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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 25 juin 2025 47 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSantéDéfenseAgriculture & alimentation

L'Intégrale des questions au Gouvernement | 25/06/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15FerméeRéponse directe

    Condamnez-vous clairement l'escalade militaire du Gouvernement de Nétanyahou ?

  • 0:30FerméeRéponse directe

    Allez-vous mettre fin à l'accord d'association entre les Etats-Unis et Israël ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Que comptez-vous faire pour empêcher qu'un établissement privé abandonne ses missions de service public à Saint-Jean-de-Luz ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Quelle vision, stratégie, prévisions, grands engagements, la France peut amener à ces sociétés pour qu'elles puissent se structurer ?

  • 6:15OuverteRéponse directe

    Quand prendrez-vous nos campagnes au sérieux ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous compter sur votre soutien pour la drépanocytose ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Clémence GuettéChiffre
    « En Palestine, 55 000 personnes ont été tuées. »
  • 0:25Clémence GuettéChiffre
    « En Iran, plus de 600 personnes ont été tuées en 10 jours. »
  • 2:20Peio DufauFait
    « Les urgences ferment régulièrement depuis septembre, avec des graves conséquences pour la population. »
  • 2:25Peio DufauFait
    « La clinique décide la fermeture définitive des urgences dès le 16 septembre. »
  • 2:30Peio DufauChiffre
    « Elles ont touché plus de 16 millions d'euros de subventions ces dernières années. »
  • 4:20Thierry LégerFait
    « Celles qui travaillent avec le territoire français ne sont pas dans cette situation. »
  • 6:20Marie PochonFait
    « L'A69, c'est vous. La suspension de MaPrimeRénov' c'est vous. »
  • 6:25Marie PochonFait
    « Le retour des néonécotinoïdes, c'est également vous. »
  • 8:25Olivier ServaChiffre
    « 600 nouveaux cas dépistés chaque année en France. »
  • 10:20Frédéric MaillotChiffre
    « Les frais bancaires vont augmenter de 5 % dans les outre-mer. »
  • 10:25Frédéric MaillotChiffre
    « Les frais bancaires sont déjà de plus de 15 % chez nous. »
  • 12:20Yoann GilletChiffre
    « Les tentatives de meurtre ont bondi de 27 %. »
  • 12:25Yoann GilletChiffre
    « Les meurtres ont augmenté aussi. Les coups et blessures volontaires, de 10 %. »
  • 14:25Nicole Le PeihChiffre
    « Les Français en consomment aujourd'hui 240 par personne, par an. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- Roland Lescure : L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement. La parole est à Madame Clémence Guetté. - Clémence Guetté : Merci.

Monsieur le Premier ministre, un jour la France et le président Macron seront peut-être jugées, parmi d'autres présidents, pour complicité de génocide. Le temps de la justice est celui du temps long. En attendant, chaque jour, des vies humaines sont anéanties.

En Palestine, 55 000 personnes ont été tuées. En Iran, plus de 600 personnes ont été tuées en 10 jours. Les frappes israéliennes ont ciblé notamment les prisons.

Les Etats-Unis ciblaient des infrastructures nucléaires. Ces attaques sont des crimes de guerre qui doivent être condamnés comme tels et sans ambiguïté. Et vous ?

La même semaine, vous avez signé docilement, sous l'ordre de Trump, Vous vous placez aux côtés du chancelier allemand qui a remercié Israël qui ferait le sale boulot pour nous tous. Jamais personne n'a libéré un peuple en le bombardant. On change en permanence de discours, vous faites de la France la spectatrice d'un cessez-le-feu imposé depuis Washington.

Les peuples du monde se mobilisent pour la paix, contre le génocide. Notre pays ne tire aucune leçon d'impérialisme des Etats-Unis. L'histoire retiendra votre deux poids deux mesures.

Condamnez-vous clairement l'escalade militaire du Gouvernement de Nétanyahou ? Allez-vous mettre fin à l'accord d'association entre les Etats-Unis et Israël ? - Roland Lescure : Merci.

La parole est à Laurent Saint-Martin. - Laurent Saint-Martin : Merci. Madame la députée, être en désaccord et être dans l'opposition n'autorise pas à raconter n'importe quoi.

