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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 30 juillet 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Laurent Nuñez fait le point sur le feu "exceptionnel" et "totalement inédit" en Gironde

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le pire est-il derrière nous concernant le feu en Gironde ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels moyens ont été mobilisés pour lutter contre l'incendie ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Quand les évacués pourront-ils rentrer chez eux ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Les critiques contre la préfète sont-elles justifiées ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les profils des personnes interpellées pour incendies ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Le budget de la sécurité civile sera-t-il sanctuarisé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Laurent NuñezChiffre
    « Plus de 140 000 personnes vont pouvoir réintégrer leur domicile. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Capucine Diès avec Valentine Riebe Bonsoir Laurent Nunez Bonsoir Ministre de l'Intérieur Merci infiniment d'avoir accepté ce soir l'invitation de BFM TV pour faire le point le feu le plus dur depuis la seconde guerre mondiale c'était les propos du chef de l'état Emmanuel Macron en déplacement sur place il y a 48 heures vous l accompagner on a entendu il y a quelques instants la préfète de Gironde est-ce que quand elle parle d'une première journée optimiste en ce jeudi 30 juillet vous dites le pire est derrière nous on peut le penser d'abord vous avez raison de se rappeler que c'est un feu exceptionnel totalement yedi on n'avait jamais connu ça il ya 240 kilomètres de lisière 40 mille l'hectare parcourus sur les 117 000 hectares qui ont concerné le territoire national depuis le début de la saison des feux de végétation, donc c'est un feu exceptionnel. Les phénomènes qui se sont développés à l'intérieur de ce feu aussi étaient tout à fait exceptionnels. Ces orages de feu jamais vus On a eu l'orage, ce qu'on appelle l'orage de feu, le nuage, le pyro-cumulonimbus qui crée sa propre activité électrique, avec des capacités de projection extrêmement fortes, des grosses craintes.

On l'a eue une fois, ça a C'était totalement inédit, on n'avait jamais vu ça. Donc c'est un feu effectivement totalement inédit et je pense effectivement, comme ça a été dit, ce feu est actuellement stabilisé à la faveur d'un travail. Il n'est toujours pas fixé ?

Il n'est toujours pas fixé, ça veut dire qu'il peut, il pourrait, il a progressé, on est résolument optimiste. Aujourd'hui il y a eu des conditions météo qui étaient un peu plus favorables, les températures ont un peu baissé, peut-être un peu moins de vent, un taux d'humidité qui a également augmenté, donc les conditions étaient sans doute plus favorables, mais on va rester évidemment extrêmement vigilants, mais on peut raisonnablement être optimiste, surtout qu'à ce travail remarquable qui a été fait sous l'autorité de la préfète de zone, madame Sophie Brocas, du directeur départemental d'incendie de secours, qui ont consisté à travailler à la lisière de ces 240 kilomètres avec des sapeurs-pompiers, des militaires aussi que je veux remercier, madame la ministre des Armées qui a mis 1500 militaires à disposition. Bien sûr 500 militaires sentinelles qui ont assuré des missions de sécurisation mais aussi un millier de militaires qui avec leur appareil, avec leurs outils, leurs engins de génie ont pu travailler la lisière de ce feu.

C'est-à-dire ici allumer des feux tactiques, la réaliser des coupes et surtout dégager le terrain, l'arroser pour éviter que le feu ne progresse. C'est un travail remarquable qui a été C'est fait par les sapeurs-pompiers, les militaires, les militaires de la sécurité civile et puis aussi des bénévoles. Beaucoup d'agriculteurs que je veux aussi remercier qui se sont engagés, des entrepreneurs et des bénévoles.

Voilà, donc il y a l'essentiel des lisières ont été traitées. Nous sommes optimistes mais on reste très vigilants. Raisonnablement optimistes au vu de la situation parce que vous pouvez vous dire au vu de ce que vous avez traversé aussi ces derniers jours vous, les sapeurs-pompiers et tous les personnels mobilisés que ça peut quand même repartir à tout moment.

Mais Mais évidemment, ça pourrait repartir. Tout a été mis en œuvre pour que ce ne soit pas le cas. Et donc voilà, il faut rester résolument optimiste.

Encore une fois, je veux saluer le travail de tous ces personnels qui ont été engagés. 3 300 sapeurs-pompiers. avec des renforts qui sont arrivés de toute la France. 1 500 militaires, 1 200 membres des forces de sécurité intérieure, 450 membres des associations agréées de sécurité civile.

