous l'a dit? - P.Katerine: On tournait ensemble dans "Un homme heureux".
Entre 2 prises, il m'a dit cette phrase qui m'a marqué, que j'ai crue: "Tu sais, après 60 ans, c'est beaucoup moins ce que c'était, niveau libido. C'est presque un soulagement." Cette phrase m'a marqué.
C'est un homme que j'écoute beaucoup. Il est passionnant et drôle. - A.-E.Lemoine: Il s'attendait à ce que ses conseils intimes deviennent une chanson? - P.Katerine: Il ne s'y attendait pas. - S.Kiberlain: C'est possible. - P.Katerine: Vous le connaissez mieux que moi. - S.Kiberlain: Il peut imaginer qu'on va reprendre certaines de ses punchlines. - P.Katerine: Il est très inspirant. - S.Kiberlain: Drôle. - P.Cohen: Est-ce que votre légèreté, votre désinvolture, votre façon d'être, comme une bulle de champagne, vient du fait que vous avez frôlé la mort enfant?
C'est une expérience que vous avez racontée et partagée avec les journalistes du "Papotin". - P.Katerine: Mon coeur s'est arrêté de battre il paraît 17 minutes, mais j'étais endormi.
Ca a été relayé par un moteur. Quand je suis en retard, j'ai toujours 17 minutes de retard encore aujourd'hui. C'est comme si j'avais toujours 17 minutes de retard dans ma vie.
Je me souviens surtout du réveil. J'ai été 3 jours un peu dans les vapes, complètement dans les vapes. Là, c'est vrai que j'ai vu des choses dont je me souviendrai toujours, magnifiques quand même.
Ca ressemblait un peu à la mort. J'ai compris ça comme ça. C'était très beau, avec plein de couleurs.
C'était comme des coussins multicolores et on pouvait rebondir dedans et se sentir vraiment bien dedans. - P.Cohen: C'était en 76.
Vous aviez 8 ans. C'était une opération expérimentale. Votre père avait fait de vous une série de photos en pensant que ça serait peut-être les dernières. - P.Katerine: C'est vrai.
Vous êtes bien renseigné! J'aurais pu y passer, bien sûr. Mon père a eu la bonne idée...
Tout le monde angoissait, avant cette opération expérimentale. Il m'a raconté que c'était le 6 juin. Il m'a raconté l'histoire du Débarquement, les GI qui débarquent en Normandie avec tous les morts sur la plage, les gens qui n'avaient pas pu atteindre la plage.
Cette histoire qu'il m'a racontée m'a soulagé. Je ne le remercierai jamais pour ce cadeau qu'il m'a fait, ce cadeau d'histoire. - P.Cohen: Est-ce que cette histoire a pesé dans votre façon d'être encore aujourd'hui? - P.Katerine: Je suis mal placé pour le savoir vraiment.
J'imagine quand même que, pour moi, la vie a recommencé à ce moment-là. - A.-E.Lemoine: Vous n'étiez pas star à ce moment-là et c'est ce qui vous a donné envie d'être sur scène et d'être applaudi. - P.Katerine: Pour simplifier, peut-être.
Les écoliers m'envoyaient des lettres et tout ça. Sophie M'avait même envoyé: "Je t'envoie 1000 baisers." 1000!
Sur ce lit d'opération, j'étais...
Quel bonheur! - A.-E.Lemoine: On fait peut-être un parallèle entre la désinvolture que vous affichez face à la vie...
Il y a peut-être de ça chez S.Bernhardt. - S.Kiberlain: En tout cas, une volonté de trouver toujours un rebondissement dans la vie et d'aller au bout de ce qu'elle est.
De ce qu'elle était, de ce qu'elle pensait, de se foutre ce qui se faisait, de ce qu'il fallait faire pour plaire. Elle riait quand il ne fallait pas, elle disait vraiment ce qu'elle avait dans la tête et dans le coeur. - A.-E.Lemoine: Elle se foutait des conventions, mais elle a testé la chirurgie esthétique.
