Philippe Ballard : "LFI et une partie de la gauche sont complices de cet antisémitisme !" (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Philippe Ballard, comment vous réagissez face à ça ?
- 2:05OuverteRéponse directe
François Coque, comment vous réagissez à ça ?
- 4:06RelanceRéponse directe
Est-ce que quand vous voyez ces images, vous vous dites que LFI a une responsabilité ?
- 4:49RelanceRéponse directe
Non mais juste une petite remarque, quand un député, M. Delogu, à l'Assemblée nationale, en pleine séance des QHD et des questions au gouvernement, brandit le même drapeau que l'on voit, le drapeau palestinien, pardon mais il met de l'huile sur le feu.
- 12:48OuverteRéponse directe
Quelles ont été les peines infligées ?
- 28:33OuverteRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas finalement, de façon précipitée, l'aveu de l'échec de la stratégie de Jean-Noël Barraud ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:13PrésentateurFait
« LFI et l'ultra-gauche, sous couvert d'antisionisme, tout le monde a compris que c'était de l'antisémitisme en fait. »
- 2:49PrésentateurChiffre
« Il y a des gens qui sont interpellés, placés en garde à vue. Et qu'est-ce qu'on reproche ? Quelles sont les peines infligées à ces gens qui commettent ces actions antisémites ? »
- 5:07PrésentateurFait
« Or en fait, moi j'ai recherché ce matin sur cette boulangerie, en fait c'est une boulangerie qui est allemande, qui a une filiale en France, on ne sait pas s'il y a des Juifs ou pas, mais on s'en fout, on en est là. »
- 5:40PrésentateurFait
« C'est eux qui attisent ça pour des raisons électorales. Et il y aura bientôt des morts, ça sera leur faute. »
- 12:42PrésentateurChiffre
« Il y en a, malheureusement, il y en a eu 600 depuis le 7 octobre. »
- 14:50Invité politiqueFait
« Les provocations à la haine et les injures à caractère antisémite qui sont les infractions les plus fréquentes rencontrées depuis 2023 en matière d'antisémitisme sont toujours inscrites dans le droit de la presse. »
- 27:39Invité politiqueFait
« Non pas parce qu'il y a un acte de terrorisme, mais parce que c'est un acte sans doute, peut-être, d'ingérence étrangère. »
- 29:10PrésentateurFait
« Si on avait besoin d'une preuve que la méthode 12 ne fonctionne pas, eh bien on l'a désormais. »
- 32:04PrésentateurChiffre
« On est à 250 000 par an. »
- 47:28Locuteur 10Promesse
« D'ici à 2027 voire 2028, je souhaite la création sur les domaines pénitentiaires de 15 structures de semi-liberté, soit 1500 places, et 10 structures dédiées aux courtes peines, également 1500 places. »
- 48:05Locuteur 10Chiffre
« La surpopulation carcérale explose. Elle était établie à 131,7% au 1er mars. Un chiffre qui dépasse même les 200% dans certains établissements. »
- 48:20Locuteur 10Chiffre
« Il manquerait 7000 agents. »
Temps de parole
- Présentateur75 %
- Philippe Ballard11 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 33 %
- Locuteur 103 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Philippe Ballard, comment vous réagissez face à ça ? C'est grave, là il faut vraiment qu'on se réveille là. Parce que quand on voit ces images, on se dit qu'on est à deux doigts quand même. Ça rappelle l'Allemagne des années 30. Bientôt on va peindre des étoiles de David sur l'adventure de la boulangerie, si tant est. Mais enfin, tout laisse penser quand même que c'est elle qui est visée, parce que les policiers sont devant. Après, ce n'est pas 3-4 personnes qui sont devant, c'est des dizaines, des centaines de personnes. Par qui était organisée cette manifestation ? Je n'ai pas la réponse. C'est le comité pro-Palestine a priori. Oui d'accord, mais on sait qu'il la compose.
Ça rappelle les images de la place de la République il y a une semaine, quand il y avait une contre-manifestation contre notre manifestation qu'on avait organisée pacifiquement en place Vauban, où il y avait ces mêmes drapeaux. Il n'y avait pas un drapeau français, il y avait des drapeaux palestiniens. Donc maintenant, stop, ça suffit. Vous rappelez toutes ces agressions qui ont eu lieu contre des Français de confession juive à Villeurbanne, à plusieurs villes de France. Ça devient stop, c'est inadmissible. Et puis après, il y a un autre problème, c'est qu'on arrive à interpeller des personnes, mais quelles sont les peines infligées ? On n'a jamais le résultat.
Il y a des gens qui sont interpellés, placés en garde à vue. Et qu'est-ce qu'on reproche ? Quelles sont les peines infligées à ces gens qui commettent ces actions antisémites ? Parce que LFI et l'ultra-gauche, sous couvert d'antisionisme, tout le monde a compris que c'était de l'antisémitisme en fait. Donc maintenant, stop, ça suffit, il faut réagir. Oui, mais vous avez une LUPS, je vous le disais tout à l'heure, la Pernel Richardot, qui dit, à l'UPS de Trasbourg, qui dit des images insoutenables, des silences coupables d'une municipalité. Mais il y a peut-être aussi les accords qui sont passés au niveau national avec LFI, qui peuvent être mis en cause. Mais c'est ce que j'allais vous dire.
Voilà, moi je veux bien. Et elle a totalement raison dans son tweet, bravo à elle. Mais juste à un moment, elle parle à force d'indignation sélective. Je pense que peut-être à gauche, on a aussi des indignations sélectives. Et quand des députés s'en sont pris de gauche à la liberté d'expression, à la liberté des journalistes, cette semaine à l'Assemblée nationale, il n'y avait pas qu'une députée LFI, il y avait une députée socialiste du Val d'Oise qui était là, et qui a fait pression sur une journaliste pour qu'elle arrête de filmer, qu'elle arrête de faire son travail. Donc c'est sympa le PS à faire, oh on est farouché, oui mais enfin il marche dans la combine.
François Coque, comment vous réagissez à ça ? On ne peut pas se résoudre dans notre pays, avoir des commerces ou des personnes, puisqu'on ne sait pas exactement quand même ce qui s'est passé, être obligé de se mettre sous la protection des forces de police et de sécurité. C'est qu'on en est réduit au stade où la société par elle-même ne fonctionne plus. Donc il faut changer les choses aujourd'hui, et il faut casser les liens qui nous ont amenés à cette situation. Par exemple, ces images montrent le haut niveau, le niveau extrême de polarisation dans la société sur certains enjeux.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'avoir été importée de cette manière sur notre sol, les enjeux du conflit israélo-palestinien ? On parle d'assassins, de criminels, vous avez entendu ce qu'il dit. C'est ces derniers mois. Je ne sais pas à qui ça s'adresse, la voix qu'on entend. Si ce n'est pas à la boutique, je veux bien, mais vous êtes des assassins, vous êtes des criminels, je ne sais pas à qui ça s'adresse. La force et la place de la France dans ce conflit aurait été celle d'être un acteur de paix. Ce qu'elle n'a pas été pendant de longs mois, ce qu'elle essaie de redevenir aujourd'hui, mais d'une certaine manière, le mal est fait.
D'un autre côté, on a besoin de discours beaucoup plus clairs sur l'antisémitisme dans notre pays. Le discours il est clair, excusez-moi, le discours il est clair. Le discours il est clair, à part chez LFI, le discours il est clair. Qui englobe l'ensemble du spectre politique. Et puis le troisième aspect, on a tendance à le minimiser, c'est qu'on est dans un moment où beaucoup jouent sur tous les registres, sur les peurs. Ça crée une société totalement anxiogène. Qui ? Et le gouvernement, par exemple, je ne sais pas, dernière déclaration en date, celle du ministre de l'économie hier, qui nous dit que nous sommes dans un état d'urgence budgétaire. Mais tout est construit comme ça.
Il n'a pas tort. C'est autre chose, mais il n'a pas tort. C'est autre chose, mais il y a une instrumentalisation des peurs à tout niveau, que ce soit sur l'Ukraine, que ce soit sur le budget, que ce soit hier sur l'Assemblée. Mais quand vous voyez une scène comme ça, est-ce que vous dites qu'elle a fait une responsabilité ? Par exemple, vous qui êtes explorateur de LFI. Ce que je vous dis, c'est que quand il y a un état anxiogène dans la société, il y a une tendance des uns et des autres à se retourner sur une communauté seconde qui est liée aux enjeux sur l'économie, sur la religion. Je suis d'accord.
François Coq, vous qui êtes explorateur de LFI, est-ce que quand vous voyez ces images, vous vous dites que LFI a une responsabilité ? LFI a une responsabilité aujourd'hui d'avoir un message extrêmement clair sur le sujet. Il faut accepter que quelqu'un dise à LFI que l'antisémitisme aujourd'hui en France n'est pas résiduel, comme ça a pu être dit il y a quelques mois. Mais est-ce qu'ils sont initiateurs ? Est-ce qu'ils sont initiateurs ? En tout cas, ils ne sont pas à la place qui devrait être la leur pour lutter aujourd'hui et pour être en première ligne, parce que historiquement, c'est aussi ça qu'ils sont censés convaincre. Non mais juste une petite remarque, quand un député, M.
