Élections municipales 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il y en a même un tête de liste qui s'est retrouvé dans une réunion à Paris avec le président de la République. Il a tout fait pour ne pas être sur la photo. Il ne voulait pas.
Pourtant, c'est un proche du président. Il savait que localement, on lui avait dit de ne pas se mettre en photo avec le président. - C.Roux: Depuis hier soir, le casting du 2d tour des municipales est arrêté, après 48 heures de réflexion, de tractations et de coups de pression.
A droite, LR tente de tenir la digue face aux appels du pied de J.Bardella. A gauche, le PS est ébranlé par des alliances confuses avec les insoumis, comme à Nantes. - Quand la numéro 2 du PS s'allie avec LFI...
A Nantes, la maire sortante socialiste assume de transgresser la consigne donnée par son parti en passant un accord avec les insoumis pour garder la ville face à la droite au second tour. - J.Rolland: On fait un accord technique.
Les élus siégeront dans l'opposition. Il n'y a pas de négociation de programmes. - C'est une rupture de la tradition républicaine et démocratique nantaise.
Elle a scellé l'accord de la honte pour préserver sa place. C'est une faute. - "Pas d'alliance nationale", disait la direction du PS, mais les alliances locales ont bien lieu dans une vingtaine de villes.
Au grand dam des anti-Mélenchon. - J.Guedj: On va lui faire des papouilles?
On va valider la stratégie qui est la sienne? - Un choix d'alliance soutenu par les autres partenaires de gauche. - M.Tondelier: Je ferai le compte des villes qui auraient pu être de gauche ou écologiques parce que certains ne se sont pas alliés. - F.Roussel: Nous appelons à construire les rassemblements populaires les plus larges pour battre l'extrême droite. - A Marseille, pas d'alliance des gauches, même si S.Delogu s'est retiré.
Quant à la droite, B.Retailleau n'a eu de cesse de dénoncer ces rapprochements. Il se refuse lui-même à des alliances avec le RN pour le second tour. - B.Retailleau: J'ai toujours rejeté l'union des appareils. - A Reims, Stéphane Lang sera même exclu de LR pour avoir fusionné avec la candidate du RN. - J.Bardella: Je suis dans une démarche d'ouverture.
La question que je pose aux questions des LR, c'est de savoir si le rôle de la droite, c'est de s'unir ou d'exclure, s'agissant du candidat de Reims, ceux qui ambitionnent de battre la gauche. On doit unir nos forces. - Les grandes villes restent un plafond de verre pour le RN, qui s'est imposé dès le 1er tour à Perpignan ou Fréjus, mais qui peine à progresser au-delà, dans les communes de plus de 30 000 habitants.
Il est au 2d tour dans 95 d'entre elles. C'était 112 en 2014. Les alliances ne suffisent visiblement pas avec le mouvement de M.Maréchal. - M.Maréchal: Le RN a des colistiers de notre mouvement. - Ou l'UDR d'E.Ciotti, engagée à Nice. - Nous augmentons nos scores de 50 % par rapport à 2020.
Nous préparons le terrain pour l'avenir. - Le bloc central a bien du mal à exister, présent au 2d tour dans une poignée de villes seulement, grâce à F.Bayrou à Pau, E.Philippe au Havre et T.Cazenave à Bordeaux, quand P.-Y.Bournazel s'est retiré de la course à Paris.
G.Attal est relégué à un rôle d'observateur. - G.Attal: Nous ne participerons à aucune alliance directe ou indirecte ni avec l'extrême gauche de LFI ni avec l'extrême droite du RN. - RN et LFI s'annoncent largement devant dimanche.
Chez Horizons, on regarde déjà plus loin. - Nous devrions compter plus de 4000 élus locaux. Ce sont autant de points d'appui et de points de relais pour préparer les échéances futures. - Enjamber les municipales pour mieux préparer les présidentielles, dont la campagne a bien commencé. - C.Roux: Une question intéressante, avant qu'on rentre dans le détail des tractations et des alliances.
Quand on dit "on a fusionné", "je me désiste au profit de", est-ce que les électeurs suivent? - J.Fourquet: Ca dépend.
C'est l'enjeu de ces tractations et de ce qui va se passer dans l'entre-deux-tours. On l'a vu dans de nombreuses villes que vous avez citées. On va voir si les électeurs suivent les consignes et adhèrent aux stratégies de rassemblement ou d'union. - C.Roux: Quand on regarde par le passé et qu'on analyse ce qui a pu se passer dans les autres municipales... - J.Fourquet: Ca dépend des configurations et des traditions politiques.