La voix de la France, depuis le début des conflits que vous avez cités, elle est constante, c'est celle de la paix, de la diplomatie, de la négociation et, surtout, celle des cessez-le-feu. Cela nous a valu parfois des reproches, précisément car la voix de la France c'est d'être singulière dans ces moments-là. Je vous remercie d'avoir cité nos compatriotes, toujours incarcérés à Téhéran, dans des conditions qui s'apparentent à la torture.

Nous sommes en contact régulier avec leur famille. La position de la France concernant le conflit israélo-arabe iranien demeure la même. Nous réaffirmons le constat que rien ne s'arrangera par des bombardements.

Mais ne vous faites pas l'avocate du régime iranien, Veut-on un régime iranien islamiste radical qui se doterait de l'arme nucléaire ? Dites-le clairement. Nous ne voulons pas que Iran ait l'arme nucléaire.

Oui, nous luttons contre ça et nous disons clairement que le droit d'Israël à se défendre est un droit fondamental. Je veux aussi vous l'entendre dire. - Roland Lescure : Merci.

La parole est à Peio Dufau. - Peio Dufau : Chers collègues, ma question à laquelle j'associe ma collègue s'adresse au ministre de la Santé, des Solidarités et des Familles. A Saint-Jean-de-Luz, les urgences dysfonctionnent depuis bientôt un an.

Réorganisation forcée qui a poussé 13 des 14 médecins urgentistes à la démission. Les urgences ferment régulièrement depuis septembre, avec des graves conséquences pour la population. Aujourd'hui, la clinique décide la fermeture définitive des urgences dès le 16 septembre.

C'est une décision inacceptable alors qu'elles ont touché plus de 16 millions d'euros de subventions ces dernières années. Le SAMU et les urgences aux alentours ne pourront compenser cette fermeture. Certaines cliniques ne gardent que les activités lucratives et abandonnent d'autres territoires.

Or, on ne peut pas conditionner les actes rentables, ni empêcher une clinique privée de fermer des services vitaux. On ne peut pas assurer la cohérence des offres de soins. Que comptez-vous faire pour empêcher qu'un établissement privé abandonne ses missions de service public au détriment de la population ?

Allez-vous vous battre avec nous pour maintenir un service des urgences à Saint-Jean-de-Luz qui est indispensable ? Merci. - Roland Lescure : La parole est au ministre de la Santé, Yannick Neuder. - Yannick Neuder : Vous avez bien raison de poser cette question, la permanence des soins sur le territoire, ce n'est pas une option.

Je découvre cette situation scandaleuse de la polyclinique de Saint-Jean-de-Luz, que vous avez évoquée avec des menaces de fermeture au 15 septembre. C'est tout le territoire que ça met en difficultés car ça met en difficultés le centre hospitalier de Bayonne ainsi que ta clinique. Il est hors de question que cette situation se passe.

Il faut que tout le monde participe à cette offre de soins. Il faut qu'on puisse faire face a des épisodes de maladies. Il y aura une réunion, le 2 juillet, sous l'autorité du préfet, notamment des moyens d'obligation de cette clinique, elle a touché de l'argent public.

Nous avons des contrôles pour pouvoir assurer. S'il le faut, j'irai en personne là-bas pour expliquer l'obligation décent. - Roland Lescure : Vous avez quelques secondes, Monsieur le député. - Peio Dufau : J'espère pouvoir compter sur vous pour refuser que les intérêts financiers de quelques-uns priment sur la santé de tous. - Roland Lescure : La parole est à Thierry Léger. - Thierry Léger : Merci.

Je m'adresse au ministre des Armées. Le salon du Bourget s'est achevé avec un franc succès. Nos grands groupes ainsi que de nombreuses PME ont pu démontrer toute leur expertise dans les hautes technologies.

Ces entreprises sont la fierté de notre territoire et de la France. Cette année, la Défense a tenu une place honorable sur ce salon. De nombreux Etats ont décidé d'augmenter significativement leurs moyens.

En échangeant avec les différentes PME du salon, les situations apparaissent très disparates. Celles qui travaillent avec les sports, avec l'international, des carnets de commandes bien fournis. Celles qui travaillent avec le territoire français ne sont pas dans cette situation.

