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interviewLCI (sur YouTube)· 22 mai 2026 110 min

Le 22h Nivat du vendredi 22 mai 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Mesdames, messieurs, [musique] bonsoir. Donald Trump devait se rendre jouer au golf ce [musique] weekend. Il devait jouer au golf dans son propre club privé de Badminster dans le New Jersey.

Et bien, il a tout annulé. [musique] Il a tout annulé. Il revient à Washington et voici ce qu'il a d'ailleurs écrit sur Tru Social il y a quelques heures à peine.

Bien que je voulais beaucoup être avec mon fils Don Junior et la nouvelle arrivée dans la famille Trump, sa future épouse Betina, je pense qu'il est important pour moi de rester à Washington DC à la Maison Blanche [musique] pendant cette période cruciale. Que se trame-t-il ce soir à la Maison Blanche ? Bien [musique] sûr, nous allons essayer de tout comprendre, de tout savoir.

Vous avez bien fait. Vous êtes sur LCI, la chaîne qu'il faut écouter ce soir. Je vais vous présenter notre plateau.

Vincent Cruet. Bonsoir Vincent, vous êtes expert en renseignement et écrivain. Vous avez commis ce livre, votre autobiographie et nous écoutons d'ailleurs Donald Trump tout de suite.

Il a appelé le président Chim. Nous avons passé un très bon moment mais même lui a dit que nos Améri militaires étaient très bons. J'ai créé les meilleurs militaires au monde lors de mon premier mandat mais je ne savais pas que j'allais tellement les utiliser.

Nous les utilisons et il n'y a rien de pareil à notre équipement au personnel militaires qui sont le NRE et il n'y a personne qui ressemble à nos militaires hommes et femmes. ma vie, j'ai regardé et j'ai eu l'œil sur les politiciens et on parlait du syndrome de dérangement de Trump. On disait que tous ces fils sont un peu mélangés et on disait que les républicains, que nous étions les des démocrates, nous allions baisser votre impôts.

Non, ils ne l'ont pas fait. Ils ont contraire dit les démocrates qu'ils allaient augmenter les impôts. N'oubliez jamais qu'il n'y a pas eu un seul démocrate au Congrès qui est voté pour augmenter les déductions soldes des taxes locales et d'État.

Mike qui est là s'est battu contre eux et ils ont voté contre lui. Et en votant contre le Great Big Beautiful Bill, la meilleure et la plus belle législation jamais adoptée parce que nous avons tout pour ce mandat de 4 ans. C'était mon idée.

Je me suis dit on va tout mettre parce que ces gens sont complètement fous et nous n'aurons peut-être pas une autre possibilité. Nous avons tout mis là-dedans. Donc c'est une législation sur 4 ans.

C'est pourquoi je l'appelle le projet de loi merveilleux. Pas d'augmentation de des impôts, pas de d'impôts sur la sécurité sociale pour les Vous venez d'entendre Donald Trump. Je pense que nous allons le réécouter un petit peu plus tard dans la soirée.

Donald Trump se trouve actuellement dans l'état de New York. qu'il est devant le Rockland Community College dans le New Jersey. Il est en train de faire un meeting et nous allons bien évidemment suivre tout ce qu'il dit tout au long de cette soirée.

J'étais en train de vous présenter Vincent Cruset. [rires] Je recommence donc Vincent Cruset et le reste de mon plateau. Donc Vincent Cruset, vous avez écrit ce livre qui est votre autobiographie le jour où je suis devenue espion que j'ai lu et merci d'être là ce soir.

Alexandre Melnck, bonsoir. Vous êtes professeur de géopolitique à Lycéen Business School. Vous êtes ancien diplomate bien évidemment.

Stéphane Goldine, bonsoir. Vous êtes analyse sécuritaire, vous avez commandé une unité d'élite de Tsal. Merci d'être avec nous ce soir.

Michel Goya, consultant militaire LCI. Merci infiniment d'être là ce soir. Samantha, bonsoir.

Chercheuse à la Royal Institute of International Affairs, ancien officier politique de l'OTAN et enfin Sopia Amara. Sopia, bonsoir, vous êtes grand reporteur, spécialiste du Moyen-Orient. Donc, reprenons nos esprits, reprenons le cours de cette émission, le cours de la soirée.

Donald Trump est en train de parler en direct, vous l'avez vu, mais ce qui est intéressant, c'est que ces plans ont été modifiés pour cette soirée puisque euh il avait d'abord prévenu que il ne pourrait pas euh être présent lors du mariage de son fils Don Junior parce que justement il préférait être à Washington pendant cette période cruciale. De quelle période cruciale parle-t-il ? Sopia Mara.

Scout euh c'est c'est évident que normalement le weekend Donald Trump ne reste pas dans la capitale et qu'il va dans sa résidence de Maralago. Il lui a-til quelque chose à annoncer ? Il lui est arrivé effectivement euh depuis le début de cette guerre de rester quand il devait discuter, négocier, écouter des rapports.

Là, il s'agit quand même du mariage de son fils. Donc apparemment, il y a quelque chose d'important. peut-être le retour des négociations qui sont en cours au Pakistan avec à Terran sous l'égist du Qatar et ou peut-être Michel Goya le retour des frappes de frappes décisives parce que d'aquun disent le média américain Axio qui est toujours très bien informé que ces derniers jours Donald Trump était devenu de plus en plus frustré justement et qu'il aurait évoqué la possibilité d'une opération militaire majeure à venir qui serait selon lui la dernière l'ultime celle qui lui ferait crier victoire.

Euh bah écoute, il est dans situation de il est bloqué en réalité et ce blocage d'ailleurs est en partie de sa faute hein. Il avait pas qu'à arrêter la guerre déjà lancer cette guerre de de cette façon peut-être et surtout ne pas l'arrêter euh sans avoir obtenu euh quelques résultats ne serait-ce que résultats militaires. Euh donc il s'est retrouvé maintenant en situation où il où les coalisons ont laissé les Iraniens entre les mains des Iraniens un certain nombre de cartes.

Ils sont capables, toujours capables de frapper les pays voisins à domicile balistique. Ils ont toujours le contrôle des toits d'ormouse. Le minimum minimorum avant d'engager des négociations éventuellement, c'est pour moi ça aurait été de au moins de de retirer ces cartes entre les mains de des Iraniens pour les mettre les désarmer et les mettre en position de faiblesse et là OK peut-être qu'on pouvait faire pression là bah ben bah non donc les Iraniens ont toujours des des cartes en main.

Ils ont toujours une capacité de dissuasion. Ils ont toujours une capacité de dire "Écoutez, vous nous attaquez, on on va riposter contre les les pays voisins." Et là, évidemment, ça calme un peu les ardeurs et donc les bloqués.

Et euh si effectivement s'il ne trouve pas d'autres solutions, s'il y a rien ne se passe dans les jours qui viennent, il sera obligé de refrapper. Bon, on va on va y venir. On va détailler bien sûr cela tout au long de la soirée.

Nous ne sommes pas pressés pour le moment. Allons vers vous. Sonia Dridi, vous êtes à Washington.

Merci d'être en direct avec nous. Sonia fidèle au poste. Aidez-nous à comprendre.

Donc effectivement, Donald Trump devait aller jouer au golf. J'allais dire presque comme t tous les weekends tranquillement. Que se passe-t-il pour qu'il puisse pour qu'il est éprouvé l'envie, le besoin et qu'il les fait puisque généralement Donald Trump fait ce ce qu'il a envie de faire, c'est-à-dire publier ce poste pour dire qu'il devait rester à Washington pour parce que c'était potentiellement un moment crucial.

Oui, une responsable de l'administration qui se trouve dans les bureaux que vous pouvez voir derrière la porte bleue derrière moi m'a confirmé qu'il allait revenir dans les prochaines heures à Washington. Un peu plus tôt, Donald Trump, vous l'avez dit dans ce message, a assuré qu'il était important dans cette période cruciale de rester selon lui à Washington alors qu'il devait se rendre pour ce weekend, ce long weekend férier dans son golf de New Jersey parce que quand il commence à faire très chaud, il va moins à Marel Lago et davantage dans le New Jersey. Et puis rebondissement, on a tous été surpris de savoir qu'il allait revenir plus tôt.

Alors, il y a toutes sortes de spéculations évidemment Donald Trump que l'on sait de plus en plus frustré, pressé d'obtenir une victoire pour ensuite pouvoir se sortir de cette guerre. Il a répété ce matin lors d'un événement à la Maison Blanche que l'Iran ne pouvait pas se doter de l'arme nucléaire. Il a dit de nouveau que selon lui, les Iraniens mourraient d'envie d'avoir un accord, de conclure un accord.

Alors, hier le secrétaire d'État, Marco Rubiot parlait de signaux positifs. On a cru ici aussi qu'il y allait avoir des avancées parce que la Maison Blanche a convoqué euh des journalistes pour un appel sur l'Iran. Ces appels sont rares.

En général, c'est quand il y a des annonces à faire ou au moins des avancées et puis cet appel a été annulé et donc il y a peut-être eu une avancée puis des reculs sur les négociations. En tout cas, s'il revient à Washington, il va sûrement consulter ses conseillers, probablement son conseil de sécurité nationale dans les prochaines heures et jusqu'à la fin du weekend. Merci Sonia Dridi.

Bien sûr, vous restez avec nous tout au long de la soirée parce que il y a beaucoup à dire. Il y a d'abord cette armada d'un point de vue militaire qui continue non seulement à être présente dans le golf mais en plus à s'entraîner et à s'intensifier. De quoi s'agit-il exactement ?

Bien, nous avions bien sûr les avions de chasse, les avions de chasse sur le Lincoln, le porte-avion américain qui reste sur zone. Ils sont là, ils sont bien là. et les avions de de combat aussi qui se font ravitailler euh sur zone.

Tout cela cela veut bien dire Michel Goya que euh pour le moment Donald Trump n'a absolument pas exclu la possibilité de frapper. Euh non mais c'était toujours dans l'air de toute façon. Il avait toujours cette ce bâton en main.

Sinon si forcément sinon vous n'engagez pas de négociation. Si on avait dit tiens, on va virer tout le D'accord. Donc voulait me dire que s'il y avait pas cet armada, il négocierait encore plus mal que ce qu'il a l'air de négocier.

Ah bah évidemment c'est dire mais non mais s'il fait pas peur non mais vous négociez si vous faites peur quoi quand [rires] même. Si vous obtenez quelque chose, il faut au moins au moins faire peur. Et si ça suffit pas ?

Donc on fait peur militairement par sa présence pour pouvoir obtenir quelque chose dans les négociations bien menace. Si dit OK la la guerre s'arrête, on fait cesser le feu, les portes-avions rentrent à la maison, il y a plus rien. Quel que vous pourquoi voulez-vous que les Ianiens cèdent sur quoi que ce soit ?

Il y a rien qui moment il s'è pas hein. Bah non mais forcément donc un moment donné sera certainement l'armada ne fait pas assez peur. Fait pas assez peur bien sûr.

D'accord. Bah visiblement non. Donc il faudra bah certainement l'utiliser.

Oui. Alexandre la peur et maintenir la peur ça fait partie de la stratégie Trump et le fait qu'il ait annulé son agenda enfin changer et ça ne veut pas dire qu'il va lancer tout de suite les frappes immédiates parce que mais on ne sait pas on ne sait pas parce que je crois que il a intérêt d'ailleurs tous les protagonistes de ces situations ont intérêt à garder cette espèce de statu tendu. Voilà donc ah ça pour être tendu c'est tendu.

Oui tout à fait. Vous savez ça me rappelle quoi ? Ça me rappelle la scène finale du western le bon, la brute et le trent. [rires] Alors parce que il y a des protagonistes qui se regardent et perdra celui qui clignera le premier les yeux.

Et bah pour le moment personne ne cline les yeux. Donc c'est-à-dire c'est presque match pas mal la votre image pas voilà c'est presque match nul mais match nul qui suscite énormément de tensions de part et d'autres et aussi euh évidemment nourri alimente les discussions médiatiques. C'est qui la brute et le tru ?

Oui c'est que je vais poser [rires] oui Vincent question douloureuse. Que vouliez-vous dire Vincent ? Non non non j'étais comme Michel je voulais savoir qui était le bon la brut et le tru on verra de suite la suite le suspense. [rires] Ouis.

OK. Oui. Sur cette tension actuelle.

Oui, non, déjà le positionnement de l'US Navy, je vous rappelle que tout de même le blocus naval américain est toujours en théorie opérationnel en vigueur. Voilà, donc ils ont absolument besoin tout de même de force naval en alerte permanente sur zone. Apparemment, les derniers chiffres, ils auraient donc redirigé 94 navires depuis le début de ce ce blocus naval et ils en auraient à raisonner, immobiliser quatre seulement, ce qui est pas énorme.

Sachant que depuis quelques jours, il y a entre 20 et 30 navires qui franchissent pas. on va y venir dans le détail franchise le D3 donc c'est normal qu'il maintiennent de toute manière en une mise en condition opérationnelle et une alerte permanente sur à la fois l'USS Tripoli et puis l'escadre aéronaval du Lincoln. Ce qui est ce qui est intéressant pour mesurer la tension qui se traduit souvent sur la bourse, c'est qu'on a vu les courses du pétrole descendre un petit peu aujourd'hui en en se disant qu'il y aurait peut-être que ces discussions à terrant porteraient leurs fruits.

Mais là ce soir le pétrole monte mais les actions montent aussi. Donc on voit que finalement il y a une sorte de schizophrénie qui est en train de s'emparer des marchés parce que taxon vraiment commence à redescendre quand on pense que la guerre va recommencer. Oui.

Donald Trump ne pense qu'au marché. Oui, mais mais là il y a il y a une schizophrénie dans le marché parce que le marché il va les deux choses vont dans le même sens. Normalement elles vont dans elles vont dans le sens opposé.

H donc ça veut dire à quel point cette tension est en train de se meter une confusion totale totale. H mais ce soir de toute façon on va beaucoup parler de de confusion alors que mais on on joue tout le monde joue avec le feu. Stéphane Goldine vous êtes militaire vous avez commandé des unités d'élite de sal que vous inspire cette permanence de la menace américaine sur zone ?

Tout d'abord, c'est pas la première fois que Donald Trump ne va pas au golf en fin de semaine. Je pense que ça s'est passé qu'une seule fois. Alors attention, oui, et il me semble jouer au golf, voulais dire ou jouer au golf, pas les états du golf.

Jouer au golf, au golf sans eux. Golf sans eux. Jouer au golf avec un e à la fin.

Jouer au golf sans eux. Excusez-moi. Attention, vous nous mettez dans la confusion vous aussi.

