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interviewyoutube.com· 20 janvier 2022 21 min

L'intégrale de l'interview de Nicolas Dupont-Aignan dans Bourdin Direct

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Merci d'être avec nous. Alors, j'ai lu une de vos déclarations récentes qui m'a un peu surpris. Je vous cite. « Je suis un meilleur candidat de second tour que de premier tour. C'est ma chance. » Oui, j'ai envie de vous poser une question toute claire. Je crois que j'avais dit « c'est mon drame ». Non, non, non. Ah peut-être c'est mon drame, oui. Donc c'est votre drame. Vous voyez, je suis honnête. Oui, c'est votre drame. Vous êtes un candidat de second tour et pas de premier tour. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire en fait que vous n'êtes plus candidat ou que vous êtes sur le point de ne plus être candidat parce que vous ne trouvez pas vos parrainages ? Pas du tout, au contraire. D'abord, les parrainages, c'est difficile pour tout le monde. Vous les aurez ou pas ? Je ne sais pas. Je vais être très franc avec vous ce matin. Je dis au maire, je suis tout prêt, je suis à peu près à... On peut le dire, allez. Je ne l'ai jamais dit, mais on est vers 450. Mais il en manque encore 50. Et je dis au maire, parrainé pour la démocratie, en tout cas, j'ai besoin des démocraties. Dernier parrainage, parce que je peux finir à 495 ou à 510. Je ne sais pas.

Et ça, c'est une angoisse et une perte de temps, alors qu'il faut faire campagne et qu'on se dit, est-ce qu'on aura les parrainages ? Mais j'espère, et je fais confiance dans les maires qui me connaissent et qui savent que j'ai été maire moi-même 22 ans et que je serai le candidat vraiment des territoires parce que je sais, je vis, comment dire, cette division de la France entre les maires. Métropole qui grossissent toujours avec des difficultés de vie. Je suis élu de banlieue, mais aussi les territoires qui sont complètement perdus. Donc, il y a la question des parrainages. Ce que je voulais dire par cette phrase, pour vous répondre. Oui, qu'est-ce que vous voulez dire ?

Ce que je voulais dire, c'est que la campagne telle qu'elle est partie aujourd'hui, on est à très peu de temps, est une campagne qui est toujours sur des polémiques, sur des petites phrases et que moi, je suis plutôt quelqu'un qui est sur du projet, sur du fond. J'ai écrit un livre, par exemple, dont on a peu parlé, sur les économies budgétaires. Je suis le seul à avoir un programme très chiffré et j'ai l'impression que dans ce début de campagne, je suis quelqu'un de sérieux qui pourrait battre Macron au second tour, mais qu'il faut que, peut-être, je me plie davantage à la loi médiatique, de la petite phrase, de la polémique, de l'agressivité, qui ne me plaît pas.

Mais vous nourrissez aussi la polémique, Nicolas Dupont-Aignan. Très peu, je n'ai pas. Vous savez, j'aurais pu dire des choses qui ont permis à certains de percer, d'avoir plein d'émissions. Moi, j'en ai beaucoup moins. Mais vous avez réagi quand Emmanuel Macron a dit qu'il voulait emmerder les Français. Heureusement que j'ai réagi, attendez. Vous avez réagi dimanche après le voyage de Jean-Michel Blanquer à Ibiza ? Très peu. Donc, ce que je veux dire, c'est que je fais une campagne, peut-être parce que je vieillis un peu, je fais une campagne sur le fond des choses. Pouvoir d'achat. Je fais une campagne, j'ai écrit un livre sur ras-le-bol des promesses. On n'est pas des Pères Noël.

Les Français volent du cercle. C'est sérieux. Et j'ai l'impression qu'en ce début de campagne, c'est la prime à la petite phrase. Et j'ai dit, sous forme de boutade, eh bien, l'enjeu pour moi, c'est d'accéder au second tour. Parce qu'une fois au second tour, je pense que je peux battre Emmanuel Macron. Et donc, il faut accéder au second tour. Mais ce n'est pas perdu. Je vais vous dire, ce n'est pas perdu. Pour accéder au second tour, il y a du chemin, quand même. Oui, mais il y a des millions de Français qui n'ont pas fait leur choix. Jamais. Vous avez des problèmes de parrainage, des problèmes d'argent. Tout le monde. Des problèmes d'argent, non, ça va ? Vous avez les moyens ?

