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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 12 décembre 2016 25 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesJustice

Meeting d'Emmanuel Macron : Il ne faut pas faire "du Patrick Bruel" pour Pierre Moscovici

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous approuvez cette initiative de députés français à Alep ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    L'Europe ne sert à rien dans cette affaire ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que l'Europe est absente sur le dossier Alep ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    François Hollande devrait-il faire une visite symbolique à Alep ?

  • 6:00FerméeÉludée

    Est-ce que vous soutenez Vincent Peillon ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Êtes-vous aussi proche de Manuel Valls que de Vincent Peillon ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:15Pierre MoscoviciFait
    « Nous sommes l'Union européenne les premiers contributeurs en matière d'aide humanitaire. »
  • 7:30Pierre MoscoviciPromesse
    « Je soutiendrai le candidat du Parti socialiste naturellement à l'élection présidentielle. »
  • 8:30Pierre MoscoviciPromesse
    « Je voterai à la primaire pour celui qui sera le plus constructif sur le plan européen. »
  • 15:00Pierre MoscoviciFait
    « J'ai pour Christine Lagarde beaucoup d'estime et de l'amitié. »
  • 20:30Pierre MoscoviciPromesse
    « Il n'y aura pas de crise bancaire italienne et il n'y aura pas de crise financière européenne à partir de l'Italie. »
  • 21:30Pierre MoscoviciFait
    « Je suis résolument hostile aux politiques d'austérité dans la période où nous sommes. »
  • 22:30Pierre MoscoviciChiffre
    « Le niveau moyen des déficits dans l'Union européenne est à 1,5 %. En France, il est à 2,9. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

8h30 àissant Jean-Michel Apatti ce matin mais avec Yel G. Bonjour à vous Yë et là et Gil Betan également et notre invité ce matin et commissaire européen en charge des affaires économiques ancien ministre de l'économie Pierre Moscovici bonjour bonjour vous publiez s'il est minuit en Europe chez Grassé et à Alep en Syrie c'est déjà minuit à sous les bombes les civils en fuite. Ne pas les laisser mourir sans réagir, c'est le but du voyage express que tentent plusieurs députés de droite et de gauche.

Patrick Menucci, Herv Mariton et Cécile Duflot qui a prévu de se rendre sur place aujourd'hui en l'écoute. Mais nous sommes conscients que notre finition représente une goutte d'eau dans l'océan mais dans un océan dramatique et nous ne pouvions nous nous résoudre à l'impuissance. Il se passe à défie l'entendement, défit nos valeurs tout simplement. des députés français à Alep aujourd'hui.

Vous approuvez cette initiative Pierre Moscov ici ? Oui, parce que je pense qu'en effet euh peu importe que ce soit une goutte d'eau, il faut donner un signal. Il y a un devoir d'indignation parce que ce qui se passe à pest où les bombardements se sont encore intensifiés depuis l'attaque des des Russes et enfin des Syriens soutenu par les Russes, pardonnez-moi, du lapsus, enfin, il veut dire aussi quelque chose et et ce qui est touché, ce sont tes hôpitaux, ce sont tes écoles, ce sont les populations civiles et on doit absolument pouvoir venir en aide aux blessés, protéger ceux qui veulent quitter la ville et l'aide humanitaire doit pouvoir parvenir.

Mais le fait que ce soit trois trois députés individuellement, est-ce que c'est signifia ça ne signifie pas, pardon, que l'Europe elle ne sert pas à grand-chose dans cette affaire ? Alors, je je suis tout à fait en sympathie avec ce que font ces trois députés, mais il faut aussi remettre les choses euh à leur place. l'Union européenne et la première contributiste en terme d'aide humanitaire en Syrie en général, c'est 9 milliards d'euros tout de même.

L'Union européenne contribue à la solution politique. Madame Moguerini, ma collègue en charge des affaires étrangères particip je dis pas ça je dis simplement que dire que l'Union européenne est absente n'est pas exacte. Je pense qu'il y a un problème pour la communauté internationale tout entière.

