Nathalie Arthaud - On n'est pas couché 8 avril 2017 #ONPC
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:04OuverteRéponse directe
Votre impression, comment vous avez vécu ce débat ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez accepté de faire la photo de famille avec tous les autres candidats ?
- 3:02RelanceRéponse directe
Comment vous expliquez que les petits candidats osent attaquer les grands sur des polémiques ?
- 3:47OuverteRéponse directe
Venons-en à votre programme. Est-ce qu'il vous différencie avec M. Poutou ?
- 4:47OuverteRéponse directe
Vous dites être la seule candidate communiste. Pourquoi Mélenchon n'est-il pas communiste selon vous ?
- 7:01OuverteRéponse directe
Que pensez-vous du revenu universel de Benoît Hamon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Invité politiqueFait
« On n'est jamais, jamais sur un plan d'égalité finalement entre candidats. »
- 1:42Invité politiqueFait
« M. Poutou par exemple ? Parce que voilà, c'est mon camp les petits et j'espère qu'un jour les petits se révolteront et deviendront grands. »
- 5:19Invité politiqueFait
« je pense qu'il faut renverser cette dictature de la classe capitaliste, du grand capital sur l'économie et sur la société. »
- 5:55Invité politiqueFait
« Donc, vous voulez nationaliser pour ça les banques et les usines ? »
- 7:42Invité politiquePromesse
« moi, je suis pour, effectivement, un SMIC à 1 800 euros net par mois, voilà, minimum. »
- 8:33Invité politiqueFait
« Tous ces grands groupes, la Poste, elle a encaissé. Les PSA, ils ont supprimé des emplois. La BNP, ils sont supprimés. »
- 11:00Invité politiqueFait
« Moi-même, je suis enseignante, je suis syndiquée. »
- 14:36Invité politiqueFait
« Et c'est vrai que moi, je refuse de me saisir des attentats, des actes horribles pour procéder à ces amalgames systématiques qu'on entend quand il y a des amalgames entre les terroristes, les immigrés, les musulmans et les migrants. »
- 16:10Invité politiqueFait
« Bien sûr, sur le plan extérieur, oui, je pense. »
- 16:45Invité politiqueChiffre
« Il y avait quoi ? Il y avait Al-Qaïda. Aujourd'hui, il y a combien de foyers terroristes ? Il y en a 10, il y en a 12. »
- 18:13Invité politiqueFait
« On nous dit toujours, mais il ne faut pas toucher à ces gens-là. Ce sont les investisseurs. La réalité, c'est qu'ils n'investissent pas. »
- 18:56PrésentateurChiffre
« Vous voulez augmenter le salaire des profs de 200 à 300 euros. »
Temps de parole
- Nathalie Arthaud70 %
- Présentateur14 %
- Invité5 %
- ?5 %
- Invité 23 %
≈ 30,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mais d'abord notre troisième invité politique de la soirée, la porte-parole de Luth Ouvrière, candidate à l'élection présidentielle. C'est la deuxième fois qu'elle est candidate. Bien qu'elle a annoncé qu'elle ne souhaitait pas s'installer à l'Elysée, elle veut défendre jusqu'au bout les classes populaires. Et plutôt que des promesses, elle dit que ce sont des objectifs de combat qu'elle vient nous présenter ce soir. Voici madame Nathalie Arthaud dans On n'est pas couché. Bonsoir, bienvenue madame, merci. Très vite, comme vous avez peu de temps,
on
va aller sur le programme, mais juste une impression sur le débat.
On
vous y a vu certains, d'ailleurs peut-être même des téléspectateurs vous ont découvert, pas tout à fait puisque vous avez déjà été candidate une fois à la présidentielle, mais quand même c'est la première fois qu'il y avait un débat au premier tour avec les 11 candidats. Votre impression, comment vous avez vécu ce débat
?
C'était quand même une chance parce que
c
'est assez
surprenant,
mais c'est quand même la réalité. On n'est jamais, jamais sur un plan d'égalité finalement entre candidats.
Voilà,
c'est une réalité, même dans une démocratie dont tout le monde s'est norgueillit, n'est-ce pas ? On est un peu le bon douana ici, vous trouvez.
Voilà,
exactement. Et puis d'ailleurs, une fois sorti du débat, on a retrouvé les grands candidats et les petits candidats. Mais bon, moi je le dis, être du côté des petits, ça ne me pose aucun problème. M. Poutou par exemple ?
