MEETING 93 POUR LA RETRAITE ET LA DÉMOCRATIE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Musique] [Musique] tu dis quoi pour l'intro [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] 1 2 [Musique] bonsoir à toutes et à tous avant de commencer je vais demander à celles et ceux d'entre vous qui sont un peu timides et qui sont mis un peu loin de nous de profiter des places qui sont encore libres dans la première partie de cette émission n'hésitez pas à l'école on se mettait au fond parce qu'il y avait le radiateur mais là il y a pas de radiateur au fond donc venez nous rejoindre [Musique] [Musique] bonsoir est-ce que ça vous dérangerait d'avancer encore un tout petit peu s'il vous plaît pour qu'on puisse remplir les premiers rangs merci beaucoup bonne soirée [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] je peux me dire [Musique] [Musique] [Musique] c'est bon [Musique] soir à tous et à tous merci d'être venu sinon nombreux je me nomme Anita à son président d'associatif merci Anita donc je suis José Moury et de mon côté je suis premier adjoint de cette belle ville de Bobigny je vais avoir le plaisir de coanimer cette soirée avec Anita en dehors de communiste de la Seine-Saint-Denis et j'ai eu l'honneur et le plaisir d'être suppléant de Raquel Garrido lors de la bataille victorieuse [Applaudissements] la bataille victorieuse des législatives en juin 2022 nous étions le 19 janvier et le 21 février le 13 janvier et le 11 février dans les rues de Paris aujourd'hui certains d'entre vous ont battu le pavé et ensuite sont venus directement ici pour ce meeting bravo nous sommes des millions de Français à dire non à Macron [Musique] alors la retraite à 64 ans est-ce que ça vous dit ou pas à 63 ans à 62 ans il y en a qui veulent aller encore plus jeune [Musique] on s'est donné les dates sur lesquelles on s'est déjà mobilisés vous pouvez d'ores et déjà noter les futurs dates sachez qu'ici en zen samedi sera organisé une retraite au flambour le 1er mars comme ça a été le cas dans un tas de ville déjà de Seine-Saint-Denis proposé par la CGT mais Kamel brahmi qui est notre invité nous en dira un peu plus tout à l'heure c'est ça et puis évidemment je suppose que vous avez tous en tête la date du 7 voilà cette masse on fait quoi on bloque la France la France ok vous êtes tous installé vous êtes tous prêts à écouter nos orateurs voulez-vous faire encore un peu de temps non je crois que vous êtes prêts alors ils sont assez nombreux ce sont de beaux orateurs ils ont l'habitude d'être long et ils vont essayer ce soir de relever le challenge d'être précis concis dans un temps court pour qu'on puisse tous les écouter alors je vous demande d'accueillir maintenant notre mère te Bobigny monsieur Abdel Sadi [Applaudissements] les amis alors après Abdel Sadi nous aurons Stéphane Troussel qui nous accueille ici quel plaisir de nous accueillir dans cette bourse du travail qui est du conseil départemental nous aurons le secrétaire général de la CGT 93 ça s'applique un peu plus tard arrivera Éric Coquerel puis Soraya mais de France membre de génération nous aurons aussi Fabien gate du Sénat membre du groupe communiste au Sénat puis Sabrina c'est bailli porte-parole du groupe écologiste et à l'Assemblée nationale Boris Vallaud président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale puis Leila chahibi qui nous arrive directement de Bruxelles où elle nous représente au Parlement européen nous aurons aussi un peu plus tard François Ruffin qu'on ne présente plus notre député élu depuis 2017 avec le meilleur score de France à Alexis Corbière [Applaudissements] et enfin nous accueillons notre camarade Kraken [Applaudissements] à nos intervenants [Musique] elles sont bonsoir [Musique] Stéphane Troussel Sabrina [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] les amis notre premier orateur qui nous accueille dans sa ville mais qui va rester debout du coup après je vous demande d'acte celui qui a qui a eu la loute tâche de révéler la ville de Bobigny merci [Applaudissements] magnifique moment avec cette belle manifestation contre la réforme des retraites et on va bien que le bouton de protestation ne fait pas je voulais comme c'est la tradition vous souhaitez la bienvenue à Bobigny dans notre bourse du travail Clara zeptine je vous remercie de m'en donner l'occasion symbolique des luttes symboliques de l'engagement contre cette réforme avec des organisations syndicales toujours aux côtés des travailleuses et des travailleurs aux côtés des plus fragiles et j'ai une pensée particulière pour les travailleuses et les travailleurs sans papiers cette bourse est aussi [Applaudissements] cette bourse est aussi le fruit de l'engagement de nos collectivités à soutenir ces luttes pour répondre aux besoins des habitants et des habitants ils peuvent compter sur la ville et sur le territoire extensible également qui est toujours à nos côtés et sur ce département de la Seine-Saint-Denis tu as une longue tradition merci à toi Stéphane et puis ils peuvent compter aussi maintenant sur notre député depuis la belle victoire de Raquel Garrido et José Maury au législatives Bobigny Drancy Le Bourget [Applaudissements] il porte nos projets nos valeurs avec conviction à l'Assemblée nationale merci à toi Raquel aujourd'hui le message de la rue est clair le gouvernement doit renoncer à son projet et nous devons poursuivre et amplifier cette bataille pour la retraite à 60 ans et de l'argent nous le savons bien il y en a et cette crise le montre donc donnons-nous le de la force à ce moment pour faire les poches au super profiteur de crise Merci à VOUS belle soirée merci Adèle qui aura réussi à relever le challenge d'être clair court et précis alors ensuite il est le président du département de la Seine-Saint-Denis depuis maintenant 11 ans les années passant il est devenu l'une des voix qui compte et que l'on écoute au Parti socialiste et à gauche il est l'un des acteurs de l'union de la gauche dans notre départ je vous demande d'applaudir Stéphane Troussel qui nous a prêté cette très belle salle et qui nous accueille donc chez lui [Applaudissements] chers amis chers amis chers camarades chez Abdel Raquel Boris va nous rejoindre je crois François également Sabrina Fabien Clémentine Alexis Leila Eric Kamel bienvenue oui bienvenue ici dans cette bourse départementale du travail ici à Bobigny bourse de travail Abdel ladies que nous avons à qui nous avons donné l'an dernier à l'occasion du 8 mars le beau nom de Clara zedkin cette militante cette féministe cette combattante à qui l'on doit la journée internationale du droit des femmes et d'ailleurs je suis sûr que ce soir il y en sera question des droits des femmes dans ce dans cette belle réunion alors oui quel beau symbole quel beau symbole une bourse du travail c'est ce syndicalisme faire de lance du progrès social en tête des cortèges et qui entraîne aujourd'hui tout le pays derrière lui c'est ce monde de travail qui s'organise qui relève la tête et qui trouve assez goûté assez côté une gauche combative qui a comme ce soir le beau visage de l'unité c'est cette histoire oui cette histoire que nous voyons à nouveau se déployer sous nos yeux pour dire NON NON à cette réforme des retraites je parlais de symboles et bien oui il y en a un autre de symbole il y en a un autre de symbole c'est celui de se retrouver ici ensemble en Seine-Saint-Denis territoire populaire territoire solidaire pétri de son histoire ouvrière c'est ici en Seine-Saint-Denis rappelez-vous que l'on a trouvé ces hommes et ces femmes ces hommes et ces femmes qui exercent ces métiers qui ont continué à faire tourner le pays pendant la crise sanitaire cariste c'est caissières ces femmes de ménage livreur ouvrier de la logistique celles et ceux à qui le président de la République avait promis des lendemains meilleurs pour finalement leur dire aujourd'hui travailler plus travailler un an de plus travailler deux ans de plus et tant pis tant pis pour le mal de dos de l'auxiliaire de vie qui porte des personnes âgées toute la journée tant pis pour les épaules en compote du manutentionnaire il n'aura qu'à s'équiper d'un exosquelette et bien ça et bien ça il faut leur dire non continuez à leur dire non continuez en amplifier le mouvement social qui s'organise derrière l'unité syndicale alors alors pourquoi une telle réforme finalement pourquoi un tel acharnement de la part des élus macronistes et des élus de droite contient à gagner à taper sur ses forces vives de notre pays en vérité je vous le dis ils ont déjà perdu la bataille des idées et ça c'est considérable oui oui ils ont perdu la bataille des idées ils ont perdu la bataille des idées car ils n'ont pas réussi à faire gober leurs mensonges au pays sur la faillite du système de notre système de retraite sur la protection de des femmes sur la pension minimum à 1200 euros ils l'ont perdu cette bataille des idées parce que les Français ne comprennent plus pourquoi ce sont toujours les mêmes acquis on demande des efforts alors que les ultra-arys se gavent comme jamais parce qu'il devient impossible de cacher l'éléphant au milieu de la pièce la répartition toujours plus scandaleuse des richesses dans notre pays et oui ils l'ont perdu cette bataille des idées encore parce que ils ont mis malgré eux ils ont mis malgré eux le doigt sur ce qui devrait être l'enjeu central d'une réforme juste des retraites la désintégration du travail son injus son insuffisance rémunération son intensification son numérisation d'ailleurs puisqu'il cherche de l'argent puisqu'il cherche de l'argent ils n'ont qu'à forcer leurs amis du père et compagnie à payer les cotisations sociales des chauffeurs et des livreurs qu'il continue à traiter comme des nouveaux esclaves ils y trouveront déjà un milliard d'euros par an alors oui nous avons gagné cette bataille culturelle mais notre responsabilité c'est de tout faire pour obliger le gouvernement à reculer c'est cela qui se joue bien sûr d'abord dans la rue avec une mobilisation qui ne doit pas faiblir et qui doit même encore s'amplifier pour ce rendez-vous majeur du 7 mars et c'est maintenant que se joue la préparation du 7 mars cela se joue au Parlement aussi bien sûr avec nos députés sénateurs présents aujourd'hui qui sont ton combat et qui ne lâche rien vous pouvez les applaudir une nouvelle fois et finalement finalement je vais vous dire c'est plus seulement c'est plus seulement une histoire une affaire d'annuité c'est une question de dignité de dignité la dignité des 30 tendues la dignité d'être considéré et bien notre force à nous c'est le nombre Asnières note récemment dans un article sévère de Paul Éluard il n'était que quelques-uns sur toute la terre chacun se croyait seul il furent full soudain oui oui nous ne sommes pas seuls oui nous sommes full et d'ailleurs c'est notre unité c'est notre unité qui fait full il faut la choyer cette unité laisser de côté tout ce qui divise pour se concentrer sur ce qui rassemble et alors oui nous pourrons gagner merci bravo Stéphane bravo les amis dès à présent nous allons vous montrer une vidéo réalisée sur le marché de Bobigny la semaine dernière merci j'ai vu déjà des collègues j'ai vu déjà des collègues qui ont travaillé jusqu'à sur un 7 ans pour qu'il puisse avoir un retraite bien complète je suis agent de sécurité et j'ai eu un contrat d'un an et le contrat pris fin donc je suis à la recherche d'emploi j'ai couturière dans les vêtements de vie à la recherche d'emploi plutôt dans le tout ce qui est petit enfant [Musique] ce serait un peu trop physiquement je pense que c'est ce serait pas réaliste parce que en tant qu'agent de sécurité il va falloir que je sois un peu plus actif physiquement une retraite à 64 ans je trouve que c'est un peu trop tard non je pense pas je pense pas c'est pas normal parce que pour celui qui travaille dans le bâtiment dans la manutention nettoyage tout seul normalement de voir les faire partir à 62 loi même 60 un peu plus tôt donc tout le monde puisse en bénéficier 64 ans la personne sait pas si elle va vivre jusqu'à 64 ans et ça sera bien dommage quoi mais je suis à six mois de la retraite moi je vais avoir 64 ans c'est très difficile pour une personne de maintenir le rythme c'est compliqué d'avoir des horaires qui sont quelque peu contraignants vous l'avez tellement cher si on arrête avec un salaire de Milleron on peut pas s'en sortir alors on sera obligé de travailler un peu plus longtemps et moi j'ai vu déjà des collègues qui ont travaillé jusqu'à ce qu'on sait pas ah ouais ouais pour qu'il puisse avoir un repère bien complet c'est bon pour santé sinon on va mourir [Musique] qui revoit sa réforme concernant la retraite pour que tout le monde soit d'accord et au lieu de faire des dégâts comme tout ce qui se passe ça aurait été bien de se mettre d'accord 64 60 ans c'est mieux on a on habite en Europe c'est France c'est pas que n'importe quoi c'est France c'est un bon pays c'est très très beau pays normalement 60 ans ça va être mieux pour tout le monde pour tout le monde un député je lui dirai que les décisions qu'il aura à prendre ou tout ce qu'il aura dit à l'Assemblée il faudrait qu'il tienne compte de la volonté de la population doivent refléter la pensée la volonté de la population tu dois avoir pour objectif de défendre en quelque sorte le peuple moi je le dirai pense que ceux qui ont voté c'est pour essayer de la défendre à 64 ans est-ce que humainement c'est quelque chose qui serait possible pour des métiers qui sont un peu difficiles physiquement je suis désolé la France n'est pas une start-up non déplaise à Monsieur Macron ce sont des personnes qui ont bossé toute leur vie qui ont donné énormément à ces entreprises un minimum de reconnaissance serait la meilleure des façons de rendre ce qu'ils ont donné à ces seniors donc de la dignité le droit de vivre après la retraite et de vivre dignement c'est-à-dire avec un salaire on peut demander à Monsieur Macron s'il peut vivre avec 1400 euros lui par mois donc la plaisanterie elle est assez durée je vais le ramener à sa conscience en fait on peut encore les applaudir je pense voilà ça ça c'est la France c'est notre France ça le courant compte tous les jours mais il me semble que les députés macronistes ne connaissent pas cette France là ils sont hors-sol au contraire notre Intervenance suivante lui il est pleinement ancré dans la réalité dans les luttes chaque jour celle Abdel on a parlé celle des sans-papiers celle des travailleurs dans le privé celle des travailleurs dans le public et Kamel brahmi secrétaire général de la CGT 93 va nous faire un point sur les routes en cours merci José pour cette présentation écoutez je vais pas être trop court je veux pas faire un débat critique sur la réforme de retraite je pense qu'il y a des intervenants qui le feront beaucoup mieux que moi je vais d'abord remercier Rachel de cette invitation de pour avoir la voix une des voix du mouvement social je représente la CGT mais je sais qu'ici elles sont présents aussi des responsables de la CFDT de solitaire et peut-être d'autres organisations syndicales que que j'ai pas vu je pense que c'est un on vient moment important et je peux vous dire qu'au niveau de la CGT on n'a pas du tout de timidité pour venir intervenir dans des débats politiques parce que je pense qu'on est vraiment dans un temps politique la retraite et je pense que ça va être développé c'est pas une question comptable ça concerne notre avenir à tous là qui sont d'égalité de sens du travail du sens même de la fin de de nos vies et qui évidemment ce sont des sujets politiques majeurs et qu'il faut un débat délibéré collectivement et ce type d'initiative il y en a d'autres enseignes-saint-denis sont importantes je veux dire aussi on m'a demandé de dire quelques mots sur la mobilisation à la mobilisation elle nous surprendre clairement elle nous surprend on a eu une manifestation samedi on se dit vous savez le samedi en région parisienne les gens ont pas beaucoup de temps ils ont toujours plein de choses à faire et samedi c'était une belle manif joyeuse familiale enthousiaste aujourd'hui on faisait paraît bon bah il y a la perspective du 7 et du 8 sûrement que les salariés et ceux qui sont mobilisés vont choisir ce temps fort qui se dessine et ben aujourd'hui on a été surpris c'était aussi une belle une très belle manif donc il se passe vraiment quelque chose dans le pays donc c'est un point d'appui important je vous l'ai dit aussi que sur et ça a été dit l'unité syndicale elle est voilà c'est un point d'appui important pour donner confiance et faire grandir la mobilisation mais comme nous on a on accueille aussi de façon très positive cette unité politique et je pense que le peuple de gauche le mouvement social en a besoin je disais c'est ce qui se passe et assez surprenant et je pense que cette unité politique deux choses je pense qu'on va battre Macron toutes les conditions sont réunies pour battre Macron par contre je pense qu'on est assez lucide pour dire que ce pays va mal qu'il y a quand même un danger de de catastrophe démocratique on a eu des exemples aux