La Justice n'a pas fait sa révolution de genre !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et c'est cette culture là qui est insupportable [musique] et c'est ça qu'on appelle la culture du vial aussi. Et donc en Espagne, ça a marché dans un pays où voilà avec une culture machiste quand [musique] même ancrée euh mais quand même dans notre pays aussi hein. Et ça ça a fonctionné, ça a fait baisser le nombre de féminicides [musique] et le nombre de violences sexistes et sexuelles.
Oui, ça a fait baisser le nombre de féminicides et puis ils ont il y a aussi toute une culture de la protection, une culture [musique] de la on croit les victimes et une culture de des de se dire il faut des professionnels formés et spécialisés. En Espagne, on a des juridictions [musique] spécialisées, des policiers spécialisés et donc aussi ce qu'on dénonce avec [musique] c'est enfin cette loi intégrale, c'est cette culture aussi de la remise en cause des victimes. Ce que nous a montré le procès de Giselle Pélico.
Il y a plus de 50 [musique] hommes accusés de viol qui sont sur le banc des accusés et pourtant elle doit subir 2 mois de de procès où on va encore lui demander si est-ce que c'est elle fait bien de [musique] se de se balader toute nu quand elle sort de la de la douche. Voilà où on vit. C'est possible que les juges posent de [musique] telles questions ?
Et bien c'est la c'est la culture judiciaire. Aujourd'hui, il y a des hauts magistrats comme Genolicos qui ont rendu des rapports qui ont dit la [musique] justice en France n'a pas fait sa révolution de genre. Et donc on a cette culture qui est aussi euh probablement inspirée par enfin [musique] voilà la philosophie pénale qui euh qui amène en fait quand le doute profite à l'accusé.
Bah finalement ce qui fait que c'est à la victime euh c'est la laf on se retourne contre la victime. Et c'est aussi tout ce qu'on dénonce depuis très [musique] longtemps chez les féministes de se dire en permanence on doit on demande à la victime de prouver [musique] qu'elle a vraiment été victime de violence et c'est cette culture là qui est insupportable et c'est ça qu'on appelle la culture du viol aussi.
Julien Sanchez