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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 16 octobre 2024 15 min

Le Doliprane sacrifié ? Le coup de gueule de Charles Rodwell

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour charlotel bonjour Antoine Armand donc se rend à Lisieux ce lundi avec le ministre de l'Industrie Marc FCI peuvent-ils vraiment faire quelque chose bah on peut collectivement oui agir parce que la loi le permet le code monétaire et financier notamment à travers la processure du contrôle sur les investissements étrangers en France le permet et le prmè notamment pourquoi si je puis juste me permettre sur ce sujet parce que nous avons renforcé notre tion sur ce sujet à travers la loi Pact et les décrets qui ont été pris depuis 5 ans pour permettre en fait au gouvernement à l'état d'agir de manière beaucoup plus large sur la question des secteurs stratégiques on peut alors justement au regard de cet arsenal législatif que vous venez de d'évoquer peut-on interdire la vente d'un produit ou d'un médicament à une firme étrangère alors la raison pour laquelle je peux pas vous répondre oui ou non c'est que ça dépend en fait du contenu de l'offre et ça dépend en fait du secteur sur lequel vous agissez alors là on est sur le secteur justement pharmaceutique sur un médicament générique tout à fait posons juste le principe politique et ensuite je viendrai à l'outil qui sert cette cette intention principe politique depuis maintenant plusieurs années c'est de dire que nous voulons une politique d'attractivité pour notre pays qui est fondée sur trois éléments d'abord attirer des entreprises françaises et étrangères qui créent la richesse et qui créent l'emploi dans notre pays c'est exactement le cas en ce moment c'est une victoire pour t France ah mais c'est pour le coup alors tout dépend comment vous vous le définissez mais ce qui est certain c'est que nous nous sommes extrêmement heureux d'avoir attiré des entreprises qui ont créé 2,5 millions d'emplois dans notre pays depuis 7 ans c'est la raison pour laquelle on a réformé notre économie et qu'on a mené des réformes fiscales sans précédent qui ont fait baisser la pression fiscale de 60 le risque c'est que elles vientnent de me faire main bas sur des flurons de l'industrie française deuxièmement nous nous défendons une politique d'attractivité qui porte un objectif stratégique qui est dire qu'on veut renforcer la sécurité économique de notre pays et l'indépendance de notre pays je vous prends quelques exemples l'exemple par exemple qui nous concerne aujourd'ui exemple médical lorsque nous attirons l'entreprise séquence qui permet de produire sur le territoire français le principe actif du paracétamol et du doliprane un investissement d'ailleurs qui est soutenu tant par UPSA que Sanofi qui sont les deux grands concurrents sur le créneau du paracétamol et du dooliprane pour produire en France toute la chaîne de valeur de ce médicament pour approvisionner ensuite le marché français aux priorités nous nous estimons que cette politique d'attractivité elle porte ses fruits enfin 3ème piler je viens à votre point notre politique attractivité que nous défendons c'est une politique d'attractivité qui soutient nos intérêts nationaux oui alors justement justement Charles redouel pardon j'ai bien compris tous les piliers là la maison est bien fondée mais précisément vous faites partie d'une majorité d'un soutien au président de la République qui s'en orgueillit chaque année de faire le sommet ch France en français dans le texted en plus de pas le faire en français donc c'estàd d'attirer des entreprises étrangères à venir sur le sol français en nouvant ça en disant formidable ça apporte des capitaux et ça ça crée de l'emploi sauf que sauf que quand CR vient ici pour racheter 50 % de du du enfin la firme qui produit le D pran bah c'est ce qu'ils font ils font de chose France opelia en fait moi ce que je dire c'est qued nous avons la capacité aujourd'hui grâce aux outils que nous avons de choisir ses investissement c'est-à-dire que depuis 7 ans on a recréé 2,5 millions d'emplois dans notre pays notamment grâce des investisseurs étrangers qui ont choisi la France grâce à notre politique et en même temps pardonnez-moi du terme bien bien symbolisé bah nous avons refusé des investissements comme coucheTard sur Carrefour nous avons refusé des la sisine du de l'entreprise Sego nous avons refusé