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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 26 février 2021 9 minActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & élections

Le Covid menace la démocratie, confinement à Paris, pass sanitaire envisagé en France… Actus du jour

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  • 0:24PrésentateurFait
    « Le président Emmanuel Macron réfléchit à un pass sanitaire pour accéder à certains lieux publics qui sont actuellement fermés »
  • 3:07PrésentateurFait
    « La mairie de Paris a proposé en fait un confinement de trois semaines hier soir avant de nuancer sa proposition. »
  • 5:15PrésentateurFait
    « Certains pays se serviraient de la pandémie comme prétexte pour abuser de la force et restreindre les droits de leur population. »
  • 7:50PrésentateurFait
    « La hausse du salaire minimum américain ne fera finalement pas partie du plan de relance du président Joe Biden. »

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Nous sommes en guerre. Maintenant, je vais personnellement, je m'étouffe. Accélère ! Accélère ! Ils sont aux gendres du pognon ! Merci. Vous laissez la star tranquille. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. Gros programme, comme chaque jour, on est parti pour un nouveau résumé de l'actualité en moins de 10 minutes. Allez, on commence donc avec un premier sujet en France. Le président Emmanuel Macron réfléchit à un pass sanitaire pour accéder à certains lieux publics qui sont actuellement fermés et plus largement avec un objectif d'apprendre à vivre avec le virus.

En gros, ce pass sanitaire pourrait être à présenter à l'entrée de chaque lieu public dans lequel on entre, comme par exemple les restaurants ou encore les musées. Et ça pourrait prendre la forme d'une application ou alors d'un QR code dans lequel sont inscrits tout simplement vos coordonnées et différentes informations. Si vous voulez, ce pass sanitaire, c'est un peu le même système que la fiche qu'on remplissait au restaurant durant l'été 2020 avec nos contacts, etc. pour que les établissements puissent nous recontacter si jamais un cas positif était détecté au sein de l'établissement.

Sauf que là en l'occurrence, c'est fait en ligne, ce qui doit rendre en théorie le truc beaucoup plus efficace puisque très facilement ça rentre les infos, ça dit quand est-ce que vous êtes venu, etc. Bref, c'est potentiellement beaucoup plus simple. Alors ce pass pourrait également permettre de justifier facilement qu'on a récemment fait un test négatif ou alors qu'on a été vacciné. Et donc en gros, l'idée, c'est d'avoir tous sur une seule application, sûrement l'application TousAntiCovid d'ailleurs, au lieu d'avoir d'un côté un certificat de test, de l'autre côté une fiche pour écrire ses coordonnées, ensuite une attestation de vaccination.

Bref, on regrouperait tout ça au sein d'une application, d'un QR code ou autre. Après, le président de la République, ce pass pourrait même être commun à plusieurs pays de l'Union Européenne. Ça pourrait donc permettre de l'utiliser dans plein de pays voisins. Donc si vous voyagez par exemple, vous pouvez avec cette application prouver que vous avez eu un test négatif avant de partir. Alors après, vous l'imaginez, l'idée de donner comme ça ses coordonnées numériquement à chaque entrée dans un lieu pose beaucoup de débats sur la protection des données aux autres. On a eu l'occasion d'en parler par le passé, on en reparlera dans les jours à venir.

Mais c'est logiquement des questions à garder en tête et qui font que ce genre de mesures comme celles proposées par le président de la République font débat ces derniers jours. Enfin, pour ce qui est de l'idée plus précise d'autoriser l'accès à certains lieux uniquement aux personnes vaccinées, un peu comme pourrait le faire un passeport vaccinal, eh bien c'est pas l'objectif aujourd'hui selon le gouvernement, ou en tout cas c'est pas l'objectif pour le moment, pour une raison très simple. Aujourd'hui, tout le monde n'a pas accès aux vaccins et donc ça créerait une certaine inégalité entre les jeunes qui sont non vaccinés et les plus âgés notamment qui ont accès aujourd'hui aux vaccins.