dernières élections présidentielles il y a besoin d'ouvrir une perspective il y a besoin de démontrer que la gauche elle peut revenir au pouvoir elle peut proposer un projet un progrès de progrès social qui redonne encore envie de s'engager et et et de l'espoir dans dans l'avenir c'est ce qui manque et juste pour pour finir je pense qu'il y a peut-être les ferments d'un d'un nouveau front populaire il y a des forces du mouvement social qui sont disponibles pour construire ce nouveau front populaire ce sera soit nous soit quelque chose qu'on souhaite pas envisager donc cette unité elle est précieuse il faut vraiment la fortifier je pense que c'est un syndicaliste qui le dit on n'est pas on observe ce qui se passe dans les organisations de gauche bien évidemment et tout toutes les organisations de gauche sont animées par ce débat sur l'unité mais dans son soucis Rousset cela Rousseau je pense qu'il y a rien d'indépassable il y a vraiment rien d'un des passages on peut se réunir on a besoin de se réunir [Applaudissements] et je finirai par là pour encore une fois ouvrir une perspective pour battre Macron gagner la retraite à 60 ans et pourquoi pas demain encore de nouvelles conquêtes sociales merci à tous dès à présent celui que je dois vous présenter c'est un grand passionné de voile c'est également le député de la première Cyco de la Seine-Saint-Denis celui qui peut exiger de Bercy celui qui peut révéler au grand jour les avantages fiscaux des multinationales veillez dès à présent accueilli comme il se doit le président de la commission des finances Eric Coquerel quel accueille bien je suis bien content d'être à Bobigny ce soir même si ça a été dit pour nous c'est un peu complexe parce que on essaie de faire en sorte que pas une voix de manque à l'Assemblée donc ça explique cette rotation puis il y a des gros embouteillages qui montrent aussi que à mon avis que le mouvement social prend mais tout ça explique un peu les difficultés qu'est-ce que je voulais vous dire je voulais vous dire d'abord que c'est un lien avec mon rôle de président de la commission des finances que il faut détruire une première contre vérité par rapport à ce mouvement et à cette contre-réforme c'est que non les retraites ne coûteront pas plus cher à ce pays dans les années à venir et au contraire même coûteront de moins en moins cher en pourcentage par rapport au PIB c'est pas moi qui le dis ça c'est alors maintenant c'est devenu assez serré mais je revendique d'être quand même le à l'origine de l'audition du Conseil d'orientation des retraites à l'Assemblée nationale pour faire dire tout simplement la vérité qu'est-ce qui a dit le Conseil d'orientation des retraites il a dit que la question n'était pas que les retraites coûtaient trop cher la question n'était pas les dépenses la question c'était uniquement le manque de ressources voilà au moins les choses sont posées bon et à partir de là évidemment se pose la question de savoir est-ce que il faut faire ce que nous propose le macronie la macronie a réglé le problème les à partir du moment où il manque de ressources il faut que les retraites coûtent encore moins cher voilà c'est ça son préambule et donc ceux qui doivent payer c'est les retraités comment on les fait payer les futurs retraités déjà on leur inflige de cotiser deux ans de plus je dis ça parce qu'aujourd'hui on a eu des grandes leçons d'attaques de 10 ans ah mais vous voulez faire cotiser davantage les gens etc etc etc pour les gens pour lui c'est le capital mais vous voulez faire cotiser davantage les gens la réforme des retraites de pousser les forcer les gens à travailler deux ans de plus vous les forcez à cotiser deux ans de plus donc là par contre ça lui pose pas de problème puis la deuxième la deuxième conséquence c'est tout simplement que quand vous forcez les gens à travailler deux ans de plus ils ont deux ans moins la retraite et si ils ont moins deux ans de moins la retraite ils ont deux ans de pension au moins voilà et quand vous analyser le fait que avec cette réforme ça s'est même pas moi qui le dit c'est l'étude d'impact on va passer de 25,50 de moyenne à la retraite ça c'était les chiffres de 2010 à 23 ans c'est à dire qu'avec cette réforme on aura 23 € au moyenne où on peut espérer à la retraite en vie bien si vous regardez que c'est 23 ans et que vous forcez les gens à vous enlevez de deux ans de pension on va vous apercevez tout simplement quand on enlève en plus 10% en réalité du revenu global des retraités par rapport à aujourd'hui donc voilà eux c'est la décision qu'ils ont prises nous ce que nous disons c'est qu'il y avait d'autres moyens il y a d'autres moyens c'est ce qu'on est en train de défendre à l'Assemblée à travers les articles 2 les autres moyens c'est assez classique c'est de partager les richesses c'est à dire de faire en sorte que la valeur ajoutée se redistribue différemment de ce qu'elle la barrière doit se redistribue depuis maintenant une dizaine d'années pas plus de 10 ans une trentaine d'années c'est-à-dire depuis en gros l'emprise des olives les sur nos économies il faut pour faire en sorte de financer les retraites aller chercher ce que le capital nous a volé depuis une trentaine d'années et qui coûte des dizaines et des dizaines de milliards à la nation comment on fait comment on fait évidemment la première façon de faire c'est de faire en sorte que le salaire et les salaires socialisés les cotisations augmentent bien ça c'est la première façon donc on crée de l'emploi par exemple à l'inverse de ce quand on fait le gouvernement nous on dit que pour la planification écologique faudrait un million d'emplois supplémentaires dans la fonction publique un million d'emplois supplémentaires dans les services publics pour assurer la planification écologique si vous avez un million d'emplois en plus bien évidemment chacun comprendra que c'est des cotisations sociales en plus on dit aussi qu'il faut l'égalité salariale homme-femme 8 milliards qui iraient dans les poches de des caisses de de retraite on dit aussi une chose qui est un des éléments dont nous souffrons considérablement dans notre département c'est qu'il faudrait faire en sorte et je pense que les là on parlera peut-être tout à pas parler là encore je dis ça je parle de Léna parce que elle a réussi à faire passer une loi de ce type au Parlement européen c'est de faire en sorte mais il a shabby je veux dire de faire en sorte que les travailleurs ubérisés qui ne sont que les travailleurs à la tâche du 19e siècle soit requalifiée en salariés et donc à nouveau paye des cotisations ce qui va évidemment encore une fois alimenter la caisse de la sécurité sociale donc première mesure à faire créer de l'emploi augmenter les salaires et là on va augmenter évidemment les ressources deuxième mesure c'est qu'il faut aller reprendre en partie au capital ce qu'il nous a pris alors il y a des moyens si c'est exceptionnel ça peut être parfois par la fiscalité moi je suis pas fan de ça nous non plus d'air collectivement parce que on est pour un système contributif qui s'appuie pas sur la fiscalité par contre on a un moyen très simple le gouvernement depuis maintenant plusieurs années favorise les dividendes qui comme vous le savez atteignent de records 200 milliards dans ce pays pourquoi il est favorise parce que figurez-vous il a installé ce qu'on appelle la flat tax c'est-à-dire que il plafonne les revenus du capital en termes d'imposition à 30%. qu'est-ce qui se passe quand vous avez tout avantage à vous payer à vous rétribuer en revenu du capital donc en dividende et ben vous vous rétribuer moins quand vous êtes des hauts cadre dirigeants et autres en salaire ou en honoraires qui sont là des revenus qui sont assujettis au cotisations donc ça part vers les dividendes et les dividendes bien évidemment ne sont pas assujettis au cotisations donc nous on propose que les dividendes soient assujettis au même cotisations que le travail et ça ferait plus de 40 milliards d'euros qui rentreraient dans les caisses des casesis et qui permettrait non seulement d'équilibrer facilement le régime de mais de repasser à la retraite à 60 ans avec 40 à nuités et le fait de compter les années RSA comme des années d'annuité je vais pas vous énumérer toutes les propositions que nous avons il y en a une autre je la dis au détail c'est qu'on arrête d'exonérer les cotisations c'est insupportable voilà qu'on a un gouvernement un état qui depuis des années aide les entreprises publiques de manière sans contrepartie sans condition en puisant dans les cotisations pour le faire déjà moi je suis contre ces aides publiques aux entreprises qui maintenant atteignent plus de 200 milliards d'euros et dont certains de cette tête publique sont redistribués directement en dividendes qui est quand même le comble mais en plus de ça il est évident que quand vous le faites sous forme d'exonération c'est vous appauvrissez les comptes de la Sécu les comptes des caisses de retraite alors certes c'est compensé par la fiscalité en partie mais alors le gouvernement nous dit après oui d'accord mais touchez pas la fiscalité donc d'une certaine manière c'est vraiment des cotisations qui sont perdus voilà comment je pense que on peut facilement faire en sorte non seulement que le régime soit équilibré je l'ai dit mais faire en sorte aussi que et bien on repasse j'ai dit tout à l'heure à la retraite à 60 ans comme prévoit le programme de la nups pour faire passer tout ça je vais arrêter avec les chiffres après mais là ça vaut le coup quand même qu'est-ce que le gouvernement fait pour essayer de faire passer la pilule il nous invente des fake news et alors là il passe à ce moment à très mauvais quart d'heure à l'Assemblée je sais pas si vous regardez en direct parce que au fur et à mesure des débats et ben il s'avère que tout ce qui nous ont dit comme nous donner comme élément qui servait de prétexte pour dira mais vous inquiétez pas on va vous faire travailler deux ans plus mais alors tous les retraités attend complet à ton carrière complète toucheront par exemple 1200 euros par mois et bien alors ça a été tout le monde au début après en janvier Véran nous a expliqué Véran le porte-parole du gouvernement Véran nous a expliqué tristement s'élève avant que ministre la santé pour le covid vous savez celui qui disait on n'a pas besoin des masques et puis enfin bon vous connaissez ça Vérand donc nous explique que ces 2 millions de personnes et là l'autre jour tout au but on a du soft ancien socialiste qui les socialistes actuels ils peuvent rien je le précise du sub qui arrive et qui explique son France Inter qui l'a travaillé toute la nuit pour trouver les chiffres qui correspondent aux gens qui gagnent 1200 euros et finalement ils nous disent c'est 250 000 des retraités actuels et ça sera 40 000 seulement par personne qui toucheront leur retraite chaque année donc on est descendu de 2 millions à 250 000 bon tout ça c'était leur gros argument j'en passe des meilleurs alors vous avez vu comme ce matin les 43-44 ans alors là c'est l'espèce de d'accord qu'ils ont voulu faire avec les républicains faire tu perds tu perds c'est à dire si tu as commencé à travailler à 14 ans 16 ans 18 ans et bien c'est 44 à nuités qu'il faudra toujours et un père non tu gagnes pas un père tu restes stable par rapport aujourd'hui ça sera 43 ennuités que cotisations alors selon que vous ayez la chance dans cette espèce de de roulette d'être père ou un père vous allez perdre un nom de cotisations tout ça est complètement aberrant et ce qui est encore plus aberrant pour un gouvernement qui nous fait passer ça sous un sous un finance de la sécurité sociale rectificative c'est que ils nous ont annoncé des chiffres qui du coup sont complètement à sincères parce qu'ils ont expliqué que tout ça l'écoutait 6 milliards on voit maintenant par exemple que ça sera 10 fois moins de gens qui en bénéficieront donc tout ça c'est du vent tout ça c'est du bricolage tout ça c'est du fake news et ça je crois que c'est aussi à des éléments qui fait que les choses sont en train de plus en plus de ce de se réveiller j'allais dire dans la situation par rapport à tout ça bon c'est de constater que comme je l'ai terminé là-dessus parce que je crois que c'est dix minutes c'est ça bien c'est 10 15 je sais plus 10 alors je vais conclure là dessus t'inquiète pas par rapport à tout ça une petite conclusion c'est que tout ce que je viens de vous dire c'est qu'ils ont cru encore une fois qu'ils avaient à faire un peuple d'imbécile je dis encore une fois parce que ça me rappelle le traité constituait le repère en 2005 pour ceux qui ont connu où ils ont pensé qu'ils allaient nous faire avaler la pilule facile manque de chance les gens ont lu le traité et on finit par comprendre que c'était le le capitalisme le plus hard développé comme manière constitutionnelle au niveau européen etc bah là c'est pareil les gens ils regardent et puis à la fin qu'est-ce qui se passe cette Français sur dix se disent ils sont juste en train de nous forcer à travailler deux ans de plus nos deux ans les plus difficiles pour travailler et nos deux meilleures années pour partir à la retraite c'est ça qui sont en train de faire et que c'est insupportable parce que en réalité on paye pour le capital dans cette affaire et c'est la raison pour lequel 9 Act sur 10 sont contre ce projet et disent il en est pas question et nous le refuserons c'est la raison aussi parce qu'ils ont droit à la fois de dire que le droit au travail pour tous c'est nécessaire c'est indispensable mais quand même temps oui on a le droit à partir du moment où on produit plus à ma façon de nous productivité à augmenter et bien on a le droit de s'émanciper d'une part de d'une partie de sa vie du travail de plus en plus et notamment dans les dans les travaux pénibles on a le droit sans être culpabilisé d'arrêter le soir et de se dire bah ouais je suis content d'arrêter de travailler à la fin de la semaine de se dire oui je suis content d'arrêter de travailler en congés payés de se dire oui je suis content de t'arrêter de travailler et de partir à la retraite plutôt il est hors de question de manière réactionnaire ils arrêtent de culpabiliser les gens qui n'ont que leur force de travail pour vivre et qui permettent d'engraisser ceux qui profitent de ceci de leur force de travail pour depuis des années accumuler la rendre capitaliste voilà c'est ce que je crois fondamentalement et si jamais un mot de conclusion à donner un mot de conclusion c'est que je pense qu'on va gagner je pense qu'on va gagner parce qu'on se retrouve avec l'intelligence de l'Inter syndicale des salariés immobilisés avec tout simplement un appel à la grève générale le 7 mars d'accord qu'on n'a pas vu depuis des années parce que j'ai pas assisté depuis années au fait que tous les syndicats appellent à la grève générale on espérant qu'elle sera reconductible et je ne connais pas un gouvernement dans cette cinquième République qui a été capable de tenir contre un peuple mobilisé contre un peuple en grève et celui-ci Macron ou pas il sera pas capable non plus de tenir et c'est la raison pour laquelle nous allons gagner tous ensemble merci Eric on va gagner on va gagner on va gagner on va gagner on va déjà vous demande d'accueillir chaleureusement Boris vallon qui nous rejoint à la tribune merci ok accompagné de fatiha kenwashi qui va aussi nous rejoindre et qui est dans la salle qui est député de Seine-Saint-Denis bravo Fatiha et notre intervenante suivante et donc Soraya mechtou de membres de génération la génération est un des premiers mouvements à avoir rejoint la nupes on peut applaudir et aller aujourd'hui conseiller régional d'Île-de-France face à l'ancienne candidate de la droite Valérie Pécresse courage et il en faut merci beaucoup bonjour mes très chers camarades tout d'abord merci pour cette invitation merci Raquel et merci à vous tous et tous pour votre présence ce soir votre présence cet après-midi votre présence cette dernière semaine aujourd'hui encore la mobilisation a été massive et que le gouvernement vaille l'entendre ou non cette mobilisation est historique dans la rue au Parlement et dans cette salle hier aujourd'hui comme le 7 mars c'est c'était ça sera non non à cette réforme sexiste qui aggrave un système qui était déjà défavorable aux femmes oui souvenez-vous ces fameuses 25 meilleures années prises en charge pour calculer les pensions plutôt que les 10 meilleures années qui nous ont déjà bien pénalisés et ben avec cette réforme c'est encore plus de femmes qui devront attendre 67 ans pour l'annulation de leur décote c'est aussi l'anéantissement de la compensation par la validation de trimestre pour enfants donc pour vous donner une idée c'est sur la génération 68 78 un quart des femmes qui partent actuellement à la retraite à 62 ans et qui vont voir leur âge de départ à la retraite reculée de deux ans et donc entre les carrières hachées le temps partiel subit les pénibilités des métiers féminisés qui sont occultés les écarts de salaire la retraite de droite direct et encore pour nous 40 % inférieur à