de céder l'entreprise qui s'appelle biogarant ce qui veut dire aujourd'hui que nous avons les capacités de dire à la fois aux investisseurs du monde entier vous pouvez venir sur le territoire français parce qu'on a une politique économique et fiscale qui est bonne pour la création de richesse et bonne pour l'emploi et en même temps la capacité de dire à certains d'entre eux que nous préférons qu'ils évitent d'investir dans certains de actifs stratégiques ok j'ai bien mais est-ce que vous adressez donc aujourd'hui une lettre à à Antoine Armand et est-ce que derrière une lettre à Antoine Armand c'est quand même un défi à Emmanuel Macron que vous lancez là non je nppelle ce sentiment là parce que si c un défi Emmanuel Macron Emmanuel Macron n'aurait pas été le président qui aurait renforcé l'ensemble de nos dispositifs sur le contrôle des investissements étrangers d'ailleurs dans le courrier que nous sur lequel nous sollicitons le ministre de l'Économie Antoine Armand avec 63 collègues nous nous saisissons d'un article du code monétaire et financier qui a été poussé et réformé à travers la loi pacte et les décret pris par Bruno Le Maire sous la présence d'Emmanuel Macron ce que nous disons justementce que vous demandz justement je pense que c'est le sujet qui est important c'est dire dans cette opération qui a été annoncée par Sanofi vente de 50 % des actifs d'opelia sa filiale qui produit à la fois de delipran mais aussi une centaine d'autres médic d'autres médicaments voilà avec un certain nombre d'actifs 15 milliards d'euros est-ce que oui ou non cette opération est favorable à nos intérêts nationaux pour l'évaluer ceci à savoir notamment pour définir qui va décider si cette opération se poursuit est-ce que aujourd'hui est-ce que demain le pouvoir de décision sera en France à la fois de garantir la production de garantir les investissements nécessaires de garantir que le marché français sera le marché prioritaire en cas de tension ou de pénuie à l'échelle mondial est-ce queun a une indépendance du pouvoir de décision en France et on a beaucoup d'exemples dans le passé qui ont été pris par des gouvernements différents qui ont montré que ces garanties n'étaient pas suffisamment pas suffisamment solides il y a l'ffire Alstom parmi d'autres et donc ces élémentsl doivent être des modèles doivent être des modèles politiques pour nous pour exiger une transparence une garantie soit sur cette offre qui est décidé soit d'offre alternativ française ou européenne qui pourrai racheter ces parts deopelia je vous avis donné le chiffre 15 milliards d'euros un peu plus même c'est intéressant quand même pour Sanofi notamment pour son innovation et se positionner en champion notamment de de l'immunologie mais c'està dire qu'en fait nous notre position elle n'est pas que si je peux dire défensive elle est aussi offensive dire qu'une entreprise et un état doit faire des choix d'investissement pourquoi parce que nous sommes ça n la personne dans ça nous permra de faire des investisss pour l'innovation mais bien sûr et c'est la raison pour laquelle si vous voulez notre position elle est pas pavlovienne elle est dire aujourd'hui opelia quelle va être la capacité de cette filiale à garantir que le pouvoir de décision soit en France soit avec cette offre à travers ce fond d'investissement américain soit avec une offre alternative donc autrement dit vous n'excluez pas que cette offre que le fond américain puisse rentrer dans le capital d'opelia ou puisse avoir les les 50 % mais vous demandez des garanties par rapport à ça en fait ce que nous demandons de manière plus large y compris sur le point que vous citz c'est que l'État se saisisse de ces procédures maximal sur le contrôle sur les investissements étrangers en France vous avez différentes gammes en fait de pourqui faitil pas automatiquement puisque c'est la loi la loi le prévoit d'ailleurs mais en fait ça va être le cas Antoine narmand déjà un l'a annoncé aujourd'hui deuxièmement en fait il faut attendre qu'il y a une procédure de rachat définitive et de négociation exclusive pour que l'État se saisisse définitivement ces procédures après vous avez différents niveaux qui sont définis tant par la loi notamment la loi Pact que des décrets et nous nous ce que nous demandons à travers le courrier que nous avons saisi c'est de saisir le niveau maximal parce que nous venons toucher à un enjeu fondamental qui est le sujet de la