YOANN GILLET est face au porte-parole de GABRIEL ATTAL sur France Info !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse partielle
L'État est-il impuissant pour contenir la hausse des prix à la pompe ?
- 1:40FerméeRéponse partielle
Les aides ciblées de 100 euros pour les gros rouleurs sont-elles la solution adaptée ?
- 2:17RelanceRéponse partielle
Il faut cibler les aides, dit Sébastien Lecornu. Il a raison ?
- 3:04FerméeRéponse partielle
Combien de milliards d'euros cette mesure de baisse de TVA coûterait-elle à l'État ?
- 4:19FerméeRéponse directe
Vous, demain au pouvoir, vous ramenez la TVA à 5,5 dans l'état actuel des finances ?
- 7:08FerméeRéponse directe
Si vous gouvernez demain, vous arrêtez le gaz russe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueFait
« En réalité, c'est la conséquence de la situation internationale que vit le monde depuis que le président américain a décidé d'attaquer l'Iran et notamment de bloquer l'étroit d'Ormousse. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Non, je ne le crois pas. Alors déjà, il faut rappeler que près de la moitié du prix à la pompe, ce sont des taxes. »
- 2:47Invité politiquePromesse
« Nous, nous proposons une mesure de baisser la TVA pour l'ensemble des énergies, d'ailleurs, pas que le carburant, de 20 à 5,5, ce qui permet de faire des économies concrètes pour les Français. »
- 3:19Invité politiqueChiffre
« Non, ce n'est pas 15 milliards d'euros, mais effectivement, c'est un montant important, c'est un effort qu'il faut assumer. »
- 4:51Invité politiqueChiffre
« Nous allons présenter 125 milliards d'euros d'économies sur le train de vie de l'État. »
- 7:35Invité politiqueFait
« Quand je dis vous, ce sont les macronistes. Il faut quand même le rappeler. Nous sommes les seuls à défendre le nucléaire depuis de nombreuses années. »
- 12:00Invité politiqueFait
« C'est évidemment le problème des Européens qui subissent une submersion migratoire. »
- 13:20Invité politiqueFait
« Sur le sol français, c'était exactement la même chose. On ne peut plus supporter tout cela, on ne peut plus supporter cette immigration massive, on ne peut plus supporter d'avoir sur notre territoire des gens qui se maintiennent illégalement. »
- 14:31Invité politiqueFait
« Vous avez voté le Rassemblement national contre le filtrage aux frontières, que les gens le sachent. »
- 15:06Invité politiqueFait
« M. Bardella a signé un mémorandum où il s'engage au nom de la France à récupérer sur le sol français les migrants qui seraient réinterceptés dans la Manche. »
- 18:36Invité politiqueFait
« Nous voulons simplement baisser la contribution parce que nous estimons que les Français ne payent pas le juste prix. »
Temps de parole
- Yoann Gillet38 %
- Gabriel Attal27 %
- Présentateur19 %
- ?16 %
≈ 40,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L'île 19h10 sur France Info Canal 16, bienvenue à vous si vous nous rejoignez. C'est l'heure de votre nouveau rendez-vous, le duel politique de porte-parole ce soir face à face dans cette campagne présidentielle. Jadza, bonsoir, porte-parole de Gabriel Attal et Yohann Gillet, bonsoir, directeur adjoint de la campagne de Marine Le Pen et député du Rassemblement National. Un chiffre pour commencer ce premier duel, 2,17
euros.
C'est le prix du litre de sans plomb aujourd'hui en moyenne en France et son plus haut niveau de l'année. Michel-Edouard Leclerc, on l'entendra, dit qu'il faut se préparer même à aller beaucoup plus haut. Question pour vous, messieurs, ce soir, l'État est-il impuissant pour contenir la hausse des prix à la pompe
?
Alors, est-ce que l'État est impuissant ? Déjà, il faut expliquer d'où vient cette augmentation. En réalité, c'est la conséquence de la situation internationale que vit le monde depuis que le président américain a décidé d'attaquer l'Iran et notamment de bloquer l'étroit d'Ormousse. Donc, en réalité, nous sommes les victimes collatérales d'une décision qui ne dépend pas de nous et qui même dépend d'une puissance autre, les États-Unis.
Ceux qui nous
regardent
ont bien compris,
je crois.
