[DIRECT] Michel Barnier | Mardis de l’ESSEC / LCP - 27/01/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
sur sa chaîne YouTube. Lorsque nous avons effectué des recherches sur vous, monsieur le Premier ministre, nous avons constaté la récurrence de certaines épithètes qui ne vous lâchent pas. Barnier sérieux, barnier moniteur de ski ou même barnier montagnard.
Une identité alpine que vos détracteurs tombent parfois en dérision, allant jusqu'à l'insulte d'eux. Crétin des Alpes, malgré plus d'un demi-siècle de vie publique, la diversité de vos mandats semble systématiquement s'effacer pour ne laisser place qu'à une seule étiquette, celle d'un éternel savoyard. S'il est impossible de vous dissocier de ces montagnes, chers public, cher monsieur le premier ministre, nous allons tenter l'ascension du Montbarnier afin d'en comprendre tous ces versants.
Vous naissez le 9 janvier 1951 à la tronche en Iser au cœur d'un paysage de sommets enneigés et de piques au reflets argentés. Mais votre véritable ascension commence à 7 ans par un coup de foudre à la gare d'Albertville. Au passage d'un train, vous apercevez l'homme du 18 juin et parvenez l'espace d'un court à serrer la main du général de Gaulle.
Cette poignée de main celle votre destin. Très tôt, vous décidez de rejoindre sa famille politique. N'en déplaise à votre mère catholique et de gauche.
Tandis que toute votre génération se rebelle au son du rock and roll et se prépare pour mai 68, votre rébellion à vous, c'est d'être gauliste. Le jeune homme bien peigné cache un militant convaincu, couvrant les murs de sa chambre et de sa ville du visage de son idole. Quelques années plus tard, vous quittez votre vallée natale et entamez votre ascension académique.
D'abord le SCP, personne n'est parfait. Puis les auteurs de Sciencepo Paris. Mais le champ des Simes est une symphonie qui ne cesse jamais.
Poussé par cette sèff d'altitude qui coule dans vos veines, vous cédez à l'appel de la vallée et regagnez vos terres pour devenir conseiller général du canton de Bour Saint-Maurice en 1973. À la sable grimpeur, vous franchissez de nouveaux cols avec l'agilité sûre du bouquetin. Vous obtenez le mandat de député en 1978 puis celui du président celui de président du conseil général de la Savoie en 1982.
Vous qui aujourd'hui aimez tant taquiner la jeunesse, Gabriel Atal en a fait les frais. Vous étiez alors le Benjamin de la Cordée. La légende raconte que c'est autour d'une raclette que va naître le plus grand fait d'armes de Barnier moniteur de ski.
Vous vous associez à Jean-Claude Kil, triple champion olympique de ski alpin pour l'organisation des Jeux Olympiques d'Albertville de 1992. Un succès dont vous êtes particulièrement fier. Mais loin de vous contenter de cette médaille olympique, vous lancez dans le grand slalom gouvernemental.
Vous taillez d'abord une courbe parfaite en 1993 au ministère de l'environnement guidé par Édouard Baladur avant de basculer sur lescart pour maîtriser le mur vertglacé des affaires européennes au sein de l'équipe Jupé en 1995. Après un aparté en tant que sénateur de Savoie, vous évitez l'avalanche baladure et partez pour Bruxelles. Vous êtes nommé commissaire européen en 1999.
Là-bas, l'instinct de Marmotte reprend le dessus. Vous décidez de vous terrer dans les confortables galeries des institutions européennes enchaînant les postes de commissaire, conseiller et députés européens. En 2016, Jean-Claude Junker vous réveille brutalement de votre hibernation et vous nomme conseiller conjugal après la demande de divorce de l'Angleterre.
Jusqu'en 2021, vous êtes en charge des négociations. On vous surnomme Barnier l'horlogée, Barnier le conciliateur, mais aussi Barnier l'homme le plus dangereux d'Europe pour les financiers de la City. Vous montrez polyvalent et réussissez à gérer les questions techniques de pêche, même si vous préférez la montagne à la mer.
Les négociations avec Boris Johnson étant terminées. Fort de ce succès qui vous donne de l'éclat, vous refusez le plat de la retraite pour un nouveau combat. À 70 ans, vous lancez dans l'aventure présidentielle.
Alors même que l'Amérique semblait consacrer le règne des cheveux blancs avec Joe Biden, vos ambitions présidentielles s'effondrent face à Valérie PCES et Eric Sioti lors des primaires de la droite en 2022. Un comble pour votre légendaire mèche argentée. Se faire coiffer au poteau par un rival qui n'a même pas un cheveux sur la tête.
Pourtant que la montagne est belle, comment peut-on s'imaginer qu'à l'automne 2024, alors que les lampions de vos chers Jeux olympiques s'éteignent à peine, la République dans le vertige de la dissolution a besoin d'un cherpa expérimenté. C'est vers vous le vétéran que la France se tourne. Le doyen de 73 ans qui a commencé sa carrière politique alors qu'Emmanuel Macron n'avait que 6 mois succède au Benjamin Gabriel Atal.
La fougue fait alors place à l'expérience lorsque vous devenez le plus vieux premier ministre de la 5e République. Votre tempérament taillé dans la roche ne souffre d'aucune porosité. Sur l'immigration.
Il faut verrouiller l'école pour protéger la vallée. Vous proposez un moratoire sur l'immigration de 3 à 5 ans. Appelé à une meilleure exécution des OCTF quitte à passer août la coutre de justice européenne.
Une ligne dure portée par votre ministre Bruno Rutaillot qui vaut à votre gouvernement le qualificatif de Macro le péniste. Pourtant malgré ces empreints lexicaux au RN, vous jurez rester ce gauliste social proche de ceux que vous appelez les gens d'en bas. La chute est courte et brutale. 3 mois seulement après votre installation à Matignon, vous dévissez sur la face nord de l'assemblée.
Une motion de censure coupe secret godille. Fini, Vidi viré. Mais en 2025, vous revoilà.
Barnier indéboulonnable engagé dans un duel d'anthologie contre Rachid Adati pour devenir député de Paris. Le choc des cultures est total. La lionne du 7e prête à se mettre en scène en tenue d'éboueur face à l'imperturbable sérieux du bouquetin des Alpes.
Finalement, c'est grâce au talent de de médiateur de Bruno Retailleux que vous l'emportez. Une situation assez cocasse quand on quand on y pense. Se faire élire député dans l'hémicycle qui vient de vous censurer.
C'est un peu comme revenir faire un stage dans l'entreprise qui vous a licencié la veille. Au terme de cette présentation, nous ne nous souviendrons peut-être pas de vos 51 mandats, mais d'une seule chose. Vous êtes belle et bien savoir.
Alors que nous attendons tous avec impatience de vous voir dévaler la pente en chasse-neige ou toucheus. Sur quel versant du Mont Barnier allez-vous nous emmener ce soir ? La piste est damée.
Les piquets sont plantés. Cher monsieur le Premier ministre, cher public, nous vous souhaitons à tous un excellent débat. [applaudissements] Cher monsieur Barnier, tout d'abord merci d'avoir accepté notre invitation à débattre. comme le veut la tradition mardisienne, vous disposez d'un droit de réponse à la présentation qui a été faite par le ruine et Arthur.
Bon, d'abord euh bonjour à chacune et chacun d'entre vous et merci de prendre le temps de ce dialogue. Je suis très heureux de retrouver cette scène, cette salle, cette école grande école, bien plus grande que que d'autres mais même si moi je rêve très fier d'avoir été un ancien de enfin d'être un ancien de l'ESCP. Euh non, Laurine et Arthur, merci beaucoup de votre présentation.
Euh je peux dire des tr deux trois trucs là ? Non non d'abord j'ai pas fait science faux hein. Euh c'est sympa de me le dire mais je l'ai pas fait donc je vais Bon euh j'ai je Bravo pour la chanson de Jeanferrain.
Fa un peu vous entraîner un peu plus quoi. Chante pas très bien. Euh c'est un très beau chanteur.
C'était un vrai un grand poète en plus. Euh le j'ai pas bien aimé le fait que vous disiez qu'on m'a sorti de mon hibernation parce que j'ai j'ai pas le sentiment d'hiberner quand j'étais commissaire européen. J'ai été deux fois commissaire européen, une sorte de ministre européen et notamment la deuxième fois de 2010 à 2014, j'étais en charge d'un sujet dont plusieurs d'entre vous vont s'occuper sans doute après vos études, les services financiers, la régulation financière, les leçons de la crise de 2008 qui a détruit des millions d'emplois venus de du comportement insensé de certains banquiers et donc je j'ai fait 40 lois européennes.
C'était pas une hibernation hein, je sais pas. Et après, j'ai effectivement passé 4 ans à négocier le Brexit au nom de l'Union européenne. Voilà.
Qu'est-ce que j'avais encore à vous dire ? J'ai pas été en concurrence avec Dati pour pour être député de Paris, hein. Elle a elle a elle a pas tout à fait compris pourquoi je voulais me présenter.
Peut-être que j'ai pas tout à fait pris le temps de lui expliquer, mais elle voulait pas être député de Paris. Elle vouit elle veut être maire de Paris. Je d'ailleurs je la soutiens mais donc il y a eu une discussion un peu une discussion stimulante voilà hein.
Et puis après elle m'a soutenu comme je la soutiens aujourd'hui et les citoyens m'ont élu. Voilà. Puis après vousz parl de bouquetin traité de bouquetin c'est ça je préfère chamoin moi.
C'est tout ce que j'aimis. En tout cas, merci beaucoup de votre travail que du temps que vous avez passé pour vous auriez dû euh je peux dire un mot de non ? Je peux C'est mon éditeur qui me commande.
J'ai j'ai fait un bouquin que je vous recommande hein euh qui est le dernier. J'avais fait un bouquin sur le Brexit. Ceux qui s'intéressent à cette négociation peuvent lire ce livre qui s'appelait La grande illusion. euh le journal secret du Brexit que j'ai tenu tous les jours pendant 4 ans et pour raconter la négociation de l'intérieur avec des Britanniques plus ou moins sympathiques et défend les les intérêts de l'Union européenne.
Mais celui-ci, je j'y tenais beaucoup. C'est pas un bouquin de de de mémoire hein, ce serait très prétentieux. C'est un bouquin que j'ai écrit dont j'avais noté les éléments depuis l'âge de de 16 17 ans.
Des moments où en rencontrant des gens comme ce soir, des gens modestes, des gens parfois très célèbres qui sont pas forcément les plus intéressants, j'ai appris quelque chose. J'ai reçu une leçon. Donc je ne donne pas de leçon dans ce livre.
Il y a 100 118 ou 120 chroniques très courtes, une page, quatre pages, 5 pages où à travers une histoire parfois ancienne, je raconte une leçon que j'ai reçu qui elle est toujours d'actualité. Voilà, il beaucoup de leçons que j'ai reçu que ça peut donc c'est un bouquin facile à lire et où je raconte ces leçons que j'ai reçu, ce qui pour que j'ai appris en rencontrant des gens. Voilà, je suis à votre disposition.
