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Podcast / conversationUgo Bernalicis· 27 juillet 2026 26 minComplaisantFond programmatiqueNumériqueTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprises

🎮 Ugo Bernalicis : « Il est temps que la France prenne le jeu vidéo au sérieux. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    C'est quoi votre jeu préféré ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment vous êtes-vous mis à jouer à TFT ou League of Legends ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que on arrive encore à jouer aux jeux vidéo en tant que député ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est compliqué aujourd'hui de parler de jeux vidéo à l'Assemblée nationale ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Vous avez rencontré des syndicalistes du jeu vidéo, comment ça s'est passé ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il y a un avenir dans l'industrie du jeu vidéo en France ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et puis il y a des enjeux en réalité de féminisation hein euh du du secteur très très fort parce que à la fin on peut pas expliquer le côté euh mascul du contenu du jeu vidéo des jeux vidéos en général et des stéréotypes qui sont véhiculés si on comprend pas que il il y a très peu de femmes dans le dans dans dans le secteur. Salut à tous, bienvenue dans Player 2 l'émission qui vous fait découvrir des gamers inattendus. Et mon invité cette semaine c'est Hugo Bernard Lis.

Il a 36 ans, j'ai bon pour l'instant. Il est député de la France insoumise depuis 2016. Il a été aussi au 2017 enfin oui la exactement parce qu'il a aussi été au Parti socialiste puis au parti de gauche.

Et oui, ça remonte, ça remonte. J'ai fait la page Wikipédia de Font encomble. Il est aussi et surtout un joueur averti.

Bonjour Hugo. Bonjour. Merci beaucoup d'être là.

Je vais commencer par une question que je pose toujours en premier à nos invités. C'est quoi votre jeu préféré ? Bah c'est compliqué.

Je joue à beaucoup de jeux différents. En fait, c'est je suis un peu touch à tout en général et y compris dans dans le jeu vidéo. On va dire que là je là en ce moment si je devais donner un jeu préféré, je joue beaucoup à TFT.

À TFT donc League of Legends TFT. Voilà, les deux les deux se suivrent. Ouais, exactement.

Le comment est-ce que vous vous êtes mis à jouer à à TFT ou à League of Legends ? C'est quoi le le premier jeu ? CF Jones ou c'était non le premier jeu c'est le vrai premier jeu voilà un peu un peu costaud c'était of Empire le le tout premier.

OK. Quand j'étais quand j'étais gamin, parce que j'avais 7 ans je crois ou 8 ans quand c'est sorti. Euh et le et le Starcraft 1 aussi euh voilà qui est de la même époque où le Alerte rouge euh voilà commandant Conquer.

Alors bah c'est avant Commandant Conquer [rires] non. Donc [raclement de gorge] plutôt des jeux de stratégie en temps réel en fait. Bah y compris parce que à l'époque pour qu'il y ait des bons graphismes et que ça la pas et cetera, le jeu de stratégie c'est quand même plus simple qu'un FPS, même s'il y avait déjà assez vite, il y a des Counter Strike, le 1.6 euh voilà et mais c'était plutôt mes potes qui faisaient du jeu de tir à la première personne et je me suis mis parce que ben faut bien jouer avec ses potes aussi quoi.

Donc vous étiez plus cérébral du coup dans la stratégie. [rires] Oui et non. Enfin, disons que spontanément c'était plus ça ce que je voulais.

Mais c'est en vrai ça défoule pas mal aussi hein le le jeu à la première personne et donc assez vite et puis je me souviens de de l'â organisée à la maison chez les copains à tour de roll hein parce qu'on avait déjà avec [grognement] chacun nos petits routeurs. Bon c'était une galère à l'époque hein. C'est vrai que c'était une galère mais oui on oublie on oublie aujourd'hui mais cit pas bon fallait le paramétrer le routeur hein. [rires] C'était pas genre plug and play et c'est parti les gars quoi.

On y va. C'est vrai. Ouais.

Euh donc c'était il y avait aussi un aspect technique qui était un peu rigolo, enfin je veux dire enthousiasment. Euh et donc c'est là où euh où on a fait les premières euh grands jeux de tir à la première personne. Alors là, faut du Counter Strike.