Je pense qu'il y a là encore une fois un devoir d'indignation absolu. On entend les grand onentend pas Bruxelles sur le dossier Alep. Mais arrêtez avec ça.

Bien sûr qu'on entend Bruxelles et je le répète nous sommes l'Union européenne les premiers contributeurs en matière d'aide humanitaire. C'est de l'argent c'est de l'aide humanitaire. Ça ne suffit pas.

C'est ce n'est pas c'est pas l'Union européenne. Nous sommes dans un continent qui est formé de ces nations et pour ce qui est de la politique étrangère nous avons une responsabilité. Encore une fois nous sommes en charge de l'humanitaire.

Aujourd'hui, madame Mogerini va présider un conseil des ministres des affaires étrangères qui va être consacré en grande partie à la situation en Syrie. Nous avons une position qui est que le régime actuel ne peut pas faire partie de la solution et qu'il faudra un dialogue intrayrien pour parvenir à dégager une solution politique. Mais c'est l'ensemble de la communauté internationale.

Nous y sommes, c'est pas les uns ou les autres. Ce n'est ni monsieur Menouci, ni madame Duflo, ni monsieur Mariton, ni l'Union européenne seule qui va yvenir. C'est tout le monde à la fois.

Il y a des symboles. En 1992, François Mitterran, vous vous souvenez, était allé faire une visite éclair dans Sarayevo assiéger. Ça avait marqué les esprits.

Est-ce que François Hollande pourrait lui aussi devrait imiter ce genre de de démarche symbolique ? Je ne suis pas le chef de la diplomatie française. Je sais que le président de la République surveille cette situation.

Je sais qu'il est actif. Je sais qu'il a des positions politiques, je sais que la France est présente. Mais encore une fois, nous sommes là face à un drame.

Ne faisons pas une utilisation politique de tout ça. Il est indispensable que toute la communauté internationale mobilise l'ensemble de ces ressources, que ce soi des ressources politiques, que ce soi des ressources financières, que ce soi des ressources encore une fois de mobilisation, d'indignation face à des violations des droits humains qui sont indescriptibles, insupportables. Donc n'essayons pas là-dessus de faire des clivages.

Rassemblons-nous. On reste sur les affaires étrangères. C'est l'affaire qui secoue l'Amérique depuis vendredi.

Le Washington Post publie une note confidentielle de la CIA selon laquelle la Russie aurait aidé Donald Trump à gagner l'élection américaine. Accusation grave. En clair, les services secrets US accusent la Russie d'avoir piraté des adresses mail dans le camp démocrate.

Barack Obama demande un rapport et Donald Trump ni toute ingence russe. On l'écoute. Je pense que c'est ridicule.

C'est un nouveau prétexte. Je n'y crois pas. Je ne sais pas pourquoi ils font ça.

Toutes les semaines, ils inventires. Notre victoire a été massive, sans appel. L'ingérence russe dans les affaires américaines ou européennes, la menace russe, est- est-ce que c'est une question que vous abordez vous à Bruxelles au sein de la Commission européenne ?

Il y a plusieurs choses qui me frappent dans cette affaire. Il y a d'abord le fait que c'est la CIA, c'est pas un journal qui accuse ou qui démonte une attaque russe qui aurait permis de livrer des mails. Vous savez, c'est la fameuse affaire des mailes qui aurait entravé la campagne d'Hillary Clinton qui a quand même gagné de plus de 2 % cette élection en terme de vote populaire. rappelons-le quand même au passage.

Je ne dis pas le contraire mais je je je le sais bien. Je dis simplement que les choses se sont jouées avec elle a 2 millions et demi de voix d'avance, elle a 100000 voix de retard dans les trois swing states et donc cette affaire a pesé et la dernière semaine de campagne a tout de même été complètement oblitérée par ce sujet. Bon donc ça première chose c'est la CIA.

