« Je refuse toute confusion : Je veux un gouvernement de gauche » - Olivier Faure sur BFMTV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Olivier Fort, bonsoir. Vous êtes évidemment le le premier secrétaire du Parti socialiste et vous êtes au fond l'homme du jour puisque vous l'avez dit, vous êtes vous-même prêt à relever le gant comme on dit, à aller à Matignon, vous ou un autre socialiste. Vous nous le dites ce soir.
Si Emmanuel Macron vous appelle, l'a-t-il d'ailleurs fait ? Non. Non.
Au moment où l'on se parle, vous avez fait acte de candidature mais votre téléphone n'a pas sonné. Non. Non.
Vous avez peut-être entendu Jean-Luc Mélenchon, je voudrais qu'on l'écoute. Qui dit de vous que vous êtes, je cite, dans la continuité des politiques macroniste, ce qui justifie qu'il ne vous soutiennent pas. Voulez déjà être premier ministre, il veut être premier ministre à peu près tout le temps.
Mais non, je ne le soutiendrai pas et je pense que personne le fera parce que il ne peut pas gouverner tout seul. il sera euh obligé de d'avoir des macronistes avec lui. Donc ils constitueront ce qu'il y a en Allemagne et dans d'autres pays, une sorte de grande coalition.
Pourquoi voulez-vous qu'on aille soutenir une chose pareille ? Lui vient, il a déjà amputé le programme et il est dans la continuité des politiques macronies. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Bon, d'abord que c'est un mensonge. La réalité c'est que je n'ai jamais parlé de coalition à l'allemande et que moi je souhaite éviter toute forme de confusion. Je souhaite qu'il y ait un gouvernement de gauche et écologiste au gouvernement et qu'il y ait une assemblée qui est ce qu'elle est et dont nous respections les équilibres et que nous venions donc devant le parlement présenter notre projet et puis ensuite on voit ce qui se passe c'est ce qui passera et ce qui ne passera pas.
Je souhaite en gros qu'on respecte la démocratie, qu'on respecte les Françaises et les Français qui ont voté il y a 1 an à peine et don tout le monde pense que de toute façon s'il devait revoter, il voterait peu ou prou la même chose et nous serions dans une situation identique. Et refait les calculs ce soir. Un gouvernement avec les communistes, les écologistes, les socialistes, ça pèse 121 députés aujourd'hui à l'Assemblée.
Ça m'a pas échappé. Est-ce que vous pouvez réellement revendiquer Matignon avec derrière vous 121 députés ? Mais euh excusez-moi, mais quel est en fait aujourd'hui celui ou celle qui irait à Matignon qui peut revendiquer une majorité absolue ?
Personne. Et donc la question n'est pas de savoir si quelqu'un a une majorité, personne ne l'a. En revanche, ce qui peut arriver, c'est qu'on ait des gens qui changent de méthode de gouvernement, qui n'acceptent enfin qui ne font pas semblant d'être majoritaire.
Moi, je ne dis pas que je suis majoritaire. Je dis je sais que nous serions un gouvernement minoritaire mais vous seriez la plus petite des majorités de de toutes celles possibles aujourd'hui. Mais pas la plus je sais pas comment compter.
Il y a des gens tendriez-vous la main c'est-à-dire pour élargir effectivement est-ce que vous pourriez tendre la main au bloc central c'est-à-dire à au macronistes ? Est-ce que vous pourriez même envisager de discuter avec certains LR ceux qui n'ont pas soutenu François Baou ou qui ont même voté contre ? Est-ce que Est-ce que vous seriez prêt à discuter aussi large que cela ? réalité, c'est que aujourd'hui personne ne peut dire ce sera tout mon programme, rien que mon programme, c'est impossible.
Et donc forcément ce gouvernement là serait obligé amener à discuter avec les uns et les autres et de voir comment nous pouvons faire avancer ce pays parce qu'on ne peut pas accepter l'idée que pendant l'année et demi qui vient ce que les sont dit mais pas du tout. C'est-à-dire que vous feriez une sorte de grande coalition. Je ferai exactement ce que il y a un an quand le Nou Fran existait et bien il y avait à ce moment-là un courrier qui a été adressé au président de la République par Lué à l'époque et tous les présidents de groupe en disant nous savons que nous ne sommes pas majoritaires et donc nous chercherons des compromis tex une petite différence c'est qu'à l'époque vous aviez tout de même les députés LFI avec vous on a compris ce soir que ce ne serait plus le cas mais je mets au déf Jean-Luc Mélenchon de voter contre le tax contre le taxe Zucman je le mets au défi de voter contre la suspension de la réforme des retraites je le mets au défi de voter contre uneation du pouvoir d'achat pour les salariés qui ont en dessous de 1020 €.