Euh mais mais aussi euh vous savez le jeu euh Battlefield qui est sorti pas longtemps après, le tout premier avec des énormes cartes où on pouvait jouer à 16 contre 16 ou ou 8 contre 8 quoi. Mais jamais vu à l'époque sur une carte et puis surtout de faire des à la fois d'être de alors pour les versions qu'on peu évolué mais de prendre soit dans les airs soit sur terre soit sur mer. Ah bon, faut être un gros geek pour euh pour Battlefield et une licence qui est ultra connu auprès du grand public comme Call of Duty d'ailleurs et c'est vrai que Call of Duty a été la suite de Battlefield d'une certaine manière dans le temps de développement.

Donc clairement voilà, il y a il y avait euh il y a aujourd'hui il y a beaucoup beaucoup de joueurs qui comprennent ce que vous dites, rassurez-vous. Mais j'ai fait des crochets par Little Big Adventure 2. Euh petit jeu de plateforme connu des des des vrais.

Euh voilà donc vraiment j'ai vraiment touché à tout quoi. Le Est-ce que on arrive encore à jouer aux jeux vidéo en tant que député ? [soupir] Parce que là je vois le TF la vérité ou pas du temps.

Ouais [rires] ouais. Est-ce que vous faites jouer votre assistant parlementaire à votre place pour qu'on place au classement ? Non parce que non [rires] non non pas abuser.

Non bah entre minuit et 2h du matin quoi. Voilà. Non c'est un problème par ailleurs. [rires] Problème de concilier un certain nombre de choses.

La vie privée et familiale plus la vie politique et la vie vidéoludique est quand même voilà. Bon il faut il faut faire des choses. Ah oui mais du coup je j'arrive pas je suis pas un joueur régulier.

Je quand quand je commence un jeu, il est pas du tout sûr que je le termine. Mais bon c'est pas grave. C'est comme ça quoi.

Il faut faire avec. Alors, vous avez, je le disais, vous avez 36 ans, vous faites partie d'une génération qui a connu le jeu vidéo alors qu'il n'était encore pas encore un médium trop grand public. Vous êtes un des rares gamers de l'Assemblée nationale.

Pas si rare que ça en vrai. Maintenant, c'est vrai que depuis 2022 et la vérité c'est que il y a pas beaucoup de gamers qui disent lettrre qui qui l'admettent. Vous pensez ?

Ah bah, j'en suis sûr. D'accord. Ah oui, c'est marrant.

Pas vous balancer des noms comme ça, ça aucun de sens. [rires] Mais j'ai besoin d'inviter, ça tombe bien. Ah mais d'accord, d'accord.

Mais en vrai, bon voilà. Non, mais c'est vrai qu'effectivement euh le bah dans les rangs euh de la France insoumise, il y en a il y en a quelques-uns effectivement de notoirement notoirement connus dont vous d'ailleurs. Euh mais euh est-ce que c'est malgré tout, malgré le fait qu'il y a des gens qui jouent sans le dire, c'est compliqué aujourd'hui de parler de jeux vidéo à l'Assemblée nationale ?

À l'assemblée ? spécialement, mais c'est vrai que dans le débat public, le le joueurs de jeux vidéos sont caricaturés sur quand quand les politiques s'en en parlent, je veux dire, sont caricaturés ou soit ils sont zellés en mode "Ah, c'est génial, un écosystème merveilleux sans sans traiter le sujet politiquement pour ce qu'il est quoi." Je veux dire, une industrie la première industrie culturelle du pays, comment on l'accompagne, comment on l'oriente, comment on fait en sorte que ça aille pas dans le décor parce que on est dans un système libéral qui produit ben tout un tas d'externalités négatives comme on pourrait comme on pourrait le dire.

Donc euh donc ça va encore. Mais c'est vrai que dans le débat public, le peu de fois où on parle jeux vidéo, c'est pour dire "Ah regardez euh quand il y a une fusillade d'un jeune qui a fait n'importe quoi, c'est le petit truc en plus et en plus il joue aux jeux vidéo." Hm.