On n'a pas les moyens des autres. Oui. Mais je vais vous dire, moi, je crois que ce n'est pas une question d'argent. Et j'ai une chance, une seule chance. Oui. C'est que mon parti est bien géré, il n'y a pas de dette. Et ça, ce n'est pas le cas de tout le monde. L'hémorragie est de beaucoup de vos cadres. Non. Non, c'est vrai ou pas ? C'est complètement faux. Ah bon ? Quelques départs. Mais qui fait couvert ces bruits ? Mais parce que je gêne. Mais vous gênez qui ? Justement parce que je gêne. C'est curieux qu'on dit tout le temps. Vous gênez qui ? Eric Zemmour ? Marine Le Pen ? Que de ? Que bien sûr.

Je gêne parce que nous sommes la première élection présidentielle où il y a plus de 10 millions, 15 millions, peut-être 20 millions de Français qui n'ont pas fait leur choix. Et je leur dis, ne vous abstenez pas, allez voter, vous pouvez tout bouleverser. Le casting qu'on vous présente n'est pas obligatoirement le bon et faites confiance peut-être à quelqu'un de différent, ancré dans la réalité, moins de polémiques, moins de temps d'antenne. Mais moins d'argent, mais peut-être plus sincère, et je le sais, et je vous en remercie. Mais c'est rare. Nicolas Dupont-Aignan. C'est rare, je veux dire, dans les médias français, vous êtes une rare exception.

Nicolas Dupont-Aignan, pourquoi ne pas rejoindre ? Est-ce que vous rejoindrez Eric Zemmour ou Marine Le Pen ? Non, mais je vous l'ai déjà dit. Jamais, à aucun moment ? Mais je vous l'ai déjà dit. Je suis candidat. Non. Je suis gaulliste. Parce que la dernière fois… Non, non, vous confondez. Oui. Deux choses. Je confonds. Oui, vous confondez le deuxième tour. Avec Emmanuel Macron, elle est candidate, elle a des points communs, soyons précis. Avec Emmanuel Macron, elle est candidate et elle a le droit, parce qu'elle a sa personnalité, ses propositions.

J'ai des points communs, tout le monde le sait, l'indépendance nationale avec Eric Zemmour ou Marine Le Pen, mais j'ai des différences et surtout, j'ai ma personnalité. J'ai été maire 22 ans, je sais compter, je déteste la dette, j'ai écrit des livres sur la grande fraude fiscale, j'ai des solutions pour le pays et j'estime que je peux rassembler davantage. Je n'ai pas la même vision de la société qu'Eric Zemmour sur le handicap, sur les femmes. J'estime qu'on peut être gaulliste, c'est-à-dire l'indépendance de la France, mais que l'indépendance de la France et l'idée que je me fais de la France et du gaullisme, c'est le rassemblement des Français.

Et que Emmanuel Macron, et c'est le drame du pays aujourd'hui, pendant 5 ans a dressé les Français les uns contre les autres et je n'ai pas envie qu'on recommence avec un autre. Je veux l'indépendance du pays, des solutions concrètes. Liberté des Français et le rassemblement pour gagner, que la France s'élève et ne se rétrécisse pas. C'est ça qui m'intéresse. Alors je sais que ça peut paraître curieux la sincérité en politique, mais vous le savez depuis des années, j'ai au moins ce mérite de jamais d'avoir toujours gardé ma cohérence, ma sincérité. Et je pense que les Français en ont marre des bonimenteurs, en ont marre des polémiques, veulent autre chose, ils cherchent autre chose.

Alors Nicolas Dupont-Aignan, les Français en ont marre. Après c'est à eux de choisir. Les Français en ont marre. Après c'est à eux de choisir. Les Français en ont marre. Vous les rencontrez, je les rencontre. Qu'est-ce que nous entendons ? Qu'est-ce que nous entendons ? Je n'ai pas envie d'aller voter, je ne sais pas pour qui je vais voter, je vais m'abstenir, et finalement tout ça ne m'intéresse plus, plus. J'entends ça, vous entendez ça en permanence, en permanence. C'est pire que ça. C'est-à-dire que tout le monde attend maintenant que le Président de la République se déclare. Pardon de vous dire, mais tous les candidats ne proposent pas grand-chose jusqu'à maintenant. C'est pas vrai.