Voilà, il y a un travail remarquable qui a été fait. Et même si, et ça a été dit par Mme la Prophète à juste titre, et vous venez de le dire à votre antenne, il reste encore deux points chauds qui sont préoccupants et qui font que les réintégrations, le retour des plus de 200 000 personnes qui auront été évacuées au total, ne pourra se faire que progressivement, mais avec des Déjà aujourd'hui, pas loin de, la préfète l'a dit, un peu plus de 140 000 personnes qui pourront réintégrer et sans doute d'autres dès demain. J'aimerais justement qu'on parle de ces évacués.

Encore une fois, opération, tout est inédit dans cet incendie de Gironde, près de 200 000 évacués. 144 000 personnes ont pu ou sont en train de regagner leur domicile. Mais qu'en est-il ?

Est-ce que vous pouvez, ce soir, aux téléspectateurs qui nous regardent, au BFM TV, qui habite peut-être aussi la presqu'île du cap ferré donner des perspectives parce qu'en effet l'un des plaints chauds c'est le claoué qui est donc à l'entrée du début de la presqu'île du cap ferré vu la topographie il ya une seule route qui permet l'accès au cap ferré est ce que vous leur dites ce soir, laisser passer 24-48 heures où il est impossible de donner ce type de perspective ? S'il est impossible de donner ce type de délai, d'abord c'est pas le ministre de l'Intérieur qui le donnera, il y a la préfète de zone, madame Sophie Brocasse, le directeur des services départementaux d'incendie et de secours, Marc Varmelaine, qui sont l'un et l'autre engagés comme tous les sapeurs-pompiers sur le front, qui donneront ces indications en fonction de l'évolution de ces points chauds. Déjà quand même la bonne nouvelle, il faut le rappeler, c'est que plus Plus de 140 000 personnes vont pouvoir réintégrer leur domicile, un certain nombre d'entreprises.

La vie va reprendre sur ces territoires et sans doute d'autres demain. Mais sur ce secteur-là, ça reste effectivement compliqué. Il y a un point chaud au sud de la Cano et puis à l l'entrée de la presqu'île du Cap Ferret.

Il faut faire très attention parce qu'effectivement, vous avez raison de le souligner, cette presqu'île, ça peut vite devenir un piège dans la mesure où il n'y a qu'une route d'accès, c'est l'océan et voilà, c'est une presqu'île. Donc si le feu venait à repartir à l'entrée de la presqu'île ce serait évidemment catastrophique donc voilà pour l'instant mais j'ai toute confiance évidemment dans les soldats du feu pour poursuivre et continuer à traiter ce point sur ces évacuations préventives massives vous Vous les avez ordonnés en coordination avec la préfète. Si c'était à refaire, vous le referiez exactement de la même manière.

Je viens à ma question. Sophie Brocas, sur les réseaux sociaux, mais pas uniquement, est la cible de violentes critiques quant à ses prises de décisions sur ces évacuations et ses conséquences. On va y venir aussi, mais ses conséquences économiques en pleine période estivale.

Il fallait opérer ces évacuations, vous nous dites cela ce soir. Absolument, il n'y avait pas d'autre solution. Il n'y avait pas d'autre solution.

Quand on vous annonce qu'il y a un pyro cumulonimbus qui s'est formé, que le feu progresse à une vitesse quasiment sans précédent, vous êtes obligés de prendre des mesures de précaution, de sauvegarde Notre but principal c'est de sauver des vies humaines. C'est notre objectif principal. Évidemment que la préfète de zone a eu parfaitement raison de décider de ces évacuations, en lien très étroit évidemment avec nous.

Moi j'assume totalement ses décisions et je la soutiens totalement. Alors effectivement, elle fait l'objet d'un certain nombre de critiques qui ne portent pas d'ailleurs uniquement là-dessus. Sur ces évaculations et sur ses propos aussi de ne pas se rendre en Gironde.

Encore une fois, la Gironde est un très grand département et beaucoup de professionnels nous disent mais venez quand même dans le département pas ou là où il ya le feu évidemment je crois que c'est quelque chose qu'on peut dire maintenant mais entre le feu prône et de l'ampleur etc il valait mieux être prudent ça allait pas gêner l'activité l'activité des services de secours on ne savait pas quelle allait être l'ampleur du feu. Je vous rappelle qu'à un moment on s'est posé la question de savoir s'il allait atteindre ou pas Bordeaux. Donc à ce moment-là, la préfète avait parfaitement raison de passer ses messages de prévention.

