Déclaration de politique générale de François Bayrou en intégralité - 14/01/2025
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Mesdames et Messieurs les députés, en vérité, contrairement à ce que beaucoup pensent, la situation de ce gouvernement présente un avantage considérable. Sur ces bancs, même parmi ceux qui sont violemment hostiles à ce que nous pensons ou à ce qu'ils croient que nous pensons, pas un ne trouve notre position enviable. Et 84% des Français jugent, paraît-il, que le gouvernement ne passera pas l'année. Et il m'arrive même de me demander où les 16% restants trouvent la source de leur optimisme. Eh bien, au risque de vous surprendre, je crois que cette situation est un atout. Parce que quand tout va bien, on s'endort sur ses lauriers et quand tout paraît aller mal, on est contraint au courage.
Il y a un deuxième atout décisif, c'est le besoin, l'exigence, l'injonction que le pays nous assigne, retrouver la stabilité. Tout le pays, tous les Français en ont besoin. Ils comprennent bien que nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais ils nous enjoignent, je le crois, de joindre nos forces pour forcer les issues. Un grand pays, un pays digne de ce nom, est un pays capable de regarder en face ses chances. Et nous croyons qu'elles sont grandes, et ces difficultés qui ne le sont pas moins. Les sujets d'inquiétude sont innombrables, mais il en est un toutefois qui émerge avec une force criante, c'est le surendettement de notre pays.
Et nos compatriotes, surtout les plus fragiles, savent ce qu'est le désendettement, le surendettement. Quelles incertitudes et difficultés cette situation suscite. Depuis la guerre, mesdames et messieurs les députés, la France, dans son histoire, n'a jamais été aussi endettée qu'elle l'est aujourd'hui. Et j'affirme qu'aucune politique de ressaisissement et de refondation ne pourra être conduite si elle ne tient pas compte de cette situation de surendettement et si elle ne se fixe pas comme objectif de la contenir et de la réduire. Pourquoi cette situation nous oblige-t-elle tous, collectivement ? C'est parce que tous les courants dits de gouvernement y ont pris leur part.
Quand François Mitterrand est élu en 1981, la France est l'un des pays les moins endettés du monde, avec à peine plus de 20% de dette sur notre production nationale. A la fin du second mandat, en 1995, c'est 52%. Plus de 30 points d'endettement en 14 ans. A la fin des années 90, la France, pour tous les critères de santé économique, est nettement au-dessus de l'Allemagne. Notre commerce extérieur est largement excédentaire et notre endettement inférieur à celui de nos voisins. Puis en 2000, gouvernement de Lionel Jospin, brutalement les courbes se cassent et commence une descente que rien paraît ne pouvoir arrêter.
Entre 2007 et 2012, gouvernement de Nicolas Sarkozy, accélération de l'endettement, 25 points de produits intérieurs. Entre 2012 et 2017, il y en aura pour tout le monde, je vous promets. Entre 2012 et 2017, certains d'entre vous. Et donc, entre 2012 et 2017, François Hollande, 10 points d'augmentation de l'endettement. Et depuis 2017, Emmanuel Macron, 12 points. Je n'en fais pas, je n'en fais pas un motif d'acteur. En 1981, c'était l'alternance. Il fallait que les Français, comme on disait à l'époque, y trouvent leur compte. Nicolas Sarkozy, c'est la crise des subprimes. Emmanuel Macron, coup sur coup, une cascade de crises jamais vues et jamais imaginées.
Puis les gilets jaunes, puis le Covid et un pays à l'arrêt. Puis la guerre en Ukraine, l'inflation et l'explosion du prix de l'énergie. J'affirme donc que tous les partis de gouvernement, sans exception, ont une responsabilité dans la situation créée ces dernières décennies. Et j'affirme que tous les partis d'opposition demandant à cette tribune sans cesse des dépenses supplémentaires, qui nous a conduits au bord de ce précipice. C'est une épée de Damoclès au-dessus de notre pays et de notre modèle social. Et ceci est d'autant plus grave que nous avons basculé dans un monde nouveau et dangereux. Nous sommes passés de la force de la loi au monde de la loi de la force.
Le février 2022, au vu et au su de la planète, et avec l'indulgence d'un certain nombre des courants d'opinion, une des principales puissances du monde, puissance géographique et militaire, la Russie, de Vladimir Poutine, a jeté son dévolu sur un pays souverain, l'Ukraine, pour l'annexer. Un pays de la taille de la France, ce qui est un fait sans précédent sur le sol européen depuis 75 ans. Cette agression a été un signal. Celui du règne de la force brutale, c'était rampant, c'est aujourd'hui affiché. Et immédiatement et significativement, l'Iran, la Corée du Nord, sont entrés dans le soutien à l'agression de Vladimir Poutine.
Ce sont les autres maillons de cette chaîne de puissance décidés à ne plus se laisser arrêter par des règles que nous respections et dont ils contestent désormais la légitimité même. Et naturellement, les dirigeants chinois ne sont pas en reste. En faisant l'éloge d'un monde multipolaire, à juste titre, la Chine tisse en réalité le réseau de sa domination économique, technologique, diplomatique et militaire. L'excédent commercial chinois vient de franchir ce mois-ci le cap, écoutez bien, des mille milliards de dollars d'excédent. C'est une stratégie programmée depuis dix ans et dont le but, la conséquence et la visée est purement et simplement de remplacer notre industrie.
Dans la défense de ces règles bafouées, nous avions un grand allié, c'était les Etats-Unis. Or ceux-ci ont choisi par d'autres voies, heureusement pas la violence, la même politique de puissance et de domination. L'offensive monétaire, la captation de la recherche mondiale, la poursuite de l'application extraterritoriale de leurs droits, la domination technologique par des entreprises de taille planétaire et le pouvoir que tout cela donne d'intervenir dans la vie démocratique d'autres Etats.
Ce nouvel ordre mondial, ou plutôt ce nouveau désordre mondial qui menace tous les équilibres et toutes les règles de la décence, il y a un certain nombre de figures qu'il incarne sans complexe, comme celle de M. Elon Musk. Mais le président réélu des Etats-Unis lui-même fait inédit, articule des menaces d'annexion de territoire souverain, le Groenland, le canal de Panama et même le Canada. Il est temps de regarder ces choses en face, ces grandes puissances, c'est à nous de leur signifier qui nous sommes et si nous ne sommes pas capables d'exprimer notre détermination, elles l'oublieront et le négligeront.
Je suis là, c'est parce que je suis un néophyte et donc je suis bien obligé d'apprendre ce métier. Dans ce nouveau monde de la force brutale, la France a ses atouts, sa diplomatie, la force et la présence de son armée et l'engagement de ses militaires auxquels je veux rendre ici hommage. Ils nous protègent collectivement dans un monde brutal et c'est à ce moment l'occasion d'évoquer le sort de nos otages, retenu par le Hamas ainsi que celui de tous nos otages dont nous exigeons la libération.