J'ai lu ça. C'est vrai? - S.Kiberlain: Oui.
C'est vrai. Elle n'avait peur de rien. C'était en 1900.
D'ailleurs, ça n'a pas marché très fort la 1re fois. Je crois qu'elle en a refait une. - P.Lescure: Une bonne partie de votre famille défile au micro dans cet album, P.Katerine.
Il y a vos fils. L'intermède musical que vos fils interprètent semble avoir été écrit par eux. "Papa est en bas qui fait du portable, maman est en haut qui fait du portable." J'espère qu'ils ont quand même des droits d'auteur. - P.Katerine: On en discute par avocats interposés. - P.Lescure: Il y a quand même une attente de marque.
J.Depardieu n'a pas sa chanson. - P.Katerine: Je parle tout le temps d'elle dans mes chansons.
Il y a aussi ma maman, au départ du disque. Elle dit: "Mais tu es où, Philippe?" Le disque commence comme ça.
Il y a beaucoup ma famille, c'est vrai. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, on va vous offrir des langoustines préparées très rapidement par Patrick.
D'abord, le PVPP. De l'homophobie ordinaire sur les réseaux? - M.Bouhafsi: Sur TikTok, on observe une tendance homophobe.
Des vidéos de ce type. Des personnes filment des inconnus dans la rue en leur lançant ce défi: "Si tu bouges, tu es gay." - M.Bouhafsi: Bouger signifierait que vous êtes gay et devient un sujet de moquerie.
Une tendance stigmatisante qui est née sur un compte américain. C'est devenu si viral que même Z.Ibrahimovic y a participé ces derniers jours.
Le phénomène s'est répandu dans les cours de récré françaises sans même que les jeunes ne comprennent le caractère homophobe de ce défi. Ils jouent comme s'ils jouaient à 1, 2, 3, soleil. Ca n'amuse pas du tout la ministre de l'Education. - C'est une homophobie inqualifiable.
C'est exactement ce qu'on veut contrer. C'est tout l'enjeu du programme d'éducation à la vie affective et relationnelle dans lequel, dès le plus jeune âge, on apprend à nos élèves à se respecter, à reconnaître qu'on peut être différent. C'est un délit, un comportement homophobe.
C'est intolérable. Nos élèves doivent comprendre que ce n'est pas un jeu. - M.Bouhafsi: On parle désormais en France de plusieurs dizaines de milliers de vidéos.
Ce n'est pas un petit phénomène. Le mot "phénomène" n'est pas galvaudé dans ce cas-là. Des syndicats de parents et de professeurs appellent aujourd'hui à la vigilance pour les parents. - A.-E.Lemoine: Le mot du jour. - M.Bouhafsi: Le mot de l'année, c'est la personnalité préférée des 18-30 ans en 2024.
C'est qui, selon vous? - S.Kiberlain: "Philippe Sandrine"? - M.Bouhafsi: Non, malheureusement.
Ca lui fera une nouvelle médaille d'or. C'est L.Marchand.
D'après une étude auprès de jeunes hommes et femmes, le nageur a été plébiscité par 35 % des votants qui appréciaient son naturel et son humilité. Il est suivi par G.Pelicot et A.Dupont.
Notre reporter est allé à la rencontre de jeunes sortant d'université pour leur demander quelle était leur personnalité préférée. - Je dirais G.Pelicot. - Moi, L.Marchand. - Je pense que c'est lui, oui. - C'est raté!
C'est L.Marchand! - Ca, c'est éphémère. - Je dirais que c'est A.Dupont. - C'est L.Marchand, le premier. - C'est la fierté de la France, finalement. - Pour ses abdos... - M.Bouhafsi: Ce sondage révèle des différences selon le genre.
Un jeune homme et une jeune femme ne votent pas pareil. Voici pourquoi. - On voit bien qu'on a une tendance qui a favorisé la libération de la parole des femmes, mais, dans le même temps, aussi d'une frange d'hommes qui décident qu'on ne leur laisse pas leur place.