Ce sont des messages de précaution et évidemment, vous savez, Madame Sophie Broca, c'est une très grande préfète. Elle a toute la confiance de son ministre, du Premier ministre et du président de la République. On sait qu'on peut compter sur elle, on sait qu'elle prend les bonnes décisions et c'est ce qu'elle a fait.

Et l'autre critique qui lui est adressée de manière extrêmement injuste sur les réseaux sociaux, c'est cette idée selon laquelle elle aurait dissuadé des agriculteurs de prêter leur concours. Mais c'est complètement faux, les seuls messages qu'elle a passés et elle a eu raison de le faire. C'était de bien rappeler, d'ailleurs c'est passé par le canal des organisations syndicales professionnelles agricoles, de la chambre d'agriculture, c'était de rappeler qu'il fallait que tout ça se fasse en coordination avec le directeur des opérations de secours.

Et dans la vraie vie c'est partout pareil, tous les bénévoles qui viennent nous aider sont coordonnés par les professeurs. Nous ne souhaitons pas que les agriculteurs prennent des initiatives individuelles, la générosité c'est très bien à condition que cela soit organiser ce qui paraît être du bon sens. Et c'est ce qui s'est passé, il y a eu un élan de générosité pour lequel je veux encore une fois remercier les agriculteurs et d'autres professionnels, des artisans et autres mais la coordination a bien été organisée.

Quand on a vu les images que l'on a vues, c c'est-à-dire ces tracteurs par dizaine, arriver en Gironde, de Gironde et pas seulement venir aider les pompiers. Est-ce que vous attendiez un tel élan de solidarité Laurent Nunez Franchement, je suis un ministre de l'Intérieur qui a aussi été un haut fonctionnaire, qui a géré de nombreuses crises. Et souvent dans les périodes de crise, ce qui fait la force de notre pays, c'est cette capacité à ce que beaucoup de bénévoles, d'abord tous les acteurs professionnels, dont c'est le métier.

Les sapeurs-pompiers professionnels, les sapeurs-pompiers volontaires, les forces de sécurité intérieure, tout le monde se regroupe et il y a un élan de solidarité énorme. Et il y a aussi évidemment des membres de la société civile qui participent. J'ai un peu l'expérience et l'habitude et c'est assez fréquents ces élans de générosité mais la force est de constater que face à un événement exceptionnel cette mobilisation elle a été encore plus exceptionnelle et donc il faut la saluer évidemment il faut la saluer avec quand même son lot aussi de polémiques qui montent je pense aux habitants du porge le porge qui est l'une des communes les plus touchées avec plus de 250 maisons totalement détruites qui disent pour certains ils se sont pour certains d'entre eux montés en collectif d'avoir été sacrifiés au profit d'autres communes qui, le disent-ils encore une fois, ont plus été protégées.

Qu'est-ce que répond le ministre de l'Intérieur à ce collectif ? Non, le ministre de l'Intérieur répond d'abord, l'objectif promis c'est de sauver les vies humaine. Ça, c'est l'objectif premier.

Il n'y a pas eu de choix. J'entends dire qu'on aurait privilégié la presqu'île du Cap-Ferré par rapport à une commune. Il n'y a eu aucune instruction en ce sens.

Aucune instruction, ni en local, ni en national, en ce sens. La priorité, c'est de sauver les vies humaines. Maintenant, ce que je dis, je l'ai dit ce matin lors du point presse que j'ai fait depuis le ministère de l'Intérieur, on fera toute la transparence, il y aura un rétexte et on sera absolument transparent sur la façon dont les choses se sont passées.

N'ayez aucun doute là-dessus, aucun doute là-dessus. Sur ce qui a été bien et moins bien fait aussi. Mais bien sûr parce que ce qui fait la force de notre pays et qui fait qu'on est quand même malgré tout ce que disent les uns et les autres, les polémistes et autres qui sont...

C'est toujours facile de commenter la gestion d'une crise quand vous êtes assis dans un fauteuil sur un plateau de télé ou très loin de l'événement. Mais quand vous êtes dans la vraie vie, c'est un peu plus compliqué. Et ce qui fait que nous sommes un grand pays de gestion de crise, c'est que nous avons une culture du rétexte qui est très développée et nous tirons toujours les conséquences des événements précédents pour nous améliorer.