Mais pour que la France fasse vivre son trésor de civilisation et continue de le partager au monde, l'Europe doit devenir une communauté stratégique, une puissance politique et de défense, à la dimension de la puissance économique qu'elle devrait être, une seule condition qui est que nous acceptions de nous définir et de nous affirmer ensemble. La construction d'une communauté politique pour faire vivre cette communauté de civilisation, c'est la question qui domine notre vie publique depuis 1945. A cette construction ont contribué chacun à leur manière, le général de Gaulle, Jean Monnet, Robert Schumann, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Delors et Emmanuel Macron.
Tous ont partagé cette conviction, l'indépendance de la France dépend de celle de l'Europe et réciproquement la prospérité de la France dépend de celle de l'Europe, capable, si elle le veut, de devenir le premier marché de la planète de parler technologie, industrie, agriculture, à égalité avec les Etats-Unis et la Chine. Et c'est la raison pour laquelle nous soutenons de toutes nos forces le rapport que Mario Draghi a présenté récemment et qui signifie ou qui entraîne l'idée que nous devons nous battre tous ensemble pour un investissement à la hauteur de nos besoins. Mais l'Europe est travaillée elle aussi par des ferments inutiles de division.
Si nous ne reconstruisons pas notre unité, comme le Président de la République le fait jour après jour, à la fois à la place de la France en Europe et de la vision française de ce qu'aute d'être l'Europe, alors nous deviendrions immanquablement, nous entrerions dans la soumission. Je salue le fait que toutes les sensibilités rassemblées au sein de l'équipe gouvernementale sont unies par cette conviction commune. C'est dans cet esprit que j'ai constitué notre équipe gouvernementale. Elle reflète l'union des grandes sensibilités du pays, avec de l'expérience et de l'enracinement, avec de fortes personnalités. Et cette équipe porte un message.
Comme aux heures où le sort même de notre nation est en question, l'intérêt général oblige à dépasser les préférences partisanes pour que le pays se ressaisisse. Je doterai chaque ministre d'une feuille de route, et chaque feuille de route sera communiquée et partagée avec les commissions compétentes du Parlement et du Conseil économique, social et environnemental. Car je pense, je tiens, que la société civile organisée doit avoir pleinement sa voix à ce chapitre. La confiance dans les partenaires sociaux, je l'illustrerai dans une minute, elle est entière, elle est importante, elle est centrale. Je crois qu'ils ont entre les mains une part décisive de notre avenir national.
Cette équipe de ministres reflète des choix révélateurs. L'éducation nationale est à sa place, c'est-à-dire à la première place. Elle est confiée à une personnalité, Elisabeth Borne, ancienne première ministre, exemple de méritocratie républicaine et de service de l'État, assistée de l'ancien président du Centre national d'études spatiales et spécialiste des universités. Les Outre-mer, les Outre-mer viennent ensuite. Cet engagement, cet engagement sur les Outre-mer n'a jamais, dans aucun gouvernement, être porté aussi haut dans notre histoire.
J'ai considéré que ce sujet et nos compatriotes, à ce moment précis de notre histoire commune, avec tous les risques et tous les dangers, devaient être promus au rang de toute première préoccupation de la nation. Et je remercie Manuel Valls, ancien Premier ministre, d'avoir accepté d'en prendre la lourde et passionnante responsabilité. Les questions de sécurité sont brûlantes pour nos concitoyens. Les questions de sécurité sont brûlantes pour nos concitoyens. J'ai souhaité une coopération étroite entre les ministères de la Justice et de l'Intérieur pour leur confier la restauration de l'autorité de l'État, qui est indissociablement celle de l'État de droit.
Deux ministres d'État, chacun avec son tempérament, mais dont on sait la résolution commune. Deux ministres d'État mèneront à bien cette action. La réponse au narcotrafic ou à la délinquance des mineurs, sur laquelle Gabriel Attal et son groupe ont proposé un texte, la présence des forces de sécurité sur le terrain, à travers de nouvelles brigades de gendarmerie par exemple, devront confirmer à nos concitoyens que l'État de droit n'est pas l'État de faiblesse. Et nous devrons précisément être sans faiblesse pour lutter contre le terrorisme et tous les séparatismes.
De même, il faudra repenser, chacun d'entre nous le sait, notre projet pénitentiaire, à travers un plan d'urgence, se fondant sur une nouvelle approche mieux adaptée aux différents types de détentions. Et pour tous les pans de l'action du gouvernement, chaque membre du gouvernement aura à agir, dans chacun de ces pôles économiques, social, territorial, écologique, culturel, agricole, pour les armées, l'Europe et les affaires étrangères, la transformation publique et les sports, avec le sens de la responsabilité que le moment que nous traversons exige. Nous avons affaire face à trois échéances. La première, c'est l'urgence.
Il faut nous ressaisir pour adopter sans tarder les deux budgets de l'État et de la Sécurité sociale. Cette précarité budgétaire, nous la payons tous aux prix forts, entreprises, investisseurs, familles, contribuables, emprunteurs. Deuxième défi, mettre en place les conditions de la stabilité qui impose de se réconcilier ce dont le pays a tant besoin et que ses citoyens ne cessent de réclamer. Et troisième défi de plus long terme, notre pays doit refonder son action publique, ce qui exige que nous nous attaquions sans tarder à tous les problèmes devant nous et non à certains, à l'exclusion des autres. D'abord, se ressaisir.
Je sais bien que ça n'est pas l'habitude, mais je voudrais vous conseiller qu'il est inutile de créer parce que les micros sont coupés et qu'on ne vous entend pas. Et donc, notre situation de blocage n'est pas seulement financière, elle est aujourd'hui politique. Le budget de la Sécurité sociale a été censuré, le budget de la Nation entièrement repoussé en première lecture à l'Assemblée, interrompu au Sénat, tous les secteurs d'intervention publique entravés, éducation, sécurité, santé, solidarité, agriculture, commerce extérieur. Des milliers de recrutements, par exemple, dans la justice, sont suspendus.
Les mesures de soutien à la Nouvelle-Calédonie empêchées, la loi de programmation militaire entravée et le fonds vert des collectivités bloquées. Les investisseurs s'inquiètent et l'épée de Damoclès de la motion de censure paraît avoir installé la précarité au sommet de l'État. Au cœur de ce blocage, il y a notre incapacité à vivre le pluralisme, à être en désaccord sans constamment nous menacer du pire. Les réquisitoires et les invectives minent la confiance des citoyens. Il est temps de changer de logiciel démocratique et donc de méthode, se confronter, se confronter, mais aussi se respecter et trouver des voies de passage sans abdiquer ce que l'on est.
Et le lieu de la diversité où se résout ces différences en capacité d'action, le lieu de ce pluralisme, c'est le Parlement. C'est ici, précisément, dans ces bancs, que les différences s'exprimant arrivent à se dégager une volonté et une stratégie et des plans d'action pour le pays. La première urgence, c'est de répondre à la question des retraites qui occupent le débat public depuis longtemps. On voit combien cette question continue de tarauder notre pays. Le déséquilibre du financement du système de retraite et la dette massive qu'il a creusé ne peuvent être ignorés ou éludés.
Je résume les chiffres que nous avions établis au commissariat au plan en 2021 et qui sont probablement aggravés depuis. Notre système de retraite verse chaque année quelques 380 milliards d'euros de pensions. Le système par répartition que nous affichons voudrait, dans son principe, que chaque année, les actifs assument le versement de ces pensions. Or, les employeurs et les salariés privés et publics, sur ces 380 milliards, versent à peu près 325 milliards par an. Cette somme s'obtient en additionnant les cotisations salariales et patronales du privé et du public, estimées au même taux, et les impôts versés par les contribuables et affectés aux retraites.
