Pour une philosophie des réseaux sociaux - Les Chemins de la philosophie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 19 %Défensif 19 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00pierre_mussoFait
« les réseaux sociaux sont très porteurs comme d'autres formes de techniques de fiction »
- 1:00Fait
« l'enjeu majeur c'est de civiliser et là je veux citer encore mot maître georges balandier il disait ce à quoi on assiste aujourd'hui avec le numérique les techno biologie tout ça c'est des nouveaux nouveau monde »
- 3:00Fait
« les réseaux sociaux c'est un peu le far west aujourd'hui et que j'espère qu'on va ouvrir un nouveau cycle progressivement on va apprendre à apprivoiser ces nouveaux outils »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous et bon jour à tout merci d'être présents aussi nombreux en ce mardi après midi dans le grand amphithéâtre de la sorbonne pour ce rendez vous désormais traditionnel entre france culture et la sorbonne un merci tout particulier aux lycéens qui sont présents aujourd'hui et certains d'entre vous sont là depuis ce matin alors j'ai le plaisir de les citer s'agit des lycéens du lycée louis-le-grand d'être là du lycée colbert gens pas là du lycée chaptal du lycée henri iv ils sont en cours du lycée lamartine bien réveillé du lycée lafontaine qui sont allés insu sont là et du lycée charles péguy je crois que c'était là ce matin et merci aussi à rachid asus qui a coordonné la présence de ces lycéens aujourd'hui qui était très importante pour nous alors merci à tous et merci et bienvenue à ceux qui ne sont pas lycéen évidemment le sujet de ce débat vous concerne au plus haut point puisqu'il s'agit des réseaux sociaux alors aussi surprenant que cela puisse paraître il ya pas si longtemps quand on parlait des réseaux ne pensais pas aux réseaux sociaux pour une raison très simple c'est que les réseaux sociaux n'existaient pas leur histoire est très récente et s'il vous est impossible aujourd'hui d'imaginer vivre sans réseau vous allez aujourd'hui prendre la mesure du changement voire même de la révolution qu'a entraîné l'apparition et l'utilisation des réseaux sociaux vous allez le voir aujourd'hui les réseaux ne sont pas forcément sociaux l'organisation en réseau ce qu'on appelle l'organisation réticulaire retenez ce mot ne concerne pas seulement la société mais aussi la nature le savoir un circuit électrique l'organisation d'une ville l'organisation dit réticulaire donc en réseau implique un mode de fonctionner une logique qui est très particulière et qu'on va essayer de comprendre ensemble pour mieux saisir ce qui fait l'essence des réseaux sociaux si on écoute les discours qui sont tenues aujourd'hui sur les réseaux sociaux dans tant de choses enfin d'antan une ambivalence les réseaux sociaux sera la fois synonyme du meilleur et du pire du meilleur car ils permettent la mise en relation des individus et le partage d'une information de manière quasi instantanée pour un très grand nombre de personnes mais aussi du pire car la possibilité pour tout le monde de pouvoir s'exprimer sans filtre de faire circuler n'importe quelle information brouille les repères qui constituait jusque-là le statut de l'information la représentation du pouvoir et la transmission du savoir alors assistons aujourd'hui un appauvrissement du débat d'idées par l'intermédiaire des réseaux sociaux cet appauvrissement est il inéluctable et à quoi ressemblerait une éducation aux réseaux sociaux qui permettraient peut-être d'en tirer le meilleur usage et bien pour répondre à ces questions aujourd'hui j'ai le grand plaisir d'accueillir les trois personnes qui m'entourent et qui seront donc avec moi au cours de l'heure qui suit valérie jacques perrier bonjour bonjour à tous bienvenue vous êtes chercheuse et enseignante à l'université paris sorbonne on est chez vous en quelque sorte ici vous êtes spécialiste de la sociologie des médias et vous avez publié les journalistes face aux réseaux sociaux une nouvelle relation entre médias et politiques aux éditions mkf à ma gauche se trouve benoît thieulin bonjour à vous bonjour merci d'être ici avec nous aujourd'hui vous êtes co fondateur de mediapart co fondateur et membre de terra nova vous avez présidé le conseil national du numérique instance indépendante pour le gouvernement français de 2013 de 2013 à 2016 et vous avez publié notamment l'élu face au numérique de la puissance publique à la puissance citoyenne un défi majeur des territoires c'était en 2015 et à votre gauche se trouve pierre musso bonjour à vous bonjour merci d'être avec nous aujourd'hui vous êtes beaucoup de choses vous êtes docteur en sciences politiques professeur en sciences de l'information et de la communication est télécom paristech et vous avez publié vous êtes l'auteur d'un d'une critique des réseaux qui était paru aux puf en 2003 et c'est avec vous qu'on va commencer ce débat parce que dans votre critique des réseaux vous montrer en fait vous affirmez la mort annoncée de la figure du réseau alors aujourd'hui il est difficile de si on regarde ce qui se passe on ne parlerait pas de morts du réseau alors qu'est ce que vous voulez dire par là et que ce soit l'occasion peut-être pour vous de nous dire en quoi les réseaux sociaux changent même cette figure du réseau alors je sais pas si je non c'est vraiment la mort des réseaux mais plutôt la faiblesse du concept de réseau c'est une philosophie des réseaux c'était au début les réseaux sociaux vous l'avez dit se diffuse vraiment disons à partir de 2004 en particulier facebook même s'ils existent de la fin des années 90 et qu'est ce que c'est qu'un réseau je crois que c'est ça qui est très important et je critiquais le fait que le concept de réseau était tellement utilisé qu'il était surchargé de signification et qu'il a pris même statut d' idéologie j'ai appelé ça une radiologie puisque quand vous avez employé le mot réticulaire il faut savoir que réseau ça vient de retis du latin retis et retis c'est quoi c'est un entrelacement de fil c'est un filet de pêcheur c'est un tissu et c'est la signification du terme jusqu'à la fin du xviiie siècle et c'est à partir du 19ème siècle essentiellement qu'on va employer le réseau au sens de réseaux techniques donc l'associé aujourd'hui à internet en particulier ou au système d'information et c'est la troisième fois c'est pas nouveau et il est surchargé donc de signification à l'occasion des différentes mutations technologiques industriels depuis le début du 18e 1 nul 3 pour simplifier il ya eu celle de la mécanisation ce qu'on appelle la révolution industrielle avec le moteur de watts il ya eu celle de lui et donc est accompagné par les chemins de fer donc les chemins de fer sont les grands réseaux du 19e siècle et qui porte la technique n'est pas simplement de la technique c'est ça sert pas simplement à quelque chose la technique j'insiste là dessus c'est un mot de georges balandier un anthropologue et enseigner longtemps dans cette maison il dit c'est du techno tir est imaginaire c'est à dire la technique va pas sans récit sans utopie sans fiction et les réseaux sociaux sont très porteurs comme d'autres formes de techniques de fiction n'y a qu'à voir tous les débats sur les techno biologie par exemple aujourd'hui donc avec les chemins de fer il ya déjà eu tout un grand récit en particulier par les ingénieurs civils saint simoniens qui était le suivant je résume à toute vitesse j'ai beaucoup écrit sur les saint-simoniens en particulier michel chevalier qui était un peu le jacques attali de napoléon iii pour aller vite et qu'est ce qui dit avec les chemins de fer on ne va pas simplement aller plus vite et plus loin non en vain faire la communauté universelle c'est exactement le discours de zuckerberg à harvard il ya un an la grande communauté humaine