celle des hommes nous les femmes avions bien peu est-ce qu'il nous reste et bien le gouvernement essaye de nous le voler non non à cette réforme qui va créer une poche de précarité avant la retraite comment peut-on penser encore aujourd'hui qu'il faille encourager le travail des seniors alors qu'aujourd'hui en France un tiers des personnes ne sont plus en emploi lorsqu'elles atiennent l'âge de départ à la retraite n'est-il pas évident n'est-il pas évident que cette réforme ne fera qu'augmenter le nombre de seigneurs qui viendront remplir les beaux les bancs du Pôle emploi et qui viendront subir la nouvelle application de la réforme chômage est-ce que c'est pas évident qu'on va augmenter le nombre de seigneurs qui vivront du RSA ou du revenu de leur partenaire c'est super cette réforme perdant perdant perdant perdant pour celles et ceux qui sont contraints de continuer à travailler alors qu'ils ne le souhaite pas perdant pour celles et ceux qui voulaient continuer à travailler mais qui perdront leur surcote perdant pour celles et ceux qui vont voir leur période de précarité s'allonger alors non non à cette réforme non à cette réforme qui nous vole encore deux années de vie deux années de vie en bonne santé ça a été dit juste avant par Éric Coquerel nos meilleures années de retraite nos pires années de travail ces années ou après avoir exercé une dure vie de labeur on va pouvoir enfin profiter de notre liberté ces années de retraite où on a encore la force de faire des rencontres on a encore la force de partir à l'aventure la force de porter ses petits-enfants dans ses bras et toute sa tête pour son occuper nous la force de se passionner et de s'engager parce que oui ces deux années supplémentaires c'est aussi un coup dur qui est porté à nos associations c'est aussi un coup dur qui est porté à nos vies de quartier à l'éducation populaire c'est des milliers de bénévoles qui créent du lien qui font vivre nos villes qui manqueront à l'appel demain à cause de cette réforme un nouveau coup dur pour nos associations qui ne peuvent bien plus souvent que compter sur leur bénévoles tant on est tant qu'on a asséché leur subventions tant on a asséché leur subventions leur subventions tant on leur dit aujourd'hui qu'il faut qu'elle réponde à des appels à projets des appels d'offres qu'elle rentre dans la logique de mise en concurrence et tout ça au nom de quoi tout ça au nom de quoi au nom de quoi nous veulent ton toutes ces années nos meilleurs années de retraite ah excusez-moi c'est la réforme qui va sauver le système de retraite envoyer j'en suis à une étape de ma vie je sais pas si ça se voit ou pas mais je suis pas bien veille je suis pas bien vieille je suis plus très jeune non plus très très jeune en tout cas assez vieille et plus assez jeune pour vous dire qu'en fait ça fait 30 ans plus de 30 ans que moi je l'entends cette rengaine de ces la réforme qui va sauver le système de nos retraites pour pour nos générations futures j'ai grandi avec cette douce musique qui tentait le son de mes oreilles de faire travailler mes parents et aujourd'hui moi un peu plus pour sauver les retraites cet argument quand on entend plus plus de 30 ans celui qui dit que tout va s'effondrer il m'a excusez-moi il est un peu éculé dans un système qui est pourtant stabilisé alors c'est peut-être non de l'équilibre économique vous savez la dette la fameuse dette qu'on a le temps de voir d'arriver qu'on a le temps de voir arriver en vrai mais qui est dressé comme un épouvantail anti progrès cette dette qui nous est présentée comme un surmontable 12 milliards vous rendez compte mais rapporter à 350 milliards 360 340 à 350 pardon milliards d'euros de budget c'est quoi comme si Bercy n'avait jamais eu de problématiques budgétaires plus instrumentables comme si aujourd'hui c'était une catastrophe alors que cette dette elle est organisée elle est organisée puisqu'elle établie sur la baisse de participation du système de l'État au système d'accord qui est elle-même repose sur la désimplication de l'État dans le service public et alors il en existe des solutions pourtant il en existe des milliers on en a donné juste pour avoir plus de cotisants oh là là applaudissez pas pardon pardon j'ai dit contraindre les entreprises excusez-moi gros mots pour notre dirigeant une gros mots pour notre gouvernement j'ai dit contrainte des entreprises non non on va pas faire ça à la place que le gouvernement a décidé de faire c'est d'exercer la méthode la plus violente la plus violente pour faire des économies le plus rapidement possible en brisant notre système de solidarité nous contraindre à travailler deux ans de plus et cette fois-ci par contre pas de contrepartie pour vous messieurs dames vous travaillerez deux ans plus sans compensation pour 1% de plus là où avant la surcote faisait 10% de plus par année mais pour faire des économies voyez-vous tout est possible alors c'est peut-être au nom des générations futures excusez-moi je les avais oublié vous savez ces générations futures là les mêmes qui sont la violenter quand elle se mobilise dans leur lycée contre le mouvement des retraites quand il demande qu'on s'occupe et qu'on fasse des actions contre les contre le désastre climatique c'est générations futures peut-être dont on parle compressurise qu'on sélectionne via parcoursup anéantissant d'un revers de main leur rêve les plus profonds ou alors peut-être cette jeunesse génération future contracte dans les lycées fautes de papier ah non excusez-moi c'est peut-être cette jeunesse celle qu'on précarise celle qu'on laisse mourir de faim celle qu'on préfère laisser faire la queue à la soupe populaire plutôt que d'offrir un repas à un euro au CROUS dans leur université mais laissez-moi rire laissez-nous rire laissez-nous rire jaune plutôt parce que si vous voulez vous occuper des générations futures occupez-vous-en maintenant alors pardon de la fameuse alors d'abord elle n'augmente pas elle se tasse mais pire que ça les réformes des retraites qui prennent pour prétexte l'allongement l'espérance de vie vont tellement vite qu'elles vont plus vite que l'allongement de l'espérance de vie et donc sachez que d'ores et déjà nous avons perdu un an de retraite notre meilleur ami de retraite mais bon après tout on en est plus à un mensonge près après les 1200 euros et combien même et quand bien même en fait on allongerait notre temps de repos quand bien même on profiterait d'un allongement de la tente du temps de la vie c'est quoi le problème en fait c'est quoi le problème avec ça c'est le sens du progrès humain de bénéficier de notre patrimoine collectif oui c'est grâce à des découvertes des inventivité des recherches du progrès que nous vivons mieux et plus longtemps qu'il y a deux trois quatre siècles nous avons même augmenté notre productivité si on n'est pas fort mais les bénéfices de ce patrimoine humain et ce qu'ils doivent bénéficier à tous et tous où est-ce qu'on doit se dire que des siècles plus tard les recherches de pasteur ou des Douard nous des doigts de Jenner pardon c'est un virer les intérêts d'une poignée d'actionnaires non il s'agit ici de choix politiques et ici ensemble nous portons cette alternative du droit à la vie heureuse et avant de terminer j'aimerais particulièrement remercier les syndicats les syndicats qui parlent leur démonstration unitaire nous montre l'exemple et redessine les chemins de l'espoir parce qu'ensemble nous pouvons ensemble nous pouvons nous faire entendre ensemble nous pouvons recréer l'idée d'un futur désirable pour la retraite à 60 ans pour financer notre système de solidarité pour la société du temps libre et pour porter ce combat mes camarades je sais que nous pouvons compter les uns sur les autres nous pouvons et nous serons massifs et unis le 7 mars dans la rue car ensemble nous pouvons gagner et nous allons gagner je vous remercie merci bravo bravo merci Soraya merci Soraya elle mérite bien ses applaudissements alors on va avoir une courte un cours internet culturel avec notre comédien local grand C1 Gérard Muller qui va nous lire un texte on va pas vous dire tout de suite de qui et vous allez essayer de deviner [Applaudissements] je me souviens qu'il y a une trentaine d'années arrivé tout jeune à Paris je fusi un soir d'hiver dans la ville immense d'une sorte d'épouvante sociale il me semblait que les milliers et les milliers d'hommes qui passaient sans se connaître full innombrables de fantômes solitaires étaient délié de tout lien et je me demandais avec une sorte de terreur impersonnelle comment tous ces êtres acceptaient l'inégale répartition des biens et des mots comment les normes structures sociales ne tombez pas en dissolution je ne leur voyais pas de chênements et aux pieds et je me disais par quel prodige ces milliers d'individus souffrant et dépouillées subissent-ils tout ce qui est je ne voyais pas bien la chaîne était au cœur mais une chaîne dont le cœur lui-même ne sentait pas le fardeau la pensée était liée mais d'un lien qu'elle même ne connaissait pas la vie avait emprunté forme dans les esprits l'habitude les y avait fixés le système social avait façonné ses hommes il était en eux il était en quelques façons devenue leur substance même et il ne se révoltait pas contre la réalité parce qu'il se confondaient avec elle cet homme qui passait en grelotant aurait jugé sans doute moins insensé et moins difficile de prendre dans ces deux mains toutes les pierres du Grand Paris pour se construire une maison nouvelle que de refondre le système social énorme accablant et protecteur où il avait en quelques coins sans gîte d'habitude et de misère il a fallu à une élite prolétariienne un effort d'esprit prodigieux pour arriver à entrevoir au-dessus de l'ordre social présent la possibilité d'un ordre nouveau mais cette élite même précisément parce qu'elle comprend le capitalisme ne le rejette pas totalement 1911 Jean Jaurès [Applaudissements] Jean Jaurès le fondateur du journal l'Humanité combattant pour la paix assassiné le 31 juillet 1914 et maintenant je voulais juste vous dire vive le printemps français [Applaudissements] Jean Jaurès fondateur du journal l'Humanité bah écoutez ça tombe bien on a quelqu'un qui a la Londe responsabilité depuis quelques années d'être le directeur de l'humanité voilà mais aussi les amis un instant s'il vous plaît dès à présent celui que je vais vous présenter est une personne très très spéciale là où les députés de la news lutte pour nos retraites à l'Assemblée nationale lui il se bat fermement au sein du Sénat avec le groupe communiste républicain et citoyen et écologistes compte une droite représentée massivement je vous demande d'accueillir avec bras ouverts monsieur Fab Fabien gay merci chers camarade comme nous sommes nombreuses et nombreux dans la salle comme dans La Tribune je vais essayer de me tenir autant de paroles que m'a donné Raquel et les 10 minutes mais comme c'est que des amis ce soir si je suis trop long je les invite à me tirer la Manche pour abréger le propos je dois vous dire que je suis extrêmement heureux d'abord d'être ici ce soir avec une irrase unir rassemblée parce que peut-être en Seine plus qu'ailleurs nous savons que pour faire un pas aux politiques austéritaires autoritaires aux politiques racistes et xénophobes il nous faut être rassemblé quelle que soit les débats que nous avons à gauche parce que pour défendre celles et ceux qui triment le matin au soir celles et ceux qui tiennent ce pays de goût nous n'avons qu'une seule option devant nous être uni et rassemblée jusqu'à la victoire et jusqu'au retrait de cette réforme je suis heureux surtout d'être ici dans ce haut lieu qui accueille chaque année des milliers de salariés qui viennent chercher des conseils qui viennent auprès des syndicats là aussi dans leur diversité de cette belle maison qui viennent parce que parfois ils sont à bout parce que parfois et souvent leur entreprise dans leur vie dans leur chair parfois et souvent celles et ceux qui résistent connaissent qu'il y a une répression syndicale féroce qui s'exerce dans le pays et donc je veux à nouveau saluer l'unité des syndicats qui est primordial et qui permet à des millions de travailleurs et le travailleuses de se retrouver dans la rue et je veux surtout et j'en profite parce que quand même notre ami et tous les autres avec lui son chaque jour au front pour faire respecter le droit des travailleurs à des travailleurs comme les camarades de ces pures les emportés qui ont mené une lutte d'intérêt général comme les camarades de Veolia ont Île-de-France qui sont en grève depuis hier pour leur condition de travail et le salaire et je veux saluer les syndicats dans leur diversité et leur dire merci à eux alors chers amis moi je vais pas vous parler chiffres parce qu'Eric là mieux fait que quiconque et je pense que la question n'est pas comptable c'est une question de vie alors eric a eu raison il faut répondre point par point parce qu'il nous en sommes de schiste il nous dit ce qu'il n'y a qu'une seule option que si nous ne faisons rien tout va s'écrouler ils viennent la main sur le cœur vous expliquer qu'ils veulent sauver le système par répartition mais ici personne dans la salle n'a oublié 2019 les mêmes les mêmes qui étaient au gouvernement vous disait que le système para répartition c'était fini il fallait aller à la retraite par capitalisation et par point et rien n'a changé ils ont seulement reculé et si ce coup-ci ça passe alors ils reviendront pour faire le système par point personne n'a oublié ici dans cette salle la deuxième chose ils viennent avec des chiffres et vous les assomme j'ai les champions du monde au Sénat [Musique] [Musique] la question n'est pas comptable et si on veut chercher de l'argent il en existe beaucoup dans ce pays eric a donné des pistes mais redisons-le reprenons sur les 20 milliards de cice revenons sur les 160 milliards d'être direct chaque année aux entreprises sans contrepartie en termes d'emploi de salaire ou de formation ou d'investissement productif revenons et faisons enfin l'égalité salariale pas d'index salariale femme si nous le faisons réellement c'est 6 milliards de cotisations directes et surtout cette réforme des retraites c'est leur propre aveu de leur échec à remettre l'emploi parce qu'ils se sont gargarisés poussières en disant regardez c'est les meilleurs chiffres du chômage depuis depuis 30 ans mais de qui se moquent l'an dernier on a raviés 600000 personnes de Pôle Emploi voilà la réalité mais ces hommes et femmes privées d'emploi ils sont toujours là et toujours dans la précarité un million de travailleurs et de travailler supplémentaires [Musique] j'ai mis le chrono pas vous dire que c'est plus qu'une réforme c'est la mère de bataille c'est un enjeu de civilisation c'est une conception de la vie du travail et de la retraite qui est en train de se jouer la droite elle ne pense qu'il n'y a que le travail qui est productif et donc peu importe que les hommes et les femmes arriver cassés par la vie parce que pour eux la retraite c'est un temps improductif et donc inutile et donc si nous cédons aujourd'hui nous irons peut-être à 67 peut-être à 69 ans si nous cédons aujourd'hui à bas les 35 heures parce qu'il vous diront il faut toujours plus être productif et surtout leur projet c'est de remettre la main sur les 346 milliards de cotisations et d'en finir avec la sécurité sociale voilà leur projet et nous notre conception c'est qu'après une dure vie de labeur bien sûr le travail et l'émancipation le lien social mais c'est aussi source de souffrance physique et psychiques et ici plus qu'ailleurs nous le savons parce qu'en Seine-Saint-Denis moi je n'aime pas le terme invisible nous sommes les outils de la nation celles et ceux qui ont tenu le pays à bout de bras ceux qui ont les petits salaires se qui se cassent le dos tous les jours pour construire la nation celles et ceux qui construisent le Grand Paris et les chantiers des Jeux Olympiques c'est les nôtres pas les leurs donne-nous nous le savons et dont nous disons une chose [Applaudissements] c'est qu'après 60 ans et après une durbide labeur il y a le droit au repos il y a le droit à la retraite La retraite qui pas un temps improductif qui est un temps libéré libéré des contraintes du capital et un temps qui échappe aux salariat et au capital même temps productif pour soi les siens les petits-enfants et pour nos associations culturelles et sportives sauf que ça leur échappe et ça c'est pas du capital qui peuvent rémunérer voilà notre conception de la vie et donc ces deux conceptions qui s'affrontent et nous sommes majoritaires dans le pays sur cette utilité nous sommes majoritaire aussi sur la conception au travail parce que nous voulons être utile pour changer la société utile pour lutter contre le réchauffement climatique utile non pas pour servir les dividendes des actionnaires mais pour servir le pays est le plus grand nombre et donc il nous faut mener en même temps que la bataille sur la retraite la bataille sur le sang son travail voilà ce qui est en train de se jouer alors cher ami et chers camarades puisqu'il