380 milliards moins 325 milliards restent 55 milliards versés par le budget des collectivités publiques et au premier chef le budget de l'État à hauteur de quelques 40 ou 45 milliards. Or, ces 40 ou 45 milliards annuels, nous n'en avons pas le premier centime. Chaque année, cette somme, notre pays l'emprunte. c'est-à-dire qu'il a choisi de mettre à la charge des générations qui viennent ou qui viendront le service des retraites que nous versons à chacun de nos concitoyens. Sur les plus de 1 000 milliards de dettes supplémentaires accumulées par notre pays ces dix dernières années, les retraites représentent 50% de ce total.
Jamais nous n'avons fait l'effort de partager avec les Français cette évidence que la dette contractée par notre pays concerne leurs propres enfants, nos propres enfants, que la charge que nous leur laissons sera trop lourde pour être supportée. entendez-moi bien. Je ne dis pas que la dette en soi soit toujours immorale. Si nous construisons des infrastructures ou si nous finançons la recherche, il est légitime que nous partagions la charge avec ceux qui utiliseront ces équipements ou profiteront de ces connaissances. s'endetter pour construire une université ou un hôpital dont l'usage par les générations qui viennent durera 50 ou 80 ans, c'est légitime.
Mais la dette est injuste et elle est insupportable si elle met à la charge de nos enfants nos dépenses courantes de notre vie d'aujourd'hui. Point d'être seulement un problème financier ou social, cette dette est d'abord un problème moral. Quand on est héritier dans une famille, on peut toujours refuser l'héritage qui comporte trop de dettes. Mais quand on est citoyen d'un État, on ne le peut pas. Ce problème social et moral, le gouvernement n'entend pas le laisser sans réponse. La réforme des retraites est vitale pour notre pays et pour notre modèle social. Bien des gouvernements successifs s'y sont engagés depuis Michel Rocard jusqu'aux efforts courageux du gouvernement d'Elisabeth Borne.
Je note dans ce débat passionnel un progrès considérable. Plus personne ne nie qu'il existe un lourd problème de financement de notre système de retraite. Et en même temps, et en même temps, nombre des participants à ces discussions, notamment les organisations du dialogue social et les organisations syndicales ont affirmé qu'il existait des voies de progrès et qu'on pouvait obtenir le même résultat par une réforme plus juste. Je choisis donc de remettre ce sujet en chantier avec les partenaires sociaux pour un temps bref et dans des conditions transparentes selon une méthode inédite et quelque peu radicale.
La démarche s'appuiera sur la démarche s'appuiera sur un constat et des chiffres indiscutables. Je vais demander à la Cour des Comptes en une mission flash de quelques semaines de nous donner l'état actuel et précis du financement du système de retraite et ce résultat le gouvernement le communiquera à tous les Français. La loi de 2023 a prévu que l'âge légal de départ passerait à 63 ans fin 2026. Une fenêtre de tir s'ouvre donc. Je souhaite fixer une échéance à plus court terme, celle de notre automne où sera discutée la prochaine loi de financement de la sécurité sociale.
Nous pouvons, j'en ai la conviction, rechercher une voie de réformes nouvelles sans aucun totem et sans aucun tabou, pas même l'âge de la retraite à condition qu'elle réponde à l'exigence fixée. La seule exigence fixée est que nous ne pouvons pas laisser dégrader l'équilibre financier que nous cherchons et sur lequel presque tout le monde s'accorde. Ce serait une faute impardonnable contre notre pays. Plusieurs des partenaires sociaux ont indiqué qu'ils avaient identifié des pistes pour que la réforme soit socialement plus juste et cependant équilibrée. Ces pistes méritent toutes d'être explorées. Toutes les questions doivent pouvoir être posées.
Chacun des partenaires sociaux aura le droit de faire inscrire à l'ordre du jour de ces discussions et négociations les questions qui le préoccupent. Rien n'est fermé. Une délégation permanente sera donc créée. Je la réunirai dès vendredi. Je proposerai aux représentants de chaque organisation de travailler autour de la même table, de s'installer dans les mêmes bureaux ensemble pendant trois mois à dater du rapport de la Cour des Comptes. Si au cours de ce conclave, c'est ce qu'on dit quand on ferme les portes, si au cours de ce conclave cette délégation trouve un accord d'équilibre et de meilleure justice, nous l'adopterons.
Le Parlement en sera saisi lors du prochain projet de loi de financement ou avant et si nécessaire par une loi. Je souhaite que cet accord soit trouvé mais si les partenaires ne s'accordaient pas, c'est la réforme actuelle qui continuerait à s'appliquer. Le budget est indispensable pour les Français, pour l'action de la France, pour son image et pour son crédit. Cette orientation vers un retour à l'équilibre qui sera nécessairement pluriannuel et respectueuse de nos engagements européens passera nécessairement par des efforts de l'État lui-même. Nous ne changerons pas l'objectif de retour au 3% de déficit en 2029. Cette contrainte se présente dès à présent.
Les prévisions de croissance à la suite en particulier de la crise née du vote de la motion de censure. Ces prévisions de croissance ont toutes été revues à la baisse. Nous ne voulons pas ignorer ces avertissements. Nous ne voulons pas ignorer ces avertissements. Le gouvernement a donc décidé de revoir sa prévision de croissance pour 2025. Elle était de 1,1% avant la censure. Nous la fixons à 0,9% conformément aux prévisions de la Banque de France. Et il sera proposé de fixer le déficit public pour 2025 à 5,4% du PIB. brut. Des économies importantes seront proposées. Et pour la suite, c'est un puissant mouvement de réforme de l'action publique qu'il faut conduire.
Il faudra trouver des méthodes d'organisation de l'État qui ne requériront pas d'augmentation de nos dépenses publiques. Il nous faut repenser tous nos budgets à partir non pas du prolongement de ce qui se faisait l'année précédente augmenter d'un pourcentage d'inflation mais de ce qu'exige le service ou l'action à conduire. Ces budgets redéfinis, repensés, je demanderai à tous les ministres de les préparer dès le printemps. C'est un effort dont personne ne devra s'exclure. Chacun a sa manière dans l'exercice de ses missions. Cet exercice devra interroger notre organisation. Est-il nécessaire que plus de 1 000 agences, organes ou opérateurs exercent l'action publique ?
Nous connaissons le rôle précieux de plusieurs d'entre elles comme France Travail mais ces 1 000 agences ou organes sans contrôle démocratique réel constituent un labyrinthe dont un pays rigoureux et sérieux peut difficilement se satisfaire. Les parlementaires seront pleinement associés à cet effort d'organisation et de rationalisation. C'est la fonction du Parlement qui s'exprimera à son degré le plus éminent, contrôlée et évaluée. Cet effort devra être prolongé et inventif. Cet effort devra être soutenu dans le temps parce que souvent la réforme prend du temps et au début coûte cher.