Alors, avant de commencer, nous voudrions savoir comment est-ce que vous souhaitez qu'on vous appelle ? Michel Bernier, monsieur Bernier, monsieur le ministre, monsieur le premier ministre, monsieur le député, monsieur le sénateur. Je dis ça car nous avons eu quelques remarques de la part de notre dernière invité et nous nous préférons demander à l'avance.
Pourquoi il vous a engueulé ? Non, parce que [rires] sur les les titres très attachés au titre. Pourquoi pourquoi vous l'aveiez appelé comment ?
C'était Atali. Non, c'était effectivement Jacques Atali mais c'était la façon dont on avait parlé de Mitteran alors qu'il aurait préféré monsieur le président François Mitteran. Je vais vous dire les titres.
Je c'est l'une des leçons que j'ai reçu que je continue à à m'appliquer. Les titres, il ne valent que par l'action qu'il permettent pendant un certain temps. Parfois, ce temps est assez bref, hein.
Vous avez dit que j'avais été le plus vieux premier ministre. J'étais aussi le plus bref, hein. Je sais pas.
Je sais de qui est responsable de cette brièveté. C'est monsieur Mélenchon plus madame Le Pen qui ont voté ensemble plus monsieur Hollande, ça fait beaucoup et ça faisait trop dans une assemblée qu'il y a pas de qu' a pas de majorité. le et dans laquelle moi je ne voulais pas présenter n'importe quoi aussi, je je vous le dis en passant.
Euh donc les titres, ils valent que par l'action qu'il permettent pendant un certain temps. Et donc si vous vivez avec votre titre, vous vivez dans la nostalgie. Voyez quand il est passé, il est passé.
Donc je suis plutôt glosta. Le seul titre durable que j'ai, c'est Michel. C'est mon prénom.
C'est très bien Michel. Alors nous allons Bon début. Bon début.
Bon début. [rires] Nous allons structurer ce débat autour de trois grandes parties. Tout d'abord, nous allons parler de l'Unité européenne et de votre rôle dans le dans la négociation du Brexit dont vous venez de parler.
Ensuite, nous parlerons de la situation budgétaire de la France et de la crise économique qui l'entoure. Et nous finirons enfin par les enjeux à venir pour la France, l'écologie et notre souveraineté industrielle. Commençons donc par notre première partie, l'Unité européenne.
Vous avez été le négociateur en chef de la Commission européenne pour le Brexit. Vous avez votre capacité à rentrer dans les détails a été salué par le camp européen et aussi par le camp britannique, ce qui est peut-être l'un des meilleurs compliments possibles. Et en parallèle des négociations, il a fallu que vous communiquiez quasiment en permanence, en temps réel avec tous les pays européens.
Comment est-ce que vous arriviez à assumer ce travail de de négociation technique et en même temps le travail de communication permanente ? D'abord, c'est un enjeu de Brexit extraordinaire et j'espère qu'il le restera. J'espère qu'il y en aura pas d'autres. 1 2 l'Union européenne n'avait pas l'habitude de ça puisque c'est la première fois que un pays membre de l'Union et pas n'importe lequel décidait de quitter l'Union. par un vote démocratique, ce qui d'ailleurs prouve en passant que l'Union n'est pas une prison contrairement à ce que raconte Le Pen au Mélenchon qu'on peut en sortir en prenant son risque. 3 J'étais pas seulement négociateur de la commission, j'étais à la commission avec les moyens de la commission et une 70 personnes dans mon équipe, 17 nationalités dont un Norvégien et une équipe de moyenne d'âge de 38 ans 39 ans. formidable, très compétente et j'étais négociateur de la Commission mais accepté par le Conseil européen comme le négociateur de Conseil européen, le Conseil des chefs d'État et de gouvernement qui d'ailleurs ont pris une décision assez originale et extraordinaire elle aussi d'essayer de m'inviter à leur table.
Donc, j'étais à toutes les le conseil européen, c'est la réunion des 27 chefs d'état de gouvernement. À l'époque, il y en avait 28 27 aujourd'hui. J'étais à la table des 27 chaque fois que le point Brexit était fait, parfois il durait très longtemps, une nuit de une journée complète et j'étais là à leur table des chefs d'état, ce qui m'a enlevé d'ailleurs tous les complexes que je pouvais avoir.
Donc, je dis ça en passant. Et et j'étais aussi le négociateur du parlement. J'étais négociateur unique vis-à-vis des anglais.
Euh ce qui était aussi une première. Eux, ils ont eu quatre négociateurs en 4 ans, un par an, quatre ministres, ce qui était une première faiblesse de leur part. Nous avions un négociateur unique pour les toutes les institutions.
Et la clé, la question que vous posez est très très importante. C'est une des clés, c'est il y a la division des des 27, elle existe, on le voit bien actuellement dans l'actualité internationale ou vis-à-vis des Chinois ou des Américains. Mais elle est elle c'est pas une fatalité la division.
Donc j'ai je me suis attaché à cultiver cette unité tous les jours et la clé de cette unité ça a été une méthode assez rare à la commission inhabituelle qui est la ce qu'on appelle la transparence. D'habitude dans les négociations internationales, la commission on l' vu sur Mercour négocie dans son coin en souterrain et puis elle émerge et puis elle revient. Et là, on a décidé de faire de la transparence un un outil quotidien.
Et donc, comment ça s'est produit ? J'avais une équipe de négociation avec deux adjointes qui sont d'ailleurs aujourd'hui directrices générales de femmes qui sont formidables directrices générales à la commission l'une pour le commerce, l'autre pour le budget, une française, une allemande. Et avec mon équipe et ces deux femmes, on a décidé de par exemple de de de de rendre compte au conseil des ministres, au chefs d'état de gouvernement en haut et à leur représentant à Bruxelles, les ambassadeurs.
On aura tout dit, c'était ma décision, tout dit sur tous les sujets à tous et en même temps. Il y avait donc un un groupe de 27 Brexit delegates qui se réunissaient à Bruxelles toutes les semaines et l'une ou l'autre de mes adjointes, parfois moi-même, on allait rendre compte de la négociation en temps réel pendant 4 ans. Ce qui faisait que tous les soirs le le chef d'état, le gouvernement, le premier ministre, le chef de gouvernement président avait un télégramme de son ambassadeur.
Deuxièmement, j'ai fait une chose qui a exigé du temps et de l'énergie, une visite par semaine dans une capitale des 27 et parfois à l'extérieur en Norvège ou ailleurs, j'ai reçu les gens du Groenland par exemple à l'époque. Et j'allais toutes les semaines dans une capitale de l'Union pour rencontrer à nouveau le premier ministre dans son bureau, rencontrer les ministres plus importants, affaires étrangères, finances, le Parlement national et la presse, le le syndicats et le patronat et la presse aussi. Donc j'avais une module de d'une journée et demi de de rencontre une fois par semaine.
Et enfin, comme je viens de vous le dire, le président du Conseil européen, monsieur Tous, qui est aujourd'hui le premier ministre polonais a décidé en accord avec monsieur Junker, le président de l'époque de la commission, de me de m'inviter à rendre compte moi-même de la négociation au chef d'état. Ça c'était une clé de confiance. Voilà.
Donc c'est un très gros travail en terme de de d'énergie de temps, mais ça a été la clé de l'unité et et voilà donc et de de respecter tout le monde. Et un jour un premier ministre dont on parle beaucoup dans l'Union qui est pas très européen qui s'appelle monsieur Orban qui est le premist de Hongrie et on lui a posé la question alors qu'il est assez anti-européen, il est prusse enfin tout ça c'est un peu compliqué. Comment vous savez que j'allais parler de lui ?
Vous êtes fort hein. Oui oui, on avait prévu un peu devant. Orban, on lui pose la question il y a 4 5 ans dans la négociation à la fin.
Pourquoi vous soutenez Barnier alors que vous êtes antieuropéen, vous êtes sur la ligne des britanniques ? Pourquoi dans cette négociation de Brexit vous avez soutenu Barnier ? Et il a répondu ce truc marrant.
Il a dit je soutiens Barny. Est-ce que Barny est un français qui nous dit bonjour ? Je ne fais pas que dire bonjour hein, mais je je je veux dire par là que c'est des gens il faut respecter hein quel que soit ses défauts, il a il y en a pas mal.
Il a aussi l'énergie. Il était très sensible au fait que je respectais, je regardais pas d'en haut de du haut de Paris et que je je respectais les l'identité hongroise, l'identité nationale qui est pas un gros mot. Voilà, vous l'avez dit, vous l'avez dit au début de votre réponse, le prxit doit rester une exception.
Comment est-ce que vous avez réussi lors des négociations à concilier l'évitement du avec Londres et la fermeté nécessaire pour que le Brexit ne fasse pas école en Europe ? Euh je reste persuadé que le Brexit est un non sens, hein, c'est-à-dire que et un non sens du point de vue britannique. C'estàd que je pense que les Britanniques dans la campagne menée par euh monsieur Johnson, euh monsieur Farage qui est un fasciste enfin qui est un qui est un un type d'extrême droite, euh faire attention parce qu'il est il est il a la tête d'un nouveau parti réforme qui gagne des points et on sait jamais ce qui peut se passer. euh ces ces deux leaders encouragés d'ailleurs par des réseaux extérieurs, les réseaux russes très puissant dans la campagne du Brexit, les réseaux américains, monsieur Banon, c'est ces deux ces deux puissances là où leur représentants voulant nous détruire en en faisant réussir le Brexit, faire exploser de l'intérieur euh avec beaucoup de mensonges que je raconte dans les mensonges qui très patents pendant la campagne électorale.
Ils ont menti aux gens. Mais euh ils ont utilisé un sentiment populaire qui était très fort, qu'ils ont orienté contre Bruxelles, contre l'Europe et il faut faire très attention à ça. Donc je je reste persuadé que c'est un non sens que c'est le le Brexit a été reste contraire aux intérêts nationaux britanniques mais il s'est produit.
Et donc il faut essayer de comprendre, je peux élaborer si vous voulez mais comprendre pourquoi il s'est produit parce qu'il y a des leçons de cette élection de cette ce ce vote qui sont utiles pour nous. Il a des événements improbables comme le Brexit qui peuvent se produire. des événements improbables en France qui peuvent se produire si on prend pas garde.
Il y a justement un sondage qui a été réalisé en juin 2025 qui va un peu dans le sens de ce que vous disez où 56 % des britanniques sondés ont estimé que le pays n'aurait pas dû quitter l'Union européenne et Kir Starmer donc le premier ministre anglais actuel proeuropéen notoire a récemment signé de nouveaux accords avec lieu. On peut par exemple parler du retour d'Erasmus plus en 2027 des nouveaux accords sur la pêche. il y a des discussions actuellement sur la participation du Royaume-Uni au marché interélectricité de l'Union européenne.
