🔴 Rapport pour évaluer l’accompagnement des élèves à la découverte des métiers et à l’orientation
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 76 %Attaque 14 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 18:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'orientation est-elle vécue comme un labyrinthe opaque par les élèves et les familles ?
- 20:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi la plateforme Avenir n'a-t-elle atteint que 86 000 connexions sur 200 000 attendues ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Quelles pistes pour réformer Parcours Sup, jugé opaque et anxiogène ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Comment organiser l'orientation au sein de l'Éducation nationale avec les référents et les CO ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour les néobacheliers ultramarins en métropole ?
- 28:00OuverteRéponse directe
Comment valoriser les métiers manuels et artisanaux dans l'orientation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Arnaud BonetFait
« L'orientation scolaire se caractérise encore trop souvent comme une succession d'actions ponctuelles à l'approche de moments clés appelant des décisions d'orientation. »
- 25:00Jean-Claude RauChiffre
« Près de quatre élèves sur 5 qui se retrouvent dans le plus bas des cils des évaluations nationales en 6e rejoindront la voie professionnelle 4 ans plus tard. »
- 0:15rapporteurFait
« La capacité des enfants à trouver un stage, c'est bien souvent en fait celle des parents et celle de leur réseau. »
- 0:45rapporteurPromesse
« On proposait une expérimentation sur le sujet de manière un peu plus large. »
- 1:30rapporteurChiffre
« C'est 12h en classe de 4e et 36 en classe de 3e. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
appelle la présentation des conclusions de la mission Flash sur l'évaluation de l'accompagnement des élèves à la découverte des métiers et à l'orientation conduite par messieurs Arnaud Bonet et Laurent Croisier. La communication vous a été adressée hier. Je vais donc maintenant donner la parole au rapporteur pour 10 minutes chacun.
Monsieur Bonet, monsieur Croisier, c'est à vous. Merci madame la présidente, mes chers collègues, nous sommes heureux de pouvoir vous restituer nos conclusions après 4 mois de travaux et plus de 24 auditions et et tables rondes. Je tiens à remercier mon collègue rapporteur Arnaud Bonet pour nos échanges constructifs qui ont abouti à un grand nombre de recommandations communes.
Les administrateurs en charge de ce rabord, madame DAI et monsieur Bagouet pour la qualité de leur travail. L'accompagnement des élèves à l'orientation et à la découverte des métiers est un enjeu majeur pour l'avenir de nos jeunes mais aussi pour l'avenir de la nation. C'est un chantier perpétuel, loin d'être finalisé et faute de véritables stratégies nationales et en raison de la succession de nombreuses réformes, l'orientation demeure un chemin escarpé et redouté par bon nombre d'élèves, leurs parents et les personnels éducatifs.
Il est à noter que la ministre de l'éducation nationale, Elisabeth Borne, a lancé le 5 juin un plan sur l'orientation du collège à l'université. Nos recommandations participeront, je l'espère, à l'enrichir. Notre présentation comprend cinq grandes parties.
L'importance d'un parcours d'orientation tout au long de la scolarité, la nécessité d'un accompagnement individualisé, la lutte contre les déterminismes et les inégalités, les moyens et ressources à mobiliser ainsi que le renforcement de la coordination entre les différents opérateurs de l'orientation. Un premier constat, il est nécessaire d'inscrire l'orientation scolaire et la découverte des métiers dans un continuum et d'améliorer l'information aux familles. L'orientation scolaire se caractérise encore trop souvent comme une succession d'actions ponctuelles à l'approche de moments clés appelant des décisions d'orientation.
Nous sommes convaincus que l'orientation doit être définie comme un processus de long terme s'inscrivant tout au long du parcours scolaire de l'élève afin de le rendre acteur de ses choix d'avenir. Depuis 2023, la découverte des métiers constitue un pilier du parcours d'orientation dans les collèges et les lycées intitulé parcours àir afin de donner aux élèves le même niveau de connaissance sur les métiers et les formations. Nous souscrivons pleinement à ces orientations pédagogiques et proposons d'anticiper la démarche de découverte des métiers dès l'école primaire.
La construction des stéréotypes n'attend pas la classe de 5e. La découverte des métiers doit être un outil à disposition des élèves pour ouvrir le champ des possibles et déconstruire les les représentations conduisant à l'autocensure. Il ne s'agit évidemment pas d'orienter les élèves dès l'école primaire, mais de porter à leur connaissance une variété de trajectoires possibles afin d'élargir leurs horizons.
Ensuite, la préparation des décisions d'orientation ne doit pas être considérée comme le seul temps de discussion entre l'équipe éducative, l'élève et ses parents. Les parents sont les premiers prescripteurs de l'orientation de leurs enfants. À ce titre, le parcours à venir doit faire l'objet d'échange plus réguliers entre les familles et les équipes éducatives au-delà des réunions d'information générale.
Nous préconisons donc d'organiser un premier temps d'échange dès la classe de 5e afin d'instaurer une habitude de dialogue. Merci chers collègues. De plus, les élèves doivent bénéficier d'une information transparente pour faire des choix éclairés.
L'information disponible est abondante en ligne publiée par des acteurs publics comme l'ONICEP, les régions, les lycées, mais aussi transmis par des structures de conseil en orientation privée. Les élèves peuvent également s'appuyer sur les dispositifs mis en place au sein des établissements comme les conseillers d'entreprise pour l'école, les bureaux des métiers dans les lycées professionnels ou les cordés de la Russite. Cette abondance d'information et d'interlocuteur peut toutefois s'avérer paralysante pour des élèves qui doivent alors apprendre à hiérarchiser et vérifier cette information.
Nous saluons en ce titre l'activité l'ONICEP, acteur historique dont le rôle de référent en matière d'information à l'orientation est indiscutable. La plateforme Avenir qu'elle se déploie depuis décembre 2024 a vocation à devenir la plateforme de référence pour l'accompagnement à l'orientation de la 5e terminale. Mais pour être comprise et intégrée par les élèves, l'information doit être lisible.
Or, nous avons été alertés à de nombreuses reprises sur les intitulés des diplômes et des formations. Ils sont souvent sources de confusion pour les jeunes et les familles, notamment dans le cas des des familles de métier des classes de seconde professionnelle. Et si l'orientation scolaire ne se résume pas à son étape finale qui est l'orientation postback, nous ne pouvrons éluder le sujet de Parcours Sup.
Évidemment, parcours sup est apprendé par pour la plupart des élèves et des familles comme complexe, opaque et anxiogène. Contrairement à ce que beaucoup pense, les décisions d'acceptation et de rejet des candidatures ne sont pas le fait des algorithmes de parcours sur SRP, mais relèvent également des commissions des vœux d'information. Si les algorithmes sont déjà rendus publics, nous souhaitons inscrire cette obligation de transparence dans la loi.
Nous préconisons aussi une véritable transparence des critères de sélection appliqués par les commissions des vœux des différentes formations qui doivent être formulées clairement et rendu public sur les sites en ligne. Je serai plus mitigé que mon collègue Laurent Croisier et recommande de rechercher une alternative crédible à parcours suplective, faisant bénéficier l'élève d'un accompagnement personnalisé afin de garantir un accueil inconditionnel de tous les étudiants dans les filières non sélectives à l'université. Enfin, les périodes de stage doivent être mieux intégrées dans le parcours de l'élève.
Si les immersions professionnelles sont plébiscitées, nous regrettons cependant qu'elles participent à la reproduction d'inégalité sociale. Afin stage de 3e un véritable espace de découverte des métiers et du monde professionnel, nous proposons de donner la possibilité aux établissements et aux élèves de scinder ce stage en plusieurs expériences au sein de structures différentes afin de découvrir un panel de métier plus varié. En seconde, je propose de supprimer l'obligation de réaliser un stage en milieu professionnel et d'en faire un espace de découverte et d'approfondissement d'un projet personnel au sein ou en dehors de l'établissement.