J'annonce la création d'un fonds spécial entièrement dédié à la réforme de l'Etat financée en réalisant une partie de ses actifs en particulier immobiliers qui appartiennent à la puissance publique de façon à pouvoir investir par exemple dans le déploiement de l'intelligence artificielle dans nos services publics. Ces sommes ne pourront pas être utilisées pour des dépenses courantes pour abonder tel ou tel budget elles resteront donc uniquement consacrées à ces efforts de réorganisation. Cette manière de rendre actif un patrimoine aujourd'hui inactif nous permettra peut-être un jour d'initier le scénario de réduction de notre endettement. Deuxième grand objectif se réconcilier.
Nous avons jancené la certitude devant nous une grande oeuvre de réconciliation réconcilier les Français entre eux réconcilier les Français avec leur État et leurs élus et réconcilier les Français avec les entreprises. L'unité du pays nous ne la ferons pas à coup d'incantation. Elle passe par l'association effective de tous de manière continue aux affaires qui les concernent. Cette association porte un nom qu'on utilise souvent sans lui donner sa vraie portée c'est la démocratie. Pas seulement la démocratie électorale avec ses surenchères et ses éléments de langage.
Un philosophe qui a un jour siégé sur ses bancs qui s'appelait Marc Sanier après la guerre a défini la démocratie comme l'organisation sociale qui porte à son plus haut la conscience et la responsabilité du citoyen. Et il n'y a pas de citoyen conscient et responsable si l'on ne partage pas avec eux les vérités les plus fondées et même les plus brutales. La politique du gouvernement c'est la vérité partagée. Le gouvernement considérera les Français comme des partenaires des décisions à prendre non comme les sujets d'une monarchie qui n'aurait d'autre choix que d'obéir ou de se révolter.
Nous ne laisserons aucun problème hors de notre champ et pour chacun d'entre eux nous partagerons les diagnostics avec les Français afin d'établir la délibération sur des bases indiscutables. La démocratie c'est aussi la question de la Vème République c'est-à-dire selon moi concilier la capacité d'action de l'État avec le pluralisme. Cette capacité d'action de l'État passe par une coopération entre les pouvoirs. Le Parlement a de ce point de vue des prérogatives qui doivent être pleinement respectées et le seront. Je pense en particulier à son pouvoir d'initiative qu'il ne manquera pas d'exercer sur des sujets importants dans notre société comme la fin de vie.
Notre société n'est plus enfermée dans l'impasse de la bipolarisation et c'est heureux. On sait à présent que sur un sujet donné il n'y a pas que deux options définies à l'avance. Il y a plusieurs sensibilités en contraste et qui ne s'excluent pas. Le but de la démocratie à mes yeux n'est pas qu'une idée triomphe sur les autres. C'est que ces différentes sensibilités puissent se vivre ensemble. Pratiquement, la question est celle de la reconnaissance du pluralisme. Il y a dans la vie politique française aujourd'hui une pluralité de courants, peut-être cinq ou six principaux. Je respecte la réflexion de ceux qui estiment que ce doit être source d'affrontements.
Je connais bien Jean-Luc Mélenchon depuis longtemps mais je sais qu'il est un homme cultivé et un esprit stratège. Mais je n'approuve pas la stratégie qu'il a définie très précisément et très explicitement qui est de tout conflictualiser entre guillemets de faire de tout sujet un conflit parce que je me dis parce que je me dis qu'avoir nos divisions ceux qui veulent soumettre notre pays doivent se frotter les mains.
Je me dis que depuis longtemps depuis des siècles l'idée de tolérance et de laïcité qu'à une source Henri IV a définie et qu'à l'autre source les grands républicains du 19ème ont défini cette idée qu'on n'a pas besoin parce qu'on croit quelque chose de vouloir obliger les autres à abandonner leurs idées. Cette idée que nous avons acceptée depuis longtemps en matière religieuse et philosophique cette idée elle peut aussi s'imposer dans la vie politique du pays.
ce qu'on appelle laïcité ce qu'on appelle laïcité ça a tout à voir monsieur ce qu'on appelle laïcité dont la racine grecque signifie faire un seul peuple ce qu'on appelle laïcité a droit de citer aussi bien dans la vie politique qu'elle l'a dans la vie religieuse et philosophique.
Faire un seul peuple faire un seul peuple c'est reconnaître que le pluralisme est légitime mais ce pluralisme doit être organisé je suis un défenseur des partis politiques et des syndicats et je souhaite que les partis politiques comme les syndicats puissent être reconnus un jour comme des mouvements d'utilité publique je souhaite qu'ils puissent se financer sans avoir besoin de passer par des stratégies de contournement c'est pourquoi je souhaite la création d'une banque de la démocratie pour que le financement des partis politiques et des campagnes ne dépendent plus de choix de banques privées mais puissent éventuellement et en recours être le fait d'organismes publics placés sous le contrôle du Parlement je suis je suis partisan quand je vois l'état de la démocratie américaine que nous échappions à cette contrainte de voir la vie politique tenue par l'argent je pense que l'argent a sa place notamment dans le monde des affaires mais l'argent ne doit pas diriger les consciences et l'argent ne doit pas prendre le pas sur la libre volonté des citoyens et c'est pourquoi c'est pourquoi la banque de la démocratie traitera du problème des financements de ces organisations de vos organisations mais je pense aussi qu'il faut que chacun puisse trouver sa place au sein de la représentation nationale à proportion des votes qu'il a reçus c'est la seule règle qui permettra à chacun d'être lui-même authentiquement sans être prisonnier d'alliances insincères je propose que nous avancions sur la réforme du mode de scrutin législatif chacun exprimera alors sa position mais il y a une option à prendre sur ce principe et une discussion à avoir sur ces modalités on voit bien quels sont les principaux choix mon opinion est que le mode de scrutin doit être enraciné dans les territoires et il faut que ne se créent pas plusieurs catégories des citoyens avec des droits différents cette adoption du principe proportionnel pour la représentation du peuple dans nos assemblées s'accompagnera probablement comme l'a dit le président du Sénat nous obligera à reposer en même temps la question de l'exercice simultané d'une responsabilité locale et nationale enfin la démocratie suppose un accès à une information fiable les conclusions des états généraux de l'information lancée par le président de la république devront être traduites de même la réforme de l'audiovisuel public bien commun des français devra être conduite à son terme je voudrais ensuite parler de l'état je suis le premier à mesurer la qualité de notre fonction publique et nous le voyons à chaque catastrophe la présence de l'état force le respect ce que nous avons vu plusieurs d'entre nous madame la présidente à Mayotte force le respect mais notre bureaucratie est trop lourde elle est incroyablement nuisible au développement du pays une étude récente a été publiée récemment qui montre à partir des études de l'institut Bruegel que le poids des normes qui vient pénaliser la croissance des pays est de 0,8% en Italie de 0,3% en Espagne de 0,17% en Allemagne et chez nous en France cette étude dit que le poids de ces normes et de cette bureaucratisation est de près de 4% 10 fois plus que chez nos voisins je considère que cette cette contrainte dont chacun connaît la lourdeur est un frein insupportable à l'activité de notre pays et de toutes ces disciplines le gouvernement s'engagera donc dans un puissant mouvement de débureaucratisation le projet de loi de simplification de la vie économique qui