Deuxième chose, ce qui est frappant, c'est que vous avez le futur président des États-Unis qui vient s'asseoir sur un rapport officiel et donc il y a aussi un rapport une relation entre Donald Trump et les institutions américaines qui s'avance c'est la Russie qui s'ingèrent dans les affaires. Trè chose et la troisème chose, il y a l'ingérance éventuelle parce que encore une fois il faut la confirmer de la Russie dans les affaires américaines. Ce qui d'ailleurs veut dire qu'il y a un homme, Vladimir Poutine, qui a une stratégie extrêmement agressive sur le plan politique et à l'échelle de la planète et qu'il ne faut faire preuve d'aucune naïveté à son égard.

Je dis bien d'aucune naïé, pas de paranoïa, pas non plus d'hostilité systématique, c'est un grand pays mais aucune forme de naïveté. Julstein, vous aviez dit avant l'élection que si Trump gagnait à l'époque, vous n'y croyez pas, ça serait compliqué de travailler avec lui. Depuis, il a gagné.

D'après ce que vous venez de dire, il s'assoit sur un rapport officiel d'après les premières nominations auxquelles vous avez assisté, est-ce que vous confirmez que le travail avec Donald Trump, ça va pas être facile ? Ben, c'est extrêmement difficile à lire pour le moment parce qu'il y a à la fois des dominations qui sont, j'allais dire, plus normales. Il y a le fait que les membres centraux de son équipe de campagne, que soit Julian, que soit le gouverneur Christi, euh que que ce soit N GR, l'ancien président du Congrès, ne sont pas parmi les membres de son conseil.

Mais il y a aussi un nombre incroyable de militaires qui sont nommés. Il y a une tonalité extrêmement martiale. Il y a le fait qu'il n'y a que des milliardaires et il y a une logique politique qui n'est pas extrêmement claire.

Ce qui me paraît certain en tout cas, c'est qu'on aura affaire à une Amérique qui sera plus nationaliste, sans doute plus protectionniste. Je ne sais pas jusqu'à quel point l'Europe contrat pour elle. Ça veut dire aussi que nous devons être capable de mieux organiser notre propre défense parce que nous ne savons pas à quel point l'OTAN sera une priorité pour cette nouvelle administration.

Bref, plus compliqué sans aucun doute. Et cette discussion reprend dans 90 secondes exactement, il est 8h40 et voici Victor Mat. La Chine se dit ce matin gravement préoccupée par les déclarations de Donald Trump.

Le futur président américain envisage en effet d'entretenir des relations diplomatiques avec Taiïwan. Depuis 40 ans, les États-Unis ont pris l'engagement de ne pas s'entretenir avec Taiwan en raison des très vives tensions avec Pékin. En Turquie, plus de 100 membres du principal procure ont été arrêtés après l'attentat de samedi soir à Istanbul. 38 morts dont 30 policiers dans une double explosion près d'un stade de foot.

Attaque revendiquée par un groupe radical kurde. En France, un candidat de plus pour la primaire de la gauche. Vincent Payon se lance officiellement dans la bataille.

L'ancien ministre de l'éducation, actuel eurodéputé, dit avoir pris sa décision le soir du renoncement de François Hollande. La primaire a lieu les 22 et 29 janvier. Vincent Payon veut être le candidat de l'éthique politique.

Christine Lagarde, elle a-t-elle manqué à ses devoirs et fait preuve de légèreté ? La directrice du FMI passe devant la Cour de justice de la République à partir d'aujourd'hui. Elle est soupçonnée de négligence dans l'arbitrage entre Bernard Tapi et le Crédit Lyonnais en 2007.

Elle était à l'époque ministre de l'économie. Christine Lagarde risque jusqu'à 1 an de prison et 15000 € d'amende. Les mesures antipollution reconduites à Grenoble pour la 3e journée d'affilé.

En clair, les voitures vieilles de plus de 20 ans n'ont pas le droit de rouler. À la vitesse est réduite. La préfecture parle toujours d'une situation préoccupante.

France info et c'est Pierre Moscovici l'invité de l'émission politique ce matin sur France info question Gill Brnstein. Oui. Hier soir Vincent Payon annonçait sa candidature à la primaire des gauches face à Laurent de Lausse.