Je n'accepte pas. Bon, et bien c'est pas ce que pensent les Français. Je vous l'offre. Non mais je l'ai déjà. Je l'ai déjà. Non mais vous pouvez l'avoir mais il faut le lire. Mais je l'ai déjà feuilleté, Nicolas Vuignan. Mais les Français, les Français ne se sentent pas concernés aujourd'hui par l'élection présidentielle. Vous savez pourquoi ? Pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Alors très vite et après nous allons parler de l'abstention. Très vite. Parce qu'ils ont été trompés pendant 20 ans, par justement des Pères Noël avant chaque élection, qui après n'ont pas respecté leurs engagements. Premier point. Deuxième point. Parce qu'ils ont le sentiment que la politique ne sert plus à rien.

Et troisième point. Parce qu'ils commettent une erreur. Et là je vais les engueuler. Pas méchamment. Oui. Je leur dis souvent, quand je les rencontre, vous manifestez, vous râlez et vous avez raison. Mais pourquoi alors vous n'allez pas voter ? Parce que quand vous vous abstenez en croyant que vous punissez le monde politique, en fait vous rendez service à ceux qui vous ont gouverné depuis 30 ans et vous ne donnez pas la chance à des gens différents. Et pourquoi j'y crois encore ? Pourquoi je me présente encore ? Parce que je sais que on peut faire autrement. Et parce que je sais que les Français attendent autre chose.

Et je leur dis, si vous allez voter, les 47 millions d'électeurs allez voter. Mais vous balayez ce système pourri. Mais vous le balayez. Encore faut-il donner un avenir et de laisser croire aux Français. Mais oui. Et oui. Et il faut être invité. Et il faut écrire. Et il ne faut pas rester dans les polémiques. L'abstention. Toujours les mêmes polémiques. Les mêmes histoires. Le Président du Sénat propose d'instaurer une double procuration pour les électeurs. Il demande au gouvernement l'examen en urgence d'une loi organique. Chaque mandataire qui pourrait déposer deux mois d'abstention. Chaque mandataire qui pourrait déposer deux procurations. Et voter pour deux personnes. Pourquoi pas.

Ça ne me choque pas. Vous y êtes favorable ? Non, je pense que c'est trop tard. Ce n'est pas ce que dit le Président du Sénat. Ça serait formidable. Mais je pense que c'est trop tard. Je vais vous dire. Oui. Le plus important pour moi, pour que les gens aillent voter, c'est qu'il y ait une égalité de traitement dans les médias pour qu'il y ait le maximum d'offres politiques. L'offre politique qu'on n'ait pas toujours les mêmes, qu'on n'ait pas le cycle infernal sondage-médias. Parce qu'il y a une espèce d'escalade et puis pour d'autres, c'est plus difficile. Vous savez qu'avant, il y avait cinq semaines d'égalité, cinq semaines jusqu'en 2017. Ça a été supprimé.

Il n'y a plus que quinze jours. Et les médias français ne peuvent pas inviter tous les candidats en quinze jours. C'est un casse-tête. Vous le suivez bien. Donc, il faut ouvrir le champ. Il faut qu'on parle des choses importantes. Il faut qu'on ait des débats de fond. Vous en avez eu un intéressant avec une candidate. Oui. Moi, je viens bien demain matin. Bien. Je vais être réservé qu'à quatre candidats. Dommage. C'est pas heureux. Dommage. Ouvrons l'air. Voyons les propositions. Comparons. On est à moins de trois. Mais vous serez invité. Ne vous inquiétez pas. Vous serez. Et vous serez. Moins de trois mois. Non seulement vous serez invité, mais vous serez sur un plan d'égalité.

Moins de trois mois, Jean-Jacques Bourdin. Oui. Et tout est fait pour qu'on ne parle pas des problèmes de fonds. Parlons du pouvoir d'achat. Alors, non, non. Mais avant de parler du pouvoir d'achat. Quelques mots. Quelques mots. Oui, c'est moi. Est-ce qu'il faut, sur le Covid et sur la situation sanitaire, est-ce qu'il faut alléger les restrictions ? Il faut les lever. Toutes les restrictions. Comme en Angleterre. Vous demandez. Toutes. Comme en Espagne. Les Anglais ont quinze jours ou trois semaines d'avance sur nous. Oui. Sur l'épidémie. Je n'ai peut-être pas voulu. Il faut lever. Dans trois semaines, quoi. Non, mais non. Il faut lever.