souveraineté et l'indépendance sanitaire française en matière de santé en matière de production de médicaments notamment le médicament bien connu qui est le Do lipran euh Sanofi dit que même si si l'affaire se fait euh de toute façon on trouvera on continuera de trouver du doliprane en pharmacie ah c'est mais justement c'est une garantiese de contrepartie qu'il faut que nous ayons pourquoi parce que je pense qu' néchappera il n'échappera par à personne que la France a été en pénurie de doliprane paracétamol de manière plus large qu'en 2022 c'est en grande partie la raison pour laquelle une bonne partie du du d'investissement de France 2030 a été investi sur la relocalisation de la production de paracetamol et dopan parmi d'autres médicaments sur le territoire français pour prévisioner en priorité le marché français c'est ça l'objectif stratégique auquel on se dédie et c'est ce sujetlà qui sera une forme de Cassus Belly pour la représentation nationale Charles rodwel pardon deêre un peu mauvais esprit mais le constat s'impose c'est une véritable conversion pour votre famille de pensée en particulier pour toute une partie de votre électorat qui trouvait jusqu'à présent que le protectionnisme était la pire des obscénités mais j'ai pas le sentiment que notre que notre que notre ligne politique a évolué comme je vous le disais depuis 7 ans moi je suis extrêmement fier on pe sortir tout les déclarations sur contre à la fermeture des frontières contre les taxes aux frontières c'est c'est quand même c'est quand même dans votre famille de penser qu'on est tr al là on est sur des sujets très très différents je suis très fier d'être le député qui a accueille chaque année sur ma circonscription se chous France qui fait partie d'une majorité de l'époque et d'un camp politique aujourd'hui qui a voté des baisses massives d'impôts notamment sur les société sur les impôts de production que le Figaro de soulligne d'ailleurs à juste titre bien souvent d'avoir réformé le marché du travailavers viendrait juste après et en même temps d'apparten à une majorité qui n'a jamais en fait été naïf par rapport à ces sujetl on témoigne comme je vous l'ai dit tout à l'heure le renforcement de nos contrôles sur les investissements étrangers en France parce que ça sera le cas sur Atos en fait les deux parce c'est le gros dossier aujourd'hui c'est le gros dossierû Atos vous avez deux éléments vous avez une entreprise qui a grossi de manière extrêmement importante qui a consenti des investissement extrêmement conséquent qui ont lourdement endetté l'entreprise donc vous avez d'un côté un principe économique et financier fondamental vous avez deuxièmement une part des activités sensibles stratégiques qui doivent absolument rester dans le giron franco-français c'est l'opération qui est en cours sur atthos pour garantir par exemple le pilotage de notre industrie nucléaire civile et militaire qui pour le coup une condition cynquanon là encore un sujet sur lequel la représentation nationale est particulièrement vigilante sur bugarant pareil ah bah biogarant la décision a été prise à travers le laboratoire Servier ça restera évidemment dans le giron national parce que toutes les garanties n'étaient pas apporté les contreparties non plus et c'est le même type de contrôle que nous demandons sur l'investissement euh lié à Sanofi et lié à opelia aujourd'hui on parlait on parlait du budget je fais juste une incise justement des des baisses d'impôts c'est pas la ligne choisie par le gouvernement dans la présentation du budget vous allez le suivre sur cette question là ce qui est sûr c'est que nous je veux dire on sera responsable c'estàd que vous avz déposé des amendements j'ai déposé des amendements de réduction des baisses d'impôts notamment sur le et sur la CVAE donc l'impôt sur les société et sur la contribution à valeur ajoutée des entreprises donc les impôts de production par contre sur à quoi nous nous sommes vous serez soutenu sur ça alors en tout cas nous on est en train ça fait l'objet du débat parlementaire d'abord en commission des finances et en sciances publiqu on va se battre pour avoir une majorité sur sujet et d' avoir g de cause auprès du gouvernement en revanche la condition cinequanon auquel nous nous tenons en responsabilité c'est de compenser avec des baisses de dépenses dire qu'il serait trop facile pour nous si vous voulez simplement de pousser la baisse des impôts et de pas