Enfin, nous recommandons également de diffuser les journées de diffuser pardon les journées d'immersion professionnelle sur le mobel le modèle anglo-saxon du job shadowing permettant de suivre un professionnel pendant une journée entière. Alors, le second constat porte sur la nécessité de déployer un accompagnement personnalisé. Trois axes ont été identifié.
D'une part, la nomination d'un référent pour l'orientation et la découverte des métiers dans chaque établissement scolaire. D'autre part, un droit effectif à la réorientation des élèves. Enfin, la valorisation des compétences non académiques des élèves.
Nous constatons que l'accompagnement personnalisé est prévu par les arrêtés ministériels relatifs aux enseignements dans les collèges et les lycées généraux et technologiques. Mais dans les faits, l'aide individualisée à l'orientation n'est pas mise en place. Certes, depuis 2023, il y a un référent, découverte des métiers dans chaque collège et un responsable du bureau des entreprises dans chaque lycée professionnel, mais outre qu'ils sont récents, ils ne couvrent pas les lycées généraux et technologiques.
Nous sommes persuadés qu'un accompagnement individualisé nécessite au sein de chaque établissement un référent dédié pour l'orientation, la découverte des métiers, en charge du suivi des élèves, mais également de la coordination des divers acteurs de l'orientation. Même si actuellement seuls les psychologues de l'éducation nationale que nous nommerons psen bénéficient en vertu des textes d'une formation initiale et continue en matière d'orientation, nous estimons que ce référent doit être issu des personnels enseignants depuis 2015. En effet, les directives ministérielles affirment le rôle principal des enseignants dans le processus d'orientation des élèves, les psen intervenant qu'en soutien.
Par exemple, la mesure 2 du plan à venir lancée par la ministre Ellisabeth Borne du début du mois de juin parle des professeurs principaux comme les premiers acteurs de l'orientation avec l'appui des psychologues de l'éducation nationale. Les effectifs des PSI dans le second degré sont par ailleurs insuffisants pour qu'ils puissent occuper des fonctions de référent. On aura certainement cette discussion au moment du budget.
On estime le ratio à un psuen pour près de 1200 élèves voire 1300 élèves. En outre, contrairement aux enseignants, ils ne sont pas en permanence au sein du même établissement puisqu'ils partagent leur activité entre les CO de rattachement et plusieurs établissements scolaires. Par ailleurs, à l'exception des jeunes à besoins particuliers pour lequel l'orientation est très liée à leur état psychologique.
Par exemple, évidemment les élèves en situation de handicap, élèves de ses pas, décrocheurs, primorivant et cetera. Les psychoenes occupent des missions majoritairement centrées sur le suivi psychologique des élèves et non sur le premier conseil en orientation. Enfin, les auditions ont démontré que les psy ont plus de compétences avec un concours d'accès qui nécessite un niveau master de psychologie ou une expérience en psychologie et d'appétence pour le suivi psychologique des élèves que pour l'orientation proprement dite.
À contrario, les enseignants occupent une place essentielle dans l'accompagnement à l'orientation des élèves puisqu'ils participent au conseil de classe et sont en première ligne au contact direct de l'ensemble des élèves au quotidien. Nous verrons cependant dans la 4e partie de cette présentation que cet objectif nécessite l'affectation de moyens. Le second axe concerne la mise en œuvre d'un droit effectif à la réorientation des élèves.
Les parcours scolaires sont encore trop rigides et les possibilités de réorientation sont limitées, peu connues, peu valorisé et perçus comme des échecs. Nous devons permettre des parcours éducatifs évolutifs. pas un droit à l'erreur assimilé à un échec, mais un véritable droit à la réorientation offrant des parcelles effective entre les différentes voies.
Enfin, en 3è axe, nous constatons une absence de valorisation des compétences non académiques des élèves. Un élève en difficulté scolaire n'est pas dépourvu de ressources ou de compétences. Il s'agit d'être en capacité de les repérer et de les mettre en valeur au profit de son projet personnel et professionnel.
La troisème partie de notre rapport à trait au moyen de lutte contre l'autocensure, les déterministes de tout type et la ségrégation scolaire. Nous avons ciblé cinq champs d'action. Tout d'abord, nous constatons que l'orientation scolaire est encore très largement socialement déterminée et que les différents dispositifs d'orientation ne parent ne parviennent pas à infléchir cette tendance.
Afin contrer l'autocensure, les mécanismes d'inspiration par les PR via les rôles modèles sans porter leur fruits. La mobilisation d'anciens élèves, d'étudiants ou de jeunes professionnels permet d'ouvrir le champ des possibles et de déclencher une une identification au modèle. Ensuite, nous déplorons le fait que les familles soient inégalement associées au processus d'orientation.
Là encore raison de forts déterministes sociaux. Nous préconisons de favoriser l'échange d'information sur l'orientation au sein de tierslieux comme des maisons de quartier par exemple, des lieux associatifs, des mairies en organisant des événements consacrés aux familles. Une méthode qui produit des résultats très positifs notamment en Grande-Bretagne.
Nous déclarons également que la voix nous pardon nous déplorons également que la voix professionnelle reste trop souvent un choix par défaut, une orientation subie. Le cloisonnement entre les voies générales technologiques et professionnelles reste une réalité. Alors que ce devrait être simplement des choix d'orientation différents, ce cloisonnement se traduit par une hiérarchisation implicite des parcours où la voix générale est perçue comme plus valorisante que la voie professionnelle.
Nous souhaitons insister sur l'importance de lutter contre cette ségrégation scolaire en incitant à la création de lycées polyvalents qui rapproche les voies professionnelles, générales et technologiques. Une expérimentation de classe mixte pourrait être envisagée visant à réunir des classes de seconde professionnelle général et technologique autour d'un tron communé afin de favoriser les échanges entre les jeunes et de décloisonner les branches de formation. Un 4è champ porte sur les élèves en situation de handicap.
Nous vous proposons des réformes pratiques visant à faciliter le parcours scolaire de ces élèves. En premier lieu, nous souhaitons leur garantir d'une part un accès prioritaire à l'internat, d'autre part un renforcement de leur accompagnement pour ceux vivants en zone rurale. En second lieu, sous réserve de l'accord préalable de l'élève évidemment et de sa famille, nous préconisons une automatisation de la transmission de ces informations relatives aux besoins et aménagement de scolarité de l'élève entre les établissements d'accueil.
Cette transmission existe actuellement mais par le biais d'une fiche remplie par un élève qui revient très régulièrement. Un dernier champ concerne les néobachelier ultramarin désirant de suivre une formation d'enseignement supérieur en métropole. Je propose d'une part que l'on augmente le montant de l'aide par cour aujourd'hui de 500 € pour mieux tenir compte des frais engagés par une venue en métropole.
D'autre part, que l'on augmente le plafond fiscal des familles aujourd'hui d'environ à 27000 € afin de permettre à plus de jeunes de bénéficier du passeport pour la mobilité des études qui est une aide financière réservée aux étudiants ultra malin. Elle consiste en une prise en charge de deux billets aller retour pour vers la métropole. La 4è partie porte sur les moyens humains et budgétaires à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs visés.
Trois axes nous paraissent devoir être investis. En premier lieu, il faut mieux préparer les personnels des établissements en charge de l'orientation. La mise en place de référents orientation découvert des métiers nécessite une professionnalisation des enseignants alors qu'ils sont la pierre angulaire de l'orientation des élèves.
Les enseignants, en particulier les professeurs principaux, hein bien sûr n'ont aujourd'hui aucune formation adaptée. Nous préconisons donc la mise en place de formation obligatoire tant au sein des INSP pour la formation initiale que dans le cadre des plans académiques de formation continu. Nous ne pouvons pas compter sur le seul engagement individuel des enseignants motivés qui est important et essentiel.
Euh en outre, les enseignants formés doivent bénéficier d'une certification qui atteste de leur qualification. En second lieu, il faut financer des moyens horaires pour l'orientation et la découverte euh des métiers en les intégrant dans l'emploi du temps des enseignants référents. Les volumes horaires actuellement prévus, 12h annuel en 4e, 36h en 3e, 54 he lycée général et technologique sont à réalité à titre indicatif.