Parce
que voilà, c'est mon camp les petits et j'espère qu'un jour les petits se révolteront et deviendront grands.
On a toujours besoin d'un plus petit que soi ou chez soi. Est-ce que vous avez accepté de faire la photo, la photo de famille comme on l
'a
appelé ainsi avec tous les autres candidats ? Il paraît que M. Poutou n'a pas voulu être sur cette photo, vous l'avez faite ? Oui,
alors pour moi, ce n
'est
pas du tout une photo de famille, c'est simplement se présenter aux téléspectateurs. Tout simplement, voilà. Il se trouvait que le tirage au sort m'a mis entre M. Lassalle et à côté de Mme Le Pen. Bon, voilà. M.
Lassalle
et Mme Le Salle.
Non, c'était simplement se présenter aux téléspectateurs. Bon, ensuite on a reculé de 80 centimètres.
Ce débat en tout cas a prouvé que les petits candidats osaient dire aux grands candidats des choses que, on va dire, les grands candidats ne se disent plus entre eux. C'est vrai qu'au fond c'est assez révélateur. On avait vu lors du premier débat où il n'y avait que les cinq grands, pardon, je reprends les termes journalistiques qui sont utilisés, les cinq grands candidats entre eux, à peine ils ont par exemple attaqué M. Fillon ou M. Macron sur d'éventuelles affaires ou d'éventuelles polémiques. Donc là, d'un seul coup, c'est vrai que vous, M. Poutou, avez osé aller sur ce terrain-là. Comment vous expliquez ça
? C
'est vrai que c'est quand même l'occasion. On les a en face. Bon, autant leur dire ce qu
'on
pense. Non, mais c'est... Voilà, il fallait effectivement en profiter. Et puis, c'est vrai que moi j'ai été vraiment scandalisée, écœurée comme tout le monde. Et puis, même le décalage, c'est ça qui vraiment saute aux yeux, cette arrogance malgré tout. Et puis quand même, voilà, on les voit mentir comme ça en direct pendant la campagne. Et ensuite, ils vont nous expliquer qu'il faut les croire sur parole, avec leur programme là, oui, tout ce dont ils... Là, ils s'engagent là, et puis ils le feront, etc. Donc non, je crois qu'il faut justement enfoncer le clou.
Alors, venons-en à votre programme, justement. Et aussi, est-ce qu'il vous différencie avec M. Poutou ? Parce qu'on se dit, au fond, quand même, tous les deux, ils veulent défendre les travailleurs. Ils ont les mêmes idées. Bon, pareil, un peu comme pour Hamon et Mélenchon, on a envie de dire. Mais pourquoi vous êtes deux ? Vous, au fond, vous dites, nous,
on
est communiste. Lui, il n'est pas Poutou, c'est ça ?
Alors, d'abord, moi, j'ai trouvé que dans le débat, on était assez complémentaires, finalement, Philippe Poutou et moi.
Et
puis, en plus, on n'a quand même pas le même problème que M. Mélenchon et Hamon.
Parce
que, vous m'excuserez, mais si on ajoute nos deux scores,
on
reste assez loin du deuxième tour.
C'est vrai.
Voilà. Donc, vous conviendrez que, de toute façon, ajouter nos deux scores et faire
une
seule campagne, ça n'a pas de sens. Là, on peut faire, effectivement, deux campagnes. On peut développer deux fois plus d'arguments, chacun avec notre style, avec nos nuances, avec nos sensibilités, avec nos différences aussi. Et moi, je trouve que c'est bien parce que nous représentons deux courants, deux courants différents. Et il faut permettre à tous les courants de s'exprimer dans cette
élection. Alors, parlons de votre
courant à vous. Vous dites, finalement, je suis la seule candidate communiste parmi ces 11 candidats.
Ah, mais moi, je me revendique, bien sûr, de l'idéal communiste, bien sûr. Et le fait est que je suis la seule.
Mélenchon est pourtant soutenu par le Parti communiste français.
Oui,
mais enfin, vous lui avez posé la question. Il aurait fallu. Jean-Luc Mélenchon n'est pas pour renverser le capitalisme. Il est pour le moraliser, il est pour l'humaniser. Moi, je pense que c'est complètement utopique. Moi, je suis effectivement communiste.