confronter derrière au propos des baisses de vous bien d'accord avec moi la baisse des dépenses c'est pas la ligne qui est la trajectoire qui ressort de ce budget non plus hein al fait c'est la on ralentit la hausse mais on a on ne fait pas une baisse de dépenses alors il y a un élément crucial à prendre en compte et je vous parle y compris de la ligne assez indépendante qu'on a prise nous notre groupe par rapport au Gouvernement sur ce sujet mais ce que je c reconnais au gouvernement c'est qu'aujourd'hui on a déjà des efforts en termees de dépenses publiques sans précédent par rapport à ce qu'on appelle l'inflation et la désindexation de certaines dépenses par rapport à l'ation par rapport au Pr gouvernement c'est ce qu'on appelle les l plafond c'estàd que vous avez déjà 15 milliards d'euros d'effort par rapport à l'inflation et nous allons renforcer cet effort de moins 5 milliards d'euros sur la baisse des dépenses deux questions encore sur justement le dolipran et et ce combat que que vous menez cette cette fronte donc que vous avez mené j'ai pas le sentiment d'être dans une frondte mais on en a évoqué le mot tout à l'heure comment expliquez-vous que des élus historiquement engagés dans le combat de la souveraineté économique notamment Olivier marlex ne figurerit pas encore en tout cas c'était la version de vendredi dans vos signataire il faut lui poser la question j'ai vu que vous Luiz proposé j'ai proposé à à tous les membres des trois blocs du des trois parties du bloc central donc pr modem horizon les indépendants le groupe Lot et la droite républicaine moi ce que je soune aussi c'est que évidemment qu'on a été les premiers à nous mobiliser on en est très heureux selon là encore les principes politiques et économiques qui ont animé notre action depuis 7 ans j'ai vu également que les socialistes la droite républicaine s'était mobilisé par ailleurs sur le même objectif et j'ai envie de dire c'estie le RN mais c'est enfin j'ai envie de dire est-ce que vous êtes prêt vous alliez avec eux justement pour faire barrage à ce projet un franc souverain en quelque sorte mais la raison pour laquelle je vais vous répondre non c'est pas par réflexe partisan pavlovien c'est parce qu'il y a pas de solution alternative c'est pourant la question qui vient à l'esprit quand vous répondez non comme ça non mais bien sûr mais là je vais vous expliquer pourquoi c'est qu'aujourd'hui nous on est dans une solution on veut aider le gouvernement à trouver une solution c'estàd que si vous dites juste non on pas d'une offre sans connaître un les tenants et les aboutissants de cette offre et sans proposition alternative en fait vous faites pas avancer la cause nous la seule chose qu'on demande c'est de dire sur cette offre là 1 est-ce qu'elle contrevient ou non aux intérêts nationaux de notre pays notamment sur ce que je vous ai expliqué selon notre point de vue sur le pouvoir de décision en matière d'investissement de production et d'approvisionement du marché français deuxièmement li à ce point-là est-ce que l'acteur qui veut acheter apporte des contreparties ou des garanties suffisantes troisième point il y a-t-il des offres alternatives qui soient crédibles en terme de montant et en terme d'engagement qui peuvent faire concurrence à cette offre existante voyez on est quand même sur trois points majeurs fondamentaux constructifs que ne propose évidemment pas l'extrême droite comme l'extrême gauche Rais dans déclaration ils ont des propos qui sont assez comparables assez voisins à ce qu'on peut entendre parmi les opposants à cette à cette vente chacun en jugera en tout cas nous ce que nous demandons c'est que dans cette dans ce sujet là pour répondre à ces trois questions ces trois objectif nous demandons la saisie du contrôle des investissements étrangers en France dernière question y a-t-il des risques sociaux en cas de vente j'ai pas le sentiment qui en est en tout cas c'est une position qui fera une forme de Cassus Bell pour la représentation nationale et qui selon les annonces qui ont été faites par ent Armand et Marc ferci ce matin également un sujet pour le gouvernement un grand merci Charles r nous présenter justement cette cette initiative et cette ce courrier donc que vous signez avec une soixantaine de parlementaires on va continuer à suivre ce dossier et on va continuer à le suivre attentivement et ce sera notre cas aussi et bien on se tiendra au courant merci beaucoup