Delogu, à l'Assemblée nationale, en pleine séance des QHD et des questions au gouvernement, brondit le même drapeau que l'on voit, le drapeau palestinien, pardon mais il met de l'huile sur le feu. Nous, on est partisans de deux États, que ce soit très clair, mais ce n'est pas le moment. Mais vous voyez qu'on est en France en 2025, quand même Ludovic Thoreau, on est en France en 2025 en train de protéger, avec quatre policiers, de protéger une boulangerie en France en 2025, excusez-moi, et parce qu'on suppose, et je le dis bien, on suppose qu'elle serait tenue par des Juifs.
Or en fait, moi j'ai recherché ce matin sur cette boulangerie, en fait c'est une boulangerie qui est allemande, qui a une filiale en France, on ne sait pas s'il y a des Juifs ou pas, mais on s'en fout, on en est là. Vous avez tout résumé, on est bien en France, et je pense à tous ceux qui sont encore vivants et qui sont sortis de la Shoah, d'accord, et qui voient ça. Ils disent, on recommence ? On recommence la même chose ? Alors sur les culpabilités, je crois que le préfet Nunez a été très clair. Ils ne peuvent rien faire la police tant que vous aurez des partis politiques qui vont importer le conflit israélo-palestinien à des visées électorales. C'est clair, n'est-ce pas ?
Arrêtons de tourner autour du pot. C'est eux qui attisent ça pour des raisons électorales. Et il y aura bientôt des morts, ça sera leur faute. Il y aura des gens agressés. Regardez, même cette boulangerie, je ne sais pas, mais elle n'ose même pas parler tellement on a peur des représailles. Elle nous dit, ah non, ce n'est pas nous. On l'a eu ce matin, on l'a appelé parce qu'on voulait qu'elle nous raconte et on l'a eu et elle nous dit, ah ben non, on pense que ce n'est pas nous qui ont visé. Mais bon, je ne sais pas qui a été visé dans ce cas-là. Parce qu'ils ont peur des représailles derrière, on est en France.
Et vous avez raison tout à l'heure, parce que théoriquement, il y a des peines qui devraient être appliquées, qui sont claires, qui sont six mois de prison, six mois, et qui c'est qui a été six mois pour juste parler ? Mais parce qu'ils disent, on est antisioniste. En fait, ils ont trouvé ça aujourd'hui. Aujourd'hui, le discours, c'est on est antisioniste, on n'est pas antisémite, on est juste antisioniste. Jean-Marc, regardez, regardez bien ces images. Le nombre de policiers qu'il y a, trois à vélo. Hé, trois à vélo ? Et il va y avoir beaucoup de plus au monde. Philippe Oriachet, quand vous voyez ça ? Je suis écœuré, scandalisé, en colère.
Dans cette période de fête de Pessar, je pense à tous nos amis, tous nos compatriotes de confession juive. Je pense aussi à nos amis de compatriotes et de confession catholique et chrétienne, parce que nous sommes dans la semaine sainte. C'est des moments où la paix... Je me permets juste de rajouter un truc. On pense aussi aux musulmans qui sont dégoûtés de voir ça. Bien sûr. Voilà. Excusez-moi de... C'est intéressant de le dire aussi, parce qu'il y a aussi des musulmans qui sont écœurés de voir ça. Pendant la période importante et sainte du mois béni du Ramadan, je suis le seul à avoir pris sûrement 4 kilos.
Parce que tous les soirs, j'ai été invité par des familles musulmanes ou des iftars. Et lorsque j'ai échangé avec nos compatriotes de confession musulmane, personne ne se reconnaît là-dedans. Ils vous disent la chose suivante. Le Saint-Coran, le livre sacré du Coran, vous apprend qu'il y a trois prophètes. Sina Moussa, qui est Moïse, Sina Aïssa, qui est Jésus, et le prophète Mahomet. Et donc ils vous disent, nous sommes des descendants d'Abraham, « Les juifs sont nos frères ».
Et ils font complètement la différence entre le gouvernement israélien, qu'on a le droit de critiquer, et moi je suis un des premiers, et ils ne comprennent pas la dérive qui est en train de se passer, qui est importée par des gens, effectivement vous l'avez dit à juste titre, à des fins électoralistes. Et là, lorsqu'on manifeste de manière ouverte, en disant « ces gens-là sont des assassins », en ciblant des supposés, des juifs, on fait carrément le lien entre juifs, Etats d'Israël, et le conflit qui se passe.
Alors que bon nombre de juifs sont complètement concernés par ce qui est en train de se passer, et s'il n'y a pas un réveil urgent de toute la population, je ne parle pas que de la classe politique, de toute la population, effectivement, vous l'avez dit, ça risque de très mal finir. Alors, on va continuer dans un instant, parce qu'il y a ce qui s'est passé à Villeurbanne, où on en est à la troisième agression antisémite en quelques semaines. Et là aussi, honnêtement, à un moment, il faut vraiment qu'on se réveille. Vous avez raison, Philippe, quand vous dites ça. On va faire le CNews Info, et puis on revient sur Villeurbanne juste après le CNews Info. Il est signé Somaïa Labidi.
Le périmètre de recherche pour retrouver Agathe Illéret, cette jogueuse de 28 ans, disparue jeudi matin à Vivonne, dans la Vienne Limitée, désormais à 3 km². Toutefois, une brigade nautique a été appelée en renfort, car toutes les pistes restent envisagées, et savoir le procureur de Poitiers. Quant aux auditions, elle se concentre aujourd'hui sur les proches de la jeune femme. Bruno Retailleau au Maroc depuis hier pour consolider la coopération migratoire et la lutte contre le narcotrafic. Une visite de travail qui s'inscrit dans le prolongement du déplacement du ministre de l'Intérieur en octobre dernier, aux côtés d'Emmanuel Macron.
Et puis, vous découvrez le visage d'Emmanuel Moulin, le nouvel homme fort de l'Elysée.
L'ancien directeur général du Trésor prend officiellement le poste de secrétaire général du Palais dès aujourd'hui. Il remplace Alexis Colleur
qui était en poste depuis 2017.
11h02 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On continue à parler de ce que j'ai appelé le week-end de la honte avec ce qui s'est passé à Strasbourg. Vous l'avez vu, cette manifestation et cette boulangerie qui a été obligée d'être protégée. Je voulais qu'on revienne sur ce qui s'est passé à Villeurbanne. À Villeurbanne, c'est un homme qui portait un colis avec une étoile de David qui a été insulté et frappé au visage par deux hommes. Il a été menacé de mort également. Le rappel des faits.
Alors qu'il rentrait d'une balade avec son chien, deux hommes l'ont violemment agressé par derrière sans qu'il ait eu le temps de réagir.
L'un des agresseurs me frappait pendant que l'autre me filmait. J'ai tenté de me défendre mais j'étais sidéré. Ils m'ont traité à plusieurs reprises de sales juifs, de sales feuilles.
Des violences physiques mais aussi des insultes. Aujourd'hui, cet homme est traumatisé.
Aujourd'hui encore, je suis profondément choqué. Je ne peux guère invisibiliser mes craintes mais c'est qu'elles traumatiques qui au-delà du physique sont plus psychiques. Je vis désormais dans la crainte. Ces individus connaissent probablement mon adresse et m'ont promis de revenir me tuer. Je ne me sens absolument plus en sécurité dans mon quartier.
Une crainte partagée par la communauté juive.
Une peur de marquer dans la rue avec des petits enfants, peur de l'agression, peur des regards. Là-dessus, je trouve que c'est très très dommage.
Le préfet délégué pour la défense et la sécurité assure prendre des mesures pour protéger la communauté.
Nous avons mis en place déjà un dispositif de surveillance, de vigilance parce que c'est un moment particulier, c'est le moment des paques juives et nous avons des forces de CRS qui sont sur ce quartier en permanence pour assurer la sécurité.
Pour le maire,
il est important de mettre un mot sur ces agressions antisémites qui ne cessent d'augmenter.
Il y a de l'inquiétude et c'est pour ça qu'il faut mettre des mots, il ne faut pas minimiser les actes. C'est inacceptable et il nous faut sans cesse condamner les actions antisémites, les attaques antisémites et il faut être très ferme là-dessus et il ne faut surtout pas s'habituer, y compris dans un moment où, comme je l'évoquais, il y a une recrudescence de ces actes.
Une enquête a été ouverte, les deux agresseurs sont toujours recherchés.