avec les réseaux et ils appellent ça à l'époque l'association universel et ça va être un des grands mots d'ordre du 19e siècle réalisé l'association en particulier avec les réseaux proudhon reprendra sa sonde et la deuxième ce sont les réseaux électriques la deuxième révolution et du sel et la troisième elle est déjà derrière nous parce que tout le monde c'est pas ton rang dans le numérique etc mais du point de vue technique singh c'est un vieux futur la rencontre tout est lié à l'informatisation c'est à l'invention de l'ordinateur tout le monde le sait c'est turing neumann donc c'est une invention des années 40-50 qui va se diffuser évidemment lentement et qui va rencontrer les télécoms et qui va donner naissance à internet donc tout ça prend chaque fois j'insiste 50 à 60 ans c'est à dire le fait par exemple les réseaux électriques c'est entre 1880 et 1930 c'est pour ça que l'histoire et la généalogie est fondamentale pour comprendre n'importe quel concept c'est le vieux bachelard là qui enseignait au dessus qui disait ça pour comprendre un concept qu'il faut toujours en faire la généalogie c'est à dire la géologie l'histoire parce que à travers cette histoire d'un concept on peut voir à la fois sa richesse et son affaiblissement pour répondre à votre question donc le concept de réseaux sociaux à aurélien une histoire de 50 ans c'est ça que vous dites non ce que je dis c'est que là les réseaux ce que n'a pas le numérique notamment l'internet mais tout aussi fondamental personne n'en parle les systèmes d'information qui organise toutes les institutions et puis bien sûr les réseaux sociaux qui ne sont qu'un développement de l'internet est bien ces réseaux mettent 50 ans en moyenne le chemin de fer l'électricité et celui ci remettent une cinquantaine d'années pour devenir un système de pouvoir c'est à dire trouver des opérateurs trouver des usages se stabiliser dans la société se banaliser aujourd'hui on a plus de débat sur l'électricité on appuie sur un bouton ça marche plus personne ne se pose la question en revanche on se pose énormément de questions parce qu'on est encore au milieu du gué si je puis dire dans cette grande mutation qu'on appelle le numérique pour simplifier benoît thieulin sur cette analyse de l'émergence des réseaux sociaux et où est-ce qu'on situerait dans cette émergence est ce qu'on est au milieu du quai et éduquer ou est ce qu on est au début est ce qu'on est vers la fin où est-ce qu'on se constitue selon vous oui non je partage l'analyse je pense qu'on est vraiment au tout début alors certes l'ordinateur de turing déjà ancien enfin la réalité quand même c'est que au fond la démocratisation de l'informatique qui est un des enjeux en réalité de la diffusion des réseaux sociaux numériques dans la société scellier en fait à l'émergence du mobile du smartphone pendant ce temps dans notre poche et ça c'est une dizaine d'années en fait on oublie on a l'impression qu'en fait ça fait déjà très très longtemps dans la salle j'imagine que vous avez tous quasiment en tous cas presque l'impression d'avoir toujours vécu avec ça et même nous dont ce n'est pas le cas eh bien on a aussi cette impression là donc ça fait je dirais donc une petite dizaine d'années d'ailleurs c'est pas complètement anodin que les deux soient quasiment né en même temps c'est à dire que l'essor de facebook on a en france il diffuse à l'année 2007 à peu près ça dira massif à ce moment-là et des autres réseaux sociaux qui vont suivre ça en réalité étaient accompagnés par l'émergence du mobile c'est à dire finalement d'avoir une puissance de calcul qui est absolument prodigieuse connectés en permanence et hyper individualisé puisque chaque individu aujourd'hui en disposent et évidemment ça crée un bouleversement complet et je dirais ça reprend aussi ce qui est ma conviction profonde un des ressorts profonds de la région du sud de la révolution qu'on appelle informatique ou numérique c'est à dire profondément percuté par ce qui s'est passé avec l'émergence d'internet dont je pense qu'il faut dire un petit mot quand même un internet c'est vraiment la première grande disruption du monde informatique si vous regardez au fond ce que les pères fondateurs de l'informatique avait imaginé c'était une fin de l'informatique centralisée vous avez tous vu dans les bouquins d'histoire les premiers ordinateurs c'était des gros cubes énorme ils vont progressivement diminuer de taille est ce qui est intéressant c'est regarder les gens qui sont autour ils partagent l'ordinateur c'est pas un ordinateur individuel et le coup de génie et qui d'ailleurs n'est pas qu'un coup de génie purement scientifique ce les scientifiques sont insérés dans la société on est à la fin des années 60 aux etats unis sur la côte ouest on est dans ces espèces de bouillon de culture des baby boomers on est dans l'équivalent de mai 68 mais sur la côte ouest on manifeste contre la guerre au vietnam on est en train de remettre en cause l'organisation mandarine et hiérarchique dans dans la queue dans l'académie dans le monde universitaire après l'avoir remis en cause dans la famille est fondamentalement on a une philosophie de l'autonomie de l'individualisme et je dirais même de l'empowerment on est d'ailleurs au même moment alors l'homme bauermann c'est une sorte de philosophie de l'action 1 pour essayer d'en de prendre peut-être deux grandes figures de la pensée de l'empowerment il ya d'abord celle alinsky qui est un praticien activis de philosophe américain de chicago qui en réalité va travailler avec des minorités des pauvres des blacks et aidera et qui va en réalité définir presque une doctrine d'action sur le fait qu'on doit pas simplement aider les gens qui sont en difficulté en minorités racisées ou autre mais qu'on doit surtout leur apprendre à se doter de moyens d'action et je vous dirai dans le champ économique amartya sen est probablement un des philosophes et des économistes qui a le plus penser au fond cette logique d'un powerpoint et bien internet ça a été un mouvement profond de décentralisation du monde informatique qui en réalité a commencé autour des années 60 à la fin des années 60 grâce à infuser dans le monde universitaire un monde très égalitaire et très horizontale il faut pas oublier que l'internet c'est d'abord été un réseau de profs donc qu'ils échangent de manière horizontale l'information sans filtre sans moyens de paiement sans grande sécurité informatique non plus hein et c'est ça qu'on voit aujourd'hui je dirais qu'il ya plein de choses qu'on constate aujourd'hui qui viennent du fait que oui on a toujours l'impression que ça a été inventé par des militaires américains ce qui est vrai c'est des budgets militaires américains qui l'ont effectivement soutenu mais c'est internet ça d'abord été un truc de prof a menti informaticien qui a une vision du monde en disant l'ordinateur va changer le monde et qu'est ce qu'on peut faire pour que cette orientation pèse plus dans le champ politique et sociale et le plus d'impact eh bien ils ont fantasmé l'idée de donner une puissance de calcul autonome à chaque individu ma pensée ça à la fin des années 60 va être sacrément visionnaire évidemment si vous inventez ça à ce moment là qu'est ce qui vous mentent si vous avez chacun votre ordinateur qu'est ce qui vous manque un réseau et un réseau hyper égalitaire et quarante ans après quand une fois enfin atteint l'objectif d'avoir son petit ordinateur dans sa poche et connecté en permanence eh bien on mesure à quel point ces technologies sont des profondes technologie tempo mains des individus alors là où évidemment on est au début c'est que on commence à avoir un tout petit peu de recul et de voir en fait les effets très ambivalent de ces de ces réseaux sociaux mais je dirais de manière plus générale en réalité