C'est vrai que c'est souvent euh et avant avant qu'il a les jeux vidéos, c'était les ceux qui faisaient du jeu de rôle, sais euh ou et on rappelle que aucune étude ne montre de corrélation entre le jeu vidéo et et la violence. Ben non, sinon sinon j'aurais déjà tué tout le monde. [rires] J'allais vous dire la même chose puisque alors mes adversaires poétiques me suspectent de vouloir le faire mais [rires] mais non c'est pas le cas puisqueen plus j'ai j'ai fait du jeu de rôle, j'ai été mettre du jeu je drôle papier old school.

Voilà, on en découvre tous les jours dans ce podcast. Vous êtes débuté dans une circonscription du nord de la France. On peut notamment compter la présence d'ama dans le nord de la France à l'origine du jeu vidéo Dofous.

Est-ce que vous les avez déjà rencontrés ? Pas eux. Euh pas eux.

Euh et les le la section des travailleurs du syndicat des travailleurs des jeux vidéos de d'ankama. Oui, eux je les ai rencontré. Oui, parce que la la situation chez Angama est pas toute rose malheureusement, même si c'est pas on en parlera juste après, mais c'est pas un des studios les plus malmenés ces dernières années sur le sur le secteur du jeu vidéo.

Mais comment ça s'est passé justement ? Pourquoi vous les avez rencontrés à la base ? Ah bah tout simplement en manifestation en manifestation sur les retraites sur des sujets généraux. et ils avaient leur petite délégation de de syndicalistes qui venaient qui venaient revendiquer.

Et puis certains, je les ai vu aussi euh euh sur Paris puisque en fait déjà à plusieurs reprises, on s'est intéressé au secteur du jeu vidéo, pas juste là pour 2026 mais déjà en 2022 et déjà depuis 2017 en réalité. Et donc moi, j'avais pris soin à la fois de pour préparer bah notre programme politique de de d'organiser des auditions avec le syndicat des travers de jeux vidéo. Et donc il y avait des des camarades du Nord qui étaient qui [grognement] étaient là.

Ils étaient content de voir que de faire face à un député qui justement connaissait quand même le domaine du jeu vidéo. Oui. Oui.

Bah oui, c'est c'est plus appréciable pour eux évidemment et puis surtout pour eux de voir euh parce que on a on n pas parlé on n pas parlé de nos stats de classement sur tel jeu ou je sais pas quoi ou les jeux qu'on aime ou qu'on préfère. C'est pas le sujet en fait. On a vraiment parlé des conditions de travail dans le secteur.

On a parlé, on a fait de la politique en fait et du syndicalisme [grognement] et et eux ils étaient ils étaient contents d'avoir un député qui fait de la politique, pas juste un député qui joue bien sûr, ça aide à mieux comprendre le sujet mais le joueur il ne perçoit que que le produit finit. l'envers du décor, il est il est il est colossal parce que certes, je ne je ne suis pas allé voir en caval, j'ai vu d'autres studios de jeu dans dans dans mes mes pérination en devant de députation, mais j'ai fait aussi pas mal d'écoles de jeux vidéos et école privée. J'ai jamais fait l'école publique d'ailleurs, mais Jean-Luc Jean-Luc Mélenchon l'avait fait la campagne de 2022 parce que on a Rubik nous dans dans le nord à Valencienne financé par la CCI en l'occurrence et j'étais venu à la fois faire une petite conférence finir des propos et puis changer avec la direction que la représentant des élèves et cetera et parce que ça commence dès là c'estd qu'on on ce qui se passe dans le secteur du jeu vidéo les inégalités euh à la fois entre hommes et femmes, le vous savez le fait qu'on vous habitue déjà à des horaires de travail un peu bizarres euh parce que métier passion euh bah ça commence de l'école en fait.

Euh eux me disaient on ferme la salle euh où ils peuvent travailler euh comme ils veulent sur des PC à minuit parce que avant ça il y avait pas d'horaire de fin de la salle et du coup il continuait à bosser à travailler jusque 3 4h 5h du matin peut retourner en cours à 9h. C'est pas possible en fait c'est pas sain. Euh et donc ils essayent et surtout ça habitue en fait à un traitement du salarié qui est pas Oui.

Ah bah qui va pas. Ouais. Donc ils essayaient de travailler là-dessus.