Nous le faisons sans cesse. Et il est important de rappeler en effet qu'aucune victime civile n'est à déplorer dans cet incendie jamais vu, en Gironde. Mais nous déplorons la mort de quatre sapeurs-pompiers encore une fois.

Vous vous attendiez, Laurent Nunez, à une saison des incendies. On a vécu une période de canicule, on parle de la Gironde, on parle aussi du Var, on parle aussi de la Côte d'Or encore hier soir. Vous vous attendiez à de tels incendies aussi impressionnants ?

Franchement, oui, on s'attendait à deux choses. Deux points. Premièrement, on s'attendait à une saison compliquée.

On l'a dit dès le début de la saison, je suis allé ouvrir la saison à Nîmes le 4 juin dernier, d'ailleurs où j'ai signé l'acquisition de deux Canadairs, d'ailleurs, donc avec la société canadienne de Haviland. Et on reviendra là-dessus, d'ailleurs ? Nous avions annoncé que la saison serait compliquée.

Pourquoi ? Parce que nous savions que les conditions climatiques qui étaient compliqués avec une chasseresse importante, qu'il y avait une végétation abondante avec les pluies de la fin de l'année 2025 et puis beaucoup de phénomènes venteux qui étaient annoncés. Donc on savait que la saison serait compliquée.

Et de fait, elle l'est. On a eu beaucoup d'incendies qui ont commencé dans des régions où c'est peu habituel, l'ouest de la France, le centre-val de Loire. Et même une de France avec Fontainebleau.

Oui, et Fontainebleau, bien sûr. Et deuxième point, en revanche, l'événement qui a frappé la Gironde, l'incendie qui a frappé la Gironde était totalement inédit. Totalement inédit, je veux le redire, c'est un événement d'ampleur exceptionnel qu'on n'avait jamais vu sur le territoire national.

Mais oui, on s'attendait à ce que la saison des feux soit Et cette saison, j'insiste, elle n'est pas terminée. Évidemment, on est loin de baisser la garde. On avait encore une carte de la météo des feux sur la base de laquelle nous travaillons au ministère pour répartir les différents moyens sur l'ensemble du territoire national.

Les colonnes terrestres, on a 72 colonnes qui sont mobilisées actuellement. Et vous redoutez un mois d'août qui pourrait ressembler à ces dernières femelles ? La carte de la météo de la journée d'aujourd'hui, et ce sera je crois à peu près celle de demain, est une carte qui, si sur le sud-ouest, on peut dire qu'elle s'est améliorée.

Sur le pourtour méditerranéen, elle est toujours très compliquée. Elle l'est dans toute la vallée du Rhône, y compris sur certains départements du nord-est de la France, sur lesquels on va être évidemment très attentif. Et d D'ailleurs, on l'a vu hier en Côte d'Or avec à coucher un incendie qui s'est déclaré et qui fort heureusement maintenant est fixé.

Est fixé. C'était la bonne nouvelle aussi de cette journée. Laurent Nunez, avant de venir aux interpellations aussi parce que c'est un chiffre qui retient l'attention.

Sur 10 incendies, 9 sont provoqués de manière humaine, pas toujours volontairement, mais il y a eu des interpellations et j'aimerais qu'on revienne ensemble sur peut-être avancer sur les profils de ces hommes et de ces femmes arrêtés. Et puis aussi la polémique politique parce qu'elle n'est jamais bien loin. On vous a reproché un manque de moyens et j'aimerais qu'on réponde là-dessus.

Mais on parlait de ces évacués. Certains se sont retrouvés notamment vers la dune du Pila, dans un camping, totalement désertée parce que c'est une des conséquences aussi. Il n'y a plus aucun touriste.

Le là-bas, on vous retrouve. Quelle est l'atmosphère sur place, là où vous êtes avec les gens qui ont trouvé refuge dans ce camping C'est assez désert, il y a beaucoup d'évacués ici qui ont trouvé ce camping de fortune. On est avec Franck Houdert, vous êtes le directeur de ce camping qui en 2022, il y a 4 ans avait déjà été en pro aux flammes et je profite du fait qu'il y ait le ministre de l'Intérieur sur notre plateau, vous aviez un mot à lui faire passer ?