Jouer au golf, c'est pas c'est pas la première fois, c'est la deuxième fois. Il semble que la première fois c'était au moment où il y avait eu le retour des soldats américains qui avaient été capturés des pilotes et c'est et c'est pour la récupération du pilotation récupération des pilotes. Donc ça veut dire qu'on est en train potentiellement de vivre un moment crucial.

Il y a un moment crucial parce que concrètement on voit très bien que pour le moment les négociations tournent en rond parce qu'il n'y a toujours pas d'accord sur la question du nucléaire, sur la question des missiles balistiques, sur la question du D3 d'Omous qui est une question cruciale et sur de fait aussi la question des proxis qui touche plus la question là vous nous faites le dérouler des des rat israéliens hein. Mais au-delà de cela h euh il y a évidemment aussi d'autres paramètres qui rentrent en compte. On voit que le Pakistan a envoyé son chef d'état-major qui est aussi le chef des renseignements pakistanais au mais ce que l'on concrèt ce que l'on comprend c'est que dans le fond c'est 5050 et la fenêtre de tir va être très courte.

Pourquoi elle va être très courte ? Parce que la fenêtre de tir s'il doit y avoir une opération ou pasou elle va être très courte parce que elle dépend de quoi ? Elle va dépendre évidemment de la question des négociations, de la question aussi si il peut y avoir un effort vis-à-vis des Ianiens par rapport à cette négociation.

Or, pour le moment, il y a rien. Et pourquoi cette fenêtre de tir, elle est très courte ? Parce que tout simplement le 11 juin prochain, commence la Coupe du monde de football.

Et qu'on le veuille ou non, c'est un événement crucial mondial. Et deuxièmement, donc vous pensez que ça doit être réglé avant la le début de la Coupe du monde ? Trump veut arriver avec une victoire.

Et pour le déjà vous nous disiez que ça devait être réglé avant le la visite de Donald Trump en Chine. Mais moi je dis depuis le départ que où les États-Unis [raclement de gorge] ont fait une erreur comme en juin dernier comme aujourd'hui, c'est d'avoir mis en place une trêve qui a en s'arrêtant en s'arrêtant en s'arrêtant qui a permis d'ailleurs aux Iraniens de se reconstituer. Nous aussi, on a pu aussi Oui.

Israéliens, américains aussi tout le monde se reconstitue. La trêve c'est pas que dans un sens la trêve est arrivée au mauvais moment. Si on franchement on voulait la guerre et aller jusqu'au bout, il ne fallait pas cette paix.

Bon, écoutons ce qu'a dit Donald Trump. C'est c'est très court justement à propos de là où en sont ces négociations. Nous avons fait quelque chose d'extraordinaire au Venezuela.

Vous avez vu ce que nous avons fait en Iran également. L'Iran meurt d'envie de conclure un accord, mais nous n'avions pas d'autres choix car l'Iran ne peut pas avoir l'arme nucléaire. Sopia Mara, vous avez bien entendu Donald Trump. l'Iran meurt d'envie de conclure un accord.

Donc est-ce que là il prend ses désirs pour ses réalités ? Est-ce que c'est une façon de négocier justement en maintenant cette pression militaire comme vient de nous l'expliquer Michel Goya ? De quoi s'agit-il ?

Oui, ils en meurent peut-être peut-être d'envie parce que personne n'a envie de de faire la guerre mais pas dans le sens que que que nous explique Donald Trump. En réalité, vous avanciez un chiffre et vous aviez tout à fait raison Stéphane. Aujourd'hui ou soir, le conseiller du chef de l'État Émerati a dit ceci : "On est à 50 % de chance de réussir et 50 % d'échouer dans ce qui concerne les négociations.

Négociation qui semble avancer puisque à Teran se sont rendus le très puissant chef de l'armée pas qui l'amir que très apprécié de Donald Trump l'amiral Mounier. Exactement. et par ailleurs les Qataris.

Ce qui semble indiquer qu'il y a une importante euh euh négociation à ce stade et l'émerati dont tout le monde s'est précipité pour dire "Oui, oui, c'est le ça la Spart des pays du golf, ils vont se ranger avec Israël, ça y est, c'est la rupture." Bah pas du tout, les Émirati ont dit "On, il faut pas qu'on aille à la guerre, c'est trop compliqué, c'est très douloureux, on est à 5050". Donc selon les Émirati eux-mêmes, les négociations et les chances de d'aboutir à un deal sont de 50. 5050.

Mais les cinq états du golfe ont adressé aujourd'hui même une lettre à l'Autorité maritime internationale qui est une organisation mondiale de surveillance du transport maritime. Et dans cette lettre, ils exhortent littéralement les navires marchands et les navires commerciaux à ne pas s'engager dans des négociations justement avec les gardiens de la révolution. Ils n'en ont pas du tout envie.

Allons voir directement dans le golf euh Elisa euh Cléch qui est notre envoyé spécial au Qatar. Elisa, bonsoir. Merci d'être avec nous.

Euh les pays du golfe sont-ils, on le sent bien à travers cette lettre, inquiet de cette situation potentiellement à nouveau explosive dans ce D3 d'Ormous et entre l'Iran et les États-Unis et Israël ? Oui, bien sûr, parce qu'avec ces dernières annonces, hein, de l'Iran, avec ces fameux frais de service, et bien ils ont l'impression que l'Iran tente de péréniser leur contrôle sur le D3 d'Ormous, d'institutionnaliser leur contrôle et en quelque sorte d'asseoir leur souveraineté bien au-delà du conflit. Donc évidemment, ça les inquiète.

Hier, l'Iran publiait une carte avec cette zone de contrôle, cette zone de surveillance. Aujourd'hui, il s'agit de frais de service. Donc, il ferait payé par les navires qui tenteraient de traverser ce D3.

Alors concernant la possible collaboration avec Oman, pour le moment on en est toujours au stade de discussion. Rien n'est tacté, rien n'est confirmé, mais selon des responsables iraniens, Oman tente de faire jouer ses relations avec les pays du golfe, avec les États-Unis pour tenter d'acter ce fameux plan de contrôle à moitié de l'Iran, à moitié d'Oman sur ce D3 d'Ormouse. Évidemment, c'est inenvisageable autant pour les les États-Unis que pour les pays du golf.

Ça reste le point de crispation centrale avec le nucléaire bien sûr dans les négociations qui patinent entre et Washington et puis bien sûr invisageable également pour les pays du golfe dont l'économie dépend en grande majorité de ce D3 d'ormous pour leurs importations de marchandises, pour leurs exportations d'hydrocarbur et pour vous donner un exemple ici très local au Qatar c'est 80 % de leurs recettes qui dépendent de leurs hydrocarbures et donc plus généralement du D3 d'Ormos. Merci beaucoup Elisa Clége d'avoir été avec nous en direct du Qatar. Justement à propos le Qatar, Sopia Mara, le Qatar jusqu'à présent, il n'avait pas agi comme intermédiaire directe entre dans ce conflit euh entre les États-Unis, Issël et la République islamique d'Iran.

Ils avaient laissé cette tâche à des intermédiaires comme Oman et plus récemment le Pakistan. Alors que le Qatar est traditionnellement un intermédiaire. Donc qu'est-ce qui alors vous allez répondre à ma question tout à l'heure.

Pour le moment, nous écoutons Donald Trump. Du coup, vous allez voir les coups baissés. Les démocrates sont ceux qui ont augmenté tous les coups et ce sont ceux qui en sont responsables.

Lorsque j'ai commencé mon mandat et en terme mandatin, les prix étaient très élevés. L'inflation était la plus importante que celle que nous avions connu. Les coûts étaient très élevés et constamment on nous disait "Ce sont les coûts, ce sont les coûts." Et on nous servait tout le temps ce mot quelque l'abordabilité.

Cela faisait 2 jours que j'ai j'avais pris mes fonctions et je me suis dit "Mais c'est complètement stupide." et les cours avaient considérablement augmenté sous Joe le dormeur et j'entends les démocrates un peu partout dire c'est une question d'abordabilité non il ne savait même pas quel ce que signifiaient les coups vous vous souvenez des œufs ma première conférence au bout de de ou tr jour ces personn cette presse corrompue ont dit qu'est-ce que vous allez faire ils sont corrompus ils le savent ils sont corrompus totalement corrompu et il disait qu'est-ce que vous allez faire concernant le coût des œufs ? Et j'ai dit quel est le problème avec les œufs ? et on dit les prix ont augmenté à quatre reprises.

Je pense que non. Non. [raclement de gorge] Euh voilà, c'est Donald Trump qui euh comme à son habitude dans ce long genre de discours fait des digressions puisque là il parle de l'inflation mais il venait d'évoquer bien évidemment un sujet qui lui tient très à cœur qui est celui de l'uranium de que que détient la République islamique d'Iran, de l'ultimatum qu'il a lancé à cette République islamique.

Et je vous rappelle que nous sommes toujours en attente de résultats de négociations qui sont plutôt musclé au sens figuré en tout cas en ce moment entre justement les Iraniens, les Américains et j'étais en train de vous poser cette questiona sur ceux qui reprennent je dirais une certaine verve dans en tant qu'intermédiaire qui est justement le Qatar parce que une délégation Qatari est en train d'arriver en Iran alors que ça n'avait pas été le cas précédemment. Ça c'est un élément nouveau. Oui, vous vous soulignez très justement que le Qatar a toujours eu un rôle de médiateur traditionnellement et on ne comprenait pas pourquoi c'était désormais Oman et le Pakistan qui jouaient ou assumit ce rôle de médiateur.

Or, il se trouve que les Qataris et les Israéliens ont eu quelques déconvenent, enfin ont eu quelques frictions. C'est c'est un éuphémisme que de leur appeler ici. Et par ailleurs, ils sont directement impliqués dans cette guerre, ce qui n'était pas le cas du Pakistan.

Et donc, il était plus normal que les Pakistanais souent se jouent ce rôle qui est assez nouveau pour le les Qataris se sont rendus à Teran. C'est quand même un signe important. Et aujourd'hui euh euh après avoir euh reçu deux fois le ministre de l'intérieur euh pakistanais, et bien c'est le chef le tout-puissant chef des armées euh qui s'est rendu atterrant, ce qui semble indiquer que ces négociations avancent et donc avoir à suivre dans les prochaines heures.

Nous allons revenir bien évidemment sur ces négociations. La possibilité de frappe imminente puisque Donald Trump, je vous le rappelle, et n'est pas allé jouer au golf et qu'il a lui-même exprimé le fait que c'était un moment potentiellement important. Mais passons par euh ce qui est en train de se passer, ce qui s'est passé ce matin euh ici même en Europe, euh en Suède puisqu'il y avait une réunion de l'OTAN.

Et je vous rappelle que la sidération continue concernant les relations entre Donald Trump et l'OTAN, puisqu'on est relativement habitué maintenant aux déclarations intempestives contradictoire de Donald Trump à propos de des troupes qu'il va laisser américaines dans l'OT temps ou pas. Mais euh voici ce qu'il a dit hier sur son réseau Trous à propos de alors je n'ai pas cette voilà c'est suite à l'élection du président polonais euh j'ai le plaisir d'annoncer que les États-Unis enverront 5000 soldats supplémentaires en Pologne. Alors là, c'est bien le contraire de ce qu'il nous avait dit précédemment puisque sur ce plateau, nous avons bien évidemment commenté le fait que Donald Trump au contraire voulait enlever des troupes américaines de d'Europe.

Et bien là, c'est l'inverse. Comment le comprendre Alexandre Mick ? Je passe assez rapidement sur les contradictions de Trump dont il est vraiment frant mais ce que je voudrais dire que il y a une certaine logique à mon avis dans ce qui s'est passé aujourd'hui en Suède lors de cette réunion des ministres des affaires étrangères de le temps parce que Donald Trump ne considère pas le temps en tant qu'alliance il considère le temps en tant que agglomérat de pays avec des intérêts souvent différents. il veut toujours introduire cette approche très personnelle dans les relations internationales.

Et quand il justifie ou explique sa décision d'envoyer un nouveau contingent américain, il ne parle pas de valeur de le temps, il ne parle pas de la nécessité de faire face à la menace russe par exemple. Il parle de quoi ? Il parle de ses relations personnelles avec son ami personnel qui s'appelle Carole Navoski qui d'ailleurs ne tarissait pas des loges sur Donald Trump lorsqu'il était élu en juin dernier et qui représente ce que Donald Trump considère pour Alors [musique] je vous coupe bien évidemment si j'entends ce logo.

Alors c'est un petit problème technique mais je suis ravie on a pu revoir ce très beau logo de cette émission 22h Niva. Donc nous en reprenons le cours. Oui.

Je me demandais Bern est-ce que c'est pas une nouvelle doctrine de Donald Trump ? C'est-à-dire que finalement maintenant on met des troupes américaines dans des pays avec lesquels on a des bons rapports personnels avec le dirigeant. Le le problème c'est que il y a quelques jours, le Pentagone a annoncé que 4000 troupes américaines qui étaient en partance du Texas pour aller en Pologne n'irait pas.

Oui. Et et d'ailleurs le premier ministre Donald Touusque c'est c'est a exprimé son désarrois et les pays des États-Baltes ont aussi exprimé leur désarrois parce que pour eux la Pologne est fait partie de leur dispositif de sécurité. Carole Navr a été élu il y a en août ou en juin enfin les Polonais sont ravis hein de cette déclaration Donald Trump bien évidment c'est pas c'est pas nouveau.

Il est pas en train de dire "Ah vous avez lu quelqu'un hier, j'envoie les troupes aujourd'hui." C'est c'est totalement incompréhensible. On dirait qu'il change d'avis comme il change de chemise comme je pense qu'il change de chemise assez souvent au moins une fois si ce n'est pas deux fois par jour.

Ça c'est c'est to c'est un compliqu pour aller dans votre sens. Oui Samantha. Oui tout à fait.

Écoutons la la ministre des affaires étrangères suédoisees ce matin qui recevait justement l'ensemble de ces de ces de ces chefs d'état enfin de ces ministres d'affaires étrangères plutôt puisque c'était les ministres d'affaires étrangères de l'OTAN. Elle va elle abonde dans votre sens. Voici ce qu'elle a dit.

C'est effectivement confus. difficile à suivre. Je suppose que vous ressentez la même chose que moi, mais nous devons continuer à nous concentrer sur ce que nous faisons et non sur ce que tout le monde dit.

Donc, nous devons continuer à investir dans notre propre défense. Bon, Michel Goya, même l'hôutesse de ce sommet de préparation pour un futur sommet de l'OTAN qui aura lieu cet été dit qu'on est en pleine confusion. Oui, c'est étonnant. il comprend pas la la politique de Trump.