me reste 10 secondes je vous dis que nous allons être uni et rassemblée continuons mobilisons-nous le 7 mars rendez-vous dans la rue unis et rassemblé jusqu'au entrée [Applaudissements] oh là là [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] merci Macron ne veut pas nous on est là et pour un monde meilleur on ne veut pas nous on est là on est là on est là et Macron ne veut pas nous on est là on est là [Applaudissements] bien bravo je vois vous êtes déterminé c'est bien on va accueillir maintenant et je vous demande d'applaudir Sabrina sebahi député de Nanterre et Suresnes et porte-parole du groupe écologiste à l'Assemblée [Applaudissements] merci merci beaucoup je vais essayer de faire aussi bien que Fabien qui a chauffé la salle amorce ce soir oui ça va être difficile mais je vais essayer merci merci pour cette invitation merci à toutes et tous je suis très très heureuse d'être avec vous ce soir en Seine-Saint-Denis et à Bobigny donc tout se rassemblé et unis vous le savez depuis le début de cette réforme des retraites on a assisté à tellement de mensonges que je dois dire que étant député depuis très peu de temps je ne m'attendais pas à vivre une époque où des ministres frais la queuleuleu à l'Assemblée nationale pour nous raconter des mensonges à longueur de journée mais comme quoi tout est possible et on apprend aussi à l'Assemblée une niche le disais parce que ce soir on est tous ensemble la nuit Pesse bien évidemment une irramblée mais aussi les syndicales l'intercy que je que je salue et qu'on soutient bien sûr depuis le début et qu'on continuera à soutenir jusqu'à la chute de cette réforme totalement injuste mais aussi vous les citoyens les habitants les travailleurs qui vient ça a été dit à plusieurs reprises qui ont fait tenir le pays debout pendant la crise du covid bien sûr et c'est d'autant plus symbolique d'être ce soir en Seine-Saint-Denis parce que c'est le département aussi dont les travailleurs vont être les plus impactés par cette réforme des retraites donc c'est extrêmement important d'être mobilisé présent bien évidemment à vos côtés et en tout cas vous pourrez toujours compter sur nous depuis le début de la semaine on assiste on le voit bien à une macronie qui est en totale panique panique parce qu'en fait on les a totalement démasqué démasquer comme ça a été dit sur tous les mensonges qu'il nous raconte depuis le début de cette réforme d'abord on nous expliquant que c'est une réforme juste équitable qui va rétablir une forme de justice sociale puis ensuite on a le droit à toute l'histoire sur le fait qu'elle serait qu'elle permettrait aux femmes de rattraper finalement tout ce qu'elles n'ont pas depuis des années et puis finalement ces fameux 1200 euros que tout le monde aurait alors que finalement il y aura très peu de personnes qui pourront bénéficier de ces 2000 euros de ces 1200 euros c'est même pas 21 ça aurait été encore mieux ce que je disais parce que ce matin j'étais sur un plateau ils étaient tout fiers d'annoncer qu'il y aurait 40 000 personnes qui peut en bénéficier donc voilà on a on a on assiste quand même à quelque chose d'assez sidérant vous le savez c'est la dernière ligne droite sur ce texte et ça fait deux semaines quasiment qu'on se bat à l'Assemblée chaque jour jusqu'à minuit pour essayer de faire tomber le maximum de choses de ce texte alors quand je disais des mensonges des mensonges parce qu'on nous explique que finalement en tant que parlementaire on aurait déposé trop d'amendements et ce qu'on leur dit c'est bienvenue en démocratie l'Assemblée nationale ce n'est pas une chambre d'enregistrement ce n'est pas une chambre d'enregistrement dédié à Emmanuel Macron c'est des parlementaires qui déposent les amendements et qui font leur travail ce pourquoi ils ont été élus et on a déposé un moment et je vais vous dire ils ont une conception de la démocratie très particulière parce que on fait tomber l'article 2 et ils sont déjà en train de réfléchir à comment le réintroduire dans le texte parce que finalement la démocratie c'est un géométrie variable pour ces gens-là mais concrètement qu'est-ce qu'elle va changer cette réforme et bien moi je vais vous dire pour avoir travaillé longtemps à Carrefour en tant que caissière pour mes collègues ça va changer beaucoup de choses ça va changer beaucoup de choses parce qu'en réalité quand on est caissière on porte l'équivalent d'une tonne par jour en termes de marchandises et en fait à partir de 50 ans 55 ans 60 ans en général quand on vient travailler on a le dos cassé on vient travailler avec une attelle au poignet et en fait à ces femmes là parce que majoritairement ce sont des femmes qui tiennent les caisses on va leur demander de continuer à travailler dans ces conditions là et ça c'est inadmissible et il faut se battre jusqu'au bout pour que cette réforme ne passe jamais dans notre pays c'est très forme c'est aussi vous l'avez vu quand je parlais de division c'est aussi la division en faisant un mirage avec l'histoire des régimes spéciaux parce que finalement on a essayé de détourner l'attention de cette réforme les régimes spéciaux on nous explique finalement que les chauffeurs de la RATP auraient des conditions extraordinaires de travail comparé à d'autres chauffeurs en France et bien nous nous leur avons dit mais pas de problème n'y voulons par le haut et donnons le même statut à tous les chauffeurs d'Auguste en France c'est ça le sens de l'histoire c'est certainement pas la suppression du régime spécial cette réforme c'est aussi vous l'avez vu les gens du secteur de l'énergie cette réforme qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'on va envoyer des électriciens à 4h du matin sur des poteaux à 64 ans pour réparer des câbles qui ont été coupés remettre l'électricité pour les gens c'est ça cette réforme en fait qu'on nous propose aujourd'hui et je le redis vraiment ce n'est pas possible et ce n'est pas acceptable mais bien sûr je ne peux pas passer la question des métiers du lien et du soin parce que c'est essentiellement des femmes ça a été rappelé les aides-soignantes les infirmières qui vont devoir travailler plus longtemps plus durement la nuit dans des conditions extrêmement difficiles alors qu'on ne revalise revalorise jamais leur salaire alors vous le voyez nous nous n'avons pas fait de l'obstruction nous avons défendu les intérêts de ceux qui nous ont amenés à l'Assemblée nationale car nous n'oublions pas que c'est grâce au peuple que nous yssiezons et c'est à lui que nous devons rendre des comptes sur les mandats qui nous ont donné ce n'est pas un boulot sain de 5 ans nous sommes là pour vous et donc ces amendements nous avons décidé quand même de faire un effort puisque vous l'avez vu depuis le début de la semaine nous en avons supprimé par milliers et bien il en reste toujours et ce ne sont et ceux qui restent sont ceux de la macronie des républicains qui eux en réalité ne veulent absolument pas aller au vote de l'article 7 parce que eux contrairement à nous ils n'assument pas leur vote et ils ne veulent pas rendre compte aux citoyens qui élu et donc tout l'enjeu de ce débat bien sûr c'est de les amener à débattre de cet article 7 à montrer finalement ce qu'ils iraient voté et surtout à leur faire comprendre parce qu'ils n'ont pas compris vous savez depuis le début de la Réforme il nous parle de pédagogie comme si les français étaient incapables de comprendre la réforme en réalité à chaque fois qu'il y a une heure de débat à l'Assemblée nationale ils prennent un point de plus de contestation dans le pays parce que les Français ont très bien compris cette réforme et ils n'en veulent pas et donc l'objectif aujourd'hui bien sûr c'est de les amener à expliquer aux Français en quoi cette réforme est juste utile et nécessaire parce que nous on le dit et on le répète ce n'est pas le cas et il nous amène droit dans le mur peut-être que il y a une seule chose qu'on peut créditer à Macron c'est que grâce à lui il a réussi à venir tout le monde contre lui tout le monde contre lui donc que ce soit l'Inter syndical les partis politiques de l'opposition je parle bien de l'opposition parce que quand on nous parle de LR et du RN faut quand même reconnaître qu'ils ont été absents qu'ils se sont planqués pendant les débats en séance et en fait leur seul revendications aujourd'hui pour ces deux groupes politiques c'est de nous dire que finalement pour résorber la crise en tout cas le financement de nos retraites et bien il faut faire des bébés donc voilà la solution miracle pourrait aller et le RN c'est tout simplement d'augmenter la natalité dans notre pays pour équilibrer les caisses de retraite donc vous voyez bien on assiste oui alors oui ça c'est sûr alors je vais vous dire aujourd'hui il se rassure parce que ah bah oui parce que sinon ça serait trop facile mais nous on leur a proposé d'autres solutions on leur a dit d'accueillir les réfugiés de régulariser tous les sans-papiers et ça ce sont des solutions aussi qui permettent d'avancer et de recombrer les caisses de retraite des solutions on en a aussi et ça a été dit par mes collègues il y a un débat qui enfin et un sujet qu'ils abordent jamais la revalorisation des salaires ça permettrait aussi d'équilibrer ce fameux système de retraite qui nous disent qui nous explique qu'il est en danger l'égalité salariale femme homme ça a été dit des propositions n'en a plein remettre en place l'ISF tout ce qu'ils ont retiré parce que Macron en réalité quand il nous a parlé du ruissellement nous on avait compris que le ruissellement c'était les plus riches qui allaient ruisseler sur les plus pauvres en réalité le ruissellement à la sauce Macron c'est prendre la sueur des plus pauvres et des travailleurs pour le donner au plus riche et aux milliardaires c'est ça leur théorie du ruissellement alors je vais vous dire il se rassure parce qu'il pense pas juste titre de mon point de vue que la mobilisation va faiblir mais en réalité je ne sais pas dans quel monde ils vivent moi à chaque fois que je vais quelque part les gens sont totalement contre cette réforme et dans les sondages le disent l'opposition à cette réforme ne fait qu'augmenter elle ne fait qu'augmenter à chaque fois qu'il parle les gens s'opposent à cette réforme donc ce n'est pas parce que selon eux la mobilisation réfléchie que les choses vont se tasser que les gens vont accepter tranquillement de laisser passer cette réforme parce qu'on entend déjà certains nous expliquer que la prochaine étape ça sera 67 ans il y a même des pays européens qui sont en train de jouer à de réfléchir à 70 ans vous vous rendez compte en réalité si on cède sur les 64 ans mais sur quoi est-ce qu'on va céder parce que ces gens là leur conception du progrès social c'est de se dire que parce qu'on vit plus longtemps il faut travailler plus longtemps et nous on leur dit que non ce n'est pas ça le sens du progrès social ce n'est pas le sens de l'histoire le sens de l'histoire c'est justement de travailler moins de répartir le temps de travail mais surtout de répartir les richesses dans ce pays parce que les richesses il y en a dans ce pays il faut arrêter de mentir et enfin je vais terminer par ça parce que je vais pas être plus longue et c'est vrai que il y a déjà beaucoup de choses qui ont été dites quand j'étais en plateau une fois avec un avec un député macroniste on m'a posé cette question on m'a dit mais est-ce que vous connaissez une bonne réforme des retraites parce que depuis le début il nous explique l'alarme à l'oeil que il n'y a pas de bonne réforme des retraites et que c'est difficile pour eux cette réforme moi j'en connais une qui était très bonne c'est celle qui a passé l'âge de la retraite de 65 ans à 60 ans et c'était François Mitterrand donc comme quoi c'est possible quand on a l'ambition politique de porter du progrès social dans ce pays c'est tout à fait possible de le faire et moi je vous dis rendez-vous le 7 mars on ne lâche rien merci Sabrina dès à présent je vous annonce l'arrivée de François Ruffin merci et maintenant nous allons recevoir notre prochain député le député Boris Vallot il a été relu député des Landes présidents socialiste à part enté à l'Assemblée nationale merci merci beaucoup j'étais un peu pris de cours là j'ai pas j'étais en train de saluer l'arrivée de François et donc du coup j'étais un peu pris de cours et un peu inattentif d'abord remercier Raquel de son invitation heureux d'être ici en Seine-Saint-Denis parce que je dois le dire malheureusement on est au cœur de celles et ceux qui seront les premières victimes de cette de cette réforme alors j'ai entendu beaucoup d'interventions déjà il y en aura quelques-unes après d'abord pour dire à Fabien que on peut être bien coiffé pas trop mal habillé et être contre cette réforme en plus je suis allé chez le coiffeur juste pour pour la soirée de ce soir je sais pas toujours bien coiffé enfin ce soir admettait que j'ai fait un effort bon plus sérieusement je vous ai entendu et puis je vous ai quand même trouvé un peu un peu dur à l'endroit du gouvernement et du ministre Olivier du soft alors j'aurais quand même essayer de souligner au moins l'une de ses qualités qui est qui est celle de la constance non mais c'est vrai souligné quand même qu'en 2010 il était contre la retraite à 62 ans et qu'aujourd'hui en 203 il est contre la retraite à 62 ans et d'ailleurs il est d'une telle constance qu'il est capable à l'Assemblée nationale de se répondre à lui-même dans une question d'actualité qu'il a posé en 2010 sans même sans l'apercevoir [Applaudissements] alors évidemment comment croire quelqu'un qui ne croit pas à grand chose c'est toute la question qui nous est qui nous est posée moi je voudrais vous dire les choses un peu brutalement mais aussi finalement assez simplement et tel que je les pense je me suis demandé moi ce qui était cette réforme en me plongeant dans les combats qui avait été ceux de nos aïeux de gauche syndicalistes et je reprends à mon compte sans doute certains et trouveront un peu d'outrance un peu d'exagération mais jamais mauvais de dire les choses je reprends à mon compte la formule qui était celle de la CGT en 1910 et qui disait cette réforme c'est la retraite pour les morts bien je vais vous dire à bien des égards c'est très forte c'est la retraite pour les morts parce que le nombre de ceux qui n'attendront pas l'âge de la retraite parce qu'ils sont morts avant et cela ce sont les plus pauvres de nos compatriotes ceux qui ont commencé tôt ceux qui ont eu des vies difficiles des métiers pénibles et bien cela qui sont déjà 25% les plus pauvres à ne pas atteindre les 62 ans ils seront des milliers en plus à ne pas interne les 64 ans voilà d'abord la triste vérité et le projet funeste que nous demandons de nous défendre et puis il y a autre chose on a eu droit au plainte au cri de Gabriel Attal de toute la droite des marchistes moi je dis plutôt les marchés c'est parce que c'est un peu comme quand la droite dimitron on comprend tout de suite ce qu'elle en pense bah quand on est marchiste franchement on sait ce qu'on en pense donc je les entends nous dire mais enfin vous la Gaule vous êtes des obsessionnels des impôts vous allez tirer sur vos compatriotes à un boulet de canon fiscal d'ailleurs le même que le président de la Banque de France suggère de faire c'est à dire taxer les super dividendes et nous nous leur répondons finalement assez simplement mais vous avec votre réforme vous avez choisi un impôt sur la vie vous avez choisi un impôt sur la vie des gens vous êtes les seuls à pas avoir suivi difficiles à pas entendre ces femmes ces hommes toutes celles et tous ceux qu'on a applaudis à 20h qui était les premiers corvées quand on les a fait monter en première ligne et d'où il venait Stéphane Roussel le sait sans doute mieux que quiconque vous le savez mieux que quiconque il venait d'ici il venait de Seine-Saint-Denis il prenait le métro le rero pour aller tenir les caisses pour aller tenir les rangs des usines de l'agroalimentaire pour être auprès des malades qui venaient grossir les rangs de nos hôpitaux et bien après les avoir applaudis à 20h il a choisi que ce serait eux qui rembourseraient les quoi qu'il en coûte que ce serait vous mesdames au premier chef qui rembourserait qui passerait à la caisse parce qu'ils n'ont qu'un savoir-faire prendre dans les poches vides et jamais dans les poches pleines alors oui c'est un impôt sur la vie des gens c'est un impôts dégressif qui veut dire qu'en fait on prend plus à ceux qui n'ont pas grand chose et on prend pas grand chose à ceux qui ont beaucoup c'était le débat de toute la matinée de toute l'après-midi de dire écoutez peut-être qu'on peut penser une justice une réforme plus juste se poser la question de qui peut contribuer mieux qui s'est enrichi finalement de façon indue pendant la période de la guerre de la Russie contre l'Ukraine qui sont ces entreprises qui ont réussi encore à faire des dividendes à faire des profits à s'enrichir à rémunérer leur patron à qui on ne demande rien qui se sont non seulement enrichis dans la guerre mais pour