de ces outils numériques d'abord parce que les premiers effets ont été très bénéfiques partagé par une petite élite d'abord d'informaticiens et puis deux premiers aficionados si vous regardez les débuts de facebook ou de twitter ou autre les échanges étaient très polis et très intéressant et puis ça s'est diffusée diffusé on a commencé à voir des figures politiques pas de premier rang sans saisir s'organiser de plus en plus en gros pour le résumer ça d'abord porté obama au pouvoir ça a fait tomber quelques dictateurs ou en tout cas ça a contribué à les faire tomber en tunisie ou ailleurs je dis pas que c'est ça qui l'a fait tomber 1 mais si vous regardez si ben ali est parti du pouvoir en tunisie parce qu'il y avait des saints des milliers des dizaines de milliers des centaines de milliers de manifestants en bas des fenêtres de son palais mais ce qui a permis aux gens de se synchroniser de discuter d'échanger de contester et ensuite de se donner un mot d'ordre rapide instantanée d'aller sous ses fenêtres ça c'est fait effectivement beaucoup sur les médias sociaux donc j'irai on sort de cette première phase on était un peu naïf et un peu béat dans le numérique va apporter le bien sur la scène du débat public et de la politique obama les dictateurs qui tombe et puis ben là depuis quelques années on est dans le phénomène du ressac on se rend compte que ça apporte aussi où ça contribue de porter un train pour pouvoir saouti dèche l'art tout d'un coup on est beaucoup plus circonspect et donc on est obligé d'analyser comment est-ce qu'on se saisit de ces réseaux tout l'avantagé tout le progrès qu'ils peuvent effectivement engendré mais aussi tous les dérapages et les les dérives qu'ils peuvent eux aussi société alors va revenir en précisément sur la dimension politique et l'impact politique que le développement des réseaux sociaux peut avoir dans chaque pays d'ailleurs dans le dans le monde entier et aussi sur les relations interindividuelles que ça induit en parle et d'horizontalité est ce que c'est encore le cas aujourd'hui ce cas pas une rue verticalisation des rapports sur les réseaux sociaux avant cela je voudrais qu'on rebondisse un point que vous avez rapidement citer que celui de l'information les régions perrier au sein des réseaux sociaux en fait chacun peut aujourd'hui devenir à la fois émetteur et récepteur de l'information c'est une vraie révolution pour la pour la fabrique de la formation alors dit comme ça oui effectivement en première instance on peut se dire waouh c'est merveilleux tout d'un coup avec ces dispositifs on peut tout à chacun de venir soit participants émetteurs ou soit tout à fait en capacité d'être destinataire je crois que les choses sont peut-être plus complexe que ça c'est à dire que si on reprend les propos que vous venez d'avoir pierre musso est quelque chose qui m'a moi tout de suite retenu c'est l'idée qu'en fait les usages met du temps à apparaître et si effectivement comme ça en première instance on a ce sentiment que tout à chacun peut réagir et peut être porteur d'informations devenir journaliste les choses soient un petit peu plus complexe que ça parce que dans le monde des réseaux sociaux il ya des règles il ya une grammaire il ya des codes qui sont là et qui met du temps à apparaître et à s'instituer et je crois qu'il faut distinguer des périodes justement dans la dans l'arrivée dès réseaux sociaux tels que nous les connaissons aujourd'hui ainsi on parle maintenant de ces réseaux sociaux on renvoie des marques à des marques qui sont portées par des outils qui sont aussi des plateformes on peut citer notamment vous les connaissez ils sont dans au téléphone facebook twitter instagram snap chatte watts a pas il faut pas oublier aussi ses outils de messagerie et donc ses outils de messagerie on ne fait pas n'importe quoi le dispositif articule des possibilités et des conditions d'expression qui sont façonnés par ceux qui inventent ces dispositifs et on les respecte on joue avec parfois même on essaye de les détourner et ce sont ces détournements ses usages impensé qui parfois nous surprennent et permettent effectivement dans certaines circonstances il vient de jouer de la sédition vous parliez tout à l'heure du renversement de certains régimes et oui c'est parce que on a été capable que les personnes par exemple en égypte en tunisie ont été capables de s'organiser à travers un outil qui dans un premier temps n'apparaît pas comme médiatique de pousser une voie de nouvelles une expression politique nouvelle et ça n'était pas forcément perçue au premier moment mais très vite et ça c'est quelque chose qui reste intemporel le média le dispositif de communication est toujours quelque chose qui va être rapidement refermé la parole est refermé et on voit dans différents pays ces dispositifs ses réseaux à être surveillé ressaisit et la parole qui était libre et horizontale redevient vite contrôler et surveiller mais ce que savait pas dire qu'à une confusion ici parce que je rebondis sur la question de l'information que je vous possèdent pas ce que j'aimerais que vous voilà c'est un point très important abordé aujourd'hui avec vous trois qu'est-ce qu'il ya une confusion entre l'information c'est à dire faire part d'un événement de quelque chose et la communiquer la communication parce qu'en communiquant à une information sur twitter qu'on devient journaliste à dire spécialiste de l'information ah oui tout à fait et c'est à dire que assister à un événement être témoin de quelque chose et le partager ça n'est pas nécessairement se mettre en condition de de formaliser l'information dans le mot information il ya quand même cette racine forme 1 et cette capacité à y est rare chizé vérifier diffusé correctement et non c'est l'information à un public et savoir la mettre en forme ça c'est quelque chose qui demande de la pratique alors oui on peut assister à un événement peut voir quelque chose on a les conditions d'une accessibilité à la diffusion qui sont extrêmement présente de par la mobilité et puis par la présence aussi des applications qui sont dans nos téléphones mobiles ça oui ça nous permet de diffuser de l'information mais est-ce qu'on est en posture d'être des informateurs au sens de médiateur formés aguerris il y encore du travail et cela ouvre la nécessité à une éducation aux médias tels que vous l'évoquiez tout à l'heure mais au fond cette question delà des nouveautés des changements que les réseaux sociaux engendre dans la société elle est réelle a passé une vraie question qui n'induit pas de réponse parce qu'on pourrait tout à fait considérer que les réseaux sociaux ne révolutionne rien simplement il donne la parole à ceux qui composent la démocratie rien n'est plus démocratique que de pouvoir prendre la parole sur un réseau social ce moment qu'est ce qui change vraiment à ce que c'est pas juste le reflet de notre société ker musso non il offre la possibilité d'ouvrir une capacité d'expression de la société qui n'existaient pas cette capacité d'expression et c'est ça mon avis le phénomène le plus important un autre phénomène c'est que on évoque les principaux réseaux sociaux si je prends ce qui revendique plus d'un milliard d'utilisateurs sachant que les usages vous avez raison non seulement son lent mais ils sont surtout très diversifié très diversifiée il faut pas généraliser sur les utilisations des réseaux sociaux et ceux qui revendique plus d'un milliard de d'utilisateurs il y en a quatre principaux facebook bien sûr plus de 2 milliards youtube qui est propriétaire google et puis deux autres instagram et what's up qui revendique y sont propriété de facebook c'est à dire que qu'est ce qui se joue sur les réseaux sociaux c'est la captation de la médiation et les médiateurs par exemple les journalistes que vous évoquez les médias