Je voyais que c'était pas évident parce qu'à la fin le secteur il est quand même [grognement] euh dur. Mais justement ça ça m'amène à mon autre question parce que quand on a préparé cet entretien, vous m'avez dit que vous souhaitiez parler de la situation du jeu vidéo à l'heure actuelle. Alors c'est bien parce que entre le moment où on a commencé, il y a eu plein de choses qui se sont passées, plein de malheureuses choses.

Euh le donc il y a le studio français Spiders qui a fermé il y a très peu de temps. Donno des Kantic Dream ne vont pas bien du tout. On sait que Cantic Dream d'ailleurs au moment où on enregistre cette émission est en grève ainsi qu'une partie du secteur.

Ubisoft voilà c'est un peu la berina en ce moment. Euh, est-ce que vous pensez qu'il y a un avenir dans l'industrie du jeu vidéo en France ? Oui, surtout si on gagne la présentielle de 2027. [rires] Non, mais je vais vous dire pourquoi.

Parce que j'ai alerté à plusieurs reprises le le secteur du jeu vidéo, à savoir les représentants des éditeurs, le le CEL, puisqu'il y a déjà eu des plusieurs tables rondes à l'assemblée et cetera puisquil y a un groupe d'études dédié sur le le sujet présidé par un macroniste de Nimaeglia. Tout à fait. Qui est aussi d'ailleurs dans Payerto, je [rires] n'en doute pas.

Et euh et parce que en fait, je leur ai dit euh ce que le gros truc du secteur du jeu vidéo en France qui fait qu'il a réussi un peu à se structurer, en tout cas l'hypothèse euh c'est que il y a le crédit d'impôt jeux vidéo. Et j' dit c'est bien votre crédit d'impôt jeux vidéo. Euh nous moi France Insom je pas trop crédit d'impôt, c'est pas trop mon truc les allègements de de de d'impôt euh pour les entreprises.

Mais admettons et donc on pour concurrencer aussi le Canada qui avait lancé son crédit d'impôt et que tout n'aille pas au Canada, la France et dit bah tiens nous aussi on va faire un crédit d'impôt. Mais en fait ça a une limite à l'équation. C'est vous allez toujours avoir un pays qui va faire mieux que vous en exonération d'impôts.

Donc qu'est-ce qui fait pourquoi venir travailler dans le jeu vidé ? Pourquoi une entreprise de jeux vidéo s'installera en France plutôt qu'ailleurs ? Sachant qu'ailleurs ça peut être moins cher et que en plus le métier du jeu vidéo il est comment je vais dire ça facilement délocalisable.

Oui, c'est ça. Donc et c'est on le sait plus difficile de licencier des personnes en France que comme on le voit aux États-Unis et puis vous avez des des tas de gens qui dans le secteur maintenant bossent en freelance en auto entrepreneur pour différents studios et donc ça peut être d'imp de n'importe où dans le monde. Voilà.

Donc vous pouvez en télétravail. Enfin, je veux dire c'est quand même c'est quand même un secteur qui est qui se prête bien à la au libéralisme et effrainé et pas à la protection sociale quoi. Donc la question c'est comment nous on fait pour créer un un protection sociale ?

Et je leur avais dit, on a besoin de d'avoir de financement public notamment pour les studios indépendants et qui produisent des choses dans laquelle la France, le pays entier peut avoir il peut y avoir un intérêt général puisqu'on va pas financer juste le secteur privé pour financer le secteur privé pour le fun. C'est pas le but non plus de l'État. Mais en même temps de dire si si vous voulez avoir de la création de contenu en France, il faut financer aussi par en bas le socle et pas juste le crédit d'impôt pour les qui font des triple A.

Euh parce que en fait bah ça ça encore une fois vous vous allez les avoir à un moment donné puis du jour au lendemain si le secteur est plus attractif, si l'intelligence artificielle remplace plusieurs métiers bah ils en auront rien à faire. Ils vont licencier tout le monde et se barrer euh et on mettent la clé sous la porte. Et ben c'est ce qui est en train d'arriver malheureusement.

Et je me dis c'est vraiment rageant de se dire que on aurait pu faire quelque chose de bien pour le financement du secteur du jeu vidéo qui aujourd'hui est est microscopique en fait. Le financement public, il est au centre national du cinéma qui gère le secteur du jeu vidéo, qui administre le crédit d'info d'ailleurs. Mais aussi, il y a quelques financements pour que des petits projets, mais c'est c'est des c'est des sommes qui sont ridicules à l'échelle du secteur.