Et vous le mettez au défi de vous le mettez au défi de vous censurer. Mais bien sûr, vous n'y croyez pas. Vous pensez que une fois sur place, il ne pourrait pas appeler ses troupes à sans comment voulez-vous aujourd'hui que les électeurs insoumis comprennent que Jean-Luc Mélenchon appellerait à censurer un gouvernement de gauche dans un moment où les femmes et les hommes de gauche espèrent précisément que les choses puissent changer ?
Bien sûr que nous ne ferons pas exactement tout ce que nous avions prévu de faire. C'est une évidence. Il y aura une échance pour ça, c'est les présidentielles en 2027.
Mais dans l'attente, il faudra bien que quelques chose se passe, que les Français ne soient pas en train de se dire mais c'est la grande déprime, on peut rien faire, on peut pas avancer. Olivier Olivier Fort même avec les députés insoumis, vous vous exposez à une censure parce que une censure peut très bien intervenir sans recours au 493 comme vous vous y êtes engagé. Et là, vous auriez devant vous un mur rassemblement national, bloc central et les LR.
Donc vous seriez minoritaire. Ytréar. Et donc moi, je suis prêt à ce que la gauche et les écologistes prennent le leur et qu'ils fassent la démonstration que dans les propositions qu'ils font, ils peuvent trouver des majorités d'idées et permettre d'avancer parce que je crois que sur un certain nombre de sujets, nous pouvons avancer et qu'on n'est pas obligé de passer par une purge pour arriver à résoudre la l'équation financière que nous avons devant nous.
Vous venez d'évoquer la taxe Zucmane, la retraite à 62 ans. Sur ces deux points-là, je vais même aller plus loin. Vous n'auriez pas l'opposition, espérez-vous, de LFI parce que vous dites, ils ne vont pas voter contre ces mesures qu'ils souhaitent.
Vous auriez même peut-être l'approbation du RN. Est-ce que ça vous l'accepteriez ? Mais sur la retraite à 62 ans par exemple, vous êtes d'accord.
Mais regardez ce que font les Français et quelles sont leurs opinions sur ce sujet-là ? Leur opinion, elle est ultra majoritaire. Elle est aussi soutenue par le RN.
Mais vous vous posez la question à moi pourquoi vous ne posez pas la question du RN ? Mais euh vous venez de me dire à l'instant que je pourrais aussi être battu par les voies du RN. Donc le RN existe dans cet hémicycle, on ne peut pas faire autrement que de prendre ou de ne pas prendre les voix qui les accordent aux uns et aux autres.
Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? Moi ce que je dis c'est que je présente êes réaliste, vous voulez être réaliste je me présenterai devant l'assemblée avec la gauche chez les écologistes en disant voilà ce que nous proposons ça vous va vous prenez ça vous va pas vous prenez pas proposé il y a un an jeai proposé il y a un an non mais il y a un an vous étiez pas vous-même aussi franchement et clairement candidat mais je suis candidat pour la gauche et les écologistes je ça pourrait être un autre que moi. Je souviens de ce psychodrame qui avait duré des semaines pour que vous essayiez de trouver un candidat une candidate commun qui avait finalement duré trop longtemps mais pas des semaines.
Ça avait duré longtemps et vous aviez fini vous aviez fini par sortir le nom de Lucy Castet qui n'est donc plus la candidate. Vous préférez carrément faire les choses. Ça n'est pas moi.
L'article 8 de la Constitution est très clair. Il dit que c'est le président qui nomme le premier ministre. Si on lui dit on veut un tel ou un tel, de toute façon il choisit tout seul.
On l'a fait l'an passer ça n'a pas marché. Donc là, je ne lui dis pas prenez tel ou tel, je lui dis c'est vous qui avez le choix de prendre au sein de la gauche et des écologistes un premier ministre qui permet d'avancer. Alors, attendez, attendez juste pour être bien sûr de la méthode fort si je puis dire.