En fait, Trump, il utilise les ses soldats comme des points de bonus malus euh des différents pays européens en fonction de leur alignement. Euh effectivement, c'est il y a les pays alignés, les pays non alignés sur même pas les États-Unis, sur lui effectivement et donc il est distribu comme ça. Donc on sait pas d'où sortent ces 5000 soldats.

C'est pas Oui, parce qu'en fait, j'allais vous demander Michel où il les prendrait parce que il est possible qu'il les prennent d'Allemagne. Alors soit c'est on les prend, c'est le bonus malus. Donc on fait un malus pour l'Allemagne.

Hop, on les prend. Pologne qui est un un bon pay qui est un bon allié. Je rappelle que dans le premier mandat de Trump euh de Donald Trump, le président c'était Douda à l'époque avait dit "Non, venez, venez faut des soldats, on va vous construire une base pour vous soldat américain, on va l'appeler Fort Trump".

Oui, c'est ça. Ils ont ils avaient été loin là les Polonais. Ils sont prêts à tout construire les infrastructures et cetera et donner le nom de Trump.

Donc c'est soit soit c'est ceux qui seront de peut-être que Trump les a entendu là, soit c'est simplement ce dont on est évoqué tout à l'heure parce que vous savez que en 2022, il y avait 4000 soldats américains en Pologne. Ouaisinasion russe on a fait on a envoyé des troupes en rotation donc est monté jusqu'à 10000 et effectivement les dernières rotation on a dit bon peut-être qu'on va les suspendre mais c'est peut-être ceux-là en fait qui se qui finalement vont venir quand même on en sait rien ou peut-être qu'il se passe rien du tout et que c'est un truc qui l'a lancé comme ça et qui sera oublié dans dans une semaine quoi. Mais il y a toujours cette idée.

Il veut marquer le coup en disant voilà la Pologne bien l'Allemagne pas bien. Oui. En tout cas, non mais Anne, ça fonctionne plus ce truc là.

Moi j'ai appris avec effarmand la semaine dernière qu'il manquait 110 ambassadeur dans [raclement de gorge] n'a pas nommé en Ukraine non plus et dans et non tous les pays dans lesquels il y a une guerre, il n'y a pas d'ambassadeur américain. Au Qatar, aux Émirats Arabes Unis, au Corill, en Arabie Saoudite, il y a pas d'ambassadeur américain. Je dire ça marche plus.

Les trois Donald Trump's girl là, les les grandes belles plantes. Christine Noëem euh euh ou là là là Vincent, faites attention à ce que vous dites. Pam [rires] Bondi et ce soir Telsy Gabard out.

Elle est pas blonde. Non mais Telsy Gabard euh a démissionné je rappelle parce que pour les raisons de santé très graves de son époux. Oui mais néanmoins, il y avait eu des fuites très importantes au New York Times et ça a été très mal vécu par la communauté américaine du renseignement.

C'est peut-être c'est peut-être aussi une des voilà c'est peut-être aussi une des une des un des motifs de démission de de GAB. Écoutons ce qu'a dit Marco Roubiot, le secrétaire d'État américain qui était ce matin en Suède justement à cette réunion de l'OTAN à propos de de ce qui se passe dans ce domaine. Tout le monde au sein de l'Alliance comprend bien que la présence militaire américaine en Europe va être réajustée.

Je ne dis pas qu'ils vont s'en réjouir, mais ils en sont certainement conscients. Nous avons des obligations dans la région indo-acifique. Nous avons des obligations Wayne Orient.

Nous avons des obligations dans l'hémisphère occidental. En gros, c'est quand même très important ce que dit Marco Rubio. Il dit "On a du boulot partout nous américains et donc vous en Europe et ben débrouillez-vous.

Voilà, débrouillez-vous Samantha." Oui, mais il y a une zone de la planète où une guerre chaude est en train de se passer depuis 4 ans qui n'a pas été commencé par les Américains, était commencé par la Russie. Une guerre chaude qui est en train aujourd'hui de déborder sur les pays de l'OTAN.

Je parle des drones qui ont survolé la Lonie et l'Estonie et la Lituanie ces derniers jours qui ont obligé des avions de l'OTAN à à essayer de les comme ça s'est produit à de nombreuses reprises bien sûr. Et donc il y a une guerre aujourd'hui qui existe et qu'est-ce que font les guer ? Ils vont en fabriquer une euh comme ça au Moyen-Orient et celle de du Pacifique n'a pas encore commencé.

Donc c'est incompréhensible cette attitude. Stéphane Goldin. Oui.

Ce que je voulais dire euh comme ça a été dit, on revient sur une prop une donnée. On retirait 4000 hommes, maintenant on en remet 5000. On est dans un système de base communiquant.

Mais il s'avère qu'il y a évidemment comme l'a dit Alexandre Melnck, une histoire de copinage avec le nouveau président euh polonais. [raclement de gorge] Mais regardons d'une façon plutôt plus géostratégique et plus géopolitique. Il se passe quelque chose, c'est que la Pologne se trouve à la frontière avec un pays qui s'appelle la Biélorussie.

Or, il s'avère qu'il y a 2 jours, il y a eu un exercice militaire entre la Biélorussie et la Russie avec des intérêts nucléaires d'ailleurs. Et je voudrais, excusez-moi Anne, mais je vais devoir vous citer parce que je suis tombé sur un article il y a un an quand vous interviewez euh le porte-parole du Kremelin qui parlait justement de stratégie régionale, d'alliance régionale. il parlait pas de la biélorussie mais il parlait d'une façon très globale de dans le fond de sa volonté de vouloir avoir une force avec ses alliés face à l'OTAN.

Et donc quand euh je dirais euh les Américains veulent renforcer un pays comme la Pologne, c'est peut-être aussi montrer qu'à à l'Europe que sans les Américains, ils ne peuvent rien faire face à une menace comme on a pu le voir dans l'exercice qui se passe entre la Biélorussie et la Russie contre l'Ukraine. Nous venons d'apprendre à l'instant que ce matin a eu lieu à la Maison Blanche une réunion de la plus haute importance entre le président Donald Trump et son équipe de sécurité nationale à propos bien évidemment de la guerre en Iran. Ça a eu lieu ce matin.

À l'intérieur de la salle, il y avait le vice-président JD Vince, secrétaire à la défense Pete Exet, le directeur de la CIA John Dradcliff, le chef de la cabinet de cabinet de la Maison Blanche madame Suzy Wiles et d'autres responsables. Le secrétaire d'État, Marco Rubio, évidemment ne pouvait pas y être puisqu'il était en partant s'il était en Suède. Et Dan Ken, le général Danken n'a pas assisté car il était en Europe à une cérémonie de remise de de remise de diplôme de l'Académie Navale.

Bon Michel Goya, ça veut quand même bien dire que Donald Trump est en train de sérieusement envisager des des frappes. Oui. Oui.

Oui, bien sûr. Bien sûr qu'il envisage mais maintenant il envisage et qu'il va sans doute le faire. Oui, mais ça le visiblement ça lui plaît pas.

Ça lui plaît pas parce que globalement à contrecœur voulait dire qu'il le fera. Oui, je pense. Oui, je pense.

Ne serait-ce d'ailleurs parce que il sait très bien que ce sont les pays de de la région qui vont aussi en prendre plein la figure par par voie de de vous. Vous pensez que ça ça le ça l'importe ? Bah bah ça l'a importé hein.

Je rappelle que quand même une semaine tous ces les dirigeants de ces pays ont l'ont appelé en disant écoute tu es bien gentil mais euh les irniens, ils vont pas tirer sur les États-Unis he, ils vont tirer sur nous. Euh donc voilà, on va peut-être réfléchir un peu avant de de reprendre les les hostilités peut-être. Maintenant après et puis il y a un autre aspect, c'est que bah c'est pas du tout certain que ça réussisse euh frapper.

D'accord. OK, mais pourquoi faire ? Et on voit bien que dans l'esprit de de Donald Trump c'est pas pour désarmer l'Iran, c'est pas pour essayer de reprendre le le c'est pour faire craquer le régime, c'est pour faire pression sur lui.

Donc il est prêt à tout casser pour jusqu'au moment où où le régime va céder. Je dis pas le régime s'effondre s'effondre. Ça dépend comment on définit le succès.

Peut-être que Donald Trump le définit différemment et que finalement ça n'est plus la suite du régime que je veux dire c'est s'il part dans cette optique en fait il y a le c'est tout à fait aléatoire. Il y a pas de raison particulière de que après un mois de bombardement il y ait plus de résultats. Il a l'air mais s'il frappait beaucoup plus fort est-ce que est-ce que ça serait différent ?

D'ailleurs, pour des raisons de politique intérieure, Donald Trump a vraiment besoin d'habiller la situation telle qu'elle est ou quelle qu'elle soit en victoire aux yeux de son électorat à quelques mois des élections de terme. Mais je voudrais bien dire aussi de façon peut-être un peu plus générale imponant du recul que une fois de plus nous sommes dans le choc de deux temporalités. Donald Trump, c'est un homme pressé, donc il a son agenda à suivre.

Alors que l'Iran, non, c'est-à-dire d'un côté euh l'Occident de façon générale et les États-Unis à l'occurrence, ils ont la montre et l'Iran a le temps. Donc il faut pas non plus oublier que Donald Trump qui essaie d'imposer toujours cette approche transactionnelle dans les relations internationales oublie que l'Iran, c'est pas vraiment un pays, c'est une civilisation. C'est une civilisation très ancienne qui s'appuie sur des traditions ancestrales.

Donc c'est-à-dire l'intemporalité de deux démarche Donald Trump et l'Iran n'est pas du tout la même. Oui. Puis a il y a aussi le fait que pour l'Iran, pour le régime iranien, parce que le régime iranien pour moi ne représente pas du tout la civilisation iranienne antique à laquelle on pense, mais pour eux cette guerre, elle est existentielle.

Si s'il y a une défaite militaire et parce que c'est c'est aussi un des objectifs de guerre qui maintenant est passé au 3e 4e plan mais cette guerre pour eux est existentielle. Elle n'est beaucoup moins pour Donald Trump qui toute façon sait que dans 2 ans il aura des élections. Mais pour le régime c'est c'est c'est la mort ou la victoire.

Il y a il a y a rien entre. Et et une victoire peut se définir beaucoup plus facilement pour les américains. Une victoire c'est ne pas perdre.

L'information ce soir pour celles et ceux qui nous rejoignent, c'est que Donald Trump a convoqué ce matin une réunion avec les plus hauts représentant de ces services de sécurité pour justement envisager sérieusement des frappes, le retour des frappes potentiellement des frappes américaines, américano-israéliennes sur l'Iran. Et euh certaines sources pensent que cette opportunité aura lieu au cours des prochaines 24 heures et justement euh Donald Trump Sopia Mara serait enclin à recourir euh à l'opération à l'action militaire euh parce que euh rien justement d'inattendu n'est se produire dans les pourparler. Oui, écoutez, alors alors c'est c'est enfin la réalité nous nous indique autre chose.

La réalité nous indique qu'un acteur important et un médiateur de qualité entre guillemets, le Qatar se trouve à Tean. Le Qatar a été bombardé par l'Iran. Le Qatar a la plus importante usine de production de gaz naturel liquéfié.

Il a perdu 17 % de sa capacité de production à cause des frappes iraniennes et il est errant aujourd'hui. Donc tout semble indiquer les Émerattis qui avaient dit "ça y est, nous allons rentrer en guerre, nous allons frapper l'Iran, invite justement à se à calmer le jeu et parle de 50 % de réussite." Donc est-ce que cette cette comment dirais-je ?

C escalade verbal de la part de Trump correspond simplement à un moyen de faire pression pour donner une chance de plus aux négociations de d'aboutir. C'est ça pas exclure. Cela dit, effectivement, des frappes peuvent avoir lieu et on sait que Donald Trump aime généralement prendre des décisions le weekend pour ne pas subir un effondrement à la bourse puisque nous ne sommes que vendredi soir et le weekend risque d'être long.

Oui, absolument. Oui. Euh Stéphane Goldin, effectivement le Qatar revient et dans le fond, le Qatar a voulu toujours jouer un rôle un peu comme la Suisse du Moyen-Orient, ce jaul de médiateur.

Et c'est vrai que la question du Pakistan comme médiateur posait un petit peu problème. Pakistan qui a l'arme nucléaire, qui n'est pas signataire du traité de non prolification dont Israël ne reconnaît pas et même s'il y a des frictions entre le Qatar et Israël, il y a quand même des liens qui existent et quelques il y a des discussions donc ça serait peut-être plus facile. Toujours est-il que s'il devait y avoir une action militaire dans les heures qui viennent, il faudra pas que cette action militaire puisse ressembler à celle qu'il y a que nous avons connu jusqu'à présent.

On a vu que les actions militaires qui ont été menées jusqu'à présent, on sa vrai frilosité comment dire euh ont embêté le le régime iranien mais pas assez. Et il va falloir trouver quelque chose de beaucoup plus original. Il va falloir oser des choses nouvelles pour prendre les Iraniens par surprise.

Et donc c'est là où peut-être il y aura une nouvelle vision de la guerre, une nouvelle forme de guerre. On ne sait pas laquelle. Toujours est-il que à un moment donné, on va pas pouvoir rester sur ce type de guerre tel que nous l'avons connu.

Donc il va falloir modifier et donc les frappes seront sans doute différentes. Euh retournons à Washington où nous attend Sonia Dridi. Sonia, rebonsoir.

Je savais que nous allions reprendre contact avec vous. Euh Sonia, expliquez-nous ce qui a été euh dit ce matin puisque nous venons de l'apprendre. Pardon, cette [raclement de gorge] réunion a eu lieu euh au plus haut sommet euh de l'État à Washington.

Euh qui était présent, ça on le sait. Mais euh que veut dire que signifie euh la convocation de cette réunion ? Oui, alors tout comme vous, je viens de voir cette information via le site bien informé Axios, donc cette réunion avec des membres du conseil de sécurité nationale du président américain était notamment présent.

Donc Pitech 7, le secrétaire à défense, le secrétaire d'État ou encore la chef de cabinet de Donald Trump, Suzie Wildes. Lorsque ce conseil de sécurité se réunit, c'est qu'il y a des décisions à prendre. On apprend via Axios que le président est déterminé à lancer une nouvelle frappe, sauf s'il y a une percée dans les négociations.

Et on sait qu'avec Donald Trump, il peut très vite changer d'avis. On a eu l'impression hier que les choses bougaient parce que la Maison Blanche a convoqué un appel avec entre des responsables de l'administration et euh des correspondants Maison Blanche et puis à la dernière minute, il a été annulé. En général, ce type d'appels ont lieu quand il y a des avancées, des annonces à faire et donc il y a peut-être eu des avancées puis un recul.