sont des médiateurs les enseignants sont des médiateurs les médecins sont des médiateurs et c est le réseau social va mettre en difficulté ou va vouloir capter la médiation c'est pour ça qu'on en parle beaucoup dans le débat précédent aussi à propos des mouvements sociaux divers et variés c'est palier simplement gilet jaune c'est pas nouveau que paye wall street tuner quest ix en italie ou rupo demos en espagne etc mais ça veut dire que ces plateformes que sont les gaffes à ses google amazon facebook apple et aux états unis en mai microsoft les gars femmes de la côte ouest effectivement il capte la médiation et dans les dispositifs ce sont des plates formes de médiation et qui met en relation donc les utilisateurs sauf que il ya des algorithmes qui qui gouverne tout ça c'est à dire des dispositifs de comptage de calculs chaque fois que vous faites un like sur facebook ou que vous faites en retweete sur twitter non seulement vous qualifiez bien sûr un site vous qualifiez un ami ou ce que vous voulez mais en même temps vous vous mettez en scène c'est une mise en scène de soi et donc vous jouez quoi votre réputation ce qui se joue sur les réseaux sociaux dans la mise en scène de soi c'est sa réputation c'est pas sa notoriété et donc c'est de créer le la tête la théâtralisation de soi et ça c'est tout à fait fondamental dans la pratique et dans les usages et spécifiques pour répondre à votre question c'est spécifique des réseaux sociaux en même temps annoncé ses besoins de se mettre en scène et d'avoir une bonne réputation existait avant les réseaux sociaux oui je n'ai pas créé un nouveau besoin oui on le voit plus sauf que si vous voulez il est tout le monde est concerné plus de 2 milliards d'utilisateurs de facebook avec toujours l'ambiance que vous évoquez tout à l'heure mais ça je dirais cette ambivalence le pire ou le meilleur cette ambivalence elle est constitutive même de l'idée de réseau je vous donne juste un exemple qui vient du grand diderot diderot qui a fait un livre merveilleux que je conseille aux lycéennes s'ils n'ont pas déjà utilisé le rêve de d'alembert dans le rêve de d'alembert il parle des réseaux contrairement à ce qu'on peut penser mais pas des réseaux évidemment du numérique mais des réseaux liés au corps humain et idy ceci de fondamental selon que le réseau est centralisé s'est rapporté au système nerveux si vous voulez au cerveau ce sera une monarchie ce sera centralisée ce que vous évoquez le petit dessin de paul baran que vous trouvez tout sur le net l'inventeur de la commutation par paquets en 62 il fait un petit dessin sur le net que tout le monde peut retrouver d'il ya trois types de réseaux le réseau centralisé donc c'est celui de diderot dont je vous parle et puis diderot dit mais si vous êtes à linverse captée par les sensations les émotions vous tombez dans les vapeurs etc c'est la périphérie qui dirige donc c'est un réseau anarchiste donc il associe le premier et ça va être repris par proudhon et des tas d'autres le fait qu un réseau centralisé un réseau monarchique non démocratiques etc et le réseau dissent décentralisée et libertaire en dirait aujourd'hui ou libérale aux libertaires puisque l'essentiel des récits sur ces réseaux sociaux sont des raisons des récits que j'appelle moi libye libre c'était y'a libertariens libéraux et souvent anti pouvoir notamment anti-eta mais quel est le problème c'est l'absence d'intermédiaires benoît thieulin parce qu'on fait on pourrait s'en réjouir ceux d'hier les réseaux sociaux permettent à chacun de s'exprimer pourquoi faudrait-il à tout prix s'en référer à quelqu'un d'autre et finalement est ce que cette horizontalité n'a pas aussi des vertus non mais je pense que j'entendais de toute rhétorique de ma question en démocratie il faut d'abord s'en réjouir ça a été quand même un progrès absolument majeur il faut quand même imaginer que tout d'un coup l'émergence de ces outils permet en fait la disparition de tous gate keepers il faut savoir quand même qu'ils avaient le droit de prendre la parole dans des médias traditionnels avant internet une toute petite élite combien de personnes publie des livres par an combien de personnes sont invitées à un journal télévisé tous les soirs combien sont interviewés ou cités dans des médias traditionnels tout d'un coup on ouvre la possibilité à peu près n'importe qui d'être autant lecteurs que écrivain et ça c'est une avancée majeure ce n'est pas parce qu'on a dit que c'est une avancée majeure qu'il faut se réjouir de tous ces débordements mais quand même il faut le rappeler et je pense que ça a été au fond un progrès absolument si brûlant au fond d'un que parfois on sait pas très bien s'en servir mais ce qui est intéressant aussi dans la période qu'on est en train de traverser y compris d'ailleurs tout récemment c'est qu'en fait on est en train de de s'essayer dans la pratique de ces nouveaux usages et on s'y brûle on a bien vu que au début ça permettait de pouvoir donner la parole à tout le monde qu'elle avait un certain nombre qui l'utilisé à bon escient puis d'autres beaucoup moins et donc c'est cet apprentissage que l'on pensé à un quotidien as que ne serait-ce que hier quand finkielkraut est pris à partie insultée quel est le phénomène canadien qu'elle n' roses quel est le rôle au fond de tous ces outils mais le type qui a insulté finkielkraut qui l'a avant-hier il a fallu quelques secondes il s est pas parce qu avait un journaliste dernière il ya eu au moins deux trois vidéos différentes d'ailleurs de gens qui étaient avec leur téléphone portable et qui ont filmé et donc non seulement ça a été quasiment quasiment castet antec en tout cas enregistrés et diffusés en direct mais plus encore c'est s'est diffusée de manière fondamentale dans on va dire dans tous nos appareils donc la personne qui a fait ça que rapprochement était impuni ou non retrouvable aux autres évidemment elle a une espèce de haut parleurs gigantesque qui fait qu'à peu près tout le monde a été et pu être au courant mais al'inverse on l'a aussi reconnu très vite ce qui pose à dire des tas de questions dans un sens comme dans un autre c'est juste pour dire que face à tous ces nouveaux usages en réalité on est en train de rap hand et au fond et bêtes se positionne en seconde alors voilà je pense que il ya beaucoup de gens qui aujourd'hui se brûle les doigts sur les médias sociaux et ne serait ce que d'ailleurs encore la semaine dernière voyez qu'en ce moment l'actualité extrêmement riche vous avez certainement suivi l'histoire de la ligue du lol rappelez-nous pour cette clientèle lol c'est un groupe facebook d'ailleurs et d'ailleurs il faudra revenir parce que tout est en fait réseau social veut pas dire grand chose en réalité il ya aujourd'hui toute une gamme d'usagé de fonctionnalités qui sont très différentes selon selon les selon les espaces en verra peut-être d'ailleurs sur les conséquences des changements d'algorithme sur facebook sur les gilets jaunes ya eu des papiers des années qui sont absolument intéressante mais on pourra revenir sur les ligues du lol les luttes donne c'est un groupe de jeunes utilisateurs de twitter que maintenant 7 8 ans et qui au moment où twitter était émergents a largement harceler un certain nombre de personnes qui étaient sur ces réseaux et puis qui a fini par quelques années après être révélé bon qu'est-ce que ça dit sur samassa dit qu'en réalité les usages qui était un peu confidentiel dans un petit réseau qu'un réseau relativement élitiste twitter mais enfin quand même qui est monté en puissance ces dernières années qui sait un million de gamsen en france voilà c'est un million alors que facebook c'est 35 en france un truc comme ça donc on voit là on voit la différence et bien tout d'un coup c'est ces jeunes utilisateurs qui ont fait du harcèlement