Dans votre tête, le gouvernement que vous pourriez diriger, c'est un gouvernement avec uniquement des ministres de gauche, uniquement, on est d'accord, communiste, socialiste, écologiste et soutenu en fonction des tests, des textes, pardon, par tel ou tel. parce qu'il y a quelqu'un d'autre dans votre parti, Jérôme Gedge, qui propose quelque chose de d'un peu différent. Il dit le président nomme un premier ministre et ensuite on s'enferme quelques jours avec le bloc central à l'Assemblée et on essaie précisément de trouver une majorité sur tel texte ou tel texte beaucoup cette logique de s'enfermer pendant 10 jours.
Est-ce que les con ça marche pas ? Vous l'avez remarqué croyez pas mais c'est pas ça c'est que moi je ne veux pas marcher mais moi je ne veux pas être dans la coproduction d'un projet commun avec la macronie ou avec la droite. Je pense que c'est le meilleur tapis rouge qu'on puisse dérouler sous les pieds de Marine Le Pen qui vous dira votre micro et qui dira "Écoutez ces gens-là, ce sont c'est l'élite autoproclamée qui a décidé de faire dans le lot des Français une politique qui est celle de du moins 10 ans et cetera et donc je suis la seule alternative.
Moi, je ne souhaite pas cela. Je souhaite que nous puissions dire qu'il y a dans ce pays une gauche et des écologistes et il y a une droite et c'est parfaitement légitime d'être de droite et je ne reprocherai jamais à quiconque ses opinions mais simplement dans le débat parlementaire nous pouvons trouver à certains moments des points de convergence programme et donc quel est le programme taxe Zucman en l'espace retraite à 62 ans. Quels sont les points que vous proposeriez de mettre sur la table ?
Nous ce que nous proposons c'est simple. Nous proposons un plan qui est un plan qui permet de ne pas mourir et guérir. Donc euh nous nous considérons que la trajectoire proposé par François Beou est une mauvaise trajectoire. 44 milliards d'économie, c'est impossible.
On en fait la moitié. On en fait la moitié et l'argent qu'on récolte notamment grâce à la taxe Zucman la taxe sur les GF femme permet de trouver l'argent pour à la fois donc permettre de réduire le déficit et en même temps d'opérer un plan de relance et de faire gagner du pouvoir d'achat au français. On a 27 milliards d'économie, on a la taxe Zucman.
Quoi d'autre ? Et on a 6 milliards qu'on redonne immédiatement aux Français. Donc euh pour tous les Français qui nous écoutent et qui ce soir gagnent moins de 1920 € net par mois, ils verront à la fin de l'année, par la baisse de la CSG, ils verront en réalité leur pouvoir d'achat compter de 9 entre 900 et 1500 €.
Ce qui est énorme pour des gens qui aujourd'hui ont tant de peine à financer la rentrée des classes, les vacances, offrir des loisirs à leurs enfants, faire en sorte que la vie soit plus belle qu'elle n'est aujourd'hui. Ça c'est ce que nous pouvons proposer sur le budget de la sécurité sociale qui a été beaucoup débattu ces derniers jours. Est-ce que vous reprendriez ce qui a été mis notamment par des décrets par François Bairou sur les plus grandes difficultés à accéder à l'AME, sur la question des jours fériers, des jours de carence ?
Est-ce que sur ces points là qui faisaient partie de l'équation, vous êtes dedans ou vous mettez ça à la poubelle ? Non, on met pas on peut passer autrement. Et donc ce que nous cherchons à dire, c'est que il y a d'autres moyens de faire.
Pour toutes celles et ceux qui enfin sur le sur le site du PS, vous verrez que tout est documenté et chiffré et que nous avons trouvé les moyens de faire en sorte que ce pays ne bascule pas dans un abîme de dette mais en même temps que ce ne soi pas les Français de la classe moyenne des classes populaires qui en soient les victimes. Vous pourriez garder Lard comme ministre de l'économie si vous étiez premier. Je fais pas de casting en fait.
On en est pas là du tout. On est dans une situation. que c'est votre ami.
Non non mais que c'est un homme qui vient de la gauche. Il y a de la gauche dans ce gouvernement Éric Lombard, François Repsamen, Juliette Méadel. Voilà des gens avec vous pourriez créer une forme de continuité.
Manuel Val qui un jour fut premier ministre Lombard était coproducteur du budget que nous condamnons donc cherchait pas à me faire dire il est contrôlé hausse d'impôt Éric Lombard. Il est contre les hauses d'impôts. Ça vous vz avec lui mais moi je suis pas là pour le faire parler.