Philippe Ballard, c'est intéressant ce qu'il dit, il ne faut pas s'habituer. Vous qui êtes ancien journaliste, malgré tout, honnêtement, ces faits, ils ne font pas la lune de l'actu. Et donc, ce qui veut dire implicitement qu'on est en train de s'habituer, au fond. Ce qui s'est passé à Strasbourg, personne n'en parle. Ce qui s'est passé à Villeurbanne, personne n'en parle. Les sièges avec des tags, on va en parler tout à l'heure, des tags antisémites, on en parle un petit peu, mais enfin, ça ne fait pas. Donc, en réalité, on est en train de s'habituer. En disant, il ne faut pas s'y habituer, mais en réalité, on s'y habitue.
Oui, parce que par le passé, alors ça s'était traduit, malheureusement, par des décès, mais je disais à la limite, le gang des barbares, on s'en prenait à quelqu'un parce que juif, donc, il devait avoir de l'argent, sauf qu'ils vendaient juste des téléphones portables. Mais on en parlait. Alors, évidemment, il y a eu une issue dramatique, mais là, malheureusement aussi, on finit par s'y habituer. Et je voudrais revenir sur ce qu'on disait tout à l'heure sur les peines, parce qu'il y a de discours, voilà, anti-sionistes, ça se traduit par l'antisémitisme, mais les peines, parce que là, ce sont des individus, ce ne sont pas des personnes qui se rassemblent devant une boulangerie.
Donc, on espère qu'ils vont être attrapés, placés en garde à vue, mais les peines après, quelles sont les peines ? Enfin, des actes comme ça, il y en a, malheureusement, il y en a eu 600 depuis le 7 octobre. Quelles sont les peines infligées ? Ça serait pas là. C'est un boulot de journaliste à faire. Alors, écoutez, on va le faire tout de suite. Quelles ont été les peines infligées ? Puisque vous êtes devenu rédacteur en chef de cette émission au passage. On est en direct avec Maître Muriel Wachtin-Melki, avocate pénaliste et président de l'organisation juive européenne. Bonjour Maître, merci d'être en direct avec nous.
Est-ce que les juges condamnent sévèrement, puisque c'est la question que pose Philippe Ballard, est-ce qu'ils condamnent sévèrement les actes antisémites ou ça reste du bout des lèvres ?
Alors, non, ça reste pas du bout des lèvres. On a des condamnations qui, depuis le 7 octobre 2023, sont bien plus fermes qu'auparavant. C'est-à-dire qu'il y a une prise de conscience des magistrats. Je rappelle qu'il y avait une circulaire qui avait été prise par l'ancien garde des Sceaux du pont Moretti au lendemain du 7 octobre à la mi-novembre qui appelait une politique pénale très ferme de la part des parquetiers de France. Donc, tous les procureurs dans toutes les juridictions de France devaient appliquer de manière ferme la loi en matière d'actes antisémites.
Donc, les condamnations qui sont tombées quand même très rapidement, bien plus rapidement qu'en temps normal, sont des condamnations que nous, nous avons considérées comme étant suffisamment fermes et en principe dissuasives. Nous n'avons pas eu de cadre récidive des personnes qui ont été condamnées et qui l'ont été sur 2023-2024. Nous n'avons pas constaté de récidive pour l'instant de ces personnes-là. Donc, nous pouvons considérer que les peines qui ont été rendues sont suffisamment fermes. Après, encore une fois, c'est en l'état du droit. J'en ai déjà parlé sur votre plateau.
On est à l'étude en ce moment de nouveaux textes, de nouvelles propositions de loi, de nouvelles propositions de loi qui sont proposées justement pour durcir un petit peu le quantum des peines car, à ce jour, les provocations à la haine et les injures à caractère antisémite qui sont les infractions les plus fréquentes rencontrées depuis 2023 en matière d'antisémitisme sont toujours inscrites dans le droit de la presse. Donc, avec des peines prévues qui sont des peines de un an maximum, ce qui est une peine qui n'est pas corrélée à la réalité sociétale actuelle.
Et donc, il nous faut sortir de cette loi de 1981 pour rélever, en fait, le quantum des peines et passer à des quantum de peines de droit pénal général 3, 4, 5 ans, 6 ans. En matière d'apologie du terrorisme qui sont des infractions que nous avons constatées en recrudescence importante depuis le 7 octobre 2023, la prévention est différente. On est sur des peines allant de 5 ans à 7 ans parce que, justement, vous le savez, depuis une dizaine d'années maintenant, l'apologie du terrorisme sortie de la loi de 1880 dit donc la loi de la presse, a basculé dans le droit pénal général et profite donc d'un quantum de peines plus élevé.
Voilà, donc, nous, nous appelons de tous nos voeux les législateurs et nous travaillons en ce moment avec la ministre Aurore Berger et une commission d'études composée de magistrats, d'avocats et de professionnels du droit pour faire évoluer les textes et pour donner des outils juridiques aux magistrats pour rentrer en voie de condamnation de manière encore plus ferme et plus sévère.
Donc, en l'état aujourd'hui, pour toutes les affaires qui ne sont pas en lien avec la sphère politique parce que je vais en parler dans un deuxième temps, toutes les affaires de droit pénal général qui concernent les délinquants de manière générale, toutes ces affaires-là, nous considérons que les peines qui sont données sont des peines suffisamment fermes. Il faut aller encore un peu plus loin, mais nous y travaillons.
En revanche, sur toutes les peines qui concernent certains élus politiques et notamment certaines personnes de la France insoumise, nous avons déposé des plaintes et sur ces plaintes-là qui sont toujours en enquête depuis le 7 octobre 2023, à ce stade, nous n'avons pas encore de retour. Donc, certaines d'entre elles ont été cassées, très bien, le parquet a considéré qu'il n'y avait pas de matière à poursuivre et nous n'avons pas contesté.
Et pour d'autres plaintes qui concernent d'autres élus de la France insoumise pour des propos qui ont été tenus après le 7 octobre 2023, qui sont soit des provocations à la haine à caractère antisémite, soit des apologies du terrorisme, eh bien, ces plaintes sont toujours en cours d'enquête. On est maintenant quasiment 18 mois d'enquête, ce qui est excessivement long.
Donc, on voit bien qu'il y a une manière de traiter ces plaintes-là qui est différente et qui ne nous convient pas parce que nous avons, nous, à l'Organisation juive européenne, dénoncé très rapidement le fait que les propos qui sont totalement libérés sur les réseaux sociaux et sur la place publique sont des propos, quand ils sont haineux, qui peuvent conduire à des passages à l'acte violents ou criminels.
Nous l'avons vu, c'est notamment le cas le plus tristement emblématique qui est le cas de cette petite fille de Courbevoie qui a été, je le rappelle, au mois de juin 2024, violée parce que juive, avec des propos qui étaient tenus pendant les actes en lien avec la situation à Gaza et en Israël. Donc, on voit bien que ces mots de haine qui se répandent sur les réseaux sociaux ou sur la sphère publique s'impriment malheureusement très souvent dans des esprits qui sont plus faibles, plus jeunes, pas encore construits, pas totalement finis ou plus fragiles et conduisent à des passages à l'acte criminel ou des passages à l'acte délictuel mais violents.
Voilà, donc c'est bien ce que nous dénonçons et c'est pour ça que nous appelons systématiquement les magistrats à rentrer en voie de condamnation rapidement. C'est bien pour ça que nous déposons des plaintes et pour ce qui concerne le volet des plaintes dites politiques, nous, nous considérons que ce n'est pas de la politique. Nous considérons que ce sont des personnes qui ont un réseau d'influence en fait. Elles sont extrêmement entendues, elles sont extrêmement écoutées, elles sont extrêmement suivies.
Leurs paroles, lorsqu'elles émanent de personnes qui sont investies d'un mandat public, portent forcément plus que la parole d'un citoyen lambda et donc c'est pour cela aussi que nous incitons autant nos magistrats à se pencher sur ces propos et à dire si oui ou sinon les propos constituent une infraction de haine et ensuite à rentrer en voie de condamnation. C'est important. C'est important.
Merci beaucoup Maître. Merci Maître Muriel Wachting-Melki. Merci Avocat Pénal. C'est important de préciser tous ces éléments. Je l'ai dit à Villeurbanne par exemple, on en est à trois agressions en quelques semaines. On va écouter justement le préfet délégué pour la sécurité de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui dit a priori qu'il n'y a pas de lien entre ces trois agressions à part moi j'en vois, c'est l'antisémitisme de toute façon. On l'écoute. de trois agressions. Concernant la première agression, l'auteur qui a été interpellé passera en justice le 16 mai. Donc notre détermination est totale.
Et oui, je pense qu'on peut dire que toutes les mesures sont prises pour que garantir la sécurité de nos concitoyens juifs comme les autres. On met tout en œuvre pour que la sécurité soit assurée. Il faut évidemment qu'une réponse ferme puisse être apportée à ces actes. Il y a aussi une mobilisation collective. Je tiens à dire qu'on a des relations très étroites avec les maires en général et notamment le maire de Villeurbanne. Chacun doit se mobiliser pour qu'on puisse effectivement se promener en toute sécurité, aller vers son lieu de culte en toute sécurité. Il doit y avoir une mobilisation collective.
