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Podcast / conversationbsmart· 15 juillet 2026 31 minComplaisantDivertissementEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationNumériqueÉconomie & entreprises

SMART IMPACT - Emission du mardi 14 juillet

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Comment vous êtes-vous retrouvé à dessiner Lucky Luke ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a des passages obligés quand on dessine Lucky Luke ?

  • 4:23OuverteRéponse directe

    La longue marche de Lucky Luke, l'action se situe dans les forêts du Minnesota. Pourquoi ce choix ?

  • 5:35OuverteRéponse directe

    Mr. Cramp, c'est un personnage qui veut raser les forêts pour faire du business. Est-ce que ça vous a inspiré par Trump ?

  • 8:46OuverteRéponse directe

    Parlons de ce personnage, Mister Cramp, industriel prêt à exploiter les ressources naturelles sans limite.

  • 10:22OuverteRéponse directe

    C'est ce qui rend cet album aussi savoureux : Trump face à un ado qui le challenge. Vous avez pris un plaisir particulier à imaginer Lucky Luke devoir avoir des réflexes de père ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:22InvitéFait
    « Lucky Luke, c'est un personnage qui m'accompagne depuis ma petite enfance. »
  • 2:11InvitéFait
    « Il y a un trou dans la série principale. Il y a un album, il fume, mais le suivant, il ne fume plus. »
  • 3:43InvitéFait
    « Lucky Luke est un cow-boy. Je voulais que ce soit un cow-boy comme il l'était un peu au début, très westernien, très hollywoodien. »
  • 5:10InvitéFait
    « Pour faire ce troisième, je me suis dit : ben non, mais moi, je veux faire mon Lucky Luke dans la neige. »
  • 5:47PrésentateurFait
    « Moi, j'ai lu Mr. Trump, quand même, je pense que vous n'avez pas choisi le nom par hasard. »
  • 6:55InvitéFait
    « J'avais besoin d'exprimer ces émotions qui me traversaient, sans pour autant faire un manifeste. »
  • 9:01InvitéFait
    « C'est le grand méchant, c'est le grand capitaliste. Ça fait du bien dans une BD, un grand méchant. »
  • 9:17InvitéFait
    « Au début de l'album, on ne peut rien acheter ou boire qu'il ne soit pas estampillé de sa marque. »
  • 16:04InvitéChiffre
    « 15% de producteurs locaux avec 750 magasins, 9000 producteurs, mais aussi un esprit de filière régionalisée. »
  • 18:21InvitéChiffre
    « C'est 24 ou 48 heures d'autonomie pour une ville comme Paris. »

Temps de parole

  • Invité26 %
  • Présentateur25 %
  • Invité 219 %
  • Invité 318 %
  • Invité 412 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie. Et voici le sommaire, c'est Pascal Chazal, le fondateur du groupe Orsit et de Zen Modular, qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour parler de la crise immobilière et des solutions justement que la construction modulaire et Orsit proposent. Mais d'abord, je reçois Mathieu Bonhomme, auteur de Bande dessinée qui réinvente le personnage de Lucky Luke dans son dernier album, la longue marche ou quand le poor lonesome cowboy se transforme en défenseur de la nature et des valeurs écologiques.

Dans notre débat, on parlera souveraineté alimentaire, comment réduire les risques de rupture d'approvisionnement en cas de crise majeure, comment relocaliser une partie de la production indispensable, réponse dans une dizaine de minutes. Et puis, comme chaque jour, on met, vous le savez, une start-up à l'honneur, je vous présenterai la bulle verte, qui propose de relever le défi du dernier kilomètre touristique. Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact. L'invité de ce Smart Impact, c'est Mathieu Bonhomme. Bonjour. Bonjour. Heureux de vous accueillir, de vous rencontrer. Vous êtes auteur de Bande dessinée. Vous publiez la longue marche de Lucky Luke.

C'est aux éditions Lucky Comics. Vous avez publié trois Lucky Luke en une dizaine d'années. Déjà, comment vous vous êtes retrouvé à avoir cette chance de croquer un personnage aussi mythique ?

1:32
Invité

Oui, j'ai beaucoup de chance d'avoir eu l'occasion de pouvoir faire ça. Lucky Luke, c'est un personnage qui m'accompagne depuis ma petite enfance. J'ai mis beaucoup sur lui quand j'étais petit. Je le prenais un peu pour un grand frère ou quelqu'un qui m'accompagnait vraiment. C'est un personnage qui était très important dans mon parcours d'auteur de Bande dessinée. Et puis, il y a quelques années, j'ai proposé aux éditions d'Argo, qui s'occupe de la marque Lucky Luke, de participer à cette série et de faire une interprétation à ma façon. Et ça n'a pas été fait en un claquement de doigts, mais l'idée a fait son chemin.