Quand on voit euh également Trump qui a tourné le dos au Royaume-Uni, on pourrait voir avec ces éléments-là euh un espèce de retour de l'Union européenne de pardon de l'Angleterre dans l'Union européenne. Est-ce que vous croyez que ce retour-là est un retour plausible dans les années à venir ? Honnêtement, je ne le crois pas. tout tout cas pas à court terme euh le le ils ont ils ont quitté euh l'Union européenne clairement c'est à non sens pour être tout à fait honnête quand on me posait la question on me la pose est-ce que vous pensez que tout va mal au Royaume-Uni à cause du Brexit ? dit non euh toutes les difficultés du Royaume-Uni terme d'inflation, de chômage, d'immigration actuelle sont pas toutes ces difficultés sont pas liées au Brexit, elles sont pas provoquées par le Brexit, mais toutes les difficultés sont plus graves à cause du Brexit comme ça serait le cas pour la France.
Si d'aventure madame Le Penchon gagner, on sortirait, on se mettrait de côté. Ça ne veut pas dire que toutes les difficultés de la France seraient lié au la sortie de la France, mais tout est plus grave au Royaume-Uni, tout est plus difficile parce qu'ils ont quitter le marché unique alors qu'ils sont une puissance commerciale, un grand pays et que nous sommes nous étions ensemble. Faut bien comprendre que c'est la quand quand vous êtes en dehors de l'Union européenne, vous avez des contrôles sur tous les produits, les marchandises, tout est plus compliqué en terme de de fluidité des marchés.
Euh, ils étaient dans le marché unique, le plus grand marché du monde, grand pays, ils exportaient 55 à 60 % de leur production vers les 27 autres pays comme nous d'ailleurs, hein. La proportion à peu près 50 60 % de ce que nous exportons est exporté dans le marché unique sans contrôle, sans droit de douane avec bon pour ceux qui sont dans l'euro sans droit de change sans changement de avec la monnaie inuique, il quitte le marché unique et donc on a fait un truc incroyable dans cette négociation que j'ai conduite. On a reconstruit des barrières qui n'existaient pas.
C'est pour ça que c'est plus compliqué et donc tout coûte plus cher. Voilà. Euh moi je pense que on a beaucoup de choses à faire avec les Britanniques parce que ça reste un grand pays euh avec un siège au conseil de sécurité, une armement nucléaire, une capacité d'exportation, beaucoup de beaucoup de de start-up à un grand pays et et je regrette beaucoup mais j'ai accepté, j'ai mise en œuvre le Brexit mais je l'ai jamais fait dans une avec de l'agressivité hein, jamais j'ai jamais été agressif mais ils Ils ont ils ont très vite compris qu'on il y aurait pas le beurre et l'argent du beurre en Allemagne on dit il voulait danser dans deux mariages à la fois hein.
Non non oui donc ils ont ils ont ils ont compris qu'ils allaient assumer les conséquences et pas nous c'est pas nous qui avons quitté c'est eux. Mais en revanche je pense que en dehors du marché unique ils ont quitté et nous avons des liens maintenant à travers un accord de commerce. pas de droit de douane, pas de quot mais tous les contrôles.
Euh, ils ont compris que ça serait appliqué. Mais en revanche, il y a plein de choses à faire. Quand vous parliez d'Erasmus, c'est eux qui ont pas voulu négocier Erasmus quand monsieur Johnson a je lui ai dit, on peut prolonger le programme Erasmus avec vous.
Il a dit non, on va créer notre Erasmus à nous. Tu parles. Bon, ils l'ont pas fait et donc maintenant ils veulent revenir, ils sont revenus dans l'Erasmus.
C'est une bonne nouvelle. Ils sont restés dans le programme de recherche, hein. C'est c'est une une aberration totale de casser à cause du Brexit la coopération par exemple en domaine de recherche médicale.
Il y a il y a une plateforme de des plus grands hôpitaux européens dont Gustave Housy, je crois qui qui travaille sur des des programmes de recherche sur le cancer. Les universités, les laboratoires britanniques sont très importants. Ils travaillent, chacun est complémentaire, ils travaillent ensemble, il mutualise les recherches, il quitte l'Union européenne, donc théoriquement, on aurait dû arrêter le problème de recherche et on on a essayé de les continuer d'un commun accord pour que on fasse les choses intelligemment.
Donc je pense qu'en matière de de de cette matière-là, je pense que dans la politique étrangère, la défense, la sécurité, euh la coopération en Afrique, je pense même les investissements qu'on devrait faire dans des domaines de technologie de rupture comme l'IA ou le ou le quantique. On devrait faire des programmes communs avec les Britanniques. Moi ce que je pense.
Et vous pensez pas que ces programmes communs, donc ce le retour des Britanniques dans par exemple l'Erasmus, ça inciterait pas d'autres pays européens à vouloir une espèce d'Europe à la carte où ils peuvent choisir les accords qu'ils le souhaitent intégrer et bah pour les Britanniques, ça serait quitté politique ? parce que les règles, c'est le marché unique. On est dehors, on est dedans, hein.
Je je rappelle d'ailleurs que il y a un grand pays puissant financièrement qui qui n'a pas voulu être dans l'Union européenne mais qui a demandé être dans le marché unique. C'est la Norvège. Et donc, ils ont toutes les avantages.
Ils payent, ils respectent les règles du marché unique mais ils sont pas dans l'Union européenne. Donc et sur beaucoup de programmes européens, nous avons ouvert le jeu depuis des années. Erasmus est ouvert à des pays qui ne sont pas dans l'Union européenne, à la Norvège, à Israël, à la Suisse, mais à d'autres encore.
On a des programmes Erasmus avec d'autres pays qui ne sont pas dans l'Union. Mais ça ne touche pas le cœur euh du marché unique. Euh les règles du marché unique, le marché unique, il y a une intégrité et c'est pas le marché unique à la carte, hein.
Il peut y avoir des politiques européennes à la carte et je pense on pourrait parler de la défense si vous le voulez bien avec la la guerre en Ukraine. Moi, je pense par exemple qu'on devrait bâtir un outil ou un cadre nouveau pour la défense, la sécurité, peut-être d'autres sujets stratégiques avec quelques pays européens volontaires, pas tous forcément, et accueillir dans ce cadre des pays qui ne sont plus dans l'Union, le Royaume-Uni ou qui ne sont pas encore dans l'Union comme l'Ukraine ou la Norvège. Donc, vous avez bifurqué sur notre prochaine question, c'était sur ce que ce que vous évoquez donc ce que vous avez déjà évoqué, un conseil de défense européen. vous avez expliqué rapidement en quoi cela cela consisterait.
Euh est-ce que euh dans dans le dans une situation où les intérêts européens et américains divergent, donc si on pense par exemple à une hypothétique invasion du Groenland par les Américains qui pour prendrait la décision est-ce que ça serait le Conseil de défense européen ou l'OTAN ? D'abord, on va prendre les choses dans l'ordre. Je j'imagine pas enfin je trouve insensé l'idée que monsieur Trump, enfin, il est parfois insensé, hein, euh veuille intervenir militairement dans un pays de l'Union européenne qui est membre de l'OTAN.
Mais il existe des cas où les intérêts militaires américains et européens divergent. Dans ce cas-là, qui qui prendrait la décision ? Est-ce que ça serait l'OTAN ou un conseil ?
Mais attendez, attendez, attendez. Si les Américains qui sont le principal pilote dans l'avion de l'OTAN, j'ai un jour ma collègue quand j'étais mise à étrangères, ma collègue américaine madame Candoli Sarad, une femme forte et très très intelligente, m'a dit "Michel, pour nous l'OTAN, c'est le porteavion de l'influence américaine dans le monde en Europe." C'est pas tout à fait le sentiment de de Trump actuellement.
En tout cas, c'était le sentiment d'une républicaine parce qu'elle était républicaine. Elle est toujours républicaine. Candolisa R.
Je peux pas imaginer que le le le principal animateur de l'OTAN et bailleur de l'OTAN qui qui est que les États-Unis d'Amérique attaquent un pays de l'OTAN. Ça ça paraît ça paraît insensé. S'ils faisait ça, ils font exploser l'OTAN et ils font exploser toute coopération transatlantique entre les eux et les pays européens.
Donc je je je pense que monsieur Trump est revenu en arrière parce qu'il s'était rendu compte que c'était pas possible qu'on allait d'ailleurs envoyer y compris quelques dizaines de soldats qui sont c'est ça paraît symbolique certains ont rigolé mais c'est pas du tout il s'est dit si s'ils envoient des quelques centaines de soldat on va devoir envoyer les nôtres en face c'est absolument insensé et même aux États-Unis dans le congrès auprès de lui il y a des gens qui ont dit vous pouvez pas faire ça c'est pour ça qu'il a changé quand il a vu la réaction européenne et puis la réaction dans son propre propre entourage et au congrès en disant il s'agit pas de d'envahir en fait quand on regarde la question du Groenland que monsieur Trump agite depuis le début hein c'est un avec un prétexte de la sécurité mais si c'est un problème de sécurité c'est l'OTAN qui doit le trait c'est-à-dire qu'on peut protéger le Groenlande protéger les terres du Groenland protéger les sous les fonds sous-marins autour du Groenlande contre les les incursions chinoises éventuelles et surtout russes par des moyens de l'OTAN, des sous-marins, des troupes, des avions. Je je me permet de vous rappeler qu'il y a une base américaine assez importante au Groenland et qu'il y en avait beaucoup plus avant. Je me permet de vous rappeler qu'il y a un accord entre le Groenlande, le Danemark et les États-Unis qui date de 51 qui permet coopération dans beaucoup de domaines entre le Groenlande, le Danemark et les États-Unis.
Donc les Américains se réveillent, disent on veut on veut sécuriser, on veut exploiter les terres. Ça c'est le deuxième sujet. Je crois qu'il est plus important dans l'esprit de l'entourage de monsieur Trump qui est un entourage de de milliardaires et de spéculateurs de de pour occuper s'occuper et exploiter eux-mêmes les les terres rares ou les les les minéraux du du Groenland.
Euh si c'est ça aussi et pas la question de sécurité qui est un prétexte, je recommanderais que la Commission européenne, madame Van Lyen qui serait mieux inspiré de s'occuper de ça que d'autres sujets, réunissent les chefs d'entreprise européens, il y en a beaucoup, y compris Norvégiens ailleurs, pour faire une proposition de partenaire partenariat économique avec le Groen pour que quand monsieur Trump viendra avec toute son équipe pour s'occuper des des minera et des des ressources du Groenland, il y a une production alternative. S'il y a pas de production alternative, le Grenlandais qui sont quelques dizaines de milliers ont peut-être la tentation de dire oui aux Américains. Je je suggère qu'onattende pas et qu'on prépare une proposition alertive.
Je pense que la vraie raison aussi, elle est plutôt psychologique pour monsieur Trump l'ubrice de planter le drapeau américain sur un grand territoire qui se trouve dans l'Atlantique Nord et et peut-être à l'occasion du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis à l'époque 13 États quand ils sont ils ont déclaré leur indépendance en 1766 je crois peut-être qu'il envie de planter en 2026 200 ans. après 250 ans après le le drapeau américain quelque part. La seule réaction, c'est celle qu'on a eu, à laquelle a participé le chef de l'État français très très très solide, c'est l'unité, c'est de résister et de dire c'est pas possible et on va faire exploser, vous allez faire exploser l'alliance atlantique.
