Les terroristes du 13 novembre ont-ils gagné la bataille culturelle ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On passe à la revue de presse d'Europein Olivier de la Garde et on commence ce matin avec la peur au ventre. Et oui, ça fait un peu le lien pour une fois avec ce que je vous racontais il y a 1 heure dans la première revue de presse qui est arrivé aux spectateurs de la cinématique à Paris qui alors qu'ils assaient à une projection d'alli dont on écoute la musique se sont fait attaquer par des puces de lit qu'ils voyaient courir sur leurs habits qui est très désagréable mais ce qui n'est pas bien grave mais la peur dont je voudrais vous parler ce matin c'est celle beaucoup plus dramatique qui habite le cœur de certaines personnes depuis 10 ans. Demain, la France commémorera donc les attentats du 13 novembre 2015. 10 ans déjà. 10 ans, on pourrait dire que c'est le temps de l'oublier, écrit Agnès Lecler dans le Figaro.
Et pourtant, il y a ceux qui n'arrivent pas à tourner la page. Les terroristes voulaient terroriser, ils y sont malheureusement parvenus. Il y a par exemple cette informaticienne qui habitait à côté d'un de ses bars qui a fini cribler de balle.
Ce drame, elle estime qu'elle y a échappé par hasard parce que cette terrasse, c'était son fief. Ce soir-là, elle est restée chez elle. Elle a donc échappé au massacre.
Mais depuis, plus rien n'est comme avant. C'est un moment de bascule dans ma vie, raconte-t-elle. J'ai perdu ma sérénité.
Elle a fini par retourner au restaurant, mais toujours en repérant les issues et en choisissant une place permettant de s'échapper rapidement. Il y a aussi Valérie qui elle ne met plus les pieds dans les concerts rock. C'est tellement l'image de l'Occident que je redoute une attaque.
Alors certes, il y a 10 ans, les terroristes du Bataclan ont été tués. Abdel Salam croupi en prison, mais n'ont-ils pas un peu gagné la bataille ? La bataille culturelle en tout cas, c'est la question que pose Gilles Kppel dans le même Figaro.
Malheureusement, la menace est toujours présente, explique-t-il Alexandre de Vo. Et puis il y a une dimension très préoccupante, ajoute-t-il, c'est la porosité de cette menace avec les évolutions dramatiques de la situation au Proche-Orient, la rasia pogromiste du Hamas et les bombardements israéliens sur Gazin ont tué un effet traumatique sur nombre de nos concitoyens qui se sont identifiés aux victimes et qui nourrissent parfois un désir de vengeance. Cette semaine ce de commémoration se déroule malheureusement au moment où la dérélique fait le lit des radicalismes.
Alors la déréliion notre système politique justement fait la une. Oui. C'est comme cela que les derniers éditorialistes qui ont encore le sens des réalités commentent le fait du jour.
Le vote de la suspension de la réforme des retraites. C'est le jour J titre sombrement les échos. À la une de l'opinion CAC.
Le caricaturiste est sans pitié. Son dessin montre un olivier fort tout étonné de joie en apprenant que le cornu lâche encore plus que ce qu'il demandait. Un premier ministre qui sur le dossier des carrières longues n'en a qu'une seule en tête.
La sienne. Sauver le cornus. C'était donc cela l'enjeu et pourtant dans sa déclaration de politique générale le cornus était fixé un cap rappelle Olivier Bacuza au-dessus de ce dessin la maîtrise des comptes publics un mois plus tard où sont les économies gageant les concessions lâchées dans le seul but de survivre politiquement l'abandon de cette réforme s'est conclu-il hypothéquer l'avenir des jeunes générations qui dans un pays drogué à l'argent et à la pensée magique devront assumer l'ardoise et la faillite intellectuelle de leurs aînés.
Alors, que reste-t-il dans ce pays en pleine déconstruction ? Et bien, la famille répond la croix. Ce sont des signaux faibles comme l'ont dit, mais le journal constate que les derniers prix littéraires ont couronné des romans qui faisaient de la famille une source d'inspiration majeure.
Movinier, Carer, mais aussi Christophe Granger, Vanessa Schneder et même Amélie Noton. La profusion d'ouvrage sur la famille témoigne de son importance persistante pour nous contemporains, explique la sociologue Irene Terry. On a beaucoup parlé d'individualisation, de la crise, de la famille, mais elle reste la valeur numéro 1 des Français, le dernier refuge peut-être quand la peur est trop grande.
Signature Europain. Merci beaucoup Olivier de la garde pour votre revue de presse.
Jean-Pierre Bataille