Et puis il y a un engagement très fort de la police nationale, de la police municipale, mais aussi des dispositifs de sécurité interne à chaque culte autour des églises. Il y a des dispositifs parfois de caméras, autour des synagogues, des mosquées. Il y a aussi des dispositions qui sont prises et chacun doit se mobiliser pour garantir la liberté de culte. – Ludovic Thoreau, moi je suis assez pessimiste en fait, parce qu'on voit ces appels qui se multiplient sans arrêt, tout le monde est là, on est solidaire, on est unanime. Et en fait, on s'aperçoit sur le terrain que ça ne change pas vraiment. – J'entends les mots du préfet, je les respecte, mais non, il y a un lien entre tout ça.
Il faut arrêter de dire qu'il n'y a pas de lien, bien sûr qu'il y a un lien. Ce n'est pas le week-end de la honte, c'est les mois et des années de la honte. Ça c'est clair et net. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait ? C'est-à-dire qu'on va dénoncer, on entend tous les ministres et tous ceux qui ont le pouvoir dire « on dénonce, on dénonce », mais ça ne fait qu'augmenter. Et le point de départ, ça a été la tuerie en Israël, d'accord, qu'on ne soit pas aveugle par rapport à tout ça. Ça a fait multiplier par… Et surtout que ces actes antisémites sont souvent à 70% physiques. Ce sont des agressions physiques à la personne.
Parce que la personne qui s'est fait agresser tout à l'heure, c'est par derrière et on l'a filmé. Bien sûr. Il a filmé et mis sur les réseaux sociaux pour montrer. Regardez ce qu'on fait aux juifs. On a fait un acte de guerre et on l'a mis à terre. Voilà le message qui est passé. Je suis d'accord. Mais à un moment, il faut que ça s'arrête. Et je vais vous dire, il y a un fait aussi qui est un peu passé inaperçu, c'est ce qui s'est passé dans le Gard, avec ces inscriptions antisémites et les siècles. Donc ça veut dire que c'est des enfants qui l'ont fait. Excusez-moi, si c'est dans un bus scolaire, normalement, il n'y a que des enfants. Il n'y a que des enfants qui vont.
Et ça, c'est encore presque plus grave, j'ai envie de dire. Parce que c'est des gamins, ça veut dire qu'on leur a mis des trucs dans la tête et que ces choses-là, aujourd'hui, ces enfants vont grandir. Ils vont grandir avec quel état d'esprit ? Regardez.
C'est une découverte choquante. Des tags dans un bus scolaire du Gard. Sur ces photos, des insultes et messages à caractère antisémite la région Occitanie, mais aussi la présidente de la région ont condamné fermement ces actes. Je condamne avec la plus grande fermeté les tags antisémites retrouvés sur les sièges passagers de l'un des cas régionaux circulant dans le Gard. Face au racisme, à l'antisémitisme et aux discriminations, nous ne laisserons jamais rien passer. Des inscriptions qui révoltent le président de l'association des amis de la Fondation de la Déportation.
Une preuve supplémentaire que cette bâtiment vit toujours en France et que nous devons la combattre pied à pied. Je regrette que ces inscriptions n'aient pas été enlevées immédiatement et j'interviens auprès des services de la région pour qu'une vigilance de tous les instants soit mise en oeuvre.
Les inscriptions ont depuis été retirées par les services de la région. Une plainte a également été déposée pour connaître et poursuivre les auteurs.
France, encore, quand on voit tous ces événements, c'est terrible. Et là, c'est des gamins. C'est des gamins qui font peut-être ça, je ne sais pas, on va dire pour s'amuser, mais en tout cas, il y a un truc qui leur est rentré dans la tête. Justement, quand on entendait il y a un instant le préfet délégué à la sécurité et à la défense du Rhône qui nous disait que tout était fait pour protéger nos compatriotes de confession juive. De fait, ce n'est pas le cas parce que le pire des veneurs, on l'a vu dans votre reportage, il s'est déjà instillé. C'est la peur. On ne peut pas accepter que des Françaises et des Français vivent aujourd'hui avec la boule au ventre. Ça, ce n'est pas acceptable.
Donc, ça veut dire que la réponse pénale telle que l'a décrit le préfet est nécessaire, totalement nécessaire et doit être renforcée. Mais, à elle seule, elle est insuffisante. Il faut donc qu'il y ait un basculement dans le discours. Sur le basculement dans le discours, il s'agit maintenant de bien le calibrer quand même. Moi, j'entends ce que dit Philippe Bourguiachier et je pense que ça a sa part d'efficacité qui est une forme d'occuménisme qui explique comment les religions, en réalité, se respectent mutuellement. J'entends ça. Mais je pense que ce n'est pas suffisant parce que ce n'est pas ça notre tradition.
La tradition et ce qui est écrit dans notre Constitution, c'est qu'on garantit la liberté de conscience et qu'on assure le libre exercice du culte. Autrement dit, avec vos religions, foutez-nous la paix. Sortons-les de l'espace public. Ce n'est plus la question, ce n'est plus l'enjeu. On en a marre d'avoir l'espace public gangréné par ces questions. Sortons-les de l'espace public, ça veut dire par exemple qu'on sort le voile de l'espace public ? Sortons-les de l'espace public et arrêtons de ramener chacun à sa religion. La seule communauté qui vaille dans ce pays, c'est la communauté nationale, celle qui définit par le camp. Est-ce qu'on sort le voile de l'espace public par exemple ?
Oui, mais changeons, changeons, changeons la porte d'entrée. Changeons la porte d'entrée. Vous dites oui. Non, je ne dis pas oui. Non, je ne dis pas oui. Je dis que cette question est une autre question. Mais aujourd'hui... Non, c'est pas une autre question. Vous dites sortons la religion d'espace public et le voile c'est de la religion et c'est dans l'espace public. On peut discuter, si vous voulez, de ce qu'est l'espace privé, de l'espace que moi je n'appelle pas public, je l'appelle l'espace de constitution des libertés, qui sont notamment le service public dans lequel le voile par exemple n'a rien à faire. Voilà une autre question.
Mais notre prisme aujourd'hui c'est arrêtons de rentrer toujours par cette question. On écoute Laurent Nunes, préfet de police de Paris qui était au grand rendez-vous et qui a parlé justement de cette hausse de l'antisémitisme. Vous êtes en train de t'interroger le préfet de police. Oui. Qui est en train de vous expliquer qu'on fait le maximum, qu'on interpelle des gens, que la justice répond fermement. Après, vous avez un contexte qui crée l'antisémitisme et la police n'y peut rien. La police n'y peut rien. Il y a effectivement un contexte des débats, des partis politiques
qui épousent la cause pro-palestinienne et qui répandent un discours qui est un discours anti-israélien, anti-sioniste, qui bascule parfois
dans l'antisémitisme. Ne demandez pas au préfet de police de régler ce problème. Moi, je ne fais pas de politique. Voilà, c'est pas au préfet de police de régler ce problème, lui, mais les hommes. Et après, c'est à la justice aussi d'agir, Philippe Boriach. Vous savez, tout à l'heure, Jean-Marc, et je rejoins Ludovic, il y a un continuum dans ce qui s'est passé. C'est l'antisémitisme. Et il y a ceux qui passent à l'acte et ceux qui les arment avec leur théorie, avec leur influence. Et leurs armes dans la tête. Évidemment. Non, non, mais je précise qui les arment dans la tête.
Vous avez raison, qui les arment psychologiquement, mentalement, en leur distillant leur haine, leur venin, de l'antisionisme, de l'antisémitisme, de l'anti-israélien. Vous savez, on m'a fait une fois une reproche, on m'a dit « Oh, on t'a pas vu à tel ou tel manif. » Je dis « Moi, j'ai pas de souci, je peux venir à cette manif. » Mais je ne peux pas entendre « mort aux juifs » et je ne peux pas entendre « ne pas libérer les otages ». Ça, par contre, et réciproquement, de manière assez intelligente et politique, on qualifie un opposant politique de sioniste pour essayer de le discréditer auprès de la communauté musulmane dans ma ville. Ça n'a aucune efficacité puisqu'on a toujours...
Enfin, on connaît, moi, mon combat pour les deux États qui doivent vivre en totale liberté. Mais qui importe ce conflit ? Et c'est légitime de s'offusquer lorsqu'on voit des femmes, des enfants, mourir sur des bombes. Mais les mêmes ne s'offusquent pas lorsque des femmes ont été démembrées, ont été violées. Mais... Indignation sélective. Indignation sélective. Et donc, il faut aussi que la justice, et l'avocat tout à l'heure l'a dit, doit agir vite parce que 18 mois lorsqu'il y a eu des plaintes contre un responsable politique qui arme psychologiquement des gens à passer à l'acte, c'est pas possible, c'est pas entendable et il faut frapper fort.