Bah oui j'espère que ce coup-ci ça va servir de leçon parce que jusqu'à aujourd'hui on pensait que beaucoup de choses étaient faites mais on forçait de constater que non puisque les mêmes conditions il y a un camion qui brûle, qui met le feu à la forêt de Biscarros, un incident à Somos et puis ça met 42 000 d'hectares en fumée donc oui est-ce qu'aujourd'hui ils vont prendre enfin conscience qu'il y a des choses à faire, qu'il faut écouter je pense les forestiers, M. Laffont t'y a très bien parlé et il va falloir y mettre les moyens et puis arrêter peut-être se cacher derrière, on n'a pas d'argent ou certaines personnes veulent pas. Maintenant il faut faire, il y a des gens qui ont tout perdu, je suis en encore écouté tout à l'heure quelqu'un qui cherchait une maison pour la rentrer parce que leurs enfants vont reprendre l'école et qu'ils sont à la rue.

Donc nous on a connu ça en 2022 et je vois que mes voisins ils connaissent la même chose. Merci beaucoup le message est passé donc vous entendez cette indignation de ce directeur de camping. Merci Lola Bay, Laurent Nunez encore une fois prendre aussi de la hauteur en en 2022 la même zone était touchée, pas de manière identique.

La question des moyens aussi est posée, j'aimerais qu'on y vienne. D'abord sur les interpellations. Vous avez été aux côtés de la sécurité civile ce matin 275 interpellés, pas en Gironde, sur toute la France.

Toutes ont-elles été suivies de garde à vue ou pas ? Pas toutes. Il y a 275 interpellations.

Vous disiez dans 9 cas sur 10, l'origine est humaine. Et dans 2 cas sur 3 de ces origines humaines, c'est une intention criminelle. C'est un incendie volontaire.

C'est-à-dire qu'il y a des mises à feu volontaires sur le panel des personnes qui ont été interpellées. Donc évidemment, très souvent, c'est suivi de garde à vue. Il n'y a pas toujours des poursuites.

On ne peut pas toujours établir que la personne a vraiment été à l'origine de la mise à feu. Mais on a quand même, j'ai quand même vous donné un On a 31 personnes qui sont en détention, soit qu'elles aient été condamnées pour avoir procédé à des mises et feux, soit qu'elles sont en détention provisoire dans l'attente de leur jugement. Ce qui est énorme.

Et je veux saluer l'action qui est menée par les procureurs sous l'autorité des gardes du garde des Sceaux, qui ont pris des mesures de poursuite extrêmement fermes dès lors que nous sommes confrontés à des cas d'incendiaires volontaires. Donc il y a des personnes qui ont été interpellées, mais sur un certain nombre d'incendies, on a quand même des mises à feu multiples qui nous laissent à penser quand même qu'il peut y avoir une origine criminelle dans ces mises à feu. On l'a vu à Fontainebleau, pour partie c'était le cas.

On a des gros soupçons aussi sur Brignol, on verra ce que disent les investigations judiciaires. Mais voilà, je veux passer aussi un message de fermeté pour tous ces incendiaires, ces personnes qui finalement mettent à mal le dispositif de sécurité civile. Il y a les polémiques sur les moyens et autres, mais si vous avez des personnes qui mettent le feu un peu partout, ça devient évidemment beaucoup plus compliqué pour les sapeurs-pompiers, pour les préfets, pour l ensemble des acteurs de la sécurité civile.

Donc on aura un message d'extrême fermeté, on sera intraitable avec ceux qui procèdent à ces mises à feu et il y a énormément de policiers et gendarmes qui patrouillent aux seules fins justement de pouvoir interpeller des incendiaire. Est-ce que vous avez des profils en tête à nous exposer ce soir ? Des jeunes, des moins jeunes, des mineurs aussi peut-être ?

Il y a un certain nombre sur les 275, on a un peu plus de 160 majeurs de mémoire, donc un peu plus de 110, enfin un peu moins de 110 mineurs. Mais vous avez à peu près tous les profils. Vous avez des personnes qui sont un peu des récidivistes, qu'on a déjà vues dans des mises à feu identiques.

Vous avez des personnes qui le font bêtement, en allumant un barbecue en pleine forêt, en jetant des mégots. On a à peu près tout, on a de nombreux profils. En tout cas, la conséquence de l'action est gravissime et donc il y aura toujours une réponse extrêmement ferme.