Pardon cette réponse un peu longue. Et qu'est-ce que vous pensez justement de l'idée d'Emmanuel Macron pour aller encore plus loin dans l'Unité européenne de créer une armée commune en Europe ? Est-ce que ça vous paraît ?
J'ai pas entendu le chef de l'État dire ça. Le chef de l'État ou le Non, je parlais de monsieur Macron qui est chef de l'État. Vous savez ça j'ai pas entendu le président de la République évoquer une armée commune.
Il faut faire très attention au mot. euh l'armée commune. Euh ça c'est un mot euh si vous l'agitez, si vous l'utilisez que monsieur Bardella euh surtout Madame Le Pen ou monsieur euh à tous les souverainistes, les nationalistes de gauche, d'extrême gauche d'extrême droite vont utiliser en disant "Regardez, ils veulent encore donner le pouvoir transférer nos souverainetés." Faut pas parler de ce mot.
En revanche, une défense européenne, oui, une une politique de défense européenne, oui, il faut aller beaucoup plus loin d'ailleurs depuis 3 ans en raison de la guerre en Ukraine, de cette agression insensée aussi de monsieur Poutine. Mesdames et messieurs, c'est la première fois depuis 65 ans que nous avons nous Européens et à l'intérieur de l'Europe, nous Français à faire face en même temps à deux grandes puissances, à deux dirigeants Poutine et Trump. États-Unis, je confonds pas d'ailleurs les dirigeants des pays avec les peuples, hein, mais ils dirigent les États-Unis et l'autre dirige la Russie qui veulent nous détruire.
C'est la première fois depuis 60 ans, 65 ans que les deux grandes puissances sur notre est sur notre ouest veulent détruire l'Union européenne pour des raisons différentes. Il veut c'est c'est en même temps monsieur Poutine parce que nous sommes il comprend pas il je le connais je l'ai vu plusieurs fois il a l'idée que c'est marrant c'est le le il il ne supporte pas l'idée qu'il a un pôle démocratique qui attire qui a une attractivité politique. Donc il a vu tous les pays d'Europe centrale basculer se libérer de du jour soviétique et de l'Union soviétique. des dictatures communistes, ils ont basculé 14 pays.
Il voit l'Ukraine qui a basculé, il se dit peut-être un jour la Biélorussie, peut-être un jour des provinces russes. Donc il supporte pas cette idée au nom de la grande Russie qu'il veut préserver. Donc donc il veut nous détruire et et Trump c'est la même chose. il comprend pas le système multilatéral que nous constituons de cette mutuelle de nation et de pôle de gouvernance parce que le le marché unique qui que j'ai évoqué avec les anglais c'est notre principal atout hein et c'est pas une zone de libre échange le marché unique c'est une un écosystème complet avec des règles communes des standards communs parfois trop des régulations communes des supervisions communes une une une juridiction commune de la cour de justice donc c'est c'est très puissant le marché unique de 450 millions million de consommateurs, 22 millions d'entreprises, c'est notre principal atout ça le gêne parce qu'il est entouré de spéculateurs et de financiers qu'on empêche de de financer, de spéculer en rond, hein.
Donc donc quand vous venez dans le marché unique, vous êtes entreprise américaine, j'espère qu'on va le rappeler à monsieur Trump à propos du numérique, vous devez respecter les règles. Vous êtes supervisé par les autorités européennes. Vous êtes vous êtes pas vous faites pas n'importe quoi.
Donc donc voilà, on a il faut bien comprendre qu'on a ces deux c'est pour ça que je suis moi de définitivement passionnément patriote et je me suis engagé dans dans la politique quand j'étais gauliste. Quand je de gauliste, vous l'avez rappelé tout à l'heure quand j'avais 15 ans. Mais mais je je suis aussi raisonnablement et définitivement européen parce que si on n'est pas ensemble, c'était déjà vrai en 1950 ou 57 mais dans un autre contexte si on n'est pas ensemble dans le monde d'aujourd'hui mesdames et messieurs, on est foutu nous Français, les Allemands sont foutus, les Italiens et encore je pense à parler des autres.
On est chacun chez soi, chacun pour soi définitivement condamné à être sous-traitant euh ou sous-influence des Chinois et des Américains. Et moi, je suis pas engagé en politique pour qu'on soit sous-traitant, hein. Passons maintenant à la deuxième partie où nous allons nous concentrer sur Je veux bien continuer sur la première si vous voyez chez vous.
Et pour une question de temps, on peut pas rester sur la première indéfiniment. Je suis bien avec vous, c'est ça que je voulais vous dire. Voilà.
Euh où nous allons donc nous concentrer sur la France, sa situation budgétaire et politique actuelle. Donc en ce qui concerne le fonctionnement de l'État, vous dites que la France pourrait faire mieux avec moins d'argent public. Concrètement, pouvez-vous nous citer une mesure concrète que vous souhait souhaiteriez prendre pour améliorer les les finances publiques ?
On peut pas dire qu'on on fait bien quand on on a une dette qui atteint 3200 milliards d'euros et que cette année les seuls intérêts vont être à 65 milliards d'euros. Le seul le prix de des intérêts qu'on paye à des à des gens qui nous prêtent de l'argent 65 milliards, c'est pas possible. Donc faire mieux avec moins d'argent et notamment vis-à-vis, permettez-moi de vous le dire, de de votre génération, c'est c'est dépenser moins.
L'autre jour, je j'étais avec un maire d'une commune du sud et et nous parlions de ça, il dit "La la la la meilleure politique qu'on puisse mener pour la jeunesse, c'est de réduire la dette parce que la dette, elle est sur votre épaule, sur vos épaules." Et c'est ce que j'ai essayé de dire quand j'étais premier ministre. Moi je je suis arrivé dans des situations impossibles, hein.
J'avais pas de majorité mais j'ai essayé, j'ai servi avec un objectif, c'était immédiat, c'était de réduire d' 1 % la dette et puis ensuite de continuer. C'est ce qu'a dit aussi Perou après moi. Et là, on est un peu en train de faire le contraire, mais on peut pas continuer, c'est pas responsable de vous coller des des dettes, de vous faire payer des chèqus en blanc ou en bois sur votre comment réduire concrètement cette cette dette là tout en gardant les avantages sociaux en d'abord en faisant de la pédagogie, en expliquant que on doit dépenser moins et naturellement ça touche les services de l'État, ça touche la protection sociale, ça touche les retraites. que c'est pas facile à faire quand on n pas de majorité et et donc c'est pas non plus facile à dire quand on est candidat si pour les candidats à la prochaine élection présidentielle mais je pense c'est le devoir de des hommes politiques actuellement.
Quel Quel poste justement précis est-ce que vous souhaiteriez si vous jamais vous êtes élu vous un des ex prenons un sujet qui vous concerne celui des retraites ? que j'étais m'exprimer mon mécontentement personnel parce que moi j'avais pas ouvert comme premier ministre le débat avec le parti socialiste qui a d'ailleurs refusé de discuter avec moi. Je contrairement à ce qui s'est passé après, j'ai essuyé les plates parce que monsieur Hollande et les autres, monsieur Fort, monsieur Valallot m'ont prévenu 10 jours après ma nomination de premier ministre que il m'aimait bien sans doute personnellement mais que ils étaient dans l'opposition et qui voteraiit la censure.
Alors, j'ai demandé à Hollande quelques temps après pourquoi il avait fait ça lui comme ancien président de la République de voter la censure et de ne pas discuter avec moi du tout, de refuser la discussion. Il est là, c'est marrant ça. Vous devez avoir quelqu'un qui est très Félicitation.
Alors, il me répond, il était avec son sourire parce qu' est un type qui a beaucoup d'humour. Il me répond "Mais tu avais un péché originel pour pour nous ? Nous nous socialistes je dire tu es spécialiste des péchés originels.
Et c'était quoi mon péché original ? Vous n'était pas de gauche. Je dire ça c'est sûr.
Ma raison d'être premier ministre, c'est précisément que venant des républicain, j'amenais avec moi non pas ma seule personne, c'était pas un ralliment individuel, c'était pas un débauchage que que faisait Macron avec moi. Il m' demandé d'être premier ministre et d'amener avec moi, et ça a été un choix collectif de mon parti, 45 députés à l'époque et 130 sénateurs qui étaient dans l'opposition. et on a décidé de rejoindre le Socr et de construire une nouvelle majorité relative.
Et cette majorité relative, je le dis en passant, était relative mais moins relative que le bloc de gauche avec monsieur Mélenchon et tous les autres et que le bloc d'extrême droite. On était minoritaire mais moins minoritaire. C'est pour ça que je suis devenu premier ministre.
Et donc et donc j'ai compris à ce moment-là pourquoi ils avaient refusé de discuter, c'est qu'ils avaient un engagement. Il m'a dit un engagement avec Mélenchon qui les tient euh que tout premier premier ministre, le premier premier ministre après la dissolution devait être de gauche. Ça explique le le cinéma de madame Lucy Casté tout ça pendant l'été dernier qui a occupé tout l'été le le feuilleton.
Vous vous souvenez de ça hein ? Donc ils avaient cet engagement. Le premier premier ministre après la dissolution devait être de gauche.
J'arrive comme premier ministre. C'est le choix du président de la République de me nommer. Euh j'étais pas dire j'étais prêt mais pas demandeur et j'accepte et je suis pas de gauche et ils me font tomber.
Ils décident de voter la censure avant même que j'ai ouvert la bouche. Quant au Rassemblement national eux ils avaient décidé de me laisser tranquille et puis ils ont changé d'opinion quand madame Le Pen a été l'objet de ce procès et ils ont baissé le pouce. Donc quand il baisse le pouce en même temps que Mélenchon, en même temps que Hollande, ça fait trop.
Voilà. VO donc je il faut une majorité pour faire des réformes. C'est ce que je souhaite à mon pays, à notre pays, un nouveau président dans un an et demi, un peu moins maintenant et accompagné d'une majorité absolue.
Ça n'empêche pas de discuter avec les autres, mais au moins vous avez une majorité absolue pour faire les réformes qu'on on a besoin de faire sur les retraites. Donc, j'ai pas ouvert la discussion sur les retraites avec les socialistes, je ne voulais pas l'ouvrir mais ça c'est une réforme qu'il va falloir faire. Les autres sont tous à 66 67 ans.
Et donc nous savons tous, je le dis à beaucoup de jeunes étudiants actuellement de de l'essque que nous ne pourrons pas payer les retraites des jeunes actifs d'aujourd'hui si on continue à baisser l'âge de la retraite alors qu'il faut la faire remonter. Voilà une réforme. Mais il y a d'autres réformes dans dans le le fonctionnement de l'État.
Je pense par exemple que et j'en ai parlé récemment avec la présidente de la région Île-de-France, Valérie PCR, qui fait un très bon boulot dans cette région, que on peut pas continuer à superposer les administrations, les postes et cetera et que il y a des sujets entiers qu'il faut décentraliser ou régionaliser qu'il s'agit de l'éducation. Qu'est-ce que j'ai dit là ? Non non, il réagiss à l'image.