En tout cas, on sent un Donald Trump très impatient et ce retour précipité à la Maison Blanche, on a tous été surpris de l'apprendre il y a quelques heures, montre que Donald Trump veut être ici. Il a il a peut-être pas encore pris totalement sa décision. Peut-être qu'il hésite, mais en tout cas, il veut être entouré de notamment de son conseil de sécurité nationale ici à la Maison Blanche.

Ils vont sûrement se réunir un moment dans la situation room, la salle de crise et euh c'est on devrait en savoir plus dans les prochaines heures. En tout cas, évidemment, beaucoup d'observateurs parlent de peut-être une dernière salle de frappe de la part du président américain pour mettre la une dernière pression sur l'Iran et ensuite pour qu'il puisse crier victoire et se sortir enfin de cette guerre qui devient de plus en plus une épine dans le pied pour le président américain. Périlleuse.

Merci infiniment Sonia d'avoir été avec nous. H Michel Goya. Donc on si on résume les choses.

Donald Trump a réuni ses ses collègues, ses spécialistes, sont au commandement et cetera. Il le fait uniquement dans la possibilité d'une d'une future frappe. Ou qu'est-ce que ça pourrait être concrètement ? sa qu'il y a des buts de guerre.

On en a beaucoup parlé sur ce plateau, mais là, j'aimerais qu'on reste dans le pur militaire, c'est-à-dire quels sont des quel genre de frappe pourrait terroriser le régime iranien et faire quelque chose, obtenir un un un un un gain militaire qui n'a pas été obtenu auparavant ? Euh ben c'est une bonne question. C'està dire, je vois pas très bien en réalité ce qui pourrait terroriser comme vous le dites, le le régime iranien.

Euh et tout a été fait. Non, pas tout a été fait. Allez, si vous voulez mon sentiment depuis le début, c'est dire voilà, il fallait au mois de janvier, il fallait intervenir au mois de janvier, voilà, pendant les les révoltes et les il fallait à ce moment-là venir venir mais ça n'éit pas été fait et donc à part on a raté une occasion voilà et je dis nous même y compris nous français éventuellement dans cette affaire mais bon euh on a raté cette occasion donc maintenant on est reparti de sur de la part de Trump sur une l'idée d'une campagne aérienne.

Pour en sortir victorieux, que faudrait-il faire ? Ben ça dépend ce qu'on appelle la victoire. Alors c'est soit effectivement les Iraniens arrivent disent "OK allez vous avez vous avez raison, on arrête tout le nucléaire voilà on en prend trop sur la tête c'est bon on capitule et on saide surtout ça c'est la première version de la victoire la deuxième version de la victoire c'est que la capitulation vient pas et donc on se dit bah Trump obtient une victoire militaire c'estàdire il dit ok voilà j'ai bombardé j'ai détruit leur arsenal de missile programme nucléaire je l'ai encore une fois atomisé si j'ose dire je l'ai je l'ai complètement éradiqué une deuxième fois ça L'Iran ne représente plus une menace militaire du tout et donc ça suffit.

OK. Bah si c'était ça, ça serait une victoire. Oui.

Non mais c'est c'est notre option s'il vous plaît. C'est soit la capitulation, soit la victoire militaire de fait en disant voilà j'ai tout cassé, ils peuvent plus rien faire, ils sont plus dangereux, je m'en vais et je passe à Cuba. Mais pour revenir un petit peu dans le sens de Michel, sur la maison le site de la Maison Blanche, il y a encore la déclaration de de fin juin 2025 en disant nous avons anéanti les capacités nucléaires de l'Iran.

Donc si Donald Trump se rend compte qu'il ne va pas pouvoir euh nier euh le le l'arsenal nucléaire iranien ni leur arsenal balistique, il pourra dire "J'ai une victoire." Sauf qu'aujourd'hui il y a une donnée qu'il n'y avait pas en 2025, c'est Ormouse. Il peut pas faire semblant, il peut pas bluffer sur Hormouse.

Si les Iraniens décident de ne pas lâcher Hormous, et bien Trump peut mettre dire tout ce qu'il veut. Il a même dit il y a de jours je contrôle entièrement les trois d'ormous mais là il peut il pourra pas le dire il pourra le dire mais tout le monde saura que c'est faux. Alors voici ce que disait hier soir Donald Trump à propos de hormous.

Nous voulons que ce soit ouvert. Il faudra que ce soit gratuit, donc pas de péage. C'est une voie navigable internationale, donc pas de péage.

Alexandre Melnck, il est question donc d'un péage. Ça c'est une une possibilité qui hérisse au plus haut point les Américains. C'est non pour le péage.

C'est la ligne rouge euh pour ce fameux péage. Les Iraniens de leur côté ont créé une une un organisme qui est alors ils ont changé de vocabulaire, ça s'appelle plus péage, ça simplement c'est d'une ruse sémantique de la part des Iraniens puisqueaujourd'hui ils disent que ce sont des frais de service qui seraient récupérés. Voilà, ça n'est plus le un péage.

Et puis qu' évidemment euh les Européens eux sont terrifiés par les conséquences économique de cette fermeture. Bah tout simplement crois que les Iraniens ont trouvé la marte en gale si je dire, c'est-à-dire ils ont transformé le D3mous en armes nucléaires. C'est-à-dire c'est-à-dire on a pratiquement oublié que le début, la quantescence, la raison d'être, c'était quand même anéantir le potentiel nucléaire de l'Iran. et changement de régime.

Encore une fois, je reviens sur cette expression changement de régime qui occultait dans le vocabulaire américain comme si c'était un un écoutez, ils disent ça tout le temps. Ils ont dit ça aussi en Irak de toutes les guerres que j'ai couvertes où écains, on parlait d'un changement de régime. Ils vont pas jusqu'au bout.

C'estàd les Américans à mon avis ils ont tous les moyens militaires mais ils n'ont pas le cap très clair politique et stratégique. Donc pour vous savez pas qui se refrainent militairement c'est qu'ils n'ont pas il manque de cap stratégique. Il manque de cap de vision stratégique.

En tout cas vous venez regardons arrêtons-nous un instant sur cette carte si Baptiste voilà pouvez me la remettre. Merci Baptiste. Voyez en bleu, c'est effectivement Soniaamara, le fameux le D3 percé hein, c'est-à-dire le le D3 lui-même.

Donc on voit bien la rive iranienne, la rive ommanienne. Et d'ailleurs, les Iraniens sont en train de dire que les le sultanadoman devrait les aider également dans pour pour récupérer ces fameux frais de service puisqu'il s'agit de ces deux pays. Et puis on mais on a en rouge toutes les eaux territoriales iraniennes.

Oui, effectivement, cette carte est très importante et elle explique pourquoi les Émirats arabes unis sont sont furieux et les pays du Gulf de manière générale, c'est que dans la zone rouge qui va au-delà du D3 Dortmound, cette zone rouge, c'est la kill zone que veut imposer l'Iran. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toute cette zone passerait sous le contrôle des Iraniens.

Elle est effectivement déjà, c'est ce qu'ils souhaitent. Or, vous voyez à l'extrême sud de la carte Fouira. Oui, le port, le grand port Émirat. le grand port des Émirats.

Ce port, en temps normal, il échappe au chantage du D3 qui est en bleu. Or là, vous voyez que les Iraniens ont étendu la zone au-delà de ce point et donc ce serait un énorme problème puisque les Imirats ne pourraient pas exporter tout ce qu'ils ont à exporter ou importer en évitant le moindre clash avec les Iraniens. D'autant que le terminal de Fujera a été frappé il y a pas longtemps jour pendant pendant le CC de feu.

Écoutons un conseiller du guide suprême. Non, pas le guide suprême, un conseiller du guide suprême qui a des mots assez éloquents, vous vous allez l'entendre à propos de cette arme que constitue aujourd'hui bien sûr pour la République islamique d'Iran, ce fameux D3 d'Ormous élargi. La situation actuelle dans le D3 qui est sous notre contrôle constitue notre plus grand atoutaire géopolitique et diplomatique.

Les pays européens nous font savoir qu'ils veulent régler leur différents avec nous concernant le D3. C'est le D3 qui a rendu cela possible. ce nœ que représente la gestion du D3 et la baguette magique.

En bref, tous les problèmes qu'ils ont sont d à cela. Il a parlé de baguette magique. Stéphane Goldin.

La baguette magique. Oui, c'est sa baguette magique. C'est la baguette magique des Iraniens.

C'est leur bombe atomique comme ils disent parce que fond ils ont bougé le curseur sur le D3 d'Ormous et tout le monde s'est focalisé sur ce trorbous où je voudrais simplement rappeler, il n'y a que 20 % de la production mondiale qui passe par là et 80 % de cette production de ces 20 % vont vers l'Asie, non pas vers l'Europe ni pas ni vers l'est. Ou ben ça c'est en toutousant. Vous nous dites ce que dit Trump hein et c'est pour ça qu'il dit déboulez-vous.

Oui. Non, je voudrais simplement rappeler je voudrais simplement rappeler ce mais derrière tout ça, il y a aussi il y a aussi un autre symbole parce que ce péage, il ne se fera pas en dollar h il se fera aussi en y. Oui.

Oui. Et donc il y a toute la question des bricks et on sait très bien qu'il y a aussi une guerre derrière tout ça. Une guerre qui est beaucoup plus que symbolique aujourd'hui.

On a vu qu'il y a eu il y a une semaine une réunion des bricks, je ne sais plus où exactement. Et donc on voit très bien qu'il y a aussi une volonté de contrer le dollar américain un peu partout dans le monde. Donc il y a derrière aussi cette guerre idéologique sur la question du dollar comme monnaie forte du monde.

Bien sûr pour celles et ceux qui nous rejoignent, Donald Trump est actuellement en meeting dans l'état de dans le New Jersey. Il n'est pas allé à Maralago. Il va rentrer à Washington.

Il a lui-même évoqué un moment crucial après avoir ce matin réuni plus haut commandants autour de lui. Des frappes sont sans doute imminente. Mais écoutons ce que disait Donald Trump à propos de la situation en ce moment même en ce qui concerne la guerre en Iran.

Tout se passe très bien pour nous. Premièrement, le Venezuela. Ça a été incroyable.

Maintenant l'Iran, leur marine a disparu, l'armée de l'air a disparu, tout a disparu et leurs dirigeants sont partis. Bah c'est leur dir. Sonia Drid, vous êtes avec nous à Washington.

Sonia, merci d'être en duplexe avec nous et de nous suivre pendant toute cette soirée pour essayer de comprendre Donald Trump. Tout le monde, même à Washington où vous êtes, a été relativement étonné d'entendre de de constater que Donald Trump avait réuni ses plus hauts commandants et qu'il restait à Washington pendant tout ce weekend. Oui, la plus grosse surprise c'était de voir qu'il n'allait plus dans son golf du New Jersey après ce meeting à New York et qu'il revenait à la Maison Blanche.

C'est très rare qu'il y ait un tel bouleversement du programme comme cela. Et puis on a appris il y a peu via le site bien informé Axios qu'il avait réuni un peu plus tôt ici à la Maison Blanche son euh des des son conseil de sécurité nationale avec notamment la présence du directeur de la CIA, du secrétaire à défense, du secrétaire d'État, de sa chef de cabinet Suzy White qui on le sait est très pressé de voir cette guerre se terminer. selon des sources bien informées.

Donc il a été briefé sur l'état des négociations et les différents scénarios. Si ces négociations échouent selon une source proche de Donald Trump citée par Axios, et bien le président serait plutôt enclin à frapper si il n'y a pas de véritable percé dans les négociations. Mais toujours selon Axios, il n'aurait pas encore pris sa décision.

Il ce n'est pas la première fois qu'on a l'impression qu'il est très proche de frapper et puis il recule d'ailleurs ce mardi. Il ce lundi il a annoncé le report d'une frappe qui était prévue ce mardi. Mais certains imaginent peut-être une dernière frappe décisive qui avant que que Donald Trump puisse crier victoire et tenter de sortir de cette guerre.

D'ailleurs, il crie déjà un petit peu victoire puisque dans le rassemblement qu'il est en train de tenu de tenir dans le à New York, il a déclaré "Nous avons stoppé l'Iran. L'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire. Merci beaucoup Sonia Dridi, merci d'avoir été avec nous.

Vous êtes bien sûr en direct de Washington dans le bureau réservé à la presse. Samantha, non, ce qui est absolument étonnant quand on écoute Donald Trump, il dit les dirigeants sont tous partis. Donc si vous voulez, il y a quelques jours, il dit "Ah ben c'est son optimisme légendaire".

Mais c'est même pas d'optimisme. Il faut qu'on arrête d'être si gentil avec lui. C'est un mensonge pur et simple.

Les dirigeants ne sont pas partis. Ils ne contrôlent pas le des droits d'ormous. Il dit qu'on le contrôle, il ne le contrôle pas.

Et puis c'est sur cette histoire de frappe, le New York Times a sorti un article il y a 2 jours dans lequel il recense tout ce que Trump a dit depuis le début de la guerre. Ils mettent les phrases les unes après les autres. Nous avons euh Oui, ces phrases tout et leur contraire.

Non, ça bien évidemment ça c'est beaucoup de travail hein. Mais c'est très important. C'est très important.

Nous sommes là depuis des mois à dire il va frapper demain. Cert Samantha, mais il dirige les États-Unis. Il dirige les États-Unis et c'est ça le problème.

C'est ça le problème du monde dans lequel nous vivons. C'est un fait c'est Donald Trump qui dirige un homme qui n'a aucune parole parce qu'il pourrait en effet frapper demain. Il ne pourrait ne pas frapper demain.

Personne au monde n'est capable de dire aujourd'hui ce qu'autre homme va faire. On peut spéculer et nous avons aucune idée. Il n'est pas question de se spéculer.

Essayons de nous en tenir au fait. Et les faits, ce sont cette Armada militaire qui est bien présente sur zone au Moyen-Orient et notamment ces avions de chasse. Vous les voyez d'ailleurs ?

C'est quel avions de chasse ? Michel Goyard ? Là, c'est un F35 C.

D'accord. Qui sont sur le Lincoln. Donc ça, ce sont des photos qui sont communiquées par le SENCOM américain qui ont été diffusées aujourd'hui.

Il y a aussi des avions de combat rapprochés qui se font ravitailler. C'est c'est c'est cela. et c'est à 10 qui se font ravitailler en vol.

Stéphan Goldin, c'est c'est comme ça que ça se passe. Euh le le d'ailleurs, j'aime beaucoup j'aime toujours voir ces ces images d'avion ravitaillé en vol, mais on a l'impression et et ces avions ravitailleurs sont euh sur l'aéroport de Benouron pour la pour la plupart. Donc tout est en place pour pouvoir être utilisé en un instant en fait.