Enfin il l'annonçait à Laurent de la housousse au 20h de France 2. On l'écoute. Moi, je veux être le candidat du rassemblement.

D'abord le rassemblement dans le cadre pour gagner parce que on voit que derrière un vernis social et bien l'extrême droite la plus dure, celle qui a déshonorer notre pays est toujours là. Il y a en même temps la droite de monsieur Fillon. Cette droite qui est en train d'affirmer des choses d'une dureté incroyable.

Donc la gauche doit gagner. Question d'une simplicité limpide biblique. Est-ce que vous soutenez Vincent Payon ?

Je n'ai pas à me prononcer là-dessus. Ah bah si vous êtes toujours socialiste. Euh vous vous me permettrez quand même de dire qu'avant d'être socialiste, je suis commissaire européen.

C'est quand ça vous arrange en fait ? C'est pas quand ça m'arrange. Non non non non.

Je me suis jamais imissé dans les affaires politiques nationales. J'ai mon sentiment. Je soutiendrai le candidat du Parti socialiste naturellement à l'élection présidentielle.

Je peux avoir des sympathies. J'en ai beaucoup pour j'en ai beaucoup pour Vincent Payon qui est incontestablement quelqu'un dont je me sens proche et pour qui j'ai de l'amitié. Mais prendre position dans une primaire, j'estime que ce n'est pas mon rôle et je ne le ferai pas. social-démocrate comme vous.

C'est un social-démocrate comme moi, c'est un européen comme moi. Mais je pense qu'il faut aborder cette campagne avec un esprit de rassemblement et d'ouverture. De la même façon que Manuel Vals qui a été premier ministre est aussi un homme qui a de grandes qualités.

Donc arrêtons c'est pas votre ami et vous êtes moins proche. Là vous dites pas tout à fait la même chose. Est-ce que vous êtes aussi proche de Manuel Vals que de Vincent Payer ?

Je trouve que vraiment maintenant, pardonnez-moi, on est dans lecture des affectes. Alors, je vais vous dire les choses vraiment de la manière la plus claire. Un, je n'ai pas suscité cette candidature.

Vous avez il faut arrêter de penser comme s'il y avait des gens qui sont des marionnettes et d'autres qui sont des marionettistes. Vous démonttez des informations du Canar enchaîné selon lesquelles vous avez dîné avec Marie Soltoren pris cette décision avec Martin absolument et radicalement fausse. On parle là de de rencontres qui n'ont pas eu lieu, de propos qui n'ont pas été tenus et donc à un moment donné vous avez un candidat une primaire, traitez-le comme un majeur qui avance son projet.

Si on n pas envie de faire cela, on y va pas. Si on sent que Valand se sent pas la capacité, on y va pas. Et Vals candidat ne me pose évidemment aucun problème.

Quand vous avez le premier ministre sortant qui se présente à une primaire, il faut aussi considérer cette candidature. Après, il faut juger les uns comme les autres à leur capacité à incarner, leur capacité à rassembler les propositions qu'ils font. Et pour le coup, il y a une chose qui m'importe moi, que ce soit par rapport au socialistes ou que ce soit par rapport à l'ensemble de la classe politique française comme on dit, même si j'ai pas l'expression, c'est quel est le contenu européen des euh campagnes.

Et de ce point de vue-là, moi je voterai à la primaire pour celui qui sera le plus constructif sur le plan européen. Constructif, ça veut pas dire ba, ça veut dire lucide aussi, mais quelqu'un qui assume que la place de la France est au premier rang en Europe et que sans l'Europe, la France est plus faible. Voilà ce que je ferai et et je ne ferai que ça mais vraiment ça.

Alors hors de la primaire de la Belle Alliance populaire, il y a notamment un candidat qui a organisé un rassemblement spectaculaire samedi porte de Versailles avec plus de 10000 personnes. C'est Emmanuel Macron. Ça ressemblait un petit peu à un télévangéliste américain.

On l'écoute. Mais maintenant votre responsabilité c'est d'aller partout en France pour le porter et pour gagner ce que je veux. C'est que vous partout vous alliez le faire gagner parce que c'est notre projet.