Donc, sauf dans certains établissements qui font le choix de financer ces heures sur leur crédit dans le cadre de leur autonomie pédagogique, ces volumes horaires ne sont pas financés. Dès lors que la fonction de référent orientation découverte des métiers est obligatoire, le référent doit bénéficier d'une décharge horaire sur ses obligations de service disciplinaire pour lui permettre d'assurer cette nouvelle mission. Pour rappel, actuellement, les enseignants volontaires pour exercer des missions d'accompagnement à l'orientation n'ont aucune décharge horaire mais perçoivent une indemnité dans le cadre du pacte.
Enfin, le 3è axe concerne l'émission des PS et la carte des Cou. Nous avons été surpris de constater qu'ils subsistent dans le code de l'éducation, y compris dans un article de loi la men la mention de conseillers d'orientation psychologue alors que l'ord des cris statutaire a été abrogé en 2017 et qu'ils sont tous devenus des psyennes. Un toit l'état juridique nous paraît d'autant plus nécessaire que les missions des psyennes sont désormais centrées sur le suivi psychologique des élèves et l'aide aux enseignants et non sur le conseil direct aux élèves.
Par ailleurs, l'association des notions de d'orientation et de psychologue apporte de la confusion. Intuitivement, une famille ne recherche pas un expert en santé mentale pour une question d'orientation professionnelle. Autre point, il serait souhaitable que la mission d'absu des psyvien aux enseignants soit formalisée non seulement dans les textes normatifs, mais aussi dans le cadre d'une d'un conventionnement entre le CEO et les établissements scolaires.
Pour terminer, nous interrogeons sur le maillage territorial des CO. Leur nombre, il y en a actuellement 411 a été réduit d'un/art environ depuis une décennie créant de fait des zones blanches. Considérant qu'aucun élève ne doit être trop éloigné d'un CO, nous proposons que la carte des CO soit revue afin d'éviter des trajets en transport en commun entre le CO et le domicile familial supérieur à 45 minutes.
La dernière partie de notre présentation sur la nécessité d'une meilleure coordination entre les acteurs repose sur quatre constats. Si l'État demeure le seul responsable du conseil aux élèves, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018 confi aux régions l'organisation d'action d'information sur les métiers, les formations et la carte des formations et la diffusion de documentation et publication régionale sur l'orientation scolaire et professionnelle. Ce partage de compétences a ouvert de nouvelles relations entre les régions et les établissements, les régions et l'ONICEP.
Il est manifestement une source de tension. Un premier constat et que le partage des compétences crée de la confusion, un flou dans le champ de responsabilité de chacun. Nous observons un consensus pour clarifier les missions de chacun des acteurs.
Les régions par l'intermédiaire de région de France que nous avons auditionné revendique l'exclusivité des missions transférées. Pour notre part, si nous sommes favorables à une clarification des compétences entre les acteurs qui pilotent l'orientation, elle doit avoir pour seul objet l'amélioration de la coordination. Les régions sont des acteurs certes incontournables en matière de développement économique, de formation professionnelle.
Euh elles sont à l'initiative d'une diversité d'actions et d'outils en matière d'orientation de découverte des métiers et des filières. Cependant, nous sommes opposés tant à une nouvelle phase de transfert de mission vers les régions qu'à un retour à la situation antérieure à 2018. Le second constat, c'est que l'action des régions en maté orientation est assez mal connue par les établissements et les équipes pédagogiques.
Cela explique en partie en partie seulement hein les relations parfois difficiles entre les régions et les personnels des établissements. Pour donner un exemple, selon la cours des comptes en 2022, seulement 22 % des EPLE déclarer avoir recours aux ressources régionales documentaires et 12 % aux dispositifs régionaux. C'est trop peu alors que texte réglementaire demandent aux enseignants eten de participer à l'appropriation par les élèves de l'information régionale.
Le 3è constat, c'est que les outils de coordination entre les acteurs prévus par les textes ne sont pas systématiquement mis en place. Nous pensons en particulier au programme annuel d'orientation rattaché au projet d'établissement. Cet outil est en théorie élaboré entre l'établissement et la région pour mettre en cohérence les actions de la région en matière d'orientation avec le projet pédagogique de des établissements.
Nous ne disposons pas de données nationales mais nous notons que dans un rapport récent, la Cour des comptes a observé qu'aucun établissement qu'elle avait visité lors d'une enquête ne disposait d'un tel programme. Enfin, même si en espèce les relations entre les services paraissent de très bonne qualité, le dernier constat porte sur le défaut d'articulation entre les autorités académique et les autorités régionales sur certains champs de compétences partagées. Il apparaît donc nécessaire d'améliorer la coordination entre l'État, les régions, l'ONICEP et les établissements scolaires afin de faire retomber certaines tensions et surtout d'offrir aux élèves un parcours d'orientation plus cohérent, plus lisible et mieux coordonné.
Nos recommandations vont en ce sens. Il faut donc selon nous améliorer la communication à destination des équipes d'établissement scolaires et des CO sur l'offre de services apporté par les régions. S'assurer que dans chaque établissement soit mise en place un programme annuel ou pluriannuel d'orientation et découverte des métiers. dresser une cart une cartographie des actions régionales par établissement ou bassin l'éducation afin d'identifier les territoires et léonniers de l'offre régionale.
Mieux coordonner les actions de l'État et des régions notamment dans le cadre de la relation école-entreprise et des banques de stage. Et enfin garantir que la nouvelle plateforme à venir de l'ONICEP prenne en compte et valorise les informations disponibles sur les plateformes régionales. L'action de l'ONICEP et des régions ne doivent pas être concurrentielles.
Au total, nous proposons 45 pistes euh d'amélioration en ce qui concerne l'accompagnement, la découverte des métiers et l'orientation scolaire qui appelle sans doute beaucoup de questions de votre part. Je vous remercie. Je vous remercie.
Nous allons maintenant passer donc aux questions et aux orateurs de groupe. Nous commençons avec le Rassemblement national par Bruno Clavet. Merci madame la présidente, messieurs les rapporteurs, chers collègues, tout d'abord, je tiens au nom du groupe assemblement national à saluer le travail des rapporteurs car le sujet dont il est question aujourd'hui est trop souvent relégué en marge des grandes réformes scolaires.
Il est pourtant au cœur des préoccupations des familles et des élèves car il s'agit bien de poser les jalons de leur avenir professionnel et de leur insertion dans la vie active. Or aujourd'hui, c'est plutôt l'angoisse qui domine le système d'orientation étant devenu un labyrinthe opaque où l'on espère plus que ce que l'on choisit. Les chiffres parlent de même.
Un étudiant sur 5 change de voix après 1 an et moins d'un étudiant sur 2 obtient sa licence en 3 ans. Et ce sont encore et toujours les plus modestes qui paient évidemment les peaux cassées. Car la réalité est la suivante.
En France, l'égalité des chances est encore une promesse non tenue, du moins pas pour tout le monde. C'est pourquoi nous devons repenser notre système à la racine. D'abord en mettant fin au collège unique qui empêche toute véritable personnalisation des parcours.
Au Rassemblement national, nous défendons plutôt un collège modulaire permettant aux élèves intéressés par une voie professionnalisante de s'y orienter progressivement sans être enfermé ni stigmatisé. Ensuite, nous souhaitons lancer un grand chantier de valorisation de la voie professionnelle encore perçue comme une voix de relégation. Et le moment qu'on puisse dire aujourd'hui, c'est que nous en sommes loin malgré le fait que la France ait cruellement besoin de talent manuel, d'artisans, de techniciens et d'entrepreneurs.
Cela suppose davantage de passerelles avec le supérieur, des équipements modernes, des périodes en entreprise mieux encadrées et une revalorisation de l'image de ces filières. En outre, l'orientation ne doit plus être vécue comme une impasse, mais comme une opportunité de construire un avenir choisi. C'est à cette condition que nous redonnerons de la confiance à nos élèves et de la clarté à leur parcours et ce afin qu'ils puissent prendre leur place dans la société.