Oui, tout est en place. Alors, c'est vrai que ce sont de très belles images et de voir un avion se faire ravitailler en vol, c'est toujours très très beau. Mais c'est vrai que on a vu d'ailleurs, on était ensemble la semaine dernière quand on a parlé des avions ravitailleurs qui étaient non pas qui étaient en partie à Beng, on est aussi sur l'aéroport des lates et aussi du côté Jordani d'ailleurs.

Et donc on voit très bien que tout est prêt dans le fond maintenant pour attendre un feu vert et d'enclencher une riposte en tant qu'à non pas une riposte mais en tout cas une nouvelle attaque. Quel type d'attaque ? Toute la question qu'il va falloir que l'on se pose maintenant, est-ce que l'on va vers une attaque classique comme ça s'est passé depuis le 28 février derri qui apporterait une victoire décisive ?

Qu'est-ce que ça serait pour vous Stéphan ? Alors à mon avis à mon avis je pense qu'il va falloir changer littéralement de tactique. Je pense qu'on est sur une tactique qui a pas montré concrètement ses preuves parce que qu'on le veut ou non la seule chose où Trump a raison, c'est vrai que l'armée de l'air iranienne est réduit à néant mais par contre il leur reste énormément de drones et domicile balistiques.

Donc que faut-il faire par contre ? Oui, je pense qu'il va falloir changer de tactique. Je pense qu'il va falloir mener grâce au renseignement des opérations très ponctuelles au sol avec des allées et retour avec des forces commando évidemment très sécurisé pas plus que 15 20 hommes qui rentrent qui ressortent immédiatement sur des sites que ça soit des sites qui sont liés au au gadrien de la révolution à la question nucléaire mais très avec énormément de guillemets parce que c'est des endroits qui sont hypergardés sur la question des missiles balistiques parce qu'il y a des zones où on ne peut pas atteindre avec des hélicoptères à ou avec des avions de chasse et aussi pour montrer au territoire aux iraniens.

On donne la parole, on écoute Donald Trump. La terreur en dans le monde, l'Iran ne puisse créer des problèmes et que l'Iran ne puisse jamais se doter de l'arme nucléaire. Et ils le savent.

Et l'Amérique une fois de plus gagne. L'Amérique est respectée à nouveau comme peut-être jamais avant. Mais nous avons comme juste commencé avec notre majorité républicaine au Congrès et nous allons imposer de nouvelles pénalité pour les dangers pour les personnes qui commettent de nouveaux crimes et nous allons donc également nous attaquer aux juges qui ne sont pas bons pour notre pays qui sont une dis grâce pour notre pays et nous allons donc œuvrer dans ce sens et c'est là que tout doit commencer.

Et nous allons adopter ce que nous appelons le great health plan, le grand plan de santé pour donc comme vous venez d'entendre Donald Trump qui continue de parler dans l'état de New York devant cette ce collège de Rockland Community, le mot important c'est l'Amérique sera respectée à nouveau. Vincent Cruisé. C'est ça, c'est cela que Martel Donald Trump, il a bien sûr évoqué euh l'arme nucléaire et le fait que il empêcherait bien sûr que les États-Unis d'Amérique empêcheraient la République islamique d'Iran de s'en doter.

Mais ce qui compte, c'est que l'Amérique soit respectée à nouveau. Peut-être est-ce pour que l'Amérique soit respectée à nouveau qu'il frappera ce soir ou dans les prochaines heures ? Oui.

Et et ça me permet de rebondir justement sur le principe des opérations combinées qui étaient euh évoqué par Stéphan Gold par euh par Stéphane. Ça a tout de même une limite. C'est la doctrine d'engagement euh de de l'armée américaine.

Quand on a vu l'usine à gaz, bah avec euh quand on a vu le problème de la récupération des deux pilotes et le traumatisme que ça a créé au sein de l'administration Maga qui a conduit d'ailleurs au Cessu 7 avril 3 jours après. Ça a été d'ailleurs pour pour Israël une très mauvaise nouvelle cette histoire de la perte du du F15 et donc l'opération des deux pilotes. quand on voit l'usine à gaz qui a été montée pour récupérer de pilotes et donc les Américains qui répugnent à engager physiquement des forces spéciales sur le terrain, je pense que malheureusement ils ne partageront pas le fardeau et ce seront les Israéliens qui se colleront ces opérations de force spéciale sur le terrain.

Oui. Qu'est-ce vous êtes d'accord Stéphan Goldin ? Oui.

Assez d'accord en partie parce que il faut comprendre qu'ussi cette trêve a permis donc le sale boulot le boulot le plus dur c'est les Isra. très probable que ça se fasse comme ça. Il faut comprendre aussi que cette trêve a permis aussi d'accumuler énormément de renseignements du renseignement du côté probablement israélien, du problème du côté américain pour justement peut-être amener ses forces spéciales sur des sites bien précis pour déstabiliser le le territo le le le régime iranien.

Mais il y a une autre arme dont personne pour le moment euh s'est euh sur lequel s'est penché. C'est la question du peuple iranien. H parce que le peuple iranien peut devenir une arme.

Or pour le moment le peuple iranien se cache à peur, n'ose pas et dans le fond il y a eu quand même 40 demiures. Il est sous la pression, il est sous la peur mais à un moment donné, il va falloir enfin personne n'ie de vivre sous les bombes. Ça petite nuance ça je terminer vi sous les bombes ça n'est pas agréable pour quiconque popanien ou autre.

Personne ne veut vivre sous les bombes. Mais par contre, c'est une arme qui à un moment donné, il va falloir réactiver tout doucement avec justement peut-être après réactivé, je comprends pas ce que vous dites. Elle n'a pas vraiment été activée, hein.

Ça n'a pas marché jusqu'à elles n'ont pas elles n'ont pas marché parce qu'elles ont eu peur et parce que ça n'a pas été suivi des faits. Et comme le disait tout à l'heure Michel Goya, si il y avait une intervention qui s'était faite au mois de janvier dernier, au moment où la population était dans dans la rue, peut-être que là on le monde ici, on parle de choses. N'oublions simplement pas une chose, c'est que dans le plan initial qui avait été mis sur la table de Trump et de Nathaniaou, elle devait se faire en trois phases.

La première phase avec des frappes massives, la deuxième phase avec des frappes sur les sites économiques, je dirais. Il y avait une trè phrase qui était plutôt liée au monde du renseignement qui aidait la population à se ressoulever. Or pour le moment on en est pas encore là.

Oui. Enfin on est pas encore là. C'est sûrement ce qui est en train de se passer pendant la trêve et cetera.

Enfin les sévistes de renseignement, j'allais dire n'ont que ça à faire. C'est leur travail. Stéphane, [rires] le problème avec ça, c'est que pour que le peuple se soulève, il faut qu'il soit armé.

Aujourd'hui en Iran, le monopole de la violence reste aux mains de du gouvernement, que ce soit les gardiens de la révolution, que ce soit l'armée. Non, mais c'est pas les gardiens de la révolution qui vont armer le peuple. Mais non, justement qui qui va armer le peuple d'autres il y a d'autres façons d'armer.

Et et la deuxième chose que j'avais dire qui m'est sortie, ah oui, Israël Israël Israël qui va s'en prendre aussi on va dire en plein la figure les représailles iraniennes de nouvelles frappe. Juste un chiffre qui est sorti par le Daily Telegraph, un journal britannique extrêmement bien renseigné que les USA ont dépensé la moitié de leur stock de TAD donc de de de missile intercepteur de missile intercepteur pour protéger Israël lors du début de cette guerre. la moitié américain vous faites bien le dire mais on va on va y venir Alexandre Moud revenir sur la phrase prononcé par Donald Trump que vous avez cité he il a dit que il faut que l'Amérique soit respectée et je crois que cette phrase il faut la mettre dans le contexte de sa visite en Chine.

C'est-à-dire, elle est revenue là-bas perturbé parce que si Jump Ping lui a tenu tête, non seulement tenu tête, il a démontré que la puissance n'est pas forcément du côté des États-Unis. H donc il est est revenu là-bas et Branlé Branlé euh donc ça le travail, ça le travaille. Il faut qu'il fasse quelque chose.

Il faut qu'il frappe quelque part pour montrer que les États-Unis existent, que les États-Unis continuent de dominer le monde et donc il va s' il va y avoir des frappes. En tout cas, ça continue à se préparer. Les A10 se font ravitailler.

Les F18 Hornet qui sont des avions de chasse de la marine sont en préparation. Voilà. D'ailleurs Michel Goya, ça c'est un F18 Hornet avec une munition là, on va la voir de plus près.

De quoi s'agit-il exactement ? Euh parce qu'ils ont l'air d'être lourdement armés ces ces F18. Euh là, j'avoue mon incompétence. [rires] Tout ce que tout ce que je peux dire, c'est que c'est l'avion de Tom Cruise dans Top Gun.

Voilà. D'accord. Non, mais là on voit on voit simplement sous les F18 la mise en place de missiles qui vont voilà qui se prêtre tirer.

Ce sont des missiles qui sont mis sous les ailes et dans différentes de il s'agit. Non mais après vous savez euh sur un navire de guerre, sur un porte-avion ou n'importe quel bâtiment, on se prépare en permanence. En fait, c'est une machine qui tourne en permanence.

Donc oui, on on est jamais en train de rien faire ça. Évidemment, voilà. Donc on s'entraîne en permanence et donc c'est pas il y a c'est pas le signe de d'une préparation particulière.

Euh voilà, c'est alors ce qu'on montre les images, c'est aussi pour montrer justement attention, on est prêt, on y va. Et pour ça, c'est aussi pour faire peur à la fois pour faire peur aux iraniens et peut-être aussi message interne au États-Unis dire voilà regardez on est prêt on a des on a des bons soldats, on est on est prêt à le faire, on est puissant et cetera mais en réalité on fait ça tout le temps quoi. Ce sont des avions [raclement de gorge] qui sont constamment réarmés automatiquement.

Les F18, les A10, enfin tout le monde. Oui. Oui.

Non, bien sûr. Et il y a même des B1. Le B1 qui est un avion qui est en opération de maintenance aux États-Unis celui-là.

Alors, c'est un bombardier. Vous avez trois types de bombardiers, vraiment de gros bombardiers, les B52, les B les B2 et les B1. Le B1, il est euh c'est un avion supers sonique.

C'est un bombardier supers sonic. Il y en a relativement peu. C'est un modèle un petit peu raté mais quand même quoi.

Donc c'est euh c'est c'est quand même assez assez balaise. Et voilà, ces B1, ils sont essentiellement ceux qui frappent en Iran sont les B1, les B52, ils sont essentiellement basés au Royaume-Uni. Alors euh tout de même le coût euh de cette opération qui a déjà eu lieu, l'opération qui est actuellement en pause si je puis dire euh à un mois de guerre grâce à cette trêve et bien on en connaît un peu plus sur l'ampleur de l'opération et de ses pertes.

Vous le voyez, 42 avions ont été détruits ou endommagés euh pour un coût de 2,6 milliards de dollars. Ça c'est la première fois qu'une source gouvernementale américaine quantifie ses pertes. Donc c'est un c'est une information que nous voulions vous vous donner.

Et dans ces 42 avions détruits, il y a 24 drones euh MQ9 Reaper, euh sept avions ravitailleur cassé 135, on vous en a beaucoup parlé sur le plateau, un un AWAX, un avion Awax, c'est plusieurs types d'avion de chasse. Euh les c avions ravitait ailleurs, c'est euh 2 % tout de même de la flotte totale, Michel Goya. Euh oui.

Alors, c'est ça c'est pour beaucoup. Alors globalement en réalité c'est pas c'est pas si important que ça. Et puis même en terme c'est des pertes acceptables.

Oui. Pour pour l'armée américaine, il faut la comparer qu'on parle d'une campagne aérienne, il faut comparer au nombre de sorties aériennes. Euh et donc c'est une campagne qui est massive et il y a eu de mémoire entre israélien et américain que 23000 sorties aériennes.

Donc 23000 sorties aériennes euh et vous avez des pertes comme ça. Donc dont la plupart en réalité sont des accidents. C'est des tirs fratricides ces accidents.

Ah pas tous là quand même. Les Iraniens ont le drone Reaper, ils l'ont eu hein. Oui, mais le drone Reaper, bon ok, mais c'est c'est des drones, je veux dire, c'est pas c'est beaucoup moins grave que un avion piloté, quoi.

Euh c'est beaucoup moins coûteux. Accessoirement, quand on parle des coûts des matériels, c'est tous ces matériels, tous ces avions, ils ont déjà été payés si vous voulez. C'est le coût du remplacement qui qui est important.

Euh quand vous avez des avions à 10 qui ne seront pas remplacés par exemple, qui soient détruits, euh finalement ça coûte pas plus cher euh au contribuable américain hein. Il sera pas remplacé de toute façon. Euh voilà.

Mais globalement alors c'est en valeur absolue, ça ça fait évidemment beaucoup d'argent. Si on fait le total de de du coût de cette guerre par rapport au de soldats qui ont été engagés, ça fait quelque chose comme du 20000 dollars pour chaque soldat américain par jour. Oui, c'est à peu près 10 fois plus que le au moment de l'engagement en Irak.

H mais justement, on vous a beaucoup parlé de ce bon, vous dites le drone Reaper, c'est moins important, mais quand même attardons-nous un instant sur l'importance de ce drone R. C'est moins grave. C'est moins grave de Oui, moins grave.

C'est un avion sans pilote effectivement mais neuf d'entre eux ont été perdus lors de cette de ces 40 jours de guerre contre l'Iran, donc c'est quand même beaucoup. Je rappelle que l'armée américaine envisageait envisage toujours de les retirer du service dans les années à venir et qui a un débat donc aux États-Unis sur l'utilité de continuer à les utiliser au au vu de leur de leur coûts. Mais du point de vue de chef d'étatmajor américain, il n'y a aucun doute.

Leur présence est capitale. On l'écoute parce qu'il était devant la commission des forces armées de la chambre des représentants hier. Je suis un fervant partisan des drones.

Pour l'opération Epic Fury, l'élément le plus précieux était le drone Reaper MQ9. Nous avons mené de très nombreuses frappes. Je ne souhaite pas en préciser le nombre car c'est une information secrète.

Mais aucun autre engin ne se rapproche ne serait-ce qu'un peu des résultats du drone MQ9. Ils sont très utiles et aucun homme n'est mis en danger. Oui.

Le drone Reaper, le héros méconnu de ce conflit. Stéphan Goldin, c'est tout simplement une nouvelle forme de guerre. C'est l'évolution de la guerre que nous allons dans les années à venir parce que il y aura bientôt des avions sans pilotes et dans le résultat dans le fond qui est positif dans cette histoire, c'est qu'il n'y a aucun pilote qui a été abattu.