Mais c'est important d'expliquer pourquoi, parce que les solutions doivent aussi, en réalité, nous permettre de retrouver notre souveraineté et notre indépendance énergétique. Donc, il y a deux sujets. Pour nous,
il y
a l'urgence, c'est-à-dire comment on fait pour répondre aux besoins des gens qui utilisent leur voiture, pas pour le luxe, mais pour aller amener leurs enfants à l'école ou pour aller travailler.
C
'est une nécessité, la voiture. Et ensuite, il
y
a, à long terme, comment on sort de cette dépendance. Donc, nous, sur le caractère urgent, il va y avoir un débat budgétaire dans le cadre du projet de loi de finances. De même que nous l'avions dit déjà au mois de mai dernier, nous nous sommes pour aider de manière ciblée celles et ceux de nos concitoyens qui en ont le plus besoin,
des aides.
Les aides, les guichets ciblés, 100 euros à peu près, pour les gros rouleurs, vous estimez que c'est la solution adaptée ?
C
'est la solution à court terme pour aider. Nous, on avait proposé avec Gabriel Attal de revaloriser l'indemnité kilométrique de façon à ce que les gens qui roulent plus soient plus aidés. Ensuite, voilà, le gouvernement présente sa copie dans le cadre des textes budgétaires. Nous, nous sommes pour continuer à aider celles et ceux qui en ont le plus besoin dans l'urgence. Et ensuite, il y
a
la partie long terme, mais on pourra peut
-être en parler dans un instant. On en
parlera si on a un peu le temps, mais là, tout de suite, maintenant, c'est vrai que quand on est gros rouleurs, ce n
'est
pas la même chose que quand on a un gros pouvoir d'achat et qu
'on
prend de temps en temps la voiture. Il faut cibler les aides, dit Sébastien Lecornu. Il a raison ?
Non, je ne le crois pas. Alors déjà, il faut rappeler que près de la moitié du prix à la pompe, ce sont des taxes. Ça, c'est important de le rappeler. Alors effectivement, la fluctuation du prix à la pompe est du fait notamment de la situation internationale. Et ça, personne ne peut dire l'inverse. En revanche, il faut rappeler que les taxes jouent pour beaucoup quand même dans le prix du carburant. C'est important. Et nous, nous proposons une mesure de baisser la TVA pour l'ensemble des énergies, d'ailleurs, pas que le carburant, de 20 à 5,5, ce qui permet de faire des économies concrètes pour les Français.
Vous l'avez chiffré en
manque à
gagner pour l'État,
de
20 à
5,5
?
Oui, mais c'est un effort de plusieurs milliards d'euros, mais comme la
mesure,
d
'ailleurs,
de chèque précis.
Combien de milliards d'euros, monsieur le député, cette mesure que vous donnez ? Mais tout dépend à quel moment
vous mettez en application et tout dépend à quel moment, d'ailleurs, le coût du carburant, est-ce qu'il est à la pompe ? En
réalité, monsieur le député, vous pouvez vous le dire, ça coûte entre 15 et 20 milliards d
'euros à
l'État chaque année. Non, ce
n'est pas
15
milliards d'euros, mais effectivement, c'est un montant important, c'est un effort qu'il faut assumer. Mais la politique du chèque coûte énormément cher également. Je tiens à rappeler quand même que la
politique du chèque
qui
a été mise en place ces derniers mois et ces dernières années n'a pas été suffisante. Et d'ailleurs, les Français le disent. Pourquoi elle n'a pas été suffisante ? Parce que les critères pour pouvoir bénéficier du chèque carburant mettaient de côté notamment ceux qui ne roulent pas assez, au sens des critères qui avaient été définis par le gouvernement, ne concernaient pas non plus les professionnels, et je pense notamment aux taxis, aux ambulanciers privés qui n'avaient pas pu bénéficier de cette aide pour le carburant. Et la réalité, c'est que les professions qui roulent beaucoup sont elles aussi concernées
évidemment
par des difficultés.
D'autres pays l'ont fait, notamment
la TVA, l'Italie, l'Allemagne, même si c
'était temporaire. Avec des
résultats concrets.
La première ministre
italienne a abandonné cette
mesure. On va y venir, mais
vous, demain, au pouvoir, vous ramenez à 5,5 dans l'état actuel des finances.
Oui, tout à fait, parce
que... Donc
10 à 15 milliards, vous
les trouvez ? Non, mais
environ 10 milliards.