Je vous remercie. Nous passons au groupe ensemble pour la République avec Anne Jeunet. Merci beaucoup madame la présidente.
Messieurs les rapporteurs, je veux d'abord vous remercier pour votre travail. J'ai retrouvé de très nombreuses propositions auxquelles nous souscrivons très largement et dans lesquels on voit bien que vous vous souhaitez garantir à chaque jeune comme enfin la manière d'avoir un un choix dans son orientation finalement à choisir sa vie et son avenir dans l'esprit d'a loi qu'on avait déjà voté il y a quelques années. Et je voudrais d'abord revenir dans ce contexte sur la plateforme à venir avec un S qui a été conçue par l'ONICEP qui est déployé depuis décembre dernier parce que cette plateforme elle a coûté 30 millions d'euros qui ont été financés par France 2030 et ça devait à ce moment-là en tout cas moi ça m'avait été présenté comme tel lorsque j'étais au ministère incarner une réponse ambitieuse au défi de l'orientation.
C'est vrai que c'est un parcours qui se décrit sur l'ensemble de la scolarité du jeûne et pourtant les résultats, vous le dites dans votre rapport sont pas tout à fait à l'auteur de ces enjeux-là puisque vous dites qu'au 30 mai 2025 86000 élèves s'étaient connectés à la plateforme alors que l'ambition était qu'il en ait 200000. Donc moi, est-ce que vous avez une réponse à pourquoi il y a un écart tel entre 86000 et 200000 ? Est-ce que vraiment cette plateforme répond aux besoins du terrain ?
Vous aurez compris que j'ai moi-même quelques quelques doutes, quelques questionnements. Et puis depuis la loi de 2018, vous l'avez souligné, c'est très important. On voit qu'il y a une tension entre l'État et la région et je souscris ce que vous avez dit monsieur le député croisier.
Oui, les régions ne peuvent pas être les seuls détenteur de l'orientation. Ça serait privé un élève qui serait par exemple en haute Savoie d'une filière nucléaire s'il a envie de rejoindre le nucléaire qui ne auquel il n'urait absolument pas accès. Donc l'égalité territoriale nécessite que ce que proposent les régions soient plugué par exemple à la plateforme à venir plutôt que d'être totalement sous la coupe des seules régions.
J'aurais voulu également avoir un élément de clarification sur le mot avenir parce qu'en fait il revient plein de fois. Vous avez parlé du parcours àir qui date de 2013. On parla de la plateforme avenir qui a donc été lancée à l'automne dernier avec un S et puis enfin la ministre Ellisabeth Band a présenté le plan àir.
Ça fait beaucoup d'avenir. Donc est-ce que vous pouvez un petit peu clarifier tout ça ? Parce que moi je suis jeune, j'ai 18 ans, je m'y retrouve pas trop.
Donc si vous vous avez une réponse à ça, ça sera quand même vraiment très très utile. Et donc finalement quelle vision nous devons porter à votre avis de cette orientation des jeux ? Vous avez tracé quelques grandes pistes qui me semblent extrêmement intéressantes pour vraiment retrouver et faire que l'orientation soit un levier d'égalité républicaine qui soit juste lisible, adapté.
On aura peut-être l'occasion d'y revenir dans les questions. Je vous remercie. Je vous remercie.
Nous passons maintenant au groupe socialiste et apparenté avec madame Aida Adisad. Merci madame la présidente. Messieurs les rapporteurs, je m'associe au remerciement de mes collègues pour la qualité de votre travail et pour les pistes que vous dégagez.
Dans quelques mois, on va beaucoup parler de budget, on va parler d'économie à trouver, de milliards à trouver. On ne parlera plus alors d'orientation. C'est bien dommage parce que il y a là des pistes d'économie évidentes.
Les mauvaises orientations, c'est les chiffres que qui que contiennent votre rapport, c'est un sur de un jeune sur deux dit regretter son choix d'orientation. C'est énorme et c'est pas seulement un gâchi budgétaire, c'est aussi un gâchi humain. C'est des milliards qu'on pourrait économiser et réorienter de la bonne manière.
Alors, je le redis avec force avec vous, une bonne orientation, c'est un investissement d'avenir considérable. Et après tout, c'est pour ça qu'on est ici. On est ici pour faire en sorte que les jeunes se trouvent l'avenir qu'ils souhaitent dans une société et qu'ils participent à la rendre meilleure.
Donc, ça devrait être notre seule et principale mission et j'espère qu'on en reparlera à nouveau au moment du budget. Moi, j'aimerais revenir quand même sur Parcours Sup. Vous l'avez dit dans votre dans votre restitution, je crois qu'on est un des seuls pays européens avoir choisi un algorithme pour orienter les jeunes.
On a remplacé un service public par une machine froide qui trie, qui oriente et qui est tout à fait opaque et qui crée de l'angoisse, de la désespérance et de la haine et du ressentiment. et d'autres pays qui ont des grands systèmes universitaires, je pense aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada fonctionnent tout à fait différemment. Quelles sont les pistes de proposition que vous que vous avez développé pour faire évoluer ce système-là qui de toute évidence ne convient pas, coûte des milliards en coût réel et aussi en coût indirect puisque je l'ai dit au début de mon intervention, ça contribue à faire de la mauvaise orientation.
J'aimerais savoir si vous avez pu euh avoir une expertise sur la réforme du baccalauréat qui a créé un nouveau système d'orientation, parfois un peu rigide avec les nouvelles filières qui ont été créées. Est-ce que vous pouvez évaluer euh cette réforme à l'ône de votre de votre sujet ? Une dernière question, c'est sur le rôle du manuel dans l'apprentissage.
Je pense qu'il faut le mettre dès le primaire. On a dévalorisé la main, l'ouvrage qu'on peut faire faire à nos élèves en maternel. On fait beaucoup travailler la main, plus du tout au primaire.
Et ça c'est une véritable piste d'évolution pour notre apprentissage. Pardon d'avoir dépassé mon temps. Merci.
Merci. Nous passons maintenant au groupe écologiste et social avec Jean-Claude Rau. Merci.
Merci madame la présidente, messieurs les rapporteurs, à mon tour de vous remercier pour cette présentation et pour le travail accompli dans le cas de votre mission. En tant qu'enseignant et coprapporteur d'une mission flash sur la voie professionnelle, je mesure combien l'orientation est encore trop souvent subie plutôt que choisie, qu'elle peut ressembler à un tri euh plus à un tri qu'à un accompagnement. Ce sujet est fondamental car elle contribue à la reproduction sociale et à la ségrégation genrée à l'œuvre dans l'école de la République.
C'est contre ce fléau du déterminisme social que nous devons lutter. Alors, il y a des évidemment des moments charnières dans le parcours scolaire qui ouvre des portes mais qui en ferment d'autres pour encore trop d'élèves à la fin du collège, donc au début du lycée mais aussi à la sortie de ce dernier. Comment ?
Comme ma collègue ne pas parler de l'échec continu de parcours sub qui qui cristallise angoisse et frustration des futures étudiantes étudiants, il est temps de mettre fin à cette sélection opaque et de garantir aux jeunes un parcours d'étude mieux choisi. Mais bien en amont déjà, des élèves subissent leur propre avenir. Il y a dans l'éducation nationale des filières considérées comme des voies de garage où des élèves se retrouvent non en raison de leur choix d'orientation professionnelle mais de leurs notes scolairees.
Sachez que près de quatre élèves sur 5 qui se retrouvent dans le plus bas des cils des évaluations nationales en 6e rejoindront la voie professionnelle 4 ans plus tard. Sans surprise, pour y remédier, il faut des moyens. La découverte des métiers, l'accompagnement individuel des élèves et l'aide à l'orientation ne peuvent se faire sans du personnel dédié et formé et sans un véritable service public de l'orientation partout en France.