Pire encore, elles n'ont pas de vision et de prévision de la part de l'Etat ou de la direction générale de l'armement. Pourtant, elles sont prêtes à embaucher, à investir. Ma question est la suivante : Quelle vision, stratégie, prévisions, grands engagements, la France peut amener à ces sociétés pour qu'elles puissent se structurer, investir sereinement ?

Merci. - Roland Lescure : Merci. La parole est à Patricia Mirallès. - Patricia Mirallès : Je vous prie d'excuser le ministre des Armées qui est au sommet à l'OTAN.

La France prévoit une hausse considérable du budget pour la défense. Cependant, la motion de censure a retardé certaines commandes. La direction générale de l'armement n'a pu engager de nouveaux contrats qu'à partir du mois de mars.

Ce retard est en voie d'être résorbé. La moitié du budget sera dégelée d'ici fin juin. En matière de commandes, 3,2 milliards d'euros ont déjà été engagés, contre 4 milliards à la même date 1024. -- en 2024.

En paiement, nous sommes à 10 milliards. Nous soulignons l'importance pour les PME et la visibilité de commandes. C'est une hausse notable.

Le tableau des équipements donne de la visibilités sur les programmes dont elle a besoin. Nous voulons répercuter cette visibilité sur les sous-traitants et les PME. Nous sommes mobilisés là-dessus.

Oui, nous avons l'honneur, nous avons des industries que nous portons et notre réarmement n'est pas une option mais une nécessité. - Roland Lescure : Monsieur le député ? -Thierry Léger : L'industrie a besoin de prévision et de stratégie. - Roland Lescure : La parole est à Marie Pochon. - Marie Pochon : Monsieur le Premier ministre, quand prendrez-vous nos campagnes au sérieux ? 10 ans seulement après l'accord de Paris, concernant la pollution de l'air, nos dépendances au pétrole, ce qui devrait vous obliger à considérer, au-delà de ce que vous voyez, la réalité de ce qui habite en campagne, que vous le leur a proposé ?

Les attaques contre les agriculteurs bio, le retour du Mercosur et toujours plus de data center... il est trop facile de jouer l'indignation sur l'abandon de l'écologie.

L'A69, c'est vous. La suspension de MaPrimeRénov' c'est vous. Le retour des néonécotinoïdes, c'est également vous.

Au nom de qui parlez-vous en disant défendre les habitants des campagnes ? La semaine passée, vous présentiez la suite du plan France ruralité. Nos vies, vous n'en avez rien à faire.

Vous succombez à la démagogie de l'extrême droite. Nous ne voulons pas de bouilloire thermique, nous ne voulons pas être dépendants d'une essence à deux euros le litre. Nous voulons des prix rémunérateurs pour nos agriculteurs, des logements dignes et une bonne alimentation.

Quand est-ce que vous prendrez nos campagnes au sérieux ? - Roland Lescure : La parole est à Agnès Pannier-Runacher. -Agnès Pannier-Runacher : Merci.

Madame la députée, loin de nous complaire dans cette triste litanie, nous réagissons. La baisse des émissions de gaz à effet de serre de 20 % en sept ans, c'est nous. La planification écologique avec ses différentes branches bas carbone, c'est nous.

L'augmentation de l'enveloppe du fonds Barnier, c'est nous. Le fonds vert, c'est nous. Les 1 millions de de rénovation thermique, c'est encore non.

Les bonus écologiques, c'est encore non. Vous devriez vous battre avec nous. - Roland Lescure : Merci. - La France trouvera toujours aux côtés de ceux qui défendent le droit international.

Nous voulons protéger la paix, les civiles et la stabilités du monde. Nous le faisons sans naïveté quand les menaces grandissent. Les frappes américaines de la nuit du 21 au 22 juin sur les trois sites iraniens avaient pour objectif de compromettre définitivement son programme nucléaire.

Si l'affaiblissement de ses capacités dissuasives semble indiscutable, leurs conséquences pour les prochains mois ou prochaines années sont encore imprécises. Nous saluons la mise en place du cessez-le-feu qui a mis un terme à cette guerre de 12 jours. Nous appelons à ce que la diplomatie reprenne pour prévenir toute nouvelle escalade et écarter tout risque de prolifération.