Il y a aucun pilote qui a été pris, qu'il y a aucun pilote qui a été abattu. Et quand on regarde depuis le temps que dure cette guerre, euh ce n'est pas un exploit compte tenu de la supériorité aérienne des États-Unis, mais c'est quand même aussi un fait qu'il faut montrer. Alors, c'est vrai qu'on est aujourd'hui dans une nouvelle guerre, une guerre du 21e siècle, une guerre ultra technologique et demain, c'est vrai qu'il y aura de moins en moins d'avions de chasse.

Il y aura de plus en plus de drones avec une perfection qui augmentera et qui permettra de remplacer ses avions. Alors, j'aimerais savoir quelque chose Michel. Donc puisque ces drones sont sans pilote, est-ce que justement ils patrouillent dans de dans dans des zones de menace plus forte que si c'était des avions avec pilotes ?

Qu'est-ce qu'on fait de différent dans la guerre avec des drones ? Euh bah alors, il y a évidemment plein de maintenant il y a plein de modèles de drone. Ça c'est ce qu'on appelle un drone mal.

C'està-dire alors [rires] normalement il faut me répondre à vous avez une bonne vue. Mais mais moi je réponds jamais ce qu'il faut. Vous savez, vous me connaissez Michel.

Non non [rires] mais euh normal ça veut dire moyenne attitude longue endurance. Longue endurance. OK.

Oui, c'est un acronyme de façon vous avez aussi les donc haute attitude les global h qui vont beaucoup plus longs qui vont très longtemps qui peuvent rester des jours et des jours en observation. Celui-là c'est le niveau qui va un peu en dessous et ces particularités c'est qu'il sert à la fois faire de l'observation. Il peut monter je sais plus, il fait du jusquà 15000 p mais Michel comparé en comparé aux avions pilotés mais comparé aux avions pilotés ces drones Reaper là les MQ9 euh est-ce qu'il patrouille dans les mêmes à quelle fréquence est-ce qu'il patrouille à la même fréquence que des avions pilotés dans des zones de de menace ?

C'est pas le même emploi ça. C'est ça c'est quelque chose qui va lentement qui reste son but c'est d'être persistant on appelle sur une zone de surveiller et d'être capable de la frapper. Nous on a commencé à les utiliser au Sahel pendant l'opération Barcan et ça ça a changé complètement les choses.

C'estàd quand vous voyez vous voyez ce que voit un Reaper, je peux vous assurer que c'est quand même assez extraordinaire ce qu' est capable de faire et de de et de frapper. Maintenant au Sahel et ben il y avait pas d'opposition, il pouvait pas être abattu. Dans un ciel iranien, même si les défenses aériennes ont été quand même très largement endommagé, ça reste quand même très vulnérable face à une défense aérienne qui est un petit peu ça va trop lentement, c'est pas furtif et cetera.

Donc euh c'est pour ça qu'il y a des pertes relativement importantes, mais malgré tout ça reste très efficace et ça reste en tout cas très utile. Oui, la grande qualité du euh du Reaper, c'est sa capacité d'emport, hein. Près de 1700 kg de munition, il est capable donc d'engager donc des attaques air sol avec des missiles à Fire, avec des bombes des bombes guidées au laser et ça c'est son c'est son c'est son très grand avantage. est capable finalement de faire le travail d'un chasseur bombardier mais effectivement sans risquer d'engager un pilote.

Voilà. Euh nous venons de la prendre. Une source militaire iranienne, donc officielle a déclaré que les forces armées iraniennes sont prêtes avec de nouveaux plans militaires si les États-Unis ou leurs alliés entreprennent une action hostile.

Et cette source a averti que cette attaque déclencherait ce que les Iraniens appellent une troisème phase plus avancée de la réponse de l'Iran qui impliquerait de nouvelles armes tactiques et des opérations régionales plus étendues. D'ailleurs, des véhicules blindés ont été déployés, ont été vu déployés dans les rues de Teran. Vous voyez cette image et également à Kermancha hier et ce matin, pardon, [raclement de gorge] les Iraniens ont, on peut le dire, le doigt sur la gâchette.

C'est eux-mêmes qui le disent puisque le l'imamib de Teran a dit ceci : "Les ennemis feront cette fois l'expérience de missile nouveau qu'il n'avait pas imaginé. Israël sera à bout de souffre." Nous allons commenter cela.

Et il continue en disant en cas d'escalade des affrontements, une guerre extrégionale va se produire. En plus du détroit d'Ormouse. Babel Manden sera aussi fermé.

Alors, d'abord Sopia Mara, j'aimerais dire deux mots sur ce ce personnage, ce le ce cet homme qui est l'imamib de Terran. Qu'est-ce que cela veut dire ? C'est celui en arabe littéralement, celui qui se tient debout devant, donc celui qui dirige la prière du vendredi.

Aujourd'hui, nous sommes vendredi. C'est donc à ce moment-là euh que cet imam a a dit cela. Il monte en chair pour prononcer le sermon officiel.

Il a en Iran une fonction d'état de premier plan, c'est-à-dire c'est un homme politique. Oui, c'est vous avez tout à fait raison. C'est l'homme qui qui conduit la prière.

Et aujourd'hui, nous sommes vendredi. En plus, il y a euh le monde arabo-musulman euh est en période de pèlerinage à la Mec. Et pour les chiites, c'est la période aussi de Moharam qui est la période durant laquelle pendant 10 jours il pleure ou commémore entre guillemets le martyre ou en tout cas le martyre pour eux de l'imam Hussein qui fut avec des scènes d'autoflagélation et cetera.

Exactement. d'autoflégalation personnage qui sert dans le monde chiite hein justifier les souffrances de tous les hommes de tout de parce que si l'imam Hussein a souffert et bien ça veut dire que les autres peuvent souffrir puisque ce saintome a subi tout ce qu'il a subi un peu comme le Christ c'est c'est c'est comment dirais-je a été euh euh crucifié pour sauver les hommes. Oui oui et donc c'est pas seulement un discours religieux auquel les on a eu droit aujourd'hui c'est un discours politique politique et militaire.

Donc on y revient d'abord de nouveaux missiles. Oui de nouveaux missiles. Il a promis de nouveaux missiles et ce qui est intéressant c'est qu'il parle d'une nouvelle stratégie.

Ce qu'on se demande tous aujourd'hui c'est est-ce que Trump a une nouvelle stratégie ? C'est Iran dis les Iraniens en ont une mais il n'en apporte aucune preuve. Il parlent de nouveau missile à voir si c'est vrai ou pas.

En tout cas, ce que l'on sait, si l'on en croit euh le les dernières révélations de CNN qui rapporté des sources des renseign des services de renseignement américain, et bien quelques 70 % des capacités balistiques de l'Iran seraient intactes. Et je parle au conditionnel. Hm hm.

Stéphan Goldin, il a également ajouté que Israël sera à bout de souffle. Oui, pas de surprise parce qu'il y a eu une inter une une information qui a émané des services de renseignement israélien cet après-midi envers les services de l'armée israélienne pour préparer Israël à remonter son niveau d'alerte comptenu que ses services de renseignement disaient qu'il pourrait y avoir une coup surprise de l'Iran, une attaque surprise de l'Iran et que l'Iran pourrait taper les premiers et euh pour prendre pour prendre la main. Et donc Israël actuellement est depuis en tout cas le début de l'après-midi dans une a remonté son niveau de mobilisation euh à tout niveau euh au niveau de l'armée mais aussi au niveau de ces civils.

C'est-à-dire que Israël et la République islamique d'Iran craignent chacune que l'autre soit sur le point de lancer une attaque surprise sur son territoire. Oui, exactement. Ça a été été c'est l'information est passée dans le dans le courant de l'après-midi et les elles émanent des services de renseignement israéliens qui ont prévenu donc les services de l'armée et tout le monde est actuellement de se préparer parce que tout le monde a un temps en tout cas en Israël à la possibilité d'un coup des Iraniens où les Iraniens pourraient attaquer en premier avant justement que les Américains ou les Israéliens puissent intervenir sur le territoire du de la République islamique.

Mais stéphan, ça peut pas être de l'enfumage aussi des services de renseignement israélien pour forcer la main des Américains. J'en arrive, j'en arrive, j'en arrive exactement à ce que je pensais aussi. Il y a énormément de désinformations dans cette affaire.

Il y a énormément de jeux avec les peurs et c'est vrai que ce ne serait pas euh ça pourrait être très possible que ça soit aussi une Oui. une opération non fumage pour dire clairement les choses pour pousser les Américains à frapper les premiers avec les Israéliens qui seraient évidemment à épauler les les Américains dans cette affaire. Bon et mais tout est possible.

Tout est possible. dernière partie de ce du message de de cette de ce de cet imam en plus du détroit d'ormous Vincent Cruset, il a dit Babel Mandel sera aussi fermé. Donc, c'est-à-dire que les euh les Iraniens sont en train de dire qu'ils n'auraient aucun problème à euh passer à aller au-delà à au-delà de la région pour pouvoir bloquer puisqu'ils se sont rendus compte de leur efficacité sur Hormouse.

Ils pensent qu'il pourraient et que la menace serait encore plus forte sur cet autre des trit en mer rouge. Depuis le 28 février, les outils sont extrêmement calmes et n'ont pas bougé un orteil sur la zone. Euh en plus de l'armada américaine, aussi l'armada européenne, donc de la de la coalition avec euh avec euh le Charles de Gaulle et son et son groupe aéronaval.

Mais je pense que quand Ali Harbar parle d'externaliser le conflit et de l'exporter, je pense aussi à ce dont parlait Stéphane tout à l'heure, c'est-à-dire l'ouverture de la Coupe du monde de football le 11 juin qui a vraiment créé une une vraie vulnérabilité pour les États-Unis. Le moindre attentat dans les premières heures ou tentative d'attentat dans les premières heures de la Coupe du monde sera absolument désastreux pour les États-Unis. Et puis aussi dans dans le communiqué sur l'agence Taznim euh il parle de de frapper de façon nouvelle et spéciale et moi je pense toujours aux cyberattaques parce que les iraniens sont très forts en cyber.

Vous imaginez une cyberattaque sur le cloud ou sur n'importe quel gros serveur de données américain sur Google, sur n'importe quoi, sur Microsoft. On a vu déjà les dégâts que ça peut faire. Rien rien que si ça dure une heure ou deux, ça peut paralyser le monde.

Et là et là on pense voilà à des attaques de missile mais la vraie attaque qui nous paralyserait tous serait une grosse cyberattaque sans parler des câbles qui sont dans le câbles dans le trit d'ormous. En tout cas nous venons de voir les véhicules blindés qui étaient placés en certains endroits clés de Kermancha, une grande ville iranienne et de Terran. Mais il y a également dans les rues de Teran depuis quelques jours, ce n'est pas la première fois mais cela s'intensifie, euh des cours tout simplement dans la rue.

On manie de maniement d'armes enseignés à des civils dans les rues de Terran. Sopia ? Oui.

Des cours avec des AK47 de donc qui seront dispensés cette femme qui essaie de d'apprendre exactement à des femmes, à des enfants sur des plateaux télé où l'on Voilà. Alors, la semaine dernière, on y avait eu droit sur les plateaux télé à l'intérieur où d'ailleurs quand même le présentateur n'hésitait pas à tirer sur un drapeau des Émirats Arabes Unis. Mais là, ça s'est déplacé dans la rue exactement avec ça.

Ça rappelle un peu le comportement de l'État islamique d'ailleurs, même s'ils n'ont rien à voir et qu'ils ont été ennémis mais et qu'ils se sont combattus sur le territoire syrien notamment. Et bien, c'est ça que cela rappelle. Après, c'est là encore pour reprendre Oui.

Dans cette volonté d'armer tout le monde et de faire en sorte que tout le monde que toute la société et finalement de dire que que si jamais vous devez tuer les iraniens ou les responsables, il faut nous tuer jusqu'au dernier. C'est ça le message que ça renvoie. Vincent Vincent puis Alex armer tout le monde en Iran, ce serait à mon avis la meilleure des solutions pour faire tomber le régime.

Oui, c'est peut-être pas une mauvaise idée. [rires] On parlait on parlait d'armes pour pour ceux qui veulent se révolter, ça serait la meilleure des solutions. Oui.

Alors si c'est les gardiens de la révolution qui sont en train d'armer travail que faire les services de renseignement israélien. Mais pardon, alors ce [rires] tout peut arriver dans ce mondeel. Mais je vais vous dire quelque chose qui est intéressant.

La dernière fois, on avait vu des AK47 qui étaient d'origine russe. Là, on un AK47 d'origine chinoise, d'ailleurs, avec une crosse en fer un AK56 d'ailleurs, je crois. Euh non, on pas 47 mais avec une crosse chinoise.

Ce qui est intéressant, c'est quand même le la volonté de vouloir mettre tout le peuple autour de soi et se dire "Nous allons combattre, nous sommes une armée du peuple." Et il est là le message. Mais faisons attention parce que on a parlé d'enfumage et on voit qu'il y a cette guerre qui est sur le terrain mais il y a aussi une guerre de l'enfumage qui est extraordinaire parce que on a connu ça il y a quelques jours avec Deedja.

H c'était oui l'ancien président. Oui. Extraordinaire.

Le New York Times dit que que leurs sources sont totalement fiables ou mais ça peut être aussi d'enfumage. On voit avec enfin on voit qu'il y a franchement des volontés de vouloir éviter la guerre avec énormément d'enfumage. Si vous nous rejoignez, l'information ce soir, c'est cette réunion qui a été convoquée par Donald Trump ce matin même aux États-Unis euh dans son bureau euh alors qu'il tout le monde pensait qu'il était encore en train de donner une chance aux négociations et de facto les négociations sont encore théoriquement en cours.

Et ce matin aux États-Unis à l'intérieur de la salle, il y avait autour de Donald Trump le vice-président Jedy Vince, le secrétaire à la défense PEX, le directeur de la CIA John Rcliff, sa chef de cabinet Suzy Wies, la seule femme dans la salle et le secrétaire Marco Rubio n'était pas là puisqu'il était en Europe. Qu'a-t-il été dit ? Il a été dit que Donald Trump envisageait sérieusement des frappes.

Des frappes parce que justement euh il était de plus en plus frustré de la tournure que prenaient ces négociations qui sont selon lui dans l'impasse et il lui prendrait sans doute l'envie euh le le besoin, la nécessité, en tout cas le choix, la décision euh de frapper et de frapper de façon décisive, d'une façon différente de ce qu'il a été possible de faire jusqu'à présent. afin de pouvoir déclarer victoire. Samantha, bah [soupir] Donald Trump déclarera victoire si il décide qu'il n'en peut plus.

Il ne va jamais accepter. On est peut-être arrivé à ce moment-là, il ne va pas accepter avoir eu une défaite. Le problème qui reste, c'est celui du D3 d'Ormous.