Donc, messieurs les rapporteurs, comment voyez-vous l'organisation de l'orientation au sein de l'éducation nationale tout au long du parcours de l'élève en lien avec vos recommandations sur les référents orientation, les liens avec les CO et le programme pluriannuel d'orientation. Je vous remercie. Je vous remercie.
Nous allons passer maintenant alors je sais pas si vous voulez s'il y a une demande de suspension. Oui. Donc on va Oui.
Ben on va donc suspendre rapidement. de façon brève et ensuite on aura monsieur Gums. Ça vous ça va ?
Oui. Pour le retour. р Bien, si ça vous convient, on va reprendre.
Nous en étions au groupe les démocrates si ça vous va avec monsieur Franz Gums dès qu'il est prêt. Merci madame la présidente. Si ça va tout le monde ça me va aussi.
Messieurs les rapporteurs, chers Laurent, chers collègues, permettez-moi aussi de saluer la la qualité du travail mené par les rapporteur sur cette mission flash consacrée à l'orientation. Car oui, l'orientation ne peut plus être un parcours du combattant et cette succession d'action isolée et parfois anxiogène, elle doit s'inscrire dans un continuum éducatif dès l'école primaire en lien avec les familles, les enseignants et les professionnels du monde économique. Plusieurs recommandations valables pour l'ensemble de la nation ont particulièrement retenu mon attention d'ultraarin en particulier la proposition portée par les deux rapporteurs de rehausser l'aide parcours pour les néobacheliers ultramarins souhaitant poursuivre une formation en hexagone est une avancée importante pour renforcer l'égalité des chances.
Car comment parler d'égalité si l'on ignore l'éloignement, le coût de la mobilité et l'isolement des jeunes dans leur parcours d'orientation. Je veux aussi soutenir par ailleurs avec force l'idée de référent orientation découverte des métiers dans chaque établissement et la nécessité de sanctuariser des temps dédiés à l'orientation dès la classe de 5e. Nos élèves ont besoin d'un accompagnement personnalisé, progressif et ambitieux à la hauteur de leurs talents, de leurs rêves et non de leurs origines sociales et géographiques.
Je suis enfin très sensible au concept de lutte contre ce qu'on appelle l'autocensure. Autocensure résultant des déterminismes sociaux, des déterminismes de gen ou des déterminismes territoriaux. Et j'accueille donc positivement la proposition 22 qui demande de mieux impliquer des pères PILS en mobilisant la participation des anciens élèves, d'étudiants et de jeunes professionnels au parcours diversifié.
D'autres propositions telles revoir la cte d'implantation des CO connaître la plateforme à venir sont tout aussi pertinente et je ne peux que remercier à nouveau les rapporteurs pour leur travail approfondi sur le sujet. Merci. Nous allons passer maintenant au groupe Horizon et indépendant avec Béatrice Piron.
Ah non, c'est monsieur Patri Patrietus. Allez-y. Merci madame la présidente, monsieur le rapporteur, chers collègues, j'associe bien entendu à ma question mes deux collègues du groupe Horizon et indépendant pour d'abord saluer la qualité de vos de vos travaux et la richesse des auditions que vous aviez mené.
Je disais à monsieur le rapporteur, on appartait pour une mission flash en en lisant votre rapport et la richesse de vos propositions. On aurait pu penser que c'était même une mission d'information et et je veux souligner cet aspect-là de de votre travail. vous dire que pour le groupe Horizon, l'orientation scolaire doit être un enjeu majeur qui doit nous réunir et qui nous oblige pour la simple et bonne raison qu'elle conditionne l'égalité des chances et l'émancipation de chaque jeune.
Nous le savons, une mauvaise orientation, c'est la garantie quasi garantie pour nos jeunes ensuite d'avoir du mal à accéder à un métier et de faire une carrière à la hauteur de leur qualité respective. Dire aussi que l'expérience montre que cet envoyant de ses propres yeux, les gestes, les environnements, les outils que la curiosité et la fascination pour un métier peuvent naître. C'est ainsi que l'on peut susciter des vocations, révéler des talents, ouvrir les champs des possibles pour tous les élèves, quel que soit leur milieu ou leur parcours.
Et votre rapport, il nous oblige car nous devons franchir un cap dans le pays. Il faut désormais que chaque élève de la primaire au collège puisse rencontrer des professionnels, visiter des ateliers, des laboratoires, des exploitations agricoles, des sites industriels. Pour ne citer que quelques exemples, il s'agit de faire découvrir la richesse des métiers, des métiers manuels, des métiers des sciences, de l'industrie, de la santé, du numérique et vous dire que nous partageons vos propositions.
Pour conclure, je voudrais vous donner un exemple, vous le savez peut-être monsieur le rapporteur, j'ai eu la chance de participer au chantier de Notrom de Paris au côté du général Georgelin et nous avions la mission de valoriser les métiers du patrimoine et les métiers d'art dans notre pays et nous rencontrions très régulièrement des charpentiers qui nous disaient "J'avais j'avais la le malheur d'avoir des bonnes notes à l'école." Et pourquoi le malheur d'avoir des bonnes notes ? Parce qu'ils étaient orientés ensuite vers des formations qu'il ne voulaient pas suivre.
Et je garderai et je voulais le partager avec vous, le souvenir de ce charpentier brillant à l'école qui avait été mal orienté et qui à 25 ans après des études d'ingénieur a réussi à briser, j'allais dire les demandes de l'institution scolaire, les demandes de ses parents et qui à 25 ans a décidé de se former et qui a eu la chance de travailler sur le chantier de Notre Hum de Paris. Je crois que ces histoires qui se terminent bien doivent nous obliger chacune et chacun d'entre nous ici et c'est tout l'enjeu de votre rapport que je souligner la qualité une nouvelle fois. Merci beaucoup.
Nous allons donc finir avec le groupe GDR Souia Bourouis. Merci madame la présidente. Chers collègues, je tiens également à m'associer à tous mes collègues pour vous féliciter messieurs les rapporteurs pour la qualité de votre travail.
Ce rapport met lumière une réalité euh que qui est inquiétante mais que je crois nous identifions toutes et tous dans nos circonscriptions. La l'orientation scolaire est trop souvent, on l'a dit, subie. Elle est marquée par des fortes inégalités sociales, territoriales et de genre.
Elle reste largement pensée comme un ajustement aux besoins du marché du travail et non comme un processus d'émancipation qui permet à chaque jeune de construire librement son avenir. C'est particulièrement vrai pour la voix professionnelle qui est trop souvent perçue comme une voix de relégation alors qu'elle devrait être valorisée comme une voix d'excellence. Ça vient d'être dit par l'exemple.
Cette logique d'adéquation entre orientation et économie locale se retrouve aussi dans la véléité de transfert des compétences aux régions. Nous disons clairement, l'orientation est un droit qui doit qui est garanti par l'État. Elle ne doit pas être pilotée selon les besoins immédiats du marché mais garantir les mêmes possibles à toutes partout sur le territoire.
Concernant les recommandations du rapport, je partage pleinement la proposition que vous avez faite sur de bâtir une alternative à Parcours Sup. cette plateforme euh que mes collègues aussi ont partagé qui est opaque, qui est anxiogène, qui est sélective et qui renforce les inégalités déjà identifiées dans le système scolaire. Elle ouvre la voie à un marché privé de l'accompagnement qui est réservé aux familles les mieux dotées et il est plus que temps de repenser entièrement l'accès à l'enseignement supérieur.
Enfin, ça a été dit aussi mais rien ne changera sans sans les moyens. L'orientation repose aujourd'hui sur des des personnels qui sont épuisés, des professeurs principaux qui sont surchargés, des psychologues scolaire trop peu nombreux. Et si nous voulons un accompagnement de qualité, il faut des heures qui fléchés, des personnels formés, des référents identifiés et une reconnaissance pleine de ces missions.
L'orientation ne doit ni trier, ni assigner mais ouvrir les horizons. Pour cela, nous avons besoin d'un véritable service public national qui soit renforcé, humainement outillé au service de l'égalité, de l'émancipation. Je vous remercie.