Ah oui, pardon. Euh il y a McDonald à côté. Donc euh le il doit s'amuser celui qui est dans la régie là parce que il doit fa je me méfie de ce que je dis parce que le le non c'est une grande région qui est riche mais je veux dire ils font en terme d'éducation sur les programmes, les bouquins, les ordinateurs donnés aux élèves des lycées en terme de de sécurité, d'environnement de mobilité.
Euh il y a plein de sujets qui ne doivent plus être traités à Paris hein, qui doivent être traités dans les régions et l'État doit se concentrer. C'est une réponse à votre question sur les sujets euh euh majeurs, hein. Et pour revenir sur les retraites, si vous dites que les étudiants ici n'auront pas de retraite, comment est-ce que vous pouvez nous nous motiver à à contribuer à enfin à financer des des retraites aujourd'hui, à payer des cotisations sociales si on paye des cotisations sociales aujourd'hui alors que nous on sait qu'on les recevra pas. d'abord, elles sont obligatoires hein.
Donc, mais pourquoi pas partir à l'étranger ? Mais mais oui, vous pouvez partir à l'étranger, puis après vous vous aurez la nostalgie du pays peut-être, mais c'est pas c'est pas parce qu'on on a une difficulté qu'il faut partir à l'étranger, il faut réduire le problème. Donc, comment vous dites comment qu'est-ce que je peux faire ?
D'abord dire la vérité. C'est les hommes politiques qui disent aujourd'hui de gauche ou d'extrême droite, on repousse la retraite. C'est pour ça que j'étais pas content après le cornu.
On repousse les retraites, on diffère tout comme les dettes. On voulait on vouit repousse tout, on repousse tout dans le budget actuel. C'est consiste à tout repousser sur sur les générations futures.
C'est pas c'est pas c'est pas bien. C'est pas bien. Il faut dire la vérité.
La vérité, c'est celle que je vous ai dite. Et donc, il faudra bien avoir un débat qu'on tranchera par l'élection présidentielle ou par un référendum après où il faudra poser les questions, j'espère dans un climat un peu plus apaisé que celui que je vois à l'Assemblée nationale qui est un un climat de moi je suis revenu à l'Assemblée là, vous l'avez rappelé il y a 4 mois comme député de Paris mais j'avais été député il y a longtemps. Je je franchement c'est un climat très très inquiétant hein. l'autre jour dans un débat sur l'Algérie ou sur un autre sujet qui était le le la décision de que nous demandons de classer les frères musulmans dans la catégorie d'organisation terroriste.
Le climat dans cet hémicycle entre l'extrême droite et l'extrême gauche, c'était un climat que moi j'ai trouvé préinsurrectionnel de haine totale entre les députés de de d'un bloc et de l'autre qui la manière dont il se parlait, c'était la haine et je je suis très inquiet de ça. Donc il faut retrouver la donc dire la vérité, accepter de peut-être de remettre à plat certaines choses, d'écouter les syndicats parce qu'il y a des syndicats responsables qui savent très bien que qu'on va dans le mur là. Donc je voilà, je je pense que le prochain président de la République devrait être courageux.
Voilà. Vous avez critiqué le rassemblement national avec notamment Marine Le Pen et vous tenez une position forte en fusant en disant qu'il faut refuser tout compromis avec l'extrême droite. Comment est-ce que vous analysez le rapprochement de votre famille politique des républicains avec le Rassemblement national ?
D'autant plus quand on voit que depuis la dissolution, on compte 72 % de vote identique entre les LR et le RN. Attendez, c'est une chose que dans des votes, il y a des des votes communs, hein. Vous pouvez aussi dire vont suivre votre raisonnement quand je tombe comme premier ministre, le RA national et l'extrême gauche vote ensemble.
Comme ça que je suis tombé plus le PS. Donc c'est pas c'est pas significatif qu' sur certains sujets des votes communs, hein. Le LFI et la R nationale, ils ont voté 35 milliards d'impôts supplémentaires là ensemble.
Ça les gêne pas hein. Donc c'est pas significatif. Je ne crois pas qu'il y ait un rapprochement au niveau des partis politiques entre mon parti et le RA national.
Je crois pas. En tout cas, moi je m'y opposerai si je je sais que certains ont l'idée. Monsieur Sioti, j'étais dans le bureau d'à côté le jour des européennes quand il a décidé avec armes et bagages, enfin pas beaucoup d'armes et pas beaucoup de bagages non plus, mais il est parti tout seul. pour trahir.
Il a trahi son parti, il était chef du parti et il part chez Bardella. C'est une trahison. Euh il il est parti tout seul, enfin avec trois ou quatre personnes, mais il est parti tout seul.
Il y a les les dirigeants du parti ont décidé de de lui dire non, hein. Donc je nous sommes très très clairs là-dessus, hein. C'est autre chose de parler aux électeurs, hein.
Je pense que nous avons intérêt et c'est même une nécessité démocratique de parler aux électeurs qui nous ont quitté, parfois même qui ont quitté le la gauche pour aller voter à l'extrême droitin. Il y a beaucoup de régions du nord de la France au Picardi où vous avez des élus des des des électeurs qui votaient communistes ou socialistes qui ont basculer parce que parce qu'ils en auras le bol des promesses qui sont pas tenues, des habitudes, des affaires, des donc ils disent on va essayer moi je préfère qu'on essaye pas ces gens-là. Je je et en revanche, ça suffit pas de dire ça.
Il faut proposer des mesures parfois dures. Et quand quand je propose il y a 3 ans euh j'ai beaucoup réfléchi à j'ai dit on va faire on devrait faire un moratoire sur l'immigration, je me suis fait engueuler par tout le monde dans mon parti dans mon parti mais chez chez le parti de monsieur le de monsieur Macron au centre. Dibarni est en train de courir derrière le Front National.
Non, j'essayé de j'essaie de trouver des solutions pour les problèmes qui se posent pour les Français et le fait que l'immigration soit plus contrôlée, c'est un problème qu'utilise et Le Pen ou Bardella. Et moi, j'ai pas envie de leur donner des il faut traiter les problèmes. J'étais très intéressé que dimanche dernier le ministre actuel de la justice monsieur Darmanin et dit exactement ce que j'avais proposé il y a 3 ans.
Il m'a d'ailleurs cité ce qui est assez sympathique. Voilà. Voilà. d'Armanin il est très fort votre type hein d'Armanin il a dit monsieur Barni a proposé il y a 3 ans un moratoire de deux ou 3 ans pour mettre à plat toutes les procédures tout ce qui va pas regroupement familial les gens qui abusent le la la la fraude sociale et donc il faut mettre à plat donc on stoppe l'immigration sauf pour les étudiants mais on stope l'immigration donc et après on décide de faire des quotas comme les Canadiens le font pour pour dire voilà de qui nous avons besoin donc mais ça c'est il faut traiter les problèmes.
C'est une grande règle. Je parlais du Brexit tout à l'heure. C'est ça qui a conduit au Brexit.
Le le les Brexiteurs, 2 jours avant le Brexit, on leur a posé la question à Johnson et à Farage et un de mes amis journalistes qui les a interrogé tous les deux de jours avant le référendum et et tous les deux ont dit ça passe pas. Il y en a même un des deux, je citerai pas lequel qui a dit c'est mieux comme ça et puis c'est passé. Et pourquoi ça ? parce qu'ils ont utilisé intelligemment avec des des mensonges mais beaucoup de moyens le sentiment populaire le sentiment populaire au Royaume-Uni dans les régions les plus pauvres, c'était sentiment d'exclusion, de pas être respecté, de pas de que les politiciens vivaient à Londres dans leur système et qu' les oubliaent.
Il y avait pas de transport, il y avait pas de il y a trop d'immigration. Donc je et ce sentiment populaire, il faut le respecter, il faut l'écouter, il faut lui répondre parce que sinon il va se passer la même chose. Madame Le Pen sera président de la République et et les réponses, elles sont pas toutes à Paris ni à Bruxelles.
Quand on parle de des déserts médicaux, le sentiment de pas avoir de médecin, de t'attendre des mois pour avoir un rendez-vous, ça c'est une réponse locale, départementale, les maisons médicales et peut-être les médecins qu'on qu' qu'on oblige à ou les jeunes qu'on oblige à à les servir pendant un certain temps. les transports quand surtout avec les conneries qu'on fait sur le le fiou et tout ça et les obligations de changer de voiture, les gens le sentiment de plus pouvoir voy transporter même pour leur boulot. Les transports, c'est la région, l'immigration c'est Paris.
La naïveté commerciale qui fait que la Chine est en train de détruire des ps entiers de l'industrie européenne et française, ça c'est Bruxelles. Donc il y a des des il y a des réponses partout mais il faut il faut il faut apporter des réponses. Il faut rapporter des réponses.
C'est ça notre responsabilité. Monsieur Bernier, nous avons avant de passer à la troisème partie, nous allons passer au petit jeu des mardis. Au petit jeu de au petit jeu des mardis.
Donc, il y aura trois questions auxquelles vous pourrez pourrez répondre. On va commencer avec la première question du petit jeu. De quelle rupture le Brexit se rapproche-t-il le plus ?
Est-ce que la régie ? Oui, très bien. La rupture Trump musque, le divorce des égos.
Le deuxième choix, c'est le divorce de Brad Pitt et Angelina Jolie. Une bataille interminable pour avoir le beurre et l'argent du beurre. Et enfin la troisème option, la dispute familiale entre Jean-Marie Le Pen et sa fille.
Un tiraillement entre indépendance et héritage. Alors là vous me vous me séchez parce que j'ai un peu de tout ça hein. Un peu tout ça en même temps.
Peu tout ça. Oui. C'est indépendance et héritage de vouloir le beurre et l'argent du beurre.
Sûr que c'était leur intention. Voilà. Je je mais comme c'est quelque chose de euh les trois que vous venez de montrer là, c'est des choses qui arrivent assez souvent hein.
Non, c'està-dire dans la vie, dans la société, non, les trois les trois types de situations là, que qu'un président se fâche avec quelqu'un qui lui a financé sa campagne et qui qui veut prendre trop de place, que qu'un couple divorce. Malheureusement, le le Brexit était un divorce. Moi, j'ai eu l'honneur de de de mettre de chercher à organiser un divorce ordonné.
Voilà, on peut dire ça. Ça se produit mais le Brexit c'était assez inhabituel parce que parce que le projet européen est absolument unique. Vous n'avez pas un seul continent dans le monde qui s'organise comme nous sommes organisés depuis 60 ans.
En ne fusionnant pas les nations, on n'est pas devenu on ne veut pas devenir un état fédéral. hein, on est un une communauté de nation qui mutualise un de politique. Mesdames, messieurs, je je peux vous dire un truc auquel je crois beaucoup, c'est que dans le moment où nous sommes, on a besoin des nations pour combattre le nationalisme.
Voilà ce que je pense. Il faut combattre le nationalisme parce que comme on l'avait dit Miteran à une époque, le nationalisme c'est la guerre. Donc il faut combattre ce risque de guerre.
Mais il faut on a besoin des nations, on a besoin de l'identité. On a on peut pas fusionner euh tout le monde. On peut pas de Gaul disait, il faut pas broyer les il faut pas que l'Europe broie les peuples comme dans une purée de marron, hein.