Allez, autre sujet dans l'actualité parce que là, celui-là, on aura l'occasion d'y revenir parce que je pense pas que les choses s'arrêtent aussi vite. Donc voilà. Autre sujet dans l'actualité, c'est l'Algérie. L'Algérie qui a décidé de répondre à la France et on se demande si la méthode française n'est pas d'ores et déjà un échec d'ailleurs. Les autorités algériennes qui ont décidé d'expulser 12 agents de l'ambassade de France en leur demandant de quitter le territoire algérien dans les 48 heures. Cette décision fait suite à la mise en examen vendredi d'un agent consulaire algérien pour des actes graves. Le rappel des faits.
C'est une situation en plein cœur de Paris qui relance les tensions avec Alger. Vendredi, trois hommes dont un membre du consulat d'Algérie en France ont été arrêtés et mis en examen. Ils sont accusés d'être impliqués dans l'enlèvement, la séquestration ou détention arbitraire en relation avec une entreprise terroriste d'un opposant au pouvoir algérien en 2024 selon le parquet national antiterroriste français.
Vous voyez que la situation est grave. Elle est tellement grave d'ailleurs que c'est le parquet national antiterroriste
qui dirige l'enquête, qui s'est saisi. Non pas parce qu'il y a un acte de terrorisme,
mais parce que c'est un acte sans doute, peut-être, d'ingérence étrangère. Le fait qu'il y ait un membre du consulat d'Algérie, ça vous interpelle ? Ah, ça fait plus que m'interpeller, oui. Ça fait plus que m'interpeller, c'est clair.
Côté algérien, le ministère des Affaires étrangères dénonce une cabale judiciaire inadmissible.
L'Algérie rejette fermement, tant sur la forme que sur le fond, les motifs invoqués par le parquet antiterroriste français.
Ce tournant judiciaire, inédit dans les annales des relations algéro-françaises, n'est pas le fruit du hasard et intervient à des fins de torpillage du processus de relance des relations bilatérales convenues.
Des tensions qui s'étaient pourtant apaisées ces derniers jours avec la reprise du dialogue bilatéral. Mais l'Algérie demande aujourd'hui la libération immédiate de l'agent consulaire qu'elles jugent inadmissibles et inqualifiables.
Alors, on est en direct avec Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews. Bonjour Thomas. Bonjour. Est-ce que ce n'est pas finalement, de façon précipitée, l'aveu de l'échec de la stratégie de Jean-Noël Barraud ? Ah oui, absolument. Ça a duré 7 jours. L'apaisement aura duré 7 jours entre le moment où Jean-Noël Barraud s'est rendu à Alger, justement pour acter, avec une forme de mise en scène, justement la relance des relations entre Paris et Alger. 7 jours plus tard, vous avez le régime algarien qui expulse 12 agents français de l'ambassade de France en Algérie. Si on avait besoin d'une preuve que la méthode 12 ne fonctionne pas, eh bien on l'a désormais.
Surtout que l'affaire qui sert de prétexte à ces expulsions est une affaire rocambolesque avec un agent consulaire qui est impliqué dans une tentative de kidnapping. Tout ça se déroule sur le sol français. Les autorités françaises réagissent, ce qui est tout à fait normal. Oubre une enquête, il y a des mises en examen. Eh bien ça, c'est déjà trop pour le pouvoir algérien qui dans un communiqué très long a détaillé les raisons pour lesquelles elle s'offusquait de cette enquête. Et en fait, ce qu'on comprend tout au long de ce communiqué, c'est que c'est Bruno Rotaillot qui est visé très directement.
En clair, ce que reproche le régime algérien, c'est que Bruno Rotaillot aurait agi, aurait fomenté l'ouverture d'une enquête pour tenter de mettre à mal la normalisation des relations entre Paris et Alger. Alors déjà, c'est une erreur parce que le parquet national antiterroriste n'est pas sous l'autorité de Bruno Rotaillot. Et surtout, en France, les magistrats sont indépendants, ce qui n'est pas forcément le cas de l'autre côté de la Méditerranée. En tout cas, voilà la preuve maintenant que l'Algérie veut poursuivre le rapport de force.
On a eu beau tenter de jouer l'apaisement, notamment par la voix de Jean-Noël Barrault et du président de la République, Emmanuel Macron, visiblement, ça ne fonctionne pas. Maintenant, la question qu'on se pose, c'est quelle sera la réponse de la France ? Parce que vous avez quand même 12 agents qui vont être expulsés. Je précise qu'il s'agit de 12 agents qui sont tous sous l'autorité du ministère de l'Intérieur. Là aussi, ça donne une couleur politique à cette décision d'expulser des agents français. Voilà, parce qu'on a la réaction de Jean-Noël Barrault. Mais alors, voilà. Bon, Jean-Noël Barrault. Je demande aux autorités algériennes de renoncer à ces mesures d'expulsion.
Ah ben, avec ça, on va aller loin. Oui, ils menacent aussi de représailles. Donc, quels peuvent être ces représailles ? Est-ce qu'on va revenir à la fameuse riposte graduée que nous avait promis le Premier ministre François Bayrou ? Je vous rappelle, parce qu'on l'a un peu oublié quand même, que François Bayrou avait fixé un ultimatum de six semaines à l'Algérie, sous peine, justement, notamment, peut-être, pourquoi pas, de revenir sur les accords de 1968. Tout ça était un peu passé à l'as parce qu'Emmanuel Macron avait repris le dossier en main, avait téléphoné au président algérien. Mais visiblement, cette méthode-là ne fonctionne pas.
Parce que d'une part, on a des agents qui sont expulsés. On n'a toujours pas obtenu la libération de Boalem Sansal. Et sur le dossier migratoire, on n'a vu aucune évolution. C'est-à-dire que la liste des ressortissants sous l'OQTF dangereux que Paris a livré à Algiers, ces ressortissants, n'ont pas été réadmis par les services algériens. Donc on n'a aucune évolution sur aucun dossier pour l'instant. La question maintenant, c'est quand est-ce qu'on change le braquet ? Merci beaucoup Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews Phil Ballard. Est-ce qu'on est nul ? Oui, c'est un peu crûment, mais c'était couru d'avance.
Enfin, le voyage du ministre des Affaires étrangères, on ne se faisait aucune illusion. Il n'y a que la manière forte pour, alors je dis bien, le gouvernement algérien. On fait la différence entre le peuple algérien et le gouvernement algérien. Vous savez de combien ont augmenté le nombre de visas, alors primo-délivrance ou renouvellement ? 91% avec les ressortissants algériens depuis deux ans. On est à 250 000 par an. Enfin, voilà, la fermeté n'en font preuve à la fois. M. Macron et M. Barraud. Boilem Sansal est toujours en prison. Quand on lit le communiqué du ministère des Affaires étrangères algérien, il se fiche de nous. Il nous mène par le bout du nez.
Donc il n'y a qu'une seule réponse. C'est la manière forte. Quand à l'Assemblée nationale, on pose régulièrement le mardi une question sur Boilem Sansal au ministre des Affaires étrangères, il n'a que deux, trois mots dans son vocabulaire. C'est compromis, n'aggravons pas les choses, attendez, ça va s'arranger. Et on demande sa libération. Et voilà. Et à l'arrivée, on a ça. Ah bon, c'est... Philippe Ouryachi, je l'ai vu faire un petit bon quand j'ai dit est-ce qu'on est nul. Franchement, on peut se poser la question. Non, attendez. Déjà, Jean-Marc, je voudrais vous dire que vous êtes très regardé de l'autre côté de la Méditerranée. Vous savez que j'ai de la famille en Algérie.
Moi, je suis franco-algérien. Et donc, du coup, je m'adresse à mes amis en Algérie et aux autorités algériennes, au gouvernement algérien, leur expliquer qu'effectivement, que le parquet national antithésororiste n'a aucun lien direct sur une décision politique aussi discutable que celle que souhaite prendre Bruno Rotaillot, parce qu'il est ministre de l'Intérieur et pas ministre des Affaires étrangères. Et ça serait bien que chacun laisse à sa place. Je ne donne d'injonction à personne, mais à un moment donné, il faut laisser le ministre des Affaires étrangères faire son boulot. – Oui, c'est pour ça que… – Ça ne marche pas. – Ça ne marche pas. Excusez-moi, ça ne marche pas.