Merci. Nous passons maintenant donc aux réponses des rapporteurs. Oui.
Oui. Allez-y. Oui.
Merci. Merci mes chers collègues pour pour vos mots et finalement qui montrent que il y a un consensus général. Alors, je vais je vais laisser la responsabilité à à mon collègue Arnaud Bonet de vous répondre parce que mon dernier TGV dans 1 heure et si je veux être dans ma circonscription pour un événement important demain matin et de retour à l'assemblée demain après-midi, je vais devoir vous abandonner mais juste vous dire que je crois que nous souhaitons tous et d'après vos propos une école qui permette à tous les élèves, quel que soit leur milieu social, quel que soit leur genre de se construire un avenir solide.
Euh le droit à la formation, le droit à la l'orientation, vous en avez parlé, mais c'est un devoir à la bonne orientation que nous devons construire. Moi, je suis ravi que la ministre de l'éducation nationale, Elisabeth Born se soit saisie de cette cet enjeu. Tout est là, tout est à construire.
Il y a un enjeu de construction de l'avenir de notre jeunesse, mais aussi et je le répète, c'était dans mon introduction, un enjeu pour bâtir l'avenir de la nation. Voilà, je je suis désolé de devoir vous quitter mais je suis à votre disposition pour pour échanger pour répondre à l'ensemble de vos questions notamment. Je regrette de pas pouvoir répondre madame la ministre à votre question sur la plateforme à venir.
Voilà. Mais monsieur Bonel, merci mon collègue croisier euh de la confiance. Je vais je vais essayer de de porter euh nos nos recommandations communes au mieux.
Alors, on a on a un système éducatif quand même qui est issu de qui est issu de l'empire qui avait besoin d'élite et je crois que c'est la base parce que ce système n'a jamais été totalement repensé à aucun moment que ce soit au moment de la massification, que ce soit au moment de l'inclusion he qui a été aussi un phénomène majeur de notre système éducatif. Euh et donc les recommandations qu'on peut faire là pour moi ne sont ne sont que que des recommandations qui sont en pensement sur un système éducatif qu'il faudrait de manière globale repenser. Qu'est-ce qu'on veut pour nos enfants, qu'est-ce qu'on veut qu'ils vivent ?
Quel que qu'est-ce qu'on veut qu'il construise et comment ils le construisent. et je parle là des enfants eux-mêmes. Alors ce pour ce qui est de la la plateforme avenir madame Genté euh euh on a eu on a eu euh démonstration de cette plateforme.
Euh il y a évidemment les difficultés techniques hein qui ont retardé. Il y a une grosse difficulté aussi dans les échanges avec les régions pour construire quelque chose qui soit qui soit fonctionnel et dans lequel tout le monde prend sa part. Euh donc c'est quelque chose qui est évident.
Malgré tout dans la démonstration. C'est un outil qui peut être parce que c'est un outil tout comme parcours sup, c'est un outil qui peut être qui peut être utilisable et qui peut être riche et précieux. Encore faut-il que les enseignants et l'ensemble des personnels qui vont y avoir référence et les élèves en premier lieu euh puissent s'en en parler réellement.
Et c'est là qui est toute la complexité qu'on connaît dans l'éducation nationale avec avec la difficulté parfois de la formation hein qui est indispensable et qui sera indispensable même si cette plateforme est prévue pour être très très fonctionnelle pour les usagers. En attendant ça reste une difficulté qui est qui est certaine. Donc on verra au moment du déploiement un peu plus complet ce qu'il en est.
Mais c'est vrai que c'est un outil qui peut être intéressant après à voir comment réellement il se déploie. Et c'est là la question, je vous rejoins. Et là par contre, je n'ai pas la réponse là-dessus.
Donc Ouais. Ouais. Ouais.
Euh pour ce qui est la question de notre collègue Adisadé, euh un élève sur deux regrettent son orientation. Bah oui, c'est bien là le préalable. On a un déficit dans la manière dont on réfléchit et on pense l'orientation de nos élèves.
Euh pour ce qui est de parcours sup. Alors, on l'a pas Ouais, on l'a pas on l'a pas qu'il va y avoir une mission flash derrière sur le sujet, réellement axé sur le sujet. Donc c'est vrai qu'on ça reste un outil un outil qui gère une certaine pénurie dans le supérieur dans lequel ben quand il y a du vide, le ce vide se se comble et il est comblé beaucoup par le privé.
Euh et là où on a la complexité, c'est qu'effectivement c'est assez illisible. C'est illisible dans les intitulés mais même au cours de de de formation comme je pense au lycée professionnel en tant que professeur moi j'ai des élèves de 3e he les acronymes et même pour les professeurs ils changent tous les 2 ans. C'est infernal ce n'est pas possible il faut des énoncés qui sont qui soient clairs et lisibles.
On va en vente. vente et puis après enfin oui le oui oui oui oui oui oui oui mais mais ces acronymes forcément éloigne d'autant plus tout toutes toutes les catégories sociales qui vont pas avoir accès à la même information hein très nettement et donc il faut je pense que c'est un un des préalables quand on parle l'un des préalables c'est que ça puisse être lisible pour tout le monde. Voilà.
Et là, on en est très très loin. Et que ce soit au lycée, hein, mais que ce soit après dans le supérieur, c'est la même chose hein, notamment avec l'ouverture vers le privé, on voit des des dénominations qui ne sont plus les mêmes entre publics et privé et du coup pour s'y retrouver, c'est absolument infernal. Donc, c'est un des préalables pour nous cette simplification.
Euh le rôle du manuel dans l'apprentissage. Alors je je nous sommes comme vous avec le mon collègue croisier également euh on est quand même il faut le redire nous sommes l'un des pays d'Europe où nous avons le plus d'heures dans les fondamentaux. Donc rajouter rajouter rajouter sans cesse.
Je vais un peu à contre-courant. Ben non, parce qu'on apprend également beaucoup quand on fait d'autres choses, quand on va faire de la menuiserie, on va apprendre beaucoup en mathématiques, quand on va faire quand on va faire, j'en sais rien du jardinage, hein, parce que j'ai eu des élèves de 3è qui ne savaient pas que le riz était une plante, hein. Donc ça pose question.
Donc on apprend également beaucoup culturellement, on a on apprend beaucoup sur sur tous les éléments par beaucoup d'autres choses et par une ouverture vers le concret et c'est un indispensable. Et puis des élèves qui peuvent avoir des difficultés dans les matières euh dans les matières très scolaires, hein, vont parfois se retrouver en réussite, en réussissant sur des choses qu'ils ne peuvent pas faire sur des matières très scolaires. Et là, on va faire émerger d'autres compétences.
Et justement hein, vous le disiez, vous le disiez collègue Patrielus, euh notamment hein dans les dans les métiers d'art hein, ce sont parfois des des gens se se révèle très largement mais c'est dommage qu'il se révèle à 20 ou 25 ans. On aura peut-être pu essayer de trouver une manière pour qu'il se révèle bien avant et que leur trajectoire scolaire ne soit pas une souffrance tout au long du parcours. Euh et on on revient, on fait le lien avec notre voix professionnelle effectivement qui est problématique.
Je sais que notre collègue euh R et j'ai oublié le deuxème courrapporteur, notre collègue R présente demain leur mission flash aussi sur le lycée professionnel. Donc bien sûr, ils éont beaucoup plus mais de la même manière, on voit bien que notre système tel qu'il est construit, alors on est obligé de construire avec l'existant actuellement hein, c'est difficile de revenir en arrière à plein de niveaux. L'une de nos recommandations que c'est que les nouveaux établissements qui soient prévus soient beaucoup plus polyvalents qu'actuellement parce qu'on sait bien que il y a une partie de l'existant pour lequel on ne peut pas faire grand-chose hein.
Voilà, ce serait impossible financièrement, ce serait des coûts impossibles. Malgré tout peut-être repenser dans la manière dont on développe nos établissements scolaires dans la suite. Oui.