Donc on veut pas être broyé, on veut pas perdre notre identité, notre langue, notre différence. Donc euh mais c'est un divorce le le Brexit. Voilà.
Pardon, je vous ai fait une réponse, j'ai pas parouillé par nom mais ça va. On aurait mis une 4e option, vous aurez mis aussi la 4e option dedans. C'était quoi la 4e option ?
Justement, il y en avait pas mais on aurait pu imaginer. Passons à la deuxième question. Quel serait votre affrontement le plus mémorable contre Gabriel Atal, la fou de la jeunesse contre l'expérience de la vieillesse ?
Contre Boris Johnson. Rien ne vaut un duel remporté contre ses rosebefs. Votre maman face à Chirac cette fois-ci pour son admirable franchise.
Quelle est votre la question ? C'est quoi par rapport à ces trois ? Quel est votre affrontement le plus mémorable ?
Mais je Il est un chien à la Non. Oui, je je je me suis pas affronté avec Atal. Il y a eu une un dialogue assez stimulant quand je l'ai que que je lui ai succédé mais il avait il a reconnu d'ailleurs qu' s'il devait le faire le refaire, il le ferait pas comme ça.
Donc je moi j'étais assez spontané. Donc je Non, c'était Johnson. Johnson ma mère je qui est là euh c'est le jour où je lui remettais la légion d'honneur parce qu'elle s ma mère a été très engagée je vous le dis en passant parce que c'est une sujet qui intéresse peut-être certaines de vos familles.
Ma mère a pendant 35 ans pour des raisons personnelles dont j'ai été solidaire était la présidente dans mon département sa voix de la l'association des amis et familles de malades mentaux. Et c'est pour cette raison en pensant à elle que j'ai décidé que quand j'étais premier ministre et monsieur le cor a bien voulu continuer que la la il y aurait une grande cause nationale qui est celle de la santé mentale. He il y a une famille sur c dans notre pays.
Une famille sur 5 qui est touchée par un problème de de bipolarité, de schizophrénie, de dépression lourdes et pu sans parler des jeunes. Donc je voilà c'est ma mère s'occupait beaucoup de ça pour des raisons familiales qu'elle a porté toute sa vie. Elle a elle a reçu la légend d'honneur et elle m'avait demandé de la lui remettre.
Donc il y a pas eu d'affrontement avec ma mère hein. Elle m'a m'a toujours encouragé à m'engager en politique en me disant une chose qui est importante à savoir que je raconte dans ce bouquin. Elle m'a dit euh tu t'engages pour qui tu veux.
On avait pas les mêmes idées et tu es pas gauliste. Mais euh ne sois jamais sectaire parce que le sectarisme est une preuve de faiblesse. Si tu es sectaire, c'est que tu n'es pas sûr de tes idées et tu dois être sûr de tes idées.
Voilà, c'est exemple. Non, c'est Johnson. J'ai pas eu de conflit.
Euh Johnson, qu'est-ce qui tire sur quoi là ? Tire à la corde, j'imagine. Euh pour votre mère, pardon, c'était je peut-être pas être clair, c'était la l'affrontement entre Chirac et votre mère.
C'est une anecdote que vous racontez dans votre livre, il me semble. Ah oui, il voulez que je la raconte ? Non, allez-y.
Pas non c'était euh je vous avais un peu dévoilé le truc dans ma première réunion électorale comme candidat à la députation en 77. J'avais 26 ans et le 22 décembre, on organisait une grande réunion de 400 personnes à Albertville. Il faisait pas chaud dans la salle et Chirak lui à ce moment-là, il faisait tous les jours deux réunions dans deux circonscriptions différentes pour soutenir ses candidats et j'étais son candidat contre un député socialiste en place sortant.
Et euh et tous les jours, il avait un thème de discours différent. Et ce jour-là, ses conseillers lui avaient dit le thème de discours la place des femmes dans la société. Donc toute la journée, il parlait des femmes dans 9h du matin, il ouvre, j'ouvre la réunion, je fais un petit speech comme candia, j'ai 26 ans et il me répond, il commence par dire votre merci beaucoup votre futur député Michel Barnier qui est un type formidable qui que je connais depuis si longtemps.
J'avais 26 ans donc je qui sera bientôt ministre du pardu et et puis il parle des femmes avec passion. Il lit son papier donc et après la son intervention, il dit madame messieur s'il y a quelques interventions, je serais content de répondre au silence. Ah madame je donner un micro à cette dame.
Alors on pas un micro une dame qui lui dit "Monsieur Chirac, ce que vous avez dit est très intéressant mais je bien comprendre pourquoi vous dites ici à Albertville au fin fond de la Savoie parce qu'on est en campagne élector littorale le contraire de ce que vous faites à Paris. Exactement le contraire parce que hier nous on a on écoute la radio, on n pas ça arrive et on a compris à la radio que votre parti qui distribuait ses investitures pour législative du mois de mars 3 mois plus tard avait enlevé son investiture à une des rares femmes députées sortantes madame Florence d'Arcour député de Neïi pour la donner au président de Figaro monsieur Robert Herson vous avez enlevé vous nous parlez des femmes et vous faites le contraire à Paris vous pouvez nous expliquer pourquoi pour qui vous nous prenez Puis pourquoi vous dites ? Et elle se rassiène et Chirak prend ça dans en plein estomac.
Il avait pas prévu à 9h du matin d'être agressé comme ça. Il lui répond comme il fait d'habitude. Madame, merci beaucoup de votre question.
C'est une très bonne question. Vous n'avez pas bien compris. Je vous expliquer cependant revanche et puis il arrête de répondre aux questions.
Furieux et il vient s'asseoir à côté de moi et il dit "C'est qui cette bonne femme ?" Et je lui dis "C'est ma mère." Voilà.
C'est une histoire vraie ça. Pour ça que j'ai garde de l'admiration pour cette femme. Voilà.
Ch a pas bien compris ce qui s'était passé là. C'est Et enfin 3è et dernière question du petit jeu. Quelle devrait être la prochaine personne selon vous à élaborer le budget de la France ?
François Hollande car ça ne coûte rien. C'est l'État qui paye. Nicolas Sarkozi, il a réussi sa vie.
Il a une Rolex à 50 ans ou enfin Patrick Balcani pour sa gestion exemplaire de l'argent public. Mais ça c'est de la provocation. Je je ni l'un ni les uns ni les autres celui qui devra présenter.
On va faire du cabotage budgétaire jusqu'aux élections. Aujourd'hui, on a laissé passer le budget parce que j'ai beaucoup réfléchi d'ailleurs à cette question de la censure pas tout de tout à fait sincère hein entre un mauvais budget, c'est un mauvais budget qui ne prépare pas l'avenir et puis le le fait de créer par une censure une instabilité. Est-ce que la censure qui était qui a été refusée cet après-midi ?
C'est ça veut dire pas de pas de gouvernement ou un nouveau changement des ministres qui bougent encore et et pas de budget pendant plusieurs mois hein. Donc je j'ai en la logique c'était de voter la censure la raison c'était de ne pas la voter. Donc je je ne l'ai pas voté mais ça sera aucune de ces personnalités.
Ça sera le prochain président de la République et son gouvernement qui encore une fois devra avoir du courage de une vision, une majorité pour gouverner et du courage aussi y compris le courage d'être impopulaire. Très bien. On va donc maintenant passer à la 3è partie et dernière partie, les enjeux futurs pour la France.
Donc vous avez déclaré que les deux dettes qui pèsent le plus sur la jeunesse actuellement, ce sont la dette budgétaire et la dette écologique. On vient de parler de la première, on va donc passer à la deuxième. Euh vous avez très tôt pris la pris conscience des gens des enjeux du changement climatique dès 1971 au cabinet du tout premier premier ministre de l'environnement de en France Robert Pougade puis de la publication en 1990 du livre Le défi écologique chacun pour tous.
Euh et enfin comme ministre de l'environnement de 1993 à 1995, qu'est-ce qui a été pour vous le véritable déclic à l'origine de cet engagement ? clairement le fait de euh même si j'avais en tant que ça une sensibilité à tout ce qui est biodiversité euh nature eau et cetera, le fait de d'avoir l'honneur de à à 23 ans 22 ans d'être membre du cabinet du tout premier ministre français de l'environnement que le président Pompidou avait mis en place, nous étions le deuxème pays de l'Europe à nous doté d'un ministère qui était que monsieur Poujad à l'époque qui était le maire de Dijon qui est devenu ministre appelait le ministère de l'impossible. Et donc il y avait dans ce ministère une vraie morale collective.
Il y avait des gens formidables, beaucoup sont encore vivants, et qui travaillaient ensemble comme avec une morale de l'action. Une morale de l'action. Et moi, j'ai eu la chance d'être tout petit jeune chargé de mission.
J'avais 23 ans et j'ai beaucoup appris et j'ai me suis dit que c'était en jeu était et alors après euh j'ai j'ai je suis devenu député, j'ai travaillé sur ces sujets-là et ce bouquin je l'ai publié euh sur la base d'un rapport que j'ai fait chacun pour tous. J'aime bien c'est pas un slogan, c'est ça peut être une devise hein. C'est pas chacun pour soi, c'est pas tous pour un, c'est chacun pour tous et je pense que c'est la clé de l'unité de la société française.
Et je en 93 94, j'ai fait une loi d'ailleurs qui porte mon nom dont je suis assez fier parce qu'il y a plein de sujets dans cette loi qui restent d'actualité là. le débat public, les mots débat public que j'ai mis dans la loi, le fond barnier pour les inondations et les risques naturels, la loire grandeur nature, la protection de la Loire qui est un très grand chantier de ménagement du territoire, de pas d'aménagement de ménagement du territoire. À cette époque, je me rends une réunion internationale en Bolivie et je rencontre en Bolivie sur l'altiplanu à 4000 m d'altitude des chercheurs français qui travaillent avec d'autres sur les glaciers tropicaux en Bolivie, en Afrique et en Indonésie, je crois.
Et ils me disent on observe une chose très claire depuis plusieurs années ce sont des glaciers tropicaux et qui nous donne une certitude. La fonte des glaciers telle qu'elle se produit, c'est que le climat désertique gagnera le sud de la France à la moitié du siècle prochain. Nous sommes en 94.
Euh le climat désertique gagnera le sud de la France tout au milieu du siècle prochain. Et nous y sommes hein. Et voilà pourquoi j'étais très frappé de ça.
Pourquoi il faut faire attention à la science, ne pas nier la science. Euh 1 degré et demi à 2 degrés de plus, ce qui est ce qui est le cas qui va qui se produit en ce moment. Vous voyez bien la multiplication des périodes de canicules avec les catastrophes naturelles et les risques qui s quient 1 degré ça songe tôt je je vous le dis pour vous pour les entreprises que vous allez diriger 1 degré et demi à 2 degrés de plus d'ici 20 ans, peut-être plus vite ça a tout changé et je vous le dis comme quelqu'un qui a dirigé un département la Savoie où un/ de l'économie repose sur la neige.