mais qui dit c'est d'une certaine manière était un peu caché un peu isolé et bien des années après parce que tout ça est tracé le tweet que vous avez fait il ya 15 ans 15 ans nommée il ya dix ans il peut vous suivre dix ans après et donc ça aussi alors là aussi on voit d'ailleurs et c'est aussi ça qui est intéressant c'est l'émergence de snap chatte dont je suis pas un très grand utilisateur d'ailleurs mais j'imagine que dans la salle y en a beaucoup plus que moi ce chat a une particularité qui fait que les jeunes se sont en particulier saisi de cet outil pourquoi vous savez le point parce que la formation est volatile et dont les metal s'efface exactement et pourquoi en fait on fait tout ça parce qu'en fait on se rend compte que de la même manière que dans notre société on a toute une gamme on avait toute une gamme dans le monde près numérique finalement d'expression de notre parole elle pouvait être décrite elle pouvait être dans une dans une assemblée comme celle ci avec quelques centaines de personnes elle pouvait être ensuite à la radio autres et on avait toute une gamme finalement plus ou moins intimes et plus ou moins public d'expression et pee internet qu'un peu tout écraser ou tout d'un coup alors on s'est retrouvé avec ballack en jeu par là quand je parle à mes copains mais je suis sur twitter et je parle au fond maintenant à plusieurs centaines de millions de personnes et qu'est ce que font les usages en fait tu dises la tension n'a pas forcément envie donc on doit retrouver toute une granularité de formes d'expression mais aussi de relations sociales et en fait l'émergence de tous ces différents réseaux sociaux parfois vu de loin on peut se dire tout ça ça se ressemble en réalité le changement d'une seule de ces règles d'usagé d'une de ces deux de ces grammaire de règles de grammaire qui sont très fines en réalité change complètement la nature de l' usage qu'on peut avoir sur ces réseaux se conclue juste sur l'histoire de gilet jaune quel que je trouve extrêmement intéressant douce ou non avec sur le changement d'algorithme de facebook est aussi d'ailleurs sur la puissance incroyable que ces plateformes on est sur les questions que ça pose démocratiquement sur le rôle et la puissance qu'elles peuvent avoir vous souvenez sans doute que au moment de la campagne présidentielle américaine la dernière en 2017 et ça continue défrayé la chronique il ya eu beaucoup de débats non seulement sur les ingérences russe mais au delà de l'ingérence russe sur de manière générale la déferlante d'effets news ou des informations manipulées ou autre ça beaucoup interpellé facebook qui du coup a entamé une réflexion sur bon est ce que on n'a pas trop favorisés dans les timeline c'est dans le fil d'actualité des individus connectés sur facebook est ce qu'on n'a pas trop favorisé finalement des informations venant de l'extérieur alors que par définition facebook est un réseau assez fermé 1 par rapport à twitter z en un vous avez votre réseau avoue d'amis faut vous demander en amitié pour pouvoir échanger avec vous et c est du coup une des réflexions à l'époque de zuckerberg et son équipe c'était de se dire on avait problème en trop ouvert et donc on va essayer de recentrer de refermer un peu l'algorithme pourquoi il ya un algorithme de tri parce que tous ces réseaux sociaux ils ont beaucoup changé moi il ya dix ans sur twitter je pouvais lire quasiment tous les tweets des gens que je suivais sans y passer toute ma journée aujourd'hui évidemment je suis incapable de suivre le fil d'actualité de twitter incapable donc je peux évidemment de faire quelques règles à la main en disant je suis france culture en priorité voilà des choses comme ça mais qu'est ce que font la plupart des gens et qu'est ce que font surtout les plateformes c'est elle qui vont nous organiser en fait la manière dont on va finalement voir ces informations donc elle va pas enfermée elle va pas censuré à la marche parfois mais c'est très peu mais en revanche elle va organiser l'information mais selon les règles qu'elle met sur l'organisation là ça va changer ce que vous voyez en fait profondément et avez vous vous même une prise sur ce qui fait en réalité ce que vous allez voir sur ces plateformes sur lesquelles beaucoup de gens s'informent mais assez peu est une des conséquences une des analyses en tout cas qui a été fait récemment acquis intéressant tu sais pas s'il ya un lien de causalité évident en tout cas la réflexion est intéressant c'est que sur facebook récemment et ça a eu des conséquences peut-être en france il a du coup était décidé de refermer un peu de faire en sorte que les timeline et les algorithmes qui vous pousse l'information sur votre timeline sur facebook soit beaucoup plus sur des communautés plus ferme et plus local et ses problèmes une des raisons pas que évidemment mais on voit en tout cas les conséquences qu'un changement d'algorithme peut avoir profondément sur la manière dont les gens vont informer les champs de l'information et donc aussi débattre de politique de mouvements sociaux autres oui de quoi fait la une philosophie des réseaux sociaux c'est une philosophie de l'illusion en fait dire qu'on se croit libre en croit qu'on peut exprimer ce qu'on veut mais en fait on est complètement formaté par ce qu'on nous propose par les tweets qu'on nous donne à lire ou les autres parce qu'on nous donne à regarder bien sûr garder l'esprit mais benoît thieulin de manière très claire c'est que ces plateformes sont des médias ils ne sont pas neutres il existe et il se pose en intermédiaires 11 je sens une petite contradiction la norme ce qu'on est en train d'exprimer ont dit à la fois que cette horizontale que c'est facile que c'est ouvert mais en même temps il ne faut pas oublier que ces plateformes on visait un économique une visée éditorial une visée d'existence pour pouvoir faire un chiffre d'affaires valable et continuer à être des entreprises rentables donc elles ont des règles des règles d'usagé que très souvent je voudrais bien qu'on fasse un petit vote à main levée ici qui prend le temps de lire les pages des conditions d usage sur lesquels on coche rapidement pour ensuite utiliser les dispositifs on va pas faire le vote s'y met on n'est pas très nombreux à les lire in extenso et on devrait parce que ces conditions justement nous autorisent ou ne nous autorise pas à faire et à voir certaines choses à prendre la parole ou à ne pas prendre la parole d'une certaine façon elle nous engage en quelque sorte à devenir des utilisateurs pour leur compte donc ça c'est important de le rappeler nous avons affaire à des médias au sens le plus strict qui soit il ya une économie et un modèle il ya une audience et leur interface impose des règles des manières dénoncé qui nous sommes ce que nous allons dire comment nous allons le dire est ce que nous allons recevoir donc ce sont tout à fait des médias et souvent ces entreprises reculent devant cette responsabilité éditoriale qui leur incombent parce que elle nous laisse prendre la parole elle nous expose dans nos expressions et parfois on dérape on dérape largement alors je dis on on peut faire référence à ce que vous venez d'évoquer un cette triste ligue du lol qui vient d'être mise à jour qui vient d'être découverte en quelque sorte quoique on était un certain nombre de chercheurs a observé un ce ton un peu ironique un peu un peu mordant que les anglais appellent du ton du nom du mot de bashing le bashing c'est ce ton un peu mordant incisif qui consiste à un peu se moquer de l'autre à le dénigrer à le mettre mal à l'aise et ça c'est quelque chose qui est extrêmement facile parce que on peut réagir on est à la recherche du bombo on veut se faire bien voir c'est ce que vous évoquiez tout à l'heure dans cette mise en scène de soi parfois