Aller au contenu
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 avril 2023 4 min

Emmanuel Macron annonce une nouvelle loi sur la fin de vie "avant la fin de l’été 2023"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

j'ai en la matière une opinion personnelle qui comme celle de nombreux Français peut évoluer évoluent évoluera qui le sait sur un tel sujet j'ai aussi en tant que président de la République une responsabilité de concorde et une volonté d'apaisement vos réponses sont importantes parce qu'elles traduisent une forme de vérité qui ne peut qu'interpeller comme il y a une volonté générale qui dépasse la somme de toutes les volontés particulières voilà une conviction générale au sens où elle est celle formée forgée au-delà de la conviction de chacun celle-ci est non le produit d'une somme de perception mais elle est le fruit d'une délibération elle est un ouvrage même de réflexion et je le dis clairement cette expression de la convention porte en elle une exigence et une attente c'est celle d'un modèle français de la fin de vie nous y répondrons nous avons déjà des éléments irrécusables de convergence dans ce modèle français de la fin de vie vous avez fixé des bornes en deçà desquelles vous estimez que nous ferions fausse route d'abord vous avez souligné l'importance de la prise en compte et de l'analyse du discernement afin de garantir l'expression de la volonté libre et éclairée que cette expression soit directe ou par des directives anticipées ou une personne de confiance la question de la réitération du choix et tout aussi cruciale ensuite vous jugez primordial que la condition médicale des patients présente le caractère d'incurabilité de souffrance réfractaire psychique et physique voir l'engagement du pronostic vital vous insistez à raison pour que jamais une aide active à mourir ne devrait ne devra être réalisé pour un motif social pour répondre à l'isolement qui parfois peut culpabiliser un malade qui se sait condamné à terme et voudrait en hâte programmer l'issue afin de ne pas être une charge pour les siens et pour la société en outre la pauvie ou en tout cas l'absence de conclusion sur l'aide active à mourir pour les mineurs suggèrent de ne pas ouvrir cette faculté enfin vous avez voulu assortir l'aide active à mourir de procédure qui permettent une écoute un accompagnement et une collégialité tous ces points sans faire l'unanimité on fait consensus mais sur les questions éthiques mêlant l'intime et le positif il y aura toujours et c'est d'ailleurs saint la possibilité de conscience qui objectent à la sentiment général ainsi ces quelques lignes rouges me paraissent utilement encadrées l'hypothèse d'un modèle français de la fin de vie et constitue notre point de départ mais au-delà de ces bornes qu'en est-il de ce modèle je contredirais aussitôt ce que je viens de dire sur l'articulation des légitimités si j'en concluais que le dernier mot sur la question devait être dit aujourd'hui nous sommes tous collectivement dans une forme de maïeutique c'est pourquoi je demande au gouvernement en lien avec les parlementaires désignés par le président du Sénat et la présidente de l'Assemblée nationale qui avec leur conférence des présidents auront à faire ce travail transpartisan de mener une œuvre de co-construction sur la base de cette référence solide qui est celle de la convention citoyenne et en lien avec toutes les parties prenantes je souhaite que ce travail permette de bâtir un projet de loi d'ici à la fin de l'été 2023 ainsi continuera une maturation collective de l'éthique à la politique respectueuse de l'épaisseur des vies de l'humanité trouvant aussi les bons mots et je parle sous le contrôle sur un tel sujet de notre seul immortel de la salle chérir et nous pourrons ainsi à travers cette maturation permettre je le souhaite je le crois de tracer un nouveau jalon vers ce modèle français de la fin de vie [Musique]