On parle d'en milliards d'euros le le chiffre d'affaires du secteur et là on est à quelques millions quelques millions même pas 100 pour le financement de de de développement indépendant quoi. Le en demandant Emmanuel Macron, il a mis en place plusieurs mesures. Voilà, après c'est crédit d'impôt et cetera notamment.

Il y a aussi eu des mesures sur l' sport. Euh moi, je suis allé au meeting de Saint-Denid, la France insoumise parce que ça m'intéressait de savoir un peu comment Jean-Luc Mélenchon s'adressait à la jeunesse qui était particulièrement présente ce jour-là, même s'il faisait très chaud. Mais donc il a parlé d'intelligence artificielle, il a pas parlé de jeux vidéo.

C'est quoi au juste les idées pour le jeu vidéo dans le programme de Jean-Luc Mélenchon pour 2027 ? Non, un jour à la fois, il faud il y aura une séquence, il y aura une séquence vidéo, ben il y en a eu à chaque présidentiel si vous avez bien remarqué. Jean Mélenchon y attache une importance particulière parce que bah tout en fait tout responsable politique devrait y attacher une importance particulière.

Quand vous voyez les statistiques de ce que représente le jeu vidéo dans notre pays, bah c'est même lunaire qu'on en parle pas plus dans le débat politique en vérité. première industrie culturelle, ce qui est le plus consommé, ce qui ce qui aujourd'hui vous avez plus de la moitié des gens de ce pays qui jouent hommes et femmes. Alors jouer, ça peut être soit sur un triple A, un jour vous avez passé des heures un civilisation 6 voilà mais ça peut être un 2048 sur votre sur votre smartphone.

Vous êtes dans le métro jouer un joueur est un joueur. Ah bah voilà, il y a des tas de manières de jouer mais c'est aujourd'hui devenu quelque chose de de de dominant dans la société mais clairement. Donc vous pouvez pas faire l'impasse là-dessus à la fois pour des raisons économiques, des raisons culturelles, des raisons ce que ça représente.

Enf aujourd'hui, il y a beaucoup beaucoup de gens ont des ont des référence entre eux en parlant qui qui sont en rapport direct avec le monde du jeu vidéo. Bon bah c'est c'est même dans la culture des jeunes, dans les mots qu'ils vont pouvoir utiliser, bah ça ça ça transforme aussi la langue, la manière de s'exprimer. Enfin c'est c'est un fait culturel qui tend à être dominant.

Donc franchement quand on fait de la politique, on peut pas passer à côté. D'ailleurs euh la droite la plus réactionnaire euh ne s'y trompe pas. Ils ont encore lancé une polémique récemment sur la question de de l'ort dans le cadre de l'éducation nationale, hein.

Vous avez vu cette polémique avec la stratégie esport 20262000 2030. Euh et eux le reprennent comme imponsif sur la violence, sur machin, sur leur propos antijeune. Donc nous, on n'est pas là-dessus évidemment loin sans faux.

Donc il y aura un Jean-Luc Mélenchon qui se prononcera sur le secteur du jeu vidéo. En tout cas, il y aura une séquence sur le jeu vidéo. C'est pas ça qui en plus c'est pas les événements qui manquent.

C'est vrai, il y a il y a la Coupe du monde cet été, ne serait-ce que pour parler de ça, mais voilà, il y a aussi d'autres grosses sorties et cetera. Le il y a quand même une mesure que j'ai que j'ai retrouvé dans le dans le programme de Jean-Luc Mélenchon, c'est la création d'un centre national du jeu vidéo. Euh ça serait quoi exactement ces objectifs ?

Bah alors déjà, je vous ai dit tout à l'heure, aujourd'hui le financement du jeu vidéo indépendant euh le financement public du jeu vidéo est en fait de chapaoter ça en fait. Alors il y a aujourd'hui c'est fait par le centre national du cinéma. OK.