On a voté une loi absurde qui arrive trop tard, qui est complètement liberticide. Il faut lever. Et il faut, parallèlement, j'insiste. Arrêter la vaccination ? Mais la vaccination doit être un libre choix. Pour les personnes fragiles, âgées, qui le souhaitent, avec le médecin traitant. Je ne suis pas médecin. Je veux le libre choix. Mais je vais vous dire autre chose. Il faut investir massivement dans l'hôpital public. Il faut résoudre le problème des déserts médicaux parce que demain, vous pouvez avoir un autre virus qui arrive dans deux ans. Et ce qui me désole, c'est qu'on a investi un milliard d'euros par mois, et il fallait le faire, sur les tests. Ça fait dix milliards par an.

Il fallait le faire ? Il fallait le faire, les tests. J'ai toujours réclamé. Je ne vais pas me contredire. En revanche, Jean-Jacques Bourdin, dix milliards par an pour les tests, doubler les services de réanimation, doubler les services de réanimation, alléger la peine des soignants, donner de l'air à notre système. Et pas seulement pour le Covid. Mais vous savez que… Excusez-moi, vous savez combien ça coûte ? Mais vous savez… Non mais combien ça coûte, Jean-Jacques Bourdin ? Quoi ? Le Covid ? Le doubler… Non. Doubler les lits de réanimation. Deux milliards cinq par an. Et on a dépensé quatre fois plus pour les tests. Mais pour avoir des lits, il faut du personnel.

Vous le savez, Nicolas Dupont-Aignan. Et pour avoir du personnel… C'est bien beau de dire. C'est bien beau de dire, j'ouvre un lit. Jean-Jacques Bourdin. Il faut avoir du personnel. Il faut le former. Il ne faut pas, par exemple, geler les postes de réanimateur anesthésiste au concours, comme l'a fait Jean Castex. Pour avoir du personnel, il faut arrêter de fermer des lits. Pour avoir du personnel, il faut rouvrir ce que je propose dans mon programme, un hôpital ou une maternité par département dans les zones sous-dotées. Pour avoir du personnel, il faut payer les internes qui sont en train d'être débauchés pour partir en Californie. Voilà. Donc il faut un plan global de la santé publique.

En France. Et il faut supprimer la tarification à l'acte. Vous voyez… Je vais passer à autre chose. Oui. On va passer à l'essence. C'est concret. C'est concret. Mais je vais être sur le concret. Le prix de l'essence, c'est concret. Et oui. Pour tous les Français. Nicolas Dupont-Aignan, simplement un mot. Pourquoi est-ce que vous n'avez pas été clair sur votre situation personnelle sur la vaccination ? Vous n'avez jamais dit « je suis vacciné, pas vacciné ». Parce que je n'aime pas ce voyeurisme. Vous êtes toujours resté… Oui, parce que je n'aime pas ce voyeurisme. Vous êtes toujours resté dans une zone d'ombre… Une zone d'ombre. Une zone d'ombre.

Est-ce que c'est si facile de dire « non, j'ai décidé de ne pas me faire vacciner ». Oui, ben voilà. Vous le savez. Oui, j'ai décidé de me faire vacciner. Mais tout le monde le sait. Mais je n'aime pas… Donc vous avez décidé de ne pas… vous n'avez jamais été vacciné ? Non. Non. J'assume. Bien. J'assume. Alors on va passer à autre chose. D'accord ? Oui. On va passer à autre chose. Un mot quand même sur ce qu'a dit Emmanuel Macron. Pardon. Pardon. Pardon. Le gouvernement n'aurait pas pu organiser une stratégie de vaccination en France si nous n'avions pas eu l'Europe, dit Emmanuel Macron. Ça c'est du grand cinéma. C'est vrai. Non ? C'est pas vrai ? C'est vrai.

En tout cas, l'Europe qui garde secret tous les contrats avec les laboratoires pharmaceutiques, ce n'est pas l'Europe que j'aime. Voilà. Vous êtes pro-européen. J'aime l'Europe comme réconciliation des peuples et pour construire des projets communs comme Airbus, Ariane, face à la Chine et aux États-Unis, mais l'Union européenne ne fait pas ça. Je veux remplacer l'Union européenne par un nouveau traité.

On rend aux nations leurs frontières, leurs lois, leurs budgets, et en revanche, comme un syndic de copropriétés, l'Europe s'occupe des parties communes, le défi environnemental, le défi numérique, créer un GAFA européen, et le défi du développement de l'Afrique, car la population africaine va doubler. Et la défense ? La défense n'appartient qu'aux nations. On ne meurt que pour son peuple. Alors j'ai une question. Est-ce que l'Europe n'a pas besoin d'être unie devant l'instabilité et le danger qui monte de toutes parts, partout ? Mais ça… En Ukraine, en Biélorussie, la Turquie, personne n'a le même avis, donc ça ne veut rien dire. On répète ça depuis des années.