Mais c'est énorme, on parlait du milliard des agriculteurs.
Madame, c'est énorme, il faut rappeler que les Français n'arrivent pas à boucler les fins de mois. Et encore une fois, ce n'est pas énorme si, en face, nous faisons les économies nécessaires. Et nous, ce que nous proposons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, eh bien, c'est des économies concrètes sur le budget de l'État. Et nous aurons l'occasion d'ailleurs de présenter notre trajectoire budgétaire dans les prochaines semaines. Nous allons présenter 125 milliards d'euros d'économies sur le train de vie de l'État. C'est un choix politique. On le partage ou on ne le partage pas. Mais nous, nous estimons qu'il faut redresser les finances publiques.
Et pour redresser les finances publiques, il faut que l'État puisse se serrer la ceinture, puisse en finir avec certaines dépenses.
On peut parler de l'immigration, on en reviendra bientôt.
Et on peut y parler,
par exemple, également, du millefeuille administratif. Et ça a permis de
contenir pour les
gros rouleurs, les porte-modèles des Français. Donc ça a marché, l'Italie, l
'Allemagne,
la TVA. L'allié du Rassemblement
National avait, Madame Mélanie avait essayé de baisser les taxes. Elle en est revenue parce qu'en réalité, premièrement, ça ne fonctionnait pas. Donc beaucoup de, un point commun, là aussi pareil, sur l'immigration, on avait dit, on arrête, finalement, ça ne fonctionne pas. La réalité de cette mesure, on peut discuter de tout, c
'est que baisser la
TVA sur ces énergies-là de 20 à 5,5, ce n
'est
pas ciblé. Vous n'avez pas la certitude que les prix baissent ensuite. Et donc, d'une certaine manière, ça coûte aussi extrêmement cher. Et je suis ravi d'entendre peut-être que M. Bardalet, Mme Le Pen, auraient réussi à se mettre d'accord sur quelque chose, puisqu'on voit que ces dernières semaines, il y a beaucoup de désaccords entre eux. Et on aura
l'occasion d'en parler dans un instant. Mais la réalité, c'est que nous,
avec Gabriel Attal, on a proposé de jouer sur la taxe kilométrique, justement pour que celles et ceux qui roulent le plus puissent le plus être aidées. Ensuite,
il vous a pas échappé...
Ce n
'est pas une usine à gaz, ça,
on sait calibrer,
ça voit exactement les compteurs. En réalité, il vous a pas échappé que
nous, nous ne sommes pas au gouvernement, nous participons, mais ce n
'est
pas nous qui avons la main. Le gouvernement
va proposer un texte, on verra dans le cadre de l'examen budgétaire. Par contre, je veux dire un petit
mot du long terme, parce qu'en réalité, nous nous disons, évidemment, il faut qu'on aide celles et ceux qui en ont le plus besoin, mais comment on fait pour être indépendant et ne pas dépendre des variations, des choix des dirigeants étrangers ? Nous payons aujourd'hui le choix de M. Trump. Et donc, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut qu'on continue à investir dans le nucléaire et dans ce qu'on appelle le mix énergétique,
c
'est-à-dire
le renouvelable
et le nucléaire. La différence entre nous et le Rassemblement
National et la France Insoumise... Je
finis juste ma phrase,
s'il vous plaît.
Nous,
ce que
nous disons, c'est que le Rassemblement National nous dit, nous, on n'aime pas les énergies renouvelables, et la France Insoumise dit, on ne veut pas du nucléaire. En réalité, Mme Le Pen, M. Bardella et M. Mélenchon nous placent en situation de dépendance vis-à-vis de la peste du gaz russe et du choléra du pétrole américain.
Donc, en réalité, nous, nous assumons
un choix qui est de dire, on a le nucléaire,
c
'est la filière la plus décarbonée, nous avons l'électricité la plus décarbonée d'Europe, on continue à investir là-dedans, mais on ne
se place pas comme
vous
le faites en situation de dépendance. Si vous
gouvernez demain, vous arrêtez le gaz russe ?
Non, mais attendez, il ne
faut
pas raconter tout et n'importe quoi. Vous
racontez les
énergies renouvelables
?