Or, le Centre National Cinéma, quand vous regardez ses recettes, comment ils fonctionnent, hein, pour fonctionner, c'est le l'essentiel du financement, c'est le billet de de cinéma. OK. Euh euh et bon, il y a d'autres petits financements autres, mais il y a 0 € qui proviennent du secteur du jeu vidéo.

Donc, vous avez 0 € qui provient du secteur du jeu vidéo et à la fin, vous avez quand même quelques millions pour financer des projets indépendants d'intérêt général et cetera. Donc déjà c'est pas juste qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc on va créer un truc spécifique au jeux vidéo, centre national du jeu vidéo qui sera chargé aussi de collecter euh euh ben de de l'argent du secteur.

Alors ça peut être moi je pense que le plus efficace c'est de collecter sur la vente de de jeux vidéo. Il y avait à moment donné et pas de taxer les entreprises de jeux vidéo par exemple. Vous voyez, un peu comme la taxe streaming sur Spotify, je veux dire ça.

Est-ce que du coup ça serait pour le truc c'est la domiciliation de l'entreprise de jeux vidéos ? Voyez ce que je veux dire ? Donc en fait à la fin à la fin quand vous retournez le truc parce que se poser la question, on pourrait taxer les manettes qui sont vendues ou les mais en fait si vous êtes joueur souris clavier, vous avez pas taxé les souris.

Enfin je bon faut être joueur comprendre que à un moment donné le seul truc le produit le seul produit on est sûr que tout le monde est passé obligé de passer par cette case c'est le jeu lui-même. Voilà. Et donc de se dire qu'on prend un petit pourcentage, il y a pas besoin de grandchose en plus vu le encore une fois c'est en milliard le le secteur.

Si vous voulez un budget de 100 millions 0 vir quelque chose de taxe, c'est suffisant et surtout c'est un ensuite c'est un retour sur investissement pour le secteur. Je veux dire faut faut pas le prendre comme une ponction. Euh oui, c'est comme le cinéma effectivement c'est réinjecté dans la dans le secteur intégralement.

Donc c'est c'est vraiment pour organiser le le le secteur. Donc ça c'est un premier point. Et deuxième point, effectivement, ce centre national du du jeu vidéo, il peut il pourrait superviser l'intégralité de de ce que ça recouvre, y compris l'isort.

Euh et sur cette partie-là d'ort, nous on propose que ce soit rattaché au ministère des sports, enfin que c'est ce soit lui le ministère référent et pas le ministère de l'économie. Voilà. Exactement.

C'est ça parce aujourd'hui c'est ça. Voilà ce qui est quand même notre vision des choses. Le GDO lui resterait auprès du ministère de la culture et du numérique.

Ah oui oui bien sûr bien sûr. Mais il faut en fait il faut que ce soit un portage culture culture numérique pour l'écosystème l'industrie du jeu vidéo en tant que tel. Spécifiquement pour les sports.

Il faut que le ministère des sports mette son nez dessus. Mais c'est d'abord et avant tout effectivement un produit culturel de de notre point de vue en tout cas on doit le considérer comme ça en tant que puissance publique parce que si on le considère uniquement comme un produit économique bah faisons comme on fait aujourd'hui un crédit d'impôt une entreprise ouvre une entreprise ferme c'est la vie. C'est d'ailleurs ce que dit le STJV aujourd'hui.

Les crédits d'impôts en fait on on leur limite selon les syndicats, c'est que euh il y a pas de condition, il y a pas de conditionnement à ces aides. Donc effectivement eux ils demandentôt général voà il demandent des des règles plus strictes euh à l'égard des entreprises. Qu'est-ce que vous dites aux développeurs aujourd'hui ou même aux jeunes qui arrivent sur le marché du travail du jeux vidéo qui vont alors voilà, je pense pas me tromper là-dessus, mais se faire maltraiter par un secteur qui est en crise complète.

Est-ce que vous leur dites de d'espérer de continuer et donc en leur disant voter je mélang de manière mieux alors oui évidemment [rires] c'est assez logique mais surtout leur dire que finalement la création du STJV est récente à l'échelle de l'histoire hein c'est tout frais quoi. Donc en même temps que nous on a été élu en fait hein. que c'est pour ça qu'on a aussi on s'est rencontré assez vite euh et et depuis la principale bataille qu'ils ont mené et ils ont eu raison de la mener que moi j'ai relayé d'autres députés au relayés hein à la fois auprès des éditeurs, à la fois au sein de l'Assemblée nationale dans dans le débat parlementaire c'est la question de d'avoir une vraie convention collective en tout cas de savoir quelle convention collective s'applique parce que chacun faisait comme il voulait sur les conventions collectives sur les droits en gros des des des travailleurs de secteur de jeux vidéo.