Vive la République ! Vive la France ! Qu'est-ce que ça vous inspire sur la forme ?

Pas grand-chose. Je pense simplement que quand on est devant un micro, il faut arriver à poser sa voix. Alors sur la forme casser la voix sur la forme très belle référence excellente.

Il ni Patrick Bruel ni Johnny Alid. Je pense que la politique doit être une affaire de substance. Et pour le coup, Emmanuel Macron est un homme qui est plutôt d'ordinaire dans un registre pédagogique.

Là, on voit que que les la fin là, c'est la fin du meeting. Euh, il s'est passé quand même beaucoup de choses avant. Il y a eu 1h mais bien sûr et nous aussi il y a eu 1h45 de meeting.

Est-ce qu'il est pas quand même en train de se passer quelque chose quand un jeune type de 38 ans hors primaire fait 1h45 de meeting devant 10000 personnes ? incontestablement euh Emmanuel Macron incarne une proposition politique, une offre politique à laquelle il faut être attentif. Vous vous évoquer tout à l'heure Vincent Payon et et ce qu'il a dit à propos du rassemblement, c'est que le rassemblement de la gauche ne doit pas être un rassemblement exclusivement des socialistes, que c'est un rassemblement qui doit être celui de toute la gauche.

Et de ce point de vue là, en effet, il faut pas faire d'exclusive et surtout pas d'exclusive par rapport à ce qui se passe là. Et sur le fond, parlons du fond Pierre Moscov dans ce discours, il a été très européen, il a fait applaudir l'Europe debout. Personne ne parle plus d'Europe.

Nous, mes amis, nous aimons l'Europe. Nous voulons l'Europe. Voyez, vous avez un candidat trop européen.

Si si l'Europe était mon candidat, pourquoi pas ? Mais je pense que pour être président de la République, il faut aussi traiter une palette de sujet et être capable d'incarner leadership pour le pays. Pour pour le reste, pour le reste, je donne à Emmanuel Macron tout à fait raison sur ce sujet-là.

Je souhaite vraiment que la présidentielle de 2017 permette au candidat de dire de la manière la plus claire ce qu'ils veulent pour la France en Europe, ce qu'ils veulent pour l'Europe et pour la France. Et je pense que ça doit être un référendum sur l'Europe cette élection présidentielle. Et de ce point de vue- là, ceux qui votent oui ont ma sympathie.

Sur le programme d'Emmanuel Macron, il a précisé des points durant son meeting, plusieurs points. La transformation du CICE par exemple en allègement de charges durable. Ça c'est quelque chose qui va dans le bon sens pour vous ?

J'ai pas à me prononcer là-dessus. Je veux dire simplement que le CICE est une mesure qui a été décidée par le président de la République actuelle, François Hollande et Emmanuel Macron était son conseiller, j'étais ministre de l'économie des finances à l'époque. Et donc ça traduit, disons ce qu'on appelle un choix pour la compétitivité ou pour la politique de l'offre que je crois nécessaire parce que quand vous avez un appareil productif qui est dégradé, quand vous avez des entreprises qui ne sont pas assez compétitives, alors elles ne peuvent pas créer d'emploi, elles ne peuvent pas investir.

Après, faut-il le transformer ? C'était pas non plus un outil qui avait destination à rester pérenne pour l'éternité. Donc pourquoi pas ?

Europe, politique de l'offre, compétitivité, ça fait quand même beaucoup de points commun avec lui. Non, il y en a aussi qui sont différents, mais c'est autre chose. D'accord.

Et puis et puis et par ailleurs, vous pouvez être encore une fois tout à fait en sympathie avec telle ou telle sur telle ou telle personne. En République, en général, on a un socle commun et tant mieux. Et si vous m'intégez sur des candidats de droit, je vous surprendrai.

Il m'arriverait d'être d'accord aussi. Après, je le répète, la présidence de la République c'est une affaire extrêmement compliquée. C'est une rencontre entre le pays et un homme.