Et puis, j'ai pu comme ça commencer une première aventure qui s'appelle L'homme qui tue à Lucky Luke, qui est sorti il y a dix ans, qui raconte comment Lucky Luke a arrêté de fumer. Il y a un trou dans la série principale. Il y a un album, il fume, mais le suivant, il ne fume plus. Il a son bras de paille. Et moi, quand j'étais jeune, ça me posait une question. Donc, voilà. Et j'ai raconté cette interlude. Et puis, j'en ai fait un second qui s'appelle Wanted Lucky Luke, où je confronte la solitude du personnage à la proximité de trois sœurs charmantes.

Et puis, dans celui-là, je raconte deux choses, c'est-à-dire de poser Lucky Luke face à un enfant et de questionner son rapport à la paternité. Oui, un ado un peu rebelle. Un ado rebelle, un petit impertinent qui vient l'embêter. Et puis, en parallèle de ça, de faire porter à Lucky Luke une mission écologiste pour la sauvegarde de la forêt du nord des États-Unis.

3:05
Présentateur

Alors ça, on va évidemment en reparler, mais je reste quand même sur ce... Parce que Lucky Luke, le créateur, c'est Maurice, je crois que c'est les 80 ans cette année. Il y a quand même un petit poids sur les épaules. Est-ce que vous vous êtes donné un certain nombre de... Comment je peux dire ça ? De passages obligés. C'est-à-dire que quand on dessine Lucky Luke ou quand on intègre Lucky Luke à un album, est-ce qu'il y a des obligatoires ? Vous voyez ce que je veux dire ?

3:29
Invité

Il y a quelques rendez-vous qui sont assez importants. Lucky Luke est un cow-boy. Je voulais que ce soit un cow-boy comme il l'était un peu au début, très westernien, très hollywoodien, vraiment comme un espèce de Clint Eastwood de la bande dessinée. Donc là, il y a des rendez-vous qui sont la scène de duel, par exemple. Il faut qu'il y ait des coups de feu. Il faut qu'il parte au grand galop avec son cheval. Il faut qu'il y ait des méchants. Et tout ça, ça va organiser un peu l'histoire. Après, j'aime bien fonctionner sur deux plans et d'avoir à chaque fois une histoire type intrigue.

Et puis, dans un second temps, un propos, quelque chose qui vient toucher au fond, au fond du personnage ou au fond de mathématiques, pour essayer de nourrir ce récit. Et ça me donne aussi un fil rouge pour l'écriture. Mais c'est vrai que c'est un personnage avec lequel je m'amuse énormément. Et il y a comme ça, effectivement, ces rendez-vous importants que j'ai envie de mettre en scène dans la série.

4:23
Présentateur

La longue marge de Lucky Luke, donc effectivement, l'action se situe dans les forêts du Minnesota, du Grand Nord. La nature est presque un personnage de cet album. Une nature plus verdoyante. Moi, dans mon imaginaire de fan de Lucky Luke, c'est plutôt le désert, c'est plutôt le Grand Canyon, c'est plutôt tout ça.

4:43
Invité

Oui, tout à fait. En fait, j'aime beaucoup prendre en compte les conditions climatiques d'un univers quand je le mets en scène. Alors, le premier album que j'ai fait de Lucky Luke, ça se passait dans un univers montagnard avec des chercheurs d'or auprès de rivières, donc beaucoup de pluie. Le second, je me suis dit, ben voilà, j'ai fait un western sous la pluie, il faut quand même que je retourne aux fondamentaux. Et donc, dans le second, on est dans le cagnard, on a des couleurs très chaudes, on est dans la poussière du désert, tout ça. Et puis, pour faire ce troisième, je me suis dit, ben non, mais moi, je veux faire mon Lucky Luke dans la neige.

Et qui dit Lucky Luke dans la neige m'a fait débloquer plein de rendez-vous, plein d'envies que j'avais, qui étaient de parler des trappeurs, de parler des peuples amérindiens, de parler de la forêt. Et du coup, toute mon histoire s'est mise en place, déjà avec cette idée du climat, en fait, de cet environnement climatique.

5:35
Présentateur

Oui, parce qu'il se retrouve à défendre, effectivement, à la fois les peuples autochtones et ses forêts contre un personnage, un Mr. Cramp, là, c'est ça ? Exactement. Moi, j'ai lu Mr. Trump, quand même, je pense que vous n'avez pas choisi le nom par hasard, qui, lui, veut raser, raser évidemment ses forêts pour faire du business. Il y a pas mal de lecteurs qui parlent d'éco-western. Est-ce que ça vous... Est-ce que ça colle ?

6:03
Invité

Oui, ça me parle tout à fait. Il y a eu, dans les années 70, dans le grand cinéma, dans le nouveau... Comment dire ? La nouvelle vague américaine, pas mal de westerns qui revisitaient un peu le genre en changeant de point de vue et en étant beaucoup du côté des Amérindiens. Notamment, il y a ce grand film que j'aime beaucoup qui s'appelle Jérémya Johnson de Sidney Pollack, que je cite, d'ailleurs, dans mon album, qui est vraiment un éco-western. On parle beaucoup de nature. Dans le western, il y a cette... Dans le roman, par exemple, western, on parle de nature writing. Il y a vraiment quelque chose qui a à voir avec l'immensité, l'environnement, les décors sont fondamentaux dans le western.