Vous racontez n'importe quoi. Nous nous sommes opposés, évidemment, aux énergies intermittentes, et non pas aux énergies renouvelables, contrairement à ce que vous dites. Ensuite, laissez-moi finir, vous dites que vous voulez faire en sorte que le nucléaire retrouve sa splendeur en France, c'est ce que nous disons depuis toujours, et d'ailleurs, vous, vous avez, en revanche, fermé Fessenheim. Quand je dis vous, ce sont les macronistes. Il faut quand même le rappeler. Nous sommes
les seuls à défendre le nucléaire depuis de nombreuses années. La vérité, c'est
que... Et que vous placez
la situation de la France... Alors, attendez, laissez-moi parler. Non,
mais
attendez, il faut quand même que j'arrive à en placer une,
parce que
le porte
-parole
de Gabriel
Attal semble quand même oublier le passé, et semble oublier que M. Attal a été aux responsabilités, et était encore aux responsabilités, encore aujourd'hui. Et vous oubliez le bilan qui est le vôtre. Alors, si vous partagez aujourd'hui notre point de vue sur le nucléaire, tant mieux, j'ai envie de dire tant mieux, il faut que la classe politique se mobilise pour sauver le nucléaire français, et nous le disons, c'est une énergie qui est peu chère, et
qui permet... C'est sur les
renouvelables que
vous n'êtes pas d'accord. Et qui permet... Vous ne voulez
pas des énergies renouvelables,
mais en réalité,
si vous dites, on ne veut pas du renouvelable, forcément, le différentiel aujourd'hui, vous allez le prendre soit chez les Russes, soit chez les Américains. Pardon, vous savez bien que nos
prochains réactions nucléaires vont fonctionner dans les prochaines années. Où est-ce que vous prenez le différentiel en attendant ? Visiblement,
vous ne comprenez pas la
différence
entre
les intermittentes et
le renouvelable, ce qui n'est pas du tout la même chose. Ensuite, il y a une mesure importante
quand on parle d
'électricité, et là peut-être que vous allez pouvoir apporter une réponse claire. Voulez-vous, oui ou non, vous, en bon macroniste, sortir du système européen de fixation du prix de l'électricité ? Voilà un
sujet intéressant.
Parce
qu'aujourd'hui, la réalité, c'est que les Français
ne payent pas le juste prix en termes d'électricité. Je rappelle
que ce sont les Français qui ont
payé les constructions des centrales nucléaires, mais qu'aujourd'hui, nous facturons aux Français un prix bien supérieur
au nom d
'une soi-disant solidarité européenne.
Le
système européen, il ne vous a pas échappé, on a adhéré, c'est des traités, ça nous lie tous. Contrairement au Rassemblement national, et on va venir, je pense, sur l'immigration, nous, nous ne sommes pas pour un Brexit caché, nous ne sommes pas pour remettre en question nos engagements, nous sommes pour dire que l'Europe, nous y sommes attachés, elle est sans doute imparfaite, et il faut sans doute travailler, et la question de l'énergie est un enjeu évidemment majeur. Nous, nous n'avons pas l'Europe ponteuse, et précisément, nous disons que face à la Chine et face aux États-Unis, notre salut viendra de l'Europe. Nous ne pourrons pas être indépendants sans l'Europe.
Donc sur le prix de l'électricité, on discute avec les Européens, mais sur le fond, vous
êtes d'accord, il faudrait qu'on puisse payer notre électricité au marché français,
qui
est moins cher
que celui du marché européen. Le marché français est un sujet,
mais nous faisons partie d'un marché
européen. Mais Gabriel Attal refuse de revenir sur ce système
de
fixation
européen.
Avant de parler de ce qui se
passe à Ciouta, parce que c'est le deuxième thème de votre face-à-face, un mot sur le gaz russe, puisque ça y est, c'est fini, plus aucun pays en Europe, des 27, même pas l'Allemagne, n'achète à Vladimir Poutine son gaz. Marine Le Pen à l'Élysée, elle continuera ?