Qu'il puisse y avoir beaucoup plus de liens mais de liens y compris physiques entre les établissements. faire réellement des passerelles avec des circulations dans un sens et dans l'autre parce que là c'est bien toute la difficulté c'est qu'il y a des passerelles qui officiellement existent mais qu'elles sont très difficiles à être saisies par les élèves euh et que ce cet allerretour mais aussi bien pour des élèves du général qui souhaiteraient qui se rendent compte que finalement c'est pas ce qu'ils souhaitent euh qui pourrai aller en en des filières sur visiter des filières professionnelles et à l'inverse des élèves de filières professionnelles qui pourrait peut-être aller explorer davantage ce qui se fait en général pour se rendre compte et certains peut-être pourraient revenir. Alors, il faudrait évidemment envisager, mais ce serait la même chose dans le supérieur, il faudrait envisager évidemment des des classes pour remettre à niveau les élèves.
Certainement, hein, on va pas le nier certainement, mais peut-être que c'est quelque chose qui pourrait exister, qui pourrait être proposé beaucoup plus. Alors évidemment, tout cela nécessite des moyens moyens euh qui serait à réfléchir en transformant notre système éducatif. C'est pour ça que je parlais de ça en préalable parce que là si on réfléchit ça, ça peut être des coups très importants.
Peut-être bon pour moi, il serait temps de réfléchir notre système éducatif en fait hein. Après bon après c'est quelque chose de complexe, ça on en est d'accord. Euh évidemment, alors pour les ultramarins, c'est quelque chose qui est revenu assez vite parce que dans les auditions finalement les gens que nous avons auditionné avaient très peu d'informations sur les ultramarins et ça a été beaucoup à en penser.
Donc on a essayé pour moi, il serait nécessaire, indispensable d'établir un état des lieux et et réellement de de réfléchir réellement l'ensemble des territoires ultramarins pour ce qui est de l'orientation, le pouvoir faire les études sur place ou réfléchir mieux les déplacements éventuellement des élèves parce que c'est une complexité effectivement et c'est une très grosse problématique et on en est bien conscient. Donc il y a quelques recommandations mais qui sont évidemment bien insuffisantes hein. Il faudrait réfléchir ça de beaucoup plus qu'une simple mission flash nous qui était globale sur l'orientation.
Euh de la même manière on a eu un petit peu de difficultés à à voir l'orientation hein par rapport à l'inclusion. Euh on a eu finalement assez peu de retour et quand on demandait aux gens de nous apporter euh potentiellement des recommandation sur les difficultés que pouvaient euh rencontrer les élèves en situation de handicap, il y en a pas eu tant que ça finalement, ce qui était un petit peu décevant, je vous l'avoue. Par contre, ce qui est revenu parfois, c'était le fait que les dossiers à refaire tous les ans, voilà, des choses comme ça qui pouvaient être bloquantes, épuisantes.
Et donc quand on peut voir un transfert du dossier, ne pas avoir à tout refaire chaque année, ça c'est quelque chose qui est revenu. Donc c'est quelque chose qui peut être assez simple à mettre en place. Finalement euh j'essaie de rien oublier mais quand en plus il y a eu la pause euh donc la carte d'implantation des CO avec une accessibilité, ça c'est une c'est une certitude he que ce soit pour pour nos territoires ruraux.
Je viens de Sénmarn donc je sais combien ça peut être de difficulté difficile pardon combien ça peut être difficile les déplacements on fait la moitié de l'Île-de-France he donc vous imaginez bien que c'est compliqué avec des un réseau de transport commun insuffisant et c'est le cas dans de nombreux territoires ruraux donc faut réfléchir cette implantation pour qu'elle soit accessible et donc dans la recommandation c'est 45 minutes de distance qui me paraît déjà beaucoup hein parce que des un certain nombre de familles ne feront pas ces 45 minutes et c'est pour ça que la recommandation d'aller aussi sur les lieux de euh est indispensable. Euh j'ai dû oublier des choses. J'ai dû oublier des choses.
Alors sur parcours supe et je finis là-dessus. Euh donc on est conscient des difficultés. Il va y avoir une mission flash bientôt sur le sujet a priori donc on en attend aussi beaucoup et on est évidemment disponible pour des échanges sur le sujet.
Malgré tout ça reste un outil. Il faut avoir quand même ça en tête. Euh cet outil ne doit pas masquer euh les difficultés euh de notre système de l'éducation supérieure en fait et de la recherche du nombre de places, de la réflexion qu'on doit avoir par rapport à à la disponibilité qu'on peut apporter.
Mais une réflexion et ça ça sera ma conclusion, la réflexion de l'orientation doit vraiment se faire tout du long. Un élève sur deux qui regrette son orientation. Enfin à un moment donné c'est comme sur plein de sujets.
Oui, la prévention ça coûte ça coûte toujours moins cher que derrière. rattraper toutes les difficultés qui ont été entraînées. Il faut vraiment qu'on soit sur beaucoup de sujets sur la prévention.
Ce n'est pas un coût, c'est un investissement indispensable. Et bien bravo. Euh nous allons passer aux questions de une minute.
Donc on on est encore dans la période expérimentale, c'est-à-dire que vous posez votre question de minute et le rapporteur répond en une minute. Si cela vous conviendra. Oui, je pense que oui parce que c'est vous qui me l'avez demandé.
On va commencer par Céline Calves. Merci madame la présidente. Merci au rapporteur d'avoir souligné qu'il est jamais trop tôt pour découvrir les métiers.
On peut le faire dès le cycle 2 et que l'orientation c'est un défi qui doit associer l'ensemble de notre nation. Euh je voulais revenir sur les 54 heures annuelles dédiées au lycée. Euh on a eu tendance à croire que c'était une invitation parfois à faire des dédoublements de classe en français et en maths parce qu'on en a sans doute besoin.
Mais je voulais savoir quelles étaient votre appréciation sur leur mise en place. Euh faut-il aller plus loin ? Et puis je voulais mentionner aussi une initiative intéressante et vous parliez justement de pouvoir faire des allers-retours dans son orientation au lycée René Affray à Clichi dans ma circonscription.
On a euh depuis 7 ans une classe qui s'appelle la seconde avenir qui regroupe des personnes qui peuvent s'orienter vers le général, le technologique ou le professionnel qui sont ensemble et tous les vendredis après-midi, ils se retrouvent pour pouvoir explorer par petit groupe leur orientation, soit au lycée en recevant des intervenants, soit en sortant et en allant découvrir les métiers. À votre avis, si vous en avez eu connaissance, quelles sont les capacités de notre système éducatif de le largement plus le mettre au profit de tous les élèves. Merci monsieur le rapporteur.
Je vais m'entendre une minute. Euh pour ce qui est de découvrir les métiers, alors je mets toujours une nuance. Il faut faut que ce soit dans les respects des droits des enfants, dans leur bien-être.
Voilà, faut toujours que ce soit réfléchi aussi dans cette direction pour les 54 heures d'orientation. En fait, c'est comme c'est comme les Vars qui va venir pour moi, il faut des heures fléché parce qu'on sait très bien que sinon ça va être pris sur des heures disciplinaires, que ça va être fait ou pas ou pas. Euh donc oui, pour moi, pour nous, il faut aller plus loin.
Euh il faut euh il faut vraiment que ce soit des temps dédiés, pas des temps dédiés en grands groupes. Ça peut être des temps dédié sur des groupes limités. Euh mais il faut aussi euh individualiser un maximum, ce qui n'est euh en général pas possible.
Euh du fait de de la nécessité d'avancer dans les programmes également hein. Il y a aussi toute cette complexité pour les enseignants et enseignantes, c'est euh de jongler entre des impératifs et euh l'impératif des programmes qui prend bien souvent le pas sur d'autres impératifs et donc quand on ne flèche pas des horaires, oui, il y a des difficultés. Merci.
Nous passons nous passons à la question de Pierric Courbron. Voilà. Oui.
