Interview 268 de Jérémy Ferrari - Bruno Peki n'aurait pas fait comme ça...
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Voici Bruno Pecky, un film sur le fils de Mouammar Canafi comme ça. Et bah à vrai dire Nagui, vous savez ce que j'aurais pas fait comme ça ? A inviter Jérémy Ferrari le jour de la sortie de son premier film. Non mais quelle idée de merde ! Vous présentez ça comme une chance, mais ça veut juste dire qu'on est dernier sur sa liste. Le mec vient de faire un marathon de 268 interviews en 7 jours, dans lesquels il a dû raconter exactement la même chose pour vendre des billets pour son film. Et le jour où il peut voir si ses efforts ont porté leur fruit, il est bloqué avec nous pendant 1h30 à devoir dire s'il a mis les vues bleues sur son WhatsApp ou pas.
C'est la sortie de son premier film, et je le comprends. Et d'ailleurs merci Nagui de ne pas lui avoir montré les chiffres de la séance de 9h1. Ni la critique de Libération, ni celle de Télérama. De toute façon Jérémy, si le film marche pas, c'est pas si grave, vous l'avez dit vous-même dans votre interview 114, au vu du budget, ce serait pas une immense perte. Ah bah le film nous a pas coûté très cher. Vous avez filmé ça pendant des vacances entre potes au Maroc. Même pour la figuration du Andy Marathon des Sables, vous avez pas dépensé un rond, vous avez tourné pendant la course. Ça veut dire que les figurants ont payé pour être dans le film. Et c'est un peu pas qu'ils y sont.
Ils ont peut-être bu des caméras et tout, mais quand on fait un marathon dans le désert, on est tellement déshydratés, ils ont dû croire que c'était une hallucination. Et que dire du budget chien ? Vous avez récupéré Bobby, un clébard que vous avez shooté sur la route pour aller à Bovet choper un bol Ryanair pour le Maroc, et vous l'avez foutu dans le film. Oui, c'est de l'inclusion d'un chien en situation de handicap. Ouais, ça votre journaliste 142 y a cru, mais pas moi. Heureusement que l'ambiance sur le tournage était bonne, malgré des imprévus comme des pluies diluviennes. Mais vous avez décidé d'assumer ça avec des plans tellement beaux au final.
Et c'est pas le moins qu'ils disent, c'est vous-même dans l'interview 212. Et en parlant de Flo, incessant, Laura a fait le pain pendant le tournage, vous avez eu une intoxication alimentaire. J'ai rien à dire de cette info, mais on a tous l'image, ça suffit. Franchement, là on se rend compte à quel point la tournée promo a été trop longue. On sait vraiment trop de trucs sur ce tournage. Jérémy, le 14ème jour à 13h14, vous êtes frappé l'orteille sur une table basse. Et malgré ça, le film a pu se terminer. Quelle abnégation. Et au final, on voit quand même beaucoup de désert dans le film.
Jérémy, vous dites vous-même que vous êtes allé chercher, je cite, des paysages qu'on n'a jamais vus au cinéma. Et vous avez raison. Non, mais parce que si on compare par exemple avec un autre film qui a un budget, une qualité, un casting vraiment moins impressionnant, Dune, et bien ça n'a rien à voir. Non, mais parce que dans Dune, si vous regardez bien, on voit des images du désert avec une succession de dunes de sable. Tandis que dans votre film, on voit des images d'un paysage aride marqué par une suite de collines aux formes ondulantes. Et ça, c'est du jamais vu. Un truc que vous êtes allé chercher, qu'on n'avait jamais vu au cinéma, c'est notre ami Alexandre Kominek.
Ça, Dune, ils n'ont pas réussi à l'avoir. Et il était fier Alex. Putain, moi, ça fait plus d'un an et demi qu'il n'arrêtait pas de me dire qu'il serait dans le film de Jérémy Ferrari. Donc moi, à un moment de le regarder, j'attendais qu'une chose. Tu vas voir Alex sur grand écran. Et après plus d'une heure trente de film, c'est le générique de fin. Donc là, j'envoie un texto à Alexandre pour avoir des explications. Il me répondait non, non, retourne dans la salle, c'est maintenant que j'apparais.
Et c'est vrai qu'après deux minutes de générique, qui est-ce qu'on voit apparaître sur un petit bout de l'écran à côté du défilement des crédits, pour une scène mémorable quand même, d'une durée tout de même de 78 secondes, notre coco adoré. Et oui, le mec a arrêté France Inter pour apparaître à côté d'un générique pendant que les gens cherchent leur veste pour se barrer. Franchement, je suis désolé, mais à ce niveau-là, on ne peut même pas dire qu'il fait une apparition sur grand écran. Même Nagui sur France 2, il est plus grand. Mais vraiment, les auditeurs, allez voir le film pour le vérifier par vous-même. Ah ben voilà, un argument de promo complètement inédit.
Comme quoi, ça valait la peine de venir. Bon allez, bonne séance aux auditeurs et bon repos. À Jérémy et Laurent. Qui, Bruno, tu es sur scène le samedi 21 mars, tu seras à Paris, au point virgule.