De la sévérité et donc de la prison ferme aussi à la clé pour certains de ces interpellés ? Pour un certain nombre d'entre eux, c'est déjà le cas. Il y en a d'autres qui n'ont pas encore été déférés, qui n'ont pas encore été présentés devant la justice.

Laurent Nunez, on évoquait ses moyens, justement, la polémique politique aussi qui n'a pas tardé, qui a démarré bien avant d'ailleurs cet incendie en Gironde. Vous opposant, je pense au Rassemblement National ou encore la France Insoumise, qui notamment sur les moyens aériens canadaires à notre disposition, sont montés au créneau. Vous avez assez vite répondu pour éteindre cette polémique.

Le budget de 2027, au vu de la situation de nos finances publiques, devra opérer des coupes financières. Est-ce que vous nous dites ce soir à l'automne prochain que le budget de la sécurité civile sera sanctuarisé ? Oui, mais il a augmenté.

Le budget de la sécurité civile, c'est le programme 161 du budget de mon ministère. Il a augmenté. On était à peu près à 450 millions en 2017.

On est à 800 millions en 2026. Il a doublé en 10 ans. Et on rajoute, pas loin de...

Alors sous réserve évidemment des arbitrages, l'ultime arbitrage que va rendre le Premier ministre, mais j'en discutais encore avec lui cet après-midi, on est encore sur plus 80 millions d'euros. On va atteindre quasiment plus 93 % en 10 ans. Donc vous dites uniquement de la mauvaise foi politique de ce qui est né des derniers débats ? 'abord, quand on entend qu'on n'a pas mis de budget sur la sécurité civile, c 'est faux.

Il a quasiment doublé en 10 Je ne parle que du budget de l'État. Vous savez que les services départementaux d'incendie de secours, c'est sapeurs-pompiers qui interviennent partout, les professionnels, les volontaires, sont financés par les collectivités publiques, les départements, les communes pour partie. Vous avez aussi une taxe qui est affectée à ce financement.

Le budget des SDIS, lui, en disant, il est passé d'un peu moins de 5 milliards à plus de 6 milliards d'euros. Donc il y a eu des investissements exceptionnels qui ont été faits, y compris le PAC capacitaire à partir de 2022 sur décision du président de la République, nous avons aidé les SDIS à acheter des moyens qui permettent justement de lutter contre les incendies, notamment des engins motorisés. Mais ce qui est revenu régulièrement ? 150 millions d'euros qui ont été engagés, et du côté des SDIS c'était 150 millions, ça fait 300 millions d'euros.

Donc on a un budget qui est là. La La polémique, vous savez, sur les moyens aériens, j'y reviens, parce que maintenant elle a changé, une fois qu'on explique, on fait de la pédagogie, on nous dit non les moins. flotte aérienne, dans un premier temps, elle était insuffisante. aux tracteurs.

D'ailleurs, on a infecté deux hélicoptères compte tenu de ce qu'on vit actuellement. Plus ce qu'ont acheté les SDIS sur la période, on a dans les départements 27 moyens aériens pour lutter contre les incendies et ce ce que mettent à notre disposition aussi les pays de l'Union européenne dans le cadre des mécanismes de solidarité. Parfois, c'est nous qui contribuons.

Là, nous bénéficions d'un certain nombre de renforts aériens. Ce qui fait que, par exemple, à Bordeaux, on a au total 24 moyens aériens. Alors la polémique s'est déplacée une fois qu'on explique que finalement vous avez peut-être un peu tort on a quand même une flotte aérienne qui est quand même très performante en tout cas en nombre, très diverse en plus qui permet à la fois de projeter de l'eau, du produit retardant Elle s'est déplacée sur la disponibilité Mais c'est la même dans tous les pays, vous avez des Les règles qui font que les appareils, quand ils ont volé dans la journée, eh bien, ils sont mis en maintenance dans la nuit.

Je tiens d'ailleurs à souligner le travail remarquable qui est fait par les militaires de la sécurité civile qui sont placés sous le monde d'autorité et qui assurent cette maintenance toutes les nuits. Et puis parfois, quand l'avion ou l'hélicoptère a volé pendant une certaine durée, il y a un contrôle technique obligatoire. C'est comme d'autres types de véhicules.

Mais c'est vrai dans tous les pays et c'est vrai surtout pour tous les types de flottes. La flotte de l'armée de l'air, c'est pareil. Donc maintenant, on joue sur le taux de disponibilité.