Il y a plus de neige. J'étise de la pêche. Les pêcheurs m'ont dit du au nord de la France du côté de la Manche, par rapport à nos pères, à nos grands-pères qui pêchaient, on trouve plus les mêmes poissons à cause du réchauffement climatique.
Le temps des vendanges, le temps des vendanges en France a été accéléré de 3 semaines depuis 20 ans. Qu'est-ce que vous mettriez en place ou avez mis en place pour combattre ce réchauffement climatique ? Ben, il faut mettre en place des règles européennes parce que c'est pas tellement en France que ça se situe le problème hein, c'est pas ça se situe en Chine, ça se situe aux États-Unis euh surtout actuellement avec Trump qui continue à faire du le du fiou et du pétrole partout.
Donc il faut un le le règlement de Paris, l'accord de Paris est très important et il faut malgré Trump ou après Trump faire en sorte que tous les pays se mettent dans ce dans ce règlement de copropriété de la planète si je puis dire en réduit le réduisant leurs propres émissions qu'on continue à aider les pays les plus pauvres pour qu'ils fassent cette transition et puis il y a des mesures. Il y a une grande règle en matière d'écologie qui était le la première page du rapport en 92 de madame Brunland, première ministre de Norvège, qui a préparé le rapport avant le sommet de Rio. Le sommet de Rio en 92, c'est le premier sommet mondial sur l'écologie.
Et cette phrase, c'est penser globalement agir localement. Donc je je reste sur cette idée que on doit sans avoir une écologie punitive, sans dire c'est forcément des règles, des punitions, des impôts, mettre tout le monde d'abord. C'est pour ça que les hommes poétiques, les maires qui vont être élus ou élus, les départements, les régions doivent aussi parler aux citoyens.
Chacun peut faire un effort pour trier des déchets, moins moins consommer d'énergie, isoler son sa maison, utiliser une voiture électrique quand elles seront moins chères. Enfin voilà, c'était c'est c'est ces accords de Paris, ils ne sont pas respectés pour l'instant. Oui, pour tout le monde était soit tout le monde s'était mis dedans.
Mais Trump est revenu dessus. Donc il faut attendre que Trump comment il y a pas beaucoup d'autres gens que Trump qui s'étaient sortis des accords de Paris hein. Oui mais ils sont enfin quand on regarde la courbe des émissions de gaz à effet de serre elle ne suit pas du tout la courbe qui a été définie par les les accords de Paris et ce n'est pas seulement les ces accords ces accords c'est un accord mondial donc tout le monde défend ses intérêts.
Et c'est c'est clair que que quand on parle de j'ai parlé de dette écologique quand j'étais promise parce que j'ai ça en tête. C'est pas le problème, il est pas français mais c'est on peut pas agir tout seul non plus mais il faut quand même agir pour nous-mêmes. Voilà.
Et voilà. Et donc est-ce que l'écologie punitif serait pas la seule solution pour contraindre tous les pays parce que euh l'écologie, elle peut pas être punitive, sinon elle est rejetée. Regardez ce qui se passe au niveau européen dans une sorte de de de de d'inflation normative. la Commission européenne de madame Vlon pendant 5 ans de les 5 dernières années à beaucoup de militants écologistes à Bruxelles dans le parlement dans les dans la fonction publique ils ont poussé ce qu'on appelle le Green Deal avec des objectifs sans doute louables mais mais pas possible avec des normes dans l'agriculture dans dans tout et et et puis et puis c'est c'est tellement pas possible que là on est en train de détioter les tout et parfois trop à l'excès.
Voyez ce que dire c'est c'est donc il faut faire très attention au à l'acceptabilité. À l'acceptabilité c'est ça la grande règle. Il faut il faut avoir cette ambition, il faut la porter.
Je suis je vous le dis très franchement, je je ne je ne suis pas content quand dans mon propre parti, j'entends un discours chante termiste de rejet de tout ce qui est écologie. Je je parle, j'entendais l'autre jour, on a j'ai vu une tribune signée par des dirigeants de mon parti disant il faut supprimer toutes les aides aux énergies renouvelables. Non, je suis pas d'accord.
Peut-être qu'il faut plus financer les éoliennes, mais l'énergie solaire, oui, il faut la financer. Moi, j'ai créé en en savoir l'Institut national du Solaire, il y a 500 chercheurs et ce que je vois, ce que j'ai vu dans ces recherches, c'est c'est l'avenir que les prochaines voitures seront toutes les les les je pas les carcasses, les carrosseries. les carrosseries seront toutes en panneau solaire et comme comme le sont maintenant les les parkings dans les et les toits des donc il y a plein de choses qui il faut pas abandonner le le le financement public de la recherche dans ces domaines sinon c'est les Chinois et les Américains qui feront tout hein.
Donc je je je me batrai toujours pour porter ce discours mais d'une écologie humaniste et et concrète. pas qu'il soit donc on doit attendre les futures technologies pour comment on doit on doit attendre les futures technologies comme vous parliez des des carrosseries avec avec des panneaux solaires. Non, il faut pas attendre, il faut être il faut être pilote dans la recherche pour ces nouvelles technologies hein.
Il faut il faut il faut qu'on soit présent que nos entreprises, les start-up et d'autres ça touche le grand sujet de de l'industrialisation du pays ou de la réindustrialisation de la France parce que je déerai un mot de ça même si on n pas trop de temps mais c'est pas possible que notre pays ne redresse pas la barre liée à l'industrie qu'on devienne on était sur la voie comme les anglais de devenir un pays de de service. C'était le choix un peu stratégique en matière économique de de privilégier les services dans lesquels beaucoup vont travailler au au au détriment de l'industrie. Les Allemands n'ont pas fait ça, euh les Italiens n'ont pas fait ça, les Suédois n'ont pas fait ça.
Et nous sommes devenus un pays de service où on a laissé partir des pas entiers de notre industrie avec des parfois des des situations scandaleuses. Nous devons redevenir, c'est un des grands enjeux de 2027 et de la suite un pays de production agricole et industrielle. Et donc la clé c'est l'innovation.
La clé, c'est l'intelligence artificielle. La clé c'est la recherche. Et comment protéger nos industries justement au face aux investisseurs américains ou chinois en France ?
Ben d'abord en en en ne laissant pas toutes les portes ouvertes. La Commission européenne, cette dame que vous voyez que je connais bien puis beaucoup de ses prédécesseurs ont été pris dans un moode de d'ultralibéralisme. Moi, je suis libéral hein, je le libéralisme c'est pas l'ultralibéralisme où chacun fait ce qu'il veut pour le maximum de profit dans le minimum de temps.
Ça c'est Trump hein. Donc je on on a cru au moment de la de la mondialisation de l'explosion du système bipolaire entre russe soviétique et américain qui a explosé en 89 la globalisation avec beaucoup de progrès beau il y a des 800 millions de personnes qui sont sorties de l'extrême pauvreté on a cru que ça allait régler tous les problèmes et donc le l'Europe Bruxell j'ai que j'ai bien connu cette cette état d'esprit les fonctionnaires, les les commissaires, on ouvre toutes les portes et toutes les fenêtres et personne n'a fait ça. On a été les seuls à dire "On commerce et ils vont ils vont suivre rien du tout.
Les Chinois, les Américains les Américains les Chinois et d'autres pays ont on ont fermé leur ont fait du protectionnisme, on fermé des portes entières et et on s on a été naïf." Voilà ce que je pense. Je dis pas qu'il y a pas eu de progrès en Europe, mais on é naïf et maintenant ça suffit.
Je je j'essaie de visiter une fois par semaine des entreprises et des acteurs. J'étais en Mayenne l'autre jour où j'ai visité une très belle entreprise qui s'appelle GIS qui est une des premières entreprises européennes dans la machine outil très sophistiquée. Euh le patron de cette entreprise me disait au rythme de de la vitesse de tsunami qui arrive de Chine, le produit chinois dans notre domaine, nous serons prenant dans 3 ans les seuls qui resteront en Europe.
Les les Allemands sont en train d'être détruits pan par pan par ces par ces importations massives. Donc il faut qu'on là, il faut qu'on mette des taxes, il faut qu'on se protège. Les Chinois d'ailleurs, ils comprennent pas pourquoi on le fait pas, hein.
Je veux dire, je sais pas et il poussent il poussent, il continue à subventionner, à exporter tout ce qu'ils peuvent plus exporter aux États-Unis. Donc il faut faut il faut arrêter d'être naïf. Monsieur Barnier, merci pour ce débat.
Nous allons maintenant passer aux questions du public. Ah oui, très bien. [applaudissements] Alors oui, levez la main pour qu'on vous donne le micro.
Ah ben au fond là-bas. C'est bon. Bonsoir monsieur.
Où êtes-vous monsieur ? Bonsoir monsieur le premier ministre. Merci beaucoup pour ce discours.
C'était vraiment intéressant. Ma question va porter sur les nouvelles relations entre la France et l'Afrique. Même si le terme France-Afrique est censé avoir disparu officiellement, nous pouvons observer que les relations entre la France et l'Afrique continuent toujours dans cette direction, notamment avec par exemple l'intervention de la France lors du coup d'état raté au Bénin, l'intervention de la France au Madagascar ainsi que la constante médiation de la France dans le le conflit entre la RDC et le Rwanda.
Que pensez-vous de de du coup cette nouvelle direction que prend la France et l'Afrique ensemble et de ce que cela veut dire pour le continent ainsi que pour la France en général. Merci beaucoup. Euh les situations que vous avez évoqué ne sont pas toutes les mêmes, hein.
Euh au Rwanda, au Congo, au Bénin, vous auriez pu citer les pays du Cel aussi, hein. D'une manière générale, en tout cas depuis 10 ans, Hollande puis Macron et même Sarkozy on nous avons été présents, nous avons ouvert des bases ou mener des opérations à la demande des pays africains. Et ce qui est vrai aussi, c'est beaucoup de ces pays, notamment dans le sel qui nous ont demandé d'intervenir ont changé de dirigeant.
Parfois, il y a eu des coups d'état euh comme vous l'avez vu au moins dans plusieurs pays du du Sahel et qui ont décidé de de se libérer de ces interventions françaises et de de nous mettre dehors. Donc je pense qu'il faut tenir compte de et dans beaucoup de ces pays, moi je quand j'étais mise à étrangère, j'ai visité plusieurs de ces pays, le sentiment de anticolonial ou ou de de de rejet de toute forme de néocolonialisme est très important. Donc notamment de la nouvelle génération et beaucoup dans beaucoup de ces pays aussi les hommes politiques ou les médias parfois d'autres grandes puissances chinois, russe ou américaine utilise ce sentiment anticolonialiste qui qui est dans le fond du pays.
Donc je je pense qu'en effet il faut remettre à plat nos relations, hein, et ne ne ne plus parler de France-Afrique et et bâtir l'idée d'un contrat avec l'Afrique. Moi, mon opinion personnelle, c'est que ce continent est tellement vaste, il y a tellement de potentiel, notamment sa jeunesse, tellement de ressources et tellement de problèmes que et c'est tellement important que ça se passe mieux parce que tout ce qui se passe mal en Afrique, ça a une répercussion directement sur nous, hein. L'Afrique, elle est à je sais plus quelle distance, 40 km, même pas au Maroc de de de l'Espagne et de la donc de l'Europe.
