L'édito de Pascal Praud du mardi 25 août
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pro ce matin sur C News jusqu'à 10h30 et sur Europe désormais jusqu'à 10h. La dissolution voulue par Emmanuel Macron a plongé le pays dans l'immobilisme, la bordélisation et peut-être demain le chaos. L'annonce de François Bairou qui demande un vote de confiance qu'il n'aura pas et le dernier avatar d'un caprice présidentiel dont les Français payent la note.
Le premier ministre veut tomber au champ d'honneur de la dette. Il serait plus crédible si lui-même n'avait pas creusé la tombe d'un déficit qu'il entend aujourd'hui combler. François Bairou a par exemple voter contre le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux qui partait à la retraite quand Nicolas Sarkozi était président.
Il a d'ailleurs voté contre tous les budgets entre 2007 et 2012 quand l'ex-président de la République diminuait le nombre de fonctionnaires, 155000 en 5 ans. Ajoutons à cela que lorsqu'il était commissaire au plan, à partir de 2020, il n'a rien proposé de pertinent. Ce matin, tous les regards sont dirigés vers l'Élysée.
Trois solutions, la plus évidente, une dissolution, au moins cette fois-ci, elle serait justifier. La plus prévisible, Emmanuel Macron nommera Sébastien Lecnu ou un autre de ses proches à Matignon. Mais pourquoi l'Assemblée nationale voterait une confiance à le cornu qu'elle refuse à Bairou ?
La plus improbable. Emmanuel Macron démissionne. C'est à lui de choisir parmi ces trois solutions, je ne doute pas que seul l'intérêt de la France prévalra.
François Bayrou