Car ce cessez-le-feu ne saurait suffire. Nous restons très inquiets pour la situation de nos otages qui sont retenus arbitrairement en Iran depuis trois ans. Vous en avez parlé tout à l'heure, je souhaiterais savoir, Monsieur le ministre, si vous pouvez nous assurer qu'ils sont aujourd'hui indemnes, que la diplomatie française reste mobilisée pour leur libération sans délai et qu'une visite consulaire sera bientôt programmée.

Enfin se pose plus largement la question du devenir de la population civile iranienne. Il faut rappeler que nous condamnons de la façon la plus vive la terreur qui est imposée aux femmes par le pouvoir en place : Détentions arbitraires, poursuites judiciaires iniques, coups de fouet, voire peine de mort, la répression à leur égard continu à s'intensifier depuis le début de l'année. Nous avons toujours en mémoire le meurtre de l'étudiante kurde et le soulèvement Femme, Vie, Liberté en 2022 qui avaient donné lieu à une large mobilisation des femmes, des hommes jeunes et des jeunes filles.

Malgré la répression face à la revendication de leurs droits, cet espoir ne doit pas s'éteindre. Nous continuerons à leur apporter notre soutien sans faille. - Roland Lescure : Merci.

La parole est à Monsieur Laurent Saint-Martin, ministre délégué, chargé du commerce extérieur et des Français de l'étranger. - Le Laurent Saint-Martin : Merci de rappeler que dans tous les conflits que vous citez, la France défend le droit international. La France le défend toujours.

C'est son honneur. Puisque vous parlez de droit international, certains oublient trop souvent que l'Iran directement, ne l'a pas respecté. C'est précisément pour cela que nous restons fermes et que nous ne défendrons jamais le régime des mollahs dans leur capacité à obtenir l'arme atomique.

Je voudrais que ce soit clair pour l'ensemble des groupes politiques de cet hémicycle. Je vous rejoins lorsque vous saluez les annonces de cessez-le-feu. C'est aussi la voix française depuis le début de ce conflit.

Il faut que le feu cesse précisément pour que les négociations, la diplomatie reprenne. Quand la Frans dit cela, ce n'est pas un voeu pieux. C'est parce qu'elle sait, notamment avec ses partenaires britanniques et allemands, que c'est par la négociation que nous parvenons par le dialogue avec l'Iran, que nous parvenons à réduire et à permettre que l'Iran ne se dote pas de ces programmes atomiques et balistiques.

Le dialogue et la diplomatie, ça marche, contrairement à ce que l'on entend trop souvent. La diplomatie du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France, est en capacité de poursuivre maintenant que le cessez-le-feu est confirmé. Merci d'avoir aussi une pensée pour nos otages toujours emprisonnés depuis maintenant plus de trois ans dans les geôles iraniennes.

Nous avons eu l'assurance qu'ils n'ont pas été blessés lors de l'attaque Israélienne . Nous nous en sommes assurés. Cela les mettait en danger de mort directe.

Nous avons réitéré la demande d'accès consulaire. Mais plus que cela, la France exige leur libération immédiate. - Roland Lescure : Merci.

La parole est à Monsieur Olivier Serva. - Olivier Serva : Le 19 juin dernier avait lieu la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose. Nous parlons ici de la première maladie génétique en France dans le monde.

Déformation de globules rouges, douleurs intenses comparables à des coups de couteau, complications organiques, anémie, chronique, voilà le lot des personnes qui souffrent de cette maladie et qui sont 32 000 en France. Le métissage est de plus en plus présent dans notre société, n'en déplaise à certains. Ce n'est donc plus une maladie de noir et de métisses.

Elle peut désormais toucher tout le monde. J'en veux pour preuve les prêts de 600 nouveaux cas dépistés chaque année en France. Avec mes collègues, je travaille à l'élaboration d'une proposition de loi transport tisane visant à garantir un accès équitable aux soins sur tout le territoire.

Des collègues d'autres groupes politiques ont déjà manifesté leur soutien à cette initiative. Nous construisons ce texte avec les associations qui oeuvrent depuis des années à l'accompagnement des personnes atteintes de drépanocytose. L'amélioration de la prise en charge pourrait passer par une exonération du forfait qui engendre un coût financier important pour les personnes souffrant de la mettre maladie.

