Boualem Sansal, Christophe Gleizes... la France a-t-elle encore son mot à dire ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Ici Sud Radio, les Français parlent au français. Je n'aime pas la blanquette de Vaau. Je n'aime pas la blanquette de vu.
Sud Radio Berkov dans tous ses États. Il a 80 ans. Il est atteint d'un cancer.
Il est dans une prison en Algérie. C'est l'un des plus grands écrivains franco-algériens. Il s'appelle Boem Sansal.
Il vient d'être condamné ce matin en appel à 5 ans de prison ferme plus une amende de 500000 dinars. Il s'appelle encore une fois je le répète Boem Sansal et l'autre s'appelle Christophe Gaise, il est journaliste sportif. Il vient d'être condamné toujours en Algérie et français lui et bien 7 ans de prison ferme, on en parle tout de suite.
Sud Radio Berkov dans tous ces états, le fait du jour. Oh Diego la très belle chanson Johnny Alidé bien sûr. Alors voilà ce qui s'est passé effectivement ce matin.
Vous savez il avait toute la polémique, il y avait la bagarre, il était emprisonné depuis des mois et on se demandait s'il allait sortir ou pas. Alors il y a eu les associations, les démarches et cetera. Et bien voilà, c'est tombé 5 ans de prison ferme et s'il est allé en Algérie Boem Sansal, c'est que lui il pensait que ça allait pas du tout se passer autre euh comme ça parce qu'il pariait Boem Sansal sur l'intelligence.
Écoutez ce qu'il nous disait ici dans à Sud Radio dans la culture dans tous ces états. Il y a en novembre, le 26 novembre 2024, voyez, il y a 6 mois. Voici ce qu'il nous disait dans les studios de Sud Radio.
Écoutez, le pouvoir en Algérie n'est pas ce que l'on croit. Et première étape, il cherche à récupérer. C'est un pouvoir très intelligent, une dictature intelligente.
Il cherche à récupérer. Souvent à l'insu de Oui, c'est c'est mon cas. C'està-dire c'estàdire comment il cherche à vous récupérer par exemple vous.
Voilà. Et non, c'est à chaque fois qu'on les accuse d'être des directeurs mais enfin on n'est pas une dictature, regardez bon sans salarrête pas de nous de nous égratiner de machin. Il vit en Algérie tranquillement, allez le voir.
Oui, il est à Boubendest. Voilà. Donc donc voilà, il récupère et ça euh le service psychologique de l'armée est très très intelligent.
Ils ont développé des euh des mécanismes mais pas seulement à l'intérieur de l'Algérie, mais partout. Voilà, ils sont intelligents, ils récupèrent, le pouvoir est intelligent. Voyez, non, regardez, nous sommes une démocratie.
Regardez Boadem Sans Sal et ben on n'y touche pas, nous disait l'écrivain il y a 6 mois ici. Et ben, on y a touché. Non seulement on y a touché mais là aujourd'hui on le sait 5 ans de prison ferme.
Alors on espère toujours que le 5 juillet prochain comme on le sait c'est le jour de la fête de l'indépendance de l'Algérie. Il peut y avoir il peut y avoir une grâce présidentielle accordée par le président Abdel Majid Teboun. Peut y avoir peut-on y croire ou pas ?
Bonjour Valérie Boyer. Bonjour. Bonjour.
Merci d'être avec nous. Vous êtes sénatrice euh LR de Marseille et vous avez suivi cette histoire et vous avez évidemment participé comme beaucoup à à dire comment peut-on garder en prison et en jaul queles que soient les opinions. Vous savez c'était De Gaulle qui disait "On n'emprisonne pas Voltaire" en parlant de Jean-Paul Sartre.
Et ben là aujourd'hui les Voltaires quel qu'ils soit et ben on a plus ces précautions là. Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous avez raison de citer ce que disait le général de Gaulle à propos de Voltaire et c'est vrai que moi quand j'ai posé la question au gouvernement il y a plusieurs mois euh à deux reprises d'ailleurs de l'emprisonnement de Boalem sans salistine et Vaclabel euh qui sont des écrivains prisonniers politiques, prisonniers d'opinion.
Euh je suis absolument consternée mais malheureusement euh on on s'attendait euh à cet échec absolu. D'autant que l'Algérie pour pouvoir continuer sa rente mémoriale de la haine vis-à-vis de la France procède, si je peux employer cette expression un petit peu triviale à des opérations de tuilage, c'est-à-dire au cas où on lâcherait Boalem sans salle et bien elle a un autre otage, une elle pratique la diplomatie des otages avec le journaliste monsieur Gless. Donc je m'étonne qu'il ne fasse pas la une des journaux aujourd'hui, mais peut-être le fera-t-il demain après la condamnation de Boem sans sal.