un certain nombre d'entre elles comme total de la guerre en demeurant en Russie et bien oui c'est elle qu'il faut qu'il faut taxer les premières des victimes ce sont les femmes cet après-midi Jérôme Guedj député socialiste devant l'absence de réponse du gouvernement aux questions qu'on lui posait a décidé parce que il allait pouvoir pour cela d'aller taper à la porte de la des administrations et d'aller chercher lui-même les informations qu'on nous faisait alors le directeur de la sécurité sociale un fonctionnaire peut-être bien habillé et bien coiffé probablement mais très diligent à dit la vérité à Jérôme Guedj il a commencé à lui dire écoutez moi je peux pas vous dire d'où le ministre sort c'est 40000 nouveaux retraités qui bénéficieront de la retraite à 1200 euros moi je sais pas la seule chose que je peux vous dire c'est que il y a 13000 retraités sur 800 000 qui de la génération 1962 partant là dans quelques mois à la retraite toucheront une augmentation de 100 euros par mois 1,7% de ceux qui partiront à la retraite tout le reste il n'est pas capable de le justifier et le ministre d'ailleurs non plus cet après-midi puisque interpellé en séance il a eu pour toute réponse je n'ai pas de compte à vous rendre mais enfin de qui est-il le représentant de qui sommes-nous les représentants devant qui est-il responsable devant la représentation nationale c'est-à-dire devant vous il tient son mandat de vous et la vérité c'est qui vous emmerde [Applaudissements] ce gouvernement quand même c'est un peu les bricoles ces gens qui bricolent d'abord on nous oppose toujours à nous la gauche un problème de crédibilité mais moi je remarque quand même ça fait la deuxième fois qu'ils essayent de s'y prendre pour réformer les retraites que déjà la dernière fois c'était poussif et que face là aussi au mouvement social face aussi à notre front uni à l'Assemblée nationale et au Sénat nous les avons fait reculer c'est des Briconautes et ici prendre mal parce que ils sont censés présenter cette réforme au terme d'une concertation mais qui en réalité avait pour point de d'arriver l'exact point de départ moi j'ai l'habitude de dire que Emmanuel Macron c'est quand même le gars si mort de la concertation alors j'ai ça surtout pour les générations 62 et avant parce que pour les autres je suis pas sûr qu'ils sachent qui c'est enfin c'est un magicien qui à chaque fois qui fait un tour de magie ça marche pas et ben Macron quand il fait de la concertation ça marche pas il y aura surtout les femmes je lui ai dit comme victime mais là aussi allons taper à la porte de la DSS on est enfin qui est-ce qui va payer la facture les femmes il y a 18 milliards d'économies à faire 11 milliards seront sur le dos des femmes il y aura les mêmes écarts de pension entre les hommes et les femmes les femmes continueront de partir à la retraite après les hommes elle continueront d'avoir des pensions plus faibles que les hommes et puis comblent du raffinement quand on est un gouvernement patriarcal elles devront pour un certain nombre de générations cotiser deux fois plus de trimestres que les hommes voilà la grande cause du quinquennat mais c'est cause toujours [Applaudissements] je vais vous dire le grand tort de ce gouvernement c'est que il comprend pas qu'en réalité dans la révolte sourde que l'on voit dans les rues à travers ces manifestations dans les rangs de ceux qui nous disent qui tend l'atelier l'usine le bureau pour quelques heures parfois à 3h il nous dit je dois retourner au boulot parce que 3 heures en moins quand on a un petit salaire je l'ai déjà difficile quand on entend celles et ceux qui nous lissent la première fois que je manifeste sa première fois que je fais grève parce que là franchement c'est trop c'est trop injuste quand on entend tout ces corps cassés ces âmes fatigués c'est d'eau supplisser ses articulations douloureuses ces poumons mythe quand on entend tous ces tous ces gens-là on comprend qu'en réalité c'est pas seulement une contestation de la réforme des retraites mais que c'est un pays qui souffre et que le mal qui le ronge c'est l'injustice et que ce réclame par les rues les Françaises et les Français qui ont parfaitement compris cette réforme c'est qu'ils veulent en finir avec le monde ancien et qu'Emmanuel Macron cette dernière avatar du monde hier qu'il est celui qui regarde l'avenir avec de vieilles lunettes en fait il a l'âge de ses lunettes et pas de ses jeunes eaux j'aurais terminé parce qu'on a parlé de l'humanité par une petite lecture de l'humanité et je crois pas que ici on en fera reproche il y a dans ce que fait Emmanuel Macron au fond quelque chose qui pourrait ressembler à un enterrement de première classe de la République sociale à une liquidation de tout ce que nous avons construit tout ce que nous avons défendu depuis des décennies et dans l'hémicycle ils ont parfois le mauvais goût de citer Jaurès comme nous l'avons entendu tout à l'heure de se revendiquer d'endroits c'est tellement peu crédible qui n'arrive même pas à prononcer son nom il disait tout à l'heure dans l'hémicycle en vrai croisé et on disait mais de qui parlez-vous et bien moi je voudrais à cette tentative de funérailles opposé cette belle image et nous appeler à la solidarité avec ce que nous ont légué nos aînés dans le journal l'Humanité on décrit les obsèques d'Ambroise Croizat et je voudrais lire cette description d'abord parce qu'elle était mouvante et qu'elle nous oblige et ensuite parce que je vois dans la rue à bien des égards ceux qui avaient accompagné son cercueil l'humanité écrit c'était comme un fleuve véné de tricolore ou trembler la brume des cravates de crêpes par milliers des couronnes sur toute la largeur de la rue sur des kilomètres par milliers comme si des parters Fleurus était mis soudain marché mineur du Nord ou d'Alès en bleu lampe aux côtés métallo de Citroën ou de Renault élus barrés des chars la France entière ici c'était donner rendez-vous et bien donnons-nous rendez-vous avec la même exigence avec la même fou avec le même espoir le 7 mars prochain la victoire est au bout du chemin parce que c'est nous qui avons raison et qui sont dans le corps du progrès merci Boris vallon l'applaudit je trouve ce soir c'est vraiment beau l'unité c'est pas beau l'unité [Applaudissements] unité unité unité unité alors l'intervenante suivante est celle qui nous vient de l'endroit le plus lointain alors elle vient pas non plus de elle vient pas non plus de l'autre bout du monde mais elle arrive mais elle arrive quand même de Bruxelles attention à de Strasbourg là pour ce soir de Strasbourg et elle a fait ce chemin pour venir nous parler député européenne elle revient ici avec plusieurs victoires au Parlement européen notamment la reconnaissance des droits pour les travailleurs des plateformes deliveroo et Hubert les géants les gars comme on peut les mettre à genoux je vous demande de l'accueillir comme il se doit voici les lajaibi [Applaudissements] et bien bonjour tout le monde oui J'arrive pas de Bruxelles même si en tant que député européen on est plus souvent à Bruxelles qu'à Strasbourg mais là cette semaine on avait une session plénière à Strasbourg donc je suis rentré tout à l'heure de Strasbourg et d'ailleurs je suis revenu avec une valise qui était plus lourde que quand je suis partie j'ai pas ramené des bretzels de Strasbourg j'ai pas ramené des liasses de billets dans ma valise non plus même si c'est un peu tendance en ce moment au Parlement européen les mallettes de billets mais j'ai ramené je vous ai ramené du soutien de toute l'Europe de la solidarité et de la force de tout le continent et je peux vous dire que la mobilisation contre la retraite à 64 ans elle suscite énormément d'admiration partout en Europe elle impressionne cette mobilisation sur le nombre et sur le fond vous verrez la panique des Irlandais ou des Bulgares encore cette semaine quand ils ont appris qu'il y avait une nouvelle journée de mobilisation donc à Strasbourg jeudi alors c'était quoi what another Gwen est-ce qu'on va pouvoir prendre notre plan c'était assez marrant et les millions de personnes dans la rue mobilisées contre la retraite à 64 ans franchement quelle fierté il y a deux jours là dans l'hémicycle après une session de vote je montrais sur mon téléphone les photos les photos de la place d'Italie pleine de monde noir de monde les photos des petits villages où il y avait plus de manifestants que d'habitants et je vous assure il y avait un attroupement autour de moi il y avait encore plus de députés à glutiner autour de moi que le jour j'avais montré mes photos de mariage et pour le coup je vous dis qu'il y avait quand même du monde pour me regarder en robe de mariée donc là c'était vraiment énorme et le plus marquant dans tout ça c'est le nombre de suédois de portugais d'espagnol de danois qui viennent et qui nous disent à nous les français ne lâchent rien faites pas les mêmes erreurs que nous ne vous faites pas avoir et ça c'est en décalage total total avec la petite musique qu'on entend dans la bouche des macronistes depuis qu'ils ont lancé ce projet de réforme de la retraite c'est en décalage total Emmanuel Macron nous dit depuis qu'il a annoncé vouloir reporter l'âge de départ de départ à la retraite à 64 ans que les Français on serait les plus chanceux d'Europe que un système de retraite où l'âge de départ est fixé à 62 ans c'est une folie que personne ne part aussitôt en Europe et que nulle part il y a un système de retraite aussi favorable aux retraité et pour le coup là Macron n'a pas tort ça fait mal de le dire de l'entendre mais cela dessus Macron n'a pas tort quand on compare avec les autres pays de l'Union européenne on est plutôt pas trop mal loti en France on est plutôt dans les pays où il y a le moins de retraités aussi sous le seuil de pauvreté en France il y a 11% de retraités qui sont sous le seuil de pauvreté un retraité sur 10 à peu près si vous allez en Allemagne c'est un retraité sur cinq qui est sous le seuil de pauvreté pas une seule fois pour autant pas une seule fois alors même qu'on est pourtant dans les lieux lotis avec un âge légal de départ à la retraite à 62 ans pas une seule fois j'ai entendu qui que ce soit que ce soit à Strasbourg à Bruxelles m'expliquait que c'était dégueulasse qu'on parte à la retraite plutôt en France et qu'on était des privilégiés pas une seule fois par contre j'ai entendu plein de fois des gens me dire tenez bon on est avec vous ne faites pas comme chez nous ce sont des conquis ce sont pas des privilèges ce sont des cons qui sociaux on est bien placé pour le dire ici à la Bourse du Travail de Bobigny il y a quelques semaines il y a quelques semaines j'étais en déplacement à Stockholm en Suède et la Suède c'est le premier pays de l'Union européenne qui a décalé qui a remporté l'âge de départ à la retraite à 65 ans c'était déjà il y a une vingtaine d'années donc ils ont un peu de recul sur les choses et là-bas qu'est-ce qu'il vous disent les gens les gens qui vous disent ils vous disent qu'est-ce qu'on regrette de pas cette mobiliser comme vous vous le faites là en France on aurait évité la catastrophe vous avez peut-être vu circuler une une vidéo l'interpellation d'un monsieur qui s'appelle Carl gusta Sherman c'est l'ancien responsable de la sécurité sociale suédoise c'était un artisan de ce report de l'âge de départ de la retraite à 65 ans il y a une vingtaine d'années en Suède et ce monsieur il a interpellé Emmanuel Macron il lui a dit d'un air grave monsieur le Président Macron ne faites pas la même bêtise que nous on n'aurait pas dû repousser l'âge de départ à la retraite le fait de repousser l'âge de départ à la retraite ça a eu pour conséquence non pas que les gens travaillent plus longtemps ça a eu pour conséquence qui passe la dernière décennie de leur vie dans la pauvreté et si c'est à refaire on ne le referait pas voilà ce qu'a dit l'artisan de la réforme de la retraite suédoise l'Allemagne c'est l'Allemagne donc c'est toujours le pays qui est cité en modèle par nos gouvernants et pas ça bien avant Macron Allemagne pays le plus riche de l'Union européenne l'âge légal de départ à la retraite est à 67 ans est-ce que ça veut dire que la majorité des Allemands attend d'avoir 67 ans pour partir à la retraite non la moyenne l'âge moyen de départ à la retraite en Allemagne c'est 63 ans donc qu'est-ce qu'ils font les Allemands entre 63 ans et 67 ans et ben après avoir passé une vie entière à trimer au travail il se retrouve à toucher des pensions minées misérables parce qu'ils partent avant l'âge légal de départ donc avec ce qu'on appelle ici en France une décote une retraite moins importante et donc c'est comme ça qu'on en arrive comme je vous disais un retraité sur 5 en Allemagne qui est sous le seuil de pauvreté et s'il y en a d'entre vous qui certains d'entre vous qui sont déjà allés en Allemagne vous avez certainement à citer à cette assistant à cette scène cette scène où donc vous avez des personnes qui ont 60 ans 70 ans qui vont faire les poubelles pour ramasser des bouteilles en verre pour ensuite les mettre dans des sacs plastiques les amener à la consigne parce que vous pouvez récupérer la barre 25 centimes par bouteille en verre à la consigne en plus de ces boulots qui sont évidemment pas déclarés qu'est-ce qui se passe en Allemagne que me raconter ma collègue allemande oslam de Mireille il y a ce qu'on appelle les mini Jobs où c'est carrément une institutionnalisation en fait une institutionnalisation de la pauvreté des retraités les mini-jobs c'est un contrat de travail légal qui est spécialement créé par le gouvernement allemand pour servir d'appoint au retraité dans la pension ne suffit pas pour vivre et vous savez donc du coup c'est retraités qui ont une pension qui est pas suffisante pour vivre c'est un peu comme dans les films américains vous les retrouvez dans les supermarchés une dizaine d'heures par semaine ils vont mettre les courses dans les sacs ah là là à la caisse ils mettent les courses dans les sacs pour gagner 300 euros à peu près avec pour une pension qui complète leur retraite les mini Jobs étant limité à 520 euros par mois et partout partout où l'âge de départ à la retraite a été repoussé je vous ai donné deux exemples mais je pourrais vous en donner d'autres partout la pauvreté des seniors a augmenté parce que même si on demande aux gens de travailler plus longtemps ce sont les corps qui peuvent plus travailler plus longtemps ou alors c'est le marché du travail qui ne veut plus les seniors ils s'arrête donc de travailler et donc il touche une pension avec des cotes où il se retrouve à vivre avec les minima sociaux et c'est ça la principale conséquence de le report de l'âge de départ à la retraite c'est pas que les gens travaillent plus longtemps mais c'est que il y a une paupérisation massive des retraités et nous ici est-ce que c'est ce qu'on souhaite pour nos retraités est-ce que c'est ce qu'on souhaite pour nos parents est-ce que ce qu'on souhaite pour nous-mêmes est-ce que vous vous projetez vous vous imaginez en train de faire les poubelles pour ramasser des bouteilles consignées est-ce que vous vous imaginez à 65 ans avec un contrat mini-job à distribuer des prospectus c'est aussi ça qu'on fait avec les mini Jobs en Allemagne ils ont des caddie et puis ils vont distribuer des prospectus dans la boîte aux lettres être en permanence inquiet sur la fin du mois sur ces repas son chauffage son logement alors que vous avez trimés toute une vie à travailler ça c'est le modèle d'Emmanuel Macron c'est le modèle qu'on lui laisse c'est le modèle que contre lequel nous nous mobilisons et alors pour terminer donc effectivement on nous dit il y a un problème de financement on nous dit un poème de financement il faut trouver de l'argent comme le rappeler tout à l'heure en introduction Stéphane Troussel il y a un endroit où on peut récupérer des milliards d'euros là où on peut récupérer les milliards d'euros c'est notamment chez toutes les personnes qui sont actuellement sous statut d'auto-entrepreneurs qui sont en statut d'auto-entrepreneur donc soit disant indépendant mais qui en fait sont sous la star travail sous la subordination d'un patron mais le patron pour ne pas avoir à assumer le droit du travail les cotisations sociales les prend en micro-entrepreneur en auto-entrepreneur et ils ont à la fois les inconvénients du statut de salarié un patron qui vous sanctionne qui vous dirige qui vous contrôle et en même temps pas les avantages du statut d'indépendant puisqu'il ne choisissent pas leur activité ils ont pas les avantages du statut de salarié droit du travail ce sont mes fins à ce salariat déguisé si on met fin ce sera l'arrière déguisé que on passe tous ces salariés déguisés en salariés normaux avec un contrat de travail avec un salaire ce sera des milliards d'euros qui rentreront dans les caisses des retraites on va commencer d'abord par les travailleurs des plateformes donc les travailleurs du beurre de deliveroo donc comme les la répéter tout à l'heure Stéphane Roussel qui va beaucoup qui travaille beaucoup je sais ici