C'est ce qui nous fascine aussi beaucoup quand on les voit. Mais là, je trouvais, moi, étant écologiste, de sensibilité écologiste, légèrement, voire de plus en plus éco-anxieux, j'avais besoin d'exprimer ces émotions qui me traversaient, sans pour autant faire un manifeste, parce que Lucky Luke, ce n'est pas vraiment le lieu pour ça, sur le thème, sous une fiction, comme ça, un peu légère, quand même, d'essayer d'exprimer ce que je ressentais.

Et évidemment, la parole des peuples amérindiens qui nous alertent sur la destruction de la nature, Lucky Luke, qui est situé à la fin du 19e, au début de la révolution industrielle, l'époque où se met en place le vrai grand capitalisme américain, il m'a semblé que ça avait un écho fort avec notre époque.

7:29
Présentateur

Et oui, 100% d'accord, avec effectivement ce rapport des peuples amérindiens à la nature, qui est central dans l'album et qui peut être aussi une forme de leçon pour nos sociétés. Tout à fait. C'est-à-dire qu'ils gardent en tête

7:42
Invité

ce que nous, on a trop rapidement oublié. Oui. Moi, je me rappelle, dans les années 90, je m'intéressais beaucoup aux textes, aux écrits des Amérindiens, et dans les magasins, c'était dans des petits recueils comme ça, que je lisais avidement, mais qui étaient présentés comme de la poésie. Et donc, il y avait une forme déjà condescendante de montrer ces textes et ces paroles qui étaient juste des paroles simples, mais des paroles d'une évidence confondante, enfin, vraiment simple, mais évidente. Et c'est des règles de vie qu'on n'a pas suivies. Et pourtant, le fait d'entretenir son environnement, c'est de l'autopréservation, c'est d'accepter cette place dans la nature.

C'est quelque chose qui, dans l'histoire, j'ai voulu insérer en disant, non, ce n'est pas de la poésie, c'est juste les règles de la vie, et il n'y en a pas d'autres, en fait. Le dollar ne peut pas supplanter la nature.

8:35
Présentateur

Et effectivement, il y a cette logique de surexploitation des ressources naturelles. On est dans des thématiques qu'on traite très souvent ici, de ressources limitées, quoi, voilà, et de limites qu'on est en train de dépasser. Quand même, parlons de ce personnage, la Mister Cramp, là, industriel, prêt à exploiter les ressources naturelles, sans limite. C'est un Donald Trump version western, quoi. Oui. Ah bah oui.

9:01
Invité

Ah oui, oui, très simplement. Oui, c'est le grand méchant, c'est le grand capitaliste. Ça fait du bien dans une BD, un grand méchant. Oui, on adore ça. On en a besoin. Et puis, oui, souvent, les héros se révèlent face au grand méchant. Mais c'est vrai que là, je l'ai présenté comme un homme tout puissant. C'est-à-dire que même au début de l'album, on ne peut rien acheter ou boire, qu'il ne soit pas estampillé de sa marque. Comme une espèce de, à la fois, c'est un destructeur de la nature, à la fois un gros industriel comme Coca-Cola, qui dominerait tout partout. Et c'était une façon de montrer son emprise sur tout ce bout de territoire.

Et c'est vrai que ce grand méchant, je l'ai présenté comme une ombre, comme une... On ne voit jamais son visage. C'est une présence. C'est une présence dominatrice qui est là, qui rôde, qui est menaçante. Et quand, finalement, il apparaît toujours en silhouette, il est accompagné d'hommes de main qui ne sont pas des gangsters, mais qui ont un costume cravate et des fusils à pompe. Pour montrer aussi un peu que il y a le grand capital et son armée de technocrates qui l'accompagnent. Et sans en enlever la dangerosité, évidemment. Donc, c'est vraiment une emblème, j'ai envie de dire, un symbole du capitalisme que j'ai voulu mettre en scène. Donc, sa grande différence avec Trump,

10:17
Présentateur

c'est que Trump, il est omniprésent. On voit son image tout le temps. Alors, je voudrais quand même, on n'est pas sur la thématique environnementale, mais c'est ce qui rend cet album aussi savoureux. C'est effectivement Trump face à un ado, qui n'arrête pas de le challenger, de se moquer de lui. Ça, c'est génial. Vous avez pris un plaisir particulier à imaginer Lucky Luke devoir avoir des réflexes de père. Oui, tout à fait. Alors là, c'est antinomique avec tout ce que j'ai lu des albums précédents.