Je rappelle quand même aux auditeurs que au terme d'un procès stalinien qui a duré 10 minutes, qui est une forme de torture aussi psychologique pour un homme qui est âgé et malade, le condamner à 5 ans de prises en ferme pour opinions qui ne conviennent pas à l'Algérie parce qu'il aime le français, parce qu'il aime la France et bien s'équivaut à une condamnation à mort aujourd'hui et à une torture psychologique. Je rappelle que son avocat a été récusé par l'Algérie parce qu'il est juif, qu'un autre avocat l'a assisté, que les filles de Balem sans sal qui sont aussi tchèqu n'ont pas pu le voir comme elle le souhaitait, que bien évidemment les organismes internationaux ne peuvent pas aller le voir et que pendant ce temps, ben l'Algérie continue d'injurier la France. Et aujourd'hui, je pose solennellement une question à notre ministre des affaires étrangères.
Qu'en est-il de la réponse graduée maintenant que nous sommes fixés sur le sort de Boem sans salle ? Oui. Alors, est-ce une mise en scène sordide, lamentable, pas digne d'un grand pays pour que le 5 juillet le président Teboun organise euh une grâce ?
Ce qui serait quand même un scandale parce que une grâce c'est quand on a commis quelque chose et là Boem Sansal a commis juste le péché d'être d'aimer la France, de parler français et d'avoir et d'être un grand écrivain. Voilà. Si si un pays qui veut se hisser sur la scène internationale considère qu'emprisonner un écrivain le grandit, mais je pense qu'il se trompe.
Oui, restez avec nous Valérie Boyer parce que nous avons, je pense que nous avons non, nous n'avons pas encore Xavier en cours. Il faut me le dire si on l'a on l'a pas. Euh mais il y a quelque chose qui est aussi frappant dans ce que vous venez de dire euh Valérie.
Euh voyez c'est que euh en même temps en même temps pratiquement et c'était hier ou avant-hi un député français un député français qui s'appelle Sébastien de Logu, député la France insoumise était en Algérie et voici ce qu'il a dit notamment sur l'accueil qu'il a eu en Algérie. Écoutez de l'autre côté de la Méditerranée. Quand vous écoutez les médias, vous avez l'impression que c'est l'Algérie qui aujourd'hui est coupable de tout.
Oui, mais quand vous arrivez ici, vous vous apprenez à avoir un peuple qui vous accueille d'une manière dont honnêtement, je n'ai jamais été accueil. Tout le monde est gentil, tout le monde sourit, tout le monde prend soin de moi et on me reçoit d'une manière magnifique. Et puis quand vous venez pour apprendre ce que le peuple algérien a à donner, le jour où j'auraiis à prendre des décisions, je pourrais bien évidemment donc agir en conséquence.
Voilà, le jour où euh je serai au pouvoir, je pourrais agir en conséquence. Alors tout le monde il est beau, tout le monde est gentil, tout le monde va bien. Il l'a répété d'ailleurs au bours d'un dîner et à ma connaissance, mais je crois que je suis pas le seul, pas une seule allusion qu'a fait ce député français à en tout cas publiquement compatriotes, pardon, vis-à-vis de ses compatriotes, pas un mot après 27 minutes d'interview, vis-à-vis de ces compatriotes, ce qui est quand même une honte absolue.
Je rappelle que quand on est député, on a un parti politique ou pas d'ailleurs, c'est une possibilité, mais on devient le député, on devient l'élu de tous les Français. On est représentant, on fait partie de la représentation nationale. Et quand on est à l'étranger, là en ce moment, je vous parle depuis l'étranger, je suis au Portugal euh pour une assemblée plainière de l'OSCE et nous sommes une délégation composée de sénateurs et de députés français de différentes opinions politiques, mais nous représentons la France.
Euh et on peut avoir des potes différents mais nous représentons la France. Et quand on est à l'étranger euh et bien euh on représente la France. Et la moindre des choses, la moindre des choses, j'allais dire quand on est un être humain aussi, c'est de se préoccuper du sort des prisonniers politiques euh dans ce pays.
Imaginons un député algérien en France euh dire tout le bien qu'il tout le mal qu'il pense de l'Algérie, tenant des propos terribles sur les médias. euh algérien, vous imaginez bien que à son retour, il se retrouverait dans une prison euh comme Boalem Sansal aujourd'hui. Donc je sais pas si monsieur De Loglu est content de son voyage Potenkin, mais en tout cas personne n'est dupe.