en Seine-Saint-Denis avec avec les VTC les conducteurs de VTC on a déjà commencé le travail nous sans attendre Macron donc à l'Union européenne comme ça a été rappelé tout à l'heure par par Éric on a même commencé ce travail pas juste sans attendre Macron mais même contre Macron parce que même à l'Union européenne il fait il fait tout pour empêcher les avancées sociales et pour casser les les droits sociaux et suite donc à une mobilisation avant tout à la mobilisation des des travailleurs nous aurons bientôt une directive donc une loi européenne qui donnera aux travailleurs des plateformes [Applaudissements] qui leur donnera les mêmes droits que n'importe quel salarié et y compris le droit de cotiser pour sa retraite et donc d'amener de l'argent dans les caisses de la retraite rien que pour Hubert rien que pour Hubert pour l'entreprise uber c'est un milliard d'euros par an qui rentreront dans les caisses des retraites un milliard un milliard ça suffit pas les collègues de l'Assemblée nationale ont plein d'idées pour combler pour récupérer l'argent dont on a besoin pour assurer une retraite à taux plein 60 ans avec un 40 annuité mon collègue danois je termine par là mon collègue danois Nicolas huile d'une scène ils me disait en Suède l'âge de départ à la retraite et à 67 ans le gouvernement veut passer à 69 ans 69 ans ils me disait tenait bon les français si vous résistez si vous résistez à la à la retraite à 64 ans et bien ici notre gouvernement ça peut le faire changer d'avis ça peut nous aider l'Europe nous regarde camarade mobilisons-nous prochain étape le 7 mars au Lakers bravo bravo merci Leila que ce soit donc à Strasbourg ou à Bruxelles pensez qu'on est vraiment bien représenté merci de mener le combat à cette échelle alors maintenant on l'a vu arriver tout à l'heure parce que on l'a expliqué Raquel nous le redira peut-être tout à l'heure mais à ses vœux elle nous le disait c'est un travail très technique à l'assemblée de présence parce que on voit qu'il y a des lois qui passent à une voie deux fois près et donc ce soir on le voit il y a un roulement il y a ceux qui arrivent de l'Assemblée ce qui retourne parce que ça va se jouer à quelques fois près à chaque fois on a vu l'article 2 qui est tombé hier ou avant-hier donc il est arrivé tout à l'heure il est je dirais connu dans tous l'Hexagone on l'a connu d'abord pour son film merci patron on va pas chanter la chanson pour lequel il a reçu un César et la première applaudissement pour ce César s'il vous plaît et en 2017 en 2017 il est entré dans la vie politique en tant que député de la France insoumise il est comme il aime s'appeler le député reporter et ne cesse d'aller à la rencontre des Français je vais vous demande d'accueillir chaleureusement François Ruffin merci à vous merci à Raquel et merci à toutes les petites mains qui permettent que ce genre de choses existe en allant distribuer des tracts coller des affiches et ainsi de suite et qui permettent que les idées se répandent autrement que dans les grands canaux dominants mais aussi par les petites ruisseaux de la contraformation nos grands merci à tous ceux et toutes celles qui ont participé à monter ce meeting alors le camarade disait que c'était un grand travail technique de présence franchement c'est surtout un grand travail d'endurance dans l'usine à amendement qui est l'Assemblée nationale que j'ai quitté et je suis tombé en partant sur une paire de gants de ski qui traînait à terre j'ai demandé au macroniste qui est-ce qui les a oublié parce que ils sont déjà ah bah oui eux ils sont déjà en train de parler de leur chalet à Chamonix quoi donc voilà ils sont déjà en vacances pendant que nous on est en train de réclamer une semaine de plus non eux le la semaine est réservée donc c'est pas possible de prolonger les débats au-delà de ça et ils vont revenir bronzer pendant qu'ils auront collé deux ans de plus que sur français moi je pense que quand on est macroniste et qu'on est parti dans la valeur de travail on doit d'abord se l'appliquer à soi-même et que le droit apparaisse ça doit être pour nous plutôt voilà ce qui à quoi ils vont consacrer la semaine prochaine moi j'ai appelé mon tour opérateur aussi ce matin moi la semaine prochaine je vais à la centrale nucléaire de Civaux près de Poitiers ah oui faut aimer voyager pourquoi parce qu'il y a une grève là-bas qui dure depuis maintenant 5 semaines des agents d'entretien et donc j'ai construit j'ai appelé ma gentille organisatrice sur place Marie Agnès qui est donc en grève elle a 53 ans elle lui a travaillé auparavant dans l'industrie elle a eu deux accidents du travail elle a eu une machine qui lui a sectionné un doigt et il y a un tendon qui a pété quoi et elle a un deuxième accident du travail parce que comme elle soulevait du bois du bois du bois et ben il y a deux disques qui sont usés dans son dos on a fait le calcul avec à distance avec le simulateur elle elle passe de 62 ans à 63 ans et 3 mois sachant que l'espérance de vie pour les ouvriers ouvrières c'est de 61 ans sans incapacité en moyenne c'est de 71 ans pour les cadres donc il y a 10 ans de différence que pour un tiers des agents d'entretien entre 50 et 74 ans on est ni au chômage ni en retraite on voit ce que va pouvoir donner sa femme carrière en pointillé pourquoi pour moi appeler Marie-Agnès ce matin pour préparer mon voyage certes la Civaux mais aussi parce que il est nécessaire pour nous qui sommes à l'Assemblée nationale en tout cas pour moi de toujours savoir pour qui nous nous battons d'avoir en permanence ce rappel des voies des vies des visages qui nous amènent à aller nous batailler à l'Assemblée nationale et pour ça bien savoir qu'on n'est pas là sous les deux rues avec ce risque d'oubli qu'on n'est pas là pour des abstractions mais qu'on est là pour des hommes et des femmes qui sont faits de chair et aussi d'esprit d'espérance de révolte parfois de résignation tout à l'heure était évoqué les retraites je veux dire à quel point les retraites sont un miracle sont un miracle parce que pour les maris Agnès normalement pendant les millénaires dans les classes populaires vieillir quand on avait la chance de vieillir c'était vieillir dans la misère c'était vieillir au crochet de ses enfants ou alors c'était vieillir à l'hôpital et quand en 1945 André croisé là il décide avec le Conseil National de la Résistance de mettre en place cette réforme des retraites parce que à l'époque réforme c'est un mot positif maintenant ils l'ont piqué avant la gauche elle disait les contre-réformes bon maintenant on a renoncé on leur a laissé le mot réformes mais réforme est un mot positif quand ils mettent en place cette réforme 1945 en 30 ans avec à la fois le minimum vieillesse et les retraites il y a une division par 4 du taux de pauvreté chez les personnes âgées c'est à dire que et le taux de pauvreté passe sous la moyenne nationale c'est-à-dire que là on a une fatalité historique millénaire qui est vaincu par de la politique qui est vaincue par de la politique j'ouvre une parenthèse mais pour dire que ce que nous avons fait pour les personnes âgées en passant de la solidarité familiale à la solidarité sociale à la solidarité nationale nous devons le préserver mais nous disons aujourd'hui faire la même chose pour la jeunesse nous devons passer du solidarité familiale injuste 1 2 3 millions de personnes qui une deux trois quatre fois disent non là on est où on est quand c'est la mi-temps ça fait un mois qu'on est lancé on a trois semaines pour le 7 mars on respire un grand coup à la mi-temps quel est le score à la mi-temps je pense que ça fait 2-0 pour nous ça fait dans les têtes on a marqué un but ça tient dans les têtes l'opinion les gens sont avec nous et il lâchent pas et c'est bien dans la rue on a gagné on a marqué un but bon à l'Assemblée j'irai pas qu'on a marqué des buts mais au moins on en a pas pris d'accord c'était c'est un jeu assez défensif pour l'instant il va nous falloir dehors passer à l'offensive dans la deuxième mi-temps il faut qu'on l'emporte et là c'est clair c'est clair on n'a pas le choix il ne veut pas entendre il a décidé tout seul il ne veut pas entendre il faut arrêter le pays pour arrêter Macron pour arrêter le mal qu'il fait au pays quelle est la seule solution pour qu'il daigne renoncer remettre son slibard cette contre réforme des retraites la seule solution c'est qu'il reçoive des appels des patrons il faut que ça soit le Medef qu'il appelle il faut que ça soit un CGPME qui l'appelle et qui lui dise arrête tes bêtises on n'a pas besoin de ça en ce moment on a des salariés qui sont déjà découragés qui se voient leur salaire vous fait par l'inflation et toi tu nous rajoute ça mais tu ne vois pas la pagaille que tu mets dans nos boîtes arrête ça il faut qu'il y aura soif des appels des patrons alors ça c'est le 7 mars le 7 mars le 7 mars on va pas dire que c'est le jour de gloire et est arrivé mais ça doit être l'heure de vérité c'est l'heure pour les Français de courber les Chine ou de redresser la tête devant le maître c'est l'heure pour les Français de s'abandonner au souverain et lycéens ou de reprendre en main notre destin commun c'est l'heure pour les Français de trancher pour qui le pays est gouverné pour les marchés ou pour les salariés pour les financiers ou pour les Français c'est leur nous on doit bosser nous on doit se lever le matin 7 mars on va pisser cette mars on prend notre petit déjeuner 7 mars on passe au super écase du 7 supermarché 7 mars on est dans les vestiaires du club de foot 7 mars on va à la chorale 7 mars voilà je vois qu'on commence à avoir le refrain le 7 mars pourquoi le 7 mars pour aller chercher toutes les marionnettes du pays faut pas en louper une c'est toutes les Mariannes du pays qui doivent être pour le 7 mars traversée d'une espérance que que quoi que à la fin c'est nous qu'on peut oh c'est mou c'est mou à Bobigny ça va pas du tout ça à la fin c'est une course c'est mieux à Bobigny c'est mieux à Bobigny merci merci [Applaudissements] bravo François [Applaudissements] 7 mars 7 mars [Applaudissements] enchantera la fin merci Gérard alors tout de suite Leila nous a parlé de l'exemple qu'on peut donner à l'étranger on a ici le témoignage de camarades allemands qui font appel à notre solidarité [Applaudissements] chers amis celui que nous allons accueillir dès à présent pour moi est un député qui ne lâche rien qui ne donne pas la place aux autres il a été élu le il a été le député le député le mieux élu de la France avec plus de 62 % de suffrage récoltés dans sa ville Montreuil et Bagnolet [Applaudissements] depuis 2017 depuis 2017 il se bat sans relâche c'est le citoyens de Seine-Saint-Denis dans la rue dans les médias dans l'hémicycle où il est vice-président de la France insoumise et Anita nous dit savons défenseurs de la République je vous demande de faire un tonnerre d'applaudissements pour monsieur merci merci les amis vous l'aurez compris il faut aller vite faut aller vite parce que il faut être dans l'hémicycle pour mener la bataille et il faut tenir le temps alors je voudrais insister parce que plein de choses évidemment d'or j'ai déjà ont été pointés avec malice avec humour avec précision il y a une qualité de tout ce qui a été dit auparavant que je salue mais je voudrais tout en remerciant évidemment Raquel Garrido d'avoir fait ce meeting ici dire que ça n'est pas rien de faire un meeting dans le cœur de la Seine-Saint-Denis à Bobigny dans ce département dans ce département qui est celui avec des habitants et des habitants qui se lèvent tôt et pour lequel disant le il est parfois difficile le soir de venir dans des réunions politiques particulièrement on a tous l'habitude de tourner à travers la France ce weekend je serai à Lorient ah non dans beaucoup de villes de centre-ville de venir faire un meeting en Seine-Saint-Denis un jour de manifestation dans cette ville où tant de femmes et d'hommes travaillent dur cela a une signification toute particulière qui donne je crois à cette réunion publique une signification profonde que je voudrais que vous compreniez bien à ce département combien de fois a-t-il été insulté c'est l'obsession de l'extrême droite Marine Le Pen dit de lui la Seine-Saint-Denis est une zone de non-droit Éric Zemmour la Seine-Saint-Denis c'est plus la France depuis longtemps Macron à sa façon de manière un peu hallucinée dit un peu la même chose il dit la Seine-Saint-Denis c'est presque la Californie alors là on aimerait lui dire tout simplement non la Seine-Saint-Denis c'est la France mais c'est une France particulière précarisée connaissons la pauvreté mais c'est un département le plus jeune de France le plus jeune 36% au moins de 25 ans c'est le département où il y a le moins de personnes âgées pour plein de raisons notamment parce que marqué par l'immigration beaucoup de ceux qui ont beaucoup travaillé parfois font le choix d'aller vivre leur vieux jours dans leur pays d'origine c'est un département qui est celui où il y a le plus de création d'entreprises mais je reviens à cette différence de pyramide des âges comme on dit jeune travailleur avec un peu moins de vieux je le dis simplement parce que j'y pensais cet après-midi quand Monsieur Gabriel Attal le ministre du Budget élu des Hauts-de-Seine où là il y a des porteurs le plus riche et le plus vieux et c'était Coquerel ou Clémentine ou raquette il interpellé il répondait avec arrogance mais je me disais il y a dans ce dialogue quelque chose de très frappant d'un côté les élus de Seine-Saint-Denis qui portent la voix des jeunes des travailleurs qui paieront souvent les cotisations des riches des Hauts-de-Seine et leur voix doit être entendue en particulier parce que c'est eux qui vont être particulièrement pénalisés parce qu'il doit avoir lieu deux ans de plus cela a été dit par Fabien c'est pas seulement comme le dit ce texte technocratique dans une phrase civiline page 19 j'aime parfois la lire pour que vous compreniez c'est ça l'objet de vos malheurs comme tous les trucs hypocritent le titre c'est un projet de loi rectificatif de la sécurité sociale vous comprenez pas ce que ça veut dire et puis il y a un article qui dit le code de la sécurité sociale est ainsi modifié je le dis à l'article accrochez-vous elle 161-17-2 au premier alinéa virgule le nombre 62 et remplacé par le nombre 64 et hop l'affaire est jouée c'est simple quelques lignes dans un style pas très littéraire et vous prenez deux ans de plus et pourtant la retraite c'est au cœur du type de civilisation dans lequel on veut vivre j'entends tellement de fois parler de la République tout le monde est républicain mais de quelle république on parle pour nous c'est la République sociale et de qu'est-ce que ça signifie la République sociale c'est le fruit d'un combat qui depuis des siècles durs d'une tension entre ceux qui travaillent et qui veulent quoi moins travailler pour pouvoir profiter de temps libre pour s'enrichir pas seulement dans un rapport marchand et d'autres qui profitent de ce travail pour eux avoir des possibilités de loisirs bénéficiant justement de ceux qui travaillent et depuis toujours la question c'est arracher du travail notamment ça a commencé quand je relisais ça c'était presque émouvant savez-vous qu'avant 1841 il a fallu attendre 1841 pour qu'une loi interdise le travail des enfants de moins de 8 ans avant ça les puissants considérés qu'on pouvait même faire travailler un enfant de moins de 8 ans et puis toute une législation sociale a évolué la semaine est passé à 12h à 10h à 8h il a été il a fallu attendre 1936 pour qu'on fasse soit obtenu par le mouvement ouvrier dans une victoire électorale et aussi une mobilisation sociale la possibilité qu'il y ait deux semaines de congés payés par les patrons il pouvait pas entendre parler ils hurlaient ils appelaient ça le ministère qui s'en occupait le ministère de la paresse déjà les mêmes mots pour nous attaquer et la question de la retraite c'est le même combat c'est libéré un moment donné une partie de l'existence notamment la fin de vie où on est fatigué pour pouvoir enfin profiter obtenu arraché conquis comme on l'a dit rien ne nous a été donné c'est toujours la même tension qui continue le même combat politique rien de nouveau ils veulent reprendre une partie de cet argent socialisé pour faire des économies pour donner toujours plus notamment au capital privé les chiffres ont été donnés 156 milliards d'argent public chaque année qui sont donnés sans condition aux entreprises sans condition ça veut dire elles peuvent continuer à licencier elles peuvent notamment licencier ceux qui ont autour de 55 ans ils peuvent précariser aucune condition est faite c'est votre argent il reverse aux 80 milliards de dividendes il suffirait nous l'avons dit même si nous sommes attachés à un système de cotisation mais que sous la forme pourquoi pas d'une subvention exceptionnelle on taxe ces dividendes de 10% 10% seulement ça en laisse 90% pour qu'immédiatement nous rentrions 25 milliards le problème de soi-disant des retraites est réglées mais ce problème le président concret que j'aime bien