Dans les réponses des hommes, dans le classement, on a D.Trump, J.Bardella, des hommes qui ont quand même un positionnement assez marqué en la matière. - M.Bouhafsi: Pour 7 % des jeunes, c'est J.Bardella. - S.Kiberlain: Là, vous proposiez des gens? - M.Bouhafsi: On a proposé une vingtaine de noms. - A.-E.Lemoine: OpinionWay a fait un autre sondage. - M.Bouhafsi: Ils ont proposé une centaine de noms.
Nous, on a condensé à une vingtaine de noms. Mauvaise nouvelle: les élèves français sont mauvais en maths. J'espère que ce n'est pas le cas pour vos enfants.
C'est une étude nationale qui le dit. - S.Kiberlain: On n'est pas concernés. - M.Bouhafsi: On a trouvé une solution pour leur faire aimer cette matière.
A.Carrier est professeur et aussi rappeur. Il trouve des solutions pour aider les élèves à réviser.
Une méthode qui cartonne. 200 000 followers sur TikTok. Nos élèves vont-ils tous devenir des matheux grâce à ce prof?
Il était à notre micro. - Je suis prof et je rappe. On sait que les droites sont parallèles, rien de plus conventionnel.
Je voulais qu'il y ait un réel but derrière et que ça serve à quelque chose. Ce sont des notions qui vont être répétées pour que ça rentre dans la tête et que ça n'en sorte plus. La racine en négatif n'existe pas.
J'ai des élèves qui me disent que c'est incroyable, d'autres qui me disent qu'ils ont tout compris. Au niveau de l'Education nationale, j'ai montré mes projets à mon inspectrice, qui m'a tout de suite adoré. Elle m'a dit de foncer.
Tu veux apprendre les maths? Viens avec moi! - M.Bouhafsi: On apprend donc plus facilement en chanson.
C'est prouvé scientifiquement. Je pense que vous le savez, Philippe. On apprend plus facilement en écoutant des mélodies et c'est pour ça qu'il cartonne sur les réseaux sociaux. - A.-E.Lemoine: On révise donc ses leçons en chanson.
Philippe, vous avez été l'autre mascotte des JO de Paris. Il y a eu la Phryge et vous, l'homme Schtroumpf, en triomphe. - P.Katerine: Est-ce qu'il y aurait des guerres si on était restés tout nus?
Où cacher un revolver quand on est tout nu? Vivons comme on est nés, nus...
Tout simplement tout nus. Heureusement que je n'étais pas tout nu! Il n'y aurait pas eu des guerres si on était restés tout nus.
On est tous soeurs et frères quand on est tout nus. - A.-E.Lemoine: Sandrine, Philippe, ravie de vous accueillir à la table de "C à vous" autour des langoustines. - S.Kiberlain: On dirait que Patrick a fait quelque chose sur ce plat! - A.-E.Lemoine: Oui!
Qu'est-ce que vous avez fait? - P.Cohen: J'ai râpé une fève de tonka. - A.-E.Lemoine: Quand on sait râper une fève de tonka, ça fait des plats exceptionnels.
C'est l'oeuvre de C.Dufossé. Merci, chef.
Philippe, on vient de voir un des bains de foule que vous ne cessez de prendre depuis cette cérémonie d'ouverture qui vous a conféré une notoriété mondiale. A vos débuts, vous ne teniez pas plus que ça à ce qu'on vous reconnaisse dans la rue. On remonte aux années 2000 pour cette confession. - La dernière fois, c'était à l'automne.
On l'avait laissé avec un double album, "Les Créatures"et "L'Homme à 3 mains". 2 CD un peu étranges et plutôt réussis. Depuis, il se montre pas mal. - P.Katerine: Je vis de ma musique depuis 5 ou 6 ans en faisant des concerts, des disques.
Pour moi, c'est ça, l'important. Comme on ne me reconnaît pas particulièrement dans la rue, ce n'est pas un succès populaire. Ce n'est pas non plus ce que je veux.
Je me sens assez bien dans cette situation. - A.-E.Lemoine: Finalement, la notoriété, vous y avez pris goût. - P.Katerine: Oui.