Et moi, je vous assure que en tant que parlementaire, je suis extrêmement choquée et indignée que quelqu'un qui porte des arpes bleu blanc rouges se comporte de cette façon vis-à-vis de nos compatriotes. Queles que soient leurs opinions politiques, il est français, il est détenu pour des raisons politiques. La moindre des choses et bien c'est de le soutenir.
Oui. Et Valérie, voyez effectivement surtout quand vous de relation avec monsieur Teboun. Oui.
Et et et oui, allez-y, allez-y. Vous voulez qu'on ajoute quelque chose ? Effectivement, je suis intervenu plusieurs fois pour Boem Sansal, notamment à Marseille puisque vous le savez, je suis élu de Marseille.
Je suis sénateur des Bouches du Rône, j'ai été député de d'arrondissement de Marseille et je siège au conseil municipal de Marseille. Et à plusieurs reprises euh j'ai été surprise que beaucoup d'élus euh marseillais qui se sont réjouis de l'élection du président Teboun, qui ont dit qu'ils avaient vécu des jours formidables en Algérie lorsque monsieur Teboun a été élu, qu'ils entretiennent des liens amicaux et cetera, n'ont pas eu un mot pour Boem sans salle, pas une affiche et cetera. Alors que le maire de Marseille a défendu Paul Watson euh le défenseur des baleines, n'a eu un mot euh pour euh pour Boem sans salle, ce qui me choque énormément euh compte tenu des très bonnes relations euh qu'il prétend entretenir avec monsieur Teboun.
Donc quand on a des amis et bien on leur parle et on leur demande la libération de nos compatriotes. C'est sûr. Deux personnes deux personnes françaises qui sont pour des raisons politiques.
Oui. J'allais juste juste Valérie Boyer, j'allais parler de Christophe Gaise justement juste un mot effectivement il est sous contrôle judiciaire depuis 13 mois. Il a été condamné ce dimanche 29 juin là dimanche dernier à 7 ans de prison ferme avec mandat de dépôt par le tribunal de Tizoan Kabili.
C'est l'ONG Reporter sans frontière qui l'a révélé. Voilà, on attend de voir ce qui va se passer. Il a été arrêté le 28 mai.
Il devait voir des gens, il journalist sportif voir des gens du football. Il travaillait au à Sau Foot. Effectivement ça n'avait pas été rendu public là aujourd'hui.
Évidemment forcément ça sort. Alors, ministre des affaires français euh a redéploré lundi à communiquer une lourde condamnation et cetera et le qu d'or suit de très près. On va se retrouver dans une nouvelle affaire.
La discrétion, vous voyez, ça ne fonctionne pas. En revanche, la diplomatie des otages, ça fonctionne. C'est ce que pratique l'Algérie.
C'est ce que pratique l'Azerbaïdjan avec des otages arméniens. C'est ce que pratiquent ces pays qui sont des qui ne sont pas des démocraties euh et qui prennent des otages pour qu'on se taise. Euh voilà, c'est ce qui se passe aujourd'hui.
C'est ce qui se passe aussi avec l'Iran, avec les deux otages français. Euh donc euh ce sont euh euh des pays particulièrement agressifs qui pratiquent cette diplomatie des otages. Euh et franchement maintenant c'est à souligner et euh compte tenu de la condamnation de Boem Sans sal, on voit bien qu'il y a cette volonté euh euh d'humilier euh la France.
Euh bon, peut-être qu'on attend le 5 juillet le jour de la fête de l'indépendance. On va le voir. On va le voir.
Mais juste un mot, juste un mot Valérie Boyer, non ça on en a parlé. Juste un mot aujourd'hui OK, la condamnation a eu lieu. On voit ce qui s'est passe avec Christophe Glaise, vous avez parlé de repost gradué.
Aujourd'hui, est-ce que la France, enfin la diplomatie française n'est pas au pied du mur ? Ils agissent, ils agissent comment ? Ils agissent pourquoi ?
Vous êtes optimiste ou ou pessimiste là-dessus ? J'en sais rien. Ça fait tellement longtemps que Boem Sansal est emprisonné et quand on et quand on découvre le nombre de mois où monsieur Glaise est retenu, c'est très inquiétant.
Je rappelle quand même que euh nous parlementaires euh nous avons suspendu un certain nombre de euh de proposition de loi justement pour pour ne pas entraver euh la diplomatie euh française, faire en sorte que les relations euh pour la survie de Boem sans sal et d'autres soient assurées. Donc c'est quand même essentiel aujourd'hui pour nous de voir ce qu'il en est. Mais je note que la discrétion n'a pas fonctionné, que l'arryposte gradué qui a été particulièrement Oui.