Ce que je dis simplement c'est que il faut de la clarté et il faut éviter toute forme de confusion. La confusion conduit forcément à l'extrême droite. Pourquoi ?
Parce que à un moment quand on pense que c'est une affaire où la droite et la gauche de toute façon c'est du pareil au même, et bien dans ces cas-là l'alternative, elle est uniquement portée par l'extrême droite. Et je ne veux à aucun prix de l'extrême droite au pouvoir. Et donc c'est la raison pour laquelle je dis qu'il faut être clair et accepter le jeu de la démocratie parlementaire.
Vous rappeliez aussi que c'est la décision du chef de l'État. À l'heure où nous parlons, vous n'avez pas eu de contact avec Emmanuel Macron. Est-ce que vous pouvez nous dire ce soir, les yeux dans les yeux, est-ce que des contacts existent avec d'autres émissaires que le président de la République entre vous et votre parti ?
Mais donc vous vous entendez ce soir que je sais pas, c'est une parole qui sonne dans le vide. il veut aller vite dans quelle mesure vous espérez que votre candidature soit prise président de la république ne serait-ce que par élégance vis-à-vis du premier ministre qui n'était pas encore démis de ses fonctions par le vote de confiance pense qu'il y avait quand même même de dessen à avoir et ne pouvait pas appeler qui que ce soit. Maintenant c'est à lui effectivement parce que c'est lui qui est maintenant dos au mur.
Qu'est-ce qu'il accepte ? Est-ce qu'il accepte de prendre enfin ses pertes ? Est-ce qu'elle accepte de dire "Oui effectivement, j'ai perdu les élections législatives de l'an passé et donc je dois accepter une cohabitation." cohabitation qui en réalité est a plutôt profité au président de la République précédent qui on l'ont accepté et moi je souhaite qu'il y ait une cohabitation d'un genre d'ailleurs assez nouveau puisque c'est une cohabitation où les cohabitants ne sont même pas majoritaires.
Donc il y a là matière à discussion et évidemment à faire avancer ce pays parce que je ne pas comprenne de retard dans tout ce qu'on a à redresser dans ce pays et dans l'espoir qu'il faut rendre aussi à ce pays. Il faut rallumer la lumière. C'est plus possible d'être dans cette espèce d'obscurité qu'on nous a justement Olivier for dans une seconde, il y aura des questions de français pour vous euh qui peuvent s'exprimer ce soir à travers le QR code.
Euh très bien mais pour rebondir sur ce que disait Marie Chant à l'instant on comprend que vous ce soir vous y croyez encore. Vous dites "OK Emmanuel Macron demain matin, demain après-midi va finir par m'appeler". Quand on pardon, attendez attendez quand on quand on on interroge enfin quand le service politique de BFM TV interroge ses sources notamment auprès d'Emmanuel Macron, les noms qui reviennent ce soir on en a deux trois quatre jamais le vôtre.
Il y a pas Olivier Fort, Sébastien Lecnu, Catherine Vain, Éric Lombard, Xavier Bertrand, Gérald Darmanin, Pierre Moscovici Yel évidemment sous votre contrôle Marie puisque c'est votre service qui a recueilli ses ses noms. Pour l'instant, il n'y a aucune ouverture à gauche. Alors certes, le même service politique nous disait il y a quelques jours qu'Emmanuel Macron avait demandé à ses ministres, je cite, de travailler avec le Parti socialiste.
Mais aucun lien ne se fait pas enfin je ne vous dis pas que c'est ce qu'il va faire. Je vous dis ce que sur à quoi effectivement moi je crois. Je crois que le président de la République il est maintenant dos au mur et qu' dans une situation où si en fait il repasse les mêmes plats en changeant simplement la salade, il va finir par se retrouver avec une censure et il sera obligé de dissoudre.
Et à ce moment-là, si la dissolution ne permet pas de trouver une majorité, c'est lui qui sera en réalité directement la cible et il devra démissionner. Vous auriez pas tellement intérêt à ce qui disolution. Les projections, les différentes projections le montrent.
Si vous n'étiez pas, et on le sent bien, vous n'êtes plus vraiment dans un lien suffisant avec LFI pour faire une alliance électorale, vous n'en sortiriez pas majoritaire. Mais ce soir, l'évidence enfin le sondage qui est sorti sur pardon une chaîne concurrente, c'est de dire en fait que le premier groupe serait à nouveau l'extrême droite sans majorité absolue et juste derrière ce serait la gauche et les écologistes, les insoumis étant loin derrière. Donc euh je moi je n'ai pas peur de la dissolution.