Il faut reconnaître cette maladie comme maladie invalidante. Il faut aussi reconnaître un droit aux congés pour les proches aidants en cas de mobilité sanitaire. Enfin, nouveau doublon nous voulons que la drépanocytose soit une grande cause nationale.

Monsieur le Premier ministre, nous connaissons votre intérêt sur le sujet. Pouvez-vous pouvons-nous compter sur votre soutien ? - Roland Lescure : La parole est à Yannick Neuder. - Yannick Neuder : Merci de rappeler l'importance de la drépanocytose et son impact sur la santé pour nos concitoyens.

Vous avez rappelé la journée nationale. Le ministère santé n'a pas hésité à communiquer là-dessus pour rappeler la nécessité de prendre en charge cette pathologie qui est fortement invalidante. Concernant le diagnostic néonatal, la drépanocytose n'est plus réservée uniquement aux enfants avec risques ou aux enfants d'outre-mer, mais bien à l'ensemble des naissances en France et territoires d'outre-mer.

C'est pour cela que nous pouvons plus diagnostiquer et mettre en évidence les patients. Ensuite, il s'agit de mettre les jeunes patients dans des filières de prise en charge. Cela fait partie des éléments forts du plan maladie rare que j'ai développée en début d'année.

Il a pour but de renforcer le diagnostic néonatal avec trois autres maladies dont l'amyotrophie spinale. Et le but est de mettre des centres de référence pour prendre en charge les patients. J'ai étudié votre proposition de loi avec beaucoup de bienveillance.

Mon cabinet a reçu vous-même et les députés cosignataires pour travailler à ces solutions. J'associe aussi Charlotte Parmentier-Lecocq, la ministre en charge du handicap, avec un travail de fond pour pouvoir mieux prendre en charge ces patients. Nous allons continuer à poursuivre ses travaux pour prendre soin de nos populations.

Merci. - Roland Lescure : La parole est à Monsieur Philippe Fait. - Philippe Fait : Ces dernières semaines, chasseurs et pêcheurs ont exprimé leurs inquiétudes quant aux orientations récentes de la politique écologique menée par le gouvernement.

La chasse et la pêche font partie de notre patrimoine vivant. Ce sont des traductions multiséculaires entrées dans nos territoires. Elle repose sur un savoir-faire empirique, une connaissance fine des milieux naturels, des espèces et des cycles de vie.

Derrière chaque chasseur et chaque pécheur, il y a un lien profond à la terre, à la mer et un attachement à l'équilibre entre l'homme et la nature. Pourtant, ces traditions sont aujourd'hui fragilisées par des décisions qui leur semblent brutales, sans concertation et injuste. Nous sommes convaincus qu'il ne peut y avoir d'adhésion durable à la transition écologique sans une méthode fondée sur le respect des territoires, le dialogue réel et la confiance envers ceux qui la met en oeuvre.

Comment le gouvernement entend-il répondre aux attentes de nos chasseurs et pêcheurs qui demandent à être associés aux décisions qui engagent leur avenir ? pouvez-vous me confirmer que le dialogue avec les chasseurs et votre ministère n'est pas rompu ? Quelles méthodes comptez-vous mettre en oeuvre pour que la transition écologique soit construite avec ceux qui la vive au quotidien ? - Roland Lescure : La parole est à Agnès Pannier-Runacher. - Agnès Pannier-Runacher : Merci, Monsieur le président.

Merci de me donner l'occasion de rappeler un certain nombre de vérités et de rassurer nos chasseurs et également nos pêcheurs. Mais je pense que nos pêcheurs sont tout à fait rassurés. Ils me remercièrent encore ce matin de la manière dont nous avons reconstruit les défis décisions de renforcement des aires marines protégées en France et dans les eau internationales avec les scientifiques et les organisations environnementales ces dernières semaines.

Depuis mon arrivée au ministère, je n'ai pas ménagé mes efforts pour défendre nos pêcheurs... je voulais dire chasseurs.

Je pense à la chasse à la palombe. Je l'ai défendu très fortement et officiellement devant vous, mais pas seulement. Aussi devant la commissaire européenne Jessica Oswald pour obtenir que cette chasse traditionnelle, culturelle, qui porte sur une espèce en bon état de conservation, puisse se poursuivre.