A gauche, il y avait une stratégie d'union historique avec l'entente républicaine, le désistement républicain, même si on pouvait s'affronter très durement entre communistes et socialistes au 1er tour. Les électeurs étaient habitués à cette logique de retrait républicain. Aujourd'hui, les choses ont bougé.
Les électeurs se sont aussi beaucoup autonomisés par rapport aux états-majors. Il faudra regarder. Prenons le cas de Paris.
Monsieur Bournazel fusionne sa liste mais lui-même ne figurera pas dessus. C'est quand même une consigne donnée à ses électeurs. - C.Roux: On a quand même des données chiffrées sur les reports ou sur la façon dont les sympathisants apprécient ou non les alliances entre partis.
Par exemple, 49 % des sympathisants de gauche sont favorables à une fusion entre les listes soutenues par le PS et celles de LFI. On a quelques données qui nous permettent de nous projeter. - J.Fourquet: Oui.
Après, il faut regarder ville par ville. Les cultures politiques ne sont pas les mêmes. La possibilité de gagner une ville ou de la conserver n'est pas la même.
Il y a aussi les équilibres. A Toulouse, ce n'est pas la même chose si LFI et le PS fusionnent, si LFI est en tête de liste ou si c'est le PS. Ce que les Français, y compris ceux des partis concernés, ont de plus en plus de mal à accepter, c'est des promesses, des annonces faites et, quelques semaines ou mois plus tard, des attitudes qui sont totalement orthogonales aux engagements pris.
Cela contribue aussi à l'abstention, sur le "tous pourris", l'absence de clarté. C'est pour ça qu'on a aussi, avec des prises de risque, des candidats qui ont décidé de rester sur leur ligne et de prendre le risque de ne pas être élus. - C.Roux: Cette précision est importante.
On a la tentation de faire des additions en disant: "On prend les scores du 1er tour et on additionne." - J.Fourquet: Un et un ne fait jamais deux. - C.Meeus: A Toulouse, en 2001, il y a eu une percée d'une liste appelée Motivé-e-s, qui avait fait 12,4 % des voix.
Elle s'est alliée avec la liste du PS menée par F.Simon, qui avait fait 27,8. Si vous additionnez toutes les listes de gauche au soir du 1er tour, ça faisait 50,8.
La gauche pensait avoir gagné. Au 2d tour, P.Douste-Blazy l'a emporté avec 54 % des voix il faut faire attention.
Un plus un ne fait pas forcément deux en politique. Des gens qui ne viennent pas au 1er tour viennent au 2d. Des gens qui étaient sur des listes mais qui ne sont pas d'accord avec la fusion...
Il y a un mélange... - C.Roux: Sur lequel on n'a pas de visibilité, même quand on est un sondeur avisé. - J.Fourquet: On est en train de regarder. - C.Roux: Question. - C.Barbier: Non.
Il n'y a plus de pilote dans l'avion. Ou celui qui pilote fait des loopings. Dans ce jeu de tambouille habituelle, ce qui est nouveau, c'est d'avoir un parti qui fait alliance avec LFI 10 jours après avoir dit qu'il était en pleine dérive antisémite.
Le communiqué du PS est du 4 mars, les alliances se font le 10. Ca a beaucoup de mal à passer. Ce grand écart est beaucoup plus virulent, choquant que ce que ça pouvait être dans les élections précédentes, y compris les législatives de 2024.
Il y a aussi la fusion technique. C'est-à-dire "on fusionne nos listes pour gagner, on vote pour le même candidat à la mairie et on se sépare". LFI retournerait dans l'opposition.
Même avec la prime de 50 % accordée à celui qui est en tête, ça peut donner des communes où le maire socialiste n'aura plus de majorité à la suite de l'élection et sera tributaire de LFI. Les électeurs vont peut-être en avoir peur. - C.Roux: Il y a eu tout un tas de réactions après certaines fusions, comme à Nantes, Limoges, Toulouse...
G.Darmanin disait hier que ceux qui font alliance avec LFI perdent leur âme. J.-L.Mélenchon ne se laisse pas faire et tape sur ses anciens amis du PS en disant à propos de F.Hollande qu'il fait pitié.
On a eu cette déclaration d'un discours de J.-L.Mélenchon le 4 mars.
Est-ce que c'est J.-L.Mélenchon qui gagne à la fin, dans ces alliances qui échappent peut-être à la direction du PS? - N.Schuck: Il a montré qu'il était un tacticien hors pair.
Si vous regardez en nombre de voix, c'est pas ébouriffant. Il y a des victoires symboliques annoncées, notamment à Roubaix, où on ne voyait que le visage de D.Guiraud dimanche soir.
Il a réussi à mettre son emprise sur la gauche. C'est une mèche lente. Les électeurs de gauche modérée vont se dire, l'année prochaine:
Jordan Bardella