Il ne peut pas dire qu'il a réussi tous ces buts de guerre si le D3 d'Ormous reste contrôle iranien. Donc il est vraiment dans une impasse terrible. Et et il y a moi je rejoins un petit peu tout ce qui était dit sur ce plateau.

Moi j'ai moi j'ai été profondément contre le début de cette guerre mais c'est un peu comme les antibiotiques. Excusez-moi de utiliser des analogies médicales mais une fois qu'on commence à prendre des antibiotiques, il faut les prendre jusqu'au bout sinon bien le microblie et devient totalement invincible et c'est un petit peu vers ça qu'on va en Iran. à moins d'y aller carrément avec l'arsenal que personne ne mention un mot un mot Alexandre Mnique avant d'arriver euh aux cryptomonnaaies a parlé des antibiotiques, je parlerai des rustines qu'on met d'ailleurs sur les pneus crevés et bien donc c'est-à-dire on ne va pas jamais au au fond de la problématique, on ne règle jamais rien finalement on repousse les échanges.

Mais ce que je voulais dire aussi sur la militarisation de conscience, le sujet qui a été évoqué et quand on a montré les images assez frappante, spectaculaire à la rue, dans la rue, les gens qui manient des des armes et cetera mais il faut quand même préciser, c'est un grand classique de tous les régimes dictatoriaux. C'est exactement ce qui se passe à Russie actuellement. Donc, c'est-à-dire la militarisation des consciences et des esprits pour montrer que toute la nation est derrière et pour booster, alimenter cette ferveur qu'elle soit réelle, qu'elle soit affective, ferveur patriotique.

H la capacité de résistance du régime iranien a étonné plus d'un. On apprend aujourd'hui h qu'alors que la République islamique se préparait à un conflit majeur avec les États-Unis parce qu'elle était justement en train de se préparer et bien des milliards de dollars, je dis bien des milliards de dollars en cryptomonnaie transitait et ont transita jusqu'à très récemment sur la plus grande plateforme d'échange au monde Binance pour financer le régime iranien et les gardiens de la révolution. Donc cette plateforme effectivement s'appelle Binance.

Elle a été lancée en 2017 et c'est la plus utilisée par les par les Iraniens. Pour essayer de comprendre exactement ce qui s'est passé, nous sommes en duplexe et je vous remercie d'avoir été patients avec Damien Bancal. Damien Bancal, bonsoir.

Vous êtes journaliste spécialisé cybersécurité. Expliquez-nous de façon assez simple parce que j'avoue que c'est un sujet ardu. En tout cas, moi personnellement, je n'y comprends rien.

Donc j'espère que vous allez m'aider à comprendre [rires] pour comment est-il possible que Binance, cette plateforme a été utilisée comme artère financière des gardiens de la révolution. Il faut savoir que Binance ou Binance, on choisit un petit peu comment on veut le dire, toujours est-il que c'est un outil qui permet de faire transiter de l'argent par la cryptoonnaie. Vous savez, c'est ces monnaies numériques qui permettent plus ou moins de se passer des banques.

Il faut savoir que l'Iran est passé il y a maintenant quelques années par un Chinois de 78 ans qui passait et transita centaines de millions de dollars via une petite entreprise qui qui travaille avec Binance pour tout ce qui va être on va dire entre guillemets le contrôle qualité. L'argent est passé par ce biais-là et pourtant, il y avait déjà eu des alertes hein, il y a 2 ans, il y avait déjà eu des articles et des alertes en indiquant que c'est très bizarre mais faut-il le rappeler, le département de la justice américaine avait interdit certaines entreprises de travailler justement éclirant et ils ont réussi à trouver et bien ce petit grain de sable qui a permis de faire passer effectivement comme vous le disiez plusieurs centaines de millions de dollars par cette cryptomonnaie et bien qui a permis de faire vivre en tout cas les gardiens de la liberté, ça c'est sûr. Oui.

Euh mais dites-moi Damien Bancal, donc si ce fondateur de de Binance, il avait été quand même gracié par Donald Trump. Ouais. Euh en en octobre 25 après avoir plaidé des coupables en 23 et après avoir passé des 4 mois en prison payé une amende record de 4,3 milliards de dollars.

Et je quand même je soulligne qu'il avait été soutien de l'entreprise de cryptoonnaie de la famille Trump. Bon et euh donc en dépit de tout cela et bien euh Binance ou Binance a contourné les sanctions américaines. Oui.

Alors je pense qu'on peut aussi se dire qu'ils sont été eux-mêmes piégés par leur système. Vous avez une petite entreprise dans un coin du côté de Shanghaiï et de Hong Kong qui permet de faire transiter de l'argent et c'est pour ça que d'ailleurs Binance avait mis plus de 1500 enquêteurs sur le sujet que le département de la justice américaine aussi avait travaillé sur le sujet. Alors ce qui est intéressant c'est qu'ils ont été effectivement condamnés en 2023, graciés en 2025 que certains des enquêteurs ont été remerciés.

Alors Bons explique que ils av ils sont partis de leur plein gré pour des questions personnelles. Ce qui est certain en tout cas c'est qu'on sait que l'Iran et la cryptoonnaie c'est véritablement une histoire d'amour he faut-il le rappeler. C'est 7,8 7,8 milliards de dollars d'activité en 2025 uniquement avec la cryptomonnaie.

Donc du coup, c'est reste encore assez facile de pouvoir cacher certaines transactions, même si là clairement on parle de centaines de millions de dollars, mais c'est un moyen très clairement de blanchir de l'argent. On le voit avec les pirates informatiques. Vous aviez tout à l'heure une invitée qui en parlait très justement où les pirates informatiques iraniens sont quand même connus pour ne pas être trop mauvais.

Et en plus cette cryptoonnaie permet et bien de faire transiter de l'argent sans être obligé de passer par des banques parce que c'est interdit pour les banques de faire du business avec justement l'Iran. H Merci infiniment Damien Bancal d'avoir été avec nous ce soir. On comprend un petit peu mieux ce ce sujet et puis on fera de nouveau appel à vous.

Merci Vincent. Voulez dire à mon petite précision à apporter c'est que il y a 3 semaines le département du trésor américain a pris des décisions importantes concernant des sanctions touchant une centaine de compagnies iraniennes à Dubaï. Donc en les frappant avec des mesures de l'OFAC.

Donc donc ces compagnies ne pouvaient plus ne peuvent plus effectuer la moindre de transaction bancaire en dollars dans le monde. Et justement le seul moyen pour eux d'effectuer des transactions autour du justement du pétrole, ce sont les cryptomonnaies. [raclement de gorge] L'Iran, les capacités de l'Iran militaire sont effectivement dégradées, mais elles ne sont pas détruites.

L'Iran est sans cesse en train d'anticiper de de nouvelles frappes et de nouvelles frappes qu' qu'elle qu'elle redoute qu'elle soit forte et ciblée. Ça va dans le sens de ce qui est en train de nous dire sans vraiment le dire Donald Trump qui voudrait une victoire puisqu'il ne l'a toujours pas eu en Iran. Écoutons ce député iranien qui avoue que malgré la guerre et bien l'Iran ne cesse de produire.

Même en temps de guerre, la production de missile s'est poursuivie sans interruption. Les forces armées travaillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en trois équipes pour fabriquer des missiles et des drones. Oui, Sopia Mara.

Donc ça ne ça n'empêche absolument pas les Iraniens de de d'avoir d'abord de s'être mieux préparé et de pendant la guerre de continuer à fabriquer. Oui. Les révélations du CNN ont également évoqué la capacité de l'Iran à fabriquer des drones.

Et en en parlant avec un expert ce matin qui qui me disait que le seul moyen et bien c'était simplement de frapper les centrales électriques, ce qui est évidemment très problématique en matière de droit international mais ils sont capables et d'ailleurs au sud Liban, le Ezballa également produit des drones qui sont en train de mettre à mal Sahal qui par ailleurs rasent des villages entiers sans raison. Mais mais c'est un autre débat. Cela étant dit, il ne faut pas se laisser prendre par ce genre de de déclaration parce qu'il y a une volonté chez l'Iran aujourd'hui de montrer un maximum de cartes en main peut-être parce que les négociations avancent de manière assez importante pour qu'elle ait besoin de toutes ces cartes pour obtenir le meilleur deal possible parce que l'art du deal n'est pas le monopole de Donald Trump.

Oui Stéphane Goldin. Oui, c'est plus que probable mais ce qui est sûr c'est que les drones iraniens ont toujours été une industrie très prolifique puisque la preuve c'est eux qui fournissaient les Russes pendant quelques années. Donc on sait très bien que ils ont des usines souterraines et qu'ils ont continué et compte tenu de la densité de la la grandeur de ce pays, ils ont des positions où ils peuvent évidemment écarter les zones industrielles.

Alors, c'est peut-être aussi pour ça quand tout à l'heure je parlais peut-être d'opération bien spécifique où là on peut rentrer dans des endroits bien précis et se retirer, c'est peut-être ce type d'endroit mais au-delà de ça, on a vu aussi que la trêve a permis aussi à l'Iran de se refaire. Ce type d'endroit, j'imagine que vous évoquez le nucléaire. Euh le nucléaire est effectivement euh le grand sujet qui fâche, celui euh qui divise le plus, euh celui qui montre de la façon la plus évidente que euh les Américains et les Iraniens sont encore loin d'être d'accord.

Écoutons Donald Trump qui il y a quelques instants à peine évoquait euh ce sujet devant son public. Je leur avais dit, on vient d'atteindre les 50000 points au DO et j'ai ajouté, "C'est un record le plus haut niveau jamais atteint." Et j'ai dit, "Désolé de vous faire ça, mais nous allons devoir nous rendre au Moyen-Orient." Ils ont demandé pourquoi.

Parce que l'Iran va se doter de l'arme nucléaire si nous ne les en empêchons pas. Et j'ai ajouté, nous allons devoir le faire et nous les en avons empêché. Ils n'auront jamais l'arme nucléaire.

Euh, c'est ce que vous disiez Samantha, il a évoqué le Dow Jones évidemment, mais mais en évoquant le nucléaire, le fait que les que l'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire. dans dans son dans son tr social il y a quelques heures, il a il a fait un grand tweet en majuscule en disant euh records euh de de je crois du SNP ou du Dow Jones qui n'ont jamais été éteints pour euh pour pour revenir au nucléaires. J'aiécouté aussi un podcast du Daily Telegraph qui tous les jours ont un podcast sur la guerre en ICRAN en Iran qui qui parlait du fait que les Iraniens seraient potentiellement prêts à proposer dans les discussions qui ont lieu en ce moment de diluer l'uranium qu'ils ont sur place.

Mais la position américaine est très claire. Aucun enrichissement d'uranium, même pas à 3,5 % ce qui serait nécessaire pour de l'uranum euh pour de du nucléaire civil ne doit être autorisé sur le sol iranien. Les Ianiens disent "Nous sommes signataires du traité de non de prolifération, c'est notre droit d'avoir du nucléaire civil." Alors évidemment, ils ont enrich 60 % ce qui n'est pas du tout dans un contexte civil.

Bien sûr, mais on voit que les deux positions à ce stade sont relativement irréconciliables parce que les Américains aujourd'hui disent aucun arrangissement d'uranium de quoi que ce soit sur le sol iranien. Donc ça semble quasiment inévit. C'est la raison pour laquelle effectivement quand on n'est pas quand c'est bien évidemment ce que craint Donald Trump, c'est que il n'arrive absolument à rien et que comme ils n'arriveront à rien, il aura recours à une opération militaire.

Voici ce que dit les positions sont de plus en plus tranchées. Euh il y a quelques heures, le porte-parole du ministère arainien des affaires étrangères, nos positions, voilà que alors que Donald Trump, vous le voyez à cette image, est en train d'arriver de la base de Safran qui est dans l'état de New York. Euh c'est de cette base qu'il va euh reprendre son avion pour rentrer à Washington comme il l'a expliqué euh tout à l'heure.

Euh je reviens à ce que disait le porte-parole du ministère ministre iranien des affaires étrangères. À propos de l'uranium, nos positions sont clairement définies concernant les questions à l'iranium hautement enrichi en Iran. Si nous essayons d'entrer dans les détails de cette question, ajoute-t-il, nous n'arriverons à aucune conclusion.

Michel Goya. Donc euh les Iraniens depuis le départ refusent que soit euh questionné, débattu euh ce ce thème épineux du nucléaire avant même euh de commencer de véritables négociations. Donc c'est tout à cho là.

Ah ben bien sûr, c'est dans tous les cas de figure Trump Trump qui vient de monter dans son avion et qui sera très bientôt de retour à Washington. quelque chose, il faut qu'il ait deux choses. Qu'il obtienne à coup sûr quelque chose sur le nucléaire, soit par la négociation, soit par la destruction.

Il faut quelque chose. Il faut que voilà qu'il disent "OK, j'ai vraiment éliminé ce problème." C'est trop engagé dans cette affaire dans ce sens pour renoncer sans avoir obtenu au moins la certitude que le le il y aura plus de programme nucléaire.

Accessoirement dans le discours qu'on a entendu, il a déjà dit que il avait il y aura plus de nucléaire pour pour les temps à venir. Mais bon. Et puis le deuxième aspect, c'est quand même le détroit d'ormouse.

Et ça c'est quand même c'est l'épine dans le pied. À la limite, il peut dire "OK, on va rebombarder euh tous les nucléaires, on va tout frapper, on va tout casser." Il a vraiment vraiment il y a il y a plus rien.

Et puis bon, OK, sa émission accomplie, euh il peut toujours le dire des trois d'ormous, bah on le voit quoi. Voilà, payer peut pas, il peut pas dire les trois d'ormous est libre. Non, on le voit que c'est pas le cas.

Donc voilà ça reste l'épine quand même globalement dans son pied quoi. Je rappelle que le guide suprême mtaba avait ramené avait Vincent Cruset bien dit répété de question de restituer 440 le nucléaire restera en Iran. Exactement.

Mais de toute façon la position iranienne n'a jamais bougé d'un Yota sur cette affaire et l'Iran ne renoncera jamais à son uranium ni à son droit d'enrichir son uranium. que les choses so clair et donc c'est là où nous sommes dans une position de blocage et comment aller vers une victoire quelle que soit comment on la nomme cette victoire compte tenue de ce blocage et d'un point de vue israélien pourvu que les choses soient clair la question nucléaire est quelque chose de est un casus bellly d'un point de vue des Américains aujourd'hui c'est aussi devenu un casus béli et moi je pense que les Américains, ce serait plus facile de déclarer victoire sur le nucléaire en disant bon on s'en est débarrassé comme ils ont fait l'année dernière et et de repousser le problème à demain en se disant on aura d'autres négociations. Ce ce qui n'est pas possible de de de enfin ce qui n'est pas possible de de de repousser à demain, c'est c'est hormous, c'est que le monde entier peut voir si c'est ouvert ou fermé.