Bref, vous l'avez compris, un pass sanitaire pourrait arriver bientôt, ça va poser forcément des questions et des débats. Au-delà de ça, il pourrait y avoir aussi à l'avenir un autre débat sur un autre sujet qui est donc celui d'un potentiel passeport vaccinal qu'on pourrait rattacher à ce pass sanitaire pour autoriser l'accès à certains lieux seulement si on est vacciné. Bref, beaucoup de questions sur tout ça, c'est un sujet qui est assez épineux. Donc évidemment, vous le savez, on vous tient au courant de ce débat dès qu'on a du nouveau. Allez, on continue avec une deuxième actualité en rapport avec le coronavirus.

Et oui, beaucoup de coronavirus dans les actus du jour aujourd'hui, je suis désolé. Mais la mairie de Paris a proposé en fait un confinement de trois semaines hier soir avant de nuancer sa proposition. Alors, pas de panique pour ceux qui habitent à Paris. En l'occurrence, ça ne veut pas dire qu'un confinement a été décidé, mais il va quand même être étudié pour voir si effectivement, c'est la bonne solution à adopter. Cette proposition, ou plutôt cette hypothèse, a été faite par le premier adjoint à la mairie, Emmanuel Grégoire. Et l'objectif de ce confinement de trois semaines serait, je cite, d'avoir la perspective de tout rouvrir.

Donc de rouvrir les bars, les restaurants ou encore les lieux culturels à l'issue de ce confinement potentiel de trois semaines. Alors, vous en doutez, cette proposition a provoqué beaucoup de réactions et notamment des critiques. Certains ont reproché à la mairie de vouloir confiner la ville de Paris sans forcément évoquer les villes collées autour de Paris. Donc, la banlieue proche, ici les Moulineaux, le Valois, etc. Alors que ces villes sont directement liées à Paris, ne serait-ce que parce que le mode de transport est le même. Le métro typiquement va entre ici les Moulineaux et Paris. Suite à ça, la mairie a donc dû préciser sa proposition un peu plus tard dans la soirée.

Et selon elle, pour que ce confinement fonctionne, il faut que Paris, mais aussi toute la région Île-de-France soit confinée. Le lendemain de ça, donc aujourd'hui, nouvelle nuance ou précision au projet. Finalement, ce ne serait pas une proposition formelle, mais simplement une hypothèse, une suggestion. La mairie de Paris préférant désormais déclarer qu'elle était surtout contre un confinement le week-end. Un confinement le week-end qui est, selon eux, pas forcément très efficace et qui, en l'occurrence, par contre, dure pour l'économie et la population.

Quoi qu'il en soit, ce matin, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a expliqué que le gouvernement allait étudier la proposition d'un confinement strict de trois semaines, même s'il reste dubitatif sur son efficacité. Bref, quoi qu'il en soit, on verra dans les prochains jours si quelque chose est mis en place spécifiquement à Paris dans les prochains jours. Ou alors, si jamais, des mesures, notamment un confinement le week-end, est mise en place dans les dix départements qui sont surveillés actuellement par le Premier ministre Jean Castex. Donc, affaire à suivre la semaine prochaine. On passe à un dernier sujet.

Certains pays se serviraient de la pandémie comme prétexte pour abuser de la force et restreindre les droits de leur population. En effet, selon l'Organisation des Nations Unies notamment, et bien au nom de la crise sanitaire et de la guerre contre le virus, et bien certains gouvernements n'ont pas hésité à prendre des mesures de sécurité très sévères, visant aussi à abolir les libertés de leurs citoyens, en utilisant parfois même la violence et donc en menaçant la démocratie.

Parmi les exemples cités, il y a le cas de la Russie qui a récemment interdit les rassemblements en évoquant des questions de distanciation physique, et ce, alors que de nombreuses manifestations avaient lieu en soutien à l'opposant au régime, Alexei Navalny. Et parfois, ces violences de la part d'État sont très ciblées contre une seule personne, comme par exemple en janvier au Malawi, donc un pays situé en Afrique de l'Est, où la police a tout simplement attaqué avec des tuyaux et des bâtons un journaliste qui essayait de photographier des interventions sanitaires.