Les bains de foule, c'est vraiment...
Il faut essayer, quoi. Un slam dans la foule...
C'est merveilleux à vivre. Je conseille ça à tout le monde. C'est beaucoup mieux qu'un bain de lait d'ânesse. - P.Cohen: Je veux bien essayer le lait d'ânesse. - A.-E.Lemoine: Sandrine, avec ce rôle, on vous voit à la une Vous avez été dans "Elle", "Télérama", "Version Femina"...
Ce ne sont pas les premières couvertures de votre carrière, mais vous allez signer encore plus d'autographes. C'est d'ailleurs une demande qui est signée S.Bernhardt. - Vous pourriez m'écrire votre nom? - Mon nom? - Oui, s'il vous plaît. - Oui. - Qu'est-ce que tu fais? - Je ne sais pas, Lucien.
Je signe. C'est très amusant. - Moi aussi, s'il vous plaît. - C'est très drôle.
Je signe sur le mouchoir? - Mettez "pour Madeleine". - Je vais peut-être lancer une nouvelle mode.
C'est très drôle. - A.-E.Lemoine: C'est dingue!
Elle a lancé ça. - S.Kiberlain: Elle ne savait pas ce que ça représenterait pour nous aujourd'hui.
C'est fou. - A.-E.Lemoine: Maintenant, ce ne sont plus des autographes, mais des selfies.
Qu'est-ce qu'on préfère? - S.Kiberlain: Il y a encore des autographes. - A.-E.Lemoine: Vous vous souvenez du 1er autographe que vous avez signé ou que vous avez demandé? - S.Kiberlain: Le 1er que j'ai signé, c'était sur les marches de Cannes avec le 1er film que je venais présenter, "Les Patriotes".
C'était en bas des marches. Le 1er que j'ai demandé, c'était à 12 ans, à D.Hoffman.
Il lavait fait gentiment. Je crois que c'était "à Sandrine, que j'aime". La fille qui délire...
Je l'ai gardé très longtemps. - A.-E.Lemoine: Vous vous étiez entraînée à signer des autographes avant les marches? - S.Kiberlain: Oui.
Je pense qu'on l'a tous fait. Quand on rêve d'être actrice...
S.Bernhardt a l'air d'être très surprise de devoir le faire. Pour nous, c'est devenu un truc...
On imite une signature, au début. On ne sait pas ce qu'on met non plus. Parfois, c'est: "Merci.
S.Kiberlain." - M.Bouhafsi: Il y a un autre élément qui montre le caractère fantasque de S.Bernhardt, c'est qu'elle vivait avec toutes sortes d'animaux sauvages: lynx, lémuriens, chouettes, pumas...
On vous voit avec un vrai lynx dans le film. C'est aussi à l'affiche du film. C'était la plus grande difficulté de ce tournage, ces scènes avec ces animaux sauvages? - S.Kiberlain: Très honnêtement, le lynx ne m'a posé aucun problème alors que G.Nicloux, le matin, m'a dit qu'il était trop furax.
Une heure après, il m'a dit que finalement, ça allait. Le serpent, ça a été...
Au début du tournage, on m'a demandé si j'avais une aversion particulière contre un animal. Je lui ai dit que je ne voyais pas, à part un serpent. Un jour, j'arrive et on devait avoir un alligator, mais on a eu un serpent.
J'ai fait la seule petite crise de nerf du tournage à l'idée de prendre ce serpent. Je l'ai d'abord pris comme ça, parce que ça a une odeur, une texture...
Surtout, quand on a peur, il le sent et il veut nous étrangler. C'est un boa constrictor. C'est très lourd.
Je l'ai fait parce qu'elle n'avait pas peur, elle. Il fallait jouer jusqu'au bout ce personnage. C'est une expérience intéressante.
Ca sent un mélange de peau de plastique et de truc qui pue. Bon appétit. - M.Bouhafsi: Pour Philippe, pas de lynx ou de boa.
