Intervention de Jordan Bardella sur l'affaire Lola
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Mes chers compatriotes, si je m'adresse à vous aujourd'hui, c'est pour vous parler de l'affaire Lola, de la responsabilité de l'État et du gouvernement ainsi que du rôle qu'auraient dû jouer nos frontières si elles étaient protégées par les gens qui sont au pouvoir. Je ne reviendrai pas en détail sur l'horreur des faits que la jeune Lola, âgée de 12 ans seulement, a eu à subir. Ces faits relèvent de la barbarie la plus totale et vous les connaissez certainement puisqu'ils ont déjà choqué, ému et indigné la France entière. Le ministre de l'Intérieur, M. Darmanin, trouve, je cite, « indécent que l'on pointe sa responsabilité et les défaillances des services de l'État.
Mais ne lui en déplaise, il est temps de les lui rappeler. La femme suspecte d'être à l'origine de la mort de Lola est une Algérienne présente illégalement sur le sol français. Son titre de séjour, qui a été délivré en 2016, était périmé au moment des faits et elle était donc de fait sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français. Malheureusement, dans la France d'Emmanuel Macron et de Gérald Darmanin, « Tout le monde entre en France, mais personne ne sort jamais. » Dabi Abe, c'est le nom de la suspecte, n'est donc pas retournée en Algérie et a pu croiser la route de Lola.
Jamais nous ne renoncerons à demander l'expulsion rapide et systématique de tous ceux qui n'ont aucune raison ni aucun motif d'être sur notre sol, mais aussi des délinquants et des criminels étrangers. Cette affaire dont Emmanuel Macron n'a pour l'instant pas daigné dire un seul mot est tout sauf un fait divers. Elle est un fait de société, un fait de société à part entière et a suscité l'émotion dans tout le pays. Ce n'est pas de la récupération, comme ils disent, d'affirmer que Lola serait toujours en vie si notre politique migratoire n'était pas si chaotique et hors de contrôle.
Ce n'est pas de la récupération d'affirmer que notre système de visa est trop généreux et que les expulsions sont en réalité trop rares. C'est ici la stricte réalité des faits. Nous le disons depuis des années, les frontières sont plus que jamais une nécessité vitale. Face à toutes les menaces, elles sont une protection pour les plus faibles, pour les plus humbles et pour les plus fragiles. Avec l'affaire Lola, avec tous les drames et toutes les attaques qui ont endeuillé la France et les Français ces dernières années, nous savons aussi que nos frontières devraient être des protections face à l'horreur et à la barbarie.
Cette réalité, cette nécessité, le président de la République, le ministre de l'Intérieur mais aussi la Commission européenne, refusent de l'avoir. Leur allergie aux frontières produira demain, je le crains, d'autres catastrophes et endeuillera de nouvelles familles si nous ne reprenons pas aujourd'hui le contrôle. Alors pour Lola et pour toutes les victimes de l'ensauvagement dans notre pays, de l'anarchie migratoire et du terrorisme, il est temps que nos dirigeants écoutent le peuple et son besoin vital de protection. Nos pensées accompagnent la famille de Lola ainsi que ses parents.
Jordan Bardella