a commencé à être examiné devra être adopté rapidement mais il faut agir plus en profondeur et dans le temps selon quelle méthode je n'en connais qu'une rendre du pouvoir au terrain grâce à France expérimentation les acteurs de terrain devront redéfinir eux-mêmes en partenariat avec l'Etat les simplifications suppressions et allègements d'obligations utiles c'est vrai pour les entreprises c'est vrai pour les collectivités locales et c'est vrai pour l'agriculture par exemple je veux indiquer que les collectivités locales doivent avoir dans ce projet une place centrale les collectivités locales c'est elles qui portent une grande part de l'investissement de notre pays beaucoup plus que l'Etat 70% de l'investissement de notre pays est porté par les collectivités locales quand l'activité fléchit c'est cet effort des collectivités qui soutient le bâtiment les travaux publics l'équipement de nos villes ce sont elles qui soutiennent l'importation d'entreprises sont aux côtés des associations ou maintiennent le tissu social dans ces dernières mailles cet effort d'investissement il est précieux pour le pays mon gouvernement confortera les avancées sur des sujets très attendus comme l'eau l'assainissement le statut et la protection des élus les initiatives parlementaires prises en ce sens devront aboutir sur le plan financier l'effort demandé aux collectivités sera ramené comme les débats parlementaires l'ont proposé de 5 milliards initialement à 2,2 milliards en 2025 et j'ai tout à fait confiance dans la capacité des élus à mener cet effort avoir confiance dans la responsabilité des collectivités c'est aussi pour certaines tenir compte de leur spécificité c'est le cas qui me tient à coeur pour la Corse et c'est le cas que nous allons explorer et travailler pour les collectivités d'outre-mer un calendrier a été fixé conformément aux orientations du président de la république pour la Corse pour aboutir à une évolution constitutionnelle fin 2025 ce calendrier sera respecté soutenir l'esprit d'entreprise c'est le projet ou c'est le chantier suivant il existe chez nous un réflexe des gens anciens et nuisible il s'agit de dans les débats de cibler les entreprises et plus spécialement les entreprises françaises et en particulier celles qui réussissent le mieux à l'exportation les entreprises que l'on dit multinationales sont en réalité celles qui par leur savoir-faire leur recherche leur esprit de conquête ont réussi à être sélectionnées pour la compétition mondiale elles font honneur à la France et contribuent à sa richesse ma conviction et que ces entreprises nous devons leur faciliter la tâche dans toutes les conditions fixées par la démocratie sociale elles doivent être prémunies contre des augmentations exponentielles d'impôts et de charges sans quoi nous nous retrouverions dans la même situation que décrit la fable de la fontaine de la poule aux oeufs d'or qui offrait à son propriétaire tous les matins la ponte de neuf d'or alors il s'est dit qu'il devait y avoir un trésor dans la poule il a saisi la poule il lui a fait un sort et puis il l'a ouverte et à l'intérieur il n'y avait rien et la fontaine conclut qu'il s'était lui-même ôté le plus beau de son bien l'entreprise produit les richesses et l'emploi pour tout le pays grâce à ses dirigeants ses chercheurs ses cadres et ses salariés mais si elle se voit surchargée de prélèvements et de normes alors elle cesse de produire le trésor est dans l'activité la créativité et la souplesse cette oeuvre de réconciliation à laquelle nous sommes appelés ne sera possible que si nous offrons une perspective à notre pays nos efforts doivent être tendus vers un but qui suppose la lucidité et le courage que je décrivais c'est celle d'une nouvelle promesse française c'est là une oeuvre de refondation républicaine que je vous propose d'examiner à l'instant cette promesse française c'est celle qui offre à chacun les conditions de sa dignité en tant que citoyen et en tant que personne pour cela la France ne s'en remet pas à la seule loi du marché elle a toujours porté en elle l'idéal de fraternité et de solidarité la solidarité envers chacun quel que soit son milieu de naissance son accent sa couleur de peau sa condition d'origine c'est pour tous la possibilité de s'affirmer d'avoir une deuxième chance si on échoue une troisième chance si on a encore rencontré des difficultés c'est l'intuition fondatrice que le président de la république a défendu en 2017 et je veux réaffirmer ici que cette intuition est nécessaire la promesse française c'est aussi l'attention portée à l'égalité entre les femmes et les hommes c'est un combat de civilisation que nous devons porter ici et ailleurs partout où les femmes subissent l'intolérable je pense en particulier au sort des femmes afghanes et iraniennes enfermées vivantes enfermées vivantes interdites d'aller à l'école interdites d'aller à l'université interdites même de chanter et de sortir à l'extérieur de leur maison cette égalité chez nous suppose une lutte sans merci contre les violences sexuelles ou sexistes mais aussi une lutte pour l'égalité salariale et professionnelle je voudrais m'arrêter un instant à un mouvement que nous avons tous connu et qu'à mon sens nous avons négligé c'est le mouvement des gilets jaunes sur les ronds-points il y a six ans sur les ronds-points il y a six ans ils ont dénoncé l'état qu'ils ressentaient de notre société et cet état c'était la division du pays entre ceux qui comptent et ceux qui ne comptent pas ceux qui passent à la télévision et ceux qui sont devant l'écran ceux qui sont des milieux de pouvoir des arrondissements par exemple centraux de Paris et les autres qui ont la certitude d'être oubliés et d'être négligés je suis assuré je suis certain que la promesse française suppose que nous puissions abattre le mur qui existe entre les uns et les autres et c'est la raison pour laquelle nous devrons reprendre l'étude des cahiers de doléances qui ont été présentés par les gilets jaunes de manière que s'exprime dans notre société de manière que s'exprime j'imaginais que vous pouviez adhérer à cette idée de manière que s'exprime dans notre société les attentes les plus inexprimées qui sont celles des milieux sociaux exclus du pouvoir chercher une forme d'harmonie c'est accepter aussi d'évoquer les craintes et les réalités que suscite dans notre pays l'immigration et cela ne date pas d'hier la misère les conflits les bouleversements climatiques se conjuguant l'immigration est devenue une question brûlante sur toute la planète elle l'est pour ceux qui supportent les vagues migratoires et ceux qui craignent d'être menacés par de prochaines et les réseaux sociaux attisent cette crainte tous les jours la conviction profonde c'est que cette immigration qui se développe aujourd'hui sous toutes les latitudes de la planète est d'abord une question de proportion l'installation d'une famille étrangère dans un village pyrénéen ou sévenol c'est un mouvement de générosité qui est suscité et qui se déploie des enfants fêtés et entourés à l'école des parents qui reçoivent tous les signes de l'entraide mais que 30 familles s'installent et le village se sent menacé et des vagues de rejet se déploient la situation est exactement celle que nous connaissons à Mayotte la question la situation est exactement celle que nous connaissons à Mayotte à Mayotte la présence des illégaux en nombre dans des bidonvilles au nombre de 80 000 sur 300 000 c'est exactement comme s'il y avait à Paris un tramuros 500 000 illégaux en bidonville nos compatriotes de Mayotte ne le supportent pas et nier que cette immigration illégale soit un facteur de déstabilisation sur la société mahoraise c'est se voiler les yeux et en réalité se mentir et leur mentir bien sûr la différence de niveau de vie entre Mayotte et les Comores et entre Mayotte