Mais évidemment, il n
'est
pas question d'aller aider la Russie d'une quelconque façon. Et aujourd'hui,
d
'ailleurs, la France a fait en sorte de ne plus se fournir en Russie. Et tant mieux. Le problème, en revanche, c'est qu'indirectement, en achetant les énergies ailleurs, nous avons aussi quand même, la France, enrichi la Russie indirectement, puisque nous nous fournissons auprès de pays qui eux-mêmes se fournissent en Russie. Ça,
c
'est une réalité. La
seule façon dont vous êtes en Russie, c'est en coupant le robinet
à l'Ukraine, comme l'a dit M. Alliot, il
y a quelques jours, il y a en réalité, en soumettant la
France à la Russie. C'est
M. Alliot qui l'a dit. C'est pas un débat sur les questions internationales. On parlait des caricatures. Non, mais c'est important, parce qu'en réalité, le Rassemblement de l'Ukraine est
encore un allié, un soutien de la
Russie de la Lune-Ukraine. Allez, je reprends la main.
Les Français ne vous
croient plus. Je voudrais
vous faire réagir, messieurs, à présent, à ces images. On va les voir ensemble. Voilà ce qui se passe actuellement, tous les jours, dans l'enclave espagnole de Ceuta, à la frontière du Maroc, des habitants excédés qui manifestent contre la présence des migrants après la crise de fin juillet. Le Maroc est mis en cause, mais aussi la politique de Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol. On va les écouter, ces Espagnols.
On ne
peut plus sortir de la maison, on ne peut plus aller au travail. Je ne peux pas me frayer un passage, les bus ne viennent plus. On n'a plus un moment de calme. Je n'arrive pas à dormir. Les voisins aussi sont réveillés par les hurlements des migrants.
Nous ne devons jamais perdre notre humanité, mais nous nous sommes retrouvés envahis et c'est quelque chose qui nous dépasse, parce qu
'on
se dit, nous avons des enfants, des personnes âgées, que va-t-il advenir de nous
? Alors,
personne n'est responsable de sa géographie. Il se trouve qu'il y a une enclave espagnole frontalière du Maroc. Ce qui se passe à Ceuta,
c
'est le problème des Européens ou c'est le problème de l'Espagne ?
C'est évidemment le problème des Européens qui subissent une submersion migratoire. Mais là aussi, le représentant de Gabriel Attal dira que ce n'est pas la responsabilité de Gabriel Attal.
C'est donc à l'Europe de régler le problème, puisque
Louis Alliot dit que c'est à l'Espagne de régler la situation.
Mais la politique... Ah, des
accords de la plus entre deux dirigeants
du RN, ça alors, ça
faisait longtemps.
Mais arrêtez. La politique migratoire doit être du fait, évidemment, et de la seule compétence des nations. Ça, c'est important. En revanche, il peut y avoir, évidemment, une coopération européenne pour pouvoir mettre en place une protection aux frontières. Et c'est nécessaire, évidemment, que l'Union européenne agisse pour une fois dans le bon sens et vienne en soutien aux nations qui en auraient besoin. Je rappelle que nous avons, notamment, une agence européenne de
la migration... de la face à l
'urgence ? La plupart des milliers ont été renvoyés avec leur consentement sous la supervision de l'Espagne. Ceux qui veulent rester, il y
a
des problèmes humanitaires, qu'est-ce qu'on fait là tout de suite
?
Mais il faut, évidemment, renvoyer les clandestins dans leur pays d'origine. C'est une évidence et c'est une nécessité, mais c'est exactement le même problème en France.
Le
problème...
Le concret de force.
Mais attendez, quand vous ne respectez pas la loi, quand vous êtes en dehors des clous et que vous ne respectez pas la loi de la République, eh bien, vous êtes arrêtés. Eh bien, c'est ce qui doit se passer, évidemment, avec des clandestins. Sur le sol français, c'était exactement la même chose. On ne peut plus supporter tout cela, on ne peut plus supporter cette immigration massive, on ne peut plus supporter d'avoir sur notre territoire des gens qui se maintiennent illégalement. Il faut une fermeté totale. Ce qui ne veut pas dire une inhumanité, mais il faut, évidemment, être ferme et il faut également entamer un bras de fer avec les pays d'origine qui, pour certains, sont complices.
Je ne parle pas de ce cas en particulier, je parle en général. On sait très
bien que certains pays
encouragent leurs ressortissants à venir en Europe.
Le RN dit clairement au fond, ce qui se passe à Ciota, après l'Espagne, c
'est
la France, la frontière pourrait nous arriver. C'est ce que disait Sébastien Chenu. Vous êtes d'accord ?