Notre boussole, c'est l'état de conservation des espèces sur la base des études scientifiques disponibles. Quand une espèce est en mauvais état de conservation, sa chasse est réduite. Quand elle est en bon état de conservation, on s'autorise à la rétablir ou à la renforcer.

Pour protéger la biodiversité et garantir que nos chasseurs puissent continuer à chasser demain. Les scientifiques mandatés par l'Union européenne relève le déclin de neuf espèces de gibier d'eau. Les recommandations de la commission européenne sont claires : Baisse de prélèvement de 50 %.

J'ai demandé à la commission européenne de nous dire si ces positions étaient d'application immédiate. J'ai compris qu'il y avait un malentendu sur cela. Elle me l'a confirmé ce matin.

En France, nous tenons une ligne simple : Réduire les prélèvements sur les espèces en déclarant France et en Europe, les augmenter là où les populations progressent et réserver les moratoires aux espèces les plus menacées. Dans cet esprit, nous continuons à discuter avec les représentants des chasseurs je pense que c'est pour obtenir un juste équilibre. J'ai échangé avec Willy Chan qui veille à protéger nos chasseurs pour arriver à poursuivre et concilier transition écologique et chasse. - Roland Lescure : Merci.

Monsieur le député ? -J'entends bien mais il est important d'écouter ces femmes et ces hommes qui sont sur le terrain et qui connaissent le milieu. - Roland Lescure : La parole est à Frédéric Maillot. - Frédéric Maillot : Il y a une semaine, se sont tenues des assises de la vie chère en Martinique.

Ce peuple qui s'est dressé pour lutter contre la vie chère. Une fois de plus, nous vous interpellons sur ce sujet et nous n'avons pas fini de le faire car nous avons été élus pour le faire. Un rapport est sorti la semaine dernière et il nous révèle que les frais bancaires vont augmenter de 5 % dans les outre-mer.

J'en entends chuchoter que 5 %, ce n'est pas énorme. Mais faut-il rappeler que les frais bancaires sont déjà de plus de 15 % chez nous. Nous payons donc les frais bancaires 20 % plus chers que les Français à part entière.

La vie chère, dans nos territoires, ce n'est pas que la grande distribution, c'est un système bien huilé avec l'aide des gouvernements qui se sont succédés. C'est une double TVA, à l'achat et à la réception des colis. Des frais de communication et de logement plus élevés.

La vie chère est partout chez nous. Il y a eu la loi...

Si votre texte ne répond pas à la vie chère, nous ne sommes pas que des tubes digestifs sur pattes. Pendant les assises de la vie chère, nous nous sommes battus. Nous voulons défendre notre dignité.

Etes-vous prêts à accueillir les propositions populaires de nos protocolaires ? - Roland Lescure : Merci. La parole est à Manuel Valls. - Manuel Valls : Merci.

Vous le savez, j'ai eu l'occasion de le dire hier, j'ai dit qu'il y avait des groupes performants qui jouaient un rôle d'étouffement des populations. C'est pour ça qu'il faut agir contre la vie chère. Nous avons soutenu la proposition de loi de votre collègue, vous étiez le rapporteur de ce texte qui a été soutenu par le Gouvernement, nous allons bientôt publier le décret.

Cela aura des effets sur les loyers. Début juin, j'ai présenté un plan d'action ambitieux et complet, une circulaire aux préfets. Trois décrets pour être publié dans quelques jours.

Je vais présenter, dans quelques semaines, un texte de loi au conseil des ministres qui sera examiné en automne. Ce texte servira à renforcer la transparence, les contrôles et la concurrence. Concernant les assises de la vie chère, j'ai répondu à l'invitation de vos collègues en m'adressant aux participants, j'ai été en Guyane.

Je suis ouvert au dialogue. Je refuse, comme vous, autant le sectarisme que la violence. Je pense que nous pourrons améliorer le travail, les textes, comme nous l'avons fait ensemble.

Le grand débat sur la vie chère permettra d'améliorer les textes. Je vous réponds très sincèrement, je sais qu'il peut y avoir le sentiment d'abandon ou d'infantilisme mais si nous agissons ainsi, c'est parce que je vous considère comme un représentant de la nation et des Français à part entière. - Roland Lescure : Monsieur le député ? - Frédéric Maillot : Vous parlez de violence.