Donc nous avons intérêt à ce que ça se passe mieux, que l'Afrique s'électrifie, qu'elle se développe, que la jeunesse il reste qu'on combatte les conflits, les prédateurs, les exploiteurs, les gens qui utilisent le viol comme un arme de guerre, les grandes entreprises qui se comportent mal. Donc je il y a tellement de potentiel et de problèmes que je je pense que la bonne réponse, elle doit être européenne. Voilà.
Et d'ailleurs par exemple, j'avais imaginé que les bases militaires que nous avons encore en Afrique et dont certaines sont maintenant fermées soit deviennent des bases européennes plutôt que des bases nationales françaises pour éviter ce ce reproche. Donc moi je pense que des grands enjeux ce ce continent est très important. Il est plein de plein d'avenir et plein de difficultés.
Euh et donc je pense que tous ces problèmes y compris d'ailleurs les réseaux terroristes ou islamistes qui s'y développent doivent être traités au niveau européen et pas au niveau national. Voilà ce que je pense très bien. Ça n'empêche pas de garder une proximité, une culture commune.
C'est dans c dans ce continent que que la francophonie l'a plus développée. Donc il faut continuer à être fier mais faire très attention à ce sentiment de dans les nouvelles générations de de rejet anticolonialiste. Merci monsieur Bernier d'avoir été notre invité ce soir.
Merci. C'est c'est fini. Oui.
Pourquoi vous avez pris qu'une seule question ? Ben parce qu'on a malheureusement pas eu le temps pour une question de timing et merci le public d'être on peut encore en prendre une encore. Bah faisons d'autres questions alors. [rires] Continuons.
Non mais je suis bien moi là je sais pas je ne vous chassais pas. Il y a une question ou devant là monsieur peux apporter un micro là. On va prendre deux questions puis après on va voir un coup hein.
Bonsoir monsieur le premier ministre. Vous êtes tout là ? Ouais.
J'ai une question sur la relation entre les jeunes et la politique. Aujourd'hui, les jeunes se désintéressent de la politique notamment parce que ils pensent que les politiques ne vont plus vraiment grandchose pour eux. Euh comment est-ce que vous expliquez que moi aujourd'hui les premiers les anciens présidents et les anciens euh premier ministres disent il faut faire c, il faut faire ça, il faut mettre en place c, il faut mettre en place cela alors que vous-même et même les anciens premier ministres et les anciens présidents ont été au pouvoir finalement euh parce que vous avez beaucoup de bonnes idées mais elles ont pas été mis en place.
Oui, d'abord il y en a qui ont été plus longtemps que d'autres je peux dire. Je cherche pas d'excuses hein parce que moi j'aurais aimé qu'on me donne le temps de continuer plus longtemps et j'avais plein d'idées que j'avais d'ailleurs mis sur la table avec mon gouvernement. On y travaillait sur par exemple livret d'épagne industriel.
Il y avait plein de sujets que je que j'avais envie de mettre en route. Mais c'est sûr que c'est ça donne on n pas le droit de donner des leçons, hein. On peut tirer des expériences.
Il y a une chose dont je suis sûr, mesdames et messieurs, pour les plus jeunes d'entre vous, c'est que si vous ne vous occupez pas de politique, c'est elle qui s'occupe de vous. Voilà, je suis sûr de ça. Donc mon conseil, c'est que vous vous occupiez de politique, vous soyez engagé.
Queles que soient vos idées, il y en a que on peut contester. Si vous avez besoin de conseils, je peux vous les donner, mais le le Engagez-vous, ayez soyez des citoy occupez-vous de la cité. Occupez-vous de ce qui se passe autour de vous.
Et la politique, c'est pas seulement d'être militant, élu, député ou président de la République, c'est ça peut-être aussi une association, un syndicat, un conseil municipal, enfin, il y a plein de occupez-vous des autres créd C'est quoi la politique ? L'autre jour, j'étais dans avec un groupe de jeunes, on me dit "C'est quoi pour vous la politique ?" La politique, c'est disons quand on est élu, on vous confie un mandat, vous devez avoir des convictions et des valeurs.
Ça c'est un peu préalable. Euh je connais des qui ont pas beaucoup de valeur et pas beaucoup de conviction, mais c'est mieux d'en avoir. Et puis vous êtes élu, on vous confie un mandat.
Euh avec un mandat vient un budget qui est celui de tous les contribuables qui votent pour vous, qui votent pas pour vous. Vous pouvez faire des lois, des directives, des projets. Qu'est-ce que vous faites avec tout ça ?
Faites de la politique et ça consiste pour moi à créer avec tout ça du progrès collectif. C'est pas un mot archéique le progrès du progrès collectif. Vous pouvez vous dire à la fin de votre mandat 5 ans et moi je me suis toujours dit ça pour ça que j'ai pas j'ai pas de problème pour répondre à votre question.
Est-ce que la situation que je que je laisse à la fin de mon mandat elle est meilleure que celle que j'ai trouvé ? Voilà, je vous jure que je me suis toujours posé à toutes les étapes de ma vie publique cette question en savoir je peux dire la situation que j'ai laissé après 17 ans de présence du département elle était meilleure dans les ministères que j'ai j'ai occupé. J'ai eu un honneur d'occuper.
Au bout de 2 ans, je j'ai fait des choses qui durent encore aujourd'hui 20 30 ans après à Bruxelles. La régulation financière, elle dure toujours. Et je peux je peux trouver des exemples dont c'est laisser des traces mais créer du progrès, c'est ça la politique, du progrès collectif.
Je parle pas du bonheur ou du progrès individuel, je parle du progrès collectif. Voilà. Donc occupez-vous de politique.
Et alors c'est sûr qu'il y a des des hommes des femmes politiques qui ou qui ont rien fait ou qui ont mal fait ou qui ont été sanctionnés. Donc ça ça donne pas le droit de donner des leçons mais en tout cas on a des expériences à partager. Je vous en prie monsieur.
Oui, il on a besoin d'un micro tout devant. Devant. Allez-y là.
Oui, allez-y. Bonsoir. Bonsoir, merci d'être ici.
Euh, je réalise un actuellement un certain travail de renseignement sur le marché de l'énergie et de l'industrie et j'avais une certaine question un petit peu historique vis-à-vis d'aujourd'hui. milieu fin du 20e siècle, les trois puissances que sont l'Angleterre, les États-Unis et l'URSS, il n'avait que faire de la France dans les pourpirler dans dans les pour parler, excusez-moi, post seconde guerre mondiale en terme de direction du monde politique, industriel et cetera. de Gold s'est vraiment battu face aux ingérences américaines Roosevelt qui est détesté de Gaulle et soviétique stalinienne euh et qui était totalement différente malgré le fait qu'ils ont promu enfin enfin que de Gol a promu la CECA puis la CECE puis l'Europe des 6 jusqu'à l'Europe des 28 et des 27.
Est-ce que selon vous on n'arrive pas aujourd'hui dans la même situation avec ce format d'ingérence politique, géostratégique, industriel de la part à la fois des États-Unis et de la nouvelle URSS qui est la Russie ? Et selon vous, quelle serait la stratégie du point de vue de la France et du point de vue de l'Europe face à cette problématique ? Aujourd'hui, nous sommes dans une période où euh le multilatéralisme multilatéralisme, l'état de droit, les règles internationales ne sont plus respectées.
C'est la loi du plus fort et non pas c'est le rapport de force et pas le rapport de droit qui compte hein. Et ça c'est euh clairement la stratégie de Poutine et de Trump. Voilà, les Chinois sont plus habiles, ils s'inscrivent dans une respect de l'OMC, du règl sociale, mais ils exportent quand même sans sans hésiter tout ce qu'ils peuvent en subventionnant massivement.
Donc c'est une autre forme de c'est pas l'impérialisme, c'est une forme de d'expansionnisme économique. Là monsieur les quand vous regardez les défis quand vous m'interrogez comme homme politique français mais moi je me suis toujours intéressé à la politique étrangère à ce qui se passe autour de nous depuis de Gaulle que vous avez cité. Euh quand vous regardez les problèmes que nous avons, vous avez des problèmes français, franco-français qui sont les nôtres que nous avons créé ou des difficultés que nous avons créé les uns ou les autres, les hommes polétiques de gauche et de droite.
Euh personne viendra les régler à notre place hein, personne. Les 35 heures, c'est c'est une décision franco-française, c'est pas Bruxelles. Les 3200 milliards de dettes, c'est c'est c'est pas Bruxelles, c'est nous.
Et il faut pas compter sur d'autres gens pour nous aider, hein. Le le manque de de de sentiment national, le le les incivilités, les les les questions de sécurité publique, de sécurité du quotidien, tout ça, c'est nous, hein. Et puis vous avez d'autres problèmes qui impactent la France, qui qui impactent la société française, qui ont des conséquences dans la vie quotidienne, qui ne viennent pas de nous, mais qui nous impactent.
Et ces problèmes sont des problèmes globaux. Le premier c'est celui qu'on évoquait du changement climatique. Il y a le terrorisme et l'islamisme politique.
Vous avez la pauvreté en Afrique et toutes les conséquences de gens qui partent. Vous avez la puissance des médias des des grandes entreprises numériques, hein, qui viennent faire des affaires chez nous, qui veulent pas payer d'impôts. Américaines, vous avez la puissance des marchés financiers, hein. marché financier dans certains d'entre vous travailleront sur le simple secteur des produits dérivés sur lequel que on s'appuie pour faire des des protections contre les risques, le change ou d'autres c'est en permanence 3000 milliards de dollars au-dessus de notre tête qui circule 3000 milliards de dollars en permanence donc comment on se protège tout ça c'est pas des problèmes qui viennent de c'est des problèmes qui viennent de de chez nous c'est problèmes qui viennent du reste du monde mais qui nous impactent directement Donc qui n'importe que notre indépendance que vous évoquiez ou notre dépendance.
B ma réponse elle est claire. C'est c'est l'Europe, c'est l'Union européenne, c'est le marché unique, c'est la capacité de créer une capacité de défense, de réduire nos dépendances, de de de faire comprendre aux pays européens qui sont pas convaincus que le nucléaire est utile, même s'il faut le maîtriser et le surveiller. vous avez dans le monde d'aujourd'hui qui est un monde d'empire nouveau ou d'empire ressurgent si je puis dire de gens qui ont une tentation impériale au 21e siècle nous devons être capable avoir une capacité de d'acteur global et c'est pas la France toute seule ou l'Allemagne toute seule c'est fini ça c'est c'est mettre notre génie notre intelligence nos capacités nos savoir-faire dans un ensemble suffisamment puissant pour créer une masse critique.
C'est pour moi c'est la seule réponse. Voilà. Très bien.
C'est donc patriote et européen. C'est c'est le c'est sur mon compte Twitter je vous invite à suivre. C'est donc définitivement la fin de ce débat.
Merci beaucoup monsieur Bar d' C'est moi qui vous remercie. J'étais très heureux de retrouver cette salle et de salci. [applaudissements] M.
Michel Barnier