C'est aussi une capacité à incarner, à porter le pays et avoir une capacité à le rassurer. 2017 c'est tout proche. 2022, c'est loin.

Mais est-ce que vous disiez il y a un an, ça se jouera entre Manuel Vals, Annie Dalgot et moi la candidature de gauche ? Vous ne pensez pas à 2022, vous ne pensez pas à un avenir présidentiel en me rasant le matin. Non, d'ailleurs, je ne suis pas rasé.

Il y a une seule chose que je sais, c'est que après 2017, je serai toujours à la Commission européenne, que je serais toujours un responsable politique européen, que je serai un responsable politique français, que je serai toujours un social-démocrate et qu'en 2019, je me poserai la question de ce que je ferais après, mais pas avant. Donc, c'est pas fermé. Rien n'est fermé.

Vous, que voudriez-vous que je vous dise que après 2019, je vais prendre ma retraite, ce sera un peu tôt, il y en a qui la prennent hein, ça arrive. Ça peut ça peut tout à fait arriver. Et encore une fois, je je vous dis, moi je ne fais aucun plan sur cette comète là.

J'ai encore beaucoup de choses à faire jusqu'en 2019 et après je verrai comment l'expérience que j'aurais acquise pendant plus de 25 ans comme député, comme député européen, comme ministre, comme commissaire européen pourrait être utile à mon pays, à l'Europe. Si c'est dans la politique, je n'excuse pas d'y revenir. Si c'est autre chose, ce sera bien aussi.

En un mot, le procès de Christine Lagarde s'ouvre aujourd'hui. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Je n'ai pas me prononcer sur le contenu du dossier lui-même.

Simplement ce que je veux dire, c'est que j'ai pour Christine Lagarde beaucoup d'estime et de l'amitié. C'est une personne qui est quelqu'un de bien. Il est 8h50 sur France Info.

On se retrouve avec Pierre Moscovici dans 90 secondes. Voici Victor Mat. La formation des imams, c'est l'un des enjeux de la 3è réunion sur l'islam de France organisé aujourd'hui Place Bovau.

C'est aussi le premier grand rendez-vous du tout nouveau ministre de l'intérieur Bruno Lerou. Le premier ministre Bernard Cazuf sera également présent. Un tremblement de terre d'une magnitude de 3,9 sur l'échelle de Rister ressenti hier soir en Bretagne à Brest également à l'anderneau.

L'épicentre a été localisé à Plabénnec dans le Fénistère. Ce mini séisme n'a fait à priori aucun dégât. Antoine Deltour ce matin sur France Info.

L'un des lanceurs d'alerte de l'affaire Lux ne s'attend pas à être condamné. Cet ancien employée d'un cabinet d'audit est jugé en appel à partir d'aujourd'hui au Luxembourg avec un autre salarié. Ils avaient en 2014 révélé des accords fiscaux entre le Luxembourg et des centaines de multinationales.

Parmi elles Apple, Amazon ou encore IKEA. En Syrie, l'armée vient de s'emparer d'un grand quartier d'Alep Est. Résultat.

D'après l'observatoire syrien des droits de l'homme, elle contrôle désormais 90 % de la ville. Sur le plan humanitaire des milliers de civils fuient toujours les combat et les bombardements réunis à Genève. Russes et américains n'ont trouvé aucun accord.

En football, Nice reprend la tête de la Ligue 1 avec un point d'avance sur Monaco. Un match nul de partout chez le Pariss-Germain. De quoi nourrir quelques regrets.

Lenisois Melette. En effet de buts à zéro. France info Moscovi est avec nous jusqu'à 9h sur France Info.

Question : Gill Brnstein. Ouais, je sais que vous avez une passion dans la vie, c'est le football. Alors ce soir, le ballon d'or est attribué.

On parle de Cristiano Ronaldo comme favori impliqué dans l'affaire des football le est-ce que d'un point de vue moral, ça vous choquerait qu'ils reçoivent cette distinction très importante dans le monde du foot sur le plan sportif. Incontestablement le le Portugal a fait 1 € extraordinaire. Portugais.

