Raphaël Glucksmann : "Je ne crois pas à la primaire de la gauche"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous serez candidat à la primaire de la gauche le 11 octobre 2026 ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas participer à cette primaire selon vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment justifiez-vous votre légitimité face à une primaire qui pourrait exclure Mélenchon ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Sur quels sujets précis vous différenciez-vous des autres candidats de gauche ?
- 8:00OuverteRéponse directe
L'Europe est-elle un boulet pour l'industrie française selon vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment voyez-vous la souveraineté numérique européenne face aux États-Unis et à la Chine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Raphaël GlucksmannFait
« Je n'en serai pas. Je n'y crois pas. Je ne pense pas que ce soit la manière d'enclencher une dynamique pour les élections qui seront vitales de 2027. »
- 3:00Raphaël GlucksmannFait
« Cette primaire, c'est en quelque sorte une volonté de ne pas choisir, de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche et qui sont structurés et qui sont les deux identités politiques puissantes. »
- 11:00Raphaël GlucksmannFait
« Quand vous utilisez votre carte bleue et bien vous dépendez des États-Unis et que si le président des Américains décide qu'il a fait pour un pour un juge voilà qui se retrouve à devoir payer en espèce. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Raphaël Luxman. Bonjour.
Merci d'être mon invité ce matin. Vous êtes député européen place publique. De très nombreuses questions à vous poser sur la manière d'ailleurs dont vous qualifiez euh la période que l'on traverse, le chaos du monde.
Mais d'abord pour savoir au fond euh qui est devant moi. Cette question bien sûr vous l'avez entendu vu. Je sais même pas si vous étiez au courant d'ailleurs.
Euh la primaire de la gauche, tout à l'air sur des rails, on a même la date, ce sera le 11 octobre 2026. Est-ce que vous en serez ? Non.
Je n'en serai pas. Je n'y crois pas. Je ne pense pas que ce soit la manière d'enclencher une dynamique pour les élections qui seront vitales de 2027.
Et donc non, je n'y serai pas et je l'ai dit depuis le début, je ne changerai pas d'avis dessus. Vous savez, cette primaire, c'est en quelque sorte une volonté de ne pas choisir, de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche et qui sont structurés et qui sont les deux identités politiques puissantes. D'un côté, vous avez Jean-Luc Mélenchon, le populisme, la brutalisation du débat public, le refus de l'Union européenne et de l'autre vous avez une gauche social-démocrate qui assume de vouloir gouverner le pays, qui est viscéralement proe européenne et c'est l'affirmation de ces deux pôles qui permettront d'enclencher des dynamiques au moment des élections, pas cette primaire qui refuse de choisir, je crois pas parce que quand on écoute Olivier Fort, il a l'air de dire qu'en effet, il est pas question d'inviter Jean-Luc Mélenchon mais vous avez l'impression que c'est vicié Mais la moitié des gens qui participent à cette primaire sont pour des accords avec Jean-Luc Mélenchon.
C'est le cas notamment euh d'Europe écologie les verts. Mais oui, vous avez par exemple hier vous aviez une législative partielle dans la 3e circonscription de Haute Savoir. Vous aviez un candidat place publique allié au Parti socialiste.
Et qu'est-ce qu'on fait les verts ? Ils ont choisi le candidat éléfi qui fait 6 % et qui nous empêche d'aller au deuxème tour. Donc en fait il y a ce refus du choix et moi je ne participerai pas à cette primaire qui ensuite débouchera sur une candidature qui sera le plus petit dénominateur commun entre eux tous. et qui finira dans une compétition plus à gauche que moi tu meurs et finalement pour aller aux législatives après cette banane au présidentiel faire des deal avec Jeanchon moi je veux un autre chemin une autre eu vous voir et je m'appuie sur quoi sur ce que nous avons fait aux élections eurennes c'était une mascarade en fait si je vous écoute ce qui s'est passé en fait ça ne compte pas quoi.
Bah je pense qu'à un moment il faudra qu'il choisisse c'est tout et je m'appuie sur cela sur ce que nous avons fait aux élections européennes depuis plus de 10 ans. La gauche social-démocrate n'avait pas fait 10 % à une élection. C'était 6 2 enfin tout ce que vous voulez.
Là, on a fait 14 %. Pourquoi ? Parce qu'on a assumé une ligne claire, un cap clair, qu'on a été cohérent, qu'on a assumé la confrontation avec Mélenchon, qu'on a assumé notre identité politique et c'est sur ce socle là qu'il faut bâtir pourquoi vous fondrez votre légitimité si c'était vous qui incarniez du coup cette gauche ?