Vous êtes plus raisonnable avec votre chienne, Zouzou. Elle vous a même inspiré un titre, "Zouzou". Elle n'était pas commode sur la promo, vraiment pas. - P.Katerine: Vous avez des images?
Regarde, Zouzou. C'est toi, sur la pochette. "Zouzou" est sorti.
Regarde, Zouzou. C'est toi. On dirait bien qu'elle s'en fout.
C'est comme ça, les grandes stars. - M.Bouhafsi: On a compris l'inspiration du titre de l'album avec son prénom.
Elle vous a même donné une chanson. On a l'impression qu'elle a un peu pris la grosse tête. - P.Katerine: Oui.
Les grandes stars, c'est la distance. S.Bernhardt n'était peut-être pas comme ça. - S.Kiberlain: Elle aimait bien qu'on l'aime.
Elle a construit un personnage pour être aimée. - A.-E.Lemoine: Zouzou a une odeur particulière? - S.Kiberlain: Je pense que c'est un mélange de plastique et de... - P.Katerine: C'est ce qu'il y a de curieux chez les chiens.
C'est un peu ce que j'essaie d'illustrer dans la chanson, que les chiens sont très civilisés. Ils sont quasiment plus civilisés que nous, aujourd'hui. Ils ont toujours un caractère sauvage.
Voir un chien courir dans la nature...
On voit la bête, le loup qui est encore dans chaque chien, même dans le petit pékinois ou dans le bichon. Le loup est là. - S.Kiberlain: Et le félin est dans chaque chat, puisque nous sommes maintenant devenus spécialistes en animaux sauvages.
Tourner avec un oiseau qui se met à voler d'un seul coup...
Elle, elle vivait entourée d'animaux de toutes sortes. Se rendre compte d'à quel point elle n'en avait pas peur...
C'est quand même imprévisible. - A.-E.Lemoine: Ils ne sont pas tant domestiqués que ça. - S.Kiberlain: S.Bernhardt avait un puma au bout de sa laisse et entrait comme ça chez elle, alors que l'animal peut, en un coup de patte...
Tout ça l'amusait beaucoup et faisait partie du personnage. - P.Lescure: Vous êtes dorénavant chroniqueur à France Inter.
L'autre jour, vous avez invité votre fille à chanter l'une des chansons de l'album. - Je suis qui? - P.Katerine: C'est Luciani.
Tu n'es pas toute seule en toi. - P.Lescure: Elle est vachement douée.
Elle, elle a plutôt choisi un métier de l'autre côté des projecteurs. - P.Katerine: Oui.
Elle est plutôt réalisatrice. Elle écrit aussi des livres. Elle a réalisé quelques-uns de mes clips.
Elle s'est découvert un talent inouï d'imiter avec une facilité déconcertante. Ca fait un an et demi qu'on rigole avec ça. Elle se découvre. "Maintenant, je peux faire V.Paradis, Z.de Sagazan..." C'était infini, l'affaire! - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Il n'y a pas de lancement?
C'est la pépite pour Sandrine! Vous avez toujours chanté, Sandrine. Dans les films de L.Masson, on vous a entendue chanter, comme dans "Love Me".
Vous avez aussi chanté pour les Restos du Coeur. On va vous voir en enregistrement non loin d'A.Souchon. - S.Kiberlain: Ca me va comme un gant. - Elle a écrit les textes et s'est bien entourée pour les musiques, notamment avec les Souchon, père et fils. - S.Kiberlain: Ce sont des notes que je n'arrive pas à faire.
Je veux prouver à la Terre entière que je peux le faire. - Une fois sur scène, elle se défendra vachement bien et ça va être charmant. - P.Cohen: "Sur scène, elle se défendra vachement bien", dit Pierre.
Un autre extrait où on vous voit sur scène dans une reprise que je trouve formidable. 2016, V.Delerm vous invite à chanter "La Chanson d'Hélène". - S.Kiberlain: Ce soir, nous sommes septembre et j'ai fermé ma chambre.