Déjà, les images, évidemment, elles sont dures et évidemment, il faut qu
'on
soit extrêmement ferme avec les personnes qui sont en situation irrégulière et vous l'avez dit, beaucoup d'entre eux sont d'ores et déjà rentrés dans le pays d'origine, en l'occurrence, le Maroc. Ensuite, c'est très bien d'être ferme sur les plateaux télé, mais en réalité, monsieur le député, votre mouvement a voté contre le pacte Asile-Immigration qui a été adopté
il y a quelques semaines. Évidemment, puisque ce pacte a envoyé des migrants partout en Europe. J'ai
souffert en vous entendant parler,
donc souffrez aussi pendant que je rétablis l'été. Vous avez voté le Rassemblement
national contre le filtrage aux frontières, que les gens le sachent. Vous avez voté contre les procédures accélérées pour le renvoi aux frontières extérieures de l
'UE. Vous avez voté contre
la réforme du règlement de Dublin qui prévoit justement que nous traitions de manière beaucoup plus rapide les demandes d'asile. Donc, en réalité, évidemment qu'il faut que notre Union européenne soit beaucoup plus efficace. Ce texte a été adopté il y a quelques semaines. Il va entrer en vigueur. Juste pardonnez-moi parce qu'il faut que je
le
dise. Savez-vous, pour les gens qui nous regardent, où et avec qui était Jordan Bardella cet après-midi ? Il
était avec Nigel
Farage,
le
grand apôtre du
Brexit. Savez-vous ce qu'il a signé ? Savez-vous ce que M. Bardella a signé ?
M. Bardella a signé un mémorandum où il s'engage au nom de la France à récupérer sur le sol français les migrants qui seraient réinterceptés dans la Manche. Donc, soit M. Bardella ne comprend pas l'anglais, soit il est d'une lâcheté
et d'une faiblesse
incroyables puisqu'en réalité,
il se
met à genoux
devant... C'est ce qu'a signé M.
Bardella.
La
France, avec Bardella, s'engage à les garder.
Vous avez sans doute l'image. M. Bardella
a signé... On a vu le document, on n'a pas lu le document.
Non,
mais
juste, je
termine.
Mais
visiblement, je ne sais non
plus. Juste, je
termine. On va vous montrer les images juste après, dans la prochaine séquence dans cette émission.
que lui a soumis M. Farage. Et donc, en réalité, peut-être est-ce une façon de nous dire que le Rassemblement national veut encore sortir de l'Union européenne. de M. le député, de M. Bardella et de Mme Le Pen, si tant est qu'ils soient d'accord sur un sujet. En réalité, c
'est
de sortir de l'Union européenne quand ils nous disent on veut en finir avec la contribution de la France à l'UE. Allez voir le
Brexit.
Dix ans plus tard,
le Brexit n'a pas tenu ses promesses. Il y a beaucoup de choses dans votre intervention. Il y a beaucoup de choses sur l'immigration. Et uniquement des mensonges. En
réalité, le Brexit n'a pas tenu ses promesses. Il n
'y a
pas moins d'immigrants. Il y en a plus. Il n
'y a
pas plus de travail. Il y
en
a moins. Il n
'y a
pas plus de croissance.
Il
y en a moins. C'est ça le modèle que vous proposez. Et assumez-le. Est-ce
qu'on peut avoir un débat sérieux ? Et est-ce que l'on peut avoir des arguments
? M. Bardella n'a pas signé le texte que je viens de mentionner ? Matin,
midi et soir, je vais vous répondre.
Dites-moi oui ou non.
Premier point. Vous avez parlé du fameux pacte Asile-Immigration. Pourquoi les députés du Rassemblement National au Parlement européen se sont opposés à ce texte ? Pour une raison simple. Ce texte prévoit que les migrants soient mis sur l'ensemble des territoires européens, sur l'ensemble des nations et soient envoyés ici et là dans l'ensemble des nations européennes avec une amende de 20 000 euros par migrants refusés.
Il y a un renforcement du retour dans un pays
d'origine et
il y
a une clé de solidarité pour ceux qui attendent de savoir ce
qu'ils peuvent avoir la vie ou pas dans les pays
membres.