J'allais dire bienveillant la part de la France n'a pas fonctionné aujourd'hui. Et qu'est-ce qu'ils attendent ? Que Balem Sansal meurt en prison.
Euh vous pensez vraiment que l'Algérie sortirait grandi de ce genre de choses ? Je rappelle quand même que en France nous avons trois consuls que les palais venus des des des Français en Algérie sont surveillés, sont sous contrôle. que l'Algérie dispose de 17 ou 23 consulats en France, qu'il y a des relations qui sont déséquilibrées aujourd'hui et que le la vie d'un homme, la vie de deux hommes d'ailleurs euh français euh est en danger.
Donc nous on on doit faire confiance à notre pays pour pouvoir négocier. En tant que parlementaire, je ne veux pas jeter d'huile sur le feu si ça peut porter à la vie de de mes compatriotes français que je n'ai jamais rencontré. Mais ils sont français, je suis parlementaire.
La moindre des choses, c'est de les défendre. Mais je note aujourd'hui que je voudrais connaître ce qu'il en est de la rposte gradué qu' avait annoncé notre ministre et aujourd'hui avec cette condamnation absolument inique après un procès stalinien de 10 minutes qui s'apparente à de la torture, où en est-on ? Voilà les les questions écoutez les questions sont posées.
Il est il est le le problème le plus important c'est voir s'il va y avoir une reposte quelconque où nous allons continuer cette espèce de de diplomatie que je ne qualifierai pas de de enfin une diplomatie un peu couchée hein si l'on peut me permettre cette expression. Merci Valérie Boyer. On va on va on va en parler avec Christophe Driancour, l'ancien ambassadeur de France en Algérie qui a aussi des choses à nous dire là-dessus après euh cette petite pause à tout de suite.
Rester avec nous. Voilà. Boisem sans sal 5 ans de prison ferme.
Christophe Glaise journaliste sportif 7 ans de prison ferme. Sud Radio. Sud Radio, parlons vrai.
Parlons vrai. Sud Radio, parlons Sud Radio Berkov dans tous ces États. Donc je rappelle le jugement vient de tomber.
L'écrivain franco-algérien Boem Sansal a été condamné à 5 ans de prison. Je rappelle qu'il a 80 ans et qu'il atteint un cancer. Euh et puis le journaliste sportif Christophe Gaise, 7 ans de prison ferme, il venait interviewer des footballeurs.
Alors, il paraît qu'il a vu quelqu'un euh qui représente l'indépendance, enfin le indépendantiste entre guillemets Kabile et voilà, il est effectivement en prison. Euh là aussi, je est-ce qu'il y aura ripost gradué, diplomatie ? Évidemment l'essentiel en tout cas et que ces deux personnes sortent le plus vite possible de prison et regagnent leur pays que ce soit Boem Sansal ou que ce soit Christophe Glaise Bonjour monsieur l'ambassadeur.
Bonjour Xavier Riancour. Oui, bonjour. Bonjour.
Alors Xavier Riancour, vous avez suivi et ben l'affaire, on vous avait reçu et toujours avec plaisir, on avait parlé de l'affaire sans sal et tout ça s'ajoute aujourd'hui l'affaire enfin Christophe Glaise euh hasard peut-être du calendrier. Mais qu'est-ce que ça veut dire par rapport à ce que vous disiez ? Je me rappelle très bien de ce que vous disiez dans notre émission il y a encore quelques mois, quelques semaines.
Vous disiez au fond, c'est l'Algérie ne manque aucune occasion de dire écoutez les Français, voilà, on va vous traiter comme si et de telle façon parce que vous le méritez un peu. C'était un peu ça. Oui.
Et ça montre, ces deux verdicts montrent confirment que dans le fond la justice algérienne prend des décisions politiques politiques. Wolè Sansal n'a pas eu droit à un avocat. On a refusé le visa maître Zimray.
Son avocat est arrivé 3 jours après le le jugement en appel. Il est arrivé hier en Algérie. Donc pour le verdict pour le verdict d'aujourd'hui.
Ouais. Puis Christophe Glaise, il est condamné parce qu'il a enquêté sur la la JSK qui est le club de la jeunesse socialiste Kabille qui est le grand club de football Kaby. Et il se trouve que le président de la JSK est un autonomiste algérien.
Donc il est condamné parce qu'il a rencontré un autonomiste algérien. Donc voilà, ce sont des décisions politiques. Il y a pas d'autres mots mais politiques quand même et et qui qui vont loin ces décisions, c'est-à-dire Oui, très loin parce que oui, vous vous réagissez en France, vous faites des associations, des ministres disent ou leur indignation quand même on pose des questions mais on dit attention solution diplomatique riost gradué.