et la métropole est considérable le niveau de vie aux Comores est 10 fois inférieur en richesse en richesse par habitant qu'il est à Mayotte et Mayotte c'est même 4 ou 5 fois inférieur au niveau de vie que nous avons en métropole mais ceci excusez-moi de le dire Mayotte est un département et nous n'avons pas le droit de laisser dans un département se développer un désordre aussi profond que celui qui déchire la société mahoraise voilà pourquoi il est de la responsabilité du gouvernement de maintenir et faire respecter l'ordre à Mayotte comme en métropole bien sûr nous savons bien que dans notre humanité c'est la misère qui pousse à fuir son pays nous le savons bien les Basques les Béarnais les Bretons qui avant au 19ème siècle fournit tant de contingents d'émigrés mais la volonté de protéger et d'appliquer nos lois doit être sans faille et respectueuse de ceux que les vagues de la vie ont conduit jusqu'à nous respecter ces personnes c'est les intégrer dans un ordre où tous peuvent se reconnaître il est donc de notre devoir de conduire une politique de contrôle de régulation et de retour dans leur pays de ceux dont la présence met en péril par leur nombre la cohésion de la nation mais comment faire alors que 93% des obligations de quitter le territoire français ne sont pas exécutées ne laissons pas passer ces chiffres sans nous arrêter une seconde sur les obligations de quitter le territoire français 140 000 prononcées tous les ans sur ces obligations on en exécute 7% ce qui veut dire que 93% ne sont pas exécutées et leur exécution ne dépend pas principalement de la volonté du gouvernement elle dépend principalement du refus des pays d'origine d'accueillir leurs ressortissants lorsqu'ils sont obligés de quitter notre territoire si nous ne résolvons pas cette question toutes nos déclarations d'intention seront vaines cette politique que doivent mener fermement le ministère de l'intérieur et le ministère de la justice suppose aussi l'action de tous les autres ministères c'est pourquoi je réactiverai le comité interministériel de contrôle de l'immigration et je sais que les parlementaires ne manqueront pas de prendre des initiatives également il nous appartiendra de les articuler avec la nécessaire transcription du part européen migration asile il nous appartiendra de mieux user de notre aide au développement en retrouvant dès 2026 une trajectoire dynamique notre cap c'est l'intégration notre cap c'est l'incorporation à la nation de ceux qui sont amenés à la rejoindre par le travail qui crée des liens et donne la reconnaissance par la langue qui est une patrie par l'apprentissage et l'acceptation des façons de vivre et des valeurs qui nous guident en particulier par le respect de la liberté des femmes et le respect de ceux qui croient différemment de vous ou qui ne croient pas en revanche contre tous ceux qui prônent l'inverse nous serons sans faiblesse la république n'existe que si elle se fait respecter les grandes politiques je ne me lancerai pas dans le catalogue de mesures qui est si souvent le lieu des déclarations de politique générale mais ces grandes politiques doivent être inspirées par l'idée du long terme par l'esprit du plan que je veux voir présent dans tous les ministères il ne peut y avoir ni partage des grands choix avec les citoyens ni débat sérieux au parlement sans vision de long terme c'est particulièrement évident pour deux grandes questions qui engagent nos orientations sur plusieurs décennies la première question c'est la transition écologique l'écologie au contraire de ce que certains pensent ça n'est pas le problème c'est la solution en tout cas la solution que nous privilégions l'effort à mener sur ce sujet crucial cette adaptation au changement climatique la France l'a commencé mieux et davantage qu'aucun autre pays au monde cette ardente obligation elle doit être poursuivie et amplifiée planifier la transition en finalisant notre stratégie bas carbone préserver notre biodiversité produire de façon décarbonée grâce à des technologies nouvelles et je pense en particulier à notre politique énergétique cette politique a un but l'énergie décarbonée accessible à tous pour y parvenir la production d'électricité d'origine nucléaire est un axe essentiel et la géothermie sous nos pieds réservoirs inépuisables de calories gratuites et d'ailleurs aussi de frigories sous nos pieds l'est aussi la question de l'eau nous devons la saisir à bras le corps au travers d'une grande conférence nationale déclinée dans les régions la transition écologique c'est aussi favoriser les mobilités les mieux adaptées de l'hydrogène au plan vélo qui doit être poursuivi avec les moyens qui lui sont nécessaires dans la refondation de notre projet l'éducation nationale l'enseignement supérieur et la recherche sont un sujet essentiel une des fiertés de ma vie est d'avoir été un enseignant de l'éducation nationale et d'avoir des enfants enseignants de l'éducation nationale une des fiertés de ce gouvernement est d'avoir placé en premier le ministère de l'éducation nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche et de l'avoir confié à une femme au parcours exemplaire qui est en ce moment au Sénat en train de lire la même déclaration de politique générale mais comment accepter comment accepter que l'école française qui était la première au monde se voit classée au rang qui est le sien aujourd'hui en mathématiques comme en lecture les enseignants de notre université dépeignent des étudiants de première année après 13, 14 ou 15 années d'école qui ne parviennent pas à écrire un texte simple compréhensible avec une orthographe acceptable ceci c'est pour moi le plus grand de nos échecs c'est le plus grand de nos échecs et c'est un échec dont sont victimes les plus faibles parce que ceux qui viennent des milieux qui n'ont pas les codes qui ne connaissent personne comme on dit qui n'ont accès ni à l'influence ni au pouvoir se voient écartés sans recours dès l'instant qu'on ne leur donne pas les armes pour affronter la traversée de ces formations supérieures et j'ajoute que tout cela l'obligation d'orientation précoce les perturbe et les met en danger les enfants ne sont pas comme les poireaux ils ne poussent pas tous à la même vitesse et vouloir vouloir sélectionner précocement sans qu'aimuri vouloir sélectionner précocement sans qu'aimuri
l'esprit
et les attentes je pense que c'est une erreur en tout cas une faiblesse et je pense que dans notre système scolaire et universitaire il faut que puisse être accepté et même favoriser les réorientations les changements de formation vous avez raison parcours sup est une question et donc c'est précisément ce que je suis en train de dire et donc nous avons besoin d'ouvrir les portes sans doute en inventant la période l'année d'articulation entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur ce qu'on appelait autrefois propédotique c'est à dire la préparation à un enseignement dont on ne maîtrise pas jusque là les bases et les capacités doit être devrait être une préoccupation pour l'organisation de notre système éducatif parce que parce que ces enfants et ces jeunes si on les écarte dès la classe de seconde naturellement on rend à la nation le plus mauvais des services combien sur ces bancs étaient lorsqu'ils avaient 13, 14 ou 15 ans plutôt en rupture d'école qu'en succès à l'école combien on trouvait dans la vie des chemins jusque là inimaginables pour eux je n'aime ce que je trouve regrettable dans notre système éducatif c'est que très tôt les choses se jouent trop tôt pour ceux qui n'appartiennent pas aux milieux les plus favorisés ma conviction est que les juges ma conviction est que les gisements de progrès sont du côté des enseignants tous ici nous avons devant les yeux le visage et la voix d'enseignants qui nous ont révélé à nous-mêmes qui parce