l'exposition de soi n'est pas forcément des plus des plus on va dire joyeuse et ce qui est très intéressant c'est le deuxième point sur lequel que je vous sur lequel je voudrais insister c'est que avec ces dispositifs les règles sont en dit on ne les voit pas en première instance on a l'impression qu'on va se les créer soi-même que ces codes sont ouverts et qu'on va pouvoir justement créer quelque chose qu'on est libre et on s'aperçoit des années plus tard que ce qu'on a produit quand on était par exemple débutant un peu jeune peut ressurgir et peut nous revenir par la bande et nous mettre en difficulté et les politiques sont souvent prises au piège de ses réseaux sociaux parce que ils tiennent à une parole un discours dans un cénacle en proximité il se laisse aller et puis ils oublient et quelques années plus tard et bien resurgit un poste une image un tweet et on va chercher la contradiction on va tout d'un coup s'apercevoir que le discours qu'on a tenu il ya cinq ans n'est plus tout à fait celui qu'on tient ici et maintenant donc la logique de la cohérence de la permanence d'un discours politique fluide qui serait tout à fait identique pensé et mis sous la coupe sous le sous la lumière de ces dispositifs qui montre à quel point nous êtres humains dans le discours au quotidien on peut être tout à fait versatile donc ces dispositifs sont à la fois très intéressant parce que ils nous permettent de nous exprimer tout à chacun on n'a pas tous les maux les mêmes compétences et on apprend parfois à ses dépens et en même temps il montre aussi que le discours politique le discours dans l'espace public est quelque chose qui demande un travail un apprentissage et ses dispositifs là nous le font oublier il nous laisse croire que nous sommes libres et égaux devant l'écriture numérique mais quand même c'est vrai on est aujourd hui dans un contexte où le limage la vie politique a une image désastreuse c'est dire qu'il ya une vraiment une perte de confiance de la part de l'opinion publique tous les sondages le montrent et en ce sens investir les réseaux sociaux a pu être une sorte de deux roues de secours même de promesses pour des électeurs qu'ils voulaient plus voter pour des citoyens qui n'avaient plus aucune confiance en valeur gouvernement et vous citez quasiment tous le le phénomène des gilet jaune en ce moment c'est l'expression de cette défiance la de ces personnes qui revendiquent un statut enfin qui veulent attirer l'attention sur leur statut de déposséder et qui cherchent un moyen d'action recours aux réseaux sociaux ici quelle utilité at-il est-ce que c'est simplement pour faire parler d'eux enfin simplement ski talent énorme parce qu'il existe aussi par ça ou bien est ce que les réseaux sociaux peuvent amener un levier une action politique réelle surtout dans un mouvement qui pour l'instant ne veut aucune représentation de coke une verticalité oui pardon oui je voulais pas perdre et puis on dire pardon je pense que c'est la question de l'expressivité au moins ces dispositifs permettent d'entendre une parole qui n'est pas forcément présente ailleurs dans le marché des discours politiques on voit surgir des types de discours des types de revendications des types d'expressions qui était pas forcément représenté dans l'expression dans le travail politique classique des revendications qui sont peut-être plus plus individuelle ou un collective - filtrés par le travail des partis par le travail des corps intermédiaires quelque chose qui vient de la base et qui remonte et ce mouvement de la base vers le haut c'est quelque chose qui bien sûr surprend et dans dans la dans l'action politique dans la communication politique souvent c'est désormais habitués en régime d'expression démocratique à ce que justement les partis politiques les corps constitués rassemble les expressions les formalise et en fasse des propositions pour une offre politique et rencontres éventuellement l'adhésion en tout cas le discours de la demande politique car bissau il faut jamais oublier que c'est une communication qui passe par la technique comme dit baudrillard avant la communication passés par la symbolique par exemple la divinité ou les grandes figures de la république aujourd'hui elle passe de plus en plus par des dispositifs techniques et ça ça veut dire que il ya un élargissement quel est le rôle de la technique c'est un accroissement d'être c'est à dire c'est un prolongement comme un outil tout simplement si on reste sur le côté fonctionnel ça veut dire que ça élargit dans l'espace notamment sa contracte dans le temps et ça augmente l'ensemble des capacités ce terrain ça augmente les pratiques et comme les réseaux sociaux libère la capacité d'expression de la société elle augmente à la fois tous les aspects positifs de cette expression mais aussi des aspects qu'on peut critiquer négatives qui ont été évoqués mais c'est une capacité d'augmentation c'est pas simplement une création ex nihilo et je voudrais dire par rapport au mouvement politique je suis pas d'accord par exemple ni avec mon amie barbara cassin sauf sur sa conclusion cirque les mots sont importants mais le mot politiste populiste ne veut rien dire pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui c'est une pure étiquette péjorative pour disqualifier un ennemi et c'est un pur style politique son contenu sur la vidéo d'un bar akka 5 mg est difficile en ce débat notre ami l'académicienne et je prends l'exemple du printemps arabe qui a été évoqué on dire en a dit révolution twitter ou facebook c'est faux c'est une révolution si on veut faire une référence médiatique à al jazeera c'est à dire que si je prends le cas de la tunisie il faut pas oublier qu'il y avait des grands syndicats notamment en tunisie où des grands partis politiques sur les structures classiques de la représentation politique qui ont organisé les mouvements sociaux et al jazeera qui reçu dans 90% des foyers a largement diffusé l'information et même jouer ces journalistes mènent souvent ne devenant des militants du mouvement là où twitter et facebook ont joué un rôle très concret en situation quand y avait des snipers dans la rue ou quand il y avait des il fallait éviter des des policiers ou des militaires etc ils ont accompagné concrètement mouvement lui même dans la rue mais réduire le mouvement à une question technique c'est là pour moi du pur fétichisme sthers apprendre la technique comme moteur je dirais des transformations des évolutions sociales culturelles politiques qui sont mille fois plus complexe et je pense que le mouvement d'elie gilet jaune c'est la même chose les réseaux sociaux jouent un rôle joue un rôle important des changes de l'information par parenthèse vous avez différencier de la communication moi je voudrais surtout en direction des lycéens insisté sur la différence entre l'information et la connaissance très important ce n'est pas la connaissance d'informations et différence fondamentale non seulement vous le savez plusieurs d'information et la surinformation tulle l'information elle-même a fortiori la connaissance moi je dis à tous mes étudiants en maîtrise ou un doctorat femmes déjà en masse terme faites attention il ya si vous avez trop d'infos après qu'est ce qu'il faut faire ils vont il faut trier classer juger c'est ça la connaissance c'est la capacité de trier jugé classé ordonné interprété c'est la capacité d'interprétation or les algorithmes qui nous gouvernent à travers les plateformes connaît évoqué qu'est ce qu'ils font ce sont des conteurs et ses conteurs font que in fine et 95 % des utilisateurs de l'internet ont accès à 0 03 % de l'information qui est sur l'internet pour les phénomènes évoqué précédemment c'était à koné gouverné par les algorithmes et par les nombres c'est la caractéristique de notre temps et c'est pas