Si vous étiez en train de d'être dev, bah vous étiez plutôt dans la dans la la convention collective sur les ingénieurs en fait et si vous étiez acteur parce que vous mettez une combinaison aptique pour faire des des jeux vidéos de la machine capture que font par exemple quantique euh bah là il prenait plutôt le statut de l'intermittence du spectacle. Bon du coup c'est pas les mêmes conditions de rémunération et cetera. clarifier ces choses-là parce que chacun faisait un peu comme il voulait hein en l'occurrence c'est déjà un premier point et ça a avancé puisque le secteur a dit "OK, on va travailler, on va plutôt prendre la convention collective je crois c'est syntec de mémoire euh qui s'applique aux ingénieurs et à partir de là euh ingénieurs informatiques dans dans le monde de l'informatique en général pour pour développer des droits mais après il faut qu'il soit appliqué ces droits.

Donc faut une inspection du travail qui fasse son travail et puis effectivement conditionner le financement à dire bah vous devez embaucher des gens en France. Voilà, c'est déjà un premier ou en tout cas les payer selon les règles de la France hein, ça me semble être quelque chose de de de d'assez d'assez important et déterminant. On pourrait même bon pas effrayer trop le secteur mais la question de la marge hein parce que quand votre crédit d'impôt euh en fait c'est 100 % d'augmentation de votre marge puisque vous n'en aviez a priori dans certains cas pas besoin pour produire le jeu vidéo en lui-même.

H voilà quand quand tout votre cré d'impôt part aux actionnaires, c'est vous pouvez poser des questions. Euh donc il y a des enjeux là-dessus et puis et puis il y a des enjeux en réalité de féminisation du du secteur très très fort parce que à la fin on peut pas expliquer le côté mascul du contenu du jeu vidéo des jeux vidéos en général et des stéréotypes qui sont véhiculés si on comprend pas que il y a très peu de femmes dans le dans dans dans le secteur. Oui.

Dans le dernier rapport de Wom in Game donc association féministe justement qui lutte pour plus d'égalité dans le secteur du jeu vidéo. Ça montrait que il y avait une régression d'ailleurs alors que depuis quelques années, il y avait au contraire une augmentation du nombre de femmes dans les postes clés. Bon, une dernière question avant on passe au avant de passer au quiz, une petite question un peu plus triviale, mais à l'époque où David Guerro était à l'Assemblée nationale, lui aussi jouait à League of Legends, je sais pas si en tant que maire aujourd'hui il y joue encore.

Vous vous jouez ensemble de temps en temps et surtout qui a le meilleur win rate ? Ah bah non mais lui lui clairement enfin de déjà à l'époque et encore aujourd'ui parce qu'en plus aujourd'hui je je joue quasiment enfin je joue un coup de temps en temps temps mais c'est vraiment assez rare que je fasse une partie de LOL euh pour plein de raisons. Voilà c'est plus simple TFT je peux jouer sur le téléphone enfin c'est c'est ça peut être plus court ça bon Joker [rires] parce que franchement bon bref vous pouvez faire une partie en 20 minutes de LOL parce que vous êtes soit vous avez roulé sur les autres vous êtes fait rouler dessus TFT ça peut durer 30 minutes si vous êtes dans le top 1 ou top 2 quoi.

Donc bon bref, je mets ça de côté euh en fait bon David est devenu mi faudra poser la question. Après moi j'ai aussi beaucoup joué avec d'autres collègues et plus récemment le le le dernier collègue avec qui j'ai joué il s'appelle Louis Boyaard. C'est c'est pas mal.

Et alors qui a gagné ? [rires] Là c'était moi. La dernière c'était moi.

Une belle victoire. Une belle victoire. Oui oui.

Bah j'ai pas vous faire faroné non plus hein. C'était Mais il faut il faut écouter. Il y a pas de petite victoire.