Je donne plus
factuellement l'essentiel
du texte. Non,
ce n
'est
pas factuel. Ce texte, il n'est ni noir ni blanc. La réalité, c'est que ce texte a quelques éléments qui pourraient être considérés comme positifs sur
le papier. C
'est joli, mais laissez-moi finir. Il y a également le fait d'éparpiller l'ensemble des migrants
sur l'ensemble des territoires nationaux. C'est ça la réalité. Aujourd'hui, le Danemark
avec cinq autres pays, la Grèce, l'Autriche, l'Allemagne, les Pays-Bas, annoncent la mise en place de ce qu'on appelle un hub, un centre de retour dans un pays tiers à la personne migrante pour prendre en charge, je mets des guillemets, externaliser la demande d'asile. D'ailleurs, tout le monde n
'est
pas d'accord avec ça, mais ça a été voté. Vous n'avez pas voté ça. Je m'en étonne.
Mais la politique migratoire est du fait exclusif des nations. Et nous contestons à l'Union européenne le droit de gérer la compétence migratoire de chaque pays. Voilà pourquoi
nous nous opposons évidemment à ce sujet. Nous estimons que les nations
et les peuples... Ça,
c'est dans votre utopie. La réalité, c'est que
dans le monde de 2026, vous savez très bien que nous avons
une frontière extérieure,
que nous avons créée grâce à la présidence française
de l'UE, une agence extérieure.
Pardon, c'est bien de vivre dans l'utopie, mais vivez dans la réalité.
Si je pouvais finir, parce que vous m'avez
interpellé
sur tout un tas de sujets et vous ne me laissez jamais terminer une
phrase.
Vous m
'avez
donc interrogé sur ce pacte asine-immigration. Je vous ai répondu, ce texte est nocif pour la France. Donc, nous nous y sommes opposés. Vous dites également que nous serions pour la suppression de l'entièreté du budget de la France à l'Union européenne. Vous le savez, c'est faux. Nous voulons simplement baisser la contribution parce que nous estimons que les Français ne payent pas le juste prix. Aujourd'hui, la France
est le seul pays... Vous voulez être à tout compréhensible le droit international sur le droit national ? La France est le
seul pays, laissez-moi finir, à avoir une telle contribution, une telle contribution nette. Et d'ailleurs, nous sommes le seul pays en Europe à ne pas négocier à la baisse cette contribution. Voilà la réalité.
Vous iriez l'expliquer aux agriculteurs qui bénéficient de la politique agricole. Je vais vous raconter autant de mensonges qu'elles le
souhaitent. La vérité, les Français la connaissent, savent pertinemment que le Rassemblement national veut en finir avec cette immigration totalement anarchique que nous subissons. Mais vous ne votez
pas les moyens qui permettent de le faire. La réalité, c'est que les
Français veulent concrètement
en finir avec cette immigration et que le
candidat que vous représentez est responsable pour partie de
la situation. Vous avez été interpellé sur...
Justement, je vais vous montrer les images sur le pacte asile-immigration voté au Parlement de Bruxelles et par la Commission. On va regarder ces images de signatures de mémorandum parce que c'est vrai qu'on se pose la question de savoir quelle est la nature de ce document signé donc par le président de votre parti, le RN Jordan Bardella, à ses côtés, le président de Reform UK, le chef de file du parti nationaliste britannique, Nigel Farage. D'abord, c'est purement formel ce document puisqu'ils ne sont pas aux affaires. On est bien d'accord.
À quoi
s'engagent-ils même s'ils ne sont pas au pouvoir ?
Je précise que Nigel Farage et le RN ne partagent pas des idées communes sur de nombreux points et que nous sommes en désaccord sur de nombreux points. Mais sur la politique migratoire, nous avons effectivement des points sur lesquels nous sommes d'accord. Nigel Farage tient à protéger les frontières de son pays comme nous tenons à protéger les frontières de la France. Donc Jordan Bardella est allé signer cet accord. C'est un accord qui permettra dans le futur quand Nigel Farage sera aux responsabilités et que nous le serons de pouvoir travailler ensemble à la protection de nos frontières. Et le but il est de réduire drastiquement
évidemment l'immigration dans nos pays respectifs. ce que
vous êtes
en train de dire. Moi je l'ai lu ce texte. Il est question de protéger nos frontières.