On nous dit « Là, aujourd'hui, vous avez cinq canadaires ». C'est sûr, on récupère des documents du ministère de l'Intérieur qui sont du matin. Mais dans la journée, le chiffre augmente souvent.

D'autres fois, c'est 8 sur 12. Effectivement, il y a des taux d'indisponibilité qui sont liés à des opérations de maintenance, qui sont réglementaires, mais surtout qui visent à assurer la sécurité de nos pilotes. Et c'est une – Ce soir, Laurent Nunez, sans révéler le secret des discussions que vous pouvez avoir avec le Premier ministre, ce budget continuera d'augmenter.

En tout cas, c'est ce que vous demandez dans les arbitrages qui sont rendus à l parce que c'est un budget important pour maintenir notre flotte aérienne à bon niveau. Financer aussi les colonnes de renforts. Nous avons créé des colonnes de renforts terrestres, c'est-à-dire que quand il y a des événements de cette ampleur, vous avez des sapeurs-pompiers qui viennent de toute la France, qui sont constituées en colonne de renfort.

On en a 72 aujourd'hui sur le terrain, contre 52 au début, sur l'ordre d'opération. On a trouvé les moyens de renfort terrestre extrêmement importants et c'est l'État qui les paye. Et donc, c'est au budget, c'est à mon budget, au budget dont j'ai la responsabilité comme ministre de l'Intérieur.

Avec un mot aussi sur le projet de loi sécurité civile en tant que tel. Là aussi, vous avez entendu des critiques naîtres de la part de certains syndicats de pompiers. Vous leur dites quoi ce soir ?

Non, il y a trois choses. Il y a eu un beau veau de la sécurité civile qui a été effectivement lancé par Gérald Darmanin déjà. Bruno Ratailleau y a travaillé avec le ministre délégué auprès de lui qui était François Nuel Buffet et qui je veux rendre hommage évidemment.

Et ensuite moi je suis arrivé, j'ai trouvé ce travail. Effectivement nous l'avons traduit dans un projet de loi que le Premier ministre a évidemment accepté et il y a des réunions interministérielles qui se tiennent en ce moment pour finaliser l'écriture de ce projet de loi qui vise à réformer certains modes de fonctionnement de la sécurité civile. Savoir que nos sapeurs-pompiers consacrent sans doute beaucoup trop de temps, beaucoup trop de temps à faire du secours d'urgence à personne qui n'est plus forcément du secours d'urgence à personne et qui relèverait Il y aura un chemin pour le projet de loi de finances pour 2027 sur le financement des SDIS.

Le premier ministre l'a annoncé, le président l'a rappelé quand il s'est déplacé à Bordeaux. Nous avons rencontré les élus, nous l'avons rappelé et puis il y aura un volet réglementaire. Il y a les sapeurs-pompiers qui attendent un certain nombre de réformes, notamment sur la filière des sapeurs-pompiers, sur un certain nombre de gris.

Ça, ça relève du réglementaire et tout ça, nous y travaillons. J'ai rencontré toutes les organisations syndicales, c'était prévu, de sapeurs et je le leur ai rappelé. Oui, nous travaillons au Beauvau de la sécurité civile.

Et ce sera opéré malgré un agenda parlementaire très chargé, mais vous y engagez. Il ne vous a pas échappé, je pense que malgré la situation, malgré la majorité parfois introuvable que nous avons à l'Assemblée, que le gouvernement Le Cornu a quand même fait passer un certain nombre de projets de loi ou soutenus des propositions de loi. Et vous appelez les partis à vous aider à faire passer ces textes qui sont, je pense, à mon texte sur la sécurité riposte, au texte de Gérald Darmanin, au texte en matière de la loi d'urgence agricole.

Voilà, on a réussi à faire passer un certain nombre de textes et j'ai très bon espoir pour le texte sur la sécurité civile qui, quand on voit les discussions, quand on entend les discussions dans la sphère politique du mouvement, c'est quand même un texte qui sera, j'en suis sûr, très consensuel. Laurent Nunes, ministre de l'Intérieur, parce que l'on arrive dans les dernières minutes de cette interview sur un tout autre sujet, mais parce que vous n'avez pas encore publiquement réagi, la chroniqueuse pro-russe Xenia Federova s'est vue remettre hier un arrêté ministériel, signé je crois de votre main, confirmant une information de nos confrères de Libération, une décision qu'elle va contester un arrêté ministériel d'expulsion. Malgré des recours, cet arrêté ne serait pas suspensif.