Comment il faudra bien à un moment ou à un autre que vous disiez c'est moi ? Non, mais ce que je propose moi au Parti socialistes, puisque c'est ce sont nos partenaires et c'est euh la force principale euh de de gauche antimélenchon, et bien ce que je propose c'est que nous créons ensemble une plateforme qui commence par quoi ? Par se mettre d'accord sur le fond pour savoir quel type de campagne nous allons mener et de quelle manière, dans quel but nous allons gouverner ce pays.
Parce que l'ambition, c'est de gagner les élections. Ce n'est pas de se placer à gauche pour récupérer ensuite les ruines qui seront héritées de 2027. c'est de gagner.
Ça veut dire que si le Parti socialiste finalement derrière Olivier Fort d'ailleurs mais enfin c'est pas le propos ce matin mais Olivier Fort effectivement était sur la photo de ce lancement donc de cette primaire mais officiellement il le faisait pas pour le parti socialiste ou en tout cas sans mandat du parti socialiste. Mais bref imaginons que le Parti socialiste vraiment accepte le principe de cette primaire, ce sera dans ces cas-là sans vous. Mais ça romper v de toute façon sans moi.
Mais moi ce que je propose à mes partenaires socialistes, c'est de faire une plateforme commune qui permette ensuite d'enclencher une dynamique électorale. Je ce que je veux c'est que nous soyons fiers de ce que nous sommes et sur les retraites à 60 ans ou pas, sur la construction d'une Europe puissante, sur la défense européenne, sur tout un tas de sujets, sur l'énergie, nous ne sommes pas d'accord entre nous avec les gens qui participent à cette primaire. Donc si l'idée c'est de faire une synthèse, une sorte de globy boulgar qui met la poussière sous le tapis, ça ne fonctionnera pas.
La seule manière d'enclencher, en plus il y a il y a vraiment des il y a des leçons. Enfin, je veux dire, on a vécu 2017 et 2022. Notre espace politique s'est fait ratboisé.
Ratboisé par Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce qu'il assume lui ce qu'il est.
Il assume de cliver. Il assume de trancher les questions et donc à la fin, il produit une vision cohérente. Et bien, ce n'est pas la nôtre.
Et donc nous, on doit produire une vision cohérente nous-même. Assumer de trancher, assumer de cliver et assumer jusqu'au bout ce que nous sommes. En tout cas vous les choses sont très très claires là et euh vous sillonnez la France.
Vous étiez euh dans les deux Sèvres cette semaine en haute Savoie la semaine d'avant. Vous serez à grande seinte cette semaine. Vous êtes clairement dans ce moment de campagne pour préparer cette plateforme et pour construire un projet.
Exactement. dans les deux Sèvres, j'étais avec des enseignantes et des enseignants. Vous savez que la France est aujourd'hui le pays qui paye le plus mal en Europe en rapport avec son PIB, qui paye le plus mal, c'est professeurs.
La France a été construite par l'école. C'était les usar noir de la République qui ont fait la République. Et aujourd'hui, nous laissons l'école périquité.
L'éducation sera au cœur du projet que nous proposons pour la France. C'est le cœur du métier à tisser qui fabrique des Français en fait. et on l'abandonne et de la même manière à Grande Sainte, de quoi nous allons parler d'industrie.
Comment on peut imaginer être une grande nation, une nation souveraine quand on a laissé la désindustrialisation se produire, quand on a laissé délocaliser nos systèmes de production et aujourd'hui nos industriels sont paniqués parce qu'il y a un mur qui arrive, une un tsunami chinois qui arrive sur nos productions. Et si nous ne faisons rien et bien nous ne prodirons plus d'automobile ne prodons plus d'ourdu. Est-ce que là-dessus aujourd'hui avant de vous interroger sur Donald Trump, sur tout ça sur l'Europe, vous vous dites et vous l'avez dit dès le début, c'est vraiment notre cœur, c'est aussi de croire à cette Europe.
Mais est-ce que cette Europe aujourd'hui n'est pas notre boulet sur les questions industrielles ? Par exemple, vous parlez de ce tsunami chinois ici même à ce micro, le patron de la BPI disait il y a 3 jours, il faut que l'Europe érige à nouveau des barrières, le temps de se réarmer et il disait "Mais le problème c'est que l'Europe va trop lentement." L'Europe va trop lentement mais c'est seulement à l'échelle européenne que nous pourrons imposer ces barrières.