Je ne suis pas en train de de chercher à à venir faire le maquignon avec le président de la République. Si d'aventure Si d'aventure le président de la République faisait appel à un homme ou une femme de gauche, mais qui ne soit pas vous, ça pourrait être Bernard Casneuve, ça pourrait être Jérôme Geg, on l'a évoqué, ça pourrait être quelqu'un d'autre. Est-ce que vous l'accepteriez ?
Mais moi, je ne suis pas en train de faire un acte de candidature personnelle. Ce que je dis c'est que nous avons posé des choses sur la table et que sil y a quelqu'un qui était nommé et qui reprenait ce que nous avons nous-mêmes posé sur la table, je ne vais pas me renierer. Et donc si le contre-plan que nous avons présenté était repris par X ou Y, je le voterai bien sûr.
Les questions des Français pour vous Olivier Fort avec Lisa Dev qui nous rejoint sur le plateau. Lisa, première question. Bonsoir Olivier Fort.
Première question de Sylvie. Pourquoi ne pas réunir des parlementaires du Parti socialiste au républicain pour négocier une politique commune et proposer à un premier ministre de coalition, par exemple quelqu'un comme Bernard Casneu du PS ALR ? Oui, franchement, si maintenant on veut expliquer que les socialistes et les c'est la même chose, on fait ça et à la fin vous aurez le Pen parce que euh vous aurez vous allez créer une telle confusion, moi je suis contre l'en même temps.
On peut pas être en même temps de droite, en même temps de gauche. La démocratie c'est de faire des choix et proposer des choix au pays. Et donc moi, je suis un homme de gauche et donc je considère que la gauche a vocation à gouverner.
Maintenant, ça n'empêche pas de chercher au parlement à avancer avec y compris des gens qui ne pensent pas comme vous. Mais ça ne peut pas être une coalition où on serait tous ensemble et où la seule alternative posée serait celle de l'extrême droite. 2è question Lisa.
Autre question qui vous est adressée ce soir, celle de Philippe. Les socialistes sont-ils prêts à casser l'Union de la gauche pour être au gouvernement ? B, je crois que ce soir vous avez montré vous-même que Jean-Luc Mélenchon avait cassé le Lion de la gauche ce soir et que il avait même pas l'intention de soutenir un gouvernement qui viendrait de la gauche.
Mais moi, je souhaite au contraire l'unité de la gauche et les écologistes faire en sorte que nous puissions gouverner ensemble et puis euh avancer euh parce que je crois que il y a aujourd'hui un besoin de gauche en ce pays. Vous êtes surpris ? Vous êtes déçu par le le non soutien de Jean-Luc Mélenchon ?
Surpris non. Et je pense que ceux qui sont déçus, ce sont ces électeurs qui considèrent que aujourd'hui, il s'est placé en dehors même de toute volonté de réparer ce pays dans les plus brèves délais. Que dit Jean-Luc Mélenchon ?
Il dit "C'est la présidentielle ou rien ?" Mais enfin, qu'est-ce qui garantit que la présidentielle serait en fait la victoire de Jean-Luc Mélenchon ? Rien.
Tous les sondages disent le contraire. Donc il peut l'espérer. Il a le droit de l'espérer.
Il est même légitime à l'espérer. Simplement, il ne peut pas dire parce que en fait je veux prendre ce risque- là, je le fais prendre à tous les Français. Mais moi, je ne veux pas faire prendre de risque aux Français.
Je leur dis, on peut maintenant travailler, on peut maintenant avancer. Alors, faisons-le maintenant. N'attendons pas une hypothétique victoire dont nous ne savons pas ce qu'elle pourrait être que vous alliez à Matignon, c'est fini.
Euh votre Tuc Duel de Denis qui nous a rejoint, pardon, Tuc Duel de Denis qui est donc euh le directeur de valeurs actuelles. Vraiment juste une seconde, mais que vous alliez à Matignon ou pas, c'est fini votre alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Alors, mais il y a beaucoup de désaccords avec Jean-Luc Mélenchon et vous les connaissez.
Et donc moi, j'ai là, c'était votre allié. Donc là maintenant c'est mais j'ai toujours dit la même chose. J'ai toujours dit que je ne souhaitais pas enfin il y a beaucoup de sujets pense ces derniers jours.