Bravo ! J'ai suivi j'ai suivi cette finale et puis il se trouve que j'ai un amour particulier pour ce pays dont je pense qu'il mérite par ailleurs d'être totalement soutenu dans sa sortie de crise, ce que je m'efforce de faire dans les fonctions qui sont les miennes et sur un plan moral maintenant je ne peux pas dire si les torts qui sont attribués à Ronaldo dans cette affaire sont réelles ou pas. Donc comme tout le monde, il a droit à la présence de son innocence.

Mais s'il s'avérait que cela soit effectif, alors à ce moment-là, je trouverais ça choquant en effet parce que je pense que l'exemplarité doit s'appliquer à toutes les personnes qui incarnent quelque chose pour la jeunesse, que ce soit un responsable politique, que ce soit un footballeur. Et il y a un problème dans l'économie du football, cher Gilbstein, un gros problème, c'est que vous avez là des jeunes. Ronaldo n'est pas tout à fait jeune puisque c'est quandme un footballeur plutôt en fin de carrière mais des jeunes qui confient leurs intérêts à des conseillers financiers à des conseillers légaux qui leur font faire des choses qui sont inacceptables et c'est eux qui signent à la fin donc c'est eux qui sont responsables.

Oui bien sûr mais alors d'une part il y a la cupidité qui peut atteindre chacun y compris ces jeunes qui ont une carrière courte mais il y a aussi l'exploitation de leur naïveté à l'occasion et donc je pense qu'il a un vrai problème de l'économie du football que nous devons traiter. de la même façon que je combat dans tous les domaines l'évas Oui, je combat l'évasion fiscale, je combat la fraude fiscale. J'étais devant une commission du Parlement européen qui s'appelle la Commission Pana après les Panama Papers et j'ai dit que c'est un sujet sur lequel nous allons nous pencher.

Le rôle de ces intermédiaires, de ces conseillers fiscaux, de ces conseillers légaux, de ces conseillers financiers doit être vraiment mise à jour et il doit être dénoncé quand il conduit à induire de la fraude fiscale. Et je ne veux pas en effet exonérer ces footballeurs. Je dis simplement que leur jeunesse parfois liée à une forme de cupidité aboutit à des dérives qui ne sont pas acceptables.

Et dans ce cette mesure là en effet, bon le vote sportif du Ballon d'Or, je sais comment ça se passe, je ne voudrais pas qu'il soit terni par cette affaire. Alors autre question concernant la fiscalité. McDonald a décisé a décidé de faire de l'Angleterre sa base fiscale profitant de taux d'imposition faible.

Est-ce qu'on se dirige vers une sorte de avec le Brexit vers une sorte de paradis fiscal britannique en Europe, une sorte de Singapour sur Tamise ? J'observe que c'est quelque chose qui se passe avant le Brexit. J'observe qu'on ne sait pas ce que fera la Grande-Bretagne après le Brexit.

Donc McDonald, c'est assez récent comme décision. Absolument. Mais je ne veux pas faire là de rapprochement excessif entre les deux.

Moi, je ne souhaite pas que la Grande-Bretagne demain, que le Royaume-Uni soit un paradis fiscal à nos portes et je souhaite que justement dans la lutte contre l'évasion de la fraude fiscale, le Royaume-Uni, je le disais il y a de semaines à Philamond, le ministre des finances britanniques, continue d'être coopératif parce que encore une fois la fraude, l'évasion fiscale sont des Je ne le crois pas. Je ne le crois pas. Alors, il y a deux choses.

Voulait faire qu'elle voulait mettre l'impôt sur les sociétés à 13 %. Tout pays, de l'Union européenne a le droit de choisir ses taux d'imposition. On peut le regretter mais c'est ainsi. l'Irlande un taux d'imposition à 12,5 %.

Quand la Commission européenne a demandé qu'il y ait un remboursement euh d'un trop perçu euh au trésor pour Apple de 13 milliards d'euros, c'est parce que le taux d'imposition était à 0,05 %. C'est inacceptable. Donc nous devons avoir des taux d'impôts qui soient des taux d'impôts effectifs, payer 0 %, ce n'est pas possible, mais nous ne pouvons pas imposer les taux d'imposition aux différents pays.