du simplement aux techniques c'est dû aussi aux logique managériale qui ont mis les nombres les calculs les compteurs les tableaux excel partout en priorité pour comprendre le monde dans lequel on est et par rapport au mouvement politique je voudrais juste a ajouté que non seulement ils libèrent l'expression les réseaux sociaux augmente les capacités d'expression de la société donc y compris des mobilisations sociales et des mouvements sociaux comme celui là mais en même temps là où je m'interroge c'est sur le caractère éphémère parce que une une société ne tient que par ses institutions et ses institutions bien sûr de temps en temps il faut les renouveler bien sûr ya crise de la représentation politique et a même crise de l'état je vais encore plus loin que nous ariel précédemment et je crois qu'il faut réfléchir sur cette délabrement de l'état nation au delà même de la crise de la représentation politique mais dans les mouvements qu'on a eu pour l'instant utilisateurs massif de réseaux sociaux on a eu des mouvements éphémère même le plus durable kate chine koestel et en italie parce que l'italie c'est toujours le laboratoire ils ont dix ans et on voit déjà qu'ils sont en train de s'affaiblir à la vitesse grand v au profit de de ses alliés demain ses compétiteurs et gilet jaune non là je parle de l'italie oui c'est ça mais vous les comparez oui je veux dire quel est le devenir d'un mouvement sans organisation sans programme sans structure qu'on peut appeler philosophique ou idéologique et faiblesses me semble-t-il avec tous les mérites qu'il a par ailleurs de ce mouvement c'est qu'un point aveugle il s'adresse à l'état il s'adresse aux élus il s'adresse aux politiques au sens classique du terme et il ya un grand absent qu'est l'entreprise or si un lieu où la citoyenneté n'est est peut-être la plus faible et là où le lien de subordination du salariat est le plus fort puisqu'il ya obéissance absolue c'est l'entreprise or l'entreprise qui a aussi la clé du pouvoir d'achat la clé des relations sociales la clé du devenir du travail et cetera et cetera est le grand absent est donc je pense que les gilets jaunes ont tout intérêt non seulement élargir le champ et le spectre de leurs critiques mais à faire des alliances dans ce domaine sinon ça risque d'être un phénomène extrêmement éphémère est précaire malgré déjà ces trois mois d'existence le dit l'un je pense que au fond les nouveaux usages que l'on que l'on voit en ce moment et depuis déjà quelques années du numérique que ce soit leurs conséquences sur l'information le journaliste la connaissance le monde du savoir au sens large ou sur celui du débat public et la politique en fait ça nous oblige à repenser et a essayé d'imaginer comment inventer des règles appropriées sur ces nouveaux espaces qui sont un peu au fond ou qui doivent en tout cas s'inspirer de ce qu'on a fait dans on va dire entre guillemets la vie réelle il ya bien longtemps je prends l'exemple du journalisme par exemple là le grand mérite de la révolution numérique qui percute qui a percuté le monde médiatique ces quinze dernières années ça a été au fond de nous obliger à restructurer profondément les métiers de journaliste mais moi je crois qu'on est en train de vivre plutôt le début d'un âge d'or sur le journalisme c'est à dire que on sépare aujourd'hui on a commencé un peu hâlé numéro tout à l'heure le journalisme d'opinion qui était très puissant très fort très en vue il ya encore vingt ans bon ben voilà la blogosphère au fond l'a ramenée à sa juste valeur c'est à dire d'opinion mais nous obliger à faire un travail très fort et très puissant de restructuration et d'ailleurs on voit émerger depuis quelques années dans à peu près tous les médias un besoin en revanche de décryptage de vérification de labellisation de l'information qui sont encore une fois un autre type de journalisme mais qu'on va du coup ses parts et structurée de manière très étanche avec les autres formes et on pourrait multiplier au fond des exemples je pense que ça c'est quelque chose d'assez nouveau et le flot d'informations l'espèce de d'écrasement sur un même plan de tas d'informations vraies ou fausses ou plus ou moins intéressantes oblige au fond à se retourner vers les vrais médias dans lequel on sait qu'on va avoir une information structurée qualité et qui elle même va au fond s'afficher tels que telle qu'elle est ça c'est pour la partie sur l'information et le monde médiatique je pense que d'une certaine manière on va être obligé de réinventer des règles du débat public qui sont des règles soient très informelle mais convient là actuellement soit qui par exemple dans une chambre dans un parlement ont été très codifié pendant on va dire deux siècles d'histoire parlementaire et de tâtonnements démocratique ce qui est intéressant dans les médias sociaux et leur usage politique ou en tout cas dans leurs usages du débat public c'est qu'aujourd'hui à part les règles qui sont liées aux interfaces et aux algorithmes les autres règles en réalité sont des règles d'usagé qui se codifie un peu mais qui vont très lentement dans cet apprentissage là or là aujourd'hui on a un débat très particulier on est quatre personnes sur une scène des gens on va vous donner un micro à un moment donné mais on va vous donner un micro l'espace est clos peut pas quelqu'un ne peut pas rentrer comme ça qui se balade dans la rue il ya quelqu'un qui l'empêchera quand on distribuera la parole là ici d'acter la parole elle est comptabilisée tout ça en fait ça vous paraît des choses informelle et au fond d'évidence mais l'heure des calques dans le médias sociaux il est loin d'être évident essayons de procéder exactement au même type de débat mais en le faisant par exemple aujourd'hui même sur twitter mais à l'instant même on est tous quatre à parler en réalité on serez vite envahie de tad flou et c'est à dire quoi mais ça veut dire que ce soit dans une conférence de ce type que ce soit dans un parlement où il ya des prises de parole un ordre du jour un temps décompté et puis quand on construit on produit de la norme des amendements un texte de loi qui est d'abord lu puis chaque chaque article les uns après les autres tout ça en réalité c'est des codes d'une complexité est absolument gigantesque qu'il a fallu des dizaines et des dizaines d'années pour inventer amélioré qui sont un parfait qu'on continue d'ailleurs d'améliorer ses équivalents dans les réseaux sociaux en fête existe assez peu et c'est de ça en réalité que l'actualité nous montre et et nous est d'une certaine manière nous invite nous incite en réalité progressivement allait construire alors évidemment le drame j'en reviens un peu à ce conseil est le drame se serait que ce soit monsieur zuckerberg d'une certaine manière qui les inventent ses règles et le drame et je répondis un petit peu mais en nuançant un petit peu ce qui a été dit tout à l'heure c'est qu'évidemment personne ne lit les 500 pages de conditions générales d'utilisation d'un facebook twitter ou mais plus encore je dirais à la limite si vous vouliez vous y pencher et vous les avez à disposition mais en revanche la subtilité des interfaces de ces plateformes le fait que l'on sache qu'il faut le mettre à tel endroit le message pour que vous le voyez ou à tel autre pour que vous ne le voyez pas trop ça c'est des choses déjà que nous tous ne connaissons pas très bien et pire encore les algorithmes qui vont faire le filtre de la mise en relation entre deux tweetos ou qui vont filtrer l'information et la poussée plus sous votre regard que sous le mien ces algorithmes là ils sont carrément inconnus vous pouvez pas les connaître et ça c'est un angle mort terrible en réalité et ça montre à quel point ces plateformes ces technologies qui nous ont apporté énormément de choses et d'usagé de