L'ONG Human Rights Watch, qui défend donc les droits de l'homme dans le monde, a recensé en fait 18 pays où des journalistes, blogueurs ou encore manifestants ont été agressés physiquement pour avoir critiqué le manque d'équipement médical ou alors les mesures de confinement. Parmi ces pays, on retrouve notamment la Chine. L'année dernière, plusieurs journalistes qui avaient alerté sur la situation sanitaire ont été arrêtés, emprisonnés, ou alors ils ont tout simplement disparu. Et le rapport annuel de l'ONG Reporters sans frontières en 2020 classe d'ailleurs toujours la Chine en tête des pays qui emprisonnent le plus les journalistes.

Enfin, au-delà de la violence et la répression potentielle exercée par ces États dans ce cadre de la crise sanitaire, l'Organisation des Nations Unies alerte aussi sur l'utilisation à outrance des restrictions sanitaires. Évidemment, la pandémie est une situation exceptionnelle qui exige donc des mesures exceptionnelles, mais il faut faire attention à ce que des exceptions ne deviennent pas la norme, y compris en France. Et c'est d'ailleurs une question qui prend de l'ampleur ces derniers mois.

D'ailleurs, une dizaine de députés de La République En Marche, donc le parti d'Emmanuel Macron, mais aussi beaucoup de députés de l'opposition, ont demandé au Premier ministre Jean Castex de sortir de l'état d'urgence sanitaire. Et l'état d'urgence sanitaire, qu'est-ce que c'est ? C'est donc une disposition juridique qui est actuellement en place et qui permet de prendre des mesures exceptionnelles. Un État qui nous prive notamment de certaines libertés.

Bref, vous l'avez compris, la pandémie entraîne l'imposition de mesures exceptionnelles, des mesures qui sont souvent admises pour sauver des vies, mais les ONG ou encore l'Organisation des Nations Unies restent vigilants sur l'impact démocratique à long terme. Et nous, de notre côté, évidemment, on vous tient au courant sur le sujet. Allez, comme chaque jour maintenant, on passe aux actus. En bref, des actus importantes à retenir. Et normalement, aujourd'hui, je vais le faire tenir bien en moins de 10 minutes. On commence avec une première actu aux États-Unis. La hausse du salaire minimum américain ne fera finalement pas partie du plan de relance du président Joe Biden.

On en avait parlé il y a quelques temps. Joe Biden souhaitait doubler le montant du salaire minimum des Américains pour passer d'environ 7 dollars de l'heure à 15 dollars de l'heure. Pour autre info, c'est une mesure qui est déjà en place dans certains États. Mais là, l'objectif était de le mettre en place pour tous les États américains. Le truc, c'est que le Sénat a refusé, a décidé d'enlever en fait cette mesure du texte avant même son débat. Ça montre que c'est une mesure qui ne faisait pas l'unimité, y compris d'ailleurs au sein du Parti démocrate, ça ne faisait pas l'unimité.

Et en l'occurrence, le fait de retirer cette mesure devrait permettre pour Joe Biden de faire adopter plus facilement le reste de son plan de relance qui est donc prévu pour relancer l'économie américaine. On passe à un dernier sujet. L'actrice britannique Emma Watson, connue pour son rôle d'Hermione dans Harry Potter, aurait mis sa carrière en pause selon les informations du média britannique The Daily Mail. Le truc, c'est que cette information serait fausse en réalité. Son manager a en effet réagi en expliquant qu'Emma Watson avait simplement mis ses réseaux sociaux en pause, mais pas sa carrière. Alors, pour l'instant, aucun projet n'a été annoncé au cinéma.

Mais donc, on devrait à nouveau la voir sur les écrans dans les années à venir. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour. Évidemment, pensez à vous abonner pour ne pas rater le suivant, quelle que soit d'ailleurs l'application que vous utilisez pour m'écouter. Rendez-vous aussi sur YouTube et sur Instagram pour d'autres contenus d'actualité exclusifs. Écoutez, je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous et on se dit à très vite. Sous-titrage ST' 501