10:49
Invité

Oui, en fait, Lucky Luke, c'est un personnage qui est très pragmatique, qui a l'air toujours très sûr de lui et qui est excellent et qui est une espèce de super-héros. Quand il s'agit de dégainer son flingue et de tirer sur la cible, il est toujours le meilleur. Mais moi, j'aime bien me dire qu'au niveau des sentiments et des émotions, il n'est peut-être pas toujours super fort.

Et d'avoir ce petit gamin qui est à côté de lui, qui vient lui dire ses cas de vérité, qui s'est appuyé exactement là où s'est fait mal, comme ça le fait tous les enfants, pour le faire sortir de ses gonds, ça oblige Lucky Luke à un moment, se reposer à la question de qui est l'adulte, parce qu'il est en train complètement de péter les plombs et de sortir de ses gonds. Donc, il y a un moment où il doit se reprendre et reprendre un rôle d'accompagnateur, de référent adulte, donc paternel. Et j'ai bien aimé mettre ça en scène parce que moi, étant père, j'ai deux enfants. Mon second ressemble beaucoup d'ailleurs à Nuage Rouge au passage. Mais il a beaucoup de copains de classe.

Donc, on est souvent en train de voir et constater comment les autres parents font. Tout le monde fait des erreurs. Mais c'est très amusant de s'amuser à mettre en scène le rôle éducatif des adultes.

11:55
Présentateur

Dernier mot, le prochain Lucky Luke, il sera marié avec des enfants ? Vous n'allez peut-être pas pousser le bouchon.

12:03
Invité

Le premier que j'ai fait devait être le dernier. Le deuxième que j'ai fait devait être le dernier. Le troisième que je fais a l'air d'être le dernier. Je n'en sais rien pour la suite.

12:11
Présentateur

Ok, on va aller bien. Merci beaucoup. C'était un plaisir de vous recevoir, Mathieu Bonhomme. Et je recommande vraiment la lecture de cette longue marche de Lucky Luke. C'est donc aux éditions Lucky Comics. Merci encore. Merci à vous. On passe à notre débat, la sécurité alimentaire en question. Comment construire une sécurité alimentaire pour tous ? Voilà le thème de notre débat. J'accueille Frédéric Fort. Bonjour. Bonjour. Vous êtes le vice-président de Biocop, président du fonds de dotation Biocop. Et Stéphane Linoux, bonjour. Bonjour. Bienvenue. Vous êtes l'auteur de ce livre Résilience alimentaire et sécurité nationale.

Pourquoi vous établissez ce lien direct entre alimentation et sécurité nationale ?

12:54
Invité

Bonjour. Merci pour l'invitation. C'est parce que c'est tout simplement le plus vieux sujet du monde. Qui est tout simplement le lien entre alimentation et sécurité. On n'a pas laissé qu'à ça depuis qu'on existe. On était chasseurs-cueilleurs. Donc, on allait prélever la nourriture. Ensuite, il y a 12 000 ans, on a produit cette nourriture autour de notre ventre. Et pas longtemps après, pour sécuriser les récoltes et faire les stocks, on sait, collectivement, on a organisé les villages. On a inventé les villages. Et maintenant, c'est la nourriture qui vient à nous.

Sans qu'on se questionne sur le comment, sur le jusqu'à quand, sur le est-ce qu'il y a des stocks, sur le est-ce qu'on est maître de tous ces maillons de cette chaîne de l'alimentation. Et s'il y a des problèmes sur les flux, puisque nous sommes devenus sous perfusion alimentaire, nos territoires sont alimentés, nos assiettes plutôt, sont remplies pour 98% par les camions venant d'autres régions et d'autres nations. Donc, qu'est-ce qui se passerait s'il y avait un problème de flux, s'il y avait une cyberattaque sur la chaîne logistique, une pandémie grippale qui bloque tout ça ? Donc, en fait, j'ai voulu enquêter...

13:56
Présentateur

C'est un impensé des politiques...

13:57
Invité

Exactement. Et il a fallu que je le démontre. Il a fallu que je le démontre que le plus vieux sujet du monde n'était ni pensé ni traité dans les endroits où, logiquement, ça se traite et ça se pense. Est-ce que dans le monde des risques et de la sécurité, on pense à la production alimentaire ? Est-ce que dans le monde de la production alimentaire, on pense à les risques et à la sécurité ? Et est-ce que dans le monde de la gouvernance, on comprend la question ? Donc, j'avais enquêté en 2017 au niveau armée, économie, tout ça, et en fait, personne n'y pense.

14:24
Présentateur

Bon, on va continuer de détailler à la fois le constat et les solutions que vous proposez. Je veux bien que vous nous présentiez en deux mots, vraiment, Biocop, parce qu'on a déjà reçu Biocop dans cette émission,

14:36
Invité

mais c'est quoi votre modèle, déjà ? Biocop, en deux mots, c'est impossible. Biocop, c'est un objet extrêmement complexe, c'est une gouvernance très complexe. Pour la faire très, très courte, c'est une coopérative. Dans cette coopérative, il y a des magasins, il y a des paysans en pays d'un associé, des sociétaires salariés et des consommateurs réunis autour d'un projet depuis 1986, dont le but est de promouvoir, vendre, faire la promotion, développer l'agriculture biologique dans un esprit d'équité et de coopération.