progrès une certaine manière qu'on contiennent en réalité un angle mort qui est d'un point de vue démocratique d'autant plus angoissant que une grande partie aujourd'hui du débat public a basculé sur ces espaces est ce qu'en cinq je trouve plus encore que les jeunes mais le ce que l'on a vu pendant la campagne présidentielle de 2017 et moi qui suis pourtant un ancien praticien de tous ces sujets là et qui les ai vu émerger au fonds avec plus tôt une certaine admiration ou fascination il faut bien rendre se rendre compte qu aujourd'hui ce sont des technologies qui énerve les gens qui fragmentent le débat public qui le brutalise qui excite et qui diffusent beaucoup de haine en réalité est qu'on sait plus très bien comment les arrêter fait nous interroger le rôle de l'état dans tout ça est-ce qu'on peut transposer les règles qui s'appliquent à l'espace public au règne virtuel oui et c'est pas leur simple décalque le simple décalque en réalité heureusement ans progresse c'est à dire qu'aujourd'hui une insulte harcèlement sur les médias sociaux lorsqu'il devient à ce point à ce point délétère et est pénalisé au fond se traduit dans la justice 1 est quasiment personne aujourd'hui qui nous restera très longtemps anonymes sur internet et débats sur la neige n'a d'ailleurs son avis très décalé la réalité c'est qu'en fait vous laisser tous des traces vous inquiétez pas même avec douze pseudo et quatre mails on vous retrouvera donc le problème il est pointé vous le problème il est plutôt quand vous avez un million de personnes qui déversent leur haine sur un espace quand vous faites pour judiciariser c'est impossible ne l'est pas tous les passés en tribunal donc l'arrêter le problème c'est la pédagogie c'est à dire qu'évidemment pour les cas extrêmes il ya des sanctions mais en réalité ce qu'il faudrait c'est qui est plus un million de personnes qui déversent de la haine qu'ils apprennent reconstruire de la parole publique avec une certaine douceur avec une certaine nuance au fond on revient à des choses moi je me suis beaucoup penchés sur les guerres de religion à une époque et au fameux discours de michel de l'hôpital qui au à la fin des guerres de religion au moment où en tout cas disait et est pointé le fait qu' on ne peut pas construire du collectif dans du débat et du langage violent et brutal il ya un besoin d'apaisement dans les mots quels que soient les débats quelles que soient les controverses et les clivages il ya une haine dans la parole qui détruit le débat public et je crois qu'on en fait comme une certaine manière au 16e siècle l'expérience un peu malheureuse aujourd'hui avec ce nouvel outil dont on sait pas très bien comment s'en servir ce qui m'amène à ma dernière question il nous reste 5 minutes exactement j'aimerais vous entendre tous les trois ce sera en guise de conclusion pensez vous que une éducation aux réseaux sociaux serait quelque chose de nécessaire et si oui d'où viendrait tel ou est-ce que les choses doivent se faire comme elles se sont fait pour la vie en société dans l'espace public une éducation des réseaux sociaux est ce que cette idée a un sens pour vous valérie jeunes période ah oui tout à fait toute façon elle est déjà en route je pense que là on a maintenant presque vingt ans d'expérience avec la présence d'internet dans nos familles dans nos institutions dans nos écoles on ne découvre pas que tout d'un coup ça peut être quelque chose qui est ambivalent ambigu qui crée des situations parfois délicates pour les individus depuis quelques années on sent le ministère de l'éducation nationale être très présent sur ces questions réfléchir avec les professeurs et des associations comme le clemi à une question et c'est de structurer davantage les actions dans les écoles à travers des campagnes de sensibilisation des réflexions des pratiques l'observation aussi des situations d alerte mais on est encore qu'au début il faut continuer à avancer et on sent beaucoup d'intervenants se mettre sur les rangs et notamment ce qui est très intéressant c'est de voir les médias se dire qu'ils ont une responsabilité dans cette dans cette éducation médias on voit beaucoup de journalistes on voit beaucoup de médias ça respire beaucoup plus que par le passé dans cette question de comment apprendre à prendre la parole sur les réseaux sociaux permet so foot il a un cours de réseaux sociaux et lycées y est oui mais il faut des courses aux médias en général moi j'ai fait des tas de cours sur la télévision est composée sur la télé réalité qui a précédé beaucoup des pratiques de ce que de ce que de celles qui sont aujourd'hui sur les réseaux sociaux non seulement l'éducation toute la vie l'éducation et pas simplement l'éducation initiale mais j'ajoute la responsabilisation aussi des utilisateurs et tertio la régulation la régulation qui doit être multi nationale et il ya eu des tentatives qui ont échoué notamment sous la pression nord américaine mais on peut réguler le monde aussi pour avoir un espace disons civilisé parce que l'enjeu majeur c'est de civiliser et là je veux citer encore mot maître georges balandier il disait ce à quoi on assiste aujourd'hui avec le numérique les techno biologie tout ça c'est des nouveaux nouveau monde c'est à l'équivalent du nouveau monde en quatorze 192 sauf qu'en 14 192 le nouveau monde il était là tandis qu'aujourd'hui les nouveaux nouveau monde on les construit et en même temps il faut les explorer s'y aventurer et les habite et c est ce un défi fantastique et c'est pour ça que c'est un défi de civilisation sans tuer les habitants qui étaient là avant ses possibles benoît thieulin oui c'est vrai que les réseaux sociaux c'est un peu le far west aujourd'hui et que j'espère qu'on va ouvrir un nouveau cycle progressivement on va apprendre à apprivoiser ces nouveaux outils et s'en servir pour le bien qu'elles sont qui sont capables d'engendrer donc oui pour une éducation ensuite c'est difficile puisque je le disais tout à l'heure les règles elles mêmes sont en train d'être réinventer et donc c'est difficile de d'éduquer sur des choses en réalité sur lesquels on tâtonne encore et donc du coup je crois qu'il faut bien sûr il ya des choses qu'on sait déjà un peu m'enfin va falloir suivre mais plus encore peut-être revenir aux fondamentaux au fond sur qu'est-ce qui fait société sur comment on débat dans sur la place publique encore une fois avec un objectif je pense de nuances de subtilité d'apaisement d'esprit critique qui aujourd'hui n'est pas suffisamment présents sur la toile et en particulier sur les médias sociaux et qui peut être un puissant dissolvant quand même pour nos institutions démocratiques donc il faut être très vigilant en même temps que ça peut aussi desservir mais ça c'est l'éducation en général oui c'est pour ça mais je vous assure que c'est pour ça que j'essaie faut revenir aux fondamentaux absolument donc pas d'éducation précise pour les réseaux sociaux ici mais je pense qu'il faut vraiment les appliquer et avoir un cours d'instruction civique d'une certaine manière presque plus encore que d'éducation aux médias il faut savoir décrypter la bonne en france et information de stars mais je pense qu'on a besoin au fonds d'adaptation de ce qu'est l'instruction civique de ce que c'était qu'est ce que l'esprit civique rapporté est plongé dans nos usages public médiatique et politique de l'internet qui sont devenus absolument essentiel il ya 20 ans vous demandez aux gens comment vous faites une idée sur votre vote lors d'une élection il vous aurait dit à 80% par la télévision eh bien aujourd'hui c'est sur internet et ça dans les échanges interpersonnels que ça se fait donc l'enjeu il a quand même majeur puisque c'est là que ça a basculé en grande partie merci à tous les trois pierre musso benoît thieulin zèle et les intérieurs