Nous la subissons tous les jours en outre-mer. - Roland Lescure : Merci. La parole est à Maxime Michelet. - Maxime Michelet : Je m'adresse à la ministre de l'Agriculture. 52 milliards de recettes fiscales, près de 3 millions d'emplois, voilà les chiffres de la viticulture en Europe.

Le premier secteur de l'agriculture européenne. Face à la crise inédite, la Commission européenne a décidé de créer une réforme. Cette réforme revient sur la régulation des droits de plantation, domaine où l'Europe avait agi sans considération.

Cette mesure est une mesure forte de la filière viticole, notamment en Champagne où les plantations ont eu lieu depuis 2016 sans qu'il soit possible de savoir où, ni quoi, ni quel vin. Dans le cadre des discussions engagées au niveau européen, la viticulture française veut être rassurée sur plusieurs points, elle veut être rassurée sur les plantations nouvelles et sur les arrachages. Sur la prise en compte réelle du fléau qui menace les vignobles et être rassurée sur le refus de l'hygiénisme démagogique.

Nous ne pouvons pas abandonner notre viticulture. Il faut savoir accompagner le vignoble en difficulté. Face à la crise viticole, pouvez-vous nous garantir que la France sera à la hauteur jour à son rôle ? - Roland Lescure : Merci.

La parole est à Annie Genevard. - Annie Genevard : Merci. Monsieur le député, depuis mon arrivée à la tête du ministère de l'agriculture, je peux vous dire que je n'ai pas ménagé les efforts pour la filière viticole dont vous avez signé la porte.

C'est d'abord la mise en oeuvre du plan d'arrachages définitif pour 100 millions d'euros. Ce sont aussi les prêts structurels et conjoncturels pour soutenir l'économie affaiblie. Soutenir les jeunes viticulteurs.

C'est aussi une prise en charge exceptionnelle de la MSA pour les viticulteurs en particulier. Je voulais vous dire que la France participe au groupe à haut niveau, au niveau européen, consacré à la viticulture. Elle participe mais elle en est même un des leaders.

Nous avons porté un certain nombre de mesures dont je peux vous dire que nous avons la grande satisfaction d'avoir obtenu gain de cause sur un certain nombre de points. Le rallongement de la durée de vie des droits de plantation, car on m'a dit ultérieurement, il fallait donc rallonger cette mesure. Et surtout, quelque chose de très important, problème sur lequel j'ai aussi été saisi par Charles de Courson, qui vise à protéger de la mixité avec des plantations sans indication géographique.

C'était une demande très forte de la Champagne et monsieur Réault est extrêmement attentif à la traduction juridique de cette disposition. Soyez assurés du fait que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger le joyau de notre agriculture. - Roland Lescure : Merci.

La parole est à Yoann Gillet. - Yoann Gillet : Merci. Monsieur le ministre de l'Intérieur, je me fais le porte-parole de nos compatriotes de Guadeloupe.

N'entendez-vous par le fracas des balles qui ravagent des vies ? La République semble avoir déserté. Les tentatives de meurtre ont bondi de 27 %.

Les meurtres ont augmenté aussi Les coups et blessures volontaires, de 10 %, les violences sexuelles et les vols avec arme, de 10 %. La Guadeloupe est devenue le sixième département le plus dangereux de France. La situation ne cesse de s'empirer.

Au cours des six derniers mois, il y a eu 28 homicides. L'avant-dernier date du 4 juin dernier, la victime était un adolescent de 14 ans. La jeunesse est déciméee et l'Etat regarde sans agir.

La police tire la sonnette d'alarme, 25 postes manquants. Quand arrêterez vous d'être le ministre de la parole pour être ce que les Français attendent, c'est-à-dire de l'action. A déployer un véritable plan d'urgence ?

Allez-vous rester celui qui a rejeté le plan du RN ? Comment le Gouvernement macroniste aura-t-il enfin le courage de renforcer la réponse pénale souhaitée par les Français ? - Roland Lescure : Merci.

La parole est à Manuel Valls. - Manuel Valls : Monsieur le député, vous êtes très bon dans le commentaire, un peu moins bon dans la proposition. Il me semble que vous passez à côté de l'essentiel, au-delà de vous intéresser au parcours politique de Bruno Retailleau, ce que je comprends.