l'appeler comme ça vous l'a dit c'est un problème de recettes c'est qu'ils ont baissé des cotisations ils ont exonéré des cotisations vous savez toujours ils appellent ça les charges ils ont exonéré de cotisations des entreprises ça coûte fourchette si on rétablissait si on remettait les exonérations normales là aussi on pourrait rentrer de l'argent les chiffres sont là nombreux est-ce que je dois aller pointer je crois que vous êtes à un moment de mobilisation vous les connaissez il suffirait des choses toutes simples tout simplement l'égalité entre les hommes et femmes vous y croyez vous l'égalité entre les hommes et les femmes c'est censé être bon ben ça pourrait se traduire par le fait que les femmes gagnent la même chose que les hommes c'est quand même pas un projet qui est inatteignable il paraît même que c'était la grande cause du quinquennat précédent sous Emmanuel Macron si la seule égalité entre les hommes et les femmes avaient lieu du point de vue des salaires c'est immédiatement 11 milliards 11 milliards d'euros qui rentreraient dans les caisses de la retraite le soi-disant trou pendant quelques années sur immédiatement comblé on peut se battre sur cet objectif monsieur Macron faisons-le qu'est-ce qui nous empêche de le faire on répondra c'est amusant parce que c'est le même mot gironise crétin que je suis média actuellement l'égalité homme-femme ou du moins il y a un outil pour l'égalité homme-femme c'est l'index vous savez pas qu'il y a un index égalité homme-femme qui a une efficacité redoutable plus que les inégalités continuent vous l'avez remarqué parfois dans certaines entreprises de près de 30 % bon tous ces éléments vous les connaissez mais je veux concentrer mon propos sur une chose nous sommes dans un moment très particulier de l'histoire du pays il se passe quelque chose d'extraordinaire bien sûr nous sommes dans un moment lourd de menace mais ce pays se dresse pour défendre ces deux années et derrière ça pour défendre une certaine conception de la République et du pays dans lequel ils veulent vivre c'est un mouvement généreux porteur de choses immédiates et simples mais qui sont immédiatement porteuses d'un horizon magnifique derrière ça c'est la question de la répartition des richesses la question du partage la question de la justice une certaine conception de la vie et la bataille qui est engagée est engagée d'une manière que je voudrais souligner l'unité oui l'unité est plus anciens qui sont là savent que c'est précieux qu'il y a par moments des offensives qui sont menées contre le monde du travail contre le peuple et que notre division fait que les coups passent ils atteignent leur cible mais il y a quelque chose qui doit être chérie particulièrement applaudit particulièrement soutenu particulièrement c'est l'unité syndicale toutes les organisations syndicales unies pour dire une chose qui est on ne peut plus radical ne cherchons pas à radicaliser le mouvement ça ne signifie rien il est totalement radical il dit une chose retrait du texte nous devons comprendre ce moment particulier et pour ce qui est de notre responsabilité député responsable politique aller dans cette direction la solution c'est l'unité la stratégie c'est l'unité le projet c'est l'unité longtemps nous avons dit que l'Union est en combat répétons qu'aujourd'hui l'Union c'est une victoire nous l'avons dans ces conditions je le dis parce que nous allons rentrer dans un moment difficile tout doit être fait pour maintenir cette unité c'est pas simple évidemment que c'est pas simple on est des têtes dures des caractères vous connaissez ça dans les entreprises il y a 100 000 raisons de s'engueuler mais c'est le moment à ce que tout le monde à sa place va faire l'effort de ne pas introduire des sujets de division entre nous tout ce que nous faisons doit être utile jamais futile quand nous faisons des erreurs corrigeant les immédiatement pour ce qui est des responsables politiques je fais la proposition que nous entendions les consignes que nous donnent les organisations syndicales et l'Inter syndical et que nous en faisions les nôtres pas de division je l'ai dit sans quoi l'adversaire en profitera j'ai entendu dans tout ça bien sûr il y a des stratégies on peut différentes pour ce qui est de la bagarre parlementaire mais avoue que nous avons tous obtenus une chose et quand le gong sonnera à minuit nous pourrons nous en féliciter ce texte ne sera pas adopté par l'Assemblée nationale je laisse Kraken par la suite je la connais un peu vous le savez elle développera sans doute le caractère totalement antidémocratique de tout ça mais c'est pas rien le gouvernement ne pourra pas s'appuyer sur une quelconque victoire j'ai trouvé François Ruffin un peu dur c'est vrai qu'on joue en défensif mais on a quand même planté un but l'autre jour article 2 battu vous avez suivi ça c'est pas mal [Applaudissements] il y a du monde à la corde à linge les députés de droite ont du mal à se positionner parce que quoi parce que même vous savez moi j'imagine dans la salle on est tous la même grande famille politique mais il y a un électorat de droite populaire dans les 65 députés de droite ils sont souvent ce qui reste le lectorat de Droite populaire et leur électorat vient les voir en leur disant même si le député ou Madame la député vous n'allait pas moi j'ai commencé jeune je vais pas prendre deux ans de plus donc tout ça n'est pas gagné ce CD points d'appui pour nous c'est des points d'appui on va pas s'engueuler pour savoir quel article machin tout ça très bien ça c'est des parfois des thèmes que le gouvernement repris par certaines officines journalistiques vont nous imposer mais quel que soit le sujet pas de division n'exerceront pas éventuellement un désaccord stratégique absurde t'assures la question fondamentale et je vais conclure là dessus pour remarcher dans les pas de François Ruffin c'est que cette terre syndicale après avoir construit pas par tel que le mouvement ouvrier sérieux c'est le faire parce que c'est pas simple de mettre les gens en grève il suffit pas de clamer quelques mots d'ordre en faisant claquer quelques draps rouges pour qu'immédiatement les gens disent ah j'ai compris la consigne j'ai trouvé mon chef révolutionnaire qui me dit quoi faire c'est plus compliqué que ça pour créer de la confiance ça fait peur de se mettre en grève ça fait peur de perdre une journée de salaire quand vous avez un prêt sur le dos quand le salaire que vous touchez fait que les 80 euros vous avez perdre peut-être après une journée de grève vous allez les sentir à la fin du mois il faut qu'il y ait cette fraternité cette puissance qui donne confiance pour qu'enfin tout un peuple se dise là nous frappons un grand coup c'est pourquoi les journées qui ont été mis en place c'est intelligemment que ce calendrier de mobilisation a été fait et que cette date du 7 mars est là ami goutton ce moment c'est exceptionnel une inter syndicale rassemblée comme toujours dans lequel il y a pas un millimètre de division un front politique rassemblé tel que nous sommes en train de le construire et nous le construire encore tous ensemble nous disons si le gouvernement engage l'épreuve de force et bien le 7 mars mettant le pays à la raie vous savez à l'arrêt à l'arrêt à l'arrêt [Applaudissements] je m'autorise un dernier clin d'oeil vous allez dire je suis un peu fou mais j'aime l'histoire de France c'est comme vous tous la Révolution française alors je vais faire un jeu de mots j'arrive pas à le faire on est dans le 93 mais je pense à 89 bon ça marche pas voyager non mais c'était pour citer une chose parce que déjà en 1789 c'est ce que je voulais dire je voulais citer un personnage qui s'appelle Mirabeau personnage un peu glauque déjà à le dire vu qu'on s'est aperçu par la suite qu'il était corrompu mais qui est celui qui pour la première fois face aux représentants du roi lors des états généraux et tout ça fait c'est une oeuvre magnifique à l'Assemblée nationale a envoyé promener le représentant du roi c'était le marquis de gros braisé celui qui était chargé là cérémonie qui avait dit aux États généraux rentrer chez vous puisque vous ne voulez pas obéir au roi et il s'était dressé il avait dit allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes et des représentants du tiers état sont restés c'est le début du parlementarisme pour la première fois des robes ont entendu peuple tiennent tête au pouvoir unique et Mirabeau disait aussi cette phrase alors c'est pas le mot grève générale mais il disait phrase magnifique il dit prenez garde disait-il à l'aristocratie et aux puissant qui voulait rien lâcher prenez garde niritait pas ce peuple qui produit tout et qui pourrait être formidable n'aurait qu'à être immobile à cesser le travail en 1789 le 7 mars soyez formidables parce que vous êtes tout c'est vous qui avez tous et vous qui produisez le monde du travail à droite tout parce qu'il est tout le 7 mars par votre arrêt de travail Vous allez montrer qui est le maître dans ce pays qui est le souverain et nous serons entendu merci merci Alexis bravo Alexis crève générale [Applaudissements] grève générale très général alors il nous reste deux intervenantes de voix très forte de notre département où je rappelle quand même que nous avons fait 12 sur 12 pour la nupes on peut on peut s'applaudir dans le 93 12 députés 12 nuits [Applaudissements] alors elle est députée justement de Seine-Saint-Denis pas simplement depuis 2022 mais depuis 2017 on l'a vu récemment on la connaît pour plein de choses mais on l'a vu récemment défendre notre projet pour la retraite à 60 ans dans un débat télévisé ou je dirais pour le moins elle a donné du fil à retordre à l'extrême droite je pense qu'elle les a ramassées faites un maximum de bruit pour Clémentine Autain bonsoir à toutes et tous et je voudrais commencer en remercions Raquel d'avoir organisé ce midi et rappeler parce que c'est pas si vieux que Raquel elle a gagné cette circonscription ici à Bobigny contre le système la garde et c'est pareil [Applaudissements] ça vient ça vient d'être dit ça vient d'être dit mais je voulais le rappeler c'est vrai que en Seine-Saint-Denis 12 circonscriptions 12 députés de la nupesse on en sait quelque chose ici de l'intérêt de cette union de se rassemblement sur un projet de transformation en profondeur ça parle dans nos quartiers populaires et ça c'est important de se le rappeler alors sur la réforme des retraites c'est vrai que c'est pas la première fois en macronie on les a pratiqué à l'Assemblée nationale pendant cinq ans mais plus je les écoute plus je me dis que décidément il y a du Orwell dans la macronie on le savait puisque vous connaissez la guerre c'est la paix la surveillance c'est la liberté et bien avec Elisabeth borne maintenant la réforme des retraites c'est la justice et c'est le progrès alors c'est une citation qui était réalisée sans trucage puisque ce sont ses propres termes quand elle a lancé la réforme et c'est dire à quel point les mots n'ont strictement plus aucun sens en macroniste c'est-à-dire qu'ils ont réussi vraiment à tout nous transformer à tout changer les termes jusqu'au mot réforme comme les disait François tout à l'heure et moi je tiens toujours à parler de contre-réforme parce que la réforme quand on ouvre un dictionnaire ça veut dire améliorer les conditions de vie et là il s'agit d'une immense régression sociale et c'est ce que les Français ont compris les Français ont parfaitement compris que cette contre-réforme est à la fois injuste injustifié et profondément brutal elle est injuste elle est d'abord injuste parce que elle fait payer au plus modeste des choix économiques qui ont été faits par le gouvernement c'est-à-dire des cadeaux des cadeaux fiscaux au grand groupe économiques et aux hyper riches et qui va les payer ce sont précisément les plus modestes les plus modestes ceux qui ont commencé à travailler le plus tôt ceux qui ont eu des carrières pénibles ce sont eux qui vont avoir évidemment à payer de leur vie de leur corps de leur chair cette contre-réforme ce sont également les femmes et vous le savez et c'est une raison majeure de l'injustice les femmes vont payer le prix fort de cette de ce projet parce qu'elles ont les carrières les plus hachées et parce que il y a ces inégalités de salaire et d'ailleurs je voudrais remercier notre allié de circonstances on s'y attendait pas enfin moi je m'y attendais pas Franck Riester qui quand il a été interrogé sur le sujet a quand même pas réussi à dire à pouvoir dire autre chose que oui ce projet va pénaliser les femmes c'est impossible de dire autrement donc on en est là et enfin je dirais que cette réforme est injuste parce qu'elle va transformer les deux plus belles années de la retraite en de pires années de travail c'est ce que fait aujourd'hui le gouvernement c'est qu'il nous pique c'est de belles années et le projet tout ça pourquoi on a envie de dire tout ça pour pour rien parce que il n'y a pas de justification qui tiennent la mer sur ce projet là et d'ailleurs ils ont du mal en ce moment parce qu'elle a semblé en ce moment on est en train de discuter des finances on a une partie importante sur les recettes et si on gagnait toutes les batailles qu'on mène avec nos amendements sur les recettes d'une certaine manière on aurait plus besoin d'arriver à l'article 7 qui est le fameux article qui fait porter l'âge de 62 à 64 ans parce que si on règle la question financière immédiatement fait tomber l'argument principal du gouvernement or de l'argent il y en a des caisses et des wagons et des solutions il y en a des caisses et des wagons moi c'est ce qui m'a frappé quand on a auditionné non seulement les organisations syndicales toutes mais également un certain nombre d'experts en fait il y a plein de manières de tirer les fils pour trouver de l'argent alors il y a le plus simple que j'ai envie de vous dire il y a des grosses masses on sait que si on faisait cotiser le capital ou même niveau que le travail on aurait 14 milliards d'euros qui rentreraient dans les caisses et là ce dont on nous parle c'est un trou de 12 à 18 milliards mais qui commence déjà à revenir soit des petites choses l'ISF et la flat tax c'est 5 milliards déjà là CVAE c'est un impôt de production que le gouvernement a décidé de suspendre c'est 8 milliards d'euros et c'est parce qu'ils ont suspendu cette tvae c'est un peu technique que en réalité il cherche de l'argent il cherche de l'argent pourquoi pour pouvoir rentrer dans les clous des 3% de Bruxelles imposés par des technocrates sur un coin de table et c'est exactement la logique qu'ils ont et ils ont un problème comptable ils veulent rentrer dedans et au lieu d'aller chercher l'argent là où il est et bien ils le prennent sur la sueur la vie le quotidien la qualité de la vie et nos plus belles années de retraite et ça c'est d'un d'une indécence je dirais c'est d'un qui est assez effroyable et il monte pour le faire il monte pour le faire et je veux le redire ça a été dit tout à l'heure par Eric Coquerel mais faut voir ce qui nous raconte depuis deux jours à l'Assemblée nationale monsieur du stop qui a 48 heures nous l'avons harcelé toute la soirée en lisant monsieur du stop combien de personnes vont être concernés par cette retraite à 1200 euros en janvier Olivier Véran a expliqué que c'était 2 millions de personnes chemin faisant nous avons réussi à expliquer que non seulement c'est pas 2 millions de personnes mais surtout pour une raison simple c'est qu'il s'agit de 1200 euros pour une carrière complète 1200 euros brut ce qui n'était pas dit au démarrage et là on arrive maintenant ou il ne nous répond pas le lendemain matin sur France Inter il explique que c'est 250 000 personnes on est passé de millions à 250 000 ensuite il nous sort ce chiffre des 40000 personnes chaque année qui vont être concernés et là en effet Jérôme Guedj dit mais c'est pas du tout ce que ce qui se passe c'est parce que nous dit la direction concernée puisque la direction dit que les informations que vous ne vouliez pas nous donner en réalité vous les aviez depuis le mois de janvier pourquoi vous ne les avez pas donné aux Français et à nous depuis le mois de janvier et bien la réalité c'est que ce gouvernement ment il ment parce que il veut essayer de faire avaler aux Français des couleurs il veut faire avaler aux Français des couleuvres et il ne veut pas admettre que son projet politique profondément c'est un projet au service des hyper riches et là aussi très simplement dans la séquence de crise où tout le monde tire la langue de se dire que si on taxé à 2% les 42 milliardaires français on aurait réglé le problème des 17 milliards d'euros de potentiels déficits 2% sur les 42 milliards et cette réforme et cette réforme elle est terriblement brutale on le sait puisque la modalité d'application c'est d'abord s'asseoir sur la tête de la majorité des Français qui est contre 93% des actifs sont opposés à ce projet c'est considérable et il le fait avec la brutalité puisque c'est compliqué et sans doute Raquel il reviendra d'expliquer ce 47-1 je sais pas si tout le monde a bien