Le soleil n'y entre plus. Tu ne m'aimes plus. - P.Cohen: La musique de P.Sarde, formidable compositeur.
On vous présente aussi ce double album qui vient de sortir, portrait de R.Schneider sur les 4 films de C.Sautet avec elle.
La voix de R.Schneider et celle d'une cover d'A.Taglioni sur "La maison sur la plage".
Quand est-ce que vous vous remettez à la chanson? - S.Kiberlain: On s'y remet avec la même équipe, là.
On essaye de faire des petites chansons. Ils sont très occupés, les Souchon père et fils. Je vous conseille d'aller les voir au Casino de Paris et à l'Olympia.
Ils seront aussi au Dôme en septembre. Je les kidnappe entre leurs sessions. On essaie de se retrouver.
On est en famille. On crée des chansons. C'est un peu magique. - A.-E.Lemoine: Pour un 3e album? - S.Kiberlain: Oui, mais pas tout de suite. - A.-E.Lemoine: Déjà, là, il y a "Sarah Bernhardt" qui sort le 18 décembre prochain.
Le casting est impeccable. Vous y êtes merveilleuse. Vous n'essayez pas de singer.
Il y a un travail sur la voix qui est assez extraordinaire et émouvant. Bravo, chère Sandrine. "Zouzou" est disponible depuis le 8 novembre partout en France.
Vous serez partout en France en tournée. Merci à votre styliste qui a l'art de vous passer la cagoule au pire moment. On conclut cette émission avec Les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 11 décembre. Nous vivons dans la comptine "Lundi matin". Toujours pas de successeur à M.Barnier.
C'est une question d'heures, de jours...
De temps... - Hier, à la même heure, nous étions au même endroit.
En 24 heures, rien n'a changé. - Les minutes défilent. - Hier, c'était "d'ici 48 heures".
Si on calcule bien... - Aujourd'hui, demain matin, demain après-midi, demain soir? - Aujourd'hui ou demain... - Le président n'a pas donné d'indications sur la temporalité. - B.Chameroy: Il reste 22 heures chrono.
Quelle aventure, ce feuilleton politique. Hier, comme chaque mardi, c'était jour de conseil à "Koh-Lanta". - A l'intérieur de cette urne, il y a très exactement 13 bulletins, un par membre du jury.
Tout de suite, mesdames et messieurs, le dépouillement. - B.Chameroy: Ca ressemblait à s'y méprendre à "Koh-Lanta", mais non.
Hier, Benjamin Duhamel a animé une émission avec des politiques de tous les partis. Le principe se rapproche beaucoup de celui de "Koh-Lanta": des gens qui ne peuvent pas se blairer mais qui doivent respecter une règle. - Le débat sera vif et passionné.
J'espère qu'il sera intelligible. Je vous demanderai aux uns et aux autres de ne pas trop vous couper la parole. - B.Chameroy: Vous imaginez bien que cette règle a été scrupuleusement respectée.
On aurait dit une assemblée de copro. - Je vais vous demander de lever la main. S.Rousseau, vous levez la main? - Ne soyez pas vexé... - Grâce à la réforme, les petites pensions de retraite...
C'est très clair. Je sais que pour certains, c'est inconfortable de l'accepter, mais... - Personne n'a gagné. - Mais vous avez quand même plus perdu que les autres. - Vous avez perdu. - Vous voyez comment il me parle? - B.Chameroy: Il a essayé de ramener tout le monde à la maison, mais il portait ce soir-là sa cape d'invisibilité. - C'est affligeant! - S'il vous plaît!
Je suis obligé de refixer les règles. S'il vous plaît! Messieurs dames...
A.Corbière et A.Bergé, là, s'il vous plaît...
Je fais un petit point technique. Je n'ai pas de marteau... - Ce serait bien utile en ce moment. - B.Chameroy: Une émission qui accueillait également un invité surprise.
A vous de le débusquer. Il est apparu furtivement. - A chaque fois qu'un président arrive... - B.Chameroy: "Attention, derrière vous!" "Je vous attendais, monsieur Bond." R.Ménard s'est incrusté pour le plus grand bonheur d'A.Corbière. - Avant de retrouver R.Ménard, qui nous suit pendant tous ces débats...