C
'est-à
-dire,
je pense qu'il faut renverser cette dictature de la classe capitaliste, du grand capital sur l'économie et sur la société. Je pense que c'est une classe qui est parasitaire, qui est anachronique et irresponsable et qui,
effectivement,
prospère au travers de l'exploitation de millions de salariés, mais qui gouverne, qui, finalement, domine toute la société, qui, par ses choix, qui sont uniquement guidés d'ailleurs par le profit. C'est le profit, c'est la rentabilité, c'est accaparer le plus d'argent possible, le plus vite possible, en faisant tout et n'importe quoi. Donc, vous voulez nationaliser pour ça les banques et les usines ? Moi, l'idéal communiste, ce n
'est
pas ce qui est en cause dans cette élection. Mais, moi, mon idéal, c'est que, oui, ces grands moyens de production, parce que là, je parle des grands moyens de production, je parle des banques, je parle des grands groupes industriels,
je parle de... Pas les petites et
moyennes
entreprises. Mais non,
et je pense que ce serait normal
de
gérer cela collectivement. Collectivement, en prenant en compte, évidemment, les intérêts des salariés, des travailleurs, mais des consommateurs de la population en général. Et on pourrait prendre en compte, y compris, justement, les questions environnementales. Il n'y aurait pas que le profit, la rentabilité qui compterait. Donc, moi, je pense que ça, c'est un idéal le plus... Enfin, je ne
sais
pas, ça me paraît être le plus... L'idéal le plus enthousiasmant qui puisse être, voilà, gérer en commun, de façon fraternelle et démocratique, les immenses moyens de production que nous avons sous la main et qui ont des potentialités fantastiques. Et aujourd'hui, qui sont gâchées. Voilà.
Un
mot sur
quelque
chose dont on a parlé tout à l'heure avec Benoît Hamon. Son fameux revenu minimum universel, ça,
ce
n'est pas une bonne mesure
? Moi,
je pense qu'il faudrait se répartir le travail entre tous. Je pense que chacun a droit à avoir un emploi, un salaire. Et voilà, je pense que dans une société normalement constituée, on devrait se répartir le travail. Voilà. On devrait se répartir la charge de travail,
tout simplement. Donc, pas besoin de se revenir dans ce cas-là,
si
chacun
a
un
travail.
Et avec, évidemment, un salaire correct, je précise. Parce
que,
voilà, si on diminue le temps de travail de chacun pour tous travailler, il faudrait que le salaire soit correct et soit augmenté. Le SMIC, aujourd'hui, ne permet pas de vivre correctement. Donc, moi, je suis pour, effectivement, un SMIC à 1 800 euros net par mois, voilà, minimum. Et voilà, moi, j'ai entendu, Benoît Hamon, j'ai vu toutes ces difficultés.
Il
a pour, avec les chiffres, comment il finançait son revenu, pardon,
son revenu universel. Mais on ne sait plus comment l
'appeler parce qu'en fait, c'est un RSA amélioré. Mais il a des difficultés. Et en même temps, voilà, moi, je l'ai entendu dénoncer les 41 milliards verser le pacte de responsabilité. Le pacte
de responsabilité. Les
banques, par exemple, rendent l'argent. Et quand on a payé pour quelque chose et puis qu'on constate qu'il
y a
eu tromperie sur la marchandise, ben, normalement, on demande à être remboursé. Et ben, voilà ce qu'il faut faire. Oui, il faudrait demander à être remboursé. Tous ces grands groupes, la Poste, elle a encaissé. Les PSA, ils ont supprimé des emplois. La BNP, ils sont supprimés. Donc, oui, il faudrait qu'ils remboursent. Voilà.
Vanessa
Bergraf.
Vous
dites qu'il faut renverser la dictature du grand capital. Dans votre programme, il y a beaucoup ce terme qui revient tout le temps. Il faut imposer, il faut imposer. Il n
'est
jamais question de dialogue social. Est-ce que dans votre société, dans la société de Nathalie Arthaud, est-ce que les syndicats existent ? Parce qu'il n'en est jamais question, en fait, dans votre programme.
Oui, c'est vrai que je parle beaucoup d'imposer, de mesures contraignantes. Je parle d'une dictature, parce que je crois que c'est la réalité vécue par des millions de gens. Vous savez, la lutte de classe, parce que moi, je pense que cette lutte de classe, elle existe. Ce n'est pas une invention des communistes révolutionnaires. C'est du vécu par des dizaines de millions de femmes et d'hommes. C'est, dans les entreprises, une politique qui consiste effectivement à renier sur des minutes de pause, à aggraver les cadences, à imposer la précarité, la flexibilité.