Mais la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale, elle se déroule dans le cadre du G20, du G7. Ce sont deux clubs de pays très développés dans lequel la Grande-Bretagne avec ou sans l'Union européenne sera membre. Et je suis persuadé que la Grande-Bretagne continuera à jouer là un rôle positif.

Après, on ne peut pas interdire, on parle du football, de la compétition, on ne peut pas interdire la compétition fiscale, encore faut-il qu'elle soit loyale et c'est ça qui est important. L'Italie a un nouveau premier ministre, Paolo Gentiloni qui était jusque là aux affaires étrangères. Ça vous rassure ?

Vous le connaissez bien ? Oui, je le connais et je pense en effet que ça illustre le fait que voilà un pays qui à la fois une très grande un très grand turnover de ses premier ministres, de ses gouvernements depuis la guerre mais qui en même temps a une extraordinaire stabilité politique. C'est quand vous avez une crise politique, elle se résout vite, elle se résoutaire.

Non mais je viens quand même, j'insiste sur la politique parce que c'est important. Il y a une stabilité politique, c'est paradoxal, très importante dans ce pays l'Italie et là vous avez une continuité par rapport à gouvernement à peu près depuis la libération. C'est pas du stabilité exemplaire c'est vraiment le changement dans la continuité permanente en Italie.

Après pour ce qui est des banques, donc il y a une continuité politique et il y aura notamment une continuité politique au niveau du ministère des finances et celui qui va continuer à travailler monsieur Pierre Cardeman est un homme extrêmement sérieux et crédible et il a la confiance des institutions européennes. Deuxième chose sur les banques, vous avez un système bancaire dans lequel la plupart des institutions bancaires sont saines et vous avez aussi d'autres banques qui sont prêtes à faire des efforts et la Commission européenne se tient à leur côté et le vice-président chargé des services financiers Baltombrovskis et moi-même nous suivons très attentivement cette situation. Donc je vous le dis ici, il n'y a pas et il n'y aura pas de crise bancaire italienne et il n'y aura pas de crise financière européenne à partir de l'Italie.

Là-dessus, je suis tout à fait formel. Nous avons vraiment toutes les capacités pour traiter cette situation et il y sera fait face à la fois à l'intérieur en Italie et en Europe. Pierre Moscovici, une dernière question.

Il nous reste un peu moins d'une minute désormais. Est-ce que c'est la fin du dogme des 3 % ? On entend que l'OCDE a l'air de lâcher du l'est, la Commission aussi a l'air de lâcher du l'est en disant que finalement les politiques d'austérité étaient pas forcément une bonne idée.

Est-ce qu'on est-ce que le dogme est fini ? Je suis résolument hostile aux politiques d'austérité dans la période où nous sommes, c'estàd d'une reprise qui est trop lente. Mais je souhaite que vous l'avez dit à Merkel, je l'ai dit publiquement et partout.

Je souhaite que les pays qui ont besoin de continuité à faire des efforts continuent à les faire parce qu'il faut pas relâcher la pression. En revanche, il y a des pays dans l'Union européenne, je citerai l'Allemagne tiens ou les Pays-Bas qui ont eux une marge de manœuvre considérable et je souhaite que cette marge de manœuvre soit utilisée pour aider à la croissance et à l'investissement notamment dans les infrastructures. Je souhaite bref que la contribution budgétaire de l'ensemble de la zone euro devienne positive, que ça contribue à la croissance comme le FMI, comme le CDE, mais ça ne signifie pas qu'on relâche la règle des 3 % pour les pays qui sont encore tangents.

N'oubliez pas que le niveau moyen des déficits dans l'Union européenne est à 1,5 %. En France, il est à 2,9. Il faut continuer dans cette voie.

Et c'est le mot de la fin. Merci beaucoup Pierre Moscovic. et on dit à demain.

Au revoir.