En l'occurrence qu'est-ce que ça a donné cette riposte d'ailleurs ? Quel riposte et quelle gradation ? Ben, il y a eu ni riposte ni gradation parce que effectivement au mois de février, le Premier ministre, vous vous en souvenez, avait fait une conférence de presse avec monsieur Retaillot et monsieur Barreau et avait fixé un délai, un ultimatum de 6 semaines à l'Algérie pour renégocier l'accord de 1968.
Les 6 semaines se sont écoulées dès le mois de mars et ne s'est rien passé du tout. Donc il n'y a pas eu de réaction du côté français. C'est ça le drame parce que les Algériens voient bien que nous ne réagissons pas bien sûr.
Et donc ils se disent on peut continuer Paris ne réagira jamais. Alors aujourd'hui on condamne Boem Sansal à 5 ans en appel. Demain on va condamner donc Christoph Glaise à 7 ans de prison.
Le 5 juillet, il n'y aura pas de grâce peut-être pour Boem Sansal et Paris ne dira rien ou regrettera euh l'absence d'humanité de de président. Xavier Triancour, excusez-moi. Vous pensez qu'il y a peu de chance qu'il y ait que euh Abdel Majid Tboun, le président algérien, fasse quand même un geste ?
Pensez qu'il y a peu de chance ? C'est totalement imprévisible. Non, j'en sais rien à vrai dire, c'est totalement imprévisible.
Il peut y avoir des grâces le 5 juillet, il y en aura. Est-ce que Bolem Sansal sera dans celle-ci ? Alors, j'imagine qu'on va essayer de téléphoner au président Deboun entre aujourd'hui et le 5 juillet, c'est-à-dire pendant cette semaine là qui arrive.
Euh, on va essayer de l'amadouer, on voit on va promettre des tas de choses et puis s'il ne se passe rien, le 5 juillet, que fera-ton ? On attendra le 1er novembre qui est la 2e fête nationale algérienne. Ouais, c'est oui, c'est c'est ce que vous montrez, ce qui en tout cas qui se montre, c'est quand même une certaine passivité certaine de d'un pouvoir qui dit "Oui, oui, nous allons faire, nous allons faire, lâchez-moi euh sinon je fais un malheur." Mais on le lâche et il se passe rien.
Mais il ne se passe rien. Exactement. Ouais.
C'est mais je pense même et je vous l'avais déjà dit, je pense même qu'il est trop tard parce qu'en réalité les Algériens ont vu pendant des mois et des mois que nous ne réagissions pas. Ouais. Et donc ils se disent "On peut continuer indéfiniment.
Je crains qu'il soit trop tard." Oui. Vous pensez ?
Oui. Vous dis ils n'ont pas réagi jusqu'ici. Pourquoi réagirait-il aujourd'hui ?
Donc on peut Ouais. Pendant si vous voulez Hitler il avait commencé par la Rénaniie, personne n'a réagi. Ensuite il a continué par l'Anchlus personne n'a réagi.
Ensuite il a continué par Munich personne n'a réagi. Ensuite il a pris la Bohème Moravie. Personne n'a réagi.
Et c'est seulement en septembre 1939 que la France et la Grande-Bretagne ont réagi à la prise de la Pologne. Ouais. Oui, c'estàdire on a laissé 2 ans 3 ans et là on laisse on laisse on laisse et on paye on paye en réalité notre euh notre ce que nous notre politique depuis 1962 depuis de nombreuses années.
Ouais. Et on peut se demander enfin on vaut pas accabler quand même entre l'acheter, passivité, résignation, cynisme, on se demande quel quels adjectifs employés quand on voit quand on voit ça franchement. Euh ben oui.
Euh en tout cas c'est une passivité totale du côté français. Ouais. Même je vous rappelle que monsieur Barreau m'a traité d'incompétent.
Donc voyez, je vous adressez à quelqu'un qui n'est pas compétent sur l'Algérie. Alors et puis et puis monsieur Tbou nous avait reproché amèement d'avoir déjeuné ou dîner avec Boem sans salle. Tout à fait.
Donc voilà. Exactement. Ah là là, c'est intéressant en tout cas de voir où on en est.
Merci beaucoup Xavier Rancours. On va suivre tout cela avec vous. À bientôt.
Au revoir. Sud Radio, c'est votre opinion qui compte. Je vous félicite pour vos émissions, c'est toujours un plaisir.
Je déguste votre émission. Sudradio.
Valérie Boyer