Vous en témoignerez devant les Français mais vous savez très bien que les Français sont très
favorables à la protection des frontières. vous passez de la langue
de bois. Moi je l'ai lu ce texte. Il est question M. Bardella a signé vous les avez vues les images. Il est question M. Bardella s'engage à ce que lorsqu'il sera Dieu nous en garde mais si jamais les Français faisaient ce choix libre il dit que la France s'engage à récupérer sur le sol français les migrants qui seraient intercepter dans la Manche. Donc d'une certaine manière il sous-traite le Royaume-Uni. M. Farage a sans doute gagné ce duel face à M. Bardella. Il sous-traite la question de la gestion des migrations de la frontière extérieure de l'UE qui est celle de la France à la France et d'une certaine manière M. Bardella accepte il se soumet. Alors encore une fois
peut-être
que M. Bardella n'a pas compris ce qu'il a signé soit
il n'a pas compris
ce
qu'il a signé soit il est dans une position incroyable de soumission à l'extrême droite britannique et là encore c'est bien d'avoir des mots fermes mais allez voir ce qu'a signé votre candidat.
Il a plié à Farage
Bardella
sur
l'immigration ?
Excusez
-moi mais arrêtez de raconter Il n
'y
avait pas
ça dans le texte qui était signé ? Est-ce que vous pouvez
me laisser
signer et
réussir
à en placer une à un moment donné ce serait
assez intelligente C
'est ce que vous faites de
m'éviter de ce débat vous passez votre temps
à
couper la parole Votre seul argument
c'est la victimisation quand vous n'avez pas quoi répondre
Monsieur
les
français savent pertinemment que nous sommes attachés à nos frontières et que nous voulons lutter contre l'immigration massive Ce texte prévoit une coopération pour protéger nos frontières
respectives De quelle nature la coopération ? Elle
est de nature diverse et
vous le savez Qui
s'occupe du traitement des migrants
interceptés
dans la manche ? Si on peut réussir à finir une phrase on
arrivera à expliquer les choses Je ne suis pas du tout gêné On
est tout à fait transparent Et
d'ailleurs
les français qui nous regardent peuvent librement aller consulter ce texte en anglais ou en français peu importe Ce
texte prévoit la protection des frontières Ce
texte
prévoit
qui n'arriverait pas à nous suivre parfaitement il n'a pas de valeur normative Il n
'est
pas contraignant
C'est un accord
pour le
futur Il est de la
philosophie de la vision sur ces sujets-là avec la manche entre nos
deux
pays
Il
est
de la
responsabilité
de la
France de ne pas laisser des clandestins se rendre en Angleterre comme il est de la responsabilité de l'Angleterre de ne pas laisser des clandestins venir sur le territoire français C'est le sens de cet accord C'est le respect de nos frontières C'est la protection de nos frontières respectives Ce que ne fait pas la France aujourd'hui et ce que ne fait pas l'Angleterre Malheureusement aujourd'hui beaucoup de clandestins traversent la manche d'ailleurs avec des drames humains puisque je le rappelle les morts dans la manche sont très nombreux du fait
aussi de ce laxisme généralisé
Emmanuel Macron s'est dit opposé à ces fameux centres de retour avec ces pays dits tiers sûrs pour externaliser les demandeurs d'asile Le Rwanda a été évoqué pour cet accord avec le Danemark et d'autres pays Le pays n'est pas mentionné Gabriel Attal lui Il
est
aussi en désaccord
avec ces fameux hubs
Pourtant le pacte a été voté par votre groupe Mais
parce qu'encore
une fois il y
a
des choses qui sont importantes dans ce qui a été voté nous nous sommes pour être intraitables avec les personnes qui sont en situation régulière pour renforcer les retours à la frontière pour mieux traiter parce qu'en fait partager les demandes quand elles arrivent les partager entre tous les états membres ça veut dire les traiter plus rapidement et donc pour les personnes qui se voient refuser l'asile ça veut dire les renvoyer plus rapidement dans leur pays nous nous sommes des pragmatiques contrairement
à d'autres qui sont des idéologues et qui rejettent tout en bloc
C
'est l'uronie aussi
et européens votre groupe est contre mais l'ensemble des parlementaires centristes on va les appeler comme ça a voté pour majoritairement et vous qui êtes plutôt pour et bien vous êtes opposé au niveau européen à l'ensemble des mesures du pacte comprennent qui pourra je laisse noter les spectateurs
jugent de
ce duel je
vous remercie
de décider de leur politique migratoire et certainement pas à Ursula von der Leyen
C
'est dit Merci à vous Yoann Gilles et Zazab d'être venu pour inaugurer ces duels politiques dans l'Avent 20h ce soir
Yoann Gillet