– Ça ne marche pas, on est ridiculisé. – Non. – Excusez-moi, il y a 7 jours, il va en Algérie, il nous explique que les choses sont en train de s'arranger. 7 jours après, on nous renvoie en 48 heures 12 agents. – Effectivement, les choses étaient réellement en train de s'arranger. Alors, il y a des responsables qui prennent des mesures disproportionnées. Ce n'est pas normal, cette réaction d'expulser 12… – Mais on n'est pas respecté, Philippe Ouryachi, c'est ça la réalité. – On n'est pas respecté un comportement comme ça, nous renvoyer en 48 heures 12 agents, c'est qu'on n'est pas respecté. – Ce n'est pas une question… – Ah ben, moi je trouve que c'est une question…
– Non, non, non, je vous assure que l'Algérie aime la France et que… – Non, vous parlez… – Globalement, l'Algérie, les Algériens… – Je peux en parler du gouvernement encore une fois. – Je suis très heureux qu'on ne parle pas des Algériens. – De gouvernement, parce que régulièrement on entend parler de régime, c'est un gouvernement… – Je n'ai pas dit les Algériens, je dis l'Algérie, l'Algérie, c'est le gouvernement. – Non, mais même les responsables l'Algérie ne respectent pas la France. – Il s'avère que… – Il y a une haine contre la France historique. – Non, non, je suis en fond de commerce. – Il y a un grand amour entre l'Algérie. – Ah ben, il le casse bien alors.
Surtout ne m'aimer jamais comme ça. – La rente mémorielle. – François Coque. – Non, mais M. Macron d'un côté avec M. Barrault et M. Retailleau de l'autre sont pareillement quand même les pantins du président Téboune. Quand M. Retailleau a fait monter les enchères il y a deux semaines, trois semaines, alors M. Macron a essayé de calmer le jeu et le président algérien a dit « Ah non, non, non, on sait bien que M. Retailleau ne compte pas et on choisit notre interlocuteur, c'est M. Macron. » Maintenant que M. Macron et M. Barrault sont arrivés sur le devant de la scène, le président algérien dégaine la marionnette Retailleau parce que M.
Retailleau est en voyage comme par hasard aujourd'hui au Maroc. Ça ne vous aura pas échappé. – Non, du tout. – Et vu le différent qui existe entre les deux pays, on peut comprendre à quel point ça gêne côté algérien. Donc on a la sensation qu'on a un pouvoir aujourd'hui, que ce soit M. Macron d'un côté, que ce soit M. Retailleau de l'autre qui sont sur des orientations différentes mais qui se font pareillement l'un et l'autre manipulés par le pouvoir algérien. – On est d'accord, donc on n'est pas respecté. – On n'est pas respecté. – On n'est pas respecté. – C'est ce que j'ai dit, Philippe Ouryachi me dit non, mais on n'est pas respecté, je suis désolé.
– Non, on est respecté, sauf que la graduation elle est dispensionnée mais les occulteurs ils n'en veulent pas. Boilette Sansal il est en prison. On nous renvoie nos agents de 48 heures et vous appelez ça du respect ? Vous trouvez qu'on est respecté ? Attendez, non, non, mais je vous donne trois égards. On ne rentre pas dans le détail. Est-ce que vous trouvez que ces trois éléments montrent que l'Algérie nous respecte ? – Il faut répondre de manière à faire. – Est-ce que vous trouvez que ces trois éléments montrent que l'Algérie nous respecte ? – L'Algérie défend… – Non, non, non, non. – Non, mais la question est claire.
– Je dis juste que l'Algérie répond à sa manière, nous devons répondre à l'Algérie. – Est-ce que vous trouvez qu'avec ces trois éléments l'Algérie nous respecte ? – Elle défend ses intérêts. – Est-ce qu'elle nous respecte de défendre nos intérêts ? – Vous n'arrivez pas parce qu'elle nous respecte pas ? – Non, parce qu'on considère que c'est un manque de respect que le pays défendre ses intérêts. – Mais c'est pas défendre ses intérêts. – Non, mais… – En quoi mettre Boilem Sansal en prison s'est respecté ses intérêts ? – Alors justement, c'est quelque chose de très bien que vous soulevez. Boilem Sansal est rentré en Algérie. – Moi, j'existe sa libération. C'est clair, net et précis.
Il n'y a pas de but. – Mais ? – Mais il est rentré en Algérie avec son passeport algérien. Donc l'Algérie, il le reconnaît comme son enfant. Si moi, demain, je rentre en Algérie avec mon passeport algérien et que je ne me conforme pas aux lois du pays qui m'accueille comme son propre enfant, je vais subir le même sort. – Donc vous leur donnez raison. – Je ne leur donne pas raison. – Bah oui, c'est ça. – Excusez-moi, c'est que vous leur donnez raison. – Si vous commettez un méfait en France… – Vous êtes en train de leur donner raison. – Si vous commettez un méfait en France… – Et c'est quoi son méfait en Algérie ? – Mais son méfait, ça a été de… Il est accusé d'avoir déstabilisé, de vouloir…
– Oh oui, voilà. – Attendez. – Non mais c'est bon, vous avez tout dit. – Oui mais bon, c'est un naufrage, excusez-moi, c'est un naufrage. – Mais c'est pas un naufrage. – C'est un naufrage. – Mais on n'a pas les mêmes lois. – Sur ce que vous venez de dire, si on commet un méfait dans le pays qui vous accueille, là, on a non pas un diplomate, mais un employé consulaire qui ait pris la main dans le sac dans une opération de barbouserie sur notre territoire, c'est quand même la capacité de notre République de dire et de laisser aller les investigations et que le parquet national – Mais complètement ! – On a même l'assure, on est en charme d'air.
– Et donc si la Géry surréagit là-dessus alors qu'elle aurait très bien pu exfiltrer son agent depuis un an et demi ou quoi que ce soit, c'est qu'ils se saisissent et ils sont en train d'essayer de nous manipuler sur cette question. – C'est évident. – Ludo Victoro ! – Ludo Victoro ! – On a parlé à Spernier sur la visite de Barrault. Le résultat, il est là aujourd'hui. Maintenant, vous savez ce que c'est l'honneur de la France ? L'honneur de la France, ça serait un peu de défendre tout ça. Liberté, égalité, fraternité. Quand vous pensez que trois personnes qui sont condamnées parce qu'ils ont voulu kidnapper quelqu'un… – Ils ne sont pas encore condamnés. – Oui, mais ils sont mis en examen.
– Ils sont mis en examen. – Excusez-moi, même mis en examen pour un kidnapping et la réponse de la partie adverse, c'est de nous renvoyer 12 personnes en bataille qui n'ont fait aucun crime. Excusez-moi. – Il faut quoi ? – Je le condamne comme vous. Il faut qu'on renvoie 24 consulaires algériens en Algérie. – Mais non, ce n'est pas comme ça que ça va. Et on sait quoi après ? – Et après, ils en renvoient 48. Enfin, on veut… – Non, mais il a raison. – Il faut… – Vous n'êtes pas d'accord avec moi. – Je dis on renvoie 24, vous n'êtes pas d'accord avec moi. – Mais non, mais parce que c'est ridicule. – Mais non, c'est ridicule. Ils vont renvoyer 48, ils vont fermer l'ambassade.
Enfin, et on va où ? – On arrête un agent consulaire d'Algérie qui est impliqué, il y a un agent de Bercy qui est accusé d'espionnage. Donc là, on rentre dans une autre dimension. Et la troisième personne, c'est un agent de Lofi qui a communiqué les informations. Donc par conséquent, il y a une affaire judiciaire. – On va poser une question. – Et si l'Algérie est venue de manière… – L'Union du Taureau a tout résumé. Arrêtons de baisser notre culotte. – Oui, c'est clair. – Je trouve que c'est le résumé. C'est ce qu'on fait depuis des mois avec l'Algérie. À un moment, ça suffit. – On ne baissait pas la culotte, mais peut-être qu'il faut répondre de manière plus claire.
– Tu sais, je vais vous poser une question. Est-ce que l'Algérie est une belle démocratie ? – Écoutez… – Oui ou non ? – Moi, je considère que les Algériens sont maîtres et souverains de leur pays. – Répondez à ma question. – Oui, c'est une belle démocratie pour les Algériens. – Avec une liberté partielle. – D'accord ? La chasse au cabine, la chasse à tout le monde, ça n'existe pas. – Non, non, ne parlez pas de la chasse au cabine. – D'accord, il n'y en a pas. – Non, non, non, parlez pas de la chasse au cabine. – C'est une super démocratie, on est d'accord. – Je suis là-dessus, je suis hyper bien placé. – Donc, c'est une belle démocratie ? – Non, non, c'est pas la chasse au cabine.
– C'est une belle démocratie, oui ou non. – Répondez à la question. – C'est une belle démocratie pour les Algériens. – Non, mais pour nous, pour le monde entier. – Non, non, pas pour le monde entier. – Pour vous, c'est une belle démocratie. – Pour vous, c'est une belle démocratie. – Ah bon, d'accord. – Donc, vous, vous considérez que c'est une belle démocratie. – Pour les Algériens qui l'ont choisi. – Donc, vous, vous, vous, vous, c'est quoi ? – Et est-ce que c'est un gouvernement corrompu ou quoi ? – Mais ce n'est pas une démocratie dans… – Non, non, je ne peux pas vous laisser dire ça. – Ah, c'est pas un gouvernement corrompu ?