15:05
Présentateur

Cet enjeu de sécurité alimentaire, quelle place il prend dans les réflexions que vous pouvez mener, peut-être même dans votre activité quotidienne ?

15:14
Invité

En fait, elle se situe à deux niveaux. Et quand je vous entends parler, ça fait un écho très, très fort sur le projet de Biocop. Le projet de Biocop, c'est justement réagir à cet éloignement de l'alimentation et d'avoir une alimentation exigeante. Une alimentation exigeante à deux titres, celle de la santé des individus et de la santé de notre environnement. On voit bien aujourd'hui, et je vous rejoins dans ce contexte affligeant, qu'on doit encore prouver la nécessité de la transition écologique, la transition alimentaire par 40 degrés à l'ombre. C'est encore affligeant. On est toujours en train d'essayer de démontrer, de prouver, d'être contredit alors qu'il faut avancer.

Et sur cette thématique propre à la souveraineté alimentaire, c'est justement de rapprocher cette consommation et c'est de creuser, c'est de mettre en œuvre une alimentation de proximité. Donc ça se traduit par quoi ? 15% de producteurs locaux avec 750 magasins, 9000 producteurs, mais aussi un esprit de filière régionalisée avec une logistique certes, mais qui tend à recentrer autour du territoire, le territoire autour du magasin, le territoire national, les approvisionnements.

16:22
Présentateur

Est-ce qu'un modèle comme celui de Biocop, c'est une partie de la solution ?

16:25
Invité

Bien sûr, puisque le modèle de Biocop est de raccourcir, on va dire, la distance et les liens entre production et consommation. Nous ne sommes absolument pas territorialisés. Alors, qu'il n'y ait pas de méprise, ce n'est pas pour arriver à une autarcie qui n'est pas forcément souhaitable ni atteignable. Par contre, ça n'arrivera pas. Mais si on fait bouger le curseur, si on éloigne des 2% actuels d'autonomie alimentaire des territoires, si on arrive à éloigner le curseur des 2%, ça sera bon pour l'économie, l'économie, le lien social et tout ça. Parce qu'en fait, c'est une question d'ordre public. Sachant qu'il n'y a pas de plan.

Papa État n'a pas de plan et Maman Mairie n'a pas de plan non plus. Je le vois, puisque je forme partout en France les élus, sur le risque de rupture d'approvisionnement alimentaire.

17:08
Présentateur

Pourquoi ce risque ? On l'a vu, on voit un porte-conteneur qui ne tombe en pâme aux nouveaux endroits. Des risques, on peut en avoir identifié.

17:16
Invité

Une pandémie. Une pandémie. On l'a déjà vécu. Oui, mais qui bloque réellement les transports. Parce que là où, ce qui a été extrêmement intéressant au niveau du Covid, c'était les premiers jours. Lorsqu'il y avait une incertitude sur le maintien des transports, c'est là qu'il y a eu les échauffourés, c'est là qu'il y a eu les bagarres et tout ça. Lorsqu'il a été décidé que les perfusions alimentaires, c'est-à-dire les transports, seraient maintenus, c'est là que ça s'est calmé. Et c'est là qu'on est redevenus, on est retombés amoureux de nos producteurs. Oh, qu'est-ce que tu es joli, qu'est-ce que tu es beau et tout ça. Donc en fait, on s'est retournés vers les repères locaux qui rassurent.

17:48
Présentateur

Mais les professionnels de la logistique, de l'industrie agroalimentaire, de la grande distribution, ils ont dû quand même intégrer ce risque ? Ou pas du tout ? Alors, si je peux me permettre,

17:58
Invité

c'est dans mon domaine d'expertise, entre guillemets. À la base, je suis épicier, boulanger, mais je suis vice-président de la coopérative de COP et j'ai un certain recul, ce sont des systèmes extrêmement performants qui permettent d'alimenter des villes comme Paris avec une très faible résilience, un très faible rapport au territoire. Mais comme toute machine performante, elle est extrêmement fragile. La moindre rupture devient catastrophique. Je crois que c'est 24 ou 48 heures d'autonomie pour une ville comme Paris. Il faut que le flux soit permanent. Exactement. Il y a une rupture dans ce flux-là.

Et il y a une deuxième thématique, c'est qu'au regard des enjeux, notamment environnementaux, faire des trajets de plusieurs milliers de kilomètres à des denrées alimentaires qu'on peut sourcer sur le territoire, nous appelle évidemment dans le contexte qu'on a aujourd'hui, à la fois de réchauffement et puis à la fois de la préciosité de la ressource énergétique. On voit aujourd'hui que beaucoup de nos problématiques viennent de cette ressource énergétique qui est de moins en moins disponible. Donc il y a de la logistique. Donc rapprocher cette logistique, comme je vous disais, avec 15% d'approvisionnement locaux, ce n'est pas encore assez.