Mais je pense que les Guadeloupéens, attendent des actions de la France. Oui, le trafic représente un danger mortel pour ces îles. Le narcotrafic qui utilise ces territoires pour passer des centaines de tonnes par l'Europe représente un danger social.

Il faut agir, d'abord au plan international, particulièrement avec les Etats-Unis, car toute cette zone est infectée par le narcotrafic, il faut augmenter les moyens, le matériel, il faut faire davantage, sur terre, sur mer, dans les airs. Il faut une action engagée notamment sur les ports car ces grands ports maritimes qui vont s'agrandir doivent faire l'objet d'une très grande surveillance, la mise en place de scanner. Une action résolue avec les services de sécurité, avec la justice et avec les collectivités territoriales.

C'est une cause nationale. Les rapports sur ce sujet le montrent. J'en appelle à la mobilisation, à l'unité nationale et pas à une vie politique qui passe à côté de l'essentiel car vous poursuivez des objectifs qui ne sont pas les bons. - Yoann Gillet : Vous dites qu'il faut mais vous n'agissez pas.

Vous êtes responsable. - Roland Lescure : Pour terminer, la parole est à Madame Nicole Le Peih. - Nicole Le Peih : Qu'ils soient oeufs à la coque ou mimosa, qu'ils soient brouillés ou en omelette, les oeufs sont en train de devenir un cas d'école de nos contradictions agricoles.

La consommation a grimpé de 8 % en un an. Les Français en consomment aujourd'hui 240 par personne, par an. Un record depuis les dernières années.

C'est un produit accessible, riche en protéines, faible en carbone et perçu, par 7 Français sur 10, comme un produit anticrise. Les agriculteurs sont prêts à répondre à cette demande croissante mais ils se heurtent à deux obstacles. Le premier, ce sont les terrains.

Les projets de bâtiments, quels qu'ils soient, sont contestés ou ralentis. Il y a un climat d'intimidation et de défiance qui rend la transmission vers les élevages alternatifs plus difficiles. Le deuxième obstacle : l'environnement réglementaire, des normes imposent des seuils inadaptés aux élevages familiaux avec des coûts d'investissement estimés à 80 000 EUR par site.

Un oeuf sur 10 consommé en France est importé. Cela évoque une chute de notre auto-approvisionnement de 10 %. Pourtant, la filière a fait ses preuves.

Quels leviers le Gouvernement peut-il activer pour pallier cela ? - Roland Lescure : Merci. La parole est à Annie Genevard. - Annie Genevard : Madame la députée, tout d'abord, merci d'évoquer cette filière magnifique.

Je veux rappeler que la France est une championne en matière de production d'oeufs. Il n'y a pas tant de filières que ça qui peuvent se prévaloir d'un tel niveau d'autosuffisance. Nous sommes aussi de gros consommateurs.

C'est une source de protéines qui est peu chère et très appréciée des Français. Pour autant, il ne faut pas tenir cette position pour acquise. Tout est toujours fragile.

Il faut veiller à maintenir la production à un bon niveau. Vous abordez le coeur du sujet. Qu'est-ce qui nous permettra d'améliorer la production de des -- d'oeufs dans notre pays ?

Il y a la construction prévue de 300 nouveaux sites. Il faut déjà convaincre nos concitoyens que c'est utile d'avoir des poulaillers et que ça produit des oeufs et des poulets, dont la consommation ne cesse d'augmenter et dont les importations ne cessent d'augmenter également. Il faut aussi simplifier les procédures.

Elles sont trop compliquées, aujourd'hui. C'est l'objet du projet de loi visant à lever les contraintes pesant sur l'agriculture car, vous le savez, il y a un article qui porte sur les JCP afin de simplifier cette procédure pour ne pas décourager ceux qui sont porteurs de projet. On a la chance d'en avoir, nous ne les décourageons pas.

Soyez certaines que je suis très attentive à cette filière, c'est une très belle filière qui honore la culture française. - Roland Lescure : Merci. La séance des questions au Gouvernement est terminée.

La séance est suspendue.

L'Intégrale des questions au Gouvernement | 25/06/25 — Clémence Guetté · Pourquijevote