que leur regard s'est posé sur l'enfant que nous étions ont changé sa vie ces enseignants magnifiques existent ils sont nombreux mais notre organisation de l'éducation nationale ne parvient pas à les repérer ou les repèrent si peu et les trésors de pédagogie qu'ils ont élaborés sont perdus je veux rappeler ici je le disais à l'instant l'intuition fondatrice que le président de la république a présenté au pays en 2017 combattre l'assignation à résidence l'assignation de la naissance du quartier de la religion de la consonance du nom de l'accent ces difficultés nées de familles éclatées de l'adolescence solitaire offrir à tout cela tout au long de la vie de nouvelles chances parmi les combats à mener la promotion de la lecture contre le monopole des écrans je sais qu'un chemin est possible en formant mieux nos professeurs afin de mieux les préparer je sais les difficultés parce que les écrans ont pris désormais le pas sur tout autre mécanisme de transmission des connaissances mais cet enjeu est un enjeu national et je proposerai que nous le reprenions en faisant appel à toutes les compétences qui ont pu se créer pour transmettre la lecture par exemple par exemple à l'intelligence artificielle et aussi en poursuivant la grande réforme de l'enseignement professionnel qui a été engagée par les gouvernements précédents la culture dans la promesse française joue un rôle essentiel la défense et l'affirmation d'une politique culturelle est une politique sociale l'émerveillement partagé devant la beauté d'un monument d'une ville que l'on restaure d'une pièce de théâtre d'un concert que l'on partage tout cela élève rend fière et rassemble c'est pourquoi la défense du beau madame la ministre de la culture est un devoir d'état cela passe par une politique de patrimoine ambitieuse ce patrimoine qui est l'une de nos principales fiertés et cela passe aussi par un soutien à la création je veux parler dans cette promesse française des outre-mer nous avons présenté le plan Mayotte debout lors de notre venue sur l'île c'est un plan ambitieux non seulement pour traiter de l'urgence mais aussi pour refonder Mayotte j'ai parlé de la crise migratoire que connaissait ce département le débat doit être ouvert sur ce sujet notamment sur les conditions nouvelles d'exercice du droit du sol que vous avez évoqué madame la présidente dans vos voeux mais je pense aussi à la nouvelle Calédonie qui doit construire son avenir les événements de mai 2024 ont plongé ce territoire dans un profond marasme je souhaite que le processus politique reprenne avec des négociations qui devront aboutir à la fin de ce trimestre j'inviterai en janvier les forces politiques à venir à Paris pour ouvrir ces négociations en demandant aux ministres des Outre-mer de suivre particulièrement ce dossier je crois que là encore femmes et hommes de bonne volonté peuvent trouver des voies novatrices pour le bien de tous les Calédoniens mais je pense à tous nos Outre-mer eux qui sont cette fenêtre ouverte sur le monde que nous vantons souvent et nous enrichissent par leur identité propre chacun de ces territoires a sa situation ses chances et ses difficultés nous définirons pour chacun un plan de développement et de financement dans le cadre d'un nouveau comité interministériel des Outre-mer que le ministre d'Etat préparera avec les élus de ces territoires un autre chapitre c'est la méthode que nous suivrons pour retrouver la production l'innovation et l'industrie on voudrait nous condamner sur ces sujets au déclassement alors que par ailleurs la Silicon Valley déroule ses tapis rouges à nos ingénieurs du numérique et de l'intelligence artificielle nous sommes nous français des géants de la recherche informatique algorithmique et automatique ne nous laissons pas devenir des nains de la nouvelle économie qui sera précisément fondée sur le numérique et il en est de même pour l'espace ou les énergies décarbonées le gouvernement est attaché à la trajectoire d'investissement dans la science définie par la loi de programmation de la recherche la recherche dans les universités et les laboratoires mais aussi ailleurs dans la recherche de l'entreprise l'intelligence artificielle dont je ne sais si elle est intelligente et si elle est artificielle mais dont je sais qu'elle est un changement d'être pour notre humanité cette stratégie nationale doit entrer dans sa troisième phase ambitieuse pour la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'industrie dans l'action publique la formation et la recherche appuyée sur un programme d'investissement dans les infrastructures et le sommet de l'intelligence artificielle qui se tiendra à Paris en février traduira cette ambition dans ces domaines il nous faut définir des politiques de filière produit par produit en partant des faiblesses et des manques de notre balance commerciale chaque filière unira grandes entreprises sous-traitant états et régions autour d'un enjeu de production les géants mondiaux qui sont sur notre sol et qui ont nos racines chez nous Dassault Systèmes Safran Total Airbus Saint-Gobain Danone ont un potentiel de partage des capacités des mises au point et de soutien des entreprises nouvelles notamment sur les produits et les secteurs dont nous sommes absents retrouver la production c'est aussi tourner nos regards vers l'agriculture je veux avoir un mot particulier pour les filières agricoles quand nous évoquons leur crise nous voyons ce qui saute aux yeux la crise des revenus le sentiment qu'ont nos agriculteurs de n'être pas respectés à l'origine de cette situation il y a une crise morale les agriculteurs les paysans le monde dont je viens avaient jusque il y a peu la certitude d'être les meilleurs connaisseurs et les meilleurs défenseurs de la nature aujourd'hui on les accuse de nuire à la nature et c'est une blessure profonde quand les inspecteurs de la biodiversité viennent inspecter les fossés ou les points d'eau avec une arme à la ceinture dans une ferme déjà mise à cran par la crise c'est une humiliation et c'est donc une faute pour notre agriculture le principal enjeu aujourd'hui est celui de l'égalité des armes à l'intérieur même de l'Europe on impose à nos agriculteurs des normes et des obligations qui ne sont pas imposées à nos voisins européens et je ne parle même pas de ceux qui sont très au-delà de nos frontières en particulier en Amérique du Sud et la question est évidemment celui de l'accord avec le Mercosur je veux dire que de très grandes injustices risquent aussi d'être commises dans la gestion des ressources en eau je ne suis pas d'accord pour qu'on assimile la gestion de l'eau de surface au pompage des nappes profondes comme si c'était la même chose nos agriculteurs vivent cela comme une injustice sur le sujet de l'eau j'ai dit que je souhaitais que des conférences soient organisées au plan national et régional pour définir une stratégie de long terme toutes ces questions seront traitées dans la loi d'orientation agricole je m'engage à ceci c'est que pour les entreprises agricoles comme pour les entreprises et les familles nous remettions en question les pyramides de normes en donnant l'initiative aux usagers ceux que l'on contrôle doivent avoir leur mot à dire sur les contrôles et s'il faut des remises en cause nous les conduirons avec eux dans un temps bref l'obligation de revaloriser le travail c'est une obligation qu'on évoque sur tous les bancs je souhaite que la concertation sur le travail et les salaires sur la qualité de la vie au travail sur sa rémunération et sur son sens que ces questions soient abordées comme celle de la santé au travail de la prévention de la prise en charge des arrêts de travail ainsi que la situation des travailleurs pauvres et l'égalité salariale femmes-hommes il nous faudra que ces efforts en matière de revalorisation salariale soient conduits