Nous, on veut continuer à aller encore plus loin, mais il nous faut travailler cette résilience. Et puis il y a un deuxième sujet, c'est l'éloignement, non pas logistique, mais aussi culturel. Sur les territoires, c'est l'accessibilité aux citoyens, quelle que soit leur porte-monnaie, à une alimentation locale, mieux disante, plus saine et équilibrée écologique.

19:17
Présentateur

Vous parliez des élus, des maires ou des collectivités. Quel rôle ils peuvent jouer si on essaie de commencer à tricoter des solutions ? Quel rôle ils peuvent jouer ?

19:26
Invité

Alors justement, ils ont déjà l'obligation de protéger les populations. Qui protège ? Préfet, maire. Et justement, après avoir démontré que ce risque n'était absolument pas pris en compte, je leur dis, vous pouvez quand même agir, et notamment à travers les plans communaux et intercommunaux de sauvegarde qui existent pour le risque sismique, risque d'inondation et tout ça. Et tous mes travaux de recherche poussent au fait qu'on peut enrichir ces documents, plans communaux et intercommunaux de sauvegarde, avec le risque de rupture et d'approvisionnement alimentaire.

Et avec un petit clin d'œil à la responsabilité historique des maires, qui étaient les ancêtres, les consuls, les ancêtres des maires, les consuls au Moyen Âge, qui étaient entre autres la sécurité alimentaire et la protection des populations. Donc il suffirait de réintégrer

20:11
Présentateur

la sécurité alimentaire à ces schémas.

20:13
Invité

Exactement. Et faire le lien avec les projets alimentaires territoriaux qui ne sont pas forcément mis en haut de la pile. Et j'ai inventé les défis locavores et bas carbone. En fait, ce sont des tests de l'effort alimentaire territorialisé. Je fais planter un compas dans l'assiette et sur la carte de 51 kilomètres. Et des cantines, tout ça, doivent réaliser un repas de fête local, chic et pas cher, et bas carbone. Moins de 51 kilomètres autour de l'assiette, trois plats, correctement payés à nos producteurs, c'est la base, et bas carbone. Et là, on voit si le territoire est capable de se nourrir. Et là, c'est un test de l'effort alimentaire territorialisé.

J'en suis à 122 défis relevés dans toute la France depuis 2018. Et dans le Béarn, au mois de décembre, le projet alimentaire territorial m'a demandé de faire relever mon défi pour 12 structures en même temps, c'est-à-dire 3 000 repas en même temps. Et vous savez quoi ? En un repas, on a asséché le territoire en légumes, en crème et en beurre.

21:04
Présentateur

Ça rejoint le manque d'autonomie dont on parlait tout à l'heure. Et les acteurs

21:08
Invité

qui ne se connaissent pas assez.

21:10
Présentateur

Et alors justement, c'est intéressant, le local, c'est quoi ? C'est un rayon de combien ? 50 km, 80 km, 100 km, jusqu'où ?

21:17
Invité

La définition, elle est de 150 km, il fallait trouver une borne. Il y a une question de lien, d'historique, il y a aussi une question de disponibilité des ressources, c'est-à-dire du maraîchage, ça va être assez simple, mais sur d'autres ressources, et on veut encourager des petites entreprises, des petits producteurs à se développer. La moyenne et la réalité, c'est 45 km chez Biocop. Sur ces 9000 producteurs dont je vous parlais, donc c'est un échantillon qui est quand même assez important, 9000 producteurs associés à 750 magasins. Donc effectivement, il y a cette nécessité de reconnecter le territoire à son alimentation et il y a de très, très belles initiatives.

Les PAT, c'est un super bouti, mais qui est trop peu utilisé, trop peu mis en haut de la pile, comme vous dites. Mais après, il y a beaucoup d'autres initiatives, comme par exemple, l'esprit de filière où on va construire des filières à encourager le sourcing le plus proche des magasins ou des plateformes. Et ça, c'est quelque chose, d'ailleurs, beaucoup des grands distributeurs aujourd'hui se tournent vers la relocalisation, la réassurance de leurs approvisionnements. Et nous, Biocop, on est des espèces de défricheurs, on va très, très loin, c'est notre parti pris, notre principe. 87% de nos fruits et légumes sont d'origine France, etc.

Et c'est bien en construisant des filières parce que ce qui est important de rappeler, c'est qu'au-delà de la volonté du consommateur, il faut qu'il y ait la disponibilité, il faut qu'il y ait des filières qui soient constituées, il faut que des producteurs qui soient en mesure de fournir ces territoires. Donc, il faut constituer des filières, leur assurer des débouchés et leur assurer un revenu aussi. Parce que c'était un peu la question. Exactement. Effectivement.