– Quand Marine Le Pen est condamnée à 4 ans de prison et 2 ans d'enferme… – Non, non, non, non. – Déjà, elle a fait un ordre, donc présomption d'innocence. – D'accord, d'accord, présomption d'innocence. – Non, non, non, la présomption d'innocence n'est pas corrompu. – Non, non, non, la présomption d'innocence n'est pas corrompu. – On va vous amener la décision. – Non, non, non, mais je ne peux pas vous laisser dire ça. – Non, non, non, mais je ne peux pas vous laisser dire ça. – Alors, lorsque votre présidente est plusieurs membres de votre parti, elle vient d'être condamnée pour avoir des tournées.
– Non, mais, alors, un, il y a 1 million d'euros, c'est des hôpitaux, c'est des écoles, c'est des laissants, c'est des infirmiers, c'est des profs, c'est des policiers. – Et vous savez, la Cour des comptes auprès de l'Union Européenne, la semaine dernière, 7 milliards d'euros versés à des ONG, notamment islamistes, sans aucun contrôle. Je vous renvoie à ce document de la Cour des comptes de l'Union Européenne. – Allez, on va faire une pause, on va faire la pub, le CNews Info, on va se retrouver après, on va parler d'un autre sujet, on va parler de la disparition d'Agathe, on va aller sur place dans la Vienne pour vous donner les dernières informations et vous dire où nous en sommes.
On parlera également des places de prison, c'est un véritable casse-tête pour augmenter les places de prison en France, on vous parle de tout ça dans un instant. Vous restez avec nous, on est en direct sur CNews, à tout de suite. – Le robot tondeuse crès. – Regardez mon client, son pare-brise, il devait le remplacer au plus vite.
– Monsieur Carglass, le sien, on l'avait. – Forcément, avec notre plus grand stock de vitrage Carglass d'Europe, on a pu remplacer rapidement. Et là où on ne s'attendait pas, on a nettoyé l'intérieur de sa voiture. On le fait toujours.
– C'est ça, le service Carglass. Et en ce moment, Carglass vous offre un an d'abonnement à la nouvelle appli Coyote, avec des alertes plus claires et fiables, des dangers et limitations sur la route. Comme ça, zéro stress pour vos points.
– Alors, prenez rendez-vous sur Carglass.fr, ou appelez-nous au 3044.
Carglass répandre, Carglass remplace.
– La semaine noire en perspective pour les usagers de la SNCF après Sudraille. Cette fois, c'est la CGT cheminot qui appelle à la grève dès le 5 mai. De quoi perturber fortement les points du mois de mai. Et au cœur des revendications, une meilleure rémunération des cheminots. On va légèrement alléger la dépense publique. Voilà comment Éric Lombard qu'on trouvait les 40 milliards qui manquent au budget 2026. Le ministre de l'Economie qui ajoute que le désendettement doit devenir une cause nationale puisque, je vous le rappelle, la France cumule désormais 3300 milliards d'euros de dettes. Et puis, Médecins du Monde poursuit l'État en justice pour carences fautives en cause.
La suspension du projet des salles de shoot. Deux recours vont être déposés. L'un portant sur le cas marseillais et l'autre sur les suites de l'expérimentation à Paris et à Strasbourg.
11h35 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On va faire le point tout de suite en direct. On va aller sur place dans un instant sur la disparition d'Agathe, cette jeune femme qui a disparu depuis jeudi matin. Toutes les hypothèses aujourd'hui sont ouvertes. Et il semble que les enquêteurs aient beaucoup de mal à avoir une piste précise sur la situation. Des proches ont été entendus. Son domicile a également été fouillé. De grosses recherches ont été lancées pendant tout le week-end, qui ont été interrompues, qui sont désormais des recherches plus ciblées. Tout de suite, le rappel des faits.
Sur cet appel à témoins, une photo d'Agathe Hiléré et une description de cette joggeuse de 28 ans, disparue jeudi dernier près de Vivonne dans la Vienne.
La jeune femme, toujours recherchée, mesure 1m65 et pèse 35 kg. Une corpulence anorexique dont se souviennent ceux qui l'ont croisée.
Moi, je l'avais vue à la salle de sport et c'est ce qui m'avait inquiétée parce qu'on l'a remarquée dans la salle de sport, de fait de sa stature. Et donc, c'est pour ça que je suis vraiment d'autant plus inquiète.
On était au collège ensemble, oui, à Agathe. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais pour moi, quand je la connaissais, elle avait plus de forme. Et après, quand on est rentrée au lycée, j'ai vu qu'elle a perdu beaucoup, beaucoup de poids.
Une anorexie qu'elle combat et dont elle a fait mention sur son compte Instagram. Selon un témoignage recueilli par le Figaro, Agathe aurait cependant confié à une collègue en 2022 avoir effectué plusieurs tentatives de suicide à cause de ses troubles alimentaires. Secrétaire d'accueil à Poitiers, elle est en arrêt maladie depuis plusieurs mois. Passionnée de course à pied, elle parcourt entre 15 et 20 kilomètres à chaque sortie et est inscrite dans un club de sport à Vivonne où sont domiciliées ses parents.
Ce sont eux qui ont donné l'alerte en ne la voyant pas rentrée de sa sortie jeudi dernier. Alors on part justement tout de suite en direct à Vivonne. C'est dans la Vienne où on va retrouver l'envoyé spécial de CNews qui est Thibaut Marcheteau. Thibaut, on voit des gendarmes derrière vous. Les recherches se poursuivent, mais elles sont beaucoup plus ciblées aujourd'hui. Absolument, Jean-Marc. Et il y a quelques minutes, 9 camions de la gendarmerie sont partis donc probablement pour rejoindre les zones de recherche. Donc un dispositif effectivement allégé par rapport à ces derniers jours.
Dès quelques heures seulement après la disparition, le signalement de cette disparition, et bien plus de 100 gendarmes étaient engagés sur le terrain, également de la sécurité civile mais aussi des bénévoles. Et ce week-end, eh bien ce dispositif, il a été modifié avec une cinquantaine de gendarmes qu'on a pu encore constater ce matin. Également la brigade Sinophil, mais aussi du matériel technique qu'avaient les enquêteurs avec eux. Des drones et aussi des cartes pour essayer de quadriller en tout cas les 3 km carrés qui sont encore ciblés par les enquêteurs. Et dans le même temps, des auditions sont réalisées avec l'appel à témoins où de nombreuses personnes ont répondu.
Évidemment, il va falloir analyser tous ces témoignages mais aussi les auditions de l'entourage, nous dit le procureur de la République d'Agathe, notamment la sphère familiale, la sphère amicale, mais aussi la sphère sentimentale pour essayer de comprendre le personnage qu'est cette jeune femme de 28 ans, savoir ce qu'il s'est passé. Je vous rappelle qu'elle a disparu jeudi dernier et qu'une enquête pour disparition inquiétante a été ouverte. On a le sentiment Thibault que toutes les hypothèses restent ouvertes parce qu'on parle éventuellement de malaise, on parle de disparition volontaire, on parle de mauvaises rencontres, on parle d'accidents de la route qui auraient été camouflés.
On a le sentiment que ça tâtonne encore un peu au bout de 4 jours. Est-ce que c'est le cas sur place ? Oui absolument Jean-Marc et c'est d'ailleurs ce qu'a dit le procureur de la République qu'il ne refermait pour l'instant aucune hypothèse. Vous avez évoqué ces hypothèses, peut-être un accident, peut-être un départ volontaire ou peut-être la piste criminelle. On voit que d'ailleurs les enquêteurs ont un petit peu changé de braquet avec un ratissage beaucoup moins important. Au début, dans les premières heures qui précédaient ce signalement, 100 km² étaient ratissés par les enquêteurs. Aujourd'hui seulement 3 km² sont ratissés par les enquêteurs.
Maintenant, par contre, on passe aux auditions, essayer de comprendre ce qu'il s'est passé. Il va y avoir aussi l'analyse du matériel informatique qui va pouvoir sûrement aider les enquêteurs à comprendre ce qu'il s'est passé jeudi dernier. Merci beaucoup Thibault Marcheton, envoyé spécial de CNews à Vivonne dans la Vienne pour faire un point sur ces recherches qui se poursuivent. Et vous l'avez compris, on manque plutôt de pistes pour l'instant pour savoir ce qu'est devenue cette jeune Agathe qui est joggeuse et qui avait 28 ans. On en revient à un débat un peu plus politique.
On va parler des prisons et Gérald Darmanin, alors qu'il y a une idée, puisqu'on n'arrête pas de dire il manque de places de prison, il veut fabriquer des prisons préfabriquées pour lutter contre la population carcérale. Il est allé prendre cette idée à l'étranger et pourquoi pas, finalement, regarder à quoi ça peut ressembler.
Et si les prisons préfabriquées étaient la solution pour lutter contre la surpopulation carcérale ? Avec ce modèle, le garde des Sceaux souhaite créer 3000 places de prison supplémentaires, constructibles en 18 mois.
D'ici à 2027 voire 2028, je souhaite la création sur les domaines pénitentiaires de 15 structures de semi-liberté, soit 1500 places, et 10 structures dédiées aux courtes peines, également 1500 places.