et poursuivis notamment avec la mise en place de dispositifs d'épargne salariale d'intéressement et de participation dans tous les secteurs enfin la question d'un territoire français plus équilibré en 1947 paraissait un livre qui a fait beaucoup de bruit à l'époque qui s'appelait Paris et le désert français je crois qu'aujourd'hui il y a Paris les grandes métropoles et le désert français avec un groupe avec un gouffre à chaque étape le reste du tissu national éloigné géographiquement disparaît médiatiquement et politiquement l'aménagement du territoire est l'une des grandes questions devant nous elle touche aux conditions de vie de nos concitoyens aux services publics aux transports et aux logements nous avons construit un grand ministère autour de François Rebsamen ce ministère incarne l'objectif qui est le nôtre que chaque personne ait sa chance que chaque territoire ait sa reconnaissance et sa chance aujourd'hui ce n'est pas le cas tant d'esprits de volonté d'initiatives de capacités provinciales et des quartiers périphériques ont le sentiment ou plutôt la certitude d'être écartés et oubliés je veux m'arrêter sur le sujet du logement si l'on ne peut pas se loger on ne peut pas se faire reconnaître nous avons besoin d'une politique du logement repensée et de grande ampleur je salue les efforts menés par les précédents gouvernements pour lever les contraintes en matière de construction de logement nous pouvons aller plus loin encore en réduisant les délais en allégeant les demandes d'autorisation en favorisant la densification en facilitant les changements d'usage cela suppose de relancer l'investissement locatif et l'accession à la propriété de soutenir les élus bâtisseurs par un système d'encouragement à l'investissement y compris à l'investissement privé quant au transport qui est la condition même de l'égalité des droits sur le territoire nous avons devant nous tous les défis en matière de financement des infrastructures et des équipements nouveaux le financement durable sera organisé avec les collectivités locales et les professionnels pour se préparer à relever ces défis la santé est une des toutes premières préoccupations d'urgence et quotidienne au coeur du modèle social français nous avons tous été confrontés pour nous pour un proche à l'impossibilité de trouver un médecin généraliste un spécialiste un dentiste pour se faire soigner et l'hôpital connaît aussi une crise en particulier financière qui est plus que préoccupante l'absence d'une vision pluriannuelle des ressources consacrées à notre système de santé le prive de facto de sa capacité à se doter de projets à moyen et long terme et complique ainsi sa capacité à anticiper les besoins des santé futurs des français il faut passer d'une logique budgétaire annuelle madame la ministre à une logique de financement pluriannuel il faut aussi travailler sur l'enjeu retravailler sur l'enjeu clé de la démographie médicale en impliquant notamment les élus territoriaux et en menant de front la question jusqu'ici irrésolue de la formation des soignants je veux confirmer que la santé mentale devra être la grande cause nationale de 2025 comme l'avait décidé mon prédécesseur Michel Barnier que j'ai soutenu et à qui j'adresse mon amitié dans ce cadre pour faire face à l'enjeu de la soutenabilité de l'hôpital le gouvernement proposera une hausse notable de l'ondame ce qui permettra d'améliorer les conditions de travail des soignants et de protéger les plus fragiles à cette fin la mesure de déremboursement de certains médicaments et de consultations ne sera pas reprise le sport le sport est comme la culture un puissant facteur de cohésion d'épanouissement et de fierté nous avons vécu une année olympique historique avec devant nous le projet Alpes 2030 et nous savons que c'est à l'école que se joue l'avenir du sport dans le cadre des parcours de soins par ailleurs pour les maladies chroniques nous devons par exemple proposer une nouvelle offre dans les maisons sport santé 100 000 bilans d'activité physique pour les personnes atteintes de telles maladies c'était évidemment le cas autour de la politique du handicap dont nous allons fêter le 20e anniversaire avec la loi de 2005 c'est l'objet de l'école pour tous qui est en crise et qu'il faut améliorer alors que cette politique de l'école inclusive a atteint une masse critique et par ailleurs le comité interministériel du handicap sera organisé dans les meilleurs délais et je tiens à confirmer à l'Assemblée nationale le remboursement intégral des fauteuils roulants dès 2025 Dans le cadre de la grande politique démographique qui s'impose à nous il nous faut avancer sur la question du grand âge l'objectif de permettre aux personnes de bien vieillir et d'avoir le choix de leur domicile quand ils vieillissent suppose l'ouverture d'un dialogue avec le Parlement et les départements Je réaffirme aussi la priorité qui est pour moi attachée à la protection de l'enfance avec la création du Haut Commissariat à l'enfance qui s'inscrira dans la continuité de cette politique J'ajoute que parmi les personnes qui souffrent de précarité il y a les étudiants en situation de précarité en particulier lorsqu'ils ont l'obligation de se loger dans des grandes villes où les loyers dépassent les moyens de leur famille C'est pourquoi la carte universitaire et le réseau des universités sont non seulement une question académique mais une question une grande question sociale Nous lancerons parallèlement la construction de 15 000 logements par an pendant 3 ans en mobilisant le foncier disponible de l'Etat Voilà le projet qui s'appelle que nous appelons la promesse française Nous n'avons pas le droit au nom de nos passions politiques d'hypothéquer la vie de nos concitoyens C'est des actes qu'ils attendent et c'est sur nos actes qu'ils jugeront de nos paroles de nos promesses et de nos indignations C'est sur nos actes qu'ils nous jugeront tout simplement Le but de cette déclaration de politique générale et de permettre à ses concitoyens de passer de la plus extrême inquiétude à la conviction que même si nous ne sommes pas certains de les résoudre tous nous traiterons tous les problèmes qui se posent avec toutes nos forces et tous nos moyens Nous n'allons pas d'un seul coup passer de l'ombre à la lumière Nous n'allons pas vivre le grand soir Mais si nous parvenons à nous faire entendre de vous élus de la nation alors nous pourrons passer du découragement à un espoir ténu mais raisonnable C'est ce projet que j'ai voulu présenter devant vous Je connais tous les risques Si nous nous trompons nous nous corrigerons Mais le risque c'est la vie Pierre Mendès France et la référence n'est pas ici par hasard a dit Il n'y a pas de politique sans risque il n'y a que des politiques sans chance C'est ces chances que nous voulons saisir avec foi dans le peuple français avec foi dans ses représentants Je sais les ressources d'intelligence de bravoure et de droiture de notre nation lorsqu'elle choisit de surmonter les preuves J'ai la certitude que notre peuple notre pays avec son histoire ont la capacité de se ressaisir Je n'en veux que deux preuves vérifiables Nous sommes aujourd'hui le plus jeune des pays européens en dépit du fléchissement de notre démographie que nous aurons besoin de mesurer et de corriger Et puis si l'on regarde la croissance sur les 40 dernières années sans exception sur les 40 dernières années la France a été devant l'Allemagne en particulier au cours de ces 7 dernières années Nous sommes un peuple de ressources à la condition qu'il trouve l'unité qui si souvent lui manque Il l'a fait bien des fois j'allais dire chaque fois au cours de son histoire et c'est à nous aujourd'hui que cette mission cette charge et cette chance reviennent Je vous remercie
Merci beaucoup Monsieur le Premier Ministre Merci beaucoup
François Bayrou