Il
faut qu
'on
soit flexible alors qu'on a quand même une vie. On a quand même des enfants, on a besoin aussi d'un salaire complet à la fin du
mois. Mais les
syndicats ne jouent pas leur rôle ? Non, ce que je veux dire,
c
'est que ça, dans une entreprise, vous n'êtes pas égal à égal. Quand vous êtes une caissière, quand vous êtes en CDD ou un intérimaire, vous ne discutez pas d'égal à égal avec votre patron. Et en réalité, vous ne décidez d'ailleurs de rien. Vous ne décidez de rien, ni le poste de travail que vous allez occuper, ni votre salaire, ni vos jours de congé. Là maintenant, dans les entreprises, on va commencer à poser ses séjours pour les vacances. Mais dans plein d'entreprises, vous n'avez pas le choix de vos jours de congé. Mais les
syndicats
ne servent à rien, parce que normalement, les syndicats sont censés faire le lien entre le salarié et l'employeur.
Donc vous dites
aujourd'hui,
ils
ne jouent pas leur rôle. La CGT, par exemple, ne joue pas son rôle ?
Non, je ne dis pas ça. Je dis que dans une entreprise, ce qui se passe, dans beaucoup d'entreprises, c'est que tu bosses
et
tu te tais. Voilà ce qui se passe. Et bien sûr que ceux qui n'acceptent pas ça, essayent de s'organiser, de se rassembler, de s'investir dans les syndicats, de militer et de se défendre contre cette politique imposée. Moi-même, je suis enseignante, je suis syndiquée. Et je pense que c'est nécessaire, c'est indispensable. Mais c
'est un rapport de
force. C'est un rapport de force en permanence. Vous savez que dans les entreprises, vous pouvez travailler et vos heures de travail ne sont pas payées.
ne
sont pas payées que la loi est violée. Ça existe aussi, tout ça. Mais c
'est
là que les syndicats sont censés quand même jouer un rôle. Mais les syndicats, vous savez, ce sont des femmes et des hommes qui décident de s'investir, de militer, en plus de leur travail. Et bien oui, il faut faire ça quand on est salarié,
quand on veut
défendre ses droits.
Alors justement,
encore une dernière question sur les
salariés.
Sur
les syndicats, parce que c'est passé un peu inaperçu. Mais la CGT, qui est quand même la plus vieille centrale syndicale, a été battue dans le secteur privé par la CFDT. Donc ce sont les salariés qui ont fait le choix d'un organisme réformateur. Ça vous inspire quoi, ça
? Moi,
je ne pense pas... Les salariés qui ont fait
ce choix-là. Oui, et en même temps, vous savez, moi j'ai fait toutes les manifestations contre la loi El Khomri. J'ai vu que cette manifestation et que cette protestation de cette loi étaient massivement partagées par le monde du travail. Il
y avait quasiment unanimité. Nathalie, là ce sont des
élections. Donc on ne sait pas, il y avait un million peut-être de gens dans la rue. Là, c'est quand même des élections et des élections qui ont montré que les salariés ont voté pour un syndicat qui est un syndicat réformateur et non pas pour la CGT. Et ce sont les salariés qui ont voté. Eh bien, ce n
'est
pas tous les salariés qui ont voté
parce
que c'est...
Du secteur privé,
si. Il y a eu très peu d'électeurs. Ce n
'est
pas l'ensemble du monde du travail. Et par ailleurs, voilà, moi j'ai un autre sondage. Et ce sondage, je l'ai aussi.
Là, ce n'est pas
un sondage,
c
'est une élection. Écoutez, vous pensez ce que vous voulez, vous interprétez
comme vous voulez.
En tout cas,
moi ce que je peux vous dire... Au Gongouana, peut-être. Au
Gongouana,
oui.
Moi ce que je peux vous dire, c'est que cette mobilisation contre la loi El Khomri, elle a été soutenue massivement. Il y avait une solidarité parce que justement, ça ne trompe personne, cette histoire de dialogue social. Ça ne trompe personne parce que, encore une fois, quand vous vivez cette réalité, alors je... Voilà, bien sûr, on peut être cadre, on peut échapper à tout ça, mais la grande majorité des salariés, des ouvriers, eh bien, ils subissent effectivement le diktat patronal. Et ils savent très bien que ce dialogue social, c'est une façon
de
masquer la réalité, en fait.