22:50
Présentateur

Est-ce qu'il y a des produits alimentaires, évidemment, c'est de ça dont on parle, sur lesquels on est particulièrement vulnérables aujourd'hui ?

23:01
Invité

Il y a un produit sur lequel on est extrêmement vulnérable, c'est le pétrole. Oui, ça d'accord. Mais non, c'est la base. Le pétrole, les engrais, les légumineuses, par exemple. C'est ça. On est vulnérable à plein d'endroits. On est puissant mais pas résilient. Par exemple, les légumineuses, on est 140e pays consommateur de légumineuses au monde. On est cancres. C'est-à-dire les lentilles, les haricots et tout ça. Alors qu'on en produit,

23:28
Présentateur

on peut en produire.

23:29
Invité

Oui, mais il faut réexpliquer aux gens comment cuisiner. C'est pour ça que les ateliers cuisinent, pour moi, c'est une question de sécurité également. Et lorsque vous mangez des lentilles françaises, en fait, vous fabriquez de la sécurité parce que ce sont une nourriture sans le détroit d'Hormuz, sans Trump et sans Poutine. Les légumineuses captent directement les engrais qu'il y a dans l'air et ça fabrique de la sécurité. Et quelque part, pour soutenir nos éleveurs, mangeons des lentilles. Pourquoi ? Parce qu'il faut partir du réel, c'est que 50% de la viande servie dans la restauration collective, c'est de la viande d'importation. Donc les éleveurs, on ne les fait pas travailler.

Mais si à la place, on met des lentilles françaises, non seulement on fait travailler les producteurs de lentilles françaises, mais en même temps, on fait des économies et le lendemain, on paye correctement nos éleveurs françaises. Donc c'est culturel, comme le disait M.

24:22
Présentateur

Un dernier mot, le temps file vite. Frédéric Faure, il nous restait un peu plus d'une minute pour parler quand même d'un mot de cette fondation qui vient de fêter ses 10 ans. C'est quoi ?

24:30
Invité

C'est le fonds de dotation de Biocop, c'est notre outil de mécénat, j'en suis le président. C'est un outil qui va, comme vous avez pu, on a pu l'effleurer, Biocop est un modèle pionnier qui fait la promotion et développe l'agriculture biologique, qui a un outil, notamment, qui sert la biodiversité dont on est en train de parler. C'est la diversité sur les territoires, de l'alimentation, etc. Et le fonds de dotation, c'est quasiment l'éclaireur encore de Biocop et c'est surtout l'action sur le corrélaire social, territorial de l'action plus mécanique, plus logistique de Biocop en tant que magasin, distributeur bio avec nos paysans, paysans associés.

Le fonds de dotation, lui, son rôle, ça va être aussi d'agir sur les territoires et cette fameuse accessibilité, notamment culturelle, géographique, au sens de l'accessibilité. J'ai un magasin, je peux m'approvisionner en produits bio, locaux, proches de chez moi.

Le fonds de dotation agit notamment en soutenant des microcrédits mais aussi des fondations comme Terre de Liens qui est un excellent vecteur de la réappropriation du territoire par les paysans, Solidarité Paysanne et je pourrais en citer beaucoup où on agit concrètement avec eux et puis on soutient aussi les initiatives de sécurité sociale de l'alimentation qui vont permettre de construire avec les citoyens une accessibilité à l'alimentation. Merci beaucoup à tous les deux.

25:48
Présentateur

Je rappelle le titre de votre livre Résilience alimentaire et sécurité nationale. Je vous dis à bientôt sur Be Smart for Change. C'est l'heure du grand entretien de ce Smart Impact avec le fondateur du groupe Orsit. Smart Ideas, c'est notre rubrique consacrée aux startups et co-responsables. J'accueille Manon Abadi. Bonjour, bienvenue. Bonjour. Vous êtes chef de projet chargé de communication de La Bulle Verte, entreprise créée en 2020 basée à Bordeaux. Avec quelle idée ? C'est quoi La Bulle Verte ?

26:23
Invité

La Bulle Verte a été créée en 2020, comme vous l'avez dit. On accompagne les acteurs touristiques et les territoires dans le développement d'expériences de découverte, de valorisation du patrimoine. On répond aussi à des objectifs d'attractivité du territoire. Et également, on apporte une solution concrète au défi du dernier kilomètre touristique.

26:44
Présentateur

Alors justement, ce dernier kilomètre touristique, je connaissais, et on l'a souvent évoqué dans cette émission, le défi du dernier kilomètre. Mais alors c'est quoi le défi ? C'est quelqu'un qui est venu en train à Bordeaux et qui, là, ne sait pas trop quoi faire ?