Et donc je pense que sur le nucléaire paradoxalement, ce sera plus facile d'avoir un flou, un bluff, de dire on a réussi quelque chose et puis chacun dira ce qu'il veut comme ça. Comme ça, c'est impossible à vérifier. Donc voilà, nous venons euh de la prendre.

Israël a mené ce soir cinq attaques aériennes dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne. Ça a été annoncé par l'agence de presse libanaise officielle. Elles ont eu lieu avant minuilleur locale dans des zones qui étaient relativement épargnées par les frappes israéliennes jusqu'à présent.

Stéphane Goldin, est-ce que vous pouvez commenter ? Oui, je sais que d'après les informations qu'on a eu, il y a eu des frappes israéliennes du côté de Tir, de la ville de Tir et aussi du côté euh du nord-est euh donc euh sur la frontière syrienne. Euh c'est suite à différentes attaques qui ont eu lieu tout au long de la journée avec des tirs de missiles et de drones sur le territoire israélien.

Donc on est toujours dans ce jeu, enfin, c'est pas un jeu malheureusement, dans ces tirs réciproques entre le Rizbala d'un côté et l'armée israélienne de l'autre. l'armée israélienne avait informé les populations qu'elles allaient intervenir ce soir, ce qu'elle a fait euh avant d' avant de frapper ses cibles. Euh voilà, on en est là pour le moment et on est toujours dans cette dans ce dans ce combat parce que concrètement, il n'y a pas de cesser le feu avec avec le Rizbala.

Il y a peut-être une volonté de cesser le feu avec le gouvernement libanais. Il y a des pour parler et ce qu'ils vont aboutir et ce qu'ils ne vont pas aboutir. La question est de comment aider le gouvernement libanais parce que il n'y a que peut-être que les Libanais qui pourront un jour se débarrasser du crisbola.

C'est un peu comme les Iraniens qui devraient aussi se lever contre le régime des mola. Et donc à un moment donné, il va falloir qu'il y ait des décisions et surtout des moyens qui soient donnés à cette armée libanaise qui ne peut pas concrètement faire le boulot. Hm.

Oui, Sopia Marin. Mais le problème c'est que l'armée libanaise même si on peut évidemment la montrer du droit doit du doigt et lui reprocher de ne pas faire son travail même elle est aux ordres des des politiciens qui eux doivent donner l'ordre et qu'il ne le donnent pas de manière assez claire ou ou assez forte. Il y a en sens inverse ou par ailleurs un problème, le fameux principe du QMI, c'est-à-dire qu'il est qu'il est interdit de d'armer l'armée libanaise pour qu'elle reste en dessous de la puissance de l'armée israélienne.

Donc c'est le serpent qui se mort la queue. On ne peut pas dire aux Libanais oh vous savez les Américains, ils n'ont pas réussi à vaincre l'Iran. Mais vous libanais qui êtes à genoux, asphixier, pris en otage par le bolbola, et bien vous allez envoyer votre petite armée qui est sous-armée, qui n'a pas un/art d'avion, qui n'a pas un/4 de drone et aller détruire.

Alors certes, certes, on pourrait penser, non mais on pourrait penser que et bien le esboula est une telle pléie pour les libanais qu'ils devraient tous se lever comme un seul homme et aller manger ce esboll là ou alors manger les politiciens qui ne donnent pas l'ordre à l'armée. Mais ça ne se produit pas. Mais ça se produit parce qu'ils sont épuisés, parce qu'ils ont vécu 17 ans de guerre civile, parce qu'ils n'ont plus de banque, ils n'ont plus de de plus de vie norm, plus rien et ils sont sous les bombes.

Et plus Israël bombe et plus Israël casse les les les villages. Aujourd'hui, une étude dans le monde, je vous invite à la voir. Il y a 45 % des villages et Israël est accusé d'urbicide.

Oui, d'urbicide et d'écocide. Oui, ça veut dire de tuer des villes. Il a plus de zones urbain plus rien.

Alors quand vous vous avez un danger, vous le bombardez. Mais quand vous descendez dans les villages et que vous dynamitez les écoles, vous dynamitez les maisons, ça veut dire qu'il y a plus de et vous prenez des selfies. Ça veut dire que vous êtes là pour tout casser et empêcher la vie d'y revenir.

Donc là, ils renourrissent le esboll et en fait, ils se complètent le esbollah et Israël. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils se nourrissent.

Et c'est ce qu'on appelle même si on se déteste des alliés objectifs, l'un a besoin de l'autre pour justifier sa présence. Réponse de Stéphan pour aller un moment même un peu dans le session assez d'accord. [rires] Non mais simplement je voudrais dire bon euh d'abord j'ai horreur des selfies surtout en tant que guerre mais ça c'est un une parenthèse.

Euh je trouve pas ça que ça soit très peu importe. Au-delà, il faut comprendre qu'il y a aussi dans le sous-sol, on en a parlé tout à l'heure, des usines de drone. Il y a des drones et donc quelquefois Israël est obligé de bombarder malheureusement sur ces zones là en profondeur.

Mais c'est vrai qu'à un moment donné, il va falloir changer les règles et c'est vrai que ces ces négociations qui se passent entre le Liban et Israël doivent changer ses règles et donner tous les moyens à une armée libanaise, c'està-dire au gouvernement libanais qui puisse donner ses moyens à cette armée libanaise. Malheureusement, cette armée libanaise est gangrainée depuis 2006, est engrainée avec une mouvance chiite très forte et qui ne peut pas justement se se relever. Et la question est de savoir comment aujourd'hui donner les moyens à ce gouvernement libanais pour faire entre guillemets le ménage, restructurer les chose, redonner une nouvelle vie au Liban.

C'est un pays formidable le Liban qui a tous ces qui pourrait avoir tous les atouts pour réussir. Et je vous promets, si demain il devait y avoir une paix entre Liban et Israël, on serait une force extraordinaire surtout les sur les questions énergétiques. Mais pour le moment, on en est pas encore là.

Pourquoi ? parce qu'il y a cette milice qui a pris ma main et ça date depuis des années 70 parce que c'est ça a pas commencé aujourd'hui et qui a pris en tenaille et en otage ce pays et maintenant c'est comment aider le Liban à s'en sortir. Il y a également un autre problème, Michel Goya, qui est celui selon des évaluations du département de la défense américaine qui ont été décrites au Washington Post, le fait que l'armée américaine justement en aidant Israël, en aidant beaucoup Israël avec ses intercepteurs, en livrant des intercepteurs à Israël pour l'aider et bien à épuiser une partie de son propre stock après avoir dépensé beaucoup de ses munitions haut de gamme.

Euh oui. C'est on le savait hein, c'est dans un certain nombre de munitions dites critiques, c'estàd des munitions de haute technologie qui sont en nombre limité. parle de 200 intercepteurs TAD quand même.

La moitié la moitié de l'arsenal total du Pentagone. Ah oui, alors c'est quand même éorme. Oui.

Non mais ça devient stratégique à ce stade. C'est devient un problème stratégique. Bah le Tad, je rappelle c'est un missile exoatmosphérique, c'està-dire qui va au-delà de l'atmosphère pour aller intercepter des missiles.

Euh et il y en a deux américains, il y a celui-là et le le SM3 qui est sur les les navires. Donc ça devient c'est tellement important que ça fait partie du système de défense antimissile antimissile nucléaire j'entends he sur deux du territoire des États-Unis. Donc c'est un élément très important.

Il y a un autre type de missile qui permet de frapper vraiment dans dans le vide spatial. Ils en ont une quarantaine à peu près. Et si ça passe pas, ben on fait appel au TAD.

Euh et donc c'est extrêmement important. Et ce qui me frappe toujours, enfin ce qui m'étonne toujours, c'est que ils aient pas anticipé le fait que ils connaissaient le nombre de missile à peu près iranien. Ils savaient très bien que les herniens av attaqué et donc ils auraient pu statistiquement dire voilà ben ça va se consommer ça.

Ah c'est-à-dire en connaissant à priori le nombre euh de missiles iraniens dont dispose l'Iran et en se disant c'est ça les planificateurs de la guerre en se disant que all tant de tant de missiles alors on peut essayer de les détruire au sol autant que possible mais il restera quand même ils seront capables quand même. Tous ces calculs, vous avez l'impression Michel qui n'ont pas été faits ou où ils ont été faits mais euh et donc ça a peut-être été présenté d'ailleurs à Donald Trump en disant attention voilà les risques mais que je suis persuadé que Donald Trump s'était tellement persuadé que c'était rapide et facile que le problème ne se poserait pas au bout du compte. Et maintenant, bah oui, le problème s'est posé.

Et quand vous, contrairement à ce que disait Donald Trump tout à l'heure, on l'entendait. Non, la position des américaine elle est pas renforcée. Leur capacité, elle est pas renforcée.

Ils font pas ils font moins peur au reste du monde que qu'avant cette guerre. Mais mais en fait ces cetades ont été euh détruits en protégeant Israël et et ils ont d'ailleurs les Américains ont utilisé plus euh de missiles intercepteurs de missile que les Israéliens eux-mêmes. Et quand on pense à l'arsenal, enfin la flotti de d'avion, je sais pas quel est le mot correct pour de groupement d'avions américains qu'il y a aujourd'hui en Israël à Bengouron et à Elat, s'imaginer qu'il puisse y avoir encore des frappes iraniennes sur ses bases où où sont les avions américains avec cette on va dire cette réduction des moyens de protection, c'est extrêmement grave.

Mais je pense que c'est aussi un des calculs que Donald Trump a en tête parce que je pense que quand il arrête de faire le guignol, il fait des calculs quand même et enfin il lit les calculs qu'on lui donne. Il fait pas les calculs lui-même. Sam en tout cas je pense que c'est un des facteurs qui fait qu'il hésite encore aujourd'hui à recommencer cette guerre en Iran parce que les menaces de l'Iran d'avoir des des de de de s'en prendre à la région et plus loin.

On voit que l'Iran en est capable et je pense que c'est vraiment le frein principal chez lui aujourd'hui. Mais ce qui frappant, c'est quand même la totale improvisation de Donald Trump. C'est-à-dire ces calculs, je veux bien les voir où sont-ils finalement ?

Donc est-ce qu'il y a encore des adultes dans la pièce finalement ? Est-ce qu'il y a des gens qui réfléchissent quelque part ? Parce que on est dans la spontanéité, on est dans l'instantané, dans la fantaie, c'est-à-dire on est complètement désemparé finalement.

Donc il faut dire les choses telles qu'elles sont actuellement. Et Donald Trump joue avec nos mèes en pratiquant la méthode coué. Finalement, il dit voilà tout est parfait, magnifique, formidable alors que absolument rien n'est fait, tout reste à faire. [rires] Alors, il y a ces intercepteurs américains effectivement qui ont beaucoup aidé Israël, Stephan Goldin, mais il y a aussi bon, tout le monde a été étonné de l'ampleur des dégâts infligés par les frappes iraniennes sur des cibles américaines dans les États du golf.

Certes, mais il y a par des analyses d'images satellites montrent révèlent également des dégâts sur plusieurs bases israéliennes. Oui, exactement. Et il faut se rappeler qu'au début de la guerre, personne n'aurait imaginé que le l'Iran allait frapper et taper les pays du golf.

Et les pays du go tout le monde pensait que ça serait Israël. Et ça serait qu'Israël. C'est vrai que les premiers jours, c'était essentiellement Israël.

Ça a été dans une seconde phase où les pays du golf ont été attaqués et au début les Américains étaient persuadés que leur dô allait pouvoir protéger. Or, il savait que ça n'a pas protégé. Donc il a fallu faire un mouvement vers les pays du golfe.

Alors parallèlement à cela, oui, le ciel israélien n'a pas été à 100 % complètement hermétique. Il n'a jamais été hermétique. Et c'est vrai qu'il y a aujourd'hui des images satellites qui montrent que deux trois bases ont été frappées.

Une deux bases de l'armée de l'air, une au nord et une au sud qui ont été touché je dirais à leur non pas dans leur dans leur centre névralgique mais qui ont quand même été touchés dans un environnement. Rappelez-vous aussi quand il y avait eu ces tirs, qu'on le veuille ou non, il faut le dire, euh autour de la ville de Dimona. Euh donc c'est vrai qu'on s'imaginerit que il y avait aussi une zone très nébralgique israélienne qui aurait pu toucher cette usine de Textfield que tout le monde connaît en Israël.

Et euh et donc c'est vrai que les il y a eu alors il faut comprendre aussi, il faut pas négliger, il faut jamais négliger l'ennemi. Oui. Ouais.

Et l'ennemi a aussi ses sources de renseignement. Vous êtes militaire, vous le dites tout le temps. Tout le monde le dit tout le temps.

Sauf que dans la réalité, vous tout le monde néglige l'ennemi. Enfin, je suis désolé. Stéphan cette impression.

Stéphan, il y a quand même deux chiffres quand même qu'il faut bien comprendre, c'est que d'un côté, on a une nation qui a un budget militaire de 23 milliards de dollars et côté, les États-Unis 1000 milliards pour l'instant et demain 1500 milliards de dollars. Et je ne parle même pas du budget de la défense israélienne. que il y a tout de même un problème de commandement, de décision stratégique, de doctrine d'emploi, d'engagement des forces qui quand même et est considérable parce que tout de même entre 1000 milliards et 23 milliards, je suis désolé, il y a quand même un gap énorme.

Il y a un garap mais ce que je voulais dire et je l'avais déjà dit sur ce plateau, je pense qu'il y a eu un problème au niveau de sa de la préparation de cette attaque d'anticipation d'anticipation sur des cibles bien précises sur la manière dont les choses allaient se faire sur la stratégie à mener où les Américains étaient finalement cette collaboration qu'on nous présentait comme parfaite entre les États-Unis et Israël fonctionné raté elle elle a non elle n'a pas raté elle a fonctionné mais elle n'a pas été je dirais dans Non, Israël était davantage préparé. Voilà, dans un mais Israël était prêt et Israël est toujours prêt. H d'accord.

Et là, Sigda Gatov comme les petits pardon toujours prêt. C'est c'est Sigda [rires] Gatov, vous souvenez Alexandre, ça veut dire toujours près les pionniers de l'énine. Voilà, c'est voilà exactement chez chez les scout.

Chez les scout. Oui. Euh Sopia, effectivement Israël était davantage prêt.

C'est une évidence que les États-Unis et que la République islamique d'Iran, je ne sais pas. Yeah.

Le 22h Nivat du vendredi 22 mai 2026 — Gérard Israel · Pourquijevote