Est-elle encore ce soir à votre connaissance toujours sur le territoire français ou elle va être expulsée dans les prochains jours ou prochaines semaines ? D'abord, vous expliquez pourquoi cet arrêté a été pris. J'entends dire beaucoup de choses sur le fait que ce serait une atteinte à la liberté d'expression.

Non. Madame Fedorova est quelqu'un qui est en situation régulière sur le territoire national, qu'on n'est pas en train de parler des étrangères sociaux irréguliers. Elle s'est d'ailleurs fait renouveler son titre.

J'entends des comparaisons qui sont faites sur le traitement des obligations de quitter le territoire français. On n'est pas sur ce sujet-là. On est sur un sujet qui est très grave qui est celui d'une atteinte aux intérêts fondamentaux par quelqu'un qui est de nationalité étrangère en l'occurrence russe et qui porte un discours qui ne fait que relayer sur le territoire national en l'occurrence dans les médias mais qui ne fait que relayer sur le territoire national la propagande russe, qui ne fait que relayer la propagande russe.

Nous avons considéré qu'il y avait là une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et c'est pour cela effectivement que le ministre de l'Intérieur a pris un arrêté ministériel d'expulsion, qui est doublé d'ailleurs d'un arrêté d'assignation à résidence, au fin, évidemment, d'expulser, de reconduire cette personne dans son pays. Mais quand sera-t-elle donc expulsée, à votre connaissance ? Il y a un recours qui va être engagé Mais qui n'est pas suspensif à notre connaissance.

Oui, il n'est pas suspensif. Madame Fedorova est invitée à se présenter. L'arrêté lui a été notifié par l'intermédiaire de son avocat.

Et donc elle est invitée à se présenter. Elle est également astreinte à une obligation d'assignation résidence, le temps que nous préparons les conditions de son expulsion vers la Russie. Mais elle peut aussi quitter le territoire national de son plein gré.

Il n'y a pas de difficultés. Vous avez répondu en partie aux accusations de ces employeurs, Canal +, Lagardère, qui ont dénoncé une atteinte particulièrement grave à la liberté d'expression. Vous leur répondez donc j'ai compris ce soir.

Ce n'est pas une atteinte à la liberté d'expression. Ce sont les intérêts fondamentaux de la nation qui sont mis en cause quand vous avez quelqu'un qui ne fait que relayer la propagande russe, qui est une propagande qui vise à saper le fonctionnement démocratique en France. Et donc ça n'est pas une atteinte à la liberté d'expression.

Je ne doute pas une seconde que ceux qui portent des théories comme celles que développer cette personne, vont continuer à être diffusés. Vous savez quand on entend M. Filippo, quand on entend M.

Mariani, on n'est pas très loin de ce que dit Mme Fedorova. Donc ils continueront à s'exprimer. En tout cas pour Mme Fedorova, c'est quelqu'un qui est de nationalités étrangères les nationalités russes elle relaie purement et simplement la propagande russe il ne vous a pas échappé d'ailleurs que dans l'arrêté que nous avons notifié nous nous appuyons aussi sur une analyse d'autres services d'autres partenaires européens qui ont la même analyse que nous, et donc cette personne représente bien une menace pour les intérêts fondamentaux de la nation française.

Pas deux poids, deux mesures dont vous le dites avec d'autres cas spécifiques. Le R &D, finalement, avec les OQTF, ils mettent du temps à être expulsée. Là, encore une fois, très concrètement, combien de temps a-t-elle devant elle avant de quitter le territoire français ?

Il n'y a pas deux poids, deux mesures. Le traitement des étrangers en situation irrégulière, c'est une chose. Là, on est dans un tout autre registre.

Il faut que vraiment nos citoyens comprennent bien qu'on est dans un registre d'ingérence, effectivement, et d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Et elle doit quitter le territoire ? Elle fait l'objet d'un arrêté ministériel d'expulsion, elle va le contester, et nous aurons l'occasion de de plaider au tribunal administratif, évidemment.

Pour l'instant, je n'ai pas connaissance de ce recours. Merci infiniment d'avoir été notre invité ce soir sur BFM TV. On retient en effet ces mots sur la situation en Gironde,

Laurent Nuñez fait le point sur le feu "exceptionnel" et "totalement inédit" en Gironde — Laurent Nuñez · Pourquijevote