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ChroniqueLe Monde (sur YouTube)· 5 juin 2017 6 minDivertissementImmigration & asileDéfenseInstitutions & élections

Comprendre la colonisation israélienne en six minutes

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « Il y a 50 ans, en juin 1967, l'armée israélienne défait ses ennemis arabes pendant la guerre des 6 jours et conquièrent plusieurs territoires. »
  • 3:00Chiffre
    « La zone C placée entièrement sous contrôle israélien. Elle représente plus de 60 % de la SJordanie et comprend notamment une zone militaire le long de la vallée du Jourdain et les implantations israéliennes en Sjordanie. »
  • 4:00Chiffre
    « On en compte aujourd'hui 131 habité par 386000 colons sans compter se installer à Jérusalem est. »
  • 5:00Chiffre
    « Selon l'ONG, la paix maintenant, 97 de ces colonies sauvages ont poussé depuis 1990. »
  • 6:00Fait
    « En mars 2017, il a même validé la création d'une nouvelle colonie dans la vallée de Chilo, la première depuis 25 ans. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Pour résoudre le conflit isra-palestinien, une solution est défendue depuis des décennies, créé deux états distincts. D'un côté, il y aurait Israël reconnu comme Étatif. De l'autre, un état palestinien démilitarisé constitué de la bande de Gaza et de la SJordanie.

Le problème c'est que la Si-jordanie justement est aujourd'hui complètement morcelée. Les zones d'habitation palestinienne s'entremêle avec les colonies israéliennes et cette situation s'aggrave rendant de plus en plus difficile l'émergence de deux États clairement séparés. Pour comprendre comment a pu se produire une telle fragmentation, il faut faire un bon dans le temps.

Voici la ligne verte issue de l'armistice de 1949. À l'époque, elle sépare l'État d'Israël qui a été proclamé à peine un an auparavant des pays arabes voisins comme la Jordanie. Ce n'est pas à proprement parler une frontière, mais c'est un tracé de référence.

Établi à l'époque comme une ligne de cesser le feu, elle a ensuite servi de base de discussion en vue de l'émergence d'un état palestinien. Mais depuis, les choses se sont largement compliquées. Il y a 50 ans, en juin 1967, l'armée israélienne défait ses ennemis arabes pendant la guerre des 6 jours et conquièrent plusieurs territoires.

Le Sinaï et la bande de Gaza qui appartiennent alors à l'Égypte, le territoire syrien du plateau du Golan et Jérusalem est qui était sous administration jordanie, tout comme la sijordanie. Et c'est justement la six-jordanie qui se trouve principalement aujourd'hui au cœur des tensions. Après ces conquêtes militaire, il s'agit pour Israël d'occuper humainement le territoire.

Des colonies de peuplement se développent sous la pression de mouvements nationalistes et religieux. Leur but est double. D'une part, assurer des positions géographiques clées pour la sécurité du pays et d'autre part organiser le retour des Juifs dans un grand Israël de racines bibliques.

Dans les années 1990, les accords d'Oslo marquent une étape historique. Israéliens et Palestiniens sont réunis à la table des négociations par le parrain américain. Ils s'entendent alors sur un plan par étape en vue de l'émergence d'un état palestinien.

La si Jordanie occupée par Israël est alors divisée en trois zones. D'abord la zone A sous contrôle exclusif de l'autorité palestinienne à la fois civile et militaire. Elle correspond aux grandes villes palestiniennes.

Ensuite la zone B sous contrôle civil palestinien mais dont la sécurité est essentiellement assurée par Israël. Enfin, la zone C placée entièrement sous contrôle israélien. Elle représente plus de 60 % de la SJordanie et comprend notamment une zone militaire le long de la vallée du Jourdain et les implantations israéliennes en Sjordanie.

Le problème c'est que des colonies de peuplement ont continué de se développer et de s'étendre et la plupart sont reconnus par le gouvernement israélien. On en compte aujourd'hui 131 habité par 386000 colons sans compter se installer à Jérusalem est. Leur nombre n'a cessé de croître au fil des années.

Il représentent 4 % de la population israélienne et 13 % des habitants de la Si-Jordanie. Certaines colonies sont même réunies dans ce que l'on appelle des blocs comme Ariel, Malouim et le Getsion par exemple. Ces groupes de colonies ont leurs propres usines, leur route interdite aux Palestiniens.

Ariel a même sa propre université. Véritable ville israélienne en plein territoire palestinien, ces blocs seront certainement annexés par Israël si un accord de paix était trouvé un jour. Mais ce n'est pas tout.

En plus des colonies, il y a aussi ce que l'on appelle les avant-postes. Ce sont des colonies sauvages illégales, même au regard du droit israélien. Selon l'ONG, la paix maintenant, 97 de ces colonies sauvages ont poussé depuis 1990.

Officiellement, les autorités israéliennes n'ont jamais donné leur accord, mais dans la réalité, l'armée a assuré la sécurité de ses colons qui se considèrent comme des pionniers. L'eau, l'électricité, le ramassage des poubelles, les bus scolaires, tous les services leur ont été assurés. Alors, parce qu'elles sont illégales aux yeux de la loi israélienne, certaines de ces colonies sauvages ont été évacuées comme celle d'Amona en février 2017.

Mais la colonisation ne devrait pas pour autant s'arrêter là. Pourquoi ? D'abord parce que l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche lui a donné un coup d'accélérateur.

Le président américain a en effet multiplier les signaux encourageants vers Israël en désignant par exemple un ambassadeur tout acquis à la cause de la colonisation. Ensuite, parce que le Premier ministre Benjamin Netaniaahu a besoin du soutien des colons et de la droite nationale religieuse israélienne pour se maintenir au pouvoir. À la tête de la coalition la plus à droite de l'histoire d'Israël, il laissait donc par tous les moyens de blanchir ses colonies illégales.

En mars 2017, il a même validé la création d'une nouvelle colonie dans la vallée de Chilo, la première depuis 25 ans. Une décision qui suit la légalisation par les députés israéliens un mois plus tôt de milliers de logements construits sur des terres privées palestinienne et l'extension régulière de colonies déjà existantes. Officiellement donc Benjamin Netaniaau prétend toujours soutenir la solution à deux états.

Mais les intérêts des colons étant placés au centre de l'action gouvernementale, cette solution semble plus éloignée que jamais et ce malgré la volonté de Donald Trump, comme tous ses prédécesseurs, de parvenir à un accord final entre les deux parties. [Musique] Yeah.