Yann Wax. Il y
a
une question, c'est celle de la sécurité, sur laquelle on n'entend pas souvent lutte ouvrière. Je voulais vous interroger là-dessus, tout simplement. La sécurité.
Comment est-ce
que vous assurez la sécurité des Français ?
Alors, pour nous, la sécurité, c
'est
d'abord la sécurité de l'emploi.
C'est d'abord la
sécurité.
Ah
ouais
! Oui,
d'accord. C'est une bonne
réponse. Très
bien.
Ah non, mais très bien.
Une fois, on
peut aussi vous interroger sur un autre sujet.
Non, mais je vais y venir.
Je
vais y venir, mais je vous assure.
S
'il
y
a quelque chose dont les gens ont peur aujourd'hui,
c
'est de perdre leur boulot. Ou s'il
y
en a qui vont avec... Le matin, qui se lèvent avec le cœur serré, l'estomac en boule,
c'est parce que...
Petit 1,
vous avez raison, et petit 2, le message est passé. Maintenant, petit 3, répondez à ma question.
Excusez-moi.
Non, mais la sécurité, vous savez ce que je veux dire.
La sécurité, c'est le terrorisme. La sécurité, c'est à celle-là que je pensais.
Nous
sommes, soi-disant, en guerre. Alors, qu'est-ce que vous propose Lutte Ouvrière dans ce domaine
?
Eh bien, je l'ai un petit peu dit dans le grand débat. Mais voilà, moi,
je
n'ai pas non plus... Enfin, d'abord, je pense que ceux qui proposent des grands plans pour lutter contre le terrorisme, en réalité, ils n'ont pas de solution. Et ils font un écran de fumée pour faire croire qu'ils maîtrisent les choses. Mais ils ne maîtrisent rien du tout. Et donc, moi, je commence toujours par dire ce que je ne ferai pas. Et c'est vrai que moi, je refuse de me saisir des attentats, des actes horribles pour procéder à ces amalgames systématiques qu'on entend quand il y
a
des amalgames
entre
les terroristes, les immigrés, les musulmans et les migrants. Parce que... Non, je termine.
Je
termine. Parce que je pense
que... Ce n'est pas la peine de
m'engueuler, vous pouvez terminer avec
ce sourire.
Parce que vous m'avez coupé tout à l'heure.
Ce sont des choses qui
arrivent.
Ce
sont des choses qui
arrivent.
Donc, j'ai compris qu'il fallait que je m'impose pour finir mes phrases. Donc, je vais le faire. D'accord, vous avez le crièvre. Et j'ai entendu, vous n'avez pas beaucoup coupé Benoît Hamon, parce que j'étais dans la loge et j'ai bien suivi.
A
vos
ordres,
capitaine.
Eh bien, voilà une bonne chose. Donc...
Allez.
Non, mais parce que je pense réellement que c'est mettre de l'huile sur le feu. Et que c'est exactement ce que cherchent d'ailleurs les terroristes. Que, effectivement, il y ait ces clivages, ces fossés qui se creusent, cette suspicion permanente. Et ça, c'est insupportable. Donc, effectivement, il faut absolument empêcher ces amalgames, ce racisme et ces idées réactionnaires de montée. Ça fait partie, je pense, de la lutte, effectivement, contre le terrorisme, en fait.
Vous dites à ce propos que les dirigeants, les gouvernements français et autres européens, ont une responsabilité écrasante dans ce terrorisme. Vous dites qu'il
y a
le fruit pourri, le terrorisme, des guerres impériales qui sont menées par la France, entre autres au Moyen-Orient.
Bien sûr, sur le plan extérieur, oui, je pense.
Et
en Libye. Et
en Libye.
Moi, je suis d
'unitaire.
Le fait d'avoir écrasé le régime libyen a ouvert toutes les voies. Le Niger,
on
est au
nord.
On a la Libye, on a Acme, on a Boko Haram en bas, au sud. À l'est, on a le Mali. On ne sait plus où aller au Niger.