La Chine, l'Ukraine euh le Prochorient Prochorient nous n'avons pas tout à fait les mêmes approches même si il y a des points communs aussi parce que la Chine vous parlez des propos de Sopia Chikirou. Oui absolument. Qui a refusé de qualifier la Chine de dictature et qui a mis sur un même plan les libertés telles qu'elles sont en France ou telles qu'elles sont en Afri.
Je ne conseille pas d'aller vivre en Chine et de vérifier par elle-même ce qu'est la liberté pour un Chinois aujourd'hui. Donc évidemment que il y a et je me suis battu pour la reconnaissance du génocide des igour à l'Assemblée je l'avais fait voter à la fin de la dernière législature. Ça n'est pas pour aujourd'hui expliquer que nous sommes face à une grande démocratie.
C'est forcément un pays avec lequel il faut discuter parce que la Chine est un grand pays. Mais de là à considérer que c'est une démocratie ou que ce n'est pas un régime plus autoritaire que le nôtre. Là, il faut arrêter de se moquer du monde.
Ce qui est étonnant euh Olivier F, tout à l'heure, vous avez dit "Regardez, c'est Jean-Luc Mélenchon qui a cassé." Ce qui était ce qui est très bizarre quand on l'écoute et depuis des années, c'est que c'est pas vous qui avez pris l'initiative de casser. Mais moi, je veux rassembler tous les électrices et les éeurs de gauche.
Mais vous pouvez adhérer à tout ce que je viens dire, je viens de vous dire le contraire. Simplement ce que je dis c'est que moi je veux pas je veux l'unité des hommes et des femmes de gauche qui dans ce pays veulent espérer que la gauche. Et donc je ne suis pas là chaque matin à me demander ce que fait Jean-Luc Mélenchon.
Ça m'est indifférent. Ce que je veux, c'est qu'on puisse affirmer par nous-même des positions qui peuvent rassembler le plus large électorat et faire en sorte que la gauche puisse gouverner. Donc Jean-Luc Mélenchon a besoin de me taper dessus.
Moi ça m'est égal. Je ne m'occupe pas de ce que dit Jean-Luc Mélenchon. Ce que je veux, c'est qu'on puisse faire avancer le pays et le faire avancer au profit du plus grand nombre.
Jong lui a rompu, c'était très clair. Non mais je sais, il a rompu, je sais pas ce qu'il a rompu. En fait, il était celui qui avanthi disait qu'il fallait surtout pas s'écarter des insoumis.
Aujourd'hui, il a peut-être rompu. Moi ce que je dis, c'est que il y a des électrices et des électeurs avec lesquels je ne romperai jamais parce que je veux que toute la gauche se retrouve et que tous les écologistes se retrouvent pour pouvoir permettre à la gauche de gouverner. Une question encore dans 2 jours, c'est le la fameuse journée du 10 septembre avec les mobilisations partout en France avec l'idée d'un bloc tout.
Est-ce que ça a encore du sens de se mobiliser mercredi ou est-ce que vous appelez à ce que les choses se construisent désormais plutôt qu'elles ne se détruisent dans les rues avec une logique de bloquons tout ? Quelle est votre attitude vis-à-vis du mouvement mercredi ? Est-ce que ça a changé ?
Je pense qu'il y a une exaspération qui est très puissante dans ce pays et que quoi que vous disiez, quoi que je dise, ça ne changera rien et qu'il y a besoin un moment que ça sorte et que ça s'exprime. Et donc la seule chose que j'ai à dire par rapport à ce mouvement, c'est que celles et ceux qui participeront doivent faire attention si il souhaitent redonner la main au chef de l'État, qu'il soit violent, qu'il soit si les poubelles brûlent, si c'est la chan comme aurait dit le général de Gaulle, appelez au respect au respect, à la non violence, à la dignité, à des rassemblements qui permettent de manifester une colère mais qui ne permettent pas au chefs de l'État de dire "Regardez, ces gens-là sont complètement fous, c'est des dingues. Et donc la seule réponse est sécuritaire parce que la réponse elle est bien sûr parfois sécuritaire mais elle est d'abord économique, sociale, écologique.
Olivier fort d'avoir été avec nous ce soir dans cette émission spéciale. On a bien compris que vous attendez toujours le coup de téléphone de de l'Élysée. On verra dans dans les heures qui viennent.
Merci beaucoup.
Olivier Faure