26:56
Invité

Exactement. Alors le dernier kilomètre touristique, en fait, c'est la dernière étape du trajet touristique quand vous arrivez, comme vous l'avez dit, sur votre point d'arrivée. Donc ça peut être une gare, un arrêt de bus, un parking. Comment est-ce que vous effectuez la dernière partie du trajet jusqu'à votre lieu de visite ? Et donc, pour répondre justement à ce défi-là, nous avons déployé des stations autonomes de vélos électriques qui sont donc implantées sur ces points d'entrée du territoire. Mais surtout, sur ces stations-là, on propose des parcours de découverte pour valoriser toutes les pépites qu'on va pouvoir retrouver sur le territoire visité.

Et surtout, également, je finirai en disant que c'est également pour réduire au maximum l'utilisation de la voiture individuelle qui pèse beaucoup dans l'empreinte carbone dans le secteur du tourisme.

27:40
Présentateur

Donc ce sont des éco-stations c'est ça en quelque sorte ? Alors, on y trouve des vélos, autre chose, on peut aussi marcher, j'imagine, il y a plein d'options, plein de solutions.

27:48
Invité

Alors en fait, dans le cas des stations autonomes, elles sont réalisées dans des containers maritimes recyclés dans lesquels on impose 11 vélos électriques. Vous débloquez tout via notre application gratuite La Bulle Verte. Et là, une fois que vous serez arrivé sur site, en effet, vous allez pouvoir relier votre point de destination avec nos vélos électriques. et on va également vous proposer des parcours de découverte. Ce sont des parcours sur lesquels on va mettre des contenus que l'on crée sur mesure pour pouvoir valoriser vraiment toutes les pépites du territoire, donc les producteurs, les artisans, vraiment tout ça. Qui sont vos partenaires d'une certaine façon ?

Alors, qui sont nos partenaires, exactement. On travaille beaucoup avec les acteurs touristiques, donc ça peut être des producteurs, des domaines viticoles, des hébergeurs. On travaille aussi beaucoup avec les territoires, donc office de tourisme, etc., pour pouvoir rendre le territoire encore plus attractif et pouvoir les valoriser à notre manière.

28:43
Présentateur

C'est quoi le modèle économique de La Bulle Verte ?

28:45
Invité

Alors, le modèle économique, on a initialement, on était positionné sur un modèle économique B2B avec une prestation de service et un abonnement auprès de nos partenaires et on est en train de pivoter sur un modèle B2B aussi avec une rentabilité basée sur l'usage.

29:02
Présentateur

D'accord. Et donc, ce seront les utilisateurs de vélos qui, d'une certaine façon... Exactement.

29:07
Invité

En fait, ils vont acheter, on va dire, une expérience qui va avec la mobilité douce, donc dans ce cas, le vélo et on leur propose différents parcours thématiques sur nos stations.

29:18
Présentateur

Qu'est-ce que ça apporte à vos partenaires ? Est-ce que vous avez modélisé le nombre de visiteurs, de clients supplémentaires ?

29:25
Invité

Alors, en effet, depuis 2024, on a recensé, enfin, on a reçu plus de 22 000 visiteurs avec la bulle verte. Qu'est-ce que ça apporte à un territoire ? Ça le rend attractif, ça valorise vraiment, comme je disais tout à l'heure, tout ce qu'il a de beau à faire découvrir et surtout, ça apporte une solution au défi du dernier kilomètre touristique et donc à réduire son impact environnemental.

29:47
Présentateur

Les clients, ils sont, c'est des touristes engagés, c'est-à-dire qu'à quoi ils ressemblent ? Est-ce qu'il y a un portrait robot en quelque sorte ? Un portrait robot, pas forcément,

29:56
Invité

mais il est vrai que les chiffres montrent que les visiteurs sont de plus en plus enclins à repenser la manière dont ils vont vous voyager, ils sont de plus en plus conscients, si on peut dire, ils sont en recherche d'authenticité, de rencontre avec des producteurs mais aussi de pouvoir réduire au maximum l'impact environnemental Mais il faut que ce soit efficace aussi. En voyageant. Oui, tout à fait, c'est d'où la solution qu'on apporte.

30:19
Présentateur

Oui, effectivement. Avec quelle perspective de développement pour la bière ?

30:22
Invité

On a une perspective de développement pour les mois qui vont arriver de 16 stations sur le territoire national. Le but, évidemment, pour pouvoir répondre justement à ce défi de dernier kilomètre touristique, c'est de mailler le territoire national. Donc, pour l'instant,

30:38
Présentateur

vous étiez très présent à Bordeaux et vous êtes en train de vous étendre dans d'autres régions.

30:41
Invité

On est présent avec les sites sur lesquels on fait des parcours en dehors des stations autonomes. On est présent en Provence, en Champagne. On maille déjà bien le territoire national mais le développement de ces stations autonomes est en train d'arriver. En effet, la prochaine va ouvrir là, en Provence. Merci beaucoup,

31:00
Présentateur

Manon Abadie et bon vent à la bulle verte. Voilà, c'est la fin de ce Smart Impact. À demain sur la chaîne des audacieuses et les audacieux. Salut !

31:08
Locuteur

Sous-titrage ST' 501