Je suis d'accord. Alors, ce
n
'est pas que Kadhafi était un modèle. Mais, effectivement, je crois qu'ils ont créé le chaos. Et quand la guerre contre le terrorisme a été déclenchée, avec la première guerre en Irak, il y avait quoi ? Il y avait Al-Qaïda. Aujourd'hui, il
y
a combien de foyers terroristes ? Il y en a 10, il y en a 12. Et en réalité, plus il y a ces tapis de bombes, ces horreurs qui sont perpétrées, et puis plus il y a ce chaos, plus il y a... Vous vous rendez compte, tout cet argent qui a été mis dans ces différentes interventions, ce n
'est
pas de l'argent qui a été mis pour électrifier le continent africain, pour construire des barrages, pour apporter du soutien à la population.
C'est M.
Borloo qui s'en occupe, il paraît.
Oui, mais regardez, regardez comment, justement, ça ne se fait pas, alors que ça serait tellement simple. Et oui, là, ça couperait l'herbe sous le pied de bien des recruteurs. Donc, toute cette politique-là, on ne l'amène pas. Pourquoi ? Parce qu'en réalité, le seul souci des différentes puissances impérialistes, la France, c'est l'influence. C'est son influence dans cette région. Le drame du Proche-Orient et des populations, c'est d'être dans une région riche de pétrole. C'est ça, le drame.
Dernière question. Dernière question. J'ai bien noté le SMIC à 1 800 euros.
Et il y a aussi un point, c'est le contrôle des comptabilités des entreprises.
Ça, j
'y tiens aussi. Je voudrais quand même juste préciser là
-dessus. Allez-y.
Oui, parce qu'on y passe nos vies, dans ces entreprises, et on ne peut pas savoir, en réalité, les décisions et l'argent qui y circulent. Et moi, je pense que ça serait la moindre des choses. Quand on entend à permanence qu'il
n'y a
pas d'argent pour embaucher, pas d'argent pour augmenter les salaires, eh bien qu'on sache où va l'argent, qu'on ait une visibilité sur, justement, les dividendes qui sont versés, sur qu'est-ce qui est réellement investi. On nous dit toujours, mais il ne faut pas toucher à ces gens-là. Ce sont les investisseurs. La réalité, c'est qu'ils n'investissent pas. Donc où va l'argent ? Quels sont les contrats qu'ils signent avec leurs sous-traitants ? Comment ils les prennent à la gorge ? Tout ça, on devrait le savoir. Et on devrait savoir aussi les décisions. Parce que ces grands groupes, pensaient aussi qu'ils n'ont jamais hésité à nous empoisonner.
L'amiante, le dieselgate, Mediator, la dépacking, etc. Donc il faudrait que les salariés puissent se transformer tous en lanceurs d'alerte. Voilà. Sans crainte d'être placardisés ou d'être licenciés. Voilà aussi un point que je mets en avant dans cette élection.
Et dernier point pour les profs.
C
'est ma dernière question et j'ai bien conscience que je la pose pour vous taquiner. Parce que je sais bien que ce n
'est
pas le but. Mais vous voulez augmenter le salaire des profs de 200 à 300 euros. C'est parce que vous êtes prof ?
Tous les salaires de 200 à 300 euros, 1800 euros minimum et augmentation des salaires. Parce que ce qui est impressionnant, c'est que eux, les grands actionnaires...
On est le pays qui paye le moins les
enseignants.
Elles augmentent.
Elles augmentent. Alors là, tu en vois là et les salaires sont bloqués. Donc il faut les augmenter. Et les pensions de retraite, je n'oublie pas non plus. Il faut aussi les augmenter. Voilà.
Merci.
Je voulais
poser la question à M. Mélenchon tout à l'heure. Vous voulez augmenter les salaires. Mais si on augmente tous les salaires, au final, les prix augmentent et on revient à zéro. D'où la nécessité de contrôler,
justement, les décisions qui sont prises, y compris les prix, qu'on se mobilise pour ne pas effectivement se faire avoir par l'autre bout. Pourquoi
il ne se
fait pas
engueuler,
lui
?
Allez, on remercie Mme
Nathalie Arthaud d'avoir accepté
l'économisation.
On a oublié de respecter le temps. Je suis désolé.
Merci.
On
vous est promis. Au revoir. Je tiendrai ma promesse. Vous pouvez m'appeler pour bien donner leur campagne électorale. Au revoir.
Au
revoir. Au revoir.
Nathalie Arthaud