Mais est-ce que l'Europe nous a garanti la paix ? Non. L'Europe comme coopération, oui. L'Europe comme bureaucratie non démocratique qui signe des accords de libre-échange, qui se couche devant la Turquie et la Chine, qui ne protège pas les Européens n'a aucun sens. Donc je veux comme une copropriété, je veux que le syndic s'occupe des choses communes, mais qu'en revanche le syndic nous laisse vivre dans notre appartement. Comme on veut. Et qu'il ne se mêle pas de tout. Moins d'Europe, mieux d'Europe et ça irait beaucoup mieux et je proposerai un traité et un référendum. Bien. Nicolas Dupont-Aignan, le prix de l'essence, c'est vrai que c'est un sujet qui agite tous les Français.

C'est normal parce que quand on prend sa voiture pour aller travailler, on a besoin de faire le plein et on voit le plein, le prix augmenter et parfois, j'ai vu, c'était formidable ce que j'ai vu mardi soir, j'ai entendu deux de nos intervenantes dire mais, on y va. C'est un tour de rôle. Bien sûr. Mais je le dis depuis des années. Mais c'est, et on se, finalement, on fait du covoiturage, on se force à faire du covoiturage. Mais Nicolas Dupont-Aignan, qu'est-ce que vous proposez ? Toujours la même chose. J'ai pas changé. Qu'est-ce que vous proposez pour baisser le prix de l'essence ? J'ai jamais changé. Est-ce que c'est possible d'ailleurs ? Oui. Je propose deux choses. Très simple.

J'ai jamais changé. Allez-y. Reprenez mes vidéos d'il y a deux ans, trois ans. Allez-y. On n'a pas à gagner de l'argent sur la hausse du prix par rapport à ce qui était prévu budgétairement. Or, vous le savez, il y a tellement de taxes sur le prix, quand le prix de l'essence augmente, l'État fait des bénéfices. Je demande solennellement à Bruno Le Maire de rendre cet argent aux Français. Ça, c'est pas compliqué. Il se fait de la gratte par rapport à ce qui était prévu. C'est inadmissible. Premier point. C'est ce qu'on appelait la TIPP flottante, quand le prix augmente, l'État rend. Quand le prix baisse, il garde. Attendez, j'ai pas fini.

Ça n'a pas toujours réussi, la TIPP flottante, dans l'histoire. Non, mais attendez. Quand le prix augmente, que l'État ne fasse pas du bénéfice dessus. Premier point. Deuxième point. J'ai toujours proposé, je l'ai là, la suppression de la taxe sur la taxe. Vous savez qu'en France, il y a la TICPE, qui est une grande taxe, et à 60% du prix de l'essence qu'est la taxe. Vous avez la TVA sur l'essence, j'accepte. Et vous la laissez à 20% ? Je la laisse. Mais il y a autre chose qui est incroyable, que les Français ne savent pas. Il y a la TVA sur la taxe. C'est du délire. Et j'ai toujours demandé. Et je n'ai jamais changé.

Qu'on supprime, ça représente 14 centimes par litre, ce qui ferait quand même pour un habitant qui remplit son plein, 5, 6 euros, 7 euros, 7 euros, j'ai calculé au prix actuel. Ça fait 7 milliards et demi. 6 milliards. 6 milliards, à peu près. 10 centimes de baisse, c'est 5 milliards d'euros de coûts pour l'agent. Oui, mais moi, j'ai compté 6 milliards. Bon, alors 7 milliards. 7 milliards, allez. 7 milliards. Et je propose, pour financer… Alors, comment faites-vous ? Je propose un impôt sur les très grandes fortunes financières françaises.

Car j'accepte qu'on supprime l'ISF pour les fortunes moyennes ou les patrimoines, mais je dis que quand, dernier chiffre d'Oxfam, une association, quand les fortunes des milliardaires français ont augmenté de 86% pendant la crise du Covid, de plus de 200 milliards d'euros, j'estime que la solidarité voudrait que ceux qui ont gagné tellement d'argent pendant la crise du Covid participent un tout petit peu pour alléger le prix de l'essence. Donc, 6 milliards, je les finance aisément par une taxe exceptionnelle sur les très grandes fortunes au-dessus de 10 millions d'euros, hors résidence principale. Vous savez, franchement…

Au-dessus de 10 millions d'euros, elle serait de quel montant, cette taxe ? Une petite taxe. Ça pourrait être entre 0,5 et 1 %, donc on est vraiment dans quelque chose de léger, qui ne va pas étouffer, mais qui permet de dire à la nation « Oui, il y a un moment, ceux qui ont gagné des dizaines d'euros ont gagné des dizaines d'euros. » Des dizaines de milliards d'euros doivent contribuer à alléger le fardeau de l'essence des Français. Et je crois que c'est juste. Je suis par ailleurs, il faut que vous le sachiez, pour la suppression des droits de succession sur la résidence principale. J'estime… Quel que soit le montant des droits de succession ? Non, je parle de la résidence principale.