compris même si vous l'entendez un peu mais retenez tout simplement que c'est un 49-3 déguisé parce qu'à la fin des fins non seulement le débat parlementaire est contraint à 50 jours mais à la fin quand ça n'est pas terminé il suffit d'une ordonnance et c'est fini c'est ça que nous propose le gouvernance c'est-à-dire de s'asseoir littéralement non seulement sur la volonté de la majorité des Français mais également sur la représentation nationale et sur le vote du Parlement ça c'est la façon d'agir de ce gouvernement de façon extrêmement brutale donc il faut pas se raconter de salade nous on fait tout ce qu'on peut à l'Assemblée mais la vérité c'est que ça se joue dans la rue c'est le bras de fer que nous avons engagés c'est seulement ce bras de fer social accompagné évidemment de du front politique que nous constituons qui peut permettre de dénouer la situation et de les faire plier nous pouvons les faire plier et évidemment que la question est celle du 7 mars du 8 mars et du 9 mars parce que j'insiste sur le fait qu'il y a cette marque mais ensuite il y a lui mars notamment consacré à la question des femmes elle sera aussi une journée notamment à l'initiative de la Genèse donc il faut se dire que la poignée ce contrairement à ce qui nous ont dit au début et les millions c'est nous et se dire également que avec un 7 mars c'est quand c'était comment la notre génération on va voir s'ils suivent sur une question de générationnelle un 7 mars et ça repart ça vous marche on l'a fait on l'a fait par génération comme sur la retraite donc moi je pense que architecte mars et ça repart et je veux terminer d'un mot sur un point très important c'est que si on gagne la bataille on va gagner plus que les deux années de retraite qu'ils ne vont pas nous prendre si nous gagnons ce bras de fer c'est la fin du quinquennat Macron c'est terminé c'est terminé parce que ce qui se joue derrière c'est un choix de société et le nom que nous voulons affirmer la bataille que nous voulons remporter sur les retraites elle est celle d'une logique politique néolibérale d'austérité à tous les étages et en plus de brutalité démocratique mais ensuite il faut pas qu'on se enfin faut qu'on se dise les choses après il y a une course contre la montre et la course contre le menthe elle est avec l'extrême droite et l'extrême droite son projet on l'a vu là dans la question des retraites il était très clair le projet c'est de résoudre la question financière potentielle du petit trou sur les retraites par la résorption du problème démographique en demandant aux femmes de faire des enfants pour payer le régime et également pour faire face au fantasmes du Grand remplacement et donc la bannière dont l'extrême droite prend le projet des retraites en termes de réponse et de solutions c'est totalement le cœur de son projet xénophobe raciste et sexiste et donc en face de en phase de si on a éliminé Macron parce qu'on l'a battu avec le quinquennat est terminé et qu'on a mis à nu cette logique dont plus personne ne veut après c'est eux ou c'est nous et nous je pense que nous avons quelque chose de fort dans la séquence c'est que la le cœur de ce qu'on porte le partage des richesses le partage des temps de la vie le partage des pouvoirs la relance de l'idéal de progrès humain l'émancipation la quête d'émancipation quand vous regardez les slogans quand vous regardez tout ce qu'il y a en ce moment dans la rue ce qui se dit c'est chez nous que c'est que ça que ça fait écho c'est c'est pour nous d'une certaine manière je retrouve complètement les termes qui sont portés par notre famille politique ce qui nous donne une responsabilité immense chère camarade immense parce que notre responsabilité elle est de gagner et pour gagner que chacune et chacun est bien conscience que l'outil majeur dans le cadre d'une tripolarisation de la vie politique c'est la nupesse parce que sans cette unité de toutes les familles politiques de la gauche dans le cadre de la tripolarisation nous n'avons pas de chance de victoire et donc il faut la chérir il faut lâcher réel et si nous la chérissons bien et je terminerai sur des mots de Marguerite Duras que qui me trotte sans arrêt en tête parce que ça fait tellement écho à la fois la bataille des retraites et à la vision de la société telle que j'ai envie de l'avoir advenir je dirais que si on gagne cette bataille et les suivantes on devrait pouvoir s'offrir quelques années de printemps merci bon courage merci Clémentine merci on applaudit très fort alors notre dernière Intervenance j'ai eu le plaisir l'honneur d'être son suppléant lors des élections législatives de 2022 nous allons accueillir maintenant notre lion 5e circonscription cette femme qui est infatigable qui met la justice au devant de tout aussi à l'aise sur le terrain dans les médias que dans l'hémicycle et qui a réussi à mettre fin à 20 ans 20 ans du système Lagarde j'ai pas envie de dire son nom 22 ans et surtout qui nous a appris à chanter le point levé en espagnol oui c'est une chanteuse normalement dans les meetings on risque d'avoir une surprise tout à l'heure ah bah oui alors la députée de la cinquième circonscription Bobigny Drancy Le Bourget [Applaudissements] merci merci les amis me revient le plaisir de terminer cette soirée je suis heureuse je suis émue c’était un pari audacieux vous me l'aviez demandé sur tous les temps vous m'aviez dit pourquoi les grands meetings sont-ils toujours à Paris en Île-de-France et pourquoi on serait pas un meeting en Seine-Saint-Denis et pourquoi pas à Bobigny et je veux particulièrement remercier remercier mes camarades mes amis qui sont venus ce soir à Bobigny pour parler ce sont des grandes oratrices des grands orateurs des personnalités populaires des personnalités importantes utiles pour tous nos combats sociaux merci Clémentine Autain merci Alexis Corbière merci Leila Shelby merci Fabien game merci Solaria mechtou et vous avez bien vu que nous étions actuellement dans l'hémicycle également et donc je remercie les collègues qui sont d'ores et déjà reparti siégé car nous siègeons encore et nous y retournerons tout à l'heure Boris Vallaud François Ruffin et les Coquelles coquerelles le président Coel et Sabrina c'est Bailly merci aussi à tous les amis les camarades militants qui ont organisé cette soirée qui l'ont permise parce que en fin de Saint-Denis nous avons depuis le début de ce mouvement organisé les uns et les autres des petites réunions publiques dans des petites salles municipales dans des petites dans des cafés des bars etc mais ce soir ce soir ce que nous avons réalisé c'est le premier et le plus gros meeting de la campagne contre la retraite à 64 ans ici en Seine-Saint-Denis [Applaudissements] et ça n'est qu'un début ça n'est qu'un début car la sainte Saint-Denis lève la tête ce soir pour dire non non à la retraite à 64 ans je veux parler ce soir au nom de toutes ces femmes toutes ces femmes de la Seine-Saint-Denis qui tous les matins se lève pour prendre le métro ligne 5 la RER B pour partir à Paris pour partir dans l'Ouest parisien pour s'occuper des enfants des quartiers les plus riches des personnes âgées dans les quartiers les plus riches pour faire la sécurité pour s'occuper des soins de la santé des autres et qui le soir reviennent fatigués fourbus [Applaudissements] nous les femmes de Seine-Saint-Denis nous demandons du respect de la dignité nous demandons à être écoutés parce qu'ici l'enjeu vous le savez très bien vous le savez très bien ici c'est pas seulement 62 63 64 ans ici pour avoir une retraite complète on va jusqu'à 67 ans quand on tenait une femme parce que quand on est une femme on n'a pas de carrière complète donc rendu à 62 ans on a une retraite misérable si on arrête et on peut pas se le permettre donc on va à 67 et même et même vous le savez les femmes de Seine-Saint-Denis poussent jusqu'à 68 ans pour aller chercher cette petite surcotte vous le savez la petite surcote à 5% à 10%. voilà la réalité de ce que vivent les femmes de Seine-Saint-Denis voilà cette puissance cette puissance qui doit se donner à voir et si j'ai un message que je voudrais marteler par-dessus tout c'est un message qui vient du pays dans lequel je suis né le peuple unit jamais ne sera vaincu elle poivre l'eau ou Nino et voilà voilà ce que doit comprendre Emmanuel Macron nous sommes les acteurs d'une bataille entre Titan il y a deux blocs dans cette bataille mais dans un bloc il y a le peuple tout entier et dans un autre bloc il y a un homme seul Emmanuel Macron le président de la République voilà la réalité la réalité qui est à la fois majestueuse parce qu'on se dit qu'on ne peut que gagner mais à la fois tellement agaçante parce qu'on se dit mais qu'est-ce que c'est que cette ce système démocratique qui permet que l'on évalue et qu'on est l'examine à l'Assemblée nationale une loi dont on sait que personne ne veut n'avons-nous pas appris n'avons nous n'avons nous pas appris à l'école et dans nos livres que la loi c'est l'expression de la volonté générale mais justement mais justement n'avons-nous pas appris que la République c'est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple et bien je crois que c'est l'heure de le réaffirmer c'est l'heure de rappeler au gouvernants que ce n'est pas possible de faire une loi contre la volonté de 93% des actifs 93 imaginées imaginez ça veut dire qu'en fait par exemple ici dans cette salle on est 100% contre la retraite à 64 ans et si vous allez dans la rue vous êtes à 93%. donc c'est pareil on est tous d'accord on est tous d'accord et cette unité fait de nous une puissance absolument irrépressible on ne peut que gagner mais au fur et à mesure que Macron s'entête avec ses amis députés avec ses amis macronistes avec ses amis députés de la droite aussi dans ton voie qui sont dans une zone de déséquilibre qui sont embêtés ils sont embêtés parce que chez eux aussi dans leur circonscription c'est 9 Français sur 10 qui sont pas d'accord et nous avec les collègues on cause de temps en temps avec tous ces députés de droite et là au mois de janvier ils ont pour les pour la plupart fait les vœux vous savez en janvier on fait des vœux donc ils ont ils ont sont allés dans les différentes communes de leur circonscription et ils ont entendu partout la même chose partout ils ont entendu la même chose ils nous disent on a entendu des Français qui disent un on sait que cette réforme n'est pas nécessaire et de on sait qu'on nous enfume beaucoup pour nous essayer de nous faire croire que c'est nécessaire donc il y a un espèce de ras-le-bol de ce mensonge étatique de cette façon de forcer de se forcer contre le peuple voilà c'est bien c'est bien d'ailleurs ce qu'on parfaitement compris les organisations syndicales et elles ont été maintes fois saluées ce soir et je veux le redire je veux redire à travers Kamel brahmi ma reconnaissance notre reconnaissance au mouvement syndical français [Applaudissements] vous avez jusqu'à présent mené ce mouvement d'une main de maître pas une faute pas une erreur merci bravo nous sommes derrière vous Kamel brahmi me disait que en ce moment à la CGT ici parce que nous sommes nous sommes chez vous quand même alors nous sommes un peu chez Stéphane Roussel parce que c'est le président du Département merci monsieur le Président mais nous sommes dans la Bourse du Travail donc nous sommes chez les syndicats et Kamel brahmi me disait qu'en ce moment le téléphone du syndicat chauffe ce que les gens appellent ils disent mais comment on fait pour faire grève il y a des nouveaux des gens qui viennent dans la lutte qui rentre dans la lutte les adhésions on dit on a multiplié par trois le nombre d'adhésions individuels en ligne là en janvier par rapport à l'année dernière il se passe quelque chose parce quelque chose [Applaudissements] et alors ce qui est ce qui moi m'a beaucoup intéressé c'est que j'ai j'ai entendu dans le discours des dirigeants syndicaux un vocabulaire axé sur la question démocratique Martinez a dit c'est quoi ces députés là qui votent pas comme leurs électeurs il a dit c'est un problème démocratique il aura Bergé je l'ai entendu samedi il a dit nous sommes dans une situation de folie démocratique folie démocratique c'est bien le mot parce que comment ça peut exister un pays où alors qu'on est tous d'accord contre un système contre une loi et bien malgré tout le pouvoir exécutif a le droit de le mettre à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et de décider du temps des débats et d'une voix date de discussion qui en bout de course va priver les députés de la possibilité de voter cette loi mais qu'est-ce que c'est que ça c'est de la folie démocratique il a raison et j'ai bien compris que les syndicats cherchaient à mettre la pression en particulier sur chacun et chacune des députés qui sont responsables et comptables pour chacun d'entre eux d'une petite parcelle de la souveraineté parce que la souveraineté vous savez la souveraineté je le vous le dis tout le temps la souveraineté et la caractéristique de celui qui n'a pas de maître donc si on regarde au-dessus de soi et qu'il y a personne c'est qu'on est le souverain et bien dans notre conception de la République qui est le souverain le pape qui est le souverain c'est nous c'est nous qui commandons c'est nous qui commandons donc ces députés là c'est des petits qui hésitent en ce moment pour certains par exemple ils ont voté contre l'article 2 mardi c'était intéressant mais non il y a des listes des listes on regarde qui a voté qui a voté quoi qui n'est pas entrer dans la salle qui se planque un petit peu qui s'abstient parce que ouf faudrait pas se fâcher avec Macron mais en même temps faut pas se fâcher avec ce type et en même temps faut pas se fâcher avec les électeurs voilà il y a une pression populaire qui est une pression démocratique c'est important mes amis je serai plus très longue parce que cette soirée a été très longue vous pouvez vécu un petit peu ce qu'on vit un peu à l'Assemblée nationale en ce moment il y a eu 17 groupes d'actions de la France insoumise qui ont organisé cette soirée 17 merci merci les camarades les communistes notamment de Bobigny les écologistes de la Seine-Saint-Denis les socialistes de la Seine-Saint-Denis nous nous sommes tous mis ensemble ensemble pour faire cette soirée merci merci Julie El Mokrani Thomason merci Pascal Audrey merci Johan salez merci Rémi souris merci voici le bouskri merci tous les géants Bagnolet Montreuil Bobigny Drancy Le Bourget Rosny Sevran Romainville Saint-Denis Saint-Denis vous êtes là merci ouais le 93 le 93 lève la tête on est là on est là même si Macron ne veut pas on est là et malgré le temps contraindre l'Assemblée nationale malgré cette Constitution qui est en bout de course et on finira bien par la remplacer vous verrez nous passerons vite fait à la Sixième République je vous le dis mais on en parlera à notre soir [Musique] je voulais vous dire que ici nous avons vécu le covid d'une façon très particulière parce que ça a été dit ça a été dit ici ben pendant le covid on était nombreux à continuer de travailler en fait donc c'est ici qu'il y a eu plus de morts et donc c'est ici qu'on sait que la vie est courte la vie est courte et jamais on laissera quelqu'un prendre deux ans de notre vie jamais [Applaudissements] le président de l'Uruguay que j'ai eu le plaisir de rencontrer ma voix m'a dit une fois il m'a dit la grande différence entre les riches et les pauvres la grande différence entre les puissants et le peuple c'est que eux ils ont de temps en temps la possibilité de se payer des vacances avec leurs enfants ils arrêtent de travailler çaillent ils profitent alors que nous non nous non si on arrête de travailler on mange plus donc il faut y aller tous les jours faut se lever tous les matins tous les soirs faut se fatiguer tous les soirs c'est ça la grande différence parce que à la fin de notre vie quand on a fini le travail au bout du bout du bout du bout et bien il y a pas de magasin où on va acheter encore des années de vie supplémentaire ça n'existe pas donc rien de ce que il nous prennent aujourd'hui par cette impôt sur la vie nous pourrons le racheter nous ne pouvons le garder que par la lutte que par la lutte opiniâtre nous ne vous laisserons pas nous prendre deux années de notre vie car notre vie est-ce qu'il y a de plus précieux ce loisir de pouvoir se mettre au pied d'un arbre pour peut-être faire la sieste ce loisir de pouvoir voir nos enfants nos petits-enfants voire personne même quand on a envie de voir personne voilà la liberté nous voulons être maître de nos vies comme nous sommes les maîtres en démocratie nous voulons être les maîtres de notre temps voilà ce que nous allons affirmer et avec cette victoire contre Macron nous obtiendrons derrière la retraite à 60 ans oui parce que c'est à 60 ans qu'il faut partir pas à 62 le problème des retraites si on a c'est qu'elle arrive trop tard et que nos retraites sont trop basses donc oui retraite à 60 ans avec 40 annuités nous allons le gagner merci les amis accrochez-vous accrochez-vous jusqu'à la victoire [Applaudissements] [Musique]
Éric Coquerel