Mais vous savez euh je en fait en plus je dis une bêtise, la dernière personne avec qui j'ai joué alors euh sur un support numérique Me dites pas que c'est Jean-Luc Mélenchon sinon je vous connais pas. Non [rires] c'est pas Jean-Luc. Non c'est ma présente de groupe Mathil Pano.

D'accord. Voilà fait une petite partie d'échec sur chess et qui a gagné elle. En même temps.

Bon est présidente est présidente ou voilà. Bon on va conclure cet épisode avec notre quiz. Vous nous avez parlé de vos jeux vidéos favoris.

J'ai donc préparé un petit quiz très rapide, attention dans les réponses pour voir si vous les connaissez vraiment. Donc première question. Première question.

Voilà. Qu'est-ce que vousz me demander ? [rires] Le combien y a-t-il de héros dans League of Legends ? [grognement] En plus, j'ai je crois que j'ai en fait je j'ai eu la question à la maison il y a pas longtemps.

Euh j'ai dit "Oh plein au moins 150 de toute façon ils en sortent quasiment tous les 2 mois. Donc même plus que 150, j'ai même pas refait le compte récemment. Mais c'est c'est devenu colossal quoi.

Ouais. Alors il y en a 192 précisément. Voilà.

Donc non mais voilà, c'est vrai que il y a énormément de héros dans of Legends. C'est peut-être ça un peu qui fait peur aux gens parce qu'il faut en maîtriser quand même pas mal pour trouver le sien avant. Clairement, il y a un moment donné, j'ai pas joué pendant 3 ans ou 4 ans.

J'ai j'ai réinstallé le truc, j'ai fait [rires] "Qui sont ces gens ? Qui sont ces gens ? Quels sont ces items, les objets ?" Parce qu'ils avaient tout changé à un moment donné.

Il y a eu un gros changement dans le le la manière de gérer les objets dans League of Legends et ça change beaucoup. Donc oui, il y a il y a un coup en vrai, il y a un coup d'entrée. Je comprends que ça timide vraiment [rires] je surtout qu'à League of Legends si vous connaissez pas les gens enf les les personnages contre qui vous jouez, ça vous handicape énormément quoi parce que vous savez pas d'où va venir l'attaque.

Si attaque la résistance contreporté, quels sont le bon et non c'est vrai, c'est chaud là en vrai. C'est vrai. Non mais oui, c'est difficile à à maîtriser.

Certains disent que c'est un jeu de d'action, d'autres disent que ça c'est plus proche du jeu de stratégie en temps réel complètement. Et c'est un mix entre les deux en vrai hein parce que faut si vous avez pas d'habilité n'y jouez pas. Alors un jeu stratégie en temps réel.

Bon compétitif de l'habilité aussi c'est clair. Mais alors justement parlons des jeux des jeux de stratégie en temps réel. Combien il y a d'épisodes de comer ? [rires] Bah moi j'ai en fait j'ai beaucoup joué à Soleil de Tibéium qui é un des premiers Command Conquer après Command Conquer Generals où il y a eu des extensions et cetera.

Sans les extensions attention quand même je sais plus cruel. Ah oui d'accord. Ouais bah [rires] je sais pas.

Après je sais pas après il y a eu Alerte Rouge 3 qui est ressorti enfin qui est sorti un peu sur un remake du 2 remasterisé quoi. Il y a eu le 4, il y a eu le 5. Ouais mais du coup est-ce que les alertes rouges on les considère comme des commandant conquer aujourd'hui ?

Oui parce que c'était de choses. Ouais mais voilà depuis effectivement l'on ça rassemblé sous une seule je vais dire comme ça mais au moins une douzaine ça fait 11 précisément donc vous aviez vous aviez raison je suis désolé alors que je pas joué à tous et ni rien mais je [rires] solide de Tiberium était quand même vraiment bien. Merci beaucoup en tout cas Hugo Bernard Lis de d'être venu dans Player 2.

Le podcast il est à retrouver sur toutes les plateformes et aussi sur bfmtv.com et sur YouTube. N'hésitez pas à nous laisser un petit commentaire, à nous dire votre jeu préféré tant qu'à faire et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode.

Salut !