Merci madame la présidente, monsieur le rapporteur, je voulais revenir sur le sujet que vous abordez au début de votre rapport des stages en particulier du stage de de 3e et de seconde où vous dites que finalement le stage de 3e est désormais bien connu, anticipé des parents, des établissements. Mais qu'est-ce que vous pouvez nous dire de l'utilité réelle de ces stages pour les enfants au regard de ce que vous décrivez de ce phénomène bien connu ? de ce stage photocopie café qui malheureusement est bien souvent déceptif et contribue parfois à des réorientations tout simplement parce qu'on a une mauvaise expérience de découverte.
Alors, j'ai bien noté que vous faites un certain nombre de de préconisations pour assouplir ces stages, mais enfin en tout cas, on a, je pense en particulier sur le stage de 3e, de nombreuses choses à améliorer. Et puis surtout, vous le dites aussi, qu'est-ce qu'on fait pour lutter contre finalement le fait que ces stages d'observation participent à la reproduction des inégalités sociales. La capacité des enfants à trouver un stage, c'est bien souvent en fait celle des parents et celle de leur réseau.
Et donc là aussi, à mon avis, on a un véritable problème. ces derniers petit sujet vous évoquez justement pour lutter contre cette reproduction de nombreuses plateformes qui existent. Il y a un élève, un stage, mais il y a aussi des plateformes régionales, parfois des plateformes départementales.
Est-ce que là aussi on ne gagnerait pas peut-être pour plus de lisibilité à les regrouper ? Merci. Merci monsieur le rapporteur.
C'est à vous. Alors pour ce qui est de la passerelle, je finis juste seconde seconde pro général en fait on l'a proposer sous au fond d'expérimentation parce que justement ça peut être très complexe. Donc on proposait une expérimentation sur le sujet de manière un peu plus large.
Euh pour ce qui est du stage de 3e et de seconde, c'est effectivement un moment de reproduction sociale parce que bien souvent, pas toujours heureusement, mais bien souvent effectivement ben c'est l'entourage familial qui va trouver le stage. Et donc c'est pour ça qu'on a aussi réfléchi à la possibilité d'avoir un référent. Alors il s'agit pas de référent tel qu'on l'entend d'habitude, il s'agit bien de de mi-temps par exemple dédié pour un personnel de l'établissement qui va travailler l'orientation de l'ensemble des élèves et pas seulement ceux qui ont des difficultés par exemple ou ceux qui se questionnent parce qu'il y en a qui sont silencieux.
Donc cette cette ce référent serait là pour ça et pour coordonner aussi du coup aller voir sur les sur les plateformes et aider à l'accompagnement des plateformes. Mais oui certainement une mutualisation de ces plateformes ne serait pas un luxe. Tout ce qui peut simplifier n'est pas un luxe sur le sujet.
Merci madame Béatrice Piron. C'est à vous. Merci madame la présidente, monsieur le rapporteur, je vous remercie pour votre travail et votre présentation aujourd'hui.
Je voudrais revenir sur le dispositif de découverte du métier, même si notre collègue monsieur Croisien a un petit peu parlé tout à l'heure qui a fait l'objet donc d'une réforme récente en 2023. Dorén avant, les collégiens bénéficient d'un temps dédié la découverte des métiers. C'est 12h en classe de 4e et 36 en classe de 3e.
Cette découverte de métier peut prendre des formes diverses. Témoignage de professionnels, intervention d'association, visite d'entreprise, module numérique, travaux en groupe, je rôle. Mais ces ressources restent à la main des équipes pédagogiques et des établissements qui doivent s'approprier cette nouvelle mission.
Certains collèges s'en sont donc saisis avec beaucoup d'enthousiasme. D'autres rencontent des difficultés, manque de moyens, l'absence de formation des personnels ou tout simplement surcharge horaire qui rend complexe l'organisation de ces séances. Par conséquence, quelle est votre recommandation aujourd'hui pour que tous les collèges réalisent réellement ces heures de découverte de métier ?
Comment avoir une traçabilité de ce qui est fait ? Comment pouvons-nous mesurer l'efficacité ? Merci. pour on revient toujours un petit peu sur le même problème, l'effectivité.
Alors quand on parlait également de de référents à l'orientation, c'est aussi du coup des personnels formés he et professionnalisés sur le sujet parce que en formation initiale, la plupart des enseignants n'ont pas eu cela et donc on leur donnait une nouvelle mission sans avoir la formation adéquate en en amont. Alors de ce qui nous a été fait de la présentation de la plateforme Avenir, ça permet normalement un suivi réel de ce qui a été fait. euh de ce qui est fait par les élèves avec euh du coup une une présence de du professeur principal mais pas que de l'ensemble des des professeurs qui suivent les élèves qui peuvent adapter euh et euh proposer des exercices dont il va y avoir ensuite euh le suivi grâce à la plateforme.
Euh je vous dire autre chose et j'ai oublié évidemment ben j'ai oublié désolé. Bien merci beaucoup monsieur le rapporteur. Le travail de nos deux rapporteurs sera mis en ligne sur la page de la commission donc sera consultable par tous et toutes.
Et donc nous en avons terminé avec le rapport. Avant de nous séparer, nous devons désigner des rapporteurs pour la rentrée. Tout d'abord, les rapporteurs sur le projet de loi adopté par le Sénat après engagement de la procédure accélérée relative à l'Organisation des Jeux Olympiques et paralympiques de 2030 qui devrait être examiné en séance publique à la pour la semaine du 29 septembre 2025.
Nous avons prévu d'entendre la ministre le donc la ministre des sports le mardi 16 septembre après-midi et d'examiner les articles à partir du mardi 23 septembre. Le bureau a décidé que la commission désignerait un rapporteur socialiste et un ou deux rapporteurs du bloc central. J'ai reçu les candidatures suivantes.
Celle de madame Béatrice Bellami, celle de monsieur Bertrand Sor d'une part, celle de monsieur Christophe Proa d'autre part. Donc si cela vous convient et sans objection de votre part, ils sont donc désignés tous les trois. Très bien.
Nous en venons à la désignation des rapporteurs pour avis pour le projet de loi des finances de pour 2026. La répartition entre les groupes est la même que pour le PLF 2025 à l'exception de l'avis sur le sport qui conformément à la décision du bureau de juillet 2024 tourne entre trois groupes entre les trois groupes les moins nombreux et reviendra pour le PLF 2026 au groupe GDR. Les candidats sont les suivants.
Avance à l'audiovisuel public monsieur Emeric Caron pour la France insoumise. Culture, création, transmission des savoirs et démocratisation de la culture. Monsieur Erwan Balanan pour les démocrates.
Culture patrimoine, monsieur Jérémie Patrieletus pour le groupe Horizon et Indépendant. Enseignement scolaire. Monsieur Bertr ensemble euh Monsieur Bertrand sort pour ensemble pour la République.
Média, livre et industrie culturelle. Philippe monsieur Philippe Ballard pour le Rassemblement national recherche et enseignement supérieur pour la partie enseignement supérieur et vie étudiante monsieur Alexandre Portier pour la droite républicaine. Recherche et enseignement supérieur mais partie recherche monsieur Hendric Davi pour le groupe écologiste et social.
Il sera formellement désigné demain n'étant pas membre de notre commission aujourd'hui. Pour le sport, jeunesse et vie associative. Donc pour la partie jeunesse et vie associative, madame Florence Erouin Léota pour le groupe socialiste et apparenté pour le jeunesse sport, jeunesse et vie associative pour le côté sport, monsieur Frédéric Maillot pour la gauche démocrate et républicaine.
Ils sont donc ainsi désignés. et les administrateurs vont les contacter très rapidement. Nous nous retrouvons donc maintenant, nous avons terminé, nous retrouvons demain à 10h30 pour la présentation des conclusions de la mission Flash sur les impacts des réformes successives pour le baccalauréat professionnel.
Je vous remercie. Je vous dis à demain 10h30.
Laurent Croizier