La réponse à l'instabilité politique que vit la France...
Notifications de téléphone. - B.Chameroy: Il a apporté un peu de clarté au débat. - J'étais contre l'abrogation...
Je suis pour...
Contre l'abrogation de la loi sur la retraite. - B.Chameroy: Les invités pouvaient commander tout au long de l'émission un petit rafraîchissement. "Je vais reprendre la même chose, s'il vous plaît!" "La petite soeur." "Non, 5!" "On y retourne, s'il vous plaît." Comme dans tous les bars, il y a eu le client qui a eu du mal à se faire repérer par le serveur. "Lonely". - A.Corbière, vous aurez la parole dans un instant. - B.Chameroy: 2 heures 30 d'émission.
Des débats qui n'auront pas été vains. - Qui a eu le sentiment ce soir de pouvoir créer des ponts pour arriver à un accord de non-censure, un accord technique, quelque chose qui pourrait sortir la France de la stabilité? C'est intéressant. - B.Chameroy: C'est toujours ça de pris, 2 personnes.
Dans le reste de l'actualité... - Ce sondage nous a interpellés.
Si la présidentielle avait lieu demain... - B.Chameroy: Non, merci.
Nous sommes en 2024 et nous n'avons pas de Premier ministre, donc on va attendre 2 secondes avant de se projeter en 2027. Les journalistes ont déjà tourné la page du gouvernement Barnier. - Je suis à votre disposition pour répondre à un certain nombre de questions que vous avez à ce sujet. ... - B.Chameroy: Les questions ont fini par venir, évidemment.
Comment on sélectionne les invités politiques? Pour C.Barbier, il y a un critère à respecter. - Bonjour, C.Béchu. - B.Chameroy: C.Béchu était l'invité de C.Barbier.
Il attend les vacances, comme tout le monde. Il tire tellement sur la corde que, pour se maintenir en vie, la régie lui balance des décharges électriques. - Vis-à-vis des insoumis, c'est quelque chose qui me réjouit.
On fait un pas vers la stabilité. - Sans 49-3, le gouvernement peut être bloqué. C'est utile. - Que chacun soit capable de faire un pas vers l'autre...
Il faut qu'on puisse à nouveau payer les fonctionnaires. - Il n'y a pas un faux budget dedans? - Non. - B.Chameroy: Qui était l'invité de "Essec débat"? ...
Voici un indice. - Je pense qu'on aura l'occasion de revenir sur le 49-3. Non, vous ne m'avez pas posé de question con, mais parce que vous n'êtes pas journaliste. - B.Chameroy: Les spécialistes apprécieront.
Une conférence organisée d'une main de maître par l'école de commerce parisienne. La personne chargée de faire défiler les diapos avait tout prévu et était très réactive. - Du président de la République et du Premier ministre...
Il est plus sympathique en vrai. Quand vous regardez...
Voilà! - B.Chameroy: Dans une situation politique bloquée et un monde qui va à toute berzingue, il est rassurant de voir que certaines traditions perdurent.
Bruit d'aspiration. Les étudiants lui ont posé la question que personne ne se posait. - Quel est votre goût préféré pour votre cigarette électronique? - B.Chameroy: "Goût menthe".
A.Genetet a aussi joué au "tu préfères". - Entre Pornhub et l'école, moi, je choisis Pornhub. - B.Chameroy: Non, évidemment, elle n'a pas dit ça! - Entre Pornhub et l'école, je choisis Pornhub. - B.Chameroy: Non, on rigole.
On referme avec l'image du jour, celle d'A.Kohler, qui entame sa 168e heure à se les cailler sur le perron de l'Elysée dans l'attente de pouvoir annoncer un nom de Premier ministre. L'info revient demain.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à tous les 2 d'avoir accepté notre invitation.
Tout de suite, "La Grande Librairie". Vous voulez bien vous tourner vers notre caméra?
Élisabeth Borne