Gérald Darmanin s'est rendu en Allemagne vendredi dernier. C'est là-bas que ses constructions modulaires ont vu le jour. Pour le ministre de la Justice, elles présentent des avantages évidents. Leur construction est rapide, quelques mois contre 7 ans aujourd'hui en moyenne pour une prison classique, et elle coûte beaucoup moins cher à fabriquer. Une solution idoine pour le ministre de la Justice, car la surpopulation carcérale explose. Elle était établie à 131,7% au 1er mars. Un chiffre qui dépasse même les 200% dans certains établissements. Mais les organisations syndicales alertent, il faudra encore une fois trouver du personnel. Il manquerait 7000 agents.
Une première structure de 50 places sur le domaine de Trois-Lavaux doit avoir le jour à l'automne 2026. Pas de quoi atteindre l'objectif des 15000 places de prison en 10 ans, promis par Emmanuel Macron en 2017.
Philippe Allard, ce qui est sûr en tout cas, c'est qu'il y a des idées, et c'est plutôt pas mal. Pourquoi pas, il aurait pu souffler l'idée à Emmanuel Macron qui avait promis 15000 places de prison à 3000. Pourquoi pas pour des courtes peines, parce qu'effectivement, on ne peut pas mettre n'importe qui quand on voit ce qui arrive en prison entre la drogue, les téléphones portables, ceux qui font leur business. Mais le point essentiel, effectivement, c'était souligné, c'était le recrutement. Parce que l'administration pénitentiaire maintenant est placée en catégorie B. Alors c'est un peu technique, mais pour faire simple, on recrute au niveau BAC.
Et en étant au niveau C, ils avaient déjà du mal à recruter sans le niveau BAC. Là, il y a un gros problème, j'en parlais d'ailleurs hier soir encore, avec des responsables de l'administration pénitentiaire. Ils ont un énorme problème de recrutement. Ils en sont à faire des sortes, ce qu'on appelait dans la police à un moment, des ADS, des adjoints de sécurité. Maintenant, c'est des policiers auxiliaires. C'est-à-dire, c'est des gens qui ont un contrat de quelques mois avec l'administration pénitentiaire. Mais qui s'encrutait quand même à niveau... Donc ce gouvernement va dans le bon sens, en tout cas. C'est ce qu'on peut constater.
Il y a 3000 places pour faire ce qu'Emmanuel Macron a pas fait. Oui, d'accord, mais en même temps, on va pas... Pour des courtes peines. Voilà. Ou de l'administration financière, par exemple. Parce que nous, on est pour... Ça peut faire. Non, mais c'est vrai. Mais nous, les courtes peines, on est pour. Et ça y est, maintenant, on se rend compte qu'effectivement, c'est une bonne chose. Même un mois de prison, on va un mois en prison. Pays-Bas, c'est une semaine en prison. On va une semaine en prison, donc... J'ai une pensée très bien. Décidément, ça vous appelle. Oui, c'est une présomption d'innocence, quand on l'appelle. François Coq, est-ce que c'est une bonne solution ?
Attendez, je crois que l'historique est quand même important. M. Macron avait promis 15 000 places en 2017. Il me semble que la loi Belloubet a été adoptée en 2018, qui prévoyait ces 15 000 places d'ici à 2027. Ça a été reporté à 2030, si je ne m'abuse. Aujourd'hui, on a quasiment quand même rien vu. Là, on nous annonce 3 000 places en préfabriqués. Et vous avez vu les chiffres qui étaient dans votre reportage. On n'arrivera même pas, si les 15 000 places sont mises en œuvre, à résorber l'excédent carcéral de détenus que nous avons dans le pays. C'est quand même ça, la situation globale. Parce que derrière, elle induit beaucoup de choses, en termes de prise en charge, en termes de récidive.
Combien d'exemples assez dramatiques on a eu ces derniers mois, où c'est des gens qui sont sortis de prison, qui n'avaient sans doute pas été suffisamment accompagnés, qui sont remis comme ça dans la nature, et qui repassent à l'acte avec des conséquences désastreuses. Donc, on a des choses à faire, mais moi, ce qui me tue, je vous le dis, c'est que voilà, ça fait quoi ? Ça fait huit ans, en huit ans, mais c'est quasiment rien passé sur le sujet. François Coq, on va dire une chose aussi, c'est qu'en général, les gens, ils sont tous pour augmenter le nombre de places de privances, mais ils n'en veulent pas chez eux. Voilà. Et ça, c'est un peu compliqué.
Aujourd'hui, c'est qu'ils passent aux actes, quand même. Mais oui, mais si les maires vous répondent non, il y a des villes, on veut construire des prisons, on répond non. À Marseille, exemple de Marseille, il y a les Beaumet. Les Beaumet sont agrandis. Les voisins, ils font la gueule à côté. On est allés les voir, regardez, les voisins font la gueule sur les Beaumet 3, parce que ça va être la troisième partie de Beaumet. Les voisins font la gueule. Donc, c'est compliqué de dire on veut, on veut, mais après, si les gens sur le terrain n'en veulent pas, regardez.
Cela fait 40 ans que Philippe habite cette maison, mais depuis quelques semaines, le panorama a radicalement changé.
Alors, ça fait qu'on ne peut plus ouvrir la fenêtre, parce qu'on a trop de vis-à-vis. Des commémorathe fenêtre, voilà. Mais maintenant, on voit même les cellules. Et là, il n'y avait rien avant, il y avait une carrière.
Ces nouveaux bâtiments, à quelques mètres de son domicile, ce sont les Beaumet 3, une extension de la prison de Marseille qui doit être livrée d'ici la fin de l'année. Elle comprendra des salles d'enseignement, un théâtre de formation
et un quartier d'hébergement pour 740 détenus supplémentaires. Alors, le voisinage se prépare et se barricade
des barrières ou des canisses pour couper la vue et sur les murets, du fil barbelé ou des tessons de verre pour empêcher des individus de grimper et de pratiquer ce que les voisins appellent des parloirs sauvages.
C'est des cris.
Vous avez entendu ?
Ils viennent parler aux prisonnières d'en face et puis, s'ils n'y arrivent pas, ils n'hésitent pas à monter sur le toit des voitures garées. Pour les entendre, il faut crier un peu fort quand même. Non, c'est pas amusant au quotidien.
L'administration pénitentiaire assure aux riverains que tout a été pensé pour limiter les nuisances sonores et visuelles. Les bâtiments sont orientés perpendiculairement à la rue. Des parois surplombent chaque fenêtre. Les premiers détenus devraient emménager dans ces nouvelles cellules avant le mois de décembre.
Ludovic Thoreau, vous êtes maire en plus, donc si on vous propose une prison, vous en voulez ? Non. Je vais vous répondre pourquoi. Tout est résumé. Je peux vous dire pourquoi. Bien sûr. Le problème, pourquoi à chaque fois mettre des prisons dans les villes ? On n'a pas des lieux qui sont un peu plus loin. Il y a bien les transports en commun. Pourquoi les mettre dans les villes ? C'est quelque chose de fou. On les ferme d'ailleurs dans les villes. En France, on a perdu à 50 km de Paris. Juste Ludovic, les beaux-mètres, ce n'est pas en plein centre-ville à Marseille. Vous avez écouté les témoignages. D'accord.
Mais les beaux-mètres, il faut aller assez loin pour aller aux beaux-mètres à Marseille. Ils ont construit beaucoup. Vous allez les mettre dans les champs ? Ce n'est pas dans nos villes, mettez-les dans les champs.
Non, non, non.
C'est comme les étrangers en situation irrégulière. Pas dans les grandes villes, mais envoyons-les dans les champs. On va les mettre devant chez vous, Jean-Marc. Mais non, mais je vous dis juste qu'il y a un problème. Eh bien oui, mais le problème idéitaire, c'est que pour tout le monde ici, tout ce que décrivent ces gens-là, est-ce que c'est la ridée ou c'est inventée ? Est-ce que c'est la ridée ? Je ne dis pas qu'ils ont tort. Voilà. Maintenant, vous disiez tout à l'heure, est-ce que le geste qui a été annoncé est une bonne chose ? Bien sûr, c'est une bonne chose. On a l'art de poser des problèmes là où il n'y en a pas.
Enfin, dans ma circonscription, moi, j'ai la prison de pénétration à Beauvais, 700 places. Il est quand même, il est hors de la vie. Il est à Beauvais, mais hors, dans les champs. Enfin, il n'y a pas de problème. Vous dites oui. Ben oui, ça ne pose aucun problème. Je veux dire, la France, il y a suffisamment quand même d'espace libre pour construire des présidents ailleurs qu'en centre-ville. D'ailleurs, en centre-ville, on a plutôt tendance à fermer les maisons d'arrêt, les centres pénitentiaires, etc. C'est plutôt un faux problème. C'est plutôt un faux Anyway.
Philippe Ballard