Vous savez, moi je suis rapporteur pour le Parlement européen sur les questions des investissements étrangers. ce que font les Chinois aujourd'hui et c'est une stratégie consciente pour ratboiser nos productions et nous rendre totalement dépendant, c'est qu'ils investissent dans des productions en Europe qui sont en fait juste des usines d'assemblage pour pouvoir détruire détruire par exemple Renault en France. Et ce qu'il faut faire, c'est accepter on est on est vraiment aujourd'hui dans cette menace là, cette menace de disparition de notre industrie qui est déjà plus très flamblante.
Mais vous savez ça c'est arrivé par exemple dans le secteur de production des panneaux photovoltaïques, des panneaux solaires et bien on a laissé nos producteurs se faire ratiboiser. Aujourd'hui les 10 champions du monde sont tous chinois. Quand vous dites précisément, vous dites on a laissé est-ce qu'on s'est pas tiré une balle dans le pied ?
Mais oui et c'est pour ça qu'il faut changer les politiques commerciales européennes. C'est pour ça que je me bats au Parlement. C'est pour ça que j'ai convaincu les sociaux-démocrates, la 2e force du Parlement européen, d'avoir un agenda de souveraineté qui est centré sur la question de l'industrie, de souveraineté industriel pour protéger nos secteurs, protéger nos producteurs contre la menace chinoise qui est vraiment une menace d'éradication de nos capacités de production.
Et moi ce que ce que je vous dis c'est très simple. En fait, il faut accepter de mettre des droits de douane, d'activer nos instruments de défense commerciale que nous avons élaboré et ça ça ne peut se faire qu'aléchelle. On appelle le fameux bazooka qui était plutôt une réponse aussi à la menace de droit de douane très élevée de Donald Trump.
Bon, depuis il est revenu dessus mais est-ce qu'il faut effectivement pas seulement dire ah attention attention on va l'activer. Est-ce qu'il faut le faire ? Il faut le faire.
Et ce qu'il faut il faut le faire avec les Chinois. Et ce qu'il faut faire surtout, c'est de dire dans telle filière, telle filière, tes filières qui sont stratégiques pour nous, etth bien nous n'acceptons plus les produits chinois, nous les bloquons à la frontière. Et bien nous commençons aujourd'hui par exemple sur la question des voitures électriques et l'Europe certes va trop lentement mais la seule manière de protéger nos industries, c'est que l'échelle européenne fonctionne.
La France seule ne pourra pas assumer un rapport de force ni avec la Chine ni avec les États-Unis de Donald Trump. Donc tous ceux qui vous expliquent qu'en gros il faut sortir de l'Union européenne ou au moins diminuer le pouvoir européen et bien en fait joue contre nos industries. Nous au Parlement européen, nous poussons pour un agenda de souveraineté.
Et moi ce que je note c'est que les pseudo patriotes ceux qui vous éc finalement la souveraineté c'est plus du tout un gros mot quoi. Mais non mais la souveraineté c'est le cœur de tout. C'est le cœur de la liberté.
Moi, j'ai été élu en 2024 aux européennes sur un agenda de souveraineté en expliquant que tout aujourd'hui, toutes nos politiques publiques doivent viser à une seule chose, nous rendre libre en matière de défense pour ne plus dépendre simplement des États-Unis d'Amérique et du bon vouloir du président des États-Unis en matière industrielle pour ne pas être dépendant de la Chine dans tous les dans toutes les filières stratégiques en matière d'énergie pour ne plus dépendre de la Russie, pour ne plus dépendre des puissances du golfe ou des États-Unis. Et donc tout doit viser à la souveraineté désormais parce que l'Europe à cause de 40 années d'indolence en France et en Europe et bien nous sommes devenus profondément dépendants. Vous savez que par exemple quand vous utilisez votre carte bleue et bien vous dépendez des États-Unis et que si le président des Américains décide qu'il a fait pour un pour un juge voilà qui se retrouve à devoir payer en espèce et à ne plus même pouvoir payer avec une carte.
Et donc qu'est-ce qu'il faut faire là ? Il faut un système européen de paiement. C'est pour ça que moi je salue le travail d'Aurore Laluc, la coprésidente de place publique qui est à la tête de la commission économique au Parlement européen se bat pour l'eurodigital pour qu'on puisse payer en utilisant des moyens européens et c'est ça sur tous les sujets le numérique. do reprendre le pouvoir de notre et ça ne peut arriver qu'à l'échelle européenne.
Ah la
Raphaël Glucksmann