C'est-à-dire que tous les Français qui ont travaillé dur toute leur vie pour acheter leur maison doivent pouvoir la transmettre avec zéro droits de succession à leurs enfants. Quelle que soit la valeur de la maison ? On fera un plafond, je ne sais pas, il faudra déterminer, c'est le Parlement qui le décidera. 100 mètres carrés à Paris, ce n'est pas 100 mètres carrés avec un plafond élevé. Oui, en province. Je veux dire qu'il faut arrêter dans notre pays que les très très riches soient exonérés de tout, comme l'a fait Emmanuel Macron, et que les classes moyennes ne soient pas récompensées de leur vie de travail. Et vous voyez que c'est cohérent.

Une mesure sur l'essence, on soulage l'effort des Français qui bossent dur, on allège les classes moyennes qui veulent transmettre à leurs enfants quelque chose, et de l'autre côté on dit quand même à ceux qui se gavent d'argent, qui sont gavés d'argent par Emmanuel Macron, qui font partie de l'oligarchie, on leur dit « vous pouvez quand même contribuer un peu au pays ». Bon, mais ceux qui se gavent d'argent… J'ajoute un dernier point. Pardon ? J'ajoute un dernier point. Mais ceux qui se gavent d'argent… Non, je finis. S'ils investissent en France, leur patrimoine, ils auront un allègement. Mais ceux qui se gavent d'argent, ils vont faire le plein aussi.

Je ne parle pas des milliardaires, mais d'autres qui sont très riches, ils vont faire le plein de leur voiture. Ils auraient le même droit à une baisse des taxes. On ne va pas faire quand même des complications. Et l'équité ? On ne va pas compliquer les choses. Les taxes sont considérables. Je demande que dans cette période difficile, quand j'ai vu dans la Creuse un homme maudit et que j'ai perdu mon emploi, on me dit « il faut aller travailler loin ». Un plein par semaine, un plein par semaine quand vous êtes au SMIC, c'est foutu. Donc, on ne peut pas continuer comme ça. Il faut prendre des mesures.

Le gouvernement l'a pris sur l'électricité, avec des problèmes d'ailleurs considérables à terme. Mais vous approuvez ? Oui, j'approuve. Le bloquer à 4% les prix d'électricité sur l'année ? Il fallait le faire. En revanche, que je n'approuve pas. C'est qu'on ne traite pas la cause. Il ne fallait pas fermer Fessenheim. On voyait avant-hier… Il ne fallait pas fermer Fessenheim ? On voyait avant-hier sur votre écran… Mais ça ne représente même pas 2% de l'électricité en France. Oui, mais c'est les centrales à charbon qu'on rouvre. Non, non. Fessenheim, c'est les deux centrales à charbon qu'on va rouvrir cette année. Ah bah oui. Le prix d'électricité, ça ne dépend pas de Fessenheim.

Vous le savez très bien. Non, ça dépend d'autre chose. Je vais vous dire deux choses. Oui. Fessenheim, qu'il ne fallait pas fermer, et on peut encore le rouvrir, les travaux vont commencer en mars. Alors que une dizaine de centrales nucléaires sont menacées d'être mises à l'arrêt pour des raisons de sécurité. Fessenheim marchait très bien, je l'ai visitée. C'était la plus vieille centrale. Non. Elle avait été entièrement rénovée. C'est une aberration. On va rouvrir des centrales à charbon, Jean-Jacques Bourdin, cet hiver, parce qu'on a fermé Fessenheim. Provisoirement. Emmanuel Macron a fermé Fessenheim. Deuxième point.

Il faut déconnecter le marché de l'électricité français du marché européen, qui est aligné sur le gaz allemand, et vous savez que c'est aberrant. Merci Nicolas Dupont